La longue fin de semaine du travail arrive. Hom a pris une journée de congé de plus, soit demain.
Nous avions l'habitude, jadis naguère, d'aller souvent passer des fins de semaine à Québec. Promenade dans le Vieux Québec et les Plaines, souper au resto, nuit à l'hôtel... même la route faisait partie des joies de l'escapade.
La dernière fois où nous sommes allés à Québec, c'était à la St-Valentin, l'an dernier. Nous sommes mûrs pour y retourner. Nous partons donc demain matin première heure vers Québec.
Deux jours dans la vieille capitale, comme dans le temps. Avec en prime cette fois-ci un Tithom en écharpe ou en poussette.
31 août 2006
30 août 2006
Un client con
En tant que travailleur autonome, je dois dealer directement avec mes clients. J'en vois de toutes les couleurs. Un de mes clients réguliers est assez con merci. Vous savez, le genre de con qui ignore qu'il est con. Le con qui vous croit plus con que lui. Exemples...
- Quand je lui ai annoncé ma grossesse, il l'a pris comme une insulte personnelle et m'a demandé, sans même m'avoir félicitée, qui s'occuperait du travail pendant que j'allais accoucher. Pas pendant que je serais en congé, non. Pendant l'accouchement.
- Quelques jours après la naissance de Tithom, il m'a appelée (alors qu'il savait très bien que j'étais en congé de maternité) parce qu'il avait besoin de tel travail sur un CD. Je suis fine, je lui ai préparé et il est passé le chercher. Quand j'ai ouvert la porte, il m'a regardée et m'a dit "tu dois avoir hâte! Ça s'en vient!" Et moi de lui répondre "oh mais il est né, il est là!" en lui pointant bébé qui dort dans son carosse.
- Quand j'ai recommencé à travailler, il m'a demandé si j'avais eu le temps de lui faire un CD spécifique (qui est très long à préparer). Quand je lui ai dit que non, pas encore (ça ne pressait pas de toute façon), il me dit "tu es paresseuse." Va donc chez le diable toi! J'ai un bébé de 5 semaines que j'allaite à la demande, je travaille, je m'occupe de ma maison. Paresseuse mon oeil.
- Il se pointe toujours ici sans appeler avant, alors qu'il sait très bien que c'est ma maison, que j'ai un bébé ici et que mes heures de bureaux sont loin d'être fixes. C'est pas un commerce ici, merde!
- À chaque fois qu'il entre chez moi, il me demande, très fort, si le bébé dort. Oui le cave, et tu es juste à côté.
- Un jour, alors qu'il sonne à ma porte sans avoir appelé avant, je réponds. Je porte une longue jupe blanche, vous savez, les jupes d'été très légères... et un t-shirt. Il me regarde et dit "ah! tu dormais encore!"
- Je n'ai jamais entendu autant de "icitte" et de "si tu pourrais" dans l'espace de 15 minutes. Et c'est sans compter les "égrandir" et les "en d'sourrr". Mes oreilles saignent quand il part.
29 août 2006
Du sucre
Mon bébé, c'est du sucre à l'état pur.
Tout de lui est sucré.
Ses sourires doux comme le miel, son rire coloré comme plein de petits bonbons, ses becs qui sentent le bon lait sucré, ses yeux qui brillent, ses petits orteils, ses doigts, ses grosses joues qu'on croquerait comme une pomme bien mûre.
Quand il se réveille, il sent sucré.

Mon bébé, c'est une boule de sucre.
Et le sucre, ça fait toujours du bien.
Tout de lui est sucré.
Ses sourires doux comme le miel, son rire coloré comme plein de petits bonbons, ses becs qui sentent le bon lait sucré, ses yeux qui brillent, ses petits orteils, ses doigts, ses grosses joues qu'on croquerait comme une pomme bien mûre.
Quand il se réveille, il sent sucré.

Mon bébé, c'est une boule de sucre.
Et le sucre, ça fait toujours du bien.
28 août 2006
7 mois
Hier, tu avais 6 mois. Je me retourne, tu en as 7. Comment le temps peut-il filer aussi vite?
Pour célébrer tes 7 mois, tu as décidé de percer ta 5e dent. Ça te fait un sourire si coquin, toutes ces dents!
Dans le dernier mois, tu as goûté aux purées. Sans que ce soit un gros succès, je t'ai quand même fait goûter l'orge, le riz, les carottes, les patates sucrées, les pommes, les bananes et les pêches. Tu ne veux pas de la cuillère, tu préfères manger les fruits par toi-même. Je t'ai donc donné une banane bien mûre, entière, que tu t'es amusé à écraser, à regarder de tous les côtés, à promener sur ta tablette. Tu as finalement pris une petite boucheé, puis une autre... Sans en faire un grand festin, tu en as quand même mangé, ce qui est pour moi une petite victoire. Même chose pour la pêche, malgré ta difficulté à la prendre (elle semble se sauver de tes doigts en glissant toujours un peu plus loin). Je ne suis plus pressée, je ne suis pas stressée ni inquiète. Tu mangeras quand tu seras prêt. En attendant, je continue de te l'offrir, sans insister.
Tu commences à faire dodo sur le ventre. Je te couche toujours sur le dos, mais tu te retournes parfois en dormant. D'ailleurs, tu t'endors maintenant tout seul! Je dois encore parfois te bercer pour te calmer, mais tu t'endors de plus en plus par toi-même. Tu fais deux belles siestes par jour et des belles nuits de près de 12 heures. Que demander de mieux?
Tu rigoles beaucoup, tu es de plus en plus habile de tes mains. Tu adores le chat, tu lui tires la queue et les oreilles. Elle ne semble pas apprécier, mais au fond, elle t'aime bien aussi j'en suis sûre. Tu interragis avec nous, tu nous observes et tu veux toujours être à notre hauteur. Tu éclates de rire quand on fait atchoum, tu essaies de taper des mains quand on le fait. Tu veux de plus en plus te tenir debout, mais sans notre aide, tu n'y parviens pas. Tu veux aller trop vite mon coco!
Je dois garder les yeux bien ouverts, car demain je me retournerai et tu seras un grand garçon.
Bon 7 mois, petit homme de mon coeur.
Pour célébrer tes 7 mois, tu as décidé de percer ta 5e dent. Ça te fait un sourire si coquin, toutes ces dents!
Dans le dernier mois, tu as goûté aux purées. Sans que ce soit un gros succès, je t'ai quand même fait goûter l'orge, le riz, les carottes, les patates sucrées, les pommes, les bananes et les pêches. Tu ne veux pas de la cuillère, tu préfères manger les fruits par toi-même. Je t'ai donc donné une banane bien mûre, entière, que tu t'es amusé à écraser, à regarder de tous les côtés, à promener sur ta tablette. Tu as finalement pris une petite boucheé, puis une autre... Sans en faire un grand festin, tu en as quand même mangé, ce qui est pour moi une petite victoire. Même chose pour la pêche, malgré ta difficulté à la prendre (elle semble se sauver de tes doigts en glissant toujours un peu plus loin). Je ne suis plus pressée, je ne suis pas stressée ni inquiète. Tu mangeras quand tu seras prêt. En attendant, je continue de te l'offrir, sans insister.
Tu commences à faire dodo sur le ventre. Je te couche toujours sur le dos, mais tu te retournes parfois en dormant. D'ailleurs, tu t'endors maintenant tout seul! Je dois encore parfois te bercer pour te calmer, mais tu t'endors de plus en plus par toi-même. Tu fais deux belles siestes par jour et des belles nuits de près de 12 heures. Que demander de mieux?
Tu rigoles beaucoup, tu es de plus en plus habile de tes mains. Tu adores le chat, tu lui tires la queue et les oreilles. Elle ne semble pas apprécier, mais au fond, elle t'aime bien aussi j'en suis sûre. Tu interragis avec nous, tu nous observes et tu veux toujours être à notre hauteur. Tu éclates de rire quand on fait atchoum, tu essaies de taper des mains quand on le fait. Tu veux de plus en plus te tenir debout, mais sans notre aide, tu n'y parviens pas. Tu veux aller trop vite mon coco!
Je dois garder les yeux bien ouverts, car demain je me retournerai et tu seras un grand garçon.
Bon 7 mois, petit homme de mon coeur.
26 août 2006
Dans la cours des grands
De nature plutôt perdue et lunatique, j'étais arrivée tôt à l'école, question d'avoir le temps de trouver le local. Une heure pour trouver ma classe, pour me retrouver dans cette immense bâtisse complètement inconnue, ça devait être assez, right? Non. J'ai quand même réussi à me perdre, à tourner en rond, à demander des indications 3 fois et à ne pas arriver à les suivre et à finalement arriver en retard à mon premier cours de ma première journée de ma première session de ma première année de Cégep.
C'était un cours d'anglais. J'avais bien réussi les examens de classement et j'avais été placée dans un cours d'anglais très fort. Quand le prof nous a demandé, en guise d'introduction, d'expliquer comment nous avions appris l'anglais, les réponses des autres me faisaient me sentir pas du tout à ma place. Il y en avait qui avaient fréquenté une école anglaise, d'autres qui avaient vécu en Ontario, d'autres qui venaient de famille anglophone... et il y avait Hom. Hom, ce grand blond, assis dans la rangée d'en avant, les cheveux en brosse, qui avait dit avoir appris l'anglais en regardant les cartoons le samedi matin.* Et moi qui m'étais dit "wow! Méchant geek!" dans ma tête. J'ai répondu que j'avais appris l'anglais à l'école, en lisant des livres et en regardant la télé.
J'avais 17 ans, je sortais du secondaire, j'étais un peu bum, un peu bohème. Je fumais, je buvais, je faisais le party et j'étais timide. Je ne m'intégrais pas vraiment à la gang de la technique. Je préférais lire, seule, assise dans les marches en fumant une clope. J'étais bien, car j'étais enfin libre. Je commençais le Cégep qui pour moi représentait l'entrée dans la vie adulte. Mes parents cesseraient de me traiter en bébé maintenant. J'aurais un emploi, j'aurais des amis qui conduisent, qui ont 18 ans, qui habitent en appartement. Je serais dans la cours des grands.
Je me souviens de cette journée comme si c'était hier. Je me rappelle comment j'étais habillée, comment je me sentais. Je me souviens des corridors, des escaliers, de l'ambiance. J'étais à la fois intimidée et à ma place. Je commençais une nouvelle vie, de nouvelles amitiés, de nouvelles compétences.
Ça fait 12 ans aujourd'hui, déjà. Ça donne un coup de vieux (vieille?) d'y penser. Douze ans que je suis dans la cours des grands... et pourtant, je ne me trouve pas grande du tout... je suis encore à la fois intimidée et à ma place.
*Si vous lui demandez, il vous dira que j'ai mal compris et qu'il a répondu "by watching Night Court", mais ce n'est pas crédible, puisque je me souviens très bien du "on Saturday mornings" à la fin de sa phrase. À quel poste ça jouait, Night Court, le samedi matin déjà??
C'était un cours d'anglais. J'avais bien réussi les examens de classement et j'avais été placée dans un cours d'anglais très fort. Quand le prof nous a demandé, en guise d'introduction, d'expliquer comment nous avions appris l'anglais, les réponses des autres me faisaient me sentir pas du tout à ma place. Il y en avait qui avaient fréquenté une école anglaise, d'autres qui avaient vécu en Ontario, d'autres qui venaient de famille anglophone... et il y avait Hom. Hom, ce grand blond, assis dans la rangée d'en avant, les cheveux en brosse, qui avait dit avoir appris l'anglais en regardant les cartoons le samedi matin.* Et moi qui m'étais dit "wow! Méchant geek!" dans ma tête. J'ai répondu que j'avais appris l'anglais à l'école, en lisant des livres et en regardant la télé.
J'avais 17 ans, je sortais du secondaire, j'étais un peu bum, un peu bohème. Je fumais, je buvais, je faisais le party et j'étais timide. Je ne m'intégrais pas vraiment à la gang de la technique. Je préférais lire, seule, assise dans les marches en fumant une clope. J'étais bien, car j'étais enfin libre. Je commençais le Cégep qui pour moi représentait l'entrée dans la vie adulte. Mes parents cesseraient de me traiter en bébé maintenant. J'aurais un emploi, j'aurais des amis qui conduisent, qui ont 18 ans, qui habitent en appartement. Je serais dans la cours des grands.
Je me souviens de cette journée comme si c'était hier. Je me rappelle comment j'étais habillée, comment je me sentais. Je me souviens des corridors, des escaliers, de l'ambiance. J'étais à la fois intimidée et à ma place. Je commençais une nouvelle vie, de nouvelles amitiés, de nouvelles compétences.
Ça fait 12 ans aujourd'hui, déjà. Ça donne un coup de vieux (vieille?) d'y penser. Douze ans que je suis dans la cours des grands... et pourtant, je ne me trouve pas grande du tout... je suis encore à la fois intimidée et à ma place.
*Si vous lui demandez, il vous dira que j'ai mal compris et qu'il a répondu "by watching Night Court", mais ce n'est pas crédible, puisque je me souviens très bien du "on Saturday mornings" à la fin de sa phrase. À quel poste ça jouait, Night Court, le samedi matin déjà??
25 août 2006
L'amour d'un bébé
C'est fou comme on peut faire des pieds et des mains pour une petite marque d'affection venant d'un enfant. Si l'enfant d'une amie me prenait la main, je me sentais tellement spéciale, comme si parmis tous les gens, j'avais été choisie. J'étais l'élue. Comme si je me distinguais par cette petite marque d'affection.
Pendant ma grossesse, j'avais une question qui me revenait souvent, le soir, quand je flattais mon ventre rond. Et s'il ne m'aimait pas?
Depuis qu'il est né, je recherche l'amour de Tithom. Je cherche des preuves qu'il m'aime, qu'il m'accepte comme maman. Si je croisais son regard quelques secondes, j'étais aux anges. Mon fils m'a regardée, il m'aime! S'il tenait mon doigt serré entre les siens, ça me prouvait qu'il savait que j'étais là. S'il s'endormait dans mes bras, c'était le paradis. Je suis spéciale, je suis privilégiée, je suis importante pour lui.
Puis, c'est dans ses sourires que j'ai cherché son amour. J'ai tout fait pour le faire sourire. Dès que son visage s'illuminait, je me sentais comme si je venais de gagner un gros concours. Oui, j'ai gagné! Il m'a souri! À moi toute seule! J'étais fière quand il ne me traitait pas comme tous les autres. Ça me montrait qu'il m'aimait d'une façon unique.
Et quand il a commencé à poser ses mains volontairement sur mes bras, à mettre ses petits doigts dans ma bouche (ou mon nez) en se réveillant, à me regarder quitter la pièce, son amour pour moi m'était à nouveau prouvé.
J'en ai fait, des simagrées, à la recherche d'un sourire, d'un rire, d'une quelconque marque d'affection. Je me suis roulée par terre, j'ai chanté des chansons ridicules, j'ai marché à quatre pattes dans la cuisine en faisant des bruits de camion, j'ai dansé la valse avec lui en écoutant du Beethoven, j'ai joué du air guitar sur du Sum 41, j'ai inventé des histoires impliquant son petit cochon en peluche et le dino qui joue du Mozart, j'ai fait des coucous encore et encore et encore... Tout ça, juste pour un sourire.

C'est que je suis entêtée, j'ai besoin sans cesse qu'il me le montre, qu'il me prouve qu'il m'aime, que je suis spéciale. Je suis accro à ses sourires.
À chaque fois qu'il rit quand je fais une grimace, à chaque fois qu'il boit à mon sein, à chaque fois qu'il pleure quand il ne me voit plus, à chaque fois qu'il sourit quand il me voit, à chaque fois qu'il dépose sa tête sur mon épaule, à chaque fois qu'il bat des bras quand je chante, mon coeur se gonfle de fierté. Il m'aime, MOI! Sans équivoque, sans que j'aie eu à gagner cet amour. Il m'aime telle que je suis!
Je vais essayer de me rappeler de tout ça et de me convaincre que oui, il m'aime toujours, quand il sera ado et qu'il m'enverra promener parce que je ne veux pas qu'il se fasse tatouer le nom de sa blonde sur la fesse droite...
Pendant ma grossesse, j'avais une question qui me revenait souvent, le soir, quand je flattais mon ventre rond. Et s'il ne m'aimait pas?
Depuis qu'il est né, je recherche l'amour de Tithom. Je cherche des preuves qu'il m'aime, qu'il m'accepte comme maman. Si je croisais son regard quelques secondes, j'étais aux anges. Mon fils m'a regardée, il m'aime! S'il tenait mon doigt serré entre les siens, ça me prouvait qu'il savait que j'étais là. S'il s'endormait dans mes bras, c'était le paradis. Je suis spéciale, je suis privilégiée, je suis importante pour lui.
Puis, c'est dans ses sourires que j'ai cherché son amour. J'ai tout fait pour le faire sourire. Dès que son visage s'illuminait, je me sentais comme si je venais de gagner un gros concours. Oui, j'ai gagné! Il m'a souri! À moi toute seule! J'étais fière quand il ne me traitait pas comme tous les autres. Ça me montrait qu'il m'aimait d'une façon unique.
Et quand il a commencé à poser ses mains volontairement sur mes bras, à mettre ses petits doigts dans ma bouche (ou mon nez) en se réveillant, à me regarder quitter la pièce, son amour pour moi m'était à nouveau prouvé.
J'en ai fait, des simagrées, à la recherche d'un sourire, d'un rire, d'une quelconque marque d'affection. Je me suis roulée par terre, j'ai chanté des chansons ridicules, j'ai marché à quatre pattes dans la cuisine en faisant des bruits de camion, j'ai dansé la valse avec lui en écoutant du Beethoven, j'ai joué du air guitar sur du Sum 41, j'ai inventé des histoires impliquant son petit cochon en peluche et le dino qui joue du Mozart, j'ai fait des coucous encore et encore et encore... Tout ça, juste pour un sourire.

C'est que je suis entêtée, j'ai besoin sans cesse qu'il me le montre, qu'il me prouve qu'il m'aime, que je suis spéciale. Je suis accro à ses sourires.
À chaque fois qu'il rit quand je fais une grimace, à chaque fois qu'il boit à mon sein, à chaque fois qu'il pleure quand il ne me voit plus, à chaque fois qu'il sourit quand il me voit, à chaque fois qu'il dépose sa tête sur mon épaule, à chaque fois qu'il bat des bras quand je chante, mon coeur se gonfle de fierté. Il m'aime, MOI! Sans équivoque, sans que j'aie eu à gagner cet amour. Il m'aime telle que je suis!
Je vais essayer de me rappeler de tout ça et de me convaincre que oui, il m'aime toujours, quand il sera ado et qu'il m'enverra promener parce que je ne veux pas qu'il se fasse tatouer le nom de sa blonde sur la fesse droite...
24 août 2006
Apprendre sur le tas
J’ai une confession à faire. Je ne connais rien aux enfants. Pour moi, les bébés étaient jusqu’à tout récemment des bébittes mystérieuses et un peu troublantes. Ça a changé depuis que j’ai Tithom, heureusement.
Je n'avais aucune notion de ce que c'était vraiment, un bébé. Pour moi, un bébé, ça ne faisait que dormir, manger, remplir des couches, pleurer et être cute. Je ne pouvais pas dire si le bébé avait 3 ou 9 mois. Je ne pensais pas à tous les gestes significatifs qu'un bébé fait et qui font que les parents gloussent de fierté, comme se tenir la tête, s'asseoir, sourire... En fait, je ne m'imaginais pas à quel point un bébé pouvait avoir une personnalité dès le départ.
Il n’y a jamais eu de bébé dans mon entourage. Mes cousins et cousines sont tous plus vieux ou pas tellement plus jeunes que moi. Je gardais des jeunes enfants quand j’étais petite, mais jamais des bébés. Enfin, si j’en ai gardé, je n’ai jamais eu à changer de couche… Mes amies qui ont eu des enfants avant moi, j’ai eu tendance à m’en éloigner un peu. Bref, je ne connaissais rien aux bébés. Je ne savais pas comment prendre ça, comment parler à un bébé, comment m’attacher à un bébé. J’aime les enfants, je les ai toujours aimés, mais plus parce qu’ils m’intriguaient que parce qu’ils m’intéressaient.
Prendre un bébé… C’était un geste pour moi très symbolique. Je m’obstinais à ne pas prendre les bébés des autres parce que je me disais que mes bras étaient destinés à mon enfant. Je voulais que le prochain bébé que je prendrais soit le mien. Et quand Hom m’a placé Tithom dans les bras, je ne savais pas du tout comment le prendre. Il était minuscule, mou et fragile. J’ai eu peur. Peur de l’échapper, peur de le briser, peur qu’il ne m’aime pas. Après quelques secondes, j’ai demandé à Hom de le reprendre et de me montrer comment le tenir. Ça avait l’air tellement naturel pour lui! Après avoir respiré un bon coup et m’être placée dans le lit, j’ai repris Tithom et cette fois-là, ce fût la bonne.
Maintenant, la glace est brisée. Je ne connais pas encore beaucoup de choses sur les bébés, mais j’apprends. J'apprends sur la tas, comme on dit. À mesure que Tithom apprend, j'apprends avec lui. Je me sais pas à quel âge un bébé est supposé ramper, marcher, dire maman, conduire une voiture. Je m'en fous. Je veux le découvrir avec mon fils, à son rhytme. Je n'aime pas comparer, je n'aime pas la compétition, alors je suis bien dans mon ignorance.
Mais une chose est sûre, je sais maintenant qu'un bébé fait plus que dormir, manger, remplir des couches, pleurer et être cute. Bien plus.
Je n'avais aucune notion de ce que c'était vraiment, un bébé. Pour moi, un bébé, ça ne faisait que dormir, manger, remplir des couches, pleurer et être cute. Je ne pouvais pas dire si le bébé avait 3 ou 9 mois. Je ne pensais pas à tous les gestes significatifs qu'un bébé fait et qui font que les parents gloussent de fierté, comme se tenir la tête, s'asseoir, sourire... En fait, je ne m'imaginais pas à quel point un bébé pouvait avoir une personnalité dès le départ.
Il n’y a jamais eu de bébé dans mon entourage. Mes cousins et cousines sont tous plus vieux ou pas tellement plus jeunes que moi. Je gardais des jeunes enfants quand j’étais petite, mais jamais des bébés. Enfin, si j’en ai gardé, je n’ai jamais eu à changer de couche… Mes amies qui ont eu des enfants avant moi, j’ai eu tendance à m’en éloigner un peu. Bref, je ne connaissais rien aux bébés. Je ne savais pas comment prendre ça, comment parler à un bébé, comment m’attacher à un bébé. J’aime les enfants, je les ai toujours aimés, mais plus parce qu’ils m’intriguaient que parce qu’ils m’intéressaient.
Prendre un bébé… C’était un geste pour moi très symbolique. Je m’obstinais à ne pas prendre les bébés des autres parce que je me disais que mes bras étaient destinés à mon enfant. Je voulais que le prochain bébé que je prendrais soit le mien. Et quand Hom m’a placé Tithom dans les bras, je ne savais pas du tout comment le prendre. Il était minuscule, mou et fragile. J’ai eu peur. Peur de l’échapper, peur de le briser, peur qu’il ne m’aime pas. Après quelques secondes, j’ai demandé à Hom de le reprendre et de me montrer comment le tenir. Ça avait l’air tellement naturel pour lui! Après avoir respiré un bon coup et m’être placée dans le lit, j’ai repris Tithom et cette fois-là, ce fût la bonne.
Maintenant, la glace est brisée. Je ne connais pas encore beaucoup de choses sur les bébés, mais j’apprends. J'apprends sur la tas, comme on dit. À mesure que Tithom apprend, j'apprends avec lui. Je me sais pas à quel âge un bébé est supposé ramper, marcher, dire maman, conduire une voiture. Je m'en fous. Je veux le découvrir avec mon fils, à son rhytme. Je n'aime pas comparer, je n'aime pas la compétition, alors je suis bien dans mon ignorance.
Mais une chose est sûre, je sais maintenant qu'un bébé fait plus que dormir, manger, remplir des couches, pleurer et être cute. Bien plus.
23 août 2006
J'en veux un autre
J'essaie de me raisonner, de ne plus y penser, de patienter. J'essaie, mais ça ne fonctionne pas. Je veux un autre bébé. Il y a une bataille en moi, car je ne peux pas simplement dire "je veux un bébé" et le réaliser. Pour nous, vouloir un autre bébé, ça veut dire arrêter l'allaitement et recommencer les traitements de fertilité. Pour les gens "ordinaires", vouloir un deuxième, c'est une grande décision, mais une fois qu'elle est prise, il n'y a plus grand chose à faire qu'essayer. Ils peuvent dire "je veux que mes enfants soient rapprochés" et le faire. Pour nous, c'est moins simple. Oui, je sais, on connaît tous quelqu'un pour qui ça a fonctionné rapidement pour le 2e alors que ça avait été long pour le premier. J'aimerais que ce soit mon cas, mais ça me surprendrait. Je ne suis pas pessimiste, mais réaliste. Les ovaires polykystiques ne se guérissent pas avec une grossesse. Bon d'accord, j'ose espérer que ça ne prendra pas 3 ans. Mais je ne crois pas faire partie des chanceuses qui retombent enceinte en quelques mois.
Quand on est infertile et qu'on a finalement un bébé, les gens autour de nous nous regardent bizarrement quand on se dit encore infertile. "Mais non, tu n'es pas infertile, tu as un bébé." Il y a une (méchante) différence entre stérile et infertile. Je ne suis pas stérile, mais je suis infertile. On me dit aussi, indirectement, d'en revenir. Je ne fais plus partie des infertiles, je n'ai plus le droit de chialer, puisque j'ai Tithom. Oui, je suis très choyée d'avoir eu mon fils alors que bien des couples se battent encore contre l'infertilité. Mais notre bataille sera à recommencer. Si on veut un deuxième enfant, il faudra refaire une bonne partie du chemin qu'on avait fait pour Tithom. Ils appelent ça l'infertilité secondaire. Appelez ça comme vous voulez, ça m'est égal. Ça me fait suer, point.
Je veux un deuxième bébé. Maintenant plutôt que plus tard. Je suis pressée, oui. J'ai hâte. Je veux commencer tout de suite parce que je sais que ce sera long. Mais je ne veux pas arrêter d'allaiter Tithom seulement pour ça. Je suis donc déchirée entre les deux. Et je me sens coupable en même temps de penser à ça, de rêver à un autre enfant alors que j'en ai un près de moi, qui me fait rire, qui me comple de bonheur et fait battre mon coeur au rhytme de ses sourires. Je me sens coupable de ne pas être 100% complète avec lui. Je l'aime de tout mon coeur, et même plus. Mais ma famille n'est pas terminée, je veux lui donner une frère ou une soeur. Mon ventre hurle de porter la vie à nouveau.
Quand une amie me raconte comment elle se réveille le matin en entendant ses deux enfants rigoler doucement dans leur chambre, alors qu'ils la croient encore endormie, mon coeur se fend un peu. Quand je vois un grand frère donner un bisou baveux sur le front de son petit frère nouveau-né, mes ovaires me font mal. Je veux un autre enfant et ça me fait mal partout d'y penser.
N'allez pas croire que je me rends malheureuse avec ça. Je sais vraiment à qul point je suis choyée d'avoir Tithom et d'avoir pu vivre la grossesse et l'allaitement de façon heureuse avec lui. Seulement... l'impatience, l'urgence même, du rêve est revenue. La satanée horloge biologique, sur laquelle j'avais pu faire snooze, a re-sonné. Je veux un autre bébé. Là, maintenant, tout de suite.
Je me suis fixé un échéancier, en bonne petite femme organisée que je suis. Je voulais allaiter Tithom 6 mois, mais maintenant que j'y suis, je n'ai pas du tout le goût d'arrêter. Je me dis donc 9 mois. Quand j'aurai arrêté d'allaiter, je devrai attendre 3 mois avant d'aller voir mon médecin (j'ai le pressentiment que je devrai aller le voir parce que mes règles ne seront pas revenues). Disons que ça prend ensuite un an avant de retomber enceinte... je suis optimiste là! Plus la grossesse... Tithom aurait presque 3 ans quand son petit frère ou sa petite soeur naîtrait! Je trouve ça tellement loin!
Pendant nos 3 ans d'essais pour Tithom, on a essayé des tas de recettes différentes avant de trouver celle qui fonctionnait. J'espère pouvoir repartir où j'avais laissé les traitements et ne pas avoir à essayer encore différentes hormones. J'ai même essayé d'aider la nature un peu en perdant du poids. On dit que pour les femmes souffrant d'opk, perdre du poids (on parle souvent de 10%) aide souvent à rétablir le cycle. Je suis rendue à 15 livres sous mon poids d'avant grossesse, j'ai dépassé le 10% et je compte bien en perdre encore un peu.
Je veux un autre bébé. Je suis motivée et très, très impatiente. Faut le faire, j'ai presque hâte de prendre ma température, d'endurer le deux semaines d'attente... Bon je dis ça, mais je n'ai pas du tout hâte aux rendez-vous chez le doc, pour aller chercher mes prescriptions, pour voir où on en est, pour passer des échos d'ovulation... Je n'ai pas non-plus hâte de prendre des hormones, de devenir un monstre de sautes d'humeur, de pleurer à chaque cycle qui se termine mal... J'ai peur de trop y penser et de négliger ma relation avec Tithom à cause de ça. J'ai peur de ne pas être capable de rester zen et de laisser le temps et la nature (ahah!) suivre leur cours. J'ai peur que ça ne marche pas.
Mes deux belle-soeurs sont enceintes, ma meilleure amie du secondaire aussi... ça me rend très vulnérable. J'ai l'impression de me retrouver un peu dans les souliers que je portais il y a quelques années. Et ils ne sont pas confortables. Même si je les connais très bien.
Quand on est infertile et qu'on a finalement un bébé, les gens autour de nous nous regardent bizarrement quand on se dit encore infertile. "Mais non, tu n'es pas infertile, tu as un bébé." Il y a une (méchante) différence entre stérile et infertile. Je ne suis pas stérile, mais je suis infertile. On me dit aussi, indirectement, d'en revenir. Je ne fais plus partie des infertiles, je n'ai plus le droit de chialer, puisque j'ai Tithom. Oui, je suis très choyée d'avoir eu mon fils alors que bien des couples se battent encore contre l'infertilité. Mais notre bataille sera à recommencer. Si on veut un deuxième enfant, il faudra refaire une bonne partie du chemin qu'on avait fait pour Tithom. Ils appelent ça l'infertilité secondaire. Appelez ça comme vous voulez, ça m'est égal. Ça me fait suer, point.
Je veux un deuxième bébé. Maintenant plutôt que plus tard. Je suis pressée, oui. J'ai hâte. Je veux commencer tout de suite parce que je sais que ce sera long. Mais je ne veux pas arrêter d'allaiter Tithom seulement pour ça. Je suis donc déchirée entre les deux. Et je me sens coupable en même temps de penser à ça, de rêver à un autre enfant alors que j'en ai un près de moi, qui me fait rire, qui me comple de bonheur et fait battre mon coeur au rhytme de ses sourires. Je me sens coupable de ne pas être 100% complète avec lui. Je l'aime de tout mon coeur, et même plus. Mais ma famille n'est pas terminée, je veux lui donner une frère ou une soeur. Mon ventre hurle de porter la vie à nouveau.
Quand une amie me raconte comment elle se réveille le matin en entendant ses deux enfants rigoler doucement dans leur chambre, alors qu'ils la croient encore endormie, mon coeur se fend un peu. Quand je vois un grand frère donner un bisou baveux sur le front de son petit frère nouveau-né, mes ovaires me font mal. Je veux un autre enfant et ça me fait mal partout d'y penser.
N'allez pas croire que je me rends malheureuse avec ça. Je sais vraiment à qul point je suis choyée d'avoir Tithom et d'avoir pu vivre la grossesse et l'allaitement de façon heureuse avec lui. Seulement... l'impatience, l'urgence même, du rêve est revenue. La satanée horloge biologique, sur laquelle j'avais pu faire snooze, a re-sonné. Je veux un autre bébé. Là, maintenant, tout de suite.
Je me suis fixé un échéancier, en bonne petite femme organisée que je suis. Je voulais allaiter Tithom 6 mois, mais maintenant que j'y suis, je n'ai pas du tout le goût d'arrêter. Je me dis donc 9 mois. Quand j'aurai arrêté d'allaiter, je devrai attendre 3 mois avant d'aller voir mon médecin (j'ai le pressentiment que je devrai aller le voir parce que mes règles ne seront pas revenues). Disons que ça prend ensuite un an avant de retomber enceinte... je suis optimiste là! Plus la grossesse... Tithom aurait presque 3 ans quand son petit frère ou sa petite soeur naîtrait! Je trouve ça tellement loin!
Pendant nos 3 ans d'essais pour Tithom, on a essayé des tas de recettes différentes avant de trouver celle qui fonctionnait. J'espère pouvoir repartir où j'avais laissé les traitements et ne pas avoir à essayer encore différentes hormones. J'ai même essayé d'aider la nature un peu en perdant du poids. On dit que pour les femmes souffrant d'opk, perdre du poids (on parle souvent de 10%) aide souvent à rétablir le cycle. Je suis rendue à 15 livres sous mon poids d'avant grossesse, j'ai dépassé le 10% et je compte bien en perdre encore un peu.
Je veux un autre bébé. Je suis motivée et très, très impatiente. Faut le faire, j'ai presque hâte de prendre ma température, d'endurer le deux semaines d'attente... Bon je dis ça, mais je n'ai pas du tout hâte aux rendez-vous chez le doc, pour aller chercher mes prescriptions, pour voir où on en est, pour passer des échos d'ovulation... Je n'ai pas non-plus hâte de prendre des hormones, de devenir un monstre de sautes d'humeur, de pleurer à chaque cycle qui se termine mal... J'ai peur de trop y penser et de négliger ma relation avec Tithom à cause de ça. J'ai peur de ne pas être capable de rester zen et de laisser le temps et la nature (ahah!) suivre leur cours. J'ai peur que ça ne marche pas.
Mes deux belle-soeurs sont enceintes, ma meilleure amie du secondaire aussi... ça me rend très vulnérable. J'ai l'impression de me retrouver un peu dans les souliers que je portais il y a quelques années. Et ils ne sont pas confortables. Même si je les connais très bien.
21 août 2006
Au revoir, balançoire
Ce fut une belle histoire d'amour entre Tithom et sa balançoire...

La première fois où il y est embarqué...

Il était... intrigué.

Il était si petit au début...

Et pas tout à fait à l'aise...

Le malaise a vite passé et Tithom a apprivoisé la balançoire.

À l'aise, comme un gars dans son char.

Il y a dormi...

Et a découvert les jouets.

Puis il a encore dormi...

Et dormi.

Il a fait le party...

A jasé avec moi...

A joué avec Anne...

Et il a dormi.

Il a tenté de m'hypnotiser...

Plusieurs fois...

Dans la balançoire, avaient lieu des rendez-vous gallants avec Anne...

Et avec Gisèle...

Avec qui il a dormi...

Et dormi.

Tithom est devenu grand, il a su s'avancer dans la balançoire.

Il tirait avec plus de force sur les jouets.
La balançoire avait de la difficulté à suivre la croissance rapide de Tithom.

Il a donc dormi une dernière fois dans la balançoire...
Les fesses de Tithom n'entrent plus dans le siège. La balançoire ne balance plus sous son poids. Nous l'avons donc rangée, dans l'espoir qu'elle serve à nouveau, un jour, pour un autre petit bébé.
Au revoir, balançoire. Et merci.

La première fois où il y est embarqué...

Il était... intrigué.

Il était si petit au début...

Et pas tout à fait à l'aise...

Le malaise a vite passé et Tithom a apprivoisé la balançoire.

À l'aise, comme un gars dans son char.

Il y a dormi...

Et a découvert les jouets.

Puis il a encore dormi...

Et dormi.

Il a fait le party...

A jasé avec moi...

A joué avec Anne...

Et il a dormi.

Il a tenté de m'hypnotiser...

Plusieurs fois...

Dans la balançoire, avaient lieu des rendez-vous gallants avec Anne...

Et avec Gisèle...

Avec qui il a dormi...

Et dormi.

Tithom est devenu grand, il a su s'avancer dans la balançoire.

Il tirait avec plus de force sur les jouets.
La balançoire avait de la difficulté à suivre la croissance rapide de Tithom.

Il a donc dormi une dernière fois dans la balançoire...
Les fesses de Tithom n'entrent plus dans le siège. La balançoire ne balance plus sous son poids. Nous l'avons donc rangée, dans l'espoir qu'elle serve à nouveau, un jour, pour un autre petit bébé.
Au revoir, balançoire. Et merci.
18 août 2006
Retour sur le mou
Après avoir essayé le beige sans grand succès, le orange sans vraiment plus de succès, j'ai essayé de donner du blanc (riz) et du orange brûlé (des patates sucrées) à Tithom. Le blanc n'a vraiment pas été un succès. De plus, le petit coquin a appris qu'il pouvait tourner la tête et serrer les dents. Essaie donc, maman, d'entrer ta cuillère dans ma bouche! Awèye, essaie! Gigottage, grimaces, langue sortie, lèvres pincées, c'était beau à voir. Tant de talent d'acteur, si jeune!
Les patates sucrées ont suscité moins de dégoût... pour une bouchée! Par la suite, le même petit jeu a repris. J'ai essayé... tout essayé! Purée chaude, moins chaude, liquide, pas liquide, avant le boire, après le boire, entre deux boire, le matin, le soir, assis dans la chaise haute, sur mes genous, avec du lait maternel, pas de lait... J'ai même vidé le bol sur sa tablette dans l'espoir qu'il jouerait dans la purée et s'en mettrait dans la bouche. Bel effort, mais inutile. Même échec avec la cuillère que je lui ai donné.
Rien à faire, Tithom ne voulait pas manger, point. J'ai donc tout arrêté pour quelques jours. Après tout, il ne semblait pas prêt et ne semblait surtout pas en train de mourir de faim.
Cinq jours sans manger de mou (je verrais pas pourquoi j'appèlerais ça des solides?) et il ne paraissait pas du tout affecté. Il a aussi bien dormi, bu comme avant, était autant en forme. Même que ses couches puaient moins, mais ça, c'était pas lui que ça dérangeait...
J'ai décidé d'essayer les pommes hier matin. Demandez-moi pas ce qui m'a pris, je me le demande encore. Bien entendu, il n'a rien voulu savoir. Bon, petite amélioration, il a ouvert la bouche quand il a vu la cuillère approcher pour la première fois. Moi, pas folle, je lui ai fourré une grosse bouchée dans la bouche. Aussi bien en profiter! Il a fait la grimace et a voulu repousser le tout avec la langue. Je sais qu'il a fini par en avaler. Un bon début, j'imagine...
Je sais que ça peut être long, introduire les solides... mais ça commence à me tanner. J'aimerais vraiment ça avoir un bébé qui aime manger, qui savoure les purées que je me faisais plaisir à cuisiner.
Je me doutais bien que mon lait était bon, à voir les plis sur les cuisses de Tithom. Mais je ne croyais pas qu'il était tellement bon qu'il ne voudrait pas manger autre chose...
Les patates sucrées ont suscité moins de dégoût... pour une bouchée! Par la suite, le même petit jeu a repris. J'ai essayé... tout essayé! Purée chaude, moins chaude, liquide, pas liquide, avant le boire, après le boire, entre deux boire, le matin, le soir, assis dans la chaise haute, sur mes genous, avec du lait maternel, pas de lait... J'ai même vidé le bol sur sa tablette dans l'espoir qu'il jouerait dans la purée et s'en mettrait dans la bouche. Bel effort, mais inutile. Même échec avec la cuillère que je lui ai donné.
Rien à faire, Tithom ne voulait pas manger, point. J'ai donc tout arrêté pour quelques jours. Après tout, il ne semblait pas prêt et ne semblait surtout pas en train de mourir de faim.
Cinq jours sans manger de mou (je verrais pas pourquoi j'appèlerais ça des solides?) et il ne paraissait pas du tout affecté. Il a aussi bien dormi, bu comme avant, était autant en forme. Même que ses couches puaient moins, mais ça, c'était pas lui que ça dérangeait...
J'ai décidé d'essayer les pommes hier matin. Demandez-moi pas ce qui m'a pris, je me le demande encore. Bien entendu, il n'a rien voulu savoir. Bon, petite amélioration, il a ouvert la bouche quand il a vu la cuillère approcher pour la première fois. Moi, pas folle, je lui ai fourré une grosse bouchée dans la bouche. Aussi bien en profiter! Il a fait la grimace et a voulu repousser le tout avec la langue. Je sais qu'il a fini par en avaler. Un bon début, j'imagine...
Je sais que ça peut être long, introduire les solides... mais ça commence à me tanner. J'aimerais vraiment ça avoir un bébé qui aime manger, qui savoure les purées que je me faisais plaisir à cuisiner.
Je me doutais bien que mon lait était bon, à voir les plis sur les cuisses de Tithom. Mais je ne croyais pas qu'il était tellement bon qu'il ne voudrait pas manger autre chose...
17 août 2006
Des souvenirs
En faisant le ménage de mes armoires de salle de bains, je suis tombée sur de drôles de souvenirs...

Je ne sais pas vraiment pourquoi j'ai gardé tout ça... Mes boîtes de médicaments, mes bouteilles de liquide à injecter, mes seringues, mes aiguilles, mon crayon pour les injections... Des trucs qui m'ont donné espoir, qui m'ont faite ovuler, qui m'ont rapprochée du rêve de devenir maman, un peu plus à chaque mois. Tout ça est vide et inutile maintenant. Je n'ose pourtant rien jeter de tout ça. Comme si ça faisait partie de moi maintenant. Comme si en jetant tout ça, j'effaçais une partie de notre parcours qui autrement passerait innaperçue.
Je suis depuis plusieurs mois passée à autre chose. Après avoir observé un moment de silence devant tant ces bouts de plastique, de verre et de métal ayant jadis été bourrés d'hormones, j'ai placé le tout dans une boîte à souliers, dans le fond d'une armoire... jusqu'au prochain grand ménage...

Je ne sais pas vraiment pourquoi j'ai gardé tout ça... Mes boîtes de médicaments, mes bouteilles de liquide à injecter, mes seringues, mes aiguilles, mon crayon pour les injections... Des trucs qui m'ont donné espoir, qui m'ont faite ovuler, qui m'ont rapprochée du rêve de devenir maman, un peu plus à chaque mois. Tout ça est vide et inutile maintenant. Je n'ose pourtant rien jeter de tout ça. Comme si ça faisait partie de moi maintenant. Comme si en jetant tout ça, j'effaçais une partie de notre parcours qui autrement passerait innaperçue.
Je suis depuis plusieurs mois passée à autre chose. Après avoir observé un moment de silence devant tant ces bouts de plastique, de verre et de métal ayant jadis été bourrés d'hormones, j'ai placé le tout dans une boîte à souliers, dans le fond d'une armoire... jusqu'au prochain grand ménage...
16 août 2006
Autour de nous
Avant de vivre l'infertilité, je ne pensais pas vraiment à ça. Oui, bien sûr, j'avais entendu parler des fécondations In vitro. Comme madame tout le monde, j'avais entendu les histoires des quintuplés et des quadruplés conçus avec l'aide des traitements de fertilité. Mes connaissances s'arrêtaient pas mal là.
Puis, je suis tombée dans ce monde, bien malgré moi. J'ai commencé à tout lire, tout rechercher, tout questionner. Comme je ne pouvais contrôler mon système reproducteur, ça me donnait une certaine impression de pouvoir au moins contrôler ce que je savais et les choix qu'on faisait.
Et j'ai ouvert les yeux.
Autour de moi, plusieurs femmes avaient souffert en silence. Je n'étais ni la première, ni la dernière. Ma tante, la soeur de mon père, n'a jamais eu d'enfant. Mon père m'avait confié, il y a plusieurs années, qu'elle ne pouvait pas en avoir. Ma tante n'est pas infertile. Elle est stérile. Alors qu'elle avait environ 25 ans, elle habitait au Pérou. Elle était tombée enceinte et en était heureuse. Malheureusement, son bébé s'était logé dans une de ses trompes, qui a éclaté. Comme les hôpitaux n'étaient pas très bien équipés, ils ont tout enlevé pour stopper l'hémorragie. Tout. enlevé. À 25 ans, elle se retrouvait complètement stérile. Le choix de ne pas avoir d'enfant biologique avait été fait pour elle.
J'ignore pourquoi elle a décidé de ne pas adopter. Elle a beaucoup voyagé, eu plusieurs compagnons dans sa vie. Je ne sais pas si elle regrète, je ne sais pas si elle est encore amère. Je sais seulement qu'elle était heureuse pour moi et qu'elle a beaucoup aimé voir Tithom. Elle lui a même donné un cadeau. Elle n'a pas agi comme une infertile amère. Je sais ce que c'est, j'en étais une y'a pas si longtemps.
La copine de mon oncle, le frère de ma mère, n'a jamais eu d'enfant elle non-plus. Je ne connais pas la version officielle, mais je crois que le choix a aussi été fait pour elle, d'une certaine façon. Mon oncle avait deux enfants, il n'en voulait plus. Elle a donc décidé de rester avec lui, avec ses conditions.
Quand elle a vu Tithom pour la première fois, j'ai été estomaquée par sa froideur. Elle ne le regardait pas, ne me parlait pas. Je voyais bien que ça brassait quelque chose en elle et ça me faisait de la peine. J'étais triste parce qu'elle balayait mon fils du revers de la main, mais aussi parce que je connaissais la douleur qu'elle devait ressentir et je ne pouvais rien y faire. Je ne pouvais pas m'en aller, ou laisser mon fils chez moi. Je ne voulais pas non-plus faire comme si rien n'était. J'ai trimé dur pour l'avoir, mon bébé d'amour. J'en suis fière. Je ne pouvais pas dire "reviens-en", mais je ne pouvais pas non-plus cacher mon bébé pour ménager ses émotions.
Être une infertile en rémission a ses bons et mauvais côtés. Les bons, évidement, sont de voir enfin notre rêve se réaliser, de savourer les sourires et les larmes d'un bébé qu'on a si longtemps imaginé vaguement, les yeux fermés, les coudes sur la table. Les mauvais... je connais ce que c'est, d'être infertile. Je suis peut-être trop consciente de la douleur que ça amène. Je pense souvent à ce que les autres peuvent vivre, car je me dis qu'on ne sait jamais qui passe par là. Quand je me promène avec mon fils, je ne sais pas si la dame que je croise est infertile, si elle a traversé des années de traitements de fertilité, si elle a décidé malgré elle de tout laisser tomber. Peut-être que la fille dans l'abribus est en train de faire une fausse-couche ou que son dernier cycle n'a pas fonctionné et qu'elle est découragée. En tant qu'infertile en rémission, je suis malheureusement consciente que la vue de mon bébé ne procure pas joie et bonheur à tous ceux qui le voient. Ce n'est rien de personnel. C'est juste comme ça.
Puis, je suis tombée dans ce monde, bien malgré moi. J'ai commencé à tout lire, tout rechercher, tout questionner. Comme je ne pouvais contrôler mon système reproducteur, ça me donnait une certaine impression de pouvoir au moins contrôler ce que je savais et les choix qu'on faisait.
Et j'ai ouvert les yeux.
Autour de moi, plusieurs femmes avaient souffert en silence. Je n'étais ni la première, ni la dernière. Ma tante, la soeur de mon père, n'a jamais eu d'enfant. Mon père m'avait confié, il y a plusieurs années, qu'elle ne pouvait pas en avoir. Ma tante n'est pas infertile. Elle est stérile. Alors qu'elle avait environ 25 ans, elle habitait au Pérou. Elle était tombée enceinte et en était heureuse. Malheureusement, son bébé s'était logé dans une de ses trompes, qui a éclaté. Comme les hôpitaux n'étaient pas très bien équipés, ils ont tout enlevé pour stopper l'hémorragie. Tout. enlevé. À 25 ans, elle se retrouvait complètement stérile. Le choix de ne pas avoir d'enfant biologique avait été fait pour elle.
J'ignore pourquoi elle a décidé de ne pas adopter. Elle a beaucoup voyagé, eu plusieurs compagnons dans sa vie. Je ne sais pas si elle regrète, je ne sais pas si elle est encore amère. Je sais seulement qu'elle était heureuse pour moi et qu'elle a beaucoup aimé voir Tithom. Elle lui a même donné un cadeau. Elle n'a pas agi comme une infertile amère. Je sais ce que c'est, j'en étais une y'a pas si longtemps.
La copine de mon oncle, le frère de ma mère, n'a jamais eu d'enfant elle non-plus. Je ne connais pas la version officielle, mais je crois que le choix a aussi été fait pour elle, d'une certaine façon. Mon oncle avait deux enfants, il n'en voulait plus. Elle a donc décidé de rester avec lui, avec ses conditions.
Quand elle a vu Tithom pour la première fois, j'ai été estomaquée par sa froideur. Elle ne le regardait pas, ne me parlait pas. Je voyais bien que ça brassait quelque chose en elle et ça me faisait de la peine. J'étais triste parce qu'elle balayait mon fils du revers de la main, mais aussi parce que je connaissais la douleur qu'elle devait ressentir et je ne pouvais rien y faire. Je ne pouvais pas m'en aller, ou laisser mon fils chez moi. Je ne voulais pas non-plus faire comme si rien n'était. J'ai trimé dur pour l'avoir, mon bébé d'amour. J'en suis fière. Je ne pouvais pas dire "reviens-en", mais je ne pouvais pas non-plus cacher mon bébé pour ménager ses émotions.
Être une infertile en rémission a ses bons et mauvais côtés. Les bons, évidement, sont de voir enfin notre rêve se réaliser, de savourer les sourires et les larmes d'un bébé qu'on a si longtemps imaginé vaguement, les yeux fermés, les coudes sur la table. Les mauvais... je connais ce que c'est, d'être infertile. Je suis peut-être trop consciente de la douleur que ça amène. Je pense souvent à ce que les autres peuvent vivre, car je me dis qu'on ne sait jamais qui passe par là. Quand je me promène avec mon fils, je ne sais pas si la dame que je croise est infertile, si elle a traversé des années de traitements de fertilité, si elle a décidé malgré elle de tout laisser tomber. Peut-être que la fille dans l'abribus est en train de faire une fausse-couche ou que son dernier cycle n'a pas fonctionné et qu'elle est découragée. En tant qu'infertile en rémission, je suis malheureusement consciente que la vue de mon bébé ne procure pas joie et bonheur à tous ceux qui le voient. Ce n'est rien de personnel. C'est juste comme ça.
15 août 2006
Escapade en Mauricie
Le pic-nic annuel s'est bien déroulé. Les gens n'étaient pas trop saouls (ou bien je les ai manqués, m'étant couchée tôt). Tithom a passé la majeure partie du weekend dans mes bras, dans l'échrape, la poche ou la poussette. Les enfants aux coupes Longueuil n'ont pas déteint sur lui. Mes les becs des matantes moustachues, on a pas pu s'en sauver.
Quelques faits saillants...
- Tithom s'est endormi dans mes bras, dans la balançoire, 4 fois: 3 siestes et le dodo pour la nuit.
- Il faisait froid dans la roulotte, alors en plein milieu de la nuit, nous avons transféré Tithom de son parc à notre lit. Il a dormi tout collé entre nous deux, bien au chaud.
- J'avais établi un code secret avec ma belle-soeur. Si quelqu'un d'indésirable prenait Tithom, je lui faisais un signe et elle allait lui enlever des bras. Très efficace!
- La dite belle-soeur commence à avoir un petit bedon rond. Je suis jaloooouse!
- J'ai trouvé un ver dans mon blé d'inde et ça m'a complètement dégoûtée du maïs pour un bout!
Quelques photos...

Dodo dans les bras de maman

Il faisait froid, maman m'a mis une tuque

J'ai même dormi avec ma tuque...

Ils me font faire de drôles de choses, ces parents...
Quelques faits saillants...
- Tithom s'est endormi dans mes bras, dans la balançoire, 4 fois: 3 siestes et le dodo pour la nuit.
- Il faisait froid dans la roulotte, alors en plein milieu de la nuit, nous avons transféré Tithom de son parc à notre lit. Il a dormi tout collé entre nous deux, bien au chaud.
- J'avais établi un code secret avec ma belle-soeur. Si quelqu'un d'indésirable prenait Tithom, je lui faisais un signe et elle allait lui enlever des bras. Très efficace!
- La dite belle-soeur commence à avoir un petit bedon rond. Je suis jaloooouse!
- J'ai trouvé un ver dans mon blé d'inde et ça m'a complètement dégoûtée du maïs pour un bout!
Quelques photos...

Dodo dans les bras de maman

Il faisait froid, maman m'a mis une tuque

J'ai même dormi avec ma tuque...

Ils me font faire de drôles de choses, ces parents...
11 août 2006
Escapade à Lanaudière
Hom a eu une promotion il y a quelques mois. Ses nouvelles fonctions l'amènent à se promener beaucoup plus qu'auparavant. Il devait assister à une formation à quelque part dans l'état de New York cette semaine. Je me retrouvais donc seule avec Tithom de lundi à mercredi. Jour et nuit. Rien de dramatique, mais je voyais déjà ces 3 jours comme une éternité.
En parlant avec ma mère, j'ai eu la brillante idée d'aller la rejoindre à son chalet, pour les 3 jours. Des petites vacances en milieu de semaine, une petite escapade dans Lanaudière. Ça me ferait du bien!
Je suis donc partie lundi, emportant avec moi un peu de vêtements, beaucoup de couches, un bébé un peu bougon parce que sa 4e dent venait de percer et mon oreiller. Hop! sur la 125 Nord, chalet, here we come!
Il a fait très beau. J'ai pris le temps de m'asseoir avec Tithom dehors sur une couverture, de jouer avec lui, de laisser sa grand-maman le bercer et lui donner un bain. J'ai même laissé le chum de ma mère l'asseoir dans son bolide hybride. Il espère tellement que Tithom aimera les camions!

Je n'avais pas amené le parc, je voulais me gâter. Tithom a dormi avec moi, dans le grand lit. Mais il bouge ce petit homme! Il en prend de la place, ce petit ogre! J'ai eu du mal à dormir tellement il me donnait des coups de pieds et de poings. Mais ce n'est pas grave. Juste pour la seconde où j'ouvrais mes yeux le matin et le voyais me sourire, ça vallait la peine.
************************************************
En fin de semaine, c'est le pic-nic annuel de la famille de Tithom. Hey oui, ça revient à chaque année, pas moyen de s'en sortir!
Cette année, il y a une chose différente que j'appréhende. Je ne suis pas une super-méga-mère-poule-lionne-touchez-pas-à-mon-bébé, mais je n'aime pas quand les gens prennent mon bébé et sortent de mon champs de vision. Je fais confiance à certaines personnes, comme mes beaux-parents, mais pas à la cousine folle qui a été prise plusieurs fois en état d'ébriété au volant de sa voiture avec ses enfants sur la banquette arrière. Je ne veux donc jamais quitter Tithom des yeux car je ne veux pas qu'il se retrouve dans les bras de la dite cousine. Ou de ses enfants. Quoi? Ils ont une coupe Longueuil. Non mais... Et puis, il y a des obstacles! Et du danger! Une rivière! Avec des roches! DES ROCHES!!! Bon, j'exagère sûrement... mais n'empêche que simplement penser à mon bébé se promener de bras en bras, se faire brasser et bécotter par des matantes moustachues, ça me donne des frissons. Et pas la bonne sorte de frissons.
En parlant avec ma mère, j'ai eu la brillante idée d'aller la rejoindre à son chalet, pour les 3 jours. Des petites vacances en milieu de semaine, une petite escapade dans Lanaudière. Ça me ferait du bien!
Je suis donc partie lundi, emportant avec moi un peu de vêtements, beaucoup de couches, un bébé un peu bougon parce que sa 4e dent venait de percer et mon oreiller. Hop! sur la 125 Nord, chalet, here we come!
Il a fait très beau. J'ai pris le temps de m'asseoir avec Tithom dehors sur une couverture, de jouer avec lui, de laisser sa grand-maman le bercer et lui donner un bain. J'ai même laissé le chum de ma mère l'asseoir dans son bolide hybride. Il espère tellement que Tithom aimera les camions!

Je n'avais pas amené le parc, je voulais me gâter. Tithom a dormi avec moi, dans le grand lit. Mais il bouge ce petit homme! Il en prend de la place, ce petit ogre! J'ai eu du mal à dormir tellement il me donnait des coups de pieds et de poings. Mais ce n'est pas grave. Juste pour la seconde où j'ouvrais mes yeux le matin et le voyais me sourire, ça vallait la peine.
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En fin de semaine, c'est le pic-nic annuel de la famille de Tithom. Hey oui, ça revient à chaque année, pas moyen de s'en sortir!
Cette année, il y a une chose différente que j'appréhende. Je ne suis pas une super-méga-mère-poule-lionne-touchez-pas-à-mon-bébé, mais je n'aime pas quand les gens prennent mon bébé et sortent de mon champs de vision. Je fais confiance à certaines personnes, comme mes beaux-parents, mais pas à la cousine folle qui a été prise plusieurs fois en état d'ébriété au volant de sa voiture avec ses enfants sur la banquette arrière. Je ne veux donc jamais quitter Tithom des yeux car je ne veux pas qu'il se retrouve dans les bras de la dite cousine. Ou de ses enfants. Quoi? Ils ont une coupe Longueuil. Non mais... Et puis, il y a des obstacles! Et du danger! Une rivière! Avec des roches! DES ROCHES!!! Bon, j'exagère sûrement... mais n'empêche que simplement penser à mon bébé se promener de bras en bras, se faire brasser et bécotter par des matantes moustachues, ça me donne des frissons. Et pas la bonne sorte de frissons.
2 août 2006
Une chance, un luxe, un rêve
Quand on a un bébé, notre idée du luxe change du tout au tout.
Une chance: prendre une douche sans que bébé ne se tanne d'être dans l'exerciseur, ne se cogne le nez avec un jouet, ne régurgite, ne remplisse sa couche ou ne pleure
Un luxe: prendre une douche pendant la sieste du bébé et avoir le temps de mettre du revitalisant
Un rêve: avoir le temps, en plus du revitalisant, de s'exfolier le visage, de se raser les jambes avec de la crème à raser qui sent bon et de se frotter les pieds avec la pierre ponce
Une chance: manger un repas sans être interrompue par un bébé qui grogne, qui crie ou qui a rempli sa couche
Un luxe: manger un repas chaud
Un rêve: manger un repas chaud avec une entrée et un dessert
Une chance: dormir une nuit sans se faire réveiller plus de 3 fois par un bébé qui a fait un mauvais rêve, s'est pris le bras entre les barreaux de la bassinette ou a rempli sa couche
Un luxe: dormir une nuit sans interruption
Un rêve: se réveiller après une longue nuit de sommeil, se rendre compte que bébé dort encore et se rendormir pour plusieurs heures
Une chance: boire un café chaud le matin
Un luxe: boire un café chaud sur la terrasse ou le balcon
Un rêve: avoir le temps de mettre de la crème fouettée et des copeaux de chocolat sur notre café chaud et de déguster le tout sur notre terrasse ou notre balcon
Une chance: avoir un enfant sur qui écrire dans un blog
Un luxe: avoir le temps d'écrire sur notre enfant dans notre blog
Un rêve: Pouvoir écrire tout ce qui me passe par la tête à chaque jour que je passe avec mon enfant.
Une chance: prendre une douche sans que bébé ne se tanne d'être dans l'exerciseur, ne se cogne le nez avec un jouet, ne régurgite, ne remplisse sa couche ou ne pleure
Un luxe: prendre une douche pendant la sieste du bébé et avoir le temps de mettre du revitalisant
Un rêve: avoir le temps, en plus du revitalisant, de s'exfolier le visage, de se raser les jambes avec de la crème à raser qui sent bon et de se frotter les pieds avec la pierre ponce
Une chance: manger un repas sans être interrompue par un bébé qui grogne, qui crie ou qui a rempli sa couche
Un luxe: manger un repas chaud
Un rêve: manger un repas chaud avec une entrée et un dessert
Une chance: dormir une nuit sans se faire réveiller plus de 3 fois par un bébé qui a fait un mauvais rêve, s'est pris le bras entre les barreaux de la bassinette ou a rempli sa couche
Un luxe: dormir une nuit sans interruption
Un rêve: se réveiller après une longue nuit de sommeil, se rendre compte que bébé dort encore et se rendormir pour plusieurs heures
Une chance: boire un café chaud le matin
Un luxe: boire un café chaud sur la terrasse ou le balcon
Un rêve: avoir le temps de mettre de la crème fouettée et des copeaux de chocolat sur notre café chaud et de déguster le tout sur notre terrasse ou notre balcon
Une chance: avoir un enfant sur qui écrire dans un blog
Un luxe: avoir le temps d'écrire sur notre enfant dans notre blog
Un rêve: Pouvoir écrire tout ce qui me passe par la tête à chaque jour que je passe avec mon enfant.
1 août 2006
Du orange peut-être?
Devant le manque d'enthousiasme de Tithom pour le beige, j'ai décidé d'essayer du orange tout de suite. Un petit cube de carottes pour souper, juste pour voir si mon fils était comme moi et préférait les légumes.
Sans être un succès fulgurant, Tithom a quand même montré beaucoup plus d'intérêt pour les carottes que pour l'orge.
Beige 0 - Orange 1.

Pas de caméra!
Sans être un succès fulgurant, Tithom a quand même montré beaucoup plus d'intérêt pour les carottes que pour l'orge.
Beige 0 - Orange 1.

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