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LES PÉPINS DE KIWI |
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De::Montréal, Québec, Canada Profil . : dernièrement : .
Quelle idée . : tithom : .
Courbe gagnante . : catégories : .
Allaitement (I) (II) . : depuis le début : .
01.2005 |
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« L'espoir n'est pas une formule, mais une pratique. Nicole Nottat
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Association canadienne de sensibilisation à l'infertilité . : maternité : .
Maman Chérie . : suivi : .
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16 juin 2008Une année de plusSamedi, pour mon anniversaire, ma mère est venue garder les enfants pendant deux heures. Juste assez de temps pour aller manger au resto seule avec Hom. Nous n'avions pas fait ça depuis... je ne me souviens plus quand nous avons été seuls la dernière fois, en fait. Donc trop longtemps, j'imagine. Bizarre, de se retrouver en couple alors qu'à tous les jours, on oublie presque que nous en formons un tellement nous sommes pris dans la routine et les couches pleines. Bizarre de ne pas avoir à demander de banc d'appoint ni devoir partager son plat avec un petit garçon qui demanderait juste qu'on le laisse courir partout. Bizarre qu'on se soit quand même dépêché à manger, même si au fond, nous avions tout notre temps. Nous sommes tellement habitués maintenant de faire la course contre la patience de Tithom ou de se hâter pour terminer avant que Tilou ne se mette à pleurer. Pour une fois que nous pouvions manger lentement, tranquillement, sans qu'un de nous deux ait un bébé dans les bras et que l'autre doive ramasser une cuillère lancée par terre 34 fois et essuyer le gobelet de lait renversé 8 fois... Après avoir engoufré les amuse-bouches et la salade en un temps record, j'ai dit à Hom qu'on devait se calmer et prendre notre temps. Prendre son temps. Notion devenue très vague le jour où Tilou est né. Le temps, en fait, n'existe plus tellement ici, sauf celui qui passe trop vite et celui qui me fait vieillir, encore une fois, d'une année. Bien des choses changent, quand on devient maman. Mais le temps, lui, continue à faire son chemin et les anniversaires s'acumulent encore et encore... L'an dernier, j'avais trouvé l'arrivée de la trentaine plutôt difficile. Elle avait été adoucie par un cycle qui avait bien fonctionné et qui résulterait, éventuellement, en Tilou. Cette année, ajouter une année à ma trentaine me fait moins d'effet, mais quand même... Je me sens un peu plus vieille et molle, mais je mets ça sur le dos de Tilou. Un nouveau-né, ça ne ramollit pas seulement le ventre (ah, ce mou que j'aime détester!), ça fait entrer la fatigue dans chaque pore, dans chaque nerf. Le fait que je doive travailler (plus pour longtemps, mon contrat tire à sa fin et je pourrai enfin profiter de l'été et de mon congé de maternité) n'aide pas la fatigue, c'est certain. J'ose espérer que dans les prochaines semaines, je reprendrai le dessus et je retrouverai un semblant de forme pour passer un bel été entourée de mes trois hommes. Car, cette année, je suis peut-être un peu plus vieille, encore, mais je suis aussi, et surtout, encore plus choyée. Juste ça devrait être assez pour me rajeunir de quelques années. Libellés : couple, nouvelle maman (IV) 5 juin 200812 ansC'était un vendredi soir, en janvier, après une longue journée de cours et un trajet de métro ensemble. On se séparait pour prendre chacun notre autobus et commencer la fin de semaine chacun de son côté. Il m'a regardée d'une drôle de manière et il m'a dit "bonne fin de semaine" en soutenant mon regard. J'ignore ce qu'il y avait dans cette phrase, dans ce regard, mais c'est à cet instant précis que tout a commencé. Il a semé le doute en moi, il a fait naître des sentiments que j'ignorais. Pendant des mois, je me suis posé des questions. J'ai essayé de nier mes sentiments, parce que je tenais trop à notre amitié et j'avais peur de la gâcher en voulant la transformer en amour. Ça m'aura pris des mois à comprendre que l'amour ne remplacerait pas l'amitié, mais la complémenterait. Nous avons développé une belle complicité, fait des tonnes d'activités ensemble, sommes devenus les meilleurs amis du monde. Je n'osais pas. J'avais peur du rejet, peur de te perdre. J'avais aussi peur du jugement des autres, pour aucune raison valable. Nous avons fait le Tour de l'Île cet été là. Je m'en souviens encore de façon vivide. Étendus sur le dos, dans la pelouse, au parc d'arrivée, fatigués d'une grosse journée et trop heureux pour le cacher. Nous étions déjà un couple, même si rien ne s'était encore passé. Quelques jours plus tard, nous avons loué des films, comme nous le faisions souvent. La maison était silencieuse. Je n'entendais que le battement de mon coeur qui résonnait dans mes oreilles. Pendant le premier film (The Crow, je m'en souviens encore), mon petit frère est resté avec nous. Pas moyen de se raprocher. Pendant le deuxième film (Interview with a vampire), nous étions seuls. Son bras s'est glissé autour de mes épaules, je sentais son souffle dans mon cou. Quand le générique du film est apparu, il m'a regardée et j'ai revu cette étincelle du début. Sa bouche a frôlé la mienne et tout a commencé. C'était le 5 juin 1996. J'avais 18 ans. Hom en avait 20. C'était le début d'une belle histoire d'amour. Notre histoire. Bien des choses ont changé depuis. L'eau a coulé sous les ponts et le temps a mis notre amour à rude épreuve. Mais il a survécu et même pris des forces. Pas évident de rester un couple quand on devient parents. Pas évident de ne pas s'oublier. Même si depuis la naissance de Tilou, notre couple a un peu été mis en veille, je sais que ça reviendra en force. Je sais que derrière le papa qu'il est, Hom est avant tout mon ami et mon amour. Et ce, depuis 12 ans déjà. Libellés : couple 14 février 2008À mon hommeJe ne fais pas partie de celles qui se font un plaisir de chialer contre la St-Valentin à chaque année, comme quoi c'est une fête commerciale, qu'on ne devrait pas attendre à cette journée pour dire à notre conjoint(e) qu'on l'aime, que l'amour, ça se fête à tous les jours, bref, vous voyez le portrait. Je fais partie de celles qui aiment cette journée de l'amour, qui en profitent pour faire des biscuits en forme de coeur et porter un chandail rouge, qui font une carte avec leur fils pour l'homme de la maison, qui profitent de cette occasion pour crier leur amour haut et fort. Je dis à mon homme que je l'aime à tous les jours, plusieurs fois plutôt qu'une. Mais aujourd'hui, j'ai envie de lui dire autrement... Quand un couple passe par l'infertilité, on entend habituellement le témoignage de la femme plutôt que celui de l'homme. Comme c'est la femme qui n'arrive pas à tomber enceinte (peu importe la raison derrière l'infertilité du couple), on associe trop souvent l'infertilité aux femmes et à leur utérus. C'est un mal de femme, c'est une douleur, un manque, un vide typiquement féminin. C'est chez la femme qui ça se voit, puisqu'elle n'obtient pas la grossesse. Trop souvent, les hommes sont laissés pour compte. Et pourtant, ils souffrent autant que nous. Seulement, ils le font de façon moins hormonale. Pendant nos années d'essai avant d'avoir Tithom, mon chum a toujours été présent pour moi. Il a toujours été patient à travers mes sauts d'humeur (merci les pilules!), il a toujours supporté le poids de notre peine sur ses épaules parce que les miennes fléchissaient trop facilement. Je sais qu'il a souffert autant que moi. Je sais qu'il a espéré et attendu autant que moi. Je sais aussi que bien souvent, il se sentait impuissant devant tout ça parce que le problème était le mien et j'étais celle qui devait prendre les pilules, se piquer, passer les tests. J'étais celle qui lisait tout ce qui me tombait sous la main sur la conception, l'infertilité, les traitements, les alternatives. J'étais celle qui devait prendre les choses en main parce que de son côté, il n'y avait pas de problème. Et il était là, à chaque étape, à chaque fin de cycle, à chaque échec. Il me faisait confiance. Il a peut-être moins pleuré que moi, mais il n'a pas moins eu mal. Le jour où je l'ai appelé en pleurs parce que je sentais que je perdais notre bébé, il a quitté le bureau en un millième de seconde pour accourir à mes côtés. C'est les yeux bouffis et rougis qu'il m'a accompagnée à l'hôpital. Nous étions là en tant que parents, avant même de savoir que notre enfant ne naîtrait jamais. C'était autant une partie de lui que de moi-même qu'on perdait. Dans notre plus grosse douleur de couple, nous nous sommes encore plus soudés. Mon homme m'a toujours soutenue, sans me juger. Il ne m'a jamais dit de moins y penser, de relaxer, ou pire, de laisser tomber. Il m'a laissée y croire, m'y accrocher, m'y perdre. Il y tenait autant que moi et j'en ai jamais doûté. Je sais que ça n'a pas été facile pour lui de me voir passer par toutes ces émotions, de me voir passer des tests, saigner, souffrir physiquement et émotionnellement. Je sais qu'il voulait m'aider, mais comme il ne pouvait prendre les médicaments à ma place, il m'a tenue la main et encouragée. Je sais que même si je ne semble pas en parler souvent, il le sait que je n'ignore pas la peine qu'il a eue. Je ne lui ai probablement pas assez dit, étant trop aveuglée par ma propre peine et le vide dans mon ventre. Mon homme m'a rendue forte, il m'a aidée à tenir le coup sans avoir à dire un mot. Sa présence seule a toujours été pour moi d'un énorme réconfort. Je lui dis souvent que je l'aime, mais j'oublie peut-être parfois de lui dire que j'apprécie tout ce qu'il fait pour moi, pour notre famille. Il travaille toujours très dur, il donne tout ce qu'il a et je lui en suis extrêmement reconnaissante. Il va sans dire que sans lui, je n'aurais pas Tithom. Mais ça ne se limite pas à la semence. Sans lui, je n'aurais jamais survécu à toutes ces années d'attente. Sans lui, sans sa présence et sa force, je ne serais pas celle que je suis aujourd'hui. Et sans lui, ma famille n'existerait pas. Mon homme, mon amour, je t'aime et je te remercie d'être là et d'être toi. À toi, et à tous les hommes qui comme toi supportent et aiment une femme infertile, merci. Libellés : couple, infertilité (IV) 13 juillet 2006Aux deux joursAvant bébé, nous faisions l'amour aux deux jours. Maintenant, nous lavons des couches aux deux jours. C'est vrai... un bébé, ça change une vie. Libellés : couple 5 juin 200610 ansIl s'en passe bien des choses en 10 ans! Une personne change, en 10 ans! Je suis tellement loin de celle que j'étais il y a 10 ans. La petite fille de 18 ans, pas encore adulte, plus vraiment enfant. Il y a 10 ans, j'allais au Cégep, je travaillais seulement la fin de semaine, dans une station service, je fumais, je faisais souvent le party, je restais chez mes parents et j'étais immature, même si j'essayais de croire le contraire. Et il y a 10 ans, je commençais la plus belle aventure avec Hom. Déjà 10 ans aujourd'hui que nous nous sommes embrassés pour la première fois. Il y a 10 ans, je me voyais avec lui, je nous voyais partir en appartement, j'imaginais peut-être de façon très vague que nous serions parents... mais jamais je n'aurais imaginé être si heureuse 10 ans plus tard, avec le même homme et notre fils. Pourtant nous voilà aujourd'hui ici, 10 ans plus tard, ensemble, avec notre enfant, heureux. C'est le début d'une nouvelle aventure avec Hom. Celle de nouveaux parents. Je t'aime, Hom. Libellés : couple, Hom, souvenirs 26 janvier 2006DerniersÇa me fait tout drôle de penser que la fin d'une époque arrive. L'époque où nous n'étions que deux, l'époque où nous étions un couple, l'époque où devenir parent restait un projet. Nous sommes allés manger au restaurant mardi soir en se disant que ce serait la dernière fois avant un petit bout de temps. Ce matin, Hom m'a embrassée avant de partir travailler, comme il le fait d'habitude, mais il s'est arrêté après, penseur. "C'est le dernier bisou!" qu'il m'a dit. "Mais non, on va encore s'en donner plein, des bisous, voyons!" que je lui ai dit. "Non, le dernier bisou avant de partir au bureau. À partir de demain, je ne partirai plus au bureau, je vais rester avec toi." J'ai tellement hâte d'être une famille! Hom prend 8 semaines de congé, je suis tellement chanceuse! Nous allons être tous les trois ensemble pour les premiers mois. Il y a plein de "derniers" ces jours-ci... Le dernier rendez-vous, le dernier repas au resto, le dernier bisou pour le travail, la dernière nuit complète à dormir... La fin d'une époque, oui, mais le début d'une autre... Je suis un peu nerveuse pour ce soir. Je me sens prête pour l'accouchement, mais je me retrouve devant tellement d'inconnu que ça me fait un peu peur. Nerveuse et très fébrile, car ce sont mes derniers jours, peut-être dernières heures, avant de connaître notre petit garçon! Libellés : couple, grossesse (IV) 22 décembre 2005Les bas de NoëlDepuis 5 ans, Hom et moi nous donnons des bas de Noël seulement. Nous les remplissons de petits cadeaux, mais nous nous limitons habituellement à ce qui entre dans un bas. La première année que nous avons fait ça, Hom avait mal compris le concept. Il croyait que les bas, c'était pour rigoler et il avait rempli le mien de petites babioles insignifiantes: un porte-clé d'un ours qui fait du ballet, un paquet de cartes d'un fournisseur, etc. C'était quand même très drôle et il s'était repris par la suite. Depuis ce temps, nous savons quoi faire de nos bas. Et à chaque année, on dirait qu'on se compétitionne. Comme si on avait peur que l'autre nous en donne plus et se sente oublié. Nous regardons ce que l'autre met dans notre bas, nous analysons, nous en rajoutons quand nous croyons ne pas en avoir mis assez... J'ai tout le temps l'impression que Hom me gâte plus que moi je ne le gâte et lui de même. Ce qui fait qu'à la fin, nous ne savons plus quand arrêter et nos bas sont pleins à craquer! Mais au fond, je m'en fous si Hom me donne moins de cadeaux que moi je lui en donne. Il mérite tellement d'être gâté, après tout ce qu'il a fait pour moi. Il a toujours été là, patient, gentil, près de moi. Il m'a endurée dans mes pires moments, m'a soutenue alors que je sais que lui aussi vivait des moments difficiles. Il s'occupe de moi, pense à moi, m'écrit des mots, me crème la bédaine tous les soirs... Il est tellement fin et beau, il y a des jours où je me demande ce que j'ai fait pour mériter un gars comme lui! Alors pour moi, remplir son bas est la moindre des choses... même si le mien est vide, tout ce que je veux, au fond, c'est le voir heureux! Bon ok, tout le monde aime recevoir des cadeaux, mais tant que j'ai autre chose qu'un ours ballerine, je serai comblée! 21 juillet 2005Bonne fête mon amour!Hom, tu as 30 ans aujourd'hui. Trente ans, l'âge que tu redoutais, qui te faisait peur. Un âge malgré tout encore jeune, encore bien vivant et plein d'avenir. Tes 30 ans te rappeleront toujours l'année où ta vie aura changée, l'année où tu auras reçu le plus beau des cadeaux. Je t'aime, tu le sais, mais je ne me lasse de le répéter. Plus les jours avancent, plus je vis ce bonheur avec toi, plus je t'aime. Ça fait 11 ans qu'on se connaît et j'en apprends encore sur toi, tu arrives encore à me surprendre. Quand nous nous sommes embrassés pour la première fois, tu avais 20 ans, j'en avais 18. Je me voyais déjà aller très loin avec toi, mais jamais je n'aurais imaginé le chemin que nous avons parcouru, comme je ne peux imaginer celui qu'il nous reste à parcourir, ensemble. J'aurais voulu te faire le plus gros des partys. J'aurais voulu que la terre entière célèbre ton anniversaire avec moi, pour souligner à quel point tu es important pour moi. Au lieu de tout ça, je suis là, seule, à t'écrire un mot qui ne reflète qu'une infime partie de ce que je ressens pour toi. Bonne fête mon amour! Je t'aime si fort, je t'aime à la folie. J'espère que cette journée, voire cette année sera la première d'une longue série d'années merveilleuses remplies de surprises et de bonheur. Petit Pépin, du creux de mon ventre, te dit bonne fête papa! Dans 6 mois, tu pourras déballer ton cadeau. D'ici-là, tu as seulement le droit de toucher à l'emballage! 5 juin 2005Notre histoire d'amour(Décidément, c'est le temps des anniversaires!) Il y a 9 ans mon amour, tu m'embrassais pour la première fois. Il y a 9 ans, tu faisais tomber mes barrières et tu me faisais baisser mes défenses pourtant si solides. Tu m'as attendue si longtemps. Je t'aimais, je le savais, mais je n'osais me l'avouer. J'avais peur que tu me fasses mal comme les autres avant. J'avais peur que tu te tannes de moi. J'avais avant tout peur de perdre le meilleur ami que tu étais devenu pour moi. On se connaissais depuis 2 ans déjà. Et depuis un an, on se côtoyait à tous les jours. Plus le temps avançait, plus on le passait ensemble. Notre complicité et nos façons de penser si complémentaires faisaient de nous des amis inséparables. Je me sentais bien avec toi. J'étais respectée, appuyée, aimée. Je sentais que je pouvais enfin être moi-même. En fait, j'ai découvert qui j'étais vraiment grâce à toi. J'aimais ta présence, ton regard, ton sourire, car ils étaient remplis de confiance et d'amitié. Je n'avais jamais eu d'ami comme toi avant et j'avais très peur de tout gâcher si on allait plus loin. Te souviens-tu à la crèmerie? Nos regards se sont fixés, nos souffles ont ralenti, nos bouches se sont approchées... et j'ai eu peur et je me suis mise à parler comme un moulin et je me suis éloignée. Comme je suis chanceuse que tu n'aies pas décidé de tout laisser tomber à ce moment-là! Ce que j'aurais manqué si tu n'avais pas persévéré! Nous avons traversé de durs moments ensemble, au fil des années. Nous avons pour un moment pris des chemins séparés, qui ne se sont pourtant jamais vraiment éloignés. Puis, les épreuves ont forcé notre couple à se solidifier. Avec toi, j'ai eu le courage et la détermination de réaliser notre rêve. Que tu deviennes papa était une si grande motivation pour ne pas abandonner. Avec toi, je suis devenue plus forte. Avec toi, je veux vivre ce rêve à fond. Tu as fait de moi ce que je suis aujourd'hui et je t'en suis reconnaissante. Tu m'as appris que je suis une personne unique, à part entière et que je mérite ma propre confiance. Tu m'as montré à lever la tête, marcher droit et ne pas vivre les yeux rivés vers le passé. Tu m'as plus d'une fois poussée à faire des choses que je croyais impossibles. Mais surtout, tu m'as prouvé que j'étais digne de ton amour, de tout amour. Tu es mon ami, mon amour, mon partenaire, mon complice. Je t'aime. 5 avril 2005RenouveauIl y a 6 ans aujourd'hui, Hom me disait qu'il ne m'aimait plus comme avant. Il y a 6 ans, Hom me laissait et ma vie s'écroulait. Mes rêves de maison, de bébé et de couple s'effondraient. J'allais devoir quitter mon appartement et recommencer ma vie. Alors que je croyais être si près de mes buts, de mes rêves, j'ai croisé un serpent et je suis retombée à la case départ. Hom et moi sommes restés amis. Nous étions amis avant d'être amoureux, c'était important pour moi de rester amie avec lui après. Bien sûr, je l'aimais encore, alors mon amitié était aussi teintée d'amour et d'espoir. Je ne le lâcherais pas, je ne le laisserais pas s'en tirer comme ça! J'ai énormément appris sur moi-même pendant ces quelques mois. J'ai grandi, j'ai changé, j'ai vieilli. Puis Hom est sorti de sa turpeur et m'a dit qu'il s'était trompé et qu'il m'aimait encore. Notre deuxième départ a été prudent et lent. Notre confiance était complètement à rebâtir. Nous ne voulions plus faire les mêmes erreurs, nous voulions travailler sur notre couple. Dans mon coeur, j'ai donc reporté à plus tard mes beaux projets de maison et de bébé. Je tenais bien plus a solidifier notre couple pour le moment. Deux ans plus tard, je commençais à l'achaler pour un bébé. Ça a pris un an avant qu'il me dise "ok, après cette boîte de pilule-là, on essaie." Notre amour est fort aujourd'hui. Je l'aime plus que tout et je sais que c'est réciproque. Bien entendu, nous avons nos accrochages, mais rien comme avant la rupture. Ça n'a jamais plus été pareil. Ça a toujours été mieux. Ce que je croyais à l'époque être le pire jour de ma vie s'est avéré être une naissance pour moi et pour nous deux. Nous sommes extrêmement complices et amis. Je crois sincèrement que la solidité de notre amitié, qui a été mise à rude épreuve, peut-être même plus que notre amour, est ce qui fait la base de notre couple et ce qui le tient ensemble. Hom, je ne te dirai pas merci de m'avoir brisé le coeur il y a 6 ans. Mais je dis merci à la vie de t'avoir mis sur mon chemin et de nous avoir brassés comme ça. Ça a fait de nous ce que nous sommes aujourd'hui.
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