Nous sommes en couple depuis presque 15 ans et pourtant, nous n'avons jamais voyagé ensemble. Enfin, à part quelques petites vacances à travers le Québec ou les Maritimes. Jamais pris l'avion avec lui. Jamais passé une semaine dans un autre pays avec lui. Lui qui prend pourtant l'avion plusieurs fois par mois, qui voyage beaucoup pour le travail et voit (rapidement, souvent très sommairement) différents pays, ne m'a jamais faite traverser une frontière.
Tout ça va changer la semaine prochaine. Nous faisons le grand saut: notre premier voyage dans le Sud ensemble, seuls, sans les enfants (du moins, sans les deux grands!). J'ai tellement hâte, j'en dors mal! Hâte de me retrouver seule avec lui, hâte de flâner, de ne pas avoir à préparer de repas, de ne pas avoir à habiller les enfants pour la garderie et l'école. Hâte de manger quand je veux, sans avoir à me lever 12 fois pendant le repas. Hâte de prendre une douche sans me faire interrompre par un "maman, je veux des céréales!" ou pire, un "maman, j'ai fait caca, viens essuyer mes fesses!". C'est arrivé ce matin. Et je vous jure que, la tête pleine de shampoing, je ne la trouvais pas drôle.
J'ai hâte de revivre, un peu, ce que nous étions avant d'avoir des enfants. J'ai hâte de ne pas savoir à l'avance ce que nos journées seront. Hâte de ne pas me sentir coupable de ne rien faire. Hâte de lire, me baigner, m'étendre sur la plage. Hâte de me reposer, de refaire le plein.
Mais... j'ai aussi extrêmement peur. Ce sera la première fois que je laisse les enfants pour plus de deux jours. Et nous serons si loin. Je fais confiance en mon père et sa conjointe. Je sais que les enfants aiment aller chez eux, ils en ont l'habitude, ils sauront quoi faire. Mais j'ai peur qu'il leur arrive quelque chose et que nous soyons si loin. J'ai peur qu'il nous arrive quelque chose, si loin d'eux. Je sais, je ne dois pas y penser, ça me stresserait pour rien. Mais je ne peux m'en empêcher. J'imagine que ça me prendra quelques jours avant de ne plus y penser (autant).
Je focusse donc sur le positif: la plage, le repos, le soleil, la paix. Et les retrouvailles au bout d'une semaine. Et mon écho le lendemain de notre retour!
Maintenant, si je pouvais juste retrouver ma valise...
7 avril 2011
15 mars 2011
Il en a trois
Déjà.
On le répète à chaque anniversaire, à chaque moment charnière qui passe. Déjà.
Mais ça ne cesse d'être vrai: le temps passe vite et rien ne peut l'arrêter.
Mon bébé, mon potelé, mon Tilou d'amour a aujourd'hui 3 ans. Déjà. Trois ans d'intensité, d'extrêmes, de contradictions, de remises en question, de refontes de routine, d'adaptation, de rigolades, de joues rondes et roses et douces et bonnes, de complicité et d'adversité fraternelles. Trois ans de vie de famille à quatre. Trois ans avec mon deuxième garçon, si différent du premier. Trois ans à apprendre à connaître Tilou. Et à l'aimer inconditionnellement.
Tilou est toujours aussi blond. Il a toujours ses si beaux yeux bleus. Il passe toujours aussi rapidement des larmes au rire (et vice-versa). Il est propre (sauf de nuit, mais presque). Il parle sans arrêt et très clairement. Il a toutes ses dents. Il mange de tout, mais ne veut toujours pas boire de lait. Il déteste toujours qu'on lui lave les cheveux (la tor-tu-re). Il a toujours son caractère intense, sa personnalité pleine de sensibilité et de charme. Il a encore des fossettes sur les coudes et les joues. Il a encore les cuisses potelées et les joues rondes à croquer. Il se démarque pourtant tellement du bébé qu'il était. Il devient de plus en plus un enfant, un grand. Il est si fier d'avoir 3 ans. Si fier d'être propre et d'être un grand garçon.
Et moi, je le regarde grandir, impuissante. Je le regarde lentement s'éloigner de moi, mon bébé koala qui coupe le cordon doucement. Je sais qu'un jour, il ne voudra plus de bisou ni de câlin. Mais pour l'instant, je me gâte et je fais le plein.
Déjà. Trois années intenses, mais tellement, tellement belles.
Bonne fête mon Tilou-tout-fou-plein-d'poux! Je t'aime à la folie. Pour la vie.
On le répète à chaque anniversaire, à chaque moment charnière qui passe. Déjà.
Mais ça ne cesse d'être vrai: le temps passe vite et rien ne peut l'arrêter.
Mon bébé, mon potelé, mon Tilou d'amour a aujourd'hui 3 ans. Déjà. Trois ans d'intensité, d'extrêmes, de contradictions, de remises en question, de refontes de routine, d'adaptation, de rigolades, de joues rondes et roses et douces et bonnes, de complicité et d'adversité fraternelles. Trois ans de vie de famille à quatre. Trois ans avec mon deuxième garçon, si différent du premier. Trois ans à apprendre à connaître Tilou. Et à l'aimer inconditionnellement.
Tilou est toujours aussi blond. Il a toujours ses si beaux yeux bleus. Il passe toujours aussi rapidement des larmes au rire (et vice-versa). Il est propre (sauf de nuit, mais presque). Il parle sans arrêt et très clairement. Il a toutes ses dents. Il mange de tout, mais ne veut toujours pas boire de lait. Il déteste toujours qu'on lui lave les cheveux (la tor-tu-re). Il a toujours son caractère intense, sa personnalité pleine de sensibilité et de charme. Il a encore des fossettes sur les coudes et les joues. Il a encore les cuisses potelées et les joues rondes à croquer. Il se démarque pourtant tellement du bébé qu'il était. Il devient de plus en plus un enfant, un grand. Il est si fier d'avoir 3 ans. Si fier d'être propre et d'être un grand garçon.
Et moi, je le regarde grandir, impuissante. Je le regarde lentement s'éloigner de moi, mon bébé koala qui coupe le cordon doucement. Je sais qu'un jour, il ne voudra plus de bisou ni de câlin. Mais pour l'instant, je me gâte et je fais le plein.
Déjà. Trois années intenses, mais tellement, tellement belles.
Bonne fête mon Tilou-tout-fou-plein-d'poux! Je t'aime à la folie. Pour la vie.
7 mars 2011
Une autre rencontre
Nous avons décidé, une fois encore, de faire le test de clarté nucale, donc l'échographie et les deux prises de sang. Malheureusement, je n'ai pas réussi à avoir un rendez-vous une journée où Hom était en ville. De nombreux déplacements (dont un voyage en Floride et un autre à Vancouver) dans les dernières semaines, en plus de la semaine de relâche (donc journées de clinique diminuées) et du fait que notre période pour cette écho était restreinte, tout cela a fait que c'était impossible pour Hom d'y assister. Nous étions déçus, mais ce qui comptait avant tout, c'était la santé du bébé.
Comme Tithom n'avait pas d'école ce jour-là, j'avais décidé de l'amener avec moi. Et comme ma mère m'achale toujours pour assister à mes accouchements (il n'en est PAS QUESTION!), je me disais que ce serait un petit prix de consollation pour elle. Après avoir annoncé notre bonne nouvelle à la famille, je l'ai donc invitée à assister à l'échographie. Elle en était très heureuse.
Donc, mercredi matin dernier, je me rends à la clinique avec mes deux accolytes. J'ai essayé d'expliquer à Tithom qu'on allait voir le bébé, mais que ce ne serait pas très clair sur la télé, que ce serait en gris et que le docteur devait prendre des mesures.
Je m'étends sur la table et dès que le docteur pose la sonde sur mon ventre, on voit le bébé apparaître très clairement à l'écran. Il me semble ne jamais l'avoir vu aussi clairement à ce stade. Tout de suite, on voit très bien sa colonne vertébrale. Le doc s'exclame "tu as pris de l'acide folique, toi!" Tithom voit bien le bébé aussi. Ma mère est hypnotisée par l'écran. Bébé bouge sans arrêt (pas surprenant que j'aie déjà commencé à le/la sentir bouger), croise ses petites jambes, se couche avec les fesses dans les airs, semble nous saluer avec sa petite main... Tithom rigole, il trouve ça très drôle de voir le bébé bouger. Je craque. C'est trop mignon.
Le doc prend ses mesures. Tout semble parfait. Mais on doit aussi bien voir l'os de son nez. Le doc commence donc à brasser mon ventre pour faire bouger bébé. Tithom éclate de rire! Il devient donc le petit helper du docteur et brasse mon ventre à son tour. C'est long, bébé ne veut pas nous montrer son profil. Brasse la bédaine, bouge le bébé... on finit par voir ce qu'on veut voir: un bel os de nez.
Le doc me demande si je veux savoir si c'est un garçon ou une fille. Je lui dis que non. Je ne l'ai jamais su aux autres (à ce stade-ci) et ça ne me démange pas. D'autant plus que la marge d'erreur est trop grande et je ne veux pas me faire de fausses idées. De toute façon, même si on avait voulu savoir, bébé ne nous aurait pas laissé faire. Il/elle a gardé ses jambes croisées tout le long, alors même le doc qui voulait aller voir n'a pas pu.
Un bébé en santé, de belles mesures, une belle écho. Et un sentiment de bien-être qui grandit en moi. Le premier trimestre est terminé. Je respire mieux. Nos familles sont au courant. Les enfants m'en parlent à tous les jours. Je sens le bébé bouger. Voilà, je la sens enfin arriver, la zénitude.
Comme Tithom n'avait pas d'école ce jour-là, j'avais décidé de l'amener avec moi. Et comme ma mère m'achale toujours pour assister à mes accouchements (il n'en est PAS QUESTION!), je me disais que ce serait un petit prix de consollation pour elle. Après avoir annoncé notre bonne nouvelle à la famille, je l'ai donc invitée à assister à l'échographie. Elle en était très heureuse.
Donc, mercredi matin dernier, je me rends à la clinique avec mes deux accolytes. J'ai essayé d'expliquer à Tithom qu'on allait voir le bébé, mais que ce ne serait pas très clair sur la télé, que ce serait en gris et que le docteur devait prendre des mesures.
Je m'étends sur la table et dès que le docteur pose la sonde sur mon ventre, on voit le bébé apparaître très clairement à l'écran. Il me semble ne jamais l'avoir vu aussi clairement à ce stade. Tout de suite, on voit très bien sa colonne vertébrale. Le doc s'exclame "tu as pris de l'acide folique, toi!" Tithom voit bien le bébé aussi. Ma mère est hypnotisée par l'écran. Bébé bouge sans arrêt (pas surprenant que j'aie déjà commencé à le/la sentir bouger), croise ses petites jambes, se couche avec les fesses dans les airs, semble nous saluer avec sa petite main... Tithom rigole, il trouve ça très drôle de voir le bébé bouger. Je craque. C'est trop mignon.
Le doc prend ses mesures. Tout semble parfait. Mais on doit aussi bien voir l'os de son nez. Le doc commence donc à brasser mon ventre pour faire bouger bébé. Tithom éclate de rire! Il devient donc le petit helper du docteur et brasse mon ventre à son tour. C'est long, bébé ne veut pas nous montrer son profil. Brasse la bédaine, bouge le bébé... on finit par voir ce qu'on veut voir: un bel os de nez.
Le doc me demande si je veux savoir si c'est un garçon ou une fille. Je lui dis que non. Je ne l'ai jamais su aux autres (à ce stade-ci) et ça ne me démange pas. D'autant plus que la marge d'erreur est trop grande et je ne veux pas me faire de fausses idées. De toute façon, même si on avait voulu savoir, bébé ne nous aurait pas laissé faire. Il/elle a gardé ses jambes croisées tout le long, alors même le doc qui voulait aller voir n'a pas pu.
Un bébé en santé, de belles mesures, une belle écho. Et un sentiment de bien-être qui grandit en moi. Le premier trimestre est terminé. Je respire mieux. Nos familles sont au courant. Les enfants m'en parlent à tous les jours. Je sens le bébé bouger. Voilà, je la sens enfin arriver, la zénitude.
21 février 2011
Sortir du brouillard
Presqu'un mois depuis que nous avons vu notre grain de riz sur un écran. Un mois à quand même angoisser, car voir le coeur si tôt ne garantit pas grand chose. Un mois à vivre nausées, fatigue, malaises digestifs, rhume... Un mois à avoir l'impression de patauger dans un épais brouillard avec l'espoir bien ferme d'entendre ce petit coeur battre à nouveau. Un mois à attendre le rendez-vous suivant en essayant de ne pas tomber endormie n'importe où, n'importe quand. Un mois à garder le secret.
J'avais mon premier rendez-vous de grossesse la semaine dernière. La valse des rendez-vous était alors lancée: prises de sang, clarté nucale, référence pour l'échographie, rendez-vous aux 4 semaines. Ouf. Bien que je l'ai déjà vécu 2 fois, ce côté de la grossesse ne me manquait pas du tout! Surtout que gérer des rendez-vous avec deux enfants qui ont des horaires particuliers, ça demande beaucoup de créativité.
Bref, mon rendez-vous. J'étais nerveuse. Quatre semaines sans entendre le coeur de mon bébé, sans savoir si tout allait toujours bien, ça commençait à me peser. J'aurais tellement voulu être zen, mais c'était plus fort que moi! Après la routine de la pesée, pression, questions, venait le moment tant attendu de l'écoute du coeur. Je m'étends sur la table d'examen. Le doc pose son machin sur la gelée froide, sur mon ventre. Et il cherche. Et cherche. On entend des gargouillis, des murmures, mais rien qui ressemble à un battement de coeur. Le mien commence à battre plus vite. Mes doigts tordent le chandail que je retiens au-dessus de mon nombril. Le doc cherche. Il appuie fort, bouge lentement, ne laisse pas un espace non exploré. Je stresse. Je n'ose plus le regarder, car j'ai vu son air inquiet. J'aurais aimé avoir Hom près de moi pour lui serrer la main. De longues minutes s'écoulent. Puis, comme sorti d'une caverne, on entend un battement rapide. Doucement, presqu'imperceptible. Mais bien là. Le doc me regarde, visiblement soulagé et me demande si je l'entends bien. Je lui réponds oui, laissant du même coup tomber mon stress.
Tout semble bien aller pour le moment. C'est tout ce que je voulais savoir. Quelle libération!
En plus, mes nausées semblent enfin disparues, ou presque. La fatigue y est toujours, mais je sais que ce n'est qu'un question de semaines avant de retrouver la forme. Juste à temps pour le printemps je crois bien!
Nous avons annoncé aux garçons que maman avait un bébé dans son bedon en fin de semaine. Tilou ne semblait pas trop comprendre, Tithom était très curieux. Je lui ai montré des images de ce que bébé a l'air en ce moment et ça l'impressionnait beaucoup. Le lendemain matin, Tilou est entré dans ma chambre alors que je dormais encore et, inquisiteur, il m'a demandé où était le bébé.
Il est juste là, mon coeur. Et maman en est tellement heureuse.
J'avais mon premier rendez-vous de grossesse la semaine dernière. La valse des rendez-vous était alors lancée: prises de sang, clarté nucale, référence pour l'échographie, rendez-vous aux 4 semaines. Ouf. Bien que je l'ai déjà vécu 2 fois, ce côté de la grossesse ne me manquait pas du tout! Surtout que gérer des rendez-vous avec deux enfants qui ont des horaires particuliers, ça demande beaucoup de créativité.
Bref, mon rendez-vous. J'étais nerveuse. Quatre semaines sans entendre le coeur de mon bébé, sans savoir si tout allait toujours bien, ça commençait à me peser. J'aurais tellement voulu être zen, mais c'était plus fort que moi! Après la routine de la pesée, pression, questions, venait le moment tant attendu de l'écoute du coeur. Je m'étends sur la table d'examen. Le doc pose son machin sur la gelée froide, sur mon ventre. Et il cherche. Et cherche. On entend des gargouillis, des murmures, mais rien qui ressemble à un battement de coeur. Le mien commence à battre plus vite. Mes doigts tordent le chandail que je retiens au-dessus de mon nombril. Le doc cherche. Il appuie fort, bouge lentement, ne laisse pas un espace non exploré. Je stresse. Je n'ose plus le regarder, car j'ai vu son air inquiet. J'aurais aimé avoir Hom près de moi pour lui serrer la main. De longues minutes s'écoulent. Puis, comme sorti d'une caverne, on entend un battement rapide. Doucement, presqu'imperceptible. Mais bien là. Le doc me regarde, visiblement soulagé et me demande si je l'entends bien. Je lui réponds oui, laissant du même coup tomber mon stress.
Tout semble bien aller pour le moment. C'est tout ce que je voulais savoir. Quelle libération!
En plus, mes nausées semblent enfin disparues, ou presque. La fatigue y est toujours, mais je sais que ce n'est qu'un question de semaines avant de retrouver la forme. Juste à temps pour le printemps je crois bien!
Nous avons annoncé aux garçons que maman avait un bébé dans son bedon en fin de semaine. Tilou ne semblait pas trop comprendre, Tithom était très curieux. Je lui ai montré des images de ce que bébé a l'air en ce moment et ça l'impressionnait beaucoup. Le lendemain matin, Tilou est entré dans ma chambre alors que je dormais encore et, inquisiteur, il m'a demandé où était le bébé.
Il est juste là, mon coeur. Et maman en est tellement heureuse.
26 janvier 2011
Grain de riz
L'angoisse était palpable. Hom n'arrêtait pas de parler, ce qui n'est pas dans ses habitudes. Je lui ai dit gentiment que je ne l'écoutais pas vraiment, que j'avais trop mal au coeur pour me concentrer. Mal au coeur... nausées, ou stress? Probablement un mélange des deux. J'avais terriblement hâte de savoir et terriblement peur en même temps.
Le médecin est finalement arrivé. Il jette un rapide coup d'oeil à mon dossier et s'exclame: "Bon! Alors tu es enceinte! Ok! Avec 6 folicules, on va aller voir combien il y en a!"
Si j'étais angoissée avant, là, j'étais complètement paniquée. Comment ça, six?? Je croyais que c'était 4, peut-être 5?! Hom semble aussi paniqué que moi, mais tous les deux, nous affichons un faux sourire, essayant de garder notre calme. Le doc me demande quand a eu lieu l'insémination. Je bafouille que nous n'en avons pas fait, que c'est naturel. Il dit: "ah! Alors les chances sont moins grandes!"
Puis, sur l'écran, au milieu de la zone grisâtre, apparaît une bulle noire. Une bulle. Avec une autre bulle à l'intérieur, grise cette fois. Le doc bouge la sonde, cherche partout. Je retiens mon souffle. Hom est blanc comme un drap. "Il n'y en a qu'un!" s'exclame le médecin, bien heureux lui aussi de la nouvelle.
Un seul bébé. Déjà, mes épaules semblent moins tendues. Ce bébé, il est minuscule! Sa forme est plutôt difficile à discerner. On le mesure: 8.5 mm. C'est un grain de riz! Si petit, si fragile! Le doc bouge la sonde, fait un zoom... un petit clignotement, tellement petit... un petit coeur qui bat! Il place la sonde sur le coeur. On l'entend! Si minuscule et déjà, on l'entend! Un grain de riz avec un coeur qui bat! Depuis seulement quelques jours en plus!
Un seul bébé, avec un coeur qui bat. Je ne pouvais demander mieux! Nous gardons encore la nouvelle pour nous. Je préfère attendre mon prochain rendez-vous (vers 11s), pour entendre le coeur à nouveau avant de l'annoncer aux garçons, puis à notre entourage.
Pour l'instant, donc, j'ai un secret bien gardé: mon petit grain de riz au coeur qui bat, bien au creux de mon ventre.
Le médecin est finalement arrivé. Il jette un rapide coup d'oeil à mon dossier et s'exclame: "Bon! Alors tu es enceinte! Ok! Avec 6 folicules, on va aller voir combien il y en a!"
Si j'étais angoissée avant, là, j'étais complètement paniquée. Comment ça, six?? Je croyais que c'était 4, peut-être 5?! Hom semble aussi paniqué que moi, mais tous les deux, nous affichons un faux sourire, essayant de garder notre calme. Le doc me demande quand a eu lieu l'insémination. Je bafouille que nous n'en avons pas fait, que c'est naturel. Il dit: "ah! Alors les chances sont moins grandes!"
Puis, sur l'écran, au milieu de la zone grisâtre, apparaît une bulle noire. Une bulle. Avec une autre bulle à l'intérieur, grise cette fois. Le doc bouge la sonde, cherche partout. Je retiens mon souffle. Hom est blanc comme un drap. "Il n'y en a qu'un!" s'exclame le médecin, bien heureux lui aussi de la nouvelle.
Un seul bébé. Déjà, mes épaules semblent moins tendues. Ce bébé, il est minuscule! Sa forme est plutôt difficile à discerner. On le mesure: 8.5 mm. C'est un grain de riz! Si petit, si fragile! Le doc bouge la sonde, fait un zoom... un petit clignotement, tellement petit... un petit coeur qui bat! Il place la sonde sur le coeur. On l'entend! Si minuscule et déjà, on l'entend! Un grain de riz avec un coeur qui bat! Depuis seulement quelques jours en plus!
Un seul bébé, avec un coeur qui bat. Je ne pouvais demander mieux! Nous gardons encore la nouvelle pour nous. Je préfère attendre mon prochain rendez-vous (vers 11s), pour entendre le coeur à nouveau avant de l'annoncer aux garçons, puis à notre entourage.
Pour l'instant, donc, j'ai un secret bien gardé: mon petit grain de riz au coeur qui bat, bien au creux de mon ventre.
17 janvier 2011
Un, deux, trois... ou quatre?
Un des risques de la procréation médicalement assistée (PMA), c'est la possibilité accrue de vivre une grossesse multiple (ou gemellaire). Dépendament des traitements, le pourcentage peut être plus ou moins élevé.
Je n'ai pas de chiffre précis pour mon cas. Tout ce que je sais, c'est qu'à ma dernière échographie d'ovulation, j'avais 4, peut-être 5 folicules matures. Ce qui donne une possibilité (faible, mais là tout de même) de quintuplés. Mais surtout, de jumeaux.
Vu mes propres statistiques (j'ai eu quelques cycles avec plus d'un folicule qui n'ont donné aucune grossesse, et un cycle avec 4 folicule qui nous a donné Tilou), je serais portée à croire que mes chances de jumeaux ne sont pas si élevées. D'autant plus que je me sens plutôt bien.
Mais il y a une petite voix en moi qui ne veut se taire et qui joue un grand rôle dans cette angoisse qui m'habite. Cette petite voix me répète qu'il y a quand même des chances, que je ne peux les ignorer. Cette voix me dit "et si jamais..." en me laissant imaginer le pire...
Dans toutes mes peurs qui me hantent ces jours-ci, celle d'une grossesse gemellaire prend beaucoup de place. On me souhaite des jumeaux. On me dit en rigolant "ce serait drôle, hein, qu'il y en ait trois?" Je ne vois tellement pas ce qu'il y aurait de drôle là-dedans. Je ne me souhaite pas de jumeaux. Ça peut paraître bizarre, venant de quelqu'un qui doit avoir recours à la PMA pour tomber enceinte, mais voilà. J'espère de tout coeur qu'il n'y a qu'un seul bébé, bien accroché.
Comprenez-moi. Je finirais bien sûr par être heureuse s'il advenait qu'il y en ait deux. Mais le choc serait grand et la période d'adaptation tout autant. Je serais d'abord triste, car ça voudrait dire beaucoup de petits deuils à vivre: entre autres, celui de la possibilité d'accoucher à la maison, chose qui me tient vraiment à coeur. Aussi, le fait que la décision que ce serait ma dernière grossesse se soit prise d'elle-même, sans que j'ai mon mot à dire (ou à peine). Mais surtout, celui d'une grossesse facile, si on tient compte de tous les risques associés à une grossesse multiple.
Je ne sauterais donc pas de joie si on m'apprenait demain que j'attends plus qu'un bébé. Je sais que bien des gens (surtout des couples infertiles) désirent vraiment des jumeaux. Et je peux comprendre pourquoi. Mais moi, dans mon cas, personnellement, à l'endroit où j'en suis aujourd'hui, avec mes deux jeunes enfants, je ne peux désirer des jumeaux. Je ne peux. juste. pas.
Et ça, c'est sans même penser à ce qu'on devrait faire, s'il y en avait 4 ou 5... L'idée de la réduction embryonnaire me fait extrêmement peur et surtout, ça me brise le coeur. De devoir vivre tout ça pour avoir un enfant, et d'ensuite devoir me défaire de ces enfants parce qu'il y en a trop... c'est absurde et injuste. Je ne voudrais pas devoir faire face à ce genre de décision. Je n'y pense pas, je ne veux pas me faire de mal pour rien.
J'en ai assez d'avoir peur, de me poser des questions, d'imaginer le pire (probablement pour rien). J'aimerais tellement pouvoir fermer les yeux et me réveiller sur la table d'échographie, les yeux tournés vers l'écran noir et blanc... et les oreilles remplies du plus beau son au monde: wousha, wousha, wousha...
Je n'ai pas de chiffre précis pour mon cas. Tout ce que je sais, c'est qu'à ma dernière échographie d'ovulation, j'avais 4, peut-être 5 folicules matures. Ce qui donne une possibilité (faible, mais là tout de même) de quintuplés. Mais surtout, de jumeaux.
Vu mes propres statistiques (j'ai eu quelques cycles avec plus d'un folicule qui n'ont donné aucune grossesse, et un cycle avec 4 folicule qui nous a donné Tilou), je serais portée à croire que mes chances de jumeaux ne sont pas si élevées. D'autant plus que je me sens plutôt bien.
Mais il y a une petite voix en moi qui ne veut se taire et qui joue un grand rôle dans cette angoisse qui m'habite. Cette petite voix me répète qu'il y a quand même des chances, que je ne peux les ignorer. Cette voix me dit "et si jamais..." en me laissant imaginer le pire...
Dans toutes mes peurs qui me hantent ces jours-ci, celle d'une grossesse gemellaire prend beaucoup de place. On me souhaite des jumeaux. On me dit en rigolant "ce serait drôle, hein, qu'il y en ait trois?" Je ne vois tellement pas ce qu'il y aurait de drôle là-dedans. Je ne me souhaite pas de jumeaux. Ça peut paraître bizarre, venant de quelqu'un qui doit avoir recours à la PMA pour tomber enceinte, mais voilà. J'espère de tout coeur qu'il n'y a qu'un seul bébé, bien accroché.
Comprenez-moi. Je finirais bien sûr par être heureuse s'il advenait qu'il y en ait deux. Mais le choc serait grand et la période d'adaptation tout autant. Je serais d'abord triste, car ça voudrait dire beaucoup de petits deuils à vivre: entre autres, celui de la possibilité d'accoucher à la maison, chose qui me tient vraiment à coeur. Aussi, le fait que la décision que ce serait ma dernière grossesse se soit prise d'elle-même, sans que j'ai mon mot à dire (ou à peine). Mais surtout, celui d'une grossesse facile, si on tient compte de tous les risques associés à une grossesse multiple.
Je ne sauterais donc pas de joie si on m'apprenait demain que j'attends plus qu'un bébé. Je sais que bien des gens (surtout des couples infertiles) désirent vraiment des jumeaux. Et je peux comprendre pourquoi. Mais moi, dans mon cas, personnellement, à l'endroit où j'en suis aujourd'hui, avec mes deux jeunes enfants, je ne peux désirer des jumeaux. Je ne peux. juste. pas.
Et ça, c'est sans même penser à ce qu'on devrait faire, s'il y en avait 4 ou 5... L'idée de la réduction embryonnaire me fait extrêmement peur et surtout, ça me brise le coeur. De devoir vivre tout ça pour avoir un enfant, et d'ensuite devoir me défaire de ces enfants parce qu'il y en a trop... c'est absurde et injuste. Je ne voudrais pas devoir faire face à ce genre de décision. Je n'y pense pas, je ne veux pas me faire de mal pour rien.
J'en ai assez d'avoir peur, de me poser des questions, d'imaginer le pire (probablement pour rien). J'aimerais tellement pouvoir fermer les yeux et me réveiller sur la table d'échographie, les yeux tournés vers l'écran noir et blanc... et les oreilles remplies du plus beau son au monde: wousha, wousha, wousha...
14 janvier 2011
En attendant la zénitude
Je m'étais juré que cette fois-ci, je resterais zen. Je m'étais promis de ne pas stresser, de respirer, de simplement vivre.
Bon. On peut dire que c'est raté. Je suis stressée, j'ai peur, j'angoisse. Bien sûr, il y a de beaux moments où ça va bien (quand je dors, surtout). Mais il m'arrive encore trop souvent à mon goût de me poser des tas de questions, d'analyser et suranalyser mes symptômes légers. Le pire dans tout ça, c'est que je SAIS ce que tout le monde va me dire. Je le sais, que l'absence de symptôme ne veut rien dire. Je le sais que ce n'est pas bon de stresser. Je le sais que les chances que tout aille bien sont plus grandes que celles où tout pourrait mal virer. Je sais que je devrais profiter. Je le sais.
Mais j'ai peur quand même. Je n'y peux rien. Quand c'est trop beau, quand tout va trop bien, je trouve ça louche. Je me dis que le pot m'attend dans le détour, alors que je serai trop occupée à renifler mes belles fleurs.
Heureusement pour moi (et ma santé mentale), j'ai réussi à avoir un rendez-vous pour une échographie la semaine prochaine. Je serai rendue à presque 7 semaines. J'espère de tout mon être voir un petit coeur scintiller. Qu'on me dise que bébé est à la bonne place et semble bien accroché. Qu'on me confirme que je ne rêve pas.
Je crois que la zénitude pourra venir après, si les nouvelles sont bonnes. En attendant, je remercie la vie à chaque jour qui passe où je suis encore, jusqu'à preuve du contraire, enceinte.
Bon. On peut dire que c'est raté. Je suis stressée, j'ai peur, j'angoisse. Bien sûr, il y a de beaux moments où ça va bien (quand je dors, surtout). Mais il m'arrive encore trop souvent à mon goût de me poser des tas de questions, d'analyser et suranalyser mes symptômes légers. Le pire dans tout ça, c'est que je SAIS ce que tout le monde va me dire. Je le sais, que l'absence de symptôme ne veut rien dire. Je le sais que ce n'est pas bon de stresser. Je le sais que les chances que tout aille bien sont plus grandes que celles où tout pourrait mal virer. Je sais que je devrais profiter. Je le sais.
Mais j'ai peur quand même. Je n'y peux rien. Quand c'est trop beau, quand tout va trop bien, je trouve ça louche. Je me dis que le pot m'attend dans le détour, alors que je serai trop occupée à renifler mes belles fleurs.
Heureusement pour moi (et ma santé mentale), j'ai réussi à avoir un rendez-vous pour une échographie la semaine prochaine. Je serai rendue à presque 7 semaines. J'espère de tout mon être voir un petit coeur scintiller. Qu'on me dise que bébé est à la bonne place et semble bien accroché. Qu'on me confirme que je ne rêve pas.
Je crois que la zénitude pourra venir après, si les nouvelles sont bonnes. En attendant, je remercie la vie à chaque jour qui passe où je suis encore, jusqu'à preuve du contraire, enceinte.
31 décembre 2010
La fin d'une année, le début d'une autre
Je ne ferai pas de bilan de mon année 2010. Elle a été bien, en général. C'est ce que j'en conclus. Une bonne année, dont je retiens surtout nos superbes vacances en famille. Ces souvenirs resteront à jamais gravés dans nos mémoires.
Une bonne année donc. Sans événement marquant? En fait, pas tout à fait. J'aurais pu dire ça jusqu'à il y a quelques jours. Mais l'année se termine sur une belle note, sur une nouvelle merveilleuse qui me fait croire, encore à mon âge, qu'il existe peut-être vraiment un père Noël...
Je termine l'année 2010 avec un tout petit mini bourgeon de vie dans le bedon. Eh oui, contre toute attente (en tout cas, de ma part!), mon premier cycle de traitements a fonctionné. Je suis enceinte. Je suis encore sous le choc (et Hom encore plus). J'espère de tout coeur que tout se déroulera bien.
Et j'espère aussi de tout mon coeur que tous les couples infertiles trouveront la paix, si ce n'est la parenté, en 2011. Que ce début d'année où on se fait si souvent souhaiter un beau bébé en santé et du succès dans nos études en soit un de réjouissance et de sérénité. Que votre amour vous porte et vous aide à réaliser vos plus beaux rêves.
Bonne année 2011 à tous et à toutes!
Une bonne année donc. Sans événement marquant? En fait, pas tout à fait. J'aurais pu dire ça jusqu'à il y a quelques jours. Mais l'année se termine sur une belle note, sur une nouvelle merveilleuse qui me fait croire, encore à mon âge, qu'il existe peut-être vraiment un père Noël...
Je termine l'année 2010 avec un tout petit mini bourgeon de vie dans le bedon. Eh oui, contre toute attente (en tout cas, de ma part!), mon premier cycle de traitements a fonctionné. Je suis enceinte. Je suis encore sous le choc (et Hom encore plus). J'espère de tout coeur que tout se déroulera bien.
Et j'espère aussi de tout mon coeur que tous les couples infertiles trouveront la paix, si ce n'est la parenté, en 2011. Que ce début d'année où on se fait si souvent souhaiter un beau bébé en santé et du succès dans nos études en soit un de réjouissance et de sérénité. Que votre amour vous porte et vous aide à réaliser vos plus beaux rêves.
Bonne année 2011 à tous et à toutes!
23 décembre 2010
Mon temps des Fêtes
Mon pire Temps des Fêtes a sans contredit été celui de 2004. Seulement deux semaines après ma fausse-couche, Hom avait fait sa première vraie crise de Crohn et avait passé une journée à l'hôpital. Quelques jours plus tard, nous recevions la famille chez nous. Pas besoin de dire que notre sourire était feint. Et peu senti.
Le temps des Fêtes est une période difficile pour les couples infertiles. C'est un temps où les familles sont mises à l'avant-plan, où la magie enfantine nous est constamment mise au visage. C'est si merveilleux, Noël, quand on est enfant! Ça le redevient quand on a des enfants! Mais quand on n'en a pas et que l'on attend depuis longtemps, ça fait mal. Ça tourne le fer dans la plaie, ça nous remet en pleine face notre échec, notre manque, notre vide. C'est une période d'étrange solitude, alors que l'on est constamment entourés. Mais jamais vraiment compris.
C'est une période remplie de suppositions, de "si...", de voeux soupirés, sans y croire tout à fait. C'est une période où on imagine ce que notre vie serait, si nous n'avions pas cette foutue infertilité à nos trousses.
En décembre 2004, j'avais perdu ma petite poussière d'étoile. Je n'avais pas du tout le coeur à la fête. Tout a bien changé, l'année suivante et toutes les autres après. Je suis chanceuse de ne plus jamais avoir vécu ce vide, cette solitude, ce sentiment d'échec. Je suis chanceuse d'avoir retrouvé cette magie enfantine dont on rêve, infertile.
Cette année, oui, j'espère la venue de cigogne. Mais je ne suis tellement pas près de ce que c'était il y a 6 ans. Ça n'a rien à voir. Je suis bien, je suis heureuse et comblée. J'espère, bien sûr, mais je n'ai plus cette déchirure, cette impatience, ce désir poignant qui nous empêche de penser à quoi que ce soit d'autre, peu importe à quel point nous essayons. J'ai juste... hâte.
Alors, en cette veille de veille de Noël, je tiens à souhaiter de belles Fêtes à tous et toutes, mais surtout, à tous les couples infertiles qui espèrent recevoir enfin le plus beau cadeau qui soit: un enfant. Que ces Fêtes vous soient douces. Puissiez-vous trouver réconfort et compréhension, paix et espoir. J'espère que les commentaires désagréables seront rares et que les bédaines qui vous entourent (immanquablement) se fassent discrètent et respectueuses. Je vous souhaite que votre amour se solidife d'avantage et vous permette de partir sur un pied encore plus solide pour la nouvelle année. Et, bien sûr, puisse cette nouvelle année faire de vous, enfin, des parents.
Le temps des Fêtes est une période difficile pour les couples infertiles. C'est un temps où les familles sont mises à l'avant-plan, où la magie enfantine nous est constamment mise au visage. C'est si merveilleux, Noël, quand on est enfant! Ça le redevient quand on a des enfants! Mais quand on n'en a pas et que l'on attend depuis longtemps, ça fait mal. Ça tourne le fer dans la plaie, ça nous remet en pleine face notre échec, notre manque, notre vide. C'est une période d'étrange solitude, alors que l'on est constamment entourés. Mais jamais vraiment compris.
C'est une période remplie de suppositions, de "si...", de voeux soupirés, sans y croire tout à fait. C'est une période où on imagine ce que notre vie serait, si nous n'avions pas cette foutue infertilité à nos trousses.
En décembre 2004, j'avais perdu ma petite poussière d'étoile. Je n'avais pas du tout le coeur à la fête. Tout a bien changé, l'année suivante et toutes les autres après. Je suis chanceuse de ne plus jamais avoir vécu ce vide, cette solitude, ce sentiment d'échec. Je suis chanceuse d'avoir retrouvé cette magie enfantine dont on rêve, infertile.
Cette année, oui, j'espère la venue de cigogne. Mais je ne suis tellement pas près de ce que c'était il y a 6 ans. Ça n'a rien à voir. Je suis bien, je suis heureuse et comblée. J'espère, bien sûr, mais je n'ai plus cette déchirure, cette impatience, ce désir poignant qui nous empêche de penser à quoi que ce soit d'autre, peu importe à quel point nous essayons. J'ai juste... hâte.
Alors, en cette veille de veille de Noël, je tiens à souhaiter de belles Fêtes à tous et toutes, mais surtout, à tous les couples infertiles qui espèrent recevoir enfin le plus beau cadeau qui soit: un enfant. Que ces Fêtes vous soient douces. Puissiez-vous trouver réconfort et compréhension, paix et espoir. J'espère que les commentaires désagréables seront rares et que les bédaines qui vous entourent (immanquablement) se fassent discrètent et respectueuses. Je vous souhaite que votre amour se solidife d'avantage et vous permette de partir sur un pied encore plus solide pour la nouvelle année. Et, bien sûr, puisse cette nouvelle année faire de vous, enfin, des parents.
16 décembre 2010
Une douzaine d'oeufs
Mardi dernier, je retournais donc chez le doc pour une deuxième échographie d'ovulation. Je n'avais pas beaucoup d'attentes, n'ayant pas eu les meilleurs résultats quelques jours auparavant.
C'est tout ou rien avec moi, semble-t-il. Mardi matin, j'avais 8 folicules entre 13 et 15. Oups! Je pouvais bien avoir mal aux ovaires! Mon doc m'a demandé de ne rien prendre ce jour-là et de revenir le voir le lendemain matin. Si seulement quelques folicules continuaient de grossir par eux-mêmes, ce serait un bon cycle. Si tous les folicules continuaient de grossir, il faudrait canceler.
Je suis donc retournée le voir hier matin. J'avais l'impression d'avoir deux grosses roches à la place des ovaires. Aye. Eh bien mon corps a encore une fois coopéré. J'avais un folicule dominant (de 18) sur l'ovaire gauche et 4 sur l'ovaire droit (entre 16 et 19). Il y en avait encore plusieurs autres petits aussi. Dr Sansflafla a donc décidé de déclancher l'ovulation tout de suite, pour ne pas laisser la chance aux plus petits de se développer à leur tour. J'ai donc fait mon injection dans une de leurs salles de consultation, avant de retourner à la maison me préparer à faire mes devoirs.
J'aurais donc 4 bons folicules. Même chose que le cycle qui nous a donné Tilou. Même si je ne veux pas trop me faire d'espoirs, je trouve ça encourageant d'avoir eu de tels résultats. Si ce n'est ce cycle-ci, ce sera un prochain!
C'est tout ou rien avec moi, semble-t-il. Mardi matin, j'avais 8 folicules entre 13 et 15. Oups! Je pouvais bien avoir mal aux ovaires! Mon doc m'a demandé de ne rien prendre ce jour-là et de revenir le voir le lendemain matin. Si seulement quelques folicules continuaient de grossir par eux-mêmes, ce serait un bon cycle. Si tous les folicules continuaient de grossir, il faudrait canceler.
Je suis donc retournée le voir hier matin. J'avais l'impression d'avoir deux grosses roches à la place des ovaires. Aye. Eh bien mon corps a encore une fois coopéré. J'avais un folicule dominant (de 18) sur l'ovaire gauche et 4 sur l'ovaire droit (entre 16 et 19). Il y en avait encore plusieurs autres petits aussi. Dr Sansflafla a donc décidé de déclancher l'ovulation tout de suite, pour ne pas laisser la chance aux plus petits de se développer à leur tour. J'ai donc fait mon injection dans une de leurs salles de consultation, avant de retourner à la maison me préparer à faire mes devoirs.
J'aurais donc 4 bons folicules. Même chose que le cycle qui nous a donné Tilou. Même si je ne veux pas trop me faire d'espoirs, je trouve ça encourageant d'avoir eu de tels résultats. Si ce n'est ce cycle-ci, ce sera un prochain!
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