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LES PÉPINS DE KIWI |
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De::Montréal, Québec, Canada Profil . : dernièrement : .
Quelle idée . : tithom : .
Courbe gagnante . : catégories : .
Allaitement (I) (II) . : depuis le début : .
01.2005 |
. : mantra : .
« L'espoir n'est pas une formule, mais une pratique. Nicole Nottat
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Association canadienne de sensibilisation à l'infertilité . : maternité : .
Maman Chérie . : suivi : .
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25 janvier 2006Un cadeau pour son filsHier, Hom a reçu un petit paquet par la poste. Je n'étais pas au courant de rien et il a fait semblant de ne pas savoir ce que c'était. Il avait acheté un cadeau pour son fils, en cachette. Avouez que c'est mignon quand même? ![]() 22 janvier 2006Le prénomDepuis que je suis petite, j'ai une liste de prénoms que j'aime. Certains ont été éliminés au fil des années, certains sont revenus, d'autres ne sont jamais partis. Quand cette grossesse-ci nous a parue bien établie, nous avons commencé à parler prénoms, tranquilement, légèrement. J'avais déjà mes idées, mais l'opinion de Hom m'était très importante. Je devais seulement le convaincre... Un jour, nous sommes allés nous promener à Montréal, comme nous le faisions souvent avant. Un marche sur la rue St-Denis, un détour chez Sara pour un bon pita shishtaouk, puis le retour par la rue St-Laurent et par les coins qui ont déjà été notre chez nous. Comme à l'habitude, nous sommes arrêtés à L'Échange pour bouquiner. J'ai acheté un petit roman québécois et un livre de recettes végétariennes pour bébé. Sur le chemin du retour, Hom et moi avons eu le même élan en lisant le prénom de l'auteur du roman à voix haute. Le prénom sonnait bien à nos oreilles, on l'aimait bien. Ça tombait bien en plus, il était déjà dans ma liste! Quand nous avons su que Pépin était un garçon, nous avons discuté un peu plus sérieusement de son prénom. Nous avons pris une liste de 500 prénoms et avons procédé à une première élimination. Nous avons rayé de la liste tous les prénoms composés (je n'aime pas ça), tous les prénoms qui sont déjà dans nos familles, tous ceux à consonnance autre que francophone et tous ceux que nous n'amions simplement pas. Après un premier balayage, il ne restait que 10 noms, sur les 500. De ces 10 noms, nous sommes graduellement passés à 5. Le prénom de l'auteur était toujours dans cette liste. Puis, nous sommes passés à 3 prénoms. Le premier était mon préféré, mais Hom hésitait pour une drôle de raison. Je connais quelqu'un, un vieil ami de famille, qui porte ce prénom. C'est le mari d'une amie de ma mère et le père d'une de mes amies d'enfance, quelqu'un avec qui j'ai quand même grandi, mais que je ne vois plus vraiment depuis des années. Je n'associais même pas les deux, mais Hom oui et ça le fatiguait. Le deuxième était un autre de mes préférés, que j'avais dans ma liste depuis aussi loin que je me souviens. Hom ne l'aimait pas plus que ça, sans vraiment avoir de raison précise. Le troisièrme prénom était celui de l'auteur, que Hom avait en tête depuis notre promenade à Montréal. Quand il a une idée en tête, il est très difficile de le faire décrocher. Son entêtement m'enrage parfois, car il n'y a même pas moyen pour lui de considérer autre chose que ce qu'il a en tête, même si autre chose pourrait s'avérer mieux. Pendant des mois, c'en est resté là. On ne parlait pas vraiment du prénom, on se disait que ça se déciderait quand on lui verrait la binette. Pourtant, chacun de notre côté, nous avions notre idée... Il y a quelques semaines, Hom s'est finalement décidé à me dire la vérité: il n'amait pas le prénom numéro 2. En fait, il aimait le numéro 3 depuis le début. Je m'en doutais bien! Même si je penchais plutôt pour le numéro 1, je n'ai pas du tout été difficile à convaincre. En fait, la seule raison qui me faisait en choisir un plutôt que l'autre, c'était la popularité. Je ne voulais pas d'un prénom populaire, je voulais un peu d'originalité. Mais pourquoi exactement? Donc, depuis quelques semaines, le prénom est dirait-on choisi. Nous ne l'avons pas dit à personne, nous attendons quand même la naissance pour confirmer et l'annoncer aux gens. Au cas où il n'aurait pas un visage à porter ce prénom... Depuis que nous avons choisi le prénom, nous nous efforçons à appeler le bébé comme ça. Ce n'est pas encore naturel pour nous, nous avions tellement pris l'habitude de l'appeler Pépin. Ça nous fait tout drôle à chaque fois qu'on s'entend dire son prénom. On rigole quand on le dit, les mains devant la bouche, comme si on venait de dévoiler un secret. Le prénom de notre fils sonne bien dans nos bouches, il lui colle bien et pourtant, nous ne l'avons pas rencontré encore. Libellés : choix de parents, Pépin 18 janvier 2006Méli-méloPlusieurs choses à dire... sur quelques sujets divers... 1. J'ai eu mon rendez-vous de suivi hier. Avec mon médecin cette fois-ci, heureusement. J'avais un mince espoir que mon col ait bougé un peu, mais n'ayant eu aucune contraction, je n'y croyais pas trop. Je ne me suis pas trompée, rien n'a bougé. Je suis encore effacée à 50%, mais pas du tout dilatée. Pépin n'est même pas descendu encore. J'ai demandé au doc s'il pouvait dire si Pépin allait être un petit ou un gros bébé, étant donné que j'avais entendu dire que les bébés Femara étaient plus petits. Il m'a dit "ce ne sera pas un bébé Femara typique, je prédis un bon bébé de 8 livres!" 2. À la clinique, les infirmières calculent toujours avec la date de mes dernières menstruations, ce qui donnerait une dpa au 21 janvier. Selon mon ovulation et les échos, ma dpa serait plutôt le 27 janvier. Bref, selon la clinique, quand j'y retournerai la semaine prochaine, je serais "passée date". Mon médecin m'a donc parlé de provoquer l'accouchement la semaine d'après, si rien ne se passait. J'espère ne pas avoir à être provoquée, mais je n'y pense pas pour le moment. On vera bien ce que Pépin décidera de faire, je lui fais confiance. Mais j'ai terriblement hâte de le rencontrer! 3. J'avais annoncé ma grossesse et mon congé de maternité à mes clients il y a déjà plusieurs mois. Tout semblait bien, à ce moment-là. Je les avais avertis que je partirais 5 semaines sans remplacement. Je leur avais aussi dit qu'à mon retour, je serais disponible pour la gestion, mais qu'une collègue me remplacerait pour le travail en tant que tel. Bref, tout était clair dès le départ et ils avaient tous l'air de comprendre et d'accepter. Depuis le début de janvier, le travail est au ralenti. En fait, je ne travaille presque plus. Plusieurs contrats étaient en suspens, ce qui faisit mon affaire, puisque ça me laissait le temps de finir les préparatifs pour l'arrivée de bébé. Cette semaine, je me suis mise à avertir mes clients tranquilement que je partais la semaine prochaine. Tout d'un coup, ils se réveillent! Quoi?! Tu pars 5 semaines?! On va faire quoi pendant ce temps-là? Penses-tu finir ce travail avant de partir si je te l'envoie tout de suite? Quand reviens-tu? Ça me frustre! C'est comme si je venais de leur annoncer, alors qu'ils ont eu des mois pour s'y préparer! Je suis catégorique sur mes 5 semaines complètement fermées. Même si je donnais le travail à ma remplaçante dès le départ, je finirais par travailler pendant mon congé quand même. Elle aurait sûrement des questions à me poser, des documents à me faire désarchiver, les clients auraient peut-être des choses à me demander, j'aurais des factures à faire, des fournisseurs à contacter, pusique je suis celle qui a établi les relations avec eux depuis des années... Bref, je n'aurais pas un véritable congé. Je me sens presque coupable de prendre 5 semaines! C'est ridicule, 5 semaines! Mon chum prend plus que ça! J'ai droit à un an, oui, mais ça voudrait dire que je devrais tout recommencer à zéro en revenant de mon congé. Mes clients ne m'attendraient jamais un an. J'ai le droit de prendre congé, je le mérite autant que les autres, je ne devrais pas me sentir coupable de mettre la priorité sur mon bébé plutôt que sur ma business. En fait, je ne suis pas du tout business-woman. Je tiens à garder mes clients et ma compagnie pour des raisons financières avant tout, malheureusement... Sinon, je ne me serais pas du tout cassé la tête et je les aurais tous balancé aux oubliettes depuis longtemps! Enfin bref, ma date officielle de départ est le 27, ils le savent et je ne ferai pas d'exception pour personne. Si je perds des clients en cours de route, eh bien tant pis. J'en trouverai d'autres. J'espère seulement ne pas tous les perdre... 4. J'ai fait une grosse soupe aux légumes, un immense chaudron de sauce spaghetti et 3 lasagnes. Tout ça au congélateur, pour quand nous n'aurons pas trop le goût (et le temps!) de cuisiner. Ça sent bon dans la maison! 5. Le prénom de Pépin est pratiquement choisi. On attend encore de lui voir la binette avant de confirmer, mais notre idée est pas mal faite. Nous le dirons à notre entourage seulement un fois qu'il sera né. Ce sera une petite surprise! 6. Tout est prêt pour son arrivée. La chambre est terminée (il me reste encore des cadres à accrocher, mais ce n'est pas essentiel à sa venue), la valise est prête (il reste seulement les choses de dernière minute à y mettre), les couches de coton sont achetées, lavées et pliées, j'ai lu tout ce que je pouvais lire, nous nous sommes même pratiqués avec une poupée: nous lui avons mis des couches, l'avons habillée, je l'ai allaitée, nous l'avons promenée dans son siège... 7. J'ai finalement acheté mes soutien-gorges d'allaitement. De toute beauté...! 8. Est-ce que j'ai dit que j'avais hâte de rencontrer notre bébé?? Libellés : congé de maternité, grossesse (IV), Pépin, travail 3 novembre 2005La 3e dimensionHier après-midi, nous avions rendez-vous dans une clinique pour faire une échographie 3D. Cette échographie est seulement pour s'amuser, elle n'est pas du type diagnostique. Un ami nous avait offert cette écho en cadeau et nous étions très contents. Nous allions revoir Pépin encore une fois, avant de le voir en vrai dans moins de 3 mois! L'échographie avait lieu dans une clinique privée de fertilité. Quand j'étais suivie en fertilité, j'allais dans une clinique d'obstétrie et je croisais à chaque fois des femmes au ventre rond. J'essayais de ne pas trop leur en vouloir, mais des fois, c'était plus fort que moi. Hier, dans cette clinique inconnue pour moi, j'étais la seule avec un ventre. Ils ont eu la délicatesse de me faire asseoir dans une salle d'attente différente et je l'ai apprécié, au nom des autres couples présents. Je me sentais tellement mal d'être là, pour la simple raison que je voulais revoir mon bébé sur un écran, alors que ces autres couples étaient là pour essayer, encore une fois, un traitement pour réussir à faire un enfant. Même si j'ai été dans leurs souliers longtemps, je ne me sentais pas à ma place du tout. Après tout, ce n'est pas écrit dans mon front (ou sur mon ventre) que ça a pris 3 ans à l'avoir cet enfant. L'attente pour l'écho n'a pas été longue, mais elle m'a semblée interminable. J'avais hâte d'être cachée dans une salle d'échographie pour pouvoir sourire sans blesser quelqu'un (et je dis ça par respect, non parce que je me sentais détestée). L'écho s'est bien déroulée. Ça faisait quelques jours que je sentais moins bouger Pépin. Je sentais aussi une pression à droite de mon nombril. Nous avons su pourquoi: il s'est tourné la tête vers le bas! Le coquin a trouvé la porte de sortie, mais j'espère bien qu'il ne la prendra pas de sitôt! Le fait qu'il ait la tête en bas a par contre limité les possibilités de voir son profil. Il était placé en petite boule, les mains dans le visage, presque tout le long de l'échographie. On a essayé de le faire bouger, sans succès. Le chocolat et le café ne l'ont pas réveillé non-plus. Monsieur était bien installé au creux de mon bassin et ne dérrogeait pas de sa position foetale. Ce fut une très belle expérience. Après tout, le simple fait de revoir notre bébé vaut le déplacement. J'ai adoré le voir d'une façon différente, de voir à quel point il avait encore grandi. Je peux maintenant comprendre comment il est placé dans mon ventre et un peu déduire quels sont les coups que je reçois. J'aurais trouvé ça long, de 18 semaines à la fin sans le revoir. Chaque échographie rend son existence un peu plus concrète, un peu plus palpable. Chaque échographie me remet en plein visage la chance immense que nous avons de vivre cette grossesse. Chaque échographie me fait retomber en amour avec mon petit garçon. Voici quelques images d'un Pépin en 3D. La bouche ouverte, avec sa petite main Ses grosses joues Ses mains et son pied devant son visage Pépin penseur Ses grands pieds Il se pince le nez Il suce son pouce Libellés : grossesse (III), Pépin 29 août 2005Enfin!Nous sommes arrivés en avance à l'hôpital, trop énervés de revoir notre bébé. J'ai mis la superbe jaquette bleue et me suis assise, les jambes croisées. Les 3 verres d'eau commençaient à se faire sentir, quoi que ce n'était pas du tout pénible comme on me l'avait dit (j'ai une bonne vessie). Après quelques minutes d'attente, on m'appelle enfin. Je m'installe sur la table et relève la jaquette pour découvrir mon ventre. La technicienne me couvre le ventre de gelée froide et place la sonde sur mon ventre. Ça n'a l'air de rien, mais après toutes les échos que j'ai eues, c'est la première fois que j'en ai une sur le ventre! On voit bien Pépin à l'écran, mais elle ne nous dit rien, trop concentrée par toutes les mesures à prendre. Je reconnais certains bouts, d'autres non. Je vois le visage, les mains, les orteils, les jambes. Elle mesure la tête dans tous les sens. Elle me fait tourner sur mon côté gauche pour avoir un autre angle. Hom regarde l'écran, parfois avec le sourire, d'autres fois avec un gros point d'interrogation dans les yeux. Après un bon 10 minutes sans rien dire, la technicienne nous montre enfin le bébé. Sa tête, avec son petit nez retroussé, sa petite bouche, ses oreilles... Ses bras, ses mains, ses doigts... Pépin bouge les mains beaucoup, puis se gratte le nez! C'est tellement mignon! Elle nous montre ensuite son petit coeur qui bat, ses reins, son foie, sa vessie, ses côtes, sa colonne, ses jambes, ses pieds, ses petits oreils... Tout est là, tout est parfait! Elle nous demande ensuite si on désire connaître le sexe du bébé. Oui oui! Bien sûr! Elle place la sonde, mais Pépin est gêné et se cache. Il branle les fesses, mais ne se tourne pas. Bouge la sonde, essaie de trouver un angle plus révélateur... La technicienne me demande de gonfler mon ventre le plus que je peux et de le dégonfler lentement. Je le fais 2 ou 3 fois avant d'enfin pouvoir apprendre un petit bout sur Pépin. Et par petit bout, je veux parler de ce qu'on a vu, tout petit, qui dépassait entre les jambes. Pépin est un garçon! Un beau grand garçon taquin! La tech est sorti de la salle pour aller chercher le médecin. Je l'ai entendue lui dire que tout semblait parfait, mais que ça mesurait "seulement 18 semaines". J'ai beau leur avoir expliqué de ne pas se fier à la date de mes dernières règles car j'ai eu un cycle long, ils n'ont jamais rien voulu entendre. Alors pour eux, je devrais avoir une semaine de plus, mais j'étais vraiment à 18 semaines. Mon médecin le sait, ça été prouvé avec mes deux autres échos, mais eux ne veulent rien savoir. Bien tant pis! Ça ne m'inquiète pas du tout! Le médecin entre dans la salle et place la sonde sur mon ventre. On voit d'abord seulement le placenta, comme une petite montagne grise à l'écran. Puis, derrière la montagne apparaît une petite main qui nous salue. "Il nous fait des tatas!" nous dit le médecin. Pépin est trop mignon, mon coeur va exploser! On le revoit très bien, il n'est plus gêné de tout de se montrer! Tout est parfait, Pépin est parfait et en santé. Hom m'essuie le ventre et je cours à la toilette. Puis nous partons, le coeur léger, avec des nouvelles photos de notre petit homme dans les mains. Le voici, celui pour qui mon coeur bat si fort depuis 4 mois! Voici notre petit Prince tant attendu! ![]() Nous avons franchi plusieurs étapes en quelques jours seulement. Après l'échographie, nous sommes allés magasiner. J'ai acheté mes premiers morceaux de vêtements de maternité. Je me sentais encore un peu comme une fraude en entrant dans ces magasins... Je n'ai pas vraiment de ventre encore, mais mes vêtements ordinaires commencent à être inconfortables. Puis, samedi, j'ai commencé à sentir Pépin bouger sans être couchée sur le dos, Hom appuyant sur mon ventre. J'étais assise tranquilement et je l'ai senti clairement! Je crois qu'on n'appuyait plus au bon endroit, c'est pourquoi je croyais ne plus le sentir. Maintenant que je sais exactement où il est placé, je le sens facilement et souvent. Je suis tellement heureuse de sentir ces petites bulles sous mon nombril! J'ai tellement hâte qu'Hom puisse les sentir à son tour, sous sa main! Et hier, j'ai acheté mes premiers morceaux de vêtements de bébé. Je ne peux m'empâcher de les regarder et d'avoir hâte de les lui enfiler. C'est fou, ça commence à vraiment entrer: je vais être maman. Je dois encore me pincer de temps en temps, pour être certaine que je ne rêve pas. Bébé bouge, il est vraiment là, il a même une identité: c'est notre fils. C'est tellement plus concret de penser à lui en tant que garçon qu'en tant que pépin de kiwi. C'est une petite personne, un petit homme en devenir. C'est incroyable. Je regarde la photo de Pépin et mes yeux se remplissent d'eau. Nous allons avoir un enfant. Nous! Après tant de temps, ça va arriver, c'est vrai, il est bien là! Libellés : grossesse (II), Pépin 25 août 2005Fille ou garçon?On me demande si j'ai une préférence et je réponds, en toute honnêteté, que non. Je veux autant un garçon qu'une fille, je veux les deux. On me demande si j'ai un pressentiment. Je disais non, mais je n'en suis plus si sûre. Je me suis apperçue que depuis le début, sans que ce soit très clair, je pense à Pépin comme à un petit garçon. Depuis quelques jours, si j'y pense bien, si j'essaie d'imaginer mon enfant, je vois un petit garçon. Hom est convaincu depuis le début que Pépin est un petit homme. Pas parce qu'il veut plus un garçon qu'une fille, à ce qu'il dit, mais seulement parce que c'est comme ça qu'il le voit. Je suis très impatiente de savoir. J'aimais bien parler de Pépin de façon vague, de façon asexuée. Je crois par contre que de pouvoir connaîte un petit bout de son identité rendra son existence plus concrète. Ce ne sera plus qu'un fœtus (même si, bien entendu, il/elle est déjà bien plus que ça pour nous), mais ce sera un petit garçon, ou une petite fille. Pépin ne sera plus un pépin de kiwi qui grandit, mais une petite personne en devenir. De connaître son sexe changera la vision que j'ai de Pépin. Pas en mieux ni en pire, seulement différent. Bien sûr, avant tout, je veux un bébé en santé, cela va sans dire. Je ne veux pas me faire d'idée trop en avance. Je ne pourrai pas dire, que ce soit un ou l'autre: ah! je le savais! Je sais que peu importe le sexe de Pépin, je serai extrêmement heureuse. Mais je sais qu'une partie de mon coeur sera déçue aussi, tout doucement, parce que de jeter le sort sur un des deux sexes laisse imanquablement tomber l'autre. Je ne serai pas déçue longtemps, peut-être une seule fraction de seconde, seulement le temps de dire un rapide au revoir à ce que je n'aurai pas pour l'instant, avant de me concentrer sur ce que j'aurai. Petit fait cocasse... Onze ans jour pour jour avant l'écho, Hom et moi faisions connaissance. Le 26 août 1994, je commençais le Cégep. Hom était dans mon cours d'anglais, premier cours de la première session de ma première année. Nous ne sommes pas devenus amis tout de suite, mais nos chemins se croisaient déjà. Qui auraient cru à ce moment là que, onze ans plus tard, nous nous retrouverions ensemble à regarder notre bébé sur un écran noir et blanc... Libellés : grossesse (II), Pépin 16 août 2005SondageDans 10 jours, je passe mon échographie et nous espérons connaître le sexe de notre bébé. Je me suis donc amusée à placer un petit sondage dans la barre de droite. Pépin est-il un pépin ou devra-t-on l'appeler Pépine? Ou est-ce un petit kiwi avec des pattes? Allez-y, votez! Les paris sont ouverts! Libellés : Pépin 7 août 2005Étoiles filantesNous avons passé la fin de semaine au chalet, seuls. Des petites vacances qui nous ont fait un bien énorme. Le temps était superbe, un beau soleil, une petite brise, un ciel sans nuage... Nous nous sommes baignés samedi. Nous avons fait une belle grande marche, puis un feu de camp alors que le soleil se couchait. J'étais si bien, seule avec mon amour. Les choses sont si simples avec lui, je n'ai pas besoin de parler. Quand le soleil était complètement disparu du ciel et qu'il ne restait que la lueur des milliers d'étoiles, nous nous sommes étendus sur une couverture pour regarder le ciel. On se sent si petits devant tant d'infini! Nous avons vu plusieurs étoiles filantes, mais je n'ai pas eu le temps de faire un voeux. Hier soir, comme tous les autres soirs depuis 3 semaines, j'ai tenté de sentir Pépin bouger dans mon ventre. J'appuyais sur le bas de mon ventre et me concentrais. J'ai senti, il y a deux semaines, quelque chose qui me semblait bien être autre chose que mes intestins ou mon ventre qui gargouille. J'ai senti, l'espace de quelques secondes, quelques petites bulles éclater, très creux dans mon ventre. C'était minuscule, à peine perceptible, mais différent... Aussi fort que je le désirais, je n'ai pas réussi à ressentir ces petites bulles à nouveau. Hier soir, j'essayais encore, en vain, quand Hom a décidé de placer sa main sur mon ventre et d'appuyer. Presqu'immédiatement, j'ai senti quelque chose d'absolument unique et clair. Je sentais Pépin bouger, je n'avais aucun doute. Il semblait gigotter, me donner de minuscules coups, comme un poisson qui se débat dans trop peu d'eau. Je n'osais y croire au début, mais c'était clair que je sentais bel et bien Pépin et non mon sytème digestif! Quand Hom a enlevé sa main, je ne sentais plus rien. Je lui ai demandé "encore! Encore!" et il a replacé sa main au même endroit. Les petits coups sont revenus, pour mon plus grand plaisir. Hom a même senti quelques petits mouvements sous sa main. Nous l'avons fait plusieurs fois, je ne pouvais me tanner de sentir ce petit être bouger en moi. Je ne sens rien si je ne suis pas couchée sur le dos et que Hom n'appuie pas sur mon ventre. Mais je l'ai senti! Plus d'une fois! C'est tellement dur à croire... Pendant des années je voyais ça comme un rêve presqu'impossible à atteindre et là, je le sens, en moi, si vrai et si fort... Je n'ai peut-être pas eu le temps de formuler un souhait en voyant l'étoile filante, mais je crois bien qu'elle, elle a eu le temps de lire ce que mon coeur souhaitait... Libellés : grossesse (II), Pépin 17 juillet 2005Pépin est têtu, mais fortMercredi le 13, nous sommes allés à mon rendez-vous pour la clarté nucale. Un prétexte en fait pour avoir une autre écho, pour revoir pépin une autre fois. Sur mon papier, il était écrit de ne pas boire d'eau. Comme c'était le cas aussi pour toutes les autres échos que j'ai eues auparavant, c'est à dire par voie vaginale, je me suis préparée mentalement à cette éventualité. Même si j'en ai eu une douzaine, on ne s'habitue jamais vraiment à ça. Dans la salle d'écho, le médecin me demande de m'étendre sur la table. Surprise, je demande "hein? C'est sur le ventre?!" Il me répond "oui, à moins que tu insistes!" Je lui dis que non, merci, je passerai mon tour cette fois-ci. Je suis si heureuse d'avoir passé cette étape, de pouvoir voir pépin à travers mon bedon. Il pose la sonde, pèse assez fort, taponne, ne dit rien. Hom et moi sommes inquiets tout d'un coup. Il cherche, se déplace sur mon ventre. On voit une tache qui bouge à l'écran, on distingue bien que c'est un bébé, mais ce n'est pas aussi précis que j'aurais cru. Le dr me dit "il est placé très profond. On aura pas le choix d'y aller par voie vaginale." Ahahah! Je ne m'en serai pas sauvée finalement! Pépin est très clair à l'écran. Il bouge, je vois son coeur battre et le mien se calme. Mais pépin est placé un peu de dos, on ne voit donc pas assez bien sa nuque pour la mesurer. Le dr donne quelques petits coups sur mon ventres, vis-à-vis pépin, pour le faire bouger. Il gigotte, mais ne se retourne pas. Encore quelques coups, rien. Il pèse à un endroit, puis à un autre. Pépin se tourne de face, puis de dos, mais pas de profil. Le dr me demande de tousser, ça ne donne rien. La sonde vaginale donne beaucoup moins de marge de manoeuvre, car sur le ventre, on peut pratiquement regarder le bébé sous tous ses angles. Après une vingtaine de minutes à me peser sur le ventre, pépin se retourne finalement. Le temps d'apercevoir son beau profil, de mesurer sa nuque et de prendre une photo et le voilà déjà retourné de l'autre côté. Peu importe, ça nous aura permis de regarder notre bébé gigotter pendant un bon 20 minutes. Même si j'avais mal à force de me faire peser sur le ventre, je ne m'en occupais pas, je ne voyais que mon bébé sur l'écran. Une petite pinotte de 52 mm, plus petit que la paume de ma main! Avec des pieds, des orteils, des doigts, un nez, il/elle a tellement changé depuis 3 semaines! Tout est beau, la mesure est bonne et son coeur bat fort (179!). Je trouvais ça rapide, mais selon le doc, c'est encore dans les limites du normal. Ouf! J'ai ensuite fait mes premières prises de sang pour le prénatest. Puis nous sommes partis, le coeur gonflé d'amour pour ce petit bonhomme qui grandit, bien au creux de mon ventre. Mes peurs se sont un peu calmées, mes doutes ont un peu diminué. Je commence à vraiment laisser libre cours à mon bonheur et à bien profiter de chaque minute passée avec bébé. Jeudi matin, j'ai eu mes prises de sang de suivi à l'hôpital. J'ai aussi pris tous mes rendez-vous avec l'hôpital: la vraie grosse écho, le 26 août et les prises de sang en octobre pour la glycémie, ainsi que la visite de la maternité en décembre. Plus les jours avancent, plus je m'attache à ce petit être en devenir. J'ai encore l'impression qu'hier seulement, ma vie tournait autour du seul désir de devenir maman. Hier encore, je prenais ma température, calculais les jours, espérais, rêvais. Toute ma vie a changé depuis 2 mois, plus que je ne l'aurais imaginé et je sais que ce n'est que le début d'une grande chaîne de changements! 22 juin 2005Rencontre inespéréeJ'ai très mal dormi la nuit passée. Je me tournais d'un côté puis de l'autre, j'avais mal au coeur, chaud, froid... Il était temps que la nuit achève! Aujourd'hui, j'avais mon premier rendez-vous de suivi de grossesse. Enfin, ce moment si attendu et si redouté était enfin arrivé! Je me doutais que je n'aurais pas d'écho et qu'on ne pourrait probablement pas entendre le coeur, alors je ne m'attendais pas à grand chose pour me rassurer. Hom aussi était stressé et un peu frustré qu'on ne me fasse pas d'échographie. On arrive à la clinique, angoissés et nerveux. On nous fait asseoir dans une salle d'examen pour attendre le docteur. Dans les salles voisines, on l'entend faire le tour avec son doppler, faisant résonner le coeur de chaque bébé qu'il trouve. Un son si beau, mais à la fois si blessant pour nous. Hom est fâché, il veut entendre le coeur de SON bébé, pas celui des autres! Je sens qu'il ne passera pas sous silence cette injustice et sincèrement, ça fait mon affaire. Le docteur entre et nous reconnaît. Il jette un rapide coup d'oeil à mon dossier et s'exclame: "Enfin tu es enceinte! Et après tous ces traitements, c'est le Femara qui a fonctionné!" Il me pose quelques questions, m'explique les prochains rendez-vous, me dit que l'échographie sera à 18 semaines. Je lui dis que l'infirmière n'a pas écrit la bonne date (elle avait calculé à partir de mes règles, mais comme je ne suis pas régulière, ça ne correspond pas tout à fait). Il me demande quand avons-nous fait un pap test la dernière fois. Ouf, ça fait longtemps, je ne m'en souviens même pas! Il me dit "on va en faire un maintenant et il faudrait aussi que tu passes une écho pour savoir exactement où tu en es, vu que tu n'es pas régulière." Je me lève et m'installe sur la table d'examen. Hom demande si on doit prendre rendez-vous à l'hôpital pour l'écho et si ça prend du temps. Le doc lui répond: "non non, on va faire ça ici, maintenant!" Nous nous sommes regardés, les yeux gros comme des 2$, la bouche ouverte et le coeur gonflé d'espoir. C'était tellement plus que ce que j'aurais osé espérer. Tellement mieux! Nous n'avons même pas eu à le demander! Sur l'écran, on voit apparaître une petite tache grise. Est-ce bien vrai, est-ce bien pépin que je vois là? Il est si beau, si petit! Il mesure 8s6j et je suis à 8s5j, donc pile sur la marque. C'est si merveilleux de voir enfin pépin, avec son coeur qui bat si vite, petit scintillement blanc rempli de magie. On l'entend enfin, le coeur de notre bébé! Hom a les yeux pleins d'eau et pleins d'amour pour ce minuscule être en devenir. Je suis couchée à fixer l'écran, je ris de nervosité, je suis sous le choc et j'ai peur de me réveiller. Après tout ce temps, serait-ce enfin vrai? Tout est parfait. Selon le doc, celui-là va rester jusqu'au bout. Quant à mon absence de symptôme, rien d'inquiétant, bien entendu. Pour une fois dans ma vie, je serais du bon côté des statistiques. Les dieux de la fertilité se sont dit que j'avais amplement payé ma part et que je méritais un petit répis. Un juste retour des choses? Si on veut... Même si je sais que rien n'est encore gagné, le fait d'avoir vu et entendu pépin me remplit d'une paix que je n'avais pas ressentie depuis... depuis toujours, je crois bien. Je ne peux m'empêcher de sourire, j'en ai mal aux joues! Je retourne faire une écho dans 3 semaines, pour le prénatest. N'importe quel prétexte pour revoir pépin, je suis en amour!
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