LES PÉPINS DE KIWI


Réflexions douces-amères d'une infertile maintenant maman.

14 septembre 2007

Le droit à la reconnaissance

Depuis deux jours, un débat est lancé, au centre duquel on retrouve la fécondation in vitro et autres techniques de procréation médicalement assistée. Débat mis en route par l'émission Ça pourrait nous arriver, diffusée à TVA mercredi soir. Bien entendu, j'ai regardé cette émission avec beaucoup d'intérêt. Je l'attendais avec, je dois l'avouer, plusieurs appréhensions. J'avais peur qu'encore une fois, on ne voit qu'un côté de la médaille, ou qu'on nous montre que des cas extrêmes. De plus, la présence de deux vedettes (ici Céline Dion et Julie Snyder) me faisait craindre que la FIV soit encore associée aux gens riches. J'étais aussi déçue qu'encore une fois il ne soit question que de FIV. Bien qu'importante, c'est une technique parmis tant d'autres et c'est souvent celle gardée en dernier rcours, quand toutes les autres ne fonctionnent pas. Je trouvais donc dommage qu'on laisse encore dans l'ombre tous les couples infertiles qui n'iront pas en FIV, mais qui se battent malgré tout pendant des années pour réaliser leur rêve. Oui, les coûts sont moindres, mais le fardeau financier est là quand même (prenons l'exemple d'un cycle comme j'ai fait, avec injections, rajoutons-y une insémination et nous voilà avec une facture de plus de 1000$).

Je dois admettre que j'ai été agréablement surprise par l'émission. J'étais contente qu'enfin on parle d'infertilité sans mettre de gants blancs, sans donner l'impression que ça fonctionne à tout coup et surtout, avec de vrais couples vulnérables et sincères. Bien que j'aurais préféré voir plus de couples "monsieur-madame tout le monde", je saisis l'impact que peuvent avoir les témoignages (très touchants d'ailleurs) des deux vedettes. Au Québec, ça prend souvent des gens connus pour faire avancer une cause. Alors si c'est ce qu'il faut, je trouve que les deux femmes choisies ont très bien raconté leur histoire et je suis persuadée qu'elles ont pu toucher bien des gens qui n'y connaissent rien en PMA et qui ne se sentaient pas concernés lorsqu'il s'agissait de purs inconnus.

Bref, je crois qu'il était temps qu'une telle émission se fasse. Oui, je suis un peu déçue qu'on ait à peine parlé des autres traitements de fertilité, mais je peux comprendre qu'en utilisant le plus gros traitement, on a tenté de frapper plus fort.

Hier, j'ai regardé Richard Martineau et François Paradis discuter des traitements de fertilité et du fait qu'ils ne soient pas couverts par l'assurance maladie. C'est bien certain que je suis pour le fait que ce soit couvert. C'est bien certain aussi que j'ai été outrée par les mots très mal choisis de M. Couillard. Malgré tout, je suis mal à l'aise devant le débat qui fait rage depuis deux jours, car je crois qu'il ne va pas du tout dans la bonne direction. On s'obstine à savoir si l'infertilité est une pathologie, alors que l'Ordre des gynécologues et obstétriciens l'a reconnue comme étant une maladie depuis des années. Et puis, si le système de santé se limitait aux pathologies, personne ne se ferait vasectomiser ou ligaturer. Dites-moi quelle pathologie, quelle maladie la vasectomie soigne-t-elle? Je ne mets pas en doute l'importance de cette procédure dans le panier de la RAMQ, je mets seulement en doute les excuses du ministre.

Puisqu'il était question aussi du fait que les avortements, ligatures des trompes, vasectomies et vasovasectomies sont couverts à 100% par la RAMQ, mais pas les traitements de fertilité, on a eu tendance à centre le débat là-dessus. Plusieurs suggéraient de ne plus payer pour l'avortement, la ligature et/ou la vasectomie pour permettre de payer pour la PMA. Je trouve vraiment désolant qu'on pense que ce soit la bonne solution. L'idée ne devrait pas être de ne plus payer pour un pour pouvoir payer pour l'autre, mais plutôt que si on paye pour un, on devrait aussi payer pour l'autre. L'avortement a déjà eu son procès, le débat a déjà été fait, les batailles nombreuses. Le droit à l'avortement a été gagné et il ne devrait être question de l'enlever pour donner le droit de se procréer. Soyons clair, je suis pour l'aide du gouvernement dans le domaine de la fertilité. Je suis seulement contre le fait qu'on pense que la solution se résume à enlever les droits aux uns pour en donner aux autres. Idéalement, tous devraient être égaux.

Selon les dires de M. Couillard, se reproduire n'est pas un droit fondamental. À l'entendre parler, ce n'est qu'un désir, un luxe. C'est bizarre. J'avais toujours eu l'impression que le but premier de l'humanité était de perpétuer sa race. Sans la reproduction, c'est assez difficile. Mais, là où le manque de logique est flagrant, c'est encore par rapport à l'avortement. Parce qu'il fait référence au droit de la femme d'être responsable de sa reproduction. Donc, lorsqu'il est question d'avortement et de contraception, c'est un droit. Mais quand il s'agit d'y aller dans l'autre sens, ce n'est plus un droit. Bref, vous avez le droit de ne pas vouloir d'enfant et on va vous aider, mais si vous en voulez, débrouillez-vous. Je ne suis pas contre l'avortement couvert, je suis contre le manque de suite dans les idées du gouvernement de payer pour un sans payer pour l'autre.

Si on disait à une mère droguée qu'elle n'a pas le droit d'avoir d'enfant, on clâmerait haut et fort qu'on brime ses droits. Encore une fois, ça marche dans un sens, mais pas dans l'autre. Totalement illogique.

Je suis consciente que couvrir pour tous les traitements de fertilité soulève des questions éthiques et surtout, que ça implique des coûts immenses. Je suis donc consciente que la situation de la France, utilisée en exemple dans le documentaire, où le gouvernement couvre jusqu'à 4 FIV (et 6 inséminations), serait plutôt utopique. Mais un juste milieu serait déjà un bon départ. Une certaine reconnaissance serait la moindre des choses. Couvrir pour les médicaments "de base" comme le Clomid et le Serophene, couvrir les traitements moins gros que la FIV, mais tout aussi importants, ce serait déjà un bon début. Oui, il y a un crédit d'impôts de 30%, mais ce n'est pas de l'argent en poche et ça ne paie pas les prêts souvent nécessaires pour se rendre en FIV.

Le ministre Couillard a même parlé duf ait que la FIV amenait des coûts énormes compte tenu qu'il en résulte plus de grossesses multiples et de naissances prématurées (sujet discuté à Enjeux, il y a quelques mois). Pourquoi en faire la promotion, alors? Il n'a rien compris. Si les couples décident souvent de faire transférer cinq ou six embryons, c'est qu'ils n'ont qu'une seule chance. Ils mettent, littéralement, tous leurs oeufs dans le même panier. Ils n'ont qu'une chance, à 10 000$, aussi bien en transférer le plus possible pour augmenter les chances qu'un seul s'implante. Si la FIV était prise en charge par le gouvernement, le nombre d'embryons transférés pourrait (et devrait) être limité, sans que les couples sentent la pression de n'avoir qu'une seule chance. Bref, on diminuerait les grossesses multiples et les naissances prématurées, donc les coûts. Une chaîne facile à faire sur papier, mais qui semble trop compliquée à faire en bureaucratie.

On a une très mauvaise perception des couples infertiles ici. Combien de fois ai-je entendu (ou lu) qu'ils "avaient juste à faire des enfants avant" ou que c'est "probablement parce qu'il y a une raison et qu'ils devraient s'y faire et ne pas insister" ou encore "il y a plein d'enfats dans le monde, ils ont juste à adopter." Premièrement, j'ai commencé mes traitements de fertilité à 26 ans, un âge encore considéré fertile. Et même si je les avais commencés à 18 ans, j'aurais eu les mêmes problèmes, puisque j'ai toujours eu les OPK. Deuxièmement, dire que les couples infertiles le sont pour une raison, c'est comme de dire qu'ils ne méritent pas d'avoir des enfants alors que tant d'autres parents en ont et ne devraient jamais en avoir. C'est un manque immense de respect de dire à des gens atteints d'une maladie dont ils n'ont aucune responsabilité qu'ils le méritent. C'est ne pas connaître la douleur et l'attente insupportable. C'est ne jamais avoir été dans une situation hors de notre contrôle. C'est ne pas comprendre que la vie ne fonctionne pas souvent au mérite. Et troisièmement, si on disait à un couple fertile de laisser tomber son rêve d'avoir des enfants biologiques parce qu'il y a déjà plein d'orphelins dans le monde, ils seraient probablement aussi insultés que nous. Pourquoi les infertiles devraient-ils porter le fardeau de sauver les enfants abondonnés du monde? Oui, l'adoption est admirable et je sais que beaucoup de couples, infertiles et fertiles, y trouvent les enfants qu'ils attendaient depuis toujours. Je tiens seulement à souligner que c'est loin d'être une solution facile et que c'est loin de pouvoir, en une seule phrase, effacer la douler de l'infertilité et remplir le vide que le rêve d'un enfant biologique laisse chez bien des couples.

Je n'ai pas eu recours à la FIV. Si nous avions eu à nous y rendre, nous aurions probablement dû abandonner notre rêve, parce que nous n'avions pas les moyens. Par contre, j'ai eu recours à divers traitements de fertilité grâce auxquels j'ai eu Tithom et j'attends Tipépin. Je suis infertile, je le serai toujours. J'ai été marquée au fer rouge par cette bataille et ça me rend sensible à ce que les autres couples vivent. Je nous trouve excessivement chanceux d'avoir pu avoir des enfants relativement facilement (si on compare avec d'autres couples infertiles). À chaque jour, quand je regarde dans les yeux bleus de mon fils en santé, les mêmes yeux bleus que son père, je me sens choyée et je suis éternellement reconnaissante d'avoir eu la chance de pouvoir me permettre de faire les traitements. J'ai regardé le documentaire les larmes aux yeux, la gorge nouée, une main sur mon ventre et l'autre dans la main de Hom. C'est dommage qu'il faille souvent passer par là pour comprendre tout ce que ça implique. C'est dommage qu'on ne puisse discuter calmement, sans pointer du doigt, sans essayer de faire sentir les uns ou les autres comme égoïstes et ingrats. Je n'en veux pas aux fertiles de l'avoir facile. Je n'en veux pas non-plus à toutes ces femmes qui prennent la décision difficile de mettre terme à une grossesse non désirée. Je n'en veux pas aux gens qui esaient de comprendre, mais qui sont maladroits et blessants sans le savoir. Par contre, j'en veux à la vie d'être injuste et de ne pas fonctionner au mérite, quand il y a tant de couples qui feraient des parents extraordinaires et qui ne le seront jamais.

Un débat est lancé. Il faut en parler, il faut briser les tabous, les préjugés. Il faut donner une reconnaissance aux couples infertiles. Il faut prendre les choses en main. Il faut agir. Il faut que le gouvernement s'assume et se rende compte qu'il ne peut pas payer pour certaines choses sans payer pour les autres. Il faut encourager la famille et soutenir ces gens de couer qui vivent une épreuve difficile et qui ne souhaitent qu'une chose: être comme les autres et avoir des enfants à aimer.

Libellés : ,


Écrit par kiwi :: 10:52 AM :: 4 pelure(s)

Jeter une pelure

..................................................................................................

27 septembre 2006

Réaction

Dimanche dernier, à l'émission Découverte, on parlait de fécondation in vitro. Bien entendu, j'ai regardé le tout, deux fois plutôt qu'une. Je ne pensais pas en parler ici, puisque selon moi, le documentaire était assez complet, même si de courte durée. Le reportage était clair, concis et faisait le tour, quoi que sommaire, de la question des naissances prématurées liées à la FIV. Mais après avoir lu quelques réactions, je sens le besoin d'en parler.

Premièrement, je veux me débarasser de quelque chose qui m'énerve au plus haut point. Ça revient souvent et c'est revenu à plusieurs reprises dans le documentaire. Lorsqu'on parle de FIV, on dit souvent, à tord, qu'on "implante" des embryons. Hors, le vrai terme est "transférer" des embryons. Si les médecins avaient le pouvoir de les implanter, le taux de succès de la FIV serait bien plus élevé, croyez-moi! On les transfert donc. Qu'ils s'implantent ou non dans la paroie utérine, ça reste un jeu de dés, comme pour la conception "naturelle".

En résumé, le topo parlait du nombre croissant de naissances prématurées provenant de grossesses obtenues à l'aide de la FIV. Ces naissances prématurées surviennent en grande majorité lors de grossesses multiples. On parlait donc de ces grossesses gemellaires obtenues grâce au transfert de plusieurs embryons. On a aussi abordé la question de la réduction embryonnaire.

Il est clair que ce ne sont pas toutes les grossesses multiples qui proviennent de la FIV et qui se terminent en naissances prématurées. Il était seulement question de parler du nombre grandissant de naissances prématurées par rapport au nombre d'embryons transférés. Les médecins ne jettent pas le blâme sur les patients, mais je peux très bien comprendre pourquoi ces couples décident de tenter leur chance avec 2 ou 3 embryons (ils ont parlé d'un couple en ayant transféré 6, ce qui est très rare). Je me mets dans leurs souliers... Je suis infertile, j'essaie depuis des années d'avoir un enfant. Ça ne fonctionne pas, malgré les hormones, les tests, les injections, les inséminations. Tout cela coûte très cher, déjà. Et c'est très difficile. Je vieillis, je sens l'urgence me gagner, je me sens à court de solutions. Après plusieurs années d'échecs et de déception, on se tourne vers la FIV. On fait le protocole, on a quelques ovules fécondés. À 6000$ par cycle, je ne nous vois pas faire ça 4 ou 5 fois avec un seul embryon à la fois. Surtout qu'un cycle de FIV est loin d'être facile et agréable comme une conception naturelle! Mon raisonnement: si on en transfert 3, il y a 3 fois plus de chances qu'un seul s'accroche. Plutôt que de répéter 3 cycles avec un seul embryon et peu de chances, on triple nos chances en un seul cycle. Un seul paiement, une seule intervention. Oui, il y a les risques que les 3 s'implantent, mais soyons réalistes! En tant d'années, tant de traitements, jamais un bébé ne s'est accroché. Pourquoi là, les 3 s'accrocheraient? C'est impensable.

C'est vraiment, en premier lieu, une question monétaire. Si le gouvernement se déniaisait (et ne vous gênez pas d'écrire à votre député sur le sujet!), ils paieraient, au moins en partie, les traitements de fertilité, ce qui enlèverait le sentiment d'urgence des couples. Ils se sentiraient probablement moins pris à la gorge, ils auraient sûrement moins l'impression d'avoir une seule chance à tenter. Du même coup, ça réduirait les coûts liés aux naissances prématurées venant des FIV. Mais non, le gouvernement préfère payer pour autres choses, notamment les avortements. Il rembourse même celles qui ont dû aller au privé pour le faire... Enfin, autre débat...

Bref, je comprends pourquoi ces couples prennent cette décision. Je sais que les médecins ne sont pas tout blancs et qu'ils ont leur tord. Je ne vois pas, par contre, quel est leur avantage à pousser les couples à transférer plus d'un embryon car s'ils les poussaient à en transférr un seul à la fois, les clients reviendraient plus souvent, donc plus de sous dans leurs poches...

Ce qui m'a fait pleurer pendant le reportage est bien sûr la question de réduction embryonnaire. Heureusement, comme le disait le médecin qui la pratique, elle n'a eu qu'à le faire une dizaine de fois. Ce n'est pas chose courante et je vois très bien pourquoi. Quand un couple se bat contre l'infertilité pendant des années, qu'il croit que jamais, ils ne seront parents et que tout à coup, ils se retrouvent portant 3 enfants, la décision vient à l'encontre de tout ce pourquoi ils se sont battus. Tout ce temps à vouloir un enfant et maintenatn qu'ils sont si près du but, ils doivent en tuer un... Quand ils considèrent les risques pour les autres bébés, quand ils sont au courant des risques de la grossesse multiple (et ils parlaient de triplés et quadruplés), ça doit entrer en ligne de compte pour leur décision. Une décision horrible à prendre et dont les parents ne se remmettent probablement jamais complètement. Mettons les choses au clair: les couples ne transfèrent pas 6 embryons en se disant "s'il y en a 3 ou 4 qui s'implantent, c'est pas grave, on les éléminera."

Bref... Problème: trop de naissances pématurées. Cause: trop d'embryons transférés lors de FIV. Cause: coûts trop élevés des traitements de fertilité. Solution: subventionner les traitements de fertilité. Ça semble tellement simple... trop simple peut-être?

Libellés : ,


Écrit par kiwi :: 8:49 AM :: 5 pelure(s)

Jeter une pelure

..................................................................................................

3 octobre 2005

Inconcevable

La nouvelle série Inconceivable, diffusée à NBC depuis deux semaines, suscite beaucoup de réactions. En gros, c'est l'histoire de médecins et patients dans une clinique de fertilité. J'ai regardé les 2 épisodes et franchement... je suis complètement dégoûtée. C'est tellement ridicule et mal fait et plein d'histoires impossibles. Ils prennent les pires peurs et cauchemars de couples vulnérables aux prises avec l'infertilité et ils en font des banalités. Des scénarios extrémistes ridicules (ils se trompent d'embryon, l'infirmière switche un échantillon de sperme avec celui du docteur auquel elle vient de faire une pipe, une mère-porteuse donne naissance à un bébé noir alors qu'elle portait supposément l'embryon d'un couple blanc, etc.), des détails tout à fait faux, une clinique complètement irréelle, aucune crédibilité du tout...

Mais bon, je sais qu'il ne s'agit que d'une émission de télé. Après tout, les médecins nous diront tous que ce n'est jamais comme dans ER, les profs nous diront tous que Virgine c'est complètement exagéré. Ce n'est pas vraiment ça qui me dérange. Ce qui me dérange, c'est qu'on en parle jamais de l'infertilité de nos jours. C'est encore un sujet tabou. Tout ce qu'on entend ce sont les cas extrèmes, comme la mère-porteuse qui donne naissance à des quintuplés, ou la dame de 60 ans qui tombe enceinte grâce au in vitro. On n'entend jamais parler des milliers de couples qui essaient pendant des années, qui font traitement par-dessus traitement et qui ne réussissent jamais. On entend jamais parler de ceux qui, après plusieurs cycles de FIV laissent tomber leur rêve. On entend jamais parler de ceux qui réussissent, après plusieurs années, à finalement tomber enceinte avec du Clomid et une insémination. On entend juste parler des cas extraordinaires et ça nourrit le mythe de l'infertilité. Ça fait passer les couples infertiles qui décident d'aller de l'avant avec les traitements pour des freaks désespérés, des gens qui ne savent pas quand arrêter ou qui ne savent pas qu'il faut "juste relaxer"... Et cette nouvelle série vient juste amplifier tous ces mythes et ces peurs. Il y a plein de filles comme moi qui essaient de parler de leur infertilité, d'éduquer un peu les gens autour, puisqu'on ne parle jamais de ces choses-là. Et une série comme ça vient juste nous compliquer la vie et rendre notre quête encore plus difficile.

Il ne devrait pas y avoir de série sur des médecins assoiffés de pouvoir (ils disent dans le premier épisode qu'ils "jouent à Dieu") dans une clinique de fertilité, mais une série sur des couples qui le vivent, jour après jour, année après année. C'est de ça dont on devrait parler. Ils essaient de faire passer les médecins pour des héros alors qu'au fond, ce sont les couples qui poursuivent leur rêve qui sont les vrais héros.

Si vous avez vu l'émission et que vous voulez dire votre façon de penser à NBC, vous pouvez le faire ici.

Libellés : ,


Écrit par kiwi :: 1:50 PM :: 0 pelure(s)

Jeter une pelure

..................................................................................................

2 septembre 2005

Maman Last Call

Image hosted by Photobucket.com

Nous nous sommes finalement décidés à regarder ce film hier soir. J'ai hésité longtemps parce que j'avais absolument adoré le livre. Je fouillais sans but précis dans la bibliothèque de mon père quand j'ai trouvé ce livre. Je l'ai pris, l'ai regardé, puis j'ai lu les premières pages. En fait, je voulais lire les premières pages, mais je n'ai pas pu arrêter de lire avant de l'avoir terminé. J'ai vraiment aimé l'histoire, les personnages, la légerté du livre, mais ce qui m'a avant tout séduite, c'est l'écriture de Nathalie Petrowski. J'ai dévoré le livre parce que les mots coulaient, le style me collait à la peau et j'appréciais la franchise des propos tenus. Un humour franc et vrai, sans flafla, qui va droit au but.

Même si le scénario a été écrit par Mme Petrowski, j'avais peur de voir le film. Je sais, on ne doit jamais comparer les deux. Je suis habituellement la première à le rappeler aux gens qui disent "oui mais dans le livre, ce n'était pas comme ça!" N'empêche que quand on a autant aimé un livre, on reste sur la défensive quand le film sort. On se dit que l'image qu'on avait dans notre tête risque d'être gâchée, que ce qu'on avait aimé du livre sera lègué aux oubliettes dans le film... On part toujours avec une idée pré-conçue, même si on ne devrait pas.

Et bien, je n'avais pas tord d'hésiter. J'ai eu du mal à rester accrochée au film hier soir. La réalisation est inégale, le rhytme est parfois trop rapide, parfois trop lent, jamais à la bonne vitesse. Il y a selon moi beaucoup de longueurs et de petites histoires inutiles. On a mis l'accent sur trop de petites histoires paralèles (la mère porteuse, la jeune journaliste ambitieuse) plutôt que de le mettre sur la véritable histoire centrale: celle d'une femme de 37 ans, immature et ambitieuse, qui ne veut pas d'enfant, mais qui en aura un malgré tout. Les actrices étaient excellentes (Sophie Lorrain et Anne-Marie Cadieu), mais elles ne pouvaient pas porter tout le poids du film sur leurs épaules. Les dialogues étaient bien écrits, mais manquaient du piquant Petrowski que j'espérais retrouver. J'ai trouvé le film "drabe", j'ai trouvé qu'il manquait de finition, de vision d'ensemble. Il n'y avait pas de substance, pas de profondeur. Le sujet a été abordé en surface, de façon superficielle, avec trop d'éléments pour nous en distraire.

Je ne suis pas critique de cinéma. Je ne fais que dire mon opinion sur un film qui m'avait été recommandé par plus d'une personne. "Tu vas te reconnaître!" Et bien non, je ne me suis pas reconnue. Bizarrement, je me suis plus reconnue en lisant le livre, qui était bien plus axé sur l'indépendance et la liberté de la femme sans enfant, alors que j'étais au beau milieu des injections et traitements contre mon infertilité. J'ai été déçue par le film, j'avais espéré l'aimer autant que le livre. Et même si je n'avais pas lu le livre, je n'aurais pas aimé le film. Je suis peut-être difficile, mais je m'en fous. J'aime les BONS films et celui-là, peu importe à quel point je l'espérais, ne l'était pas.

Libellés : ,


Écrit par kiwi :: 9:49 AM :: 0 pelure(s)

Jeter une pelure

..................................................................................................

3 mai 2005

Coup de Pouce

Il y a plusieurs mois, j'ai écrit un courriel à la revue Coup de Pouce. Je leur parlais de mon infertilité et du fait qu'on ne parlait jamais de ça dans les magazines comme le leur. J'ai décrit mes expériences et j'ai demandé qu'on parle plus de l'infertilité car elle touche beaucoup de couples. Je n'ai jamais eu de réponse.

Quand j'ai reçu le numéro de février, quelle ne fut pas ma surprise de voir un article sur la fertilité. Je me suis empressée de le lire. Et j'ai été tellement déçue! On ne parlait pratiquement que de la fertilité décroissante des femmes vieillissantes. Comme si l'infertilité était un problème unique aux femmes de 35 ans et plus! J'étais frustrée et insultée! Non seulement on rendait encore une image faussée de l'infertilité, mais on ridiculisait du même coup les femmes comme moi qui dovient se battre pour réaliser leur rêve de devenir maman. Si on se fie à leur article, la meilleure façon de ne pas avoir de problème de fertilité, c'est de commencer à faire des enfants tôt. Même si tout ce qu'ils disent est vrai, l'infertilité est loin de se limiter à une question d'âge.

Je connais des dizaines de femmes atteintes d'infertilité. Je pourrais dire, sans précision scientifique bien sûr, que 70% de ces femmes ont moins que 30 ans.
Bien sûr, je suis de cette tranche d'âge (moins de 30 ans), donc je suis portée à connaître surtout des femmes de mon âge. La grande majorité des femmes avec qui j'ai eu la chance d'échanger ont un problème précis, comme ce l'est pour moi : ovaires polykystiques, endométriose, trompes bouchées, etc. Rien à voir avec l'âge ni même le poids!

Oui, l'âge joue un grand rôle sur la fertilité. Oui, le poids a aussi sa part de responsabilités. Mais de généraliser en attribuant la fertilité en hausse de notre génération à ces deux seuls critères, ça n'a pas de sens.
Je sais que l'âge est un des plus grands facteurs d'infertilité. Je sais aussi que se faire dire "tu aurais dû commencer plus tôt aussi!" ce n'est pas constructif du tout. Le problème est là. Elles auraient pu l'éviter, mais maintenant il est trop tard. Qu'est-ce qu'elles peuvent faire?

Je suis consciente que la revue Coup de Pouce n'est pas une revue scientifique ou médicale. C'est une revue qui s'adresse à madame-tout-le-monde, probablement âgée entre 30 et 45 ans et qui a pour but de les informer en surface, quite à les inciter à aller chercher plus d'informations par elles-mêmes (ils ont quand même pris soin de laisser quelques adresses internet utiles pour celles qui veulent en savoir plus sur l'infertilité). J'aurais quand même préféré lire des témoignages de femmes vivant l'infertilité. Des femmes différentes, avec différentes expériences (certaines ayant obtenu une grossesse, d'autres non, certaines ayant passé par la fécondation in vitro, les inséminations avec donneur, le choix de vivre sans enfant, l'adoption, les traitements invasifs, des femmes de différents groupes d'âge, avec différents problèmes, vivant l'infertilité masculine, etc.) auraient pu donner tellement de points de vue intéressants et constructifs sur la matière, bien plus que de simples citations choisies de quelques docteurs.

J'ai souvent dit qu'on ne prenait pas l'infertilité au sérieux. Cet article est pour moi un bon exemple. Voici l'article, vous en jugerez par vous-mêmes...

Serez-vous toujours fertile dans 5 ans?

De plus en plus de femmes choisissent, pour toutes sortes de raisons, d'attendre avant de faire un premier enfant, Malheureusement, plus le temps passe, plus notre fertilité décroît.
par Marie-Eve Cousineau

Ces quatre dernières années, Irène a couru à gauche et à droite. L'été dernier, en plus de travailler à temps plein, elle a terminé sa maîtrise. Âgée de 36 ans, elle veut maintenant profiter de la vie. Fini les sacrifices, vive les voyages! Tout n'est pourtant pas si simple. «Mon nouveau conjoint veut des enfants, mais moi, je ne sens pas trop l'appel, avoue-t-elle. Je serai peut-être prête dans deux, trois ou quatre ans.»
En 2008, Irène aura franchi le seuil de la quarantaine. Concevoir un enfant deviendra alors une course contre la montre. Entre 20 et 25 ans, un couple sans problème de fertilité a chaque mois en moyenne une chance sur quatre de concevoir un enfant. À 35 ans, le taux de fécondité descend à près de 15%. Cinq and plus tard, il n'est plus que de 5%. «Après, les chances décroissent de moitié par année», dit Marc Villeneuve, obstétricien-gynécologue et directeur médical de Procréa Cliniques, un centre de fertilité.
Au Québec, comme dans d'autres populations occidentales, l'infertilité est en hausse, diagnostic qu'on pose après un an de relations sexuelles non protégées avec le même partenaire sans qu'il n'y ait eu de grossesse. L'infertilité résulte souvent de la décision tardive des couples de concevoir un bébé. En 2002, d'après Statistique Canada, l'âge moyen des Canadiennes à la naissance de leur premier enfant était de 27,7 ans. Près de 45% des naissances étaient le fait de femmes de 30 à 39 ans, contre 23% en 1982.
Dans les cliniques de fertilité où l'on offre des services de procréation médicalement assistée, la moyenne d'âge des femmes qui consultent est d'environ 35-40 ans, d'après l'obstétricien-gynécologue William Buckett, qui travaille au Centre de reproduction McGill et à l'Hôpital Royal-Victoria. Selon lui, la majorité des patientes sont bien conscientes des difficultés de concevoir à leur âge. «Mais environ 20% d'entre elles sont surprises d'apprendre qu'elles ont un problème de fertilité», estime-t-il. D'après Marc Villeneuve, plusieurs femmes de 35 ans et plus s'imaginent qu'elles auront un enfant à coup sûr malgré le déclin de leur fertilité et s'étonnent quand ça ne marche pas.


La durée de vie des ovules
Contrairement à l'homme, qui produit sans cesse de nouveaux spermatozoïdes, la femme naît avec un nombre limité d'ovules. «Le foetus [femelle] crée des oeufs jusqu'à l'âge de 16 à 20 semaines, explique Rodolphe Maheux, gynécologue-obstétricien et professeur au Pavillon Saint-François-d'Assise du Centre hospitalier universitaire de Québec. Leur nombre commence ensuite à décliner.» À la naissance, la femme possède environ un million de folicules ovariens (enveloppes nourrissantes contenant un ovule immature). Pendant sa période de fertilité, c'est-à-dire de la puberté à la ménopause, elle n'ovulera qu'environ 450 fois (ce nombre est moindre chez les femmes ménopausées avant 40 ans).
Mais où s'en vont donc tous ces folicules? Ils dégénèrent pour la plupart.«Plus on avance en âge, moins les ovules sont bons, dit Serge Bélisle, directeur du département d'obstétrique et de gynécologie du CHUM et spécialiste de l'infertilité. Ce qui reste, c'est le "fond du baril". Les meilleurs ovules sont partis.» Avec le temps, les bons folicules réagissent de moins en moins à l'hormone folliculo-stimulante (FSH) et à l'hormone luténisante (LH), qui permettent le développement des ovules et le déclenchement de l'ovulation. De plus, comme la machinerie génétique est rouillée, les ovules présentent davantage de troubles chromosomiques.
Résultat: alors qu'en général une femme de 25 ans met deux à trois mois à tomber enceinte, plus de six mois sont nécessaires chez les 35 ans et plus. Et il y a les risques de fausse couche: ils sont de 10% chez une jeune femme, tandis qu'ils s'élèvent à environ 30% chez les 40 ans et plus, selon Seang Lin Tan, directeur du département d'obstétrique et de gynécologie de l'Université McGill et obstétricien et gynécologue en chef du Centre universitaire de santé McGill.
Joanne et son conjoint ont dû patienter deux ans et demi avant de parvenir à concevoir un premier enfant. Vingt-neuf mois d'espoir déçu. «On a commencé à s'essayer dès notre nuit de noces!» dit Joanne, qui s'est mariée à 33 ans. Aparemment infertile, le couple a décidé de consulter. «En clinique, on n'a pas vraiment trouvé notre problème», dit la maman de 41 ans. Puis, sans avoir recours à des traitements, Joanne est finalement tombée enceinte. Elle a aujourd'hui deux garçons, âgés de 5 et de 2 ans. «Pour le deuxième, il a aussi fallu deux ans et demi, dit Joanne. J'ai accouché de mon dernier à 39 ans.»


Donner un coup de pouce à notre fertilité
La solution évidente pour déjouer les pièges de l'horloge biologique: fonder une famille tôt. Or, dans notre société actuelle, ce n'est pas toujours évident: on ne rencontre pas toujours le père de nos enfants facilement, on finit nos études tard, on a un emploi trop prenant, on manque d'argent ou on veut être «libre» encore un peu... «Bref, ce n'est jamais le temps jusqu'à ce que ça ne soit plus le temps, remarque Rodolphe Maheux. Si vous voulez un bébé, faites-le donc dans la vingtaine. N'attendez pas la promotion et la maison.» Tous les spécialistes de l'infertilité s'entendent: une femme en mesure d'avoir un enfant avant 35 ans devrait le faire.
S'ils sont si catégoriques, c'est peut-être parce qu'il n'y a pas grand-chose qu'on puisse faire pour préserver notre fertilité, sauf peut-être garder un poids santé. En effet, l'aménorrhée (l'arrêt des menstruations) survient surtout chez les femmes obèses (indice de masse corporelle supérieur à 32) ou chez les femmes trop maigres (IMC inférieur à 17). «Mais pour certaines femmes, il suffira d'un peu de poids en trop [ou en moins] pour qu'elles éprouvent des problèmes ovulatoires», dit William Buckett.
L'importance du poids santé tient au fait que, pour ovuler sans problème et tomber enceinte, on doit posséder un minimum de tissu graisseux. «La graisse produit des œstrogènes (en fait, elle transforme des précurseurs androgéniques en œstrogènes)», explique Rodolphe Maheux. Ainsi, lorsqu'on n'a pas assez de gras, les œstrogènes nécessaires pour déclencher l'ovulation au milieu du cycle ne sont souvent pas suffisants. À l'inverse, une concentration trop élevée d'œstrogènes nuit également à l'ovulation: en fin de mois, il faut abaisser suffisamment son niveau d'œstrogènes pour repartir un cycle. Attention, toutefois: chez les femmes surentraînées, le poids peut être trompeur. Comme le muscle est plus lourd que le gras, elles peuvent en effet avoir un poids santé sans nécessairement avoir une quantité de gras appropriée.
Si une saine alimentation est importante pour maintenir un poids santé, aucun aliment en particulier n'aide la fertilité ou ne lui nuit. On recommande toutefois de consommer de l'acide folique, qui réduit les risques de malformations congénitales. Pris à dose modérée, le café ne nuit pas à la fertilité. Consommer trois tasses par jour augmente toutefois les risques de fausse-couche, d'après Serge Bélisle. William Buckett parle plutôt de quatre tasses, mais soutient que l'impact du café sur la fertilité n'est pas clair. Il mentionne toutefois que «souvent, les gens qui boivent du café à l'excès fument».
On sait que le tabac et la marijuana affectent la fertilité de l'homme (voir Et les hommes dans tout ça?) et de la femme. Il suffit d'une cigarette ou deux pour nuire à sa fécondité, d'après William Buckett. Le tabac accélère la venue de la ménopause. «Cela rend les ovules moins fécondables» dit Serge Bélisle. Quant à l'alcool, il n'existe pas de preuves démontrant qu'une consommation modérée (environ cinq verres par semaine) affecte la fertilité. Chez la femme, une prise excessive peut toutefois s'accompagner de complications médicales, comme une cirrhose hépatique ou une malnutrition avec troubles ovulatoires, «qui rendent la conception difficile, voire contre-indiquée», dit Serge Bélisle.


Et le stress
Chantal, 32 ans, a mis deux ans avant de concevoir un enfant. Hasard ou non, elle est parvenue à tomber enceinte deux mois après avoir quitté son emploi de nuit. «J'avais un mode de vie chaotique, dit la maman, qui tente d'avoir un deuxième enfant. Je ne dormais pas à des heures régulières et mon poste était stressant.»
On pourrait croire que le stress a influencé la fertilité de Chantal. Or, «le stress quotidien usuel ne dérange habituellement pas la fonction ovarienne», indique André Lemay, chef du Centre d'endocrinologie de la reproduction, d'infertilité et de ménopause de l'hôpital Saint-François-d'Assise (CHUQ). Pour qu'il y ait un véritable effet, le stress doit être associé à un événement majeur, comme une famine ou une sécheresse. «Des études ont montré que les réfugiées et les femmes qui ont dû quitter leur pays en guerre arrêtaient d'ovuler», précise Shree Mulay, professeure associée au département de médecine de l'Université McGill. Mais on ne connaît pas tout du facteur stress, car il est difficile à mesurer. Une chose est sûre, toutefois: la théorie selon laquelle «trop vouloir un enfant» nuit à la fertilité ne tient pas.
D'après William Buckett, environ 40% des femmes connaissent des cycles menstruels irréguliers à l'occasion, ce qui peut réduire les chances de concevoir un enfant. Est-ce parfois dû au stress? Peut-être. «Une jeune femme qui étudie durant un an pour un examen peut ne pas ovuler, dit-il. Un stress ou une dépression soudaine peuvent aussi affecter la FSH et la LH.»
Le lien entre infertilité et médicaments n'est pas totalement clair non-plus. Selon William Buckett, environ 10% des femmes qui cessent de prendre la pilule doivent patienter quatre à cinq mois avant que leur cycle redevienne régulier. La prise de la pilule n'a toutefois aucun effet sur la fertilité à plus long terme. Tout le contraire des traitements pour le cancer et le VIH-sida, qui altèrent les fonctions ovariennes. Certains médicaments, notamment des traitements à la cortisone ou aux anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), peuvent perturber temporairement l'ovulation. Cela ne semble toutefois pas le cas des médicaments en vente libre.
Pour favoriser notre fécondité, il faut donc conserver un régime de vie équilibré ainsi qu'une bonne alimentation. Mais l'âge demeure un facteur majeur. Joanne n'a même pas songé à un troisième enfant, après avoir accouché de son deuxième, à 39 ans. Elle ne voulait pas jouer à la roulette russe avec ses vieux ovules. «Je me suis retirée du gambling chromosomique!» dit-elle.


Et les hommes dans tout ça?
Chez 40% des couples, l'infertilité est associée à un problème uniquement masculin. La qualité et la quantité des spermatozoïdes ainsi que le dysfonctionnement érectile ou éjaculatoire sont alors mis en cause. On a aussi constaté que la fertilité de l'homme a grandement diminué depuis 50 ans. «À l'époque, on comptait 50 millions de spermatozoïdes par ml d'éjaculat, dit Serge Bélisle. On en trouve maintenant entre 15 et 20 millions par ml.» La pollution, les pesticides et les insecticides sont pointés du doigt. L'âge pourrait aussi avoir une influence, mais peu d'études se sont encore penchées sur le sujet. «Jadis, beaucoup de sociétés croyaient que l'homme ne pouvait pas être infertile, explique R,-Marc Pelletier, professeur à la faculté de médecine de l'Université de Montréal et spécialiste en infertilité masculine. Tous les travaux sur la fertilité ont donc porté sur la femme.»
Parmi les facteurs qu'on peut contrôler, mentionnons, comme chez la femme, le tabac, qui affecte la quantité de spermatozoïdes et la motilité du sperme. «La cigarette diminue l'oxygène résiduel dans le sang, dit R.-Marc Pelletier. Or, avec le cerveau, les testicules sont les tissus les plus avides d'oxygène.» Consommé de façon excessive, l'alcool diminue quant à lui la capacité érectile. Pour préserver leur fertilité, les hommes ont aussi intérêt à être actifs et à éviter les caleçons serrés. Attention aux gelures de testicules pendant les journées de ski. En revanche, les testicules ne doivent pas être exposés trop fréquemment à des chaleurs intenses. La production et la survie des spermatozoïdes nécessitent une température de 34°C. La varicocèle, une dilatation de la veine dans le testicule (plus couvent le gauche) qui peut mener à l'infertilité, semble aussi liée à la hausse de température. Hommes, gardez donc un œil sur vos testicules!


Article tiré de la revue Coup de Pouce, Février 2005, pages 81 à 89

Libellés : ,


Écrit par kiwi :: 9:32 PM :: 2 pelure(s)

Jeter une pelure

..................................................................................................

1 avril 2005

La pesée officielle

Depuis quelques temps, Hom et moi avons recommencé à nous entraîner. Nous avons donc procédé à la pesée officielle, question de pouvoir bien suivre nos progrès.

*voix de commentateur dans un micro qui griche*
Dans le coin rouge, mesurant 5 pieds et pesant 15 livres de trop, Kiiiiiiwi! *applaudissements*
Dans le coin bleu, mesurant 6 pieds et voulant perdre 2 pouces de tour de taille, Hhhhhom! *applaudissements, foule en délire, femme pitchant ses petites culottes sur le ring*

Bref, j'aurais voulu perdre 15 livres d'ici mon opération. Je ne crois pas que ce soit possible, alors je me suis fixée un objectif plus réaliste. Si je me fie à mon indice de masse corporelle, je suis considérée comme faisant de l'embonpoint (la catégorie avant l'obésité). Si je perds 7 livres, je retombe dans la catégorie "poids normal". Sept livres en 2 mois et demi, c'est très faisable! Un peu plus de boxe à chaque soir, un peu plus de jogging, un peu plus de salade et je devrais atteindre mon objectif. Le printemps est là, l'été arrive, c'est le temps de nous remettre en forme.

----------------------------------------

Dans un tout autre ordre d'idées, je voulais vous parler de deux autres films qu'on a vus dernièrement. Deux films qui m'ont fait me sentir bien, deux films qui m'ont fait croire qu'il restait de la chaleur dans mon petit coeur.


J'ai toujours été fascinée par les fées et leur monde imaginaire. Peter Pan est une de mes histoires d'enfance préférées. Ce film, bien plus que des fées et des pirates, m'a fait le même effet qu'une brise froide un soir d'été. On perd un peu l'équilibre, puis on ferme les yeux et on savoure le vent froid sur notre visage. À voir, pour tous les adultes ayant encore un petit enfant enfoui à quelque part dans leur coeur.


Beaucoup plus terre à terre, mais pas moins rafraîchissant que l'autre, ce film m'a beaucoup surprise. Je ne pourrais pourtant pas dire ce que j'ai aimé du film... L'histoire, simple en surface, mais compliquée si on creuse un peu, l'amour, l'espoir et l'envie de renaître et la trame sonore sont tous des points que je soulignerais. Assez dit, louez-le.

Libellés : ,


Écrit par kiwi :: 10:28 AM :: 0 pelure(s)

Jeter une pelure

..................................................................................................

2 mars 2005

The Amazing Race

Hier j'écoutais la première de la nouvelle saison d'Amazing Race avec Hom. Un des couples qui fait la course, Uchenna et Joyce, ont dit dans leur présentation qu'ils essayaient depuis longtemps d'avoir des enfants, sans succès. Après deux échecs au In Vitro, ils se retrouvent sans ressource et avec un couple éprouvé. Ils espèrent gagner le million pour pouvoir atteindre leur rêve d'être parents.

Et bien voilà, je sais pour qui je prends!

Libellés : ,


Écrit par kiwi :: 10:52 AM :: 0 pelure(s)

Jeter une pelure

..................................................................................................

 

Tous droits réservés © 2004-2008