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27 avril 2007

Verdict

Le verdict est tombé. C'est la maladie de Crohn.
Hom a des tonnes de pilules à prendre. Il est très découragé et un peu frustré, même s'il ne le montre pas. Nous aurons plus de détails, ainsi que les résultats de la biopsie et des prises de sang, lors de son rendez-vous post-op en juin.

Merci pour vos bons mots. Je les transmets à Hom.

Le ventre de Hom

Hom est malade. En fait, il l'a toujours été, d'aussi loin qu'il se souvienne. Tout petit, ses parents croyaient que c'était le stress et n'en faisaient pas de cas. Quand nous avons commencé à nous fréquenter, nous avons découvert que certains aliments influençaient son état. Après des recherches et lectures, nous en étions venu à une conclusion: le syndrôme du colon irritable.

Nous avons, au fil des années, éliminé plusieurs ingrédients ou aliments de notre régime. J'ai appris à bien lire les étiquettes. Sans être des allergies dangereuses, ses intolérances alimentaires l'ont souvent incommodé et ont rendu bien des soupers à l'extérieur difficiles. Il accapare la salle de bains très souvent, a souvent des crampes, se prive de bien des choses parce qu'elles contiennent un ingrédient interdit. Il se plaint rarement, même si je sais que ça le fatigue beaucoup. Passer ses journées aux toilettes, c'est normal pour lui. Parce qu'il a toujours été comme ça, il n'a jamais vraiment cru qu'il pourrait être autrement. Ça a quelques fois été frustrant pour moi, car il n'est pas toujours disponible, ne coopère pas toujours aux travaux ménagers. J'ai parfois eu l'impression qu'il se servait de ça comme excuse pour se sortir d'obligations qu'il n'aimait pas, mais je le connais mieux que ça et je sais que c'est faux. N'empêche, j'aimerais bien avoir un chum normal, qui n'a pas mal au ventre, qui peut manger une crème glacée sans devoir sacrifier le reste de sa journée car il se tordra de douleurs. Je veux qu'il aille bien, je veux qu'il soit guéri, pour lui avant tout, mais aussi pour Tithom et moi.

Mais le SCI ne se guérit pas. On peut le contrôler en partie, mais pas s'en débarasser complètement. Hom a eu quelques grosses crises qui l'ont amené à l'hôpital. Après ces crises, il se sentait mieux, n'avait plus de symptômes pour plusieurs semaines. Puis ça recommençait... Nous n'avons donc jamais été certains que ce soit le SCI à 100%, nous gardions un doute. Nous avons cherché, lu sur la maladie de Crohn, la maladie cœliaque (intolérance au gluten), les polypes... rien ne collait vraiment à sa liste de symptômes. Après sa plus grosse crise, le médecin de l'hôpital lui avait prescrit des médicaments, à prendre ne cas de douleurs. Il lui avait aussi donné une requête pour voir un gastro-entérologue.

C'était il y a plus de deux ans. Il a fait quelques téléphones, mais personne ne voulait ou pouvait le voir. Il a donc cessé d'essayer. Il allait mieux, qu'il disait.

Puis, il y a quelques mois, il a commencé à moins bien aller. Ses crampes devenaient de plus en plus fréquentes, ses symptômes avaient changé. Le matin, il en a pour un bon deux heures à se tordre de douleur, plié en deux, à courir à la toilette. Il en a eu assez et s'est enfin décidé à agir.

Par le biais d'un collègue, il est entré en contact avec un médecin qui a accepté de le voir immédiatement. Ce médecin a cru son cas assez urgent pour l'envoyer directement voir un gastro-entérologue. Celui-ci, voyant la quantité de sang et les symtômes de Hom, lui a recommandé de passer une coloscopie le plus rapidment possible. C'était mardi. Il est en ce moment en train de passer sa coloscopie. Il est dans une clinique privée et profite de ce qu'on appelle la 2e vitesse.

J'en parle peu, car Hom n'aime pas qu'on parle de ses intestins, et je le comprends. Mais ce matin, je suis inquiète, je m'interroge, j'arpente la maison, impatiente. Il n'a pas voulu que je l'accompagne avec Tithom, malgré mon insistance. J'attends donc ici qu'il m'appelle. J'espère de tout mon coeur, mon corps et mon âme, qu'ils trouveront ce qu'il a et surtout, qu'ils trouveront une solution.

Je veux un chum normal, je veux un chum qui n'a pas mal. Je veux un chum heureux et bien. Je veux qu'il puisse manger une crème glacée à la vanille, cet été, sans penser aux conséquences. Je veux qu'il soit guéri.

26 août 2006

Dans la cours des grands

De nature plutôt perdue et lunatique, j'étais arrivée tôt à l'école, question d'avoir le temps de trouver le local. Une heure pour trouver ma classe, pour me retrouver dans cette immense bâtisse complètement inconnue, ça devait être assez, right? Non. J'ai quand même réussi à me perdre, à tourner en rond, à demander des indications 3 fois et à ne pas arriver à les suivre et à finalement arriver en retard à mon premier cours de ma première journée de ma première session de ma première année de Cégep.

C'était un cours d'anglais. J'avais bien réussi les examens de classement et j'avais été placée dans un cours d'anglais très fort. Quand le prof nous a demandé, en guise d'introduction, d'expliquer comment nous avions appris l'anglais, les réponses des autres me faisaient me sentir pas du tout à ma place. Il y en avait qui avaient fréquenté une école anglaise, d'autres qui avaient vécu en Ontario, d'autres qui venaient de famille anglophone... et il y avait Hom. Hom, ce grand blond, assis dans la rangée d'en avant, les cheveux en brosse, qui avait dit avoir appris l'anglais en regardant les cartoons le samedi matin.* Et moi qui m'étais dit "wow! Méchant geek!" dans ma tête. J'ai répondu que j'avais appris l'anglais à l'école, en lisant des livres et en regardant la télé.

J'avais 17 ans, je sortais du secondaire, j'étais un peu bum, un peu bohème. Je fumais, je buvais, je faisais le party et j'étais timide. Je ne m'intégrais pas vraiment à la gang de la technique. Je préférais lire, seule, assise dans les marches en fumant une clope. J'étais bien, car j'étais enfin libre. Je commençais le Cégep qui pour moi représentait l'entrée dans la vie adulte. Mes parents cesseraient de me traiter en bébé maintenant. J'aurais un emploi, j'aurais des amis qui conduisent, qui ont 18 ans, qui habitent en appartement. Je serais dans la cours des grands.

Je me souviens de cette journée comme si c'était hier. Je me rappelle comment j'étais habillée, comment je me sentais. Je me souviens des corridors, des escaliers, de l'ambiance. J'étais à la fois intimidée et à ma place. Je commençais une nouvelle vie, de nouvelles amitiés, de nouvelles compétences.

Ça fait 12 ans aujourd'hui, déjà. Ça donne un coup de vieux (vieille?) d'y penser. Douze ans que je suis dans la cours des grands... et pourtant, je ne me trouve pas grande du tout... je suis encore à la fois intimidée et à ma place.


*Si vous lui demandez, il vous dira que j'ai mal compris et qu'il a répondu "by watching Night Court", mais ce n'est pas crédible, puisque je me souviens très bien du "on Saturday mornings" à la fin de sa phrase. À quel poste ça jouait, Night Court, le samedi matin déjà??

18 juin 2006

Le papa que tu es

Je te l'ai déjà dit, mais je le répète aujourd'hui: tu es un papa merveilleux. Tithom est chanceux de t'avoir comme papa et je suis privilégiée de t'avoir comme chum. Tu me surprends à chaque jour. Ça semble si facile pour toi, si naturel! Je crois que tu étais fait pour être papa. On parle rarement de l'instinct paternel, mais si une telle chose existe, tu l'as c'est certain.

Quand Tithom est né, tu as pris en charge la maison. Tu faisais les repas, le ménage, le lavage. Tu m'encourageais quand je pleurais, tu me complimentais quand je me plaignais. Tu as nourri ton fils à la seringue alors qu'il refusait le sein. Tu as été d'une patience incroyable, d'une force rassurante et d'un soutien inestimable.

Tu fais rigoler ton fils, tu l'endors dans tes bras en te promenant, tu le fais aimer son papa encore plus de jour en jour. Tu te lèves la nuit pour le consoler, même si tu travailles le lendemain. Grâce à toi, l'heure du bain est une partie de plaisir, une promenade en poussette est une grande aventure et un pet sur la bédaine est une fanfare rigolote!

Je t'aimais pour l'ami, l'homme, l'amant, le conjoint que tu es. Je t'aime maintenant encore plus grâce au papa que tu es.

Bonne première fête des pères Hom!

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5 juin 2006

10 ans

Il s'en passe bien des choses en 10 ans! Une personne change, en 10 ans! Je suis tellement loin de celle que j'étais il y a 10 ans. La petite fille de 18 ans, pas encore adulte, plus vraiment enfant. Il y a 10 ans, j'allais au Cégep, je travaillais seulement la fin de semaine, dans une station service, je fumais, je faisais souvent le party, je restais chez mes parents et j'étais immature, même si j'essayais de croire le contraire.

Et il y a 10 ans, je commençais la plus belle aventure avec Hom.

Déjà 10 ans aujourd'hui que nous nous sommes embrassés pour la première fois. Il y a 10 ans, je me voyais avec lui, je nous voyais partir en appartement, j'imaginais peut-être de façon très vague que nous serions parents... mais jamais je n'aurais imaginé être si heureuse 10 ans plus tard, avec le même homme et notre fils.

Pourtant nous voilà aujourd'hui ici, 10 ans plus tard, ensemble, avec notre enfant, heureux. C'est le début d'une nouvelle aventure avec Hom. Celle de nouveaux parents.

Je t'aime, Hom.

26 mars 2006

Papa doit travailler

Il ne reste plus qu'une journée avec Hom à la maison. Déjà 8 semaines d'écoulées depuis la naissance de Tithom. Ça a passé tellement vite! J'ai eu énormément de chance d'avoir mon chum avec moi pour les premières semaines avec le bébé. Nous avons appris ensemble à prendre soin de Tithom. Nous avons appris ensemble ce qu'était notre nouvelle vie de famille.

J'étais habituée à être seule toute la journée, toute la semaine. C'était tout un changement de me retrouver, du jour au lendemain, avec un bébé et un chum à la maison! Mes journées tranquilles et silencieuses se sont transformées en journées animées et parfois épuisantes, mais toujours remplies d'amour. Je n'étais plus seule dans ma maison, devant mon ordi, à travailler. J'étais maintenant avec ma petite famille, bébé se balançant, Hom grattant sa guitare près de nous. Je ne déjeunais plus seule devant une revue. Je déjeunais entre deux boires, avec Hom, avec les nouvelles à la télé en bruit de fond. Toutes les tâches ont été partagées en deux. Hom a fait plus que sa part, même! Il faisait la vaisselle, une partie du lavage, les vidanges, le recyclage, l'épicerie... Il changeait les couches et endormait bébé quand maman avait les nerfs à vif. Il m'a encouragée à ne pas lâcher prise pour l'allaitement. Il m'a appris à me réveiller sur demande, moi qui étais une grande dormeuse. En 10 ans de vie de couple, nous n'avions jamais passé une si longue période, 24 heures sur 24 ensemble. Ça m'a pris un temps d'adaptation. Je devais non seulement m'adapter à ma nouvelle vie de maman, mais je devais aussi m'habituer à bien des petits trucs énervants de Hom. J'ai beau l'aimer de tout mon coeur, mon corps et mon âme, il a certaines manies qui finissent pas me tomber sur les nerfs. Huit semaines, c'est quand même un bon bout de temps!

Il retourne travailler mardi. Il va me manquer sans bon sens. Je vais m'ennuyer de tout, même de ses manies énervantes. J'aimais nos journées, tous les trois ensemble, à ne pas se demander qu'est-ce qu'on ferait aujourd'hui, à ne pas suivre d'horaire, à ne pas nous en faire avec le travail, le souper, le ménage. J'ai adoré découvrir le papa merveilleux qu'est Hom. Et je continue de le découvrir un peu plus à chaque jour. Je vais m'ennuyer de sa présence rassurante quand je doute de mes compétences de maman, de sa façon de me remettre sur la bonne voie quand je déraille. Je vais me retrouver seule avec Tithom pour une grande partie de la journée. J'ai très hâte, mais ça me fait aussi peur. Je vais y arriver, j'en doute pas. Mais le papa va nous manquer. Ça fera sans doute des retrouvailles joyeuses le soir venu. Et nous savourerons chaque petit moment passé en famille.

La routine s'installera à nouveau. Certaines habitudes reviendront, d'autres partiront à jamais. C'est encore une nouvelle vie qui commence. Une vie de famille. MA famille.

18 mars 2006

Cerveau endormi

Depuis notre retour de l'hôpital après l'accouchement, nos habitudes de sommeil sont chamboulées. Bon, tout le monde le sait, un nouveau-né, ça dort beaucoup, mais pas longtemps à la fois. On le savait, donc pas de surprise là. Ce qui nous a par contre surpris, c'est comment notre cerveau ne semble pas toujours suivre le rhytme du corps... Ça a commencé quelques jours après notre retour à la maison. Une nuit, alors que nous dormions tous, Hom se lève d'un coup, allume la lampe de chevet et se met à fouiller frénétiquement les couvertures. Encore endormie, je lui demande ce qu'il fait. Il me répond qu'il cherche le bébé. "Mais voyons chéri, il est dans son siège, juste là..."

Une autre nuit, Hom s'est réveillé en train de bercer un paquet de couvertures en boule dans ses bras... J'ai moi aussi cherché le bébé dans les couvertures à quelques reprises...

Cette nuit, le cerveau endormi de Hom lui a encore joué un tour. Hom s'est réveillé alors qu'il cherchait le bébé dans le panier à linge sale. Où est le bébé? Mais où est-il donc?? Je ne sais pas pour toi chéri, mais moi, je ne l'ai jamais mis dans le panier à linge sale...

On la rit encore.
Nous ne sommes pas fatigués, non non... enfin, peut-être un tout petit peu?

25 janvier 2006

Un cadeau pour son fils

Hier, Hom a reçu un petit paquet par la poste. Je n'étais pas au courant de rien et il a fait semblant de ne pas savoir ce que c'était. Il avait acheté un cadeau pour son fils, en cachette.

Avouez que c'est mignon quand même?

22 décembre 2005

Les bas de Noël

Depuis 5 ans, Hom et moi nous donnons des bas de Noël seulement. Nous les remplissons de petits cadeaux, mais nous nous limitons habituellement à ce qui entre dans un bas. La première année que nous avons fait ça, Hom avait mal compris le concept. Il croyait que les bas, c'était pour rigoler et il avait rempli le mien de petites babioles insignifiantes: un porte-clé d'un ours qui fait du ballet, un paquet de cartes d'un fournisseur, etc. C'était quand même très drôle et il s'était repris par la suite.

Depuis ce temps, nous savons quoi faire de nos bas. Et à chaque année, on dirait qu'on se compétitionne. Comme si on avait peur que l'autre nous en donne plus et se sente oublié. Nous regardons ce que l'autre met dans notre bas, nous analysons, nous en rajoutons quand nous croyons ne pas en avoir mis assez... J'ai tout le temps l'impression que Hom me gâte plus que moi je ne le gâte et lui de même. Ce qui fait qu'à la fin, nous ne savons plus quand arrêter et nos bas sont pleins à craquer!

Mais au fond, je m'en fous si Hom me donne moins de cadeaux que moi je lui en donne. Il mérite tellement d'être gâté, après tout ce qu'il a fait pour moi. Il a toujours été là, patient, gentil, près de moi. Il m'a endurée dans mes pires moments, m'a soutenue alors que je sais que lui aussi vivait des moments difficiles. Il s'occupe de moi, pense à moi, m'écrit des mots, me crème la bédaine tous les soirs... Il est tellement fin et beau, il y a des jours où je me demande ce que j'ai fait pour mériter un gars comme lui!

Alors pour moi, remplir son bas est la moindre des choses... même si le mien est vide, tout ce que je veux, au fond, c'est le voir heureux! Bon ok, tout le monde aime recevoir des cadeaux, mais tant que j'ai autre chose qu'un ours ballerine, je serai comblée!

17 octobre 2005

Ça avance

Hom avait pris congé la semaine dernière pour faire le plus de travaux possible dans la maison. Je n'ai pas pu aider autant que je l'aurai voulu parce que j'ai su à la dernière minute qu'un de mes contrats était dû pour le 15. C'est donc Hom qui a fait le gros du travail. Nous avons complètement repeint le sous-sol, plafond inclus. Enfin plus de bleu mauve et de plafond gris! Nous avons aussi tout réaménagé, puisque Hom y déménageait son bureau. Plusieurs meubles ont changé de place, plusieurs sont partis séjourner dans le cabanon en attendant de trouver preneur. Un ami nous a donné des belles bibliothèques, alors nous avons pu nous débarasser des vieilles qui prenaient tout un mur. De nouveaux luminaires, un ménage en profondeur, des nouvelles couleurs, un escalier repeint, un nouvel aménagement, j'ai vraiment l'impression d'avoir un nouveau sous-sol.

Hom a travaillé très fort, s'est couché tard et levé tôt toute la semaine pour travailler sur la maison. Sans ordinateur et sans bureau, il devait bien s'occuper! Il a donc aussi eu le temps de repeindre la chambre de bébé. Il nous reste seulement la murale à faire, mais les murs sont finis et ça me fait déjà drôle d'entrer là et de voir du bleu. Pour l'instant, la pièce sert d'entreposage, le temps de nous débarasser d'un set de tables et chaises chinoises (avis aux intéressés!). J'ai tellement hâte d'y monter la bassinette...

Ça me faisait peur de déménager Hom au sous-sol. Je craignais qu'il se sente seul ou coincé dans un petit espace. Finalement, il s'en sort bien mieux que j'aurais cru. Il est très bien installé, a tous ses gadgets autour de lui, a son petit coin juste à lui, même s'il n'est pas dans une pièce fermée (le sous-sol est une seule grande pièce). Il a travaillé tellement fort, sans se plaindre, sans avoir besoin d'être motivé ou poussé. Je lui suis tellement reconnaissante. Il fait tout ça pour nous, pour Pépin.

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Le mois d'octobre est toujours un mois occupé pour moi. C'est une période active où j'ai plusieurs gros contrats en même temps. J'espère être capable de passer au travers aussi facilement qu'avant. Ce sera le dernier gros coup à donner avant de relaxer au temps des fêtes avant le congé de maternité. Beaucoup de travail, en plus de tout ce qu'il se passe dans la maison, ça ne me donne pas grand temps pour écrire. Ça me manque. Je trouve plein d'idées, mais je ne prends pas le temps de les noter. Quand vient le temps de m'installer devant mon clavier, mon cerveau est trop occupé à penser à tout plein de choses ennuyantes comme le travail et le chauffage, que je perds mon inspiration. Mon blog en prend une claque. Je vais essayer d'y remédier dans les prochaines semaines...

30 juillet 2005

Une petite surprise

En fin de semaine dernière, nous sommes allés au chalet des parents de Hom pour fêter son 30e anniversaire. Pour faire un bref résumé, les beaux-parents avaient invité plusieurs oncles et tantes et cousins, toutes des personnes de qui Hom n'est pas du tout, mais pas du tout proche. Toutes des personnes qui, selon moi, n'avaient pas vraiment d'affaire à la fête de Hom. Mais ils n'y étaient pas pour ça, à vrai dire! Ils étaient là pour célébrer en même temps l'anniversaire d'une des tantes, d'un des oncles et pourquoi pas, tant qu'à y être, d'une cousine qui a eu 30 ans en mai! J'ai trouvé ça très déplacé et surtout, très cheap de la part des beaux-parents de ne pas avoir pris la peine de garder une soirée pour fêter leur fils, seul. Une soirée, juste pour lui, pas la mer à boire!

Ça m'a rendue très triste et frustrée de voir qu'ils ne s'étaient même pas donné la peine de souligner son anniversaire comme il le méritait. Ce qui me faisait encore plus de peine, c'était de voir la déception dans les yeux de mon chum. Il ne disait rien, a remercié ses parents, a souri, mais je le savais bien qu'il était déçu. J'ai pleuré toute la journée de lundi en pensant à comment nous avions tous échoué à souligner son anniversaire et à lui montrer quel homme extraordinaire il est. J'ai donc décidé, à la dernière minute pas mal, de lui préparer une petite surprise. Plusieurs personnes ont dû refuser l'invitation, mais plusieurs ont accepté avec plaisir. Je n'ai jamais réussi à faire de surprise à Hom. Je ne suis jamais arrivée à lui jouer un tour ou lui faire croire quelque chose. Il me connait trop et sait trop bien lire dans mes yeux. En plus, je ne suis pas bonne menteuse!

Cette fois-ci, j'ai fait très attention. J'ai failli laisser échapper un indice plusieurs fois, mais rien n'a paru. Hier, j'étais très excitée. La journée me semblait longue, j'étais nerveuse, j'avais peur que Hom découvre le pot aux roses. Des amis allaient arriver après le souper, par hasard. Tous avaient une excuse. J'avais acheté un cadeau à Hom et une amie s'occupait du gâteau. Il fallait que ça marche!

Quand on a sonné à la porte vers 8h30, Hom est allé ouvrir. Des amis qui, à ce qu'ils disaient, passaient dans le coin venaient nous dire un petit bonjour. Hom leur dit d'entrer, de s'asseoir. Hom savait que son frère passerait ce soir-là, mais ne savait pas que c'était à cause de moi. Quand son frère et sa copine sont arrivés quelques minutes plus tôt, Hom les a invités à entrer, sans voir quoi que ce soit de louche. Tout le monde jouait le jeu.

Le 3e invité est arrivé et Hom s'est écrié "oh c'est le fun! Plein de monde arrive en même temps chez nous, par hasard! C,est donc ben drôle!" Mais le beau de tout ça, c'est qu'il le croyait! Il était encore persuadé que ce n'était qu'une coïncidence! Quand je lui ai fait comprendre que j'avais organisé la surprise, il a éclaté de rire. Le plus beau rire! J'avais réussi à surprendre mon amour et à lui faire plaisir!

D'autres amis sont arrivés plus tard. Nous avons passé une belle soirée, à jouer au baby-foot, parler entre amis, manger du gâteau et chanter "Bonne fête à Hom!". Il avait l'air heureux et n'en revenait pas que des gens se soient déplacés pour lui. Pour lui seulement!

Ce n'était peut-être pas un immense party, mais les gens qui étaient là, étaient là pour lui, avec plaisir et sincérité. Je suis très fière d'avoir réussi à le surprendre! Ça m'a fait un bien énorme de voir les yeux de Hom briller et je suis certaine que ma petite surprise lui a fait du bien aussi.

21 juillet 2005

Bonne fête mon amour!

Hom, tu as 30 ans aujourd'hui. Trente ans, l'âge que tu redoutais, qui te faisait peur. Un âge malgré tout encore jeune, encore bien vivant et plein d'avenir. Tes 30 ans te rappeleront toujours l'année où ta vie aura changée, l'année où tu auras reçu le plus beau des cadeaux.

Je t'aime, tu le sais, mais je ne me lasse de le répéter. Plus les jours avancent, plus je vis ce bonheur avec toi, plus je t'aime. Ça fait 11 ans qu'on se connaît et j'en apprends encore sur toi, tu arrives encore à me surprendre. Quand nous nous sommes embrassés pour la première fois, tu avais 20 ans, j'en avais 18. Je me voyais déjà aller très loin avec toi, mais jamais je n'aurais imaginé le chemin que nous avons parcouru, comme je ne peux imaginer celui qu'il nous reste à parcourir, ensemble.

J'aurais voulu te faire le plus gros des partys. J'aurais voulu que la terre entière célèbre ton anniversaire avec moi, pour souligner à quel point tu es important pour moi. Au lieu de tout ça, je suis là, seule, à t'écrire un mot qui ne reflète qu'une infime partie de ce que je ressens pour toi.

Bonne fête mon amour! Je t'aime si fort, je t'aime à la folie. J'espère que cette journée, voire cette année sera la première d'une longue série d'années merveilleuses remplies de surprises et de bonheur. Petit Pépin, du creux de mon ventre, te dit bonne fête papa! Dans 6 mois, tu pourras déballer ton cadeau. D'ici-là, tu as seulement le droit de toucher à l'emballage!

19 février 2005

À propos de l'auteur...

Je viens de me rendre compte que je ne me suis pas vraiment présentée... Alors en voici un petit peu sur moi et Hom.

J'ai 27 ans, il en a 29. Nous avons d'abord été amis pendant un an, puis il a été mon meilleur ami pendant une autre année, pour finalement devenir mon copain depuis presque 9 ans déjà. Nous avons acheté notre première maison l'an dernier et nous y sommes très heureux avec notre chatte et notre poisson rouge.

Voilà, c'est pas grand chose, mais ça donne une idée. ;)