Le beau temps semble terminé, du moins pour la semaine. On a donc décidé de partir du chalet plus tôt que prévu. Tant qu’à rester enfermés à l’intérieur, aussi bien le faire chez nous, dans nos choses. Nous avons quelques travaux à faire dans la maison, s’il pleut, nous pourrons les faire.
Fini, le soleil sur le bord du lac, pour cette fois-ci en tout cas. Nous en avons assez des orages et de la pluie, nous rentrons à la maison.
J’ai quand même bien aimé le temps que nous avons passé ici, en famille. Ça nous a permis de nous retrouver, de nous ressourcer. J’ai pris le temps de m’asseoir par terre et de jouer avec Tithom. J’ai pris le temps de lui faire des coucous sans me sentir pressée. Je ne me tannerai jamais de son petit rire contagieux! J’ai pris le temps de prendre le temps, et pour cette raison, mon temps ici aura valu la peine.
Nous avons pris des marches avec bébé dans l’écharpe. Nous avons lu, dehors, dans une chaise longue, en sirotant un verre de jus de fruits. Je ne me souviens même plus la dernière fois où j’ai lu un roman! Je crois que c’était pendant mes vacances l’an dernier… Nous sommes allés nous promener au village où Tithom a fait sensation dans l’écharpe. Les gens ne pouvaient s’empêcher de sourire en voyant sa petite tête sortir de l’écharpe, sous mon menton. Il regardait partout et se bidonnait. Nous nous sommes baignés et Tithom a aimé ça! Nous avons joué à des jeux, mangé de la salade et des fruits frais, chassé les moustiques et respiré le parfum des fleurs.
Nos vacances ne sont pas terminées. Il reste encore une bonne semaine. Nous comptons bien en profiter aussi pleinement, mais à la maison plutôt qu’au chalet.
29 juin 2006
28 juin 2006
5 mois
Un autre mois a passé. Un autre mois à découvrir la vie, à apprendre, à observer le monde. Tu as 5 mois aujourd’hui mon garçon et je suis à chaque jour un peu plus folle de toi.
Tu te tiens assis presque sans soutien. Tu te tournes du dos au ventre et du ventre au dos, quoiqu’encore rarement. Tu fais l’horloge dans ton lit, tu gigottes tellement que tu te retrouves au bout de la bassinette le matin. Tu ris de plus en plus, tu souris à tout le monde. Tu tends les bras vers les feuilles de mes plantes, tu les froisses entre tes petits doigts. Tu touches à tout avec un peu plus de précision. Tu adores quand je cache mon visage de mes mains puis te fais coucou. Ça te fait rire et je vois tes deux belles petites dents. Tu es tellement mignon avec tes dents qui poussent! Elles t’ont donné du fil à retordre, mais nous sommes passés au travers sans trop de difficulté.
Tu jases beaucoup en mordillant ton pouce. Tu fais des belles nuits sans te réveiller, dans ta chambre de grand garçon. Tu es grand et fort! Tu te tiens très bien debout quand on te tient sous les bras. Tu pousses sur tes jambes, tu lèves les pieds. Tu n’aimes plus être couché, tu veux tout voir, tout toucher! Tu préfères être assis ou debout, dans ton exerciseur, sur nos genoux, par terre, dans le bain, sur ta chaise haute… n’importe où, tant que tu peux toucher à ce qui t’entoure. Tant que tu peux goûter au monde, tu es content.
Tu as 5 mois. Ta vie ne fait que commencer et tu sembles déjà tellement avoir appris et accompli de choses! Tu m’épates, tu me fais me rendre compte combien chaque petite habileté qu’on prend pour acquise a été dûe être apprise ou découverte comme un trésor.
Je te le dis plusieurs fois par jour, je n’ai jamais l’impression de te le dire assez ni trop. Je t’aime mon petit homme. Tous les jours un peu plus, même si je crois toujours qu’aimer plus serait impossible. Tu me prouves le contraire quotidiennement.
Tu te tiens assis presque sans soutien. Tu te tournes du dos au ventre et du ventre au dos, quoiqu’encore rarement. Tu fais l’horloge dans ton lit, tu gigottes tellement que tu te retrouves au bout de la bassinette le matin. Tu ris de plus en plus, tu souris à tout le monde. Tu tends les bras vers les feuilles de mes plantes, tu les froisses entre tes petits doigts. Tu touches à tout avec un peu plus de précision. Tu adores quand je cache mon visage de mes mains puis te fais coucou. Ça te fait rire et je vois tes deux belles petites dents. Tu es tellement mignon avec tes dents qui poussent! Elles t’ont donné du fil à retordre, mais nous sommes passés au travers sans trop de difficulté.
Tu jases beaucoup en mordillant ton pouce. Tu fais des belles nuits sans te réveiller, dans ta chambre de grand garçon. Tu es grand et fort! Tu te tiens très bien debout quand on te tient sous les bras. Tu pousses sur tes jambes, tu lèves les pieds. Tu n’aimes plus être couché, tu veux tout voir, tout toucher! Tu préfères être assis ou debout, dans ton exerciseur, sur nos genoux, par terre, dans le bain, sur ta chaise haute… n’importe où, tant que tu peux toucher à ce qui t’entoure. Tant que tu peux goûter au monde, tu es content.
Tu as 5 mois. Ta vie ne fait que commencer et tu sembles déjà tellement avoir appris et accompli de choses! Tu m’épates, tu me fais me rendre compte combien chaque petite habileté qu’on prend pour acquise a été dûe être apprise ou découverte comme un trésor.
Je te le dis plusieurs fois par jour, je n’ai jamais l’impression de te le dire assez ni trop. Je t’aime mon petit homme. Tous les jours un peu plus, même si je crois toujours qu’aimer plus serait impossible. Tu me prouves le contraire quotidiennement.
26 juin 2006
Le parfum des vacances
À ma gauche, un lilas encore en fleurs embaume mon matin de son parfum sucré. Devant moi, l’eau du lac immobile où se mirent les arbres. Le petit grinchement du moniteur de bébé posé près de moi me garde en contact avec mon fils qui dort dans le chalet. Le matin est frais, mais pas trop. L’air sent bon le lilas et les iris. Un geai bleu crie au loin, un canard lui répond du bord du lac. Le temps semble au ralenti. Nous sommes lundi… ou peut-être dimanche? Je ne sais plus trop… Peu importe, je suis en vacances! Ma peau a déjà pris un peu de couleur, malgré toute la crème solaire. Je m’en fous, je suis en vacances! Et puis de toute façon, j’aime l’odeur de la crème solaire: ça sent le soleil!
Les choses se passent bien au chalet. Le temps est beau, l’air pur nous fait du bien et chaque seconde passée en famille est un véritable bonheur. Je me rends compte à quel point le tourbillon du travail nous empêchait de profiter pleinement de notre nouvelle vie de famille. J’essayais de mon mieux de passer le plus de temps possible avec Tithom, à jouer avec lui, à le faire rigoler, à le bercer. Mais le travail, le maudit travail, coupait court à nos folles aventures et rigolades. Maintenant, je peux prendre tout le temps que je veux pour brasser un jouet devant les yeux émerveillés de mon fils. Je peux me coucher près de lui et le regarder dormir pendant un long moment. Je peux lui faire des pets sur la bédaine et les grosses cuisses toute la journée si je veux, je suis en vacances!
J’adore le temps que nous avons présentement. J’adore le temps ici, en nature, en famille, malgré les mouches noires et les fourmis. À la maison, le soir, après le dodo de Tithom, Hom et moi allons chacun de notre côté sur notre ordi ou nos rares loisirs pour quelques minutes, avant de nous coucher. Ici, pas d’ordi, pas d’internet, pas de modernité (ou à peine). Que le lac, les fleurs, les chaises longues et nous.
À ma droite, Hom, qui joue de la guitare doucement. Tithom, maintenant réveillé, dans mes bras, prend une poignée de fleurs de lilas dans une de ses petites mains. Ça sent bon, le lilas écrasé par des petits doigts potelés. Ça sent l’été et la liberté.
Les choses se passent bien au chalet. Le temps est beau, l’air pur nous fait du bien et chaque seconde passée en famille est un véritable bonheur. Je me rends compte à quel point le tourbillon du travail nous empêchait de profiter pleinement de notre nouvelle vie de famille. J’essayais de mon mieux de passer le plus de temps possible avec Tithom, à jouer avec lui, à le faire rigoler, à le bercer. Mais le travail, le maudit travail, coupait court à nos folles aventures et rigolades. Maintenant, je peux prendre tout le temps que je veux pour brasser un jouet devant les yeux émerveillés de mon fils. Je peux me coucher près de lui et le regarder dormir pendant un long moment. Je peux lui faire des pets sur la bédaine et les grosses cuisses toute la journée si je veux, je suis en vacances!
J’adore le temps que nous avons présentement. J’adore le temps ici, en nature, en famille, malgré les mouches noires et les fourmis. À la maison, le soir, après le dodo de Tithom, Hom et moi allons chacun de notre côté sur notre ordi ou nos rares loisirs pour quelques minutes, avant de nous coucher. Ici, pas d’ordi, pas d’internet, pas de modernité (ou à peine). Que le lac, les fleurs, les chaises longues et nous.
À ma droite, Hom, qui joue de la guitare doucement. Tithom, maintenant réveillé, dans mes bras, prend une poignée de fleurs de lilas dans une de ses petites mains. Ça sent bon, le lilas écrasé par des petits doigts potelés. Ça sent l’été et la liberté.
23 juin 2006
C'est pas trop tôt!
Enfin, les vacances sont arrivées! Mon gros contrat est terminé et je respire!
Nous partons pour une semaine au chalet de ma mère, sur le bord d'un lac. Une grosse semaine à se faire dorer la couène, piquer par des mouches noires, réveiller par le chant des ouaouarons et à jouer avec bébé sans se faire déranger par un deadline ou le télécopieur. Et peut-être ré-initier Tithom aux joies de la baignade, qui sait...
Une première semaine de vacances en famille, j'ai bien hâte de vivre ça!
On se revoit dans une semaine! Et Tithom vous souhaite...
Nous partons pour une semaine au chalet de ma mère, sur le bord d'un lac. Une grosse semaine à se faire dorer la couène, piquer par des mouches noires, réveiller par le chant des ouaouarons et à jouer avec bébé sans se faire déranger par un deadline ou le télécopieur. Et peut-être ré-initier Tithom aux joies de la baignade, qui sait...
Une première semaine de vacances en famille, j'ai bien hâte de vivre ça!
On se revoit dans une semaine! Et Tithom vous souhaite...
22 juin 2006
Pourquoi donc?
Pourquoi est-ce que je dépense des sous pour des beaux jouets colorés et éducatifs alors que la boîte de mouchoirs sur laquelle sont dessinés des éléphants retient toute ton attention et te fait t'exclamer de joie?
Pourquoi est-ce qu'au moment d'enfiler une manche, tu dois absolument manger ton pouce LÀ, MAINTENANT, JE VEUX MON POUCE!! LIBÉREZ MON POUCE!!
Pourquoi ressens-tu le besoin de t'étirer les orteils à nul autre moment que celui où j'essaie de te mettre un bas?
Pourquoi est-ce toujours quand je suis prête à partir, bien habillée et maquillée, que tu décides de régurgiter sur mon épaule?
Pourquoi est-ce que tes ongles miniatures poussent si vite? À quoi peuvent bien te servir des ongles d'ailleurs?
Pourquoi est-ce quand j'ai les seins qui débordent que tu ne peux t'empêcher de donner des coups de pied et imanquablement m'en refiler un sur la pinte de lait?
Pourquoi est-ce que le chat vomit tout le temp sur le petit tapis dans la cuisine alors que tout l'étage est en bois franc?
Pourquoi as-tu tout le temps le hocquet au moment même où la personne que j'appelle répond au téléphone?
Pourquoi un bis baveux a autant de pouvoir sur mon coeur, même quand tout va mal et que je suis fatiguée?
Pourquoi est-ce qu'au moment d'enfiler une manche, tu dois absolument manger ton pouce LÀ, MAINTENANT, JE VEUX MON POUCE!! LIBÉREZ MON POUCE!!
Pourquoi ressens-tu le besoin de t'étirer les orteils à nul autre moment que celui où j'essaie de te mettre un bas?
Pourquoi est-ce toujours quand je suis prête à partir, bien habillée et maquillée, que tu décides de régurgiter sur mon épaule?
Pourquoi est-ce que tes ongles miniatures poussent si vite? À quoi peuvent bien te servir des ongles d'ailleurs?
Pourquoi est-ce quand j'ai les seins qui débordent que tu ne peux t'empêcher de donner des coups de pied et imanquablement m'en refiler un sur la pinte de lait?
Pourquoi est-ce que le chat vomit tout le temp sur le petit tapis dans la cuisine alors que tout l'étage est en bois franc?
Pourquoi as-tu tout le temps le hocquet au moment même où la personne que j'appelle répond au téléphone?
Pourquoi un bis baveux a autant de pouvoir sur mon coeur, même quand tout va mal et que je suis fatiguée?
21 juin 2006
Piscine
Les grandes chaleurs des derniers jours nous ont poussés vers une grande dépense: une petite piscine de plastique pour Tithom. Comme il adore prendre son bain, je me disais qu'il aimerait se baigner dans la piscine. Erreur!
Dimanche, Hom a rempli la piscine avec l'eau du boyau. Moi, pressée de faire découvrir les joies de la natation à mon fils, l'ai placé dans l'eau aussitôt la piscine remplie. L'eau était glacée!! Tithom a hurlé, pleuré, MAMAN ESPÈCE DE PAS FINE JE SUIS CONGELÉ! Maman, repentante, a retiré bébé de l'eau rapidement, mais le mal était fait. Tithom était de mauvaise humeur et il n'avait pas du tout apprécié sa première expérience. Maman pas fine.
Vers la fin de l'après-midi, nous sommes allés chez mon plus jeune frère, où il y a une piscine hors-terre, une vraie. Voilà l'occasion de me reprendre, me suis-je dit! J'avais même acheté un genre de bouée pour bébé exprès pour Tithom. Je suis pleine de bonnes intentions, faut l'avouer. Mais l'expérience n'a pas moins été traumatisante pour mon chéri. L'eau n'était pas encore assez chaude j'imagine...
Maman la pas fine s'est éditée de la photo... quelle honte...
Dimanche, Hom a rempli la piscine avec l'eau du boyau. Moi, pressée de faire découvrir les joies de la natation à mon fils, l'ai placé dans l'eau aussitôt la piscine remplie. L'eau était glacée!! Tithom a hurlé, pleuré, MAMAN ESPÈCE DE PAS FINE JE SUIS CONGELÉ! Maman, repentante, a retiré bébé de l'eau rapidement, mais le mal était fait. Tithom était de mauvaise humeur et il n'avait pas du tout apprécié sa première expérience. Maman pas fine.
Vers la fin de l'après-midi, nous sommes allés chez mon plus jeune frère, où il y a une piscine hors-terre, une vraie. Voilà l'occasion de me reprendre, me suis-je dit! J'avais même acheté un genre de bouée pour bébé exprès pour Tithom. Je suis pleine de bonnes intentions, faut l'avouer. Mais l'expérience n'a pas moins été traumatisante pour mon chéri. L'eau n'était pas encore assez chaude j'imagine...
Maman la pas fine s'est éditée de la photo... quelle honte...
20 juin 2006
Les dents, encore
La méchante deuxième petite dent a finalement percé la gencive en fin de semaine. Un petit pic blanc, à peine visible, mais bien perceptible avec le doigt, donne encore bien des misères à mon pauvre Tithom. Dans les deux dernières semaines, nous avons donc passé plusieurs soirées à le bercer, le promener, le calmer du mieux que nous pouvons, sans toujours réussir. Plusieurs soirs ont été très longs, les pleurs s'éternisant et les solutions diminuant. Nous avons tout essayé: la débarbouillette mouillée, les jouets de dentition (le froid, celui qui vibre, le mou, le dur), le Tylenol et le gel en dernier recours... Je n'aime pas mettre du gel à Tithom, mais par 3 fois, ce fût nécessaire.
Hier soir, après des heures de berçage et des centaines de longueurs de couloir, Tithom pleurait encore. Je lui ai chanté quelques berceuses, ce qui l'a calmé un peu. Hom a pris la relève et lui a chanté des chansons en arpentant la maison. Il a rapidement épuisé son répertoire, en passant par Minuit Chrétien et la chanson thème de Batman. J'étais dans mon bureau, essayant de retenir mon fou-rire, pendant que Tithom combattait le sommeil pour mieux apprécier le concert de son papa.
La nuit a été dure aussi. Bébé s'est réveillé souvent en pleurs. Hom l'a rendormi plusieurs fois. Ce matin, je me suis levée et je l'ai allaité. Il s'est endormi au premier sein, je l'ai donc recouché. Quelques heures de sommeil ont suivi, pour notre plus grand bien.
Je sais que c'est passager, mais ça me fait de la peine de voir mon petit garçon souffrir comme ça. Je sais aussi que c'est loin d'être fini, puisqu'il n'a que deux dents! J'aimerais bien avoir un petit break par contre... disons, pendant les vacances?
Hier soir, après des heures de berçage et des centaines de longueurs de couloir, Tithom pleurait encore. Je lui ai chanté quelques berceuses, ce qui l'a calmé un peu. Hom a pris la relève et lui a chanté des chansons en arpentant la maison. Il a rapidement épuisé son répertoire, en passant par Minuit Chrétien et la chanson thème de Batman. J'étais dans mon bureau, essayant de retenir mon fou-rire, pendant que Tithom combattait le sommeil pour mieux apprécier le concert de son papa.
La nuit a été dure aussi. Bébé s'est réveillé souvent en pleurs. Hom l'a rendormi plusieurs fois. Ce matin, je me suis levée et je l'ai allaité. Il s'est endormi au premier sein, je l'ai donc recouché. Quelques heures de sommeil ont suivi, pour notre plus grand bien.
Je sais que c'est passager, mais ça me fait de la peine de voir mon petit garçon souffrir comme ça. Je sais aussi que c'est loin d'être fini, puisqu'il n'a que deux dents! J'aimerais bien avoir un petit break par contre... disons, pendant les vacances?
19 juin 2006
Deux fois plutôt qu'une
L'autre jour, je clavardais avec mon frère. À chaque année, nous donnons un cadeau collectif de fête des pères/anniversaire à mon père. Mais cette année, mon grand frère me dit qu'il donne un cadeau de lui seulement. J'ai tout de suite pensé au cadeau que j'avais donné à mon père l'an dernier pour sa fête: je lui avais annoncé que j'étais enceinte. À moitié à la blague, je demande à mon frère s'il va lui donné la même chose que moi l'an dernier. Il me dit non.
J'ai toujours eu peur que mes belle-soeurs tombent enceintes avant moi. Je me préparais donc mentalment, à chaque fois qu'on les voyait. À chaque fois, je me disais qu'ils nous feraient la grande annonce et que je devais me préparer. Mais la grande annonce n'est jamais arrivée.
Samedi, nous sommes allés souper chez ma mère pour ma fête et la fête des pères (pour mon grand-père). Mon grand frère donne un cadeau à ma mère: un album de photos de son mariage. Avec l'album, une petite carte, remerciant ma mère pour son aide lors du mariage et signée "de nous 3".
Eh oui! J'avais bien deviné! Une autre belle-soeur enceinte! En plus, elle est dûe le 28 janvier, date de naissance de Tithom, et 2 semaines avant mon autre belle-soeur. Faut croire que tous les cousins-cousines fêteront leur anniversaire en même temps!
Autour du premier anniversaire de Tithom, je serai donc tant deux fois plutôt qu'une. Ça me fait plaisir, mais en même temps, je trouve ça un peu dommage pour Tithom. J'ai toujours du partager mon anniversaire avec la fête des pères et la fête de mon père et ça m'a toujours un peu agacée. Il devra partager le sien avec ses deux cousin(e)s. Non seulement ça, mais à son premier anniversaire, il n'aura probablement pas toute l'attention que j'aurais aimé qu'il aie, puisque ses tantes risquent d'avoir accouché peu de temps avant, ou peut-être même d'accoucher ce jour-là... Mais bon, ce n'est rien de grave. Juste une petite déception de rien... qui ne durera probablement pas!
J'ai toujours eu peur que mes belle-soeurs tombent enceintes avant moi. Je me préparais donc mentalment, à chaque fois qu'on les voyait. À chaque fois, je me disais qu'ils nous feraient la grande annonce et que je devais me préparer. Mais la grande annonce n'est jamais arrivée.
Samedi, nous sommes allés souper chez ma mère pour ma fête et la fête des pères (pour mon grand-père). Mon grand frère donne un cadeau à ma mère: un album de photos de son mariage. Avec l'album, une petite carte, remerciant ma mère pour son aide lors du mariage et signée "de nous 3".
Eh oui! J'avais bien deviné! Une autre belle-soeur enceinte! En plus, elle est dûe le 28 janvier, date de naissance de Tithom, et 2 semaines avant mon autre belle-soeur. Faut croire que tous les cousins-cousines fêteront leur anniversaire en même temps!
Autour du premier anniversaire de Tithom, je serai donc tant deux fois plutôt qu'une. Ça me fait plaisir, mais en même temps, je trouve ça un peu dommage pour Tithom. J'ai toujours du partager mon anniversaire avec la fête des pères et la fête de mon père et ça m'a toujours un peu agacée. Il devra partager le sien avec ses deux cousin(e)s. Non seulement ça, mais à son premier anniversaire, il n'aura probablement pas toute l'attention que j'aurais aimé qu'il aie, puisque ses tantes risquent d'avoir accouché peu de temps avant, ou peut-être même d'accoucher ce jour-là... Mais bon, ce n'est rien de grave. Juste une petite déception de rien... qui ne durera probablement pas!
18 juin 2006
Le papa que tu es
Je te l'ai déjà dit, mais je le répète aujourd'hui: tu es un papa merveilleux. Tithom est chanceux de t'avoir comme papa et je suis privilégiée de t'avoir comme chum. Tu me surprends à chaque jour. Ça semble si facile pour toi, si naturel! Je crois que tu étais fait pour être papa. On parle rarement de l'instinct paternel, mais si une telle chose existe, tu l'as c'est certain.
Quand Tithom est né, tu as pris en charge la maison. Tu faisais les repas, le ménage, le lavage. Tu m'encourageais quand je pleurais, tu me complimentais quand je me plaignais. Tu as nourri ton fils à la seringue alors qu'il refusait le sein. Tu as été d'une patience incroyable, d'une force rassurante et d'un soutien inestimable.
Tu fais rigoler ton fils, tu l'endors dans tes bras en te promenant, tu le fais aimer son papa encore plus de jour en jour. Tu te lèves la nuit pour le consoler, même si tu travailles le lendemain. Grâce à toi, l'heure du bain est une partie de plaisir, une promenade en poussette est une grande aventure et un pet sur la bédaine est une fanfare rigolote!
Je t'aimais pour l'ami, l'homme, l'amant, le conjoint que tu es. Je t'aime maintenant encore plus grâce au papa que tu es.
Bonne première fête des pères Hom!
Quand Tithom est né, tu as pris en charge la maison. Tu faisais les repas, le ménage, le lavage. Tu m'encourageais quand je pleurais, tu me complimentais quand je me plaignais. Tu as nourri ton fils à la seringue alors qu'il refusait le sein. Tu as été d'une patience incroyable, d'une force rassurante et d'un soutien inestimable.
Tu fais rigoler ton fils, tu l'endors dans tes bras en te promenant, tu le fais aimer son papa encore plus de jour en jour. Tu te lèves la nuit pour le consoler, même si tu travailles le lendemain. Grâce à toi, l'heure du bain est une partie de plaisir, une promenade en poussette est une grande aventure et un pet sur la bédaine est une fanfare rigolote!
Je t'aimais pour l'ami, l'homme, l'amant, le conjoint que tu es. Je t'aime maintenant encore plus grâce au papa que tu es.
Bonne première fête des pères Hom!
16 juin 2006
Routine
C'est fou comment une petite routine est vite devenue importante pour moi. J'y tiens, à ma routine! J'aime ma routine! Je ne parle pas de la routine plate qui consiste à faire toujours la même chose, à tous les jours, sans surprise... je parle plutôt de nos petites habitudes, le soir. La routine du dodo de Tithom, surtout.
Après le souper, on ramasse un peu. Je fais couler le bain de Tithom pendant que papa change sa couche. Hom lui donne son bain pendant que je prépare ses choses pour la nuit. Quand il a terminé, je l'entoure de sa serviette à capuchon et je transporte ma petite boule chaude jusque dans sa chambre. Je le dépose dans son lit et s'en suit une série de mouvements de moulinet des bras et des jambes de Tithom. Il doit aimer être tout nu. Et tout propre. Je l'éponge, je lui mets de la crème, lui mets sa couche (désolée bébé, tu aimes être tout nu, mais maman n'aime pas qu'on lui fasse pipi dessus!) et essuie ses petits cheveux. Il sent bon, il est doux, je ne peux m'empêcher de lui donner des bisous partout et de lui prendre une bouchée de bédaine. Comme c'est bon la bédaine de bébé! Comme c'est sucré! Il rigole, tire mes cheveux, les goutte et me les rend, pleins de bave. Je lui mets son petit pyjama pendant qu'il se débat (décidément, il aime la nudité). Puis je le serre contre moi, tout chaud, plein d'odeur de bébé. Il se colle. C'est du bonheur pur.
Je l'allaite ensuite pour la dernière fois de la journée. Après le rot, je le place dans sa chaise vibrante avec son amie Anne et je le berce pendant qu'il se fait vibrer le popotin. Il s'endort tranquillement... combat le sommeil un peu, se frotte les yeux, essaie d'y enlever le sable... Il me regarde, souriant, les paupières lourdes. Je lui souris, je lui dis que je l'aime et qu'il doit faire dodo. Fais dodo mon amour, on se revoit demain matin pour une autre belle journée pleine de rebondissements (ahah!) et d'aventure. Il ferme les yeux et s'endort. Je continue de le bercer un peu. J'arrête. Il dort toujours... Hom vient le prendre. Bébé est tout mou, ses bras pendent, sa tête repose sur l'épaule de Hom. Mon chum me regarde, content de tenir son bébé qui dort. Il va le coucher dans son lit, allume le moniteur, ferme la porte.
La plupart du temps, Tithom est alors parti pour la nuit. Quelques fois, surtout ces derniers temps avec ses dents, il se réveille une fois couché. On recommence donc.
J'aime notre petite routine, ces petits instants en famille. Ce n'est peut-être pas grand chose, mais j'y tiens. Et quand on va souper ailleurs, je perds ces instants. Tithom a beau dormir autant, quelque chose me manque à moi. Je me couche le soir et je m'ennuie de lui. J'ai manqué une soirée avec lui, une routine du bain et ça me fait un petit trou dans le coeur. Une petite soirée, une petite routine et pourtant, c'est comme si ça faisait très longtemps que je l'avais vu et il me manque. Comme si j'avais perdu un morceau de ma journée...
Après le souper, on ramasse un peu. Je fais couler le bain de Tithom pendant que papa change sa couche. Hom lui donne son bain pendant que je prépare ses choses pour la nuit. Quand il a terminé, je l'entoure de sa serviette à capuchon et je transporte ma petite boule chaude jusque dans sa chambre. Je le dépose dans son lit et s'en suit une série de mouvements de moulinet des bras et des jambes de Tithom. Il doit aimer être tout nu. Et tout propre. Je l'éponge, je lui mets de la crème, lui mets sa couche (désolée bébé, tu aimes être tout nu, mais maman n'aime pas qu'on lui fasse pipi dessus!) et essuie ses petits cheveux. Il sent bon, il est doux, je ne peux m'empêcher de lui donner des bisous partout et de lui prendre une bouchée de bédaine. Comme c'est bon la bédaine de bébé! Comme c'est sucré! Il rigole, tire mes cheveux, les goutte et me les rend, pleins de bave. Je lui mets son petit pyjama pendant qu'il se débat (décidément, il aime la nudité). Puis je le serre contre moi, tout chaud, plein d'odeur de bébé. Il se colle. C'est du bonheur pur.
Je l'allaite ensuite pour la dernière fois de la journée. Après le rot, je le place dans sa chaise vibrante avec son amie Anne et je le berce pendant qu'il se fait vibrer le popotin. Il s'endort tranquillement... combat le sommeil un peu, se frotte les yeux, essaie d'y enlever le sable... Il me regarde, souriant, les paupières lourdes. Je lui souris, je lui dis que je l'aime et qu'il doit faire dodo. Fais dodo mon amour, on se revoit demain matin pour une autre belle journée pleine de rebondissements (ahah!) et d'aventure. Il ferme les yeux et s'endort. Je continue de le bercer un peu. J'arrête. Il dort toujours... Hom vient le prendre. Bébé est tout mou, ses bras pendent, sa tête repose sur l'épaule de Hom. Mon chum me regarde, content de tenir son bébé qui dort. Il va le coucher dans son lit, allume le moniteur, ferme la porte.
La plupart du temps, Tithom est alors parti pour la nuit. Quelques fois, surtout ces derniers temps avec ses dents, il se réveille une fois couché. On recommence donc.
J'aime notre petite routine, ces petits instants en famille. Ce n'est peut-être pas grand chose, mais j'y tiens. Et quand on va souper ailleurs, je perds ces instants. Tithom a beau dormir autant, quelque chose me manque à moi. Je me couche le soir et je m'ennuie de lui. J'ai manqué une soirée avec lui, une routine du bain et ça me fait un petit trou dans le coeur. Une petite soirée, une petite routine et pourtant, c'est comme si ça faisait très longtemps que je l'avais vu et il me manque. Comme si j'avais perdu un morceau de ma journée...
14 juin 2006
Jeune de coeur
Aujourd'hui, j'ai vieilli d'un an. Aujourd'hui, j'ai eu 29 ans. Quand je le dis tout haut, ça semble vieux, ça semble très "adulte" et grande personne. À l'orée de la trentaine, sur les derniers miles de la vingtaine... ça fait mal d'y penser! Ce n'est pas vieux, mais ça sonne vieux à mes oreilles. Je ne me considère pas vieille. Je ne me sens pas vieille. Je ne crois pas avoir l'air vieille non-plus. Je n'ai pas l'impression d'avoir 29 ans. Dans ma tête et mon coeur, j'ai encore l'impression d'en avoir 25. Mon horloge à moi s'est arrêtée là, mais celle de mon corps ne s'est jamais arrêtée...
Plus jeune, je voulais avoir 3 enfants avant 25 ans. On a vite oublié ça. Quand j'ai commencé à consulter en fertilité, j'ai changé mon rêve pour 3 enfants avant 30 ans. À moins de tomber enceinte de jumeaux prochainement, ça ne risque pas d'arriver non-plus. Trois enfants avant 35 ans, c'est encore faisable. Et pas mal du tout! Après tout, quand je regarde les femmes de 35 ans, je ne les trouve pas vieilles du tout! Pourquoi est-ce que quand il s'agit de moi, ça me semble si vieux?
Je me sens jeune encore, je me sens "début vingtaine", pimpante... suis-je une vieille qui se prend pour une ado? Est-ce que je me fais croire que je suis cool alors que je ne le suis plus du tout? L'horreur... Vais-je être encore cool quand mon fils aura 15 ans? Sûrement pas à ses yeux en tout cas...
Je sais bien que l'âge n'est qu'un chiffre et que c'est comment on se sent qui compte. Et je me sens jeune. Encore plus depuis que Tithom est dans ma vie. N'empêche que le chiffre, je ne peux pas le changer... j'ai beau essayer, je n'arrive pas à arrêter le temps...
Plus jeune, je voulais avoir 3 enfants avant 25 ans. On a vite oublié ça. Quand j'ai commencé à consulter en fertilité, j'ai changé mon rêve pour 3 enfants avant 30 ans. À moins de tomber enceinte de jumeaux prochainement, ça ne risque pas d'arriver non-plus. Trois enfants avant 35 ans, c'est encore faisable. Et pas mal du tout! Après tout, quand je regarde les femmes de 35 ans, je ne les trouve pas vieilles du tout! Pourquoi est-ce que quand il s'agit de moi, ça me semble si vieux?
Je me sens jeune encore, je me sens "début vingtaine", pimpante... suis-je une vieille qui se prend pour une ado? Est-ce que je me fais croire que je suis cool alors que je ne le suis plus du tout? L'horreur... Vais-je être encore cool quand mon fils aura 15 ans? Sûrement pas à ses yeux en tout cas...
Je sais bien que l'âge n'est qu'un chiffre et que c'est comment on se sent qui compte. Et je me sens jeune. Encore plus depuis que Tithom est dans ma vie. N'empêche que le chiffre, je ne peux pas le changer... j'ai beau essayer, je n'arrive pas à arrêter le temps...
13 juin 2006
Wonder-woman
Une amie m'a dit, l'autre jour: "Je ne sais pas comment tu fais! Tu dois être une wonder-woman, pour faire tout ce que tu fais! Moi, je n'y arriverais jamais! Et tu n'as même pas l'air fatiguée!"
Je ne me considère pas du tout wonder-woman. Encore moins ces jours-ci. Je me sens fatiguée et dépassée par tout ce que j'ai à faire. Tithom est de plus en plus réveillé, ce qui occupe une grande partie de mes journées. Il aime jouer, mais pas tout seul. Je dois donc l'amuser, faire bouger ses jouets, danser et chanter. Ça me fait plaisir de faire tout ça, bien entendu! Je ferais ça toute la journée si je le pouvais. Mais quand j'ai un deadline à respecter, quand je sais que les courriel s'accumulent et que je vais devoir mettre les bouchées doubles plus tard, ça m'essoufle et je me sens coupable. Mon contrat bi-annuel tire à sa fin, heureusement. En attendant, je dois faire plusieurs choses à la fois: chanter à mon fils pendant que je corrige une pub, lire mes forums rapidement pendant que je transfers un fichier ou que j'imprime une épreuve, dîner pendant que je fais une brassée de linge, prendre ma douche à la course pendant une sieste de Tithom... vous voyez le genre. Le soir venu, je quitte mon ordi pour souper avec Hom. Puis c'est l'heure du boire, du bain et du dodo de Tithom. Ces temsp-ci, bébé est très long à endormir. Monsieur ne veut rien manquer, alors il se frotte les yeux, se force pour rester éveillé et me regarde en souriant, alors que je le berce d'une main pendant que j'écris dans mon blog de l'autre. Quand il est couché, c'est un petit tour rapide de mon monde internet, quelques minutes pour faire un peu de ménage, plier et ranger les vêtements et si on est chanceux, on peut regarder un peu de télé avant le dodo.
J'en prends peut-être beaucoup sur mes épaules, mais je n'ai pas l'habitude d'en prendre plus que je peux en supporter. Seulement... ces temps-ci, mes épaules sont fatiguées... Mon contrat est long et demandant, Tithom fait ses dents, demande beaucoup d'attention, sans parler des tâches quotidiennes dans la maison... Quand le contrat sera terminé, je pourrai souffler et m'occuper de Tithom à temps plein (ou presque). La maison est propre, nous mangeons bien, les vêtements sont lavés et rangés, je ne prends donc pas de retard là-dessus. Hom en fait beaucoup aussi, même s'il passe ses journées au bureau. Je pourrais laisser tomber mes rares hobbies pour avoir plus de temps pour souffler... mais je n'aime pas non-plus ne rien faire... je ne sais peut-être plus comment!
Plus que 10 jours avant la fin du contrat et mes deux semaines de vacances.
Je ne suis pas une wonder-woman. Je ne veux pas l'être non-plus. Je fais seulement ce que je dois faire...
Je ne me considère pas du tout wonder-woman. Encore moins ces jours-ci. Je me sens fatiguée et dépassée par tout ce que j'ai à faire. Tithom est de plus en plus réveillé, ce qui occupe une grande partie de mes journées. Il aime jouer, mais pas tout seul. Je dois donc l'amuser, faire bouger ses jouets, danser et chanter. Ça me fait plaisir de faire tout ça, bien entendu! Je ferais ça toute la journée si je le pouvais. Mais quand j'ai un deadline à respecter, quand je sais que les courriel s'accumulent et que je vais devoir mettre les bouchées doubles plus tard, ça m'essoufle et je me sens coupable. Mon contrat bi-annuel tire à sa fin, heureusement. En attendant, je dois faire plusieurs choses à la fois: chanter à mon fils pendant que je corrige une pub, lire mes forums rapidement pendant que je transfers un fichier ou que j'imprime une épreuve, dîner pendant que je fais une brassée de linge, prendre ma douche à la course pendant une sieste de Tithom... vous voyez le genre. Le soir venu, je quitte mon ordi pour souper avec Hom. Puis c'est l'heure du boire, du bain et du dodo de Tithom. Ces temsp-ci, bébé est très long à endormir. Monsieur ne veut rien manquer, alors il se frotte les yeux, se force pour rester éveillé et me regarde en souriant, alors que je le berce d'une main pendant que j'écris dans mon blog de l'autre. Quand il est couché, c'est un petit tour rapide de mon monde internet, quelques minutes pour faire un peu de ménage, plier et ranger les vêtements et si on est chanceux, on peut regarder un peu de télé avant le dodo.
J'en prends peut-être beaucoup sur mes épaules, mais je n'ai pas l'habitude d'en prendre plus que je peux en supporter. Seulement... ces temps-ci, mes épaules sont fatiguées... Mon contrat est long et demandant, Tithom fait ses dents, demande beaucoup d'attention, sans parler des tâches quotidiennes dans la maison... Quand le contrat sera terminé, je pourrai souffler et m'occuper de Tithom à temps plein (ou presque). La maison est propre, nous mangeons bien, les vêtements sont lavés et rangés, je ne prends donc pas de retard là-dessus. Hom en fait beaucoup aussi, même s'il passe ses journées au bureau. Je pourrais laisser tomber mes rares hobbies pour avoir plus de temps pour souffler... mais je n'aime pas non-plus ne rien faire... je ne sais peut-être plus comment!
Plus que 10 jours avant la fin du contrat et mes deux semaines de vacances.
Je ne suis pas une wonder-woman. Je ne veux pas l'être non-plus. Je fais seulement ce que je dois faire...
12 juin 2006
Rage de dent
Vendredi soir, nous sommes allés souper chez mes beaux-parents. Ça se passait bien, Tithom était de bonne humeur, il se laissait brasser et promener sans rien dire. Puis, vers 20h, il a commencé à être un peu de mauvaise humeur. C'est un bébé habituellement très calme, donc dès qu'il se choque, c'est qu'il y a quelque chose qui cloche. On change sa couche. Ça ne va pas mieux. Je tente de l'allaiter, il ne veut rien savoir et pleure de plus belle. Comme il crie très fort, on l'amène dans la chambre, pour ne pas déranger les autres. Il faut dire que mes beaux-parents restent dans un petit appartement, donc Tithom réussissait sans trop de mal à enterrer tout le monde avec ses cris. Il hurlait et pleurait. Il était tout en sueur, sa voix cassait et les larmes roulaient sur ses joues rouges. On a essayé le jouet de dentition, sans succès. La débarbouillette mouillée a réussi à le calmer temporairement. Il l'a mâchouillée quelques minutes puis a recommencé à crier. Il faisait tellement pitié, pauvre petit coeur! Évidement, j'avais oublié le gel de dentition et l'acétaminophène. Hom est doc sorti à la pharamcie pendant que je contiuais de tenter de calmer Tithom. Le faire sautiller sur nos genoux le calmait un peu. Sa tante s'est donc fait un plaisir de le faire rebondir en lui chantant des chansons. Je le regardais, impuissante, me sentant complètement nulle de ne pas être capable de lui faire du bien. Je détestais cette situation. J'étais frustrée, j'aurais préféré être chez moi, dans nos affaires, dans notre intimité. Ma belle-mère disait dans la cuisine "on se le passera!" comme si le problème en était seulement un d'humeur. Et elle rajoute "je commençais à me demander s'il pleurait cet enfant-là!" Passons...
Hom est revenu avec le gel. En quelques minutes, Tithom cessait de pleurer pour seulement gémir doucement, épuisé. Hom l'a promené en le tenant dans ses bras, le jouet de dentition qui vibre placé dans sa bouche. Après plusieurs longueurs d'appartement, Tithom s'est finalement endormi. Nous l'avons couché dans la chambre et il a dormi toute la soirée. Il avait bu pour la dernière fois avant de partir de la maison, soit vers 17h30. Je croyais qu'il se réveillerait pour boire, mais non! Il s'est brièvement réveillé quand on l'a habillé pour partir de chez mes beaux-parents, puis a dormi dans l'auto et je l'ai couché en arrivant à la maison. Il s'est réveillé le lendemain matin seulement! Ça doit être épuisant, faire ses dents!
J'ai réussi à reprendre une photo de la coupable. La voicie, la petite tannante qui fait baver mon fils!
Hom est revenu avec le gel. En quelques minutes, Tithom cessait de pleurer pour seulement gémir doucement, épuisé. Hom l'a promené en le tenant dans ses bras, le jouet de dentition qui vibre placé dans sa bouche. Après plusieurs longueurs d'appartement, Tithom s'est finalement endormi. Nous l'avons couché dans la chambre et il a dormi toute la soirée. Il avait bu pour la dernière fois avant de partir de la maison, soit vers 17h30. Je croyais qu'il se réveillerait pour boire, mais non! Il s'est brièvement réveillé quand on l'a habillé pour partir de chez mes beaux-parents, puis a dormi dans l'auto et je l'ai couché en arrivant à la maison. Il s'est réveillé le lendemain matin seulement! Ça doit être épuisant, faire ses dents!
J'ai réussi à reprendre une photo de la coupable. La voicie, la petite tannante qui fait baver mon fils!
9 juin 2006
Tante
J'ai été aimée come fille, comme soeur, comme amie, comme copine. Aujourd'hui j'ai le bonheur d'être aimée comme mère. Et dans 8 mois, j'aurais l'honneur d'être aimée comme tante. La blonde du frère de Hom est enceinte.
Dans la blogsphère de l'infertilité, il y a un running gag sur les belle-sœurs. Il semblerait que les femmes infertiles ont toutes une belle-sœur hyper-fertile. Et la plus grande crainte de bien des femmes infertiles est de voir sa belle-sœur, ou pire, toutes ses belle-sœurs tomber enceintes avant elle. C'était ma crainte. Que le jour où elle déciderait d'essayer, ça fonctionnerait sur le champs. Que je serais encore là, à essayer, alors qu'elle aurait 3 ou 4 enfants dans ses jupes. C'est sûrement enfantin, mais quand ça fait 3 ans que tu essaies, les mots "c'est pas juste" te sont presque tatoués dans le front...
Le beau-frère a appelé Hom dimanche soir pour lui annoncer. On les voit vendredi, ils auraient pus attendre et faire une belle annonce surprise en famille. Mais non, ils ont préféré nous l'annoncer tout de suite, par téléphone. J'apprécie tellement le geste! C'est pas grand chose, mais c'est un geste qui signifie beaucoup pour moi.
Bien sûr, j'étais très contente pour eux. Aucun doute là-dessus. Surtout que ça nous touche directement: on sera oncle et tante pour la première fois! Mais bon, la petite infertile en moi, celle qui semblait dormir un peu, a quand même eu un petit pincement au coeur. Car, bien entendu, en bonne belle-soeur d'infertile qu'elle est, C. est tombée enceinte sans même essayer. Eh oui! Un bébé-oups! Le pire cauchemar d'une infertile! Heureusement, je suis en rémission et la nouvelle ne m'a pas affectée autant que j'aurais imaginé. Ça m'a fait quelque chose, mais ça n'a vraiment pas duré. Et je suis persuadée que le fait de l'avoir appris par téléphone et d'avoir eu le temps de digérer la nouvelle en privé m'a grandement aidée.
Bien entendu, elle n'a pas attendu avant de l'annoncer à la terre entière. Elle avait fait le test le matin même! Ça doit être bien, de pouvoir faire ça sans crainte...
Je n'ai jamais vraiment pu partager la grossesse d'une amie auparavant. Quand je n'étais pas encore enceinte, je me tenais loin des femmes enceintes. Si une amie tombait enceinte, je pouvais m'y intéresser, c'est certain, mais je gardais une distance pour me protéger. Quand j'étais enceinte, j'ai été très centrée sur mon ventre et le bébé qui grandissait à l'intérieur. Maintenant, je peux partager ça avec elle et ça me fait plaisir. Elle a des amies qui ont eu des bébés, mais elle se sent plus à l'aise de me poser des questions. Ce sera ma façon à moi de rendre ce qu'on m'a donné. J'ai eu beaucoup de précieux conseils, de réponses à mes nombreuses questions et de petites tapes sur l'épaule quand j'étais enceinte. C'est à mon tour de rendre service à une future maman inquiète qui se pose 100 000 questions.
Si tout va bien, nos enfants auront un an de différence. Tithom sera content d'avoir un cousin ou une cousine de son âge avec qui jouer plus tard. La famille s'agrandit, ça fait bizarre d'y penser. Les partys de Noël ne seront plus jamais les mêmes. Je suis vraiment contente d'être une future tante. Et je suis tellement contente d'être contente.
Dans la blogsphère de l'infertilité, il y a un running gag sur les belle-sœurs. Il semblerait que les femmes infertiles ont toutes une belle-sœur hyper-fertile. Et la plus grande crainte de bien des femmes infertiles est de voir sa belle-sœur, ou pire, toutes ses belle-sœurs tomber enceintes avant elle. C'était ma crainte. Que le jour où elle déciderait d'essayer, ça fonctionnerait sur le champs. Que je serais encore là, à essayer, alors qu'elle aurait 3 ou 4 enfants dans ses jupes. C'est sûrement enfantin, mais quand ça fait 3 ans que tu essaies, les mots "c'est pas juste" te sont presque tatoués dans le front...
Le beau-frère a appelé Hom dimanche soir pour lui annoncer. On les voit vendredi, ils auraient pus attendre et faire une belle annonce surprise en famille. Mais non, ils ont préféré nous l'annoncer tout de suite, par téléphone. J'apprécie tellement le geste! C'est pas grand chose, mais c'est un geste qui signifie beaucoup pour moi.
Bien sûr, j'étais très contente pour eux. Aucun doute là-dessus. Surtout que ça nous touche directement: on sera oncle et tante pour la première fois! Mais bon, la petite infertile en moi, celle qui semblait dormir un peu, a quand même eu un petit pincement au coeur. Car, bien entendu, en bonne belle-soeur d'infertile qu'elle est, C. est tombée enceinte sans même essayer. Eh oui! Un bébé-oups! Le pire cauchemar d'une infertile! Heureusement, je suis en rémission et la nouvelle ne m'a pas affectée autant que j'aurais imaginé. Ça m'a fait quelque chose, mais ça n'a vraiment pas duré. Et je suis persuadée que le fait de l'avoir appris par téléphone et d'avoir eu le temps de digérer la nouvelle en privé m'a grandement aidée.
Bien entendu, elle n'a pas attendu avant de l'annoncer à la terre entière. Elle avait fait le test le matin même! Ça doit être bien, de pouvoir faire ça sans crainte...
Je n'ai jamais vraiment pu partager la grossesse d'une amie auparavant. Quand je n'étais pas encore enceinte, je me tenais loin des femmes enceintes. Si une amie tombait enceinte, je pouvais m'y intéresser, c'est certain, mais je gardais une distance pour me protéger. Quand j'étais enceinte, j'ai été très centrée sur mon ventre et le bébé qui grandissait à l'intérieur. Maintenant, je peux partager ça avec elle et ça me fait plaisir. Elle a des amies qui ont eu des bébés, mais elle se sent plus à l'aise de me poser des questions. Ce sera ma façon à moi de rendre ce qu'on m'a donné. J'ai eu beaucoup de précieux conseils, de réponses à mes nombreuses questions et de petites tapes sur l'épaule quand j'étais enceinte. C'est à mon tour de rendre service à une future maman inquiète qui se pose 100 000 questions.
Si tout va bien, nos enfants auront un an de différence. Tithom sera content d'avoir un cousin ou une cousine de son âge avec qui jouer plus tard. La famille s'agrandit, ça fait bizarre d'y penser. Les partys de Noël ne seront plus jamais les mêmes. Je suis vraiment contente d'être une future tante. Et je suis tellement contente d'être contente.
7 juin 2006
Bisou gelé
L'autre soir, alors que Tithom semblait avoir très mal aux dents et qu'il pleurait de grosses larmes, j'ai sorti le gel pour le mal de dents. Je lui en ai mis un peu sur la gencive, mais comme il gigottait beaucoup, il a dû en avoir aussi sur la bouche. Et moi, nounoune, je lui donne quelques moments plus tard, un beau gros bisou pour le réconforter. Et ben voilà, j'avais la bouche gelée. Seulement le centre, la partie qui donne le bisou... Drôle de sensation!
5 juin 2006
10 ans
Il s'en passe bien des choses en 10 ans! Une personne change, en 10 ans! Je suis tellement loin de celle que j'étais il y a 10 ans. La petite fille de 18 ans, pas encore adulte, plus vraiment enfant. Il y a 10 ans, j'allais au Cégep, je travaillais seulement la fin de semaine, dans une station service, je fumais, je faisais souvent le party, je restais chez mes parents et j'étais immature, même si j'essayais de croire le contraire.
Et il y a 10 ans, je commençais la plus belle aventure avec Hom.
Déjà 10 ans aujourd'hui que nous nous sommes embrassés pour la première fois. Il y a 10 ans, je me voyais avec lui, je nous voyais partir en appartement, j'imaginais peut-être de façon très vague que nous serions parents... mais jamais je n'aurais imaginé être si heureuse 10 ans plus tard, avec le même homme et notre fils.
Pourtant nous voilà aujourd'hui ici, 10 ans plus tard, ensemble, avec notre enfant, heureux. C'est le début d'une nouvelle aventure avec Hom. Celle de nouveaux parents.
Je t'aime, Hom.
Et il y a 10 ans, je commençais la plus belle aventure avec Hom.
Déjà 10 ans aujourd'hui que nous nous sommes embrassés pour la première fois. Il y a 10 ans, je me voyais avec lui, je nous voyais partir en appartement, j'imaginais peut-être de façon très vague que nous serions parents... mais jamais je n'aurais imaginé être si heureuse 10 ans plus tard, avec le même homme et notre fils.
Pourtant nous voilà aujourd'hui ici, 10 ans plus tard, ensemble, avec notre enfant, heureux. C'est le début d'une nouvelle aventure avec Hom. Celle de nouveaux parents.
Je t'aime, Hom.
4 juin 2006
Première nuit séparés
La première nuit de Tithom dans sa chambre s'est très bien déroulée. Il ne s'est pas réveillé une seule fois! Nous non-plus! Quand il dormait dans notre chambre, ça lui arrivait de chigner, même en dormant. Ça ne le réveillait pas, mais nous oui. Nous avons donc décidé de ne pas allumer le moniteur dans notre chambre. Celui dans sa chambre est allumé et branché au détecteur de mouvement. S'il arrivait quelque chose, la sonnerie nous réveillerait (sa chambre est près de la nôtre). S'il se mettait à pleurer aussi. Mais s'il couine ou gigotte, on ne l'entend pas et ça ne nous réveille pas. Un bon compromis je trouve!
Tithom a fait une belle nuit, de 21h à 8h30. Hom n'a pas fait sa nuit, lui! Il s'est réveillé vers 6h15, surpris d'avoir dormi tout ce temps sans s'être fait réveiller par le bébé. Je me suis levée, je suis allée le voir. Il gigottait, mais dormait. Vers 8h30, nous étions levés et Tithom dormait encore! Nous avons fini par le réveiller car nous allions déjeuner au resto. J'ai bien hâte de voir demain matin comment ça se passera. Habituellement, je me levais quand bébé se réveillait. Mais s'il dort aussi longtemps, je risque d'avoir besoin du réveil-matin pour ne pas me lever trop tard!
La chambre semblait un peu vide sans lui. J'étais triste et je m'ennuyais. En maman poule que je suis, je m'inquiétais aussi pour rien. Mais je dois avouer que je suis aussi un peu contente qu'il dorme maintenant dans sa chambre. Ça me manquait, de pouvoir allumer la lumière, de pouvoir ranger les vêtements, lire, écrire au lit... Et notre couple commençait à vraiment avoir besoin de se retrouver! Bref, on peut dire que c'est un mal pour plusieurs petits biens.
Tithom a fait une belle nuit, de 21h à 8h30. Hom n'a pas fait sa nuit, lui! Il s'est réveillé vers 6h15, surpris d'avoir dormi tout ce temps sans s'être fait réveiller par le bébé. Je me suis levée, je suis allée le voir. Il gigottait, mais dormait. Vers 8h30, nous étions levés et Tithom dormait encore! Nous avons fini par le réveiller car nous allions déjeuner au resto. J'ai bien hâte de voir demain matin comment ça se passera. Habituellement, je me levais quand bébé se réveillait. Mais s'il dort aussi longtemps, je risque d'avoir besoin du réveil-matin pour ne pas me lever trop tard!
La chambre semblait un peu vide sans lui. J'étais triste et je m'ennuyais. En maman poule que je suis, je m'inquiétais aussi pour rien. Mais je dois avouer que je suis aussi un peu contente qu'il dorme maintenant dans sa chambre. Ça me manquait, de pouvoir allumer la lumière, de pouvoir ranger les vêtements, lire, écrire au lit... Et notre couple commençait à vraiment avoir besoin de se retrouver! Bref, on peut dire que c'est un mal pour plusieurs petits biens.
3 juin 2006
Le co-dodo
Depuis sa naissance, Tithom dormait dans notre chambre. Son berceau, peint par ma mère, était à côté de notre lit et nous trouvions ça à la fois pratique et rassurant. Tithom a d'abord dormi dans notre lit, puis dans son siège d'auto posé sur le berceau ou sur sa poussette et finalement, dans son berceau, vers 2 mois et demi. Il se réveillait la nuit? Hom n'avait qu'à le bercer un peu et il se rendormait (s'il ne se réveillait pas pour boire). Il dormait même encore parfois avec nous. Entendre sa petite respiration avant de m'endormir, être près de lui quand il avait besoin de nous, l'allaiter au lit, n'avoir qu'à faire 3 pas pour le coucher lorsqu'il s'endormait au sein, je trouvais bien des avantages au co-dodo. C'était comme un prolongement de la grossesse, une façon indirecte de rester connectée à lui. Sans parler du pur bonheur de me réveiller près de Tithom, parce que Hom le mettait dans notre lit après s'être levé le matin. Terminer ma nuit de sommeil avec mon bébé collé sur moi, sa petite main dans la mienne, avait un impact dirrect sur mes journées. Comment passer une mauvaise journée alors qu'elle avait commencé par un sourire de mon bébé? Il nous réveillait le matin en nous mettant ses mains dans le visage, en gigottant et en couinant. Il s'étirait, les mains derrière la tête, le dos courbé, les fesses sorties. Et il nous souriait, satisfait de la bonne nuit qu'il venait de passer et confiant que la journée serait belle.
Mais Tithom grandit (et grossit) trop vite! Il est trop grand pour son berceau, il se cogne les bras et les jambes sur les côtés maintenant. J'ai beau avoir placé des couvertures pour ne pas qu'il se fasse mal, ça ne change pas grand chose. Il bouge tellement en dormant qu'il se retrouve la tête collée sur le bout du berceau et se réveille en pleurant. Il a besoin d'espace et même si j'adore l'avoir avec nous dans notre chambre, je dois céder. Comme il fait ses nuits depuis maintenant deux semaines, le moment est venu.
Ce soir, Tithom dort pour la première fois dans sa chambre, dans son lit bien à lui. Tout seul.
Je suis triste, c'est certain. J'aimais cette proximité, cette impression que notre chambre était un petit cocon où rien ne pouvait nous atteindre. Mais mes propres sentiments ne sont pas la priorité ici. Tithom doit être bien et doit avoir l'espace pour faire l'étoile, battre des jambes et s'étirer à sa guise. Hom me l'apportera encore de temps en temps le matin, pour que je me colle un petit instant avant le lever. Mais quelque chose me manquera, lorsque je m'endormirai...
Mais Tithom grandit (et grossit) trop vite! Il est trop grand pour son berceau, il se cogne les bras et les jambes sur les côtés maintenant. J'ai beau avoir placé des couvertures pour ne pas qu'il se fasse mal, ça ne change pas grand chose. Il bouge tellement en dormant qu'il se retrouve la tête collée sur le bout du berceau et se réveille en pleurant. Il a besoin d'espace et même si j'adore l'avoir avec nous dans notre chambre, je dois céder. Comme il fait ses nuits depuis maintenant deux semaines, le moment est venu.
Ce soir, Tithom dort pour la première fois dans sa chambre, dans son lit bien à lui. Tout seul.
Je suis triste, c'est certain. J'aimais cette proximité, cette impression que notre chambre était un petit cocon où rien ne pouvait nous atteindre. Mais mes propres sentiments ne sont pas la priorité ici. Tithom doit être bien et doit avoir l'espace pour faire l'étoile, battre des jambes et s'étirer à sa guise. Hom me l'apportera encore de temps en temps le matin, pour que je me colle un petit instant avant le lever. Mais quelque chose me manquera, lorsque je m'endormirai...
2 juin 2006
Vaccins et dent
Hier, Tithom avait son rappel de vaccins de 4 mois et son rendez-vous de routine chez le pédiatre. Dans la salle d'attente, il observait tout le monde bien calmement pendant que je me rongeais les ongles à l'idée de le faire vacciner. Je me suis excusée doucement dans son oreille alors que le docteur a appelé Tithom. Je déteste me faire vacciner, alors je ne peux supporter l'idée d'infliger cette souffrance à mon bébé...
Rendez-vous bien ordinaire. Tithom est pétant de santé. Il pèse un gros 20 livres (encore au-dessus du 97e percentile) et mesure presque 26 pouces (au-dessus du 75e percentile). Il a un peu chigné après la première piqûre, puis a hurlé et pleuré après la deuxième. Dès que je l'ai pris dans mes bras, il s'est calmé. C'est magique, les bras de maman! Et ça me flatte tellement l'orgueil quand mes bras sont si efficaces!
J'avais remarqué un point blanc depuis quelque temps sur la gencive de Tihtom. Comme il bave beaucoup et a les joues rouges le soir, je me disais que ses gencives travaillaient. Le pédiatre m'a confirmé que ses gencives avaient commencé à changer, sans vraiment regarder de très près. Tithom avait été chialeux et de mauvaise humeur le soir depuis une semaine, mais rien de bien dramatique. Il s'endormait bien et faisait ses nuits (il les fait depuis 2 semaines, mais je n'ose pas crier victoire encore). Hier soir, j'ai décidé de tâter sa gencive avec mon doigt. Eh oui, je sentais bien une petite dent! Elle commence à percer, je la sens bien! Ouf, déjà une dent mon bébé? Ma mère m'a dit que j'ai eu ma première dent à 4 mois, ça doit être héréditaire!
Il n'a pas fait de crise, n'a pas eu les fesses rouges... Je sais que ce n'est pas encore gagné, mais pour l'instant, les choses se pasent bien.
J'ai essayé de la prendre en photo, mais ce n'est pas évident. Voici quand même la tite dent... Au centre de la gencive, entre mon doigt et sa langue.
Rendez-vous bien ordinaire. Tithom est pétant de santé. Il pèse un gros 20 livres (encore au-dessus du 97e percentile) et mesure presque 26 pouces (au-dessus du 75e percentile). Il a un peu chigné après la première piqûre, puis a hurlé et pleuré après la deuxième. Dès que je l'ai pris dans mes bras, il s'est calmé. C'est magique, les bras de maman! Et ça me flatte tellement l'orgueil quand mes bras sont si efficaces!
J'avais remarqué un point blanc depuis quelque temps sur la gencive de Tihtom. Comme il bave beaucoup et a les joues rouges le soir, je me disais que ses gencives travaillaient. Le pédiatre m'a confirmé que ses gencives avaient commencé à changer, sans vraiment regarder de très près. Tithom avait été chialeux et de mauvaise humeur le soir depuis une semaine, mais rien de bien dramatique. Il s'endormait bien et faisait ses nuits (il les fait depuis 2 semaines, mais je n'ose pas crier victoire encore). Hier soir, j'ai décidé de tâter sa gencive avec mon doigt. Eh oui, je sentais bien une petite dent! Elle commence à percer, je la sens bien! Ouf, déjà une dent mon bébé? Ma mère m'a dit que j'ai eu ma première dent à 4 mois, ça doit être héréditaire!
Il n'a pas fait de crise, n'a pas eu les fesses rouges... Je sais que ce n'est pas encore gagné, mais pour l'instant, les choses se pasent bien.
J'ai essayé de la prendre en photo, mais ce n'est pas évident. Voici quand même la tite dent... Au centre de la gencive, entre mon doigt et sa langue.
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