30 juillet 2006

Il a mangé du beige

Ça y est, l'étape est franchie: Tithom a mangé des céréales!

J'avais oublié de sortir mon petit cube de riz la veille, alors il n'a pas eu le temps de dégeler. Tithom s'impatientait pendant que je réchauffais le riz, alors on a changé d'idée et opté pour l'orge en boîte (bio, quand même!). J'avais sorti un petit sac de lait que j'avais tiré et congelé en Février. J'ai eu la bonne idée d'y goûter avant, juste pour être certaine. Je n'avais jamais goûté à du lait maternel, mais je suis convaincue que ce n'est pas supposé goûter le vomi.

Bref, prenant inspiration sur un commentaire laissé ici par une copinaute y'a pas trop longtemps, je me suis penchée au-dessus du bol et j'ai versé du lait directement du sein au bol. Y'a pas plus frais que ça!

Tithom n'a pas vraiment eu de réaction en mangeant les céréales, ni bonne, ni mauvaise. Il semblait indifférent. Il ne savait pas trop quoi faire de cette matière visqueuse sur sa langue, mais il ne l'a pas recrachée. Après quelques cuillérées, il ouvrait lui-même la bouche. Puis, il a repoussé la cuillère de la langue, m'indiquant qu'il en avait assez.


Pas de réaction cutanée, pas de pustule, pas de petit bras qui pousse dans le front... les céréales semblent avoir bien passé. Nous avons répété l'exploit ce matin, avec un peu plus d'enthousiasme.


J'aime bien faire manger Tithom finalement. J'ai même très hâte de lui faire manger autre chose que de la bouette beige. Mon congélateur est déjà plein de purées de toutes sortes. Vivement la couleur dans son assiette!

28 juillet 2006

6 mois

Y'a un p'tit ogre qui a bouffé mon bébé et qui dort à sa place dans sa bassinette. Il lui ressemble drôlement, mais en plus grand...

Il a 6 mois aujourd'hui, ce petit ogre! Chaque mois passe plus vite que celui d'avant, c'est pas croyable!

Tithom a 6 mois et c'est maintenant plus un petit garçon qu'un petit bébé. Il se tient assis tout seul, sans tomber. Il a deux belles dents. Il est très expressif, très curieux, très observateur, très rieur. Le 6e mois en a été un de perfection. Sans avoir vraiment appris de nouvelles choses, Tithom a perfectionné celles qu'il connaissait déjà. Ce qu'il faisait, il le fait tout en mieux ou en plus: il se tourne plus, rit plus, saisit mieux les objets, se tient mieux assis.

Six mois, c'est aussi le minimum que je m'étais fixée pour l'allaitement. Je parlais au départ de 3 mois, en disant que j'aimerais vraiment me rendre au moins jusqu'à 6. Et voilà, le 6 mois est atteint et je ne suis pas du tout prête à arrêter d'allaiter! En 6 mois, Tithom n'aura eu que du lait de maman dans son bedon. C'est ce lait qui lui a donné tous ses plis adorables et ses grosses joues à croquer. C'est pas rien!

Mais demain, Tithom commencera les purées. Une grosse étape à franchir. Un gros pas que maman a sûrement plus peur de faire que bébé! En fait, je n'ai pas peur. Je suis juste confortable dans ma routine (qui est facile) et j'appréhende le changement. Mais je suis certaine que je m'y ferai et je m'amuserai à faire goûter plein de bonnes choses à mon garçon.

Déjà 6 mois de vie de famille. J'avais plus souvent été malheureuse qu'heureuse dans ma vie. Mais depuis 6 mois, je sais ce que c'est être vraiment heureuse. Je suis enfin à ma place. Je sais enfin qui je suis.

Bon 6 mois mon petit garçon! Ne grandis pas trop vite!

27 juillet 2006

Équation

Allaiter + bébé avec des dents + éternuer = ayoye!

26 juillet 2006

Quelle soirée

Dans la nuit de dimanche à lundi, j'ai fait une grosse indigestion. Sans entrer dans les détails, disons que j'ai perdu 4 livres et que ça n'a nécessité aucune classe de spining machin. Je n'ai donc pas dormi de la nuit. Tithom, lui, a bien dormi. Hom, un peu moins, mais quand même. Il a été malade le lendemain matin, lui. Pendant qu'il gémissait dans le lit, entre deux petits sommes agités, je m'occupais de Tithom qui lui était en pleine forme.

Ça été une dure journée, celle de lundi. J'étais vidée (vraiment), fatiguée, mais je ne pouvais pas dormir. La journée a été longue. Je n'ai pas mangé, j'ai bu beaucoup d'eau, j'ai essayé de me ménager, mais on sait tous que ce n'est pas évident avec un bébé gigotteux. Après avoir couché Tithom, nous nous sommes couchés. Une bonne nuit de sommeil

Mardi, j'étais fatiguée, faible, mais plus malade. Je n'ai pas vraiment plus mangé, mais j'ai continué à boire de l'eau. Tithom a dû voir une différence dans mon lait parce qu'il tètait beaucoup, plus souvent, plus longtemps, mais sans avoir l'air de boire plus. Pas besoin de dire que je récupérais très lentement... Pas facile de me faire vivre sur mes réserves, alors j'imagine en faire vivre un deuxième...

Aujourd'hui, j'ai pu mieux manger, quoi que peu encore. Tithom a été assez tannant aujourd'hui. Très demandant, il n'a pratiquement pas fait de sieste et a demandé à être entertainé sans arrêt. Je ne m'en plains habituellement pas, mais aujourd'hui, ça m'épuisait.

Et ce soir, Hom est parti jouer à la balle molle, comme à tous les mercredi soirs. C'est ce soir que Tithom a décidé de me faire sauter une coche, comme on dit. Après le bain, il a pleuré sans interruption, peu importe les efforts que je mettais pour arrêter les pleurs. J'ai essayé de l'allaiter, voulait rien savoir. Endors-toi tout seul dans la bassinette... mauvaise idée! On te berce un peu? Nah! Tiens, fatigue-toi dans ton exerciseur alors! Maman en a marre, elle se casse!

J'étais à bout de nerfs. Je maudissais celui qui avait inventé la balle molle. J'ai levé le ton, j'ai supplié Tithom d'arrêter de pleurer. Je m'en suis voulu, j'ai pleuré à mon tour.

Puis, j'ai ré-essayé de l'allaiter. Il n'a pas voulu de mon lait, mais a semblé aimer la chaleur que je lui procurais. Il a arrêté de pleurer et m'a regardée. Le silence! Il me regardait, de ses yeux fatigués, mais très grands ouverts encore. Il me regardait, que dis-je, il m'observait. J'ai arrêté de pleurer, j'ai essuyé nos larmes de la même main et je lui ai chuchoté de s'endormir. Je lui ai caressé les cheveux doucement... doucement... son petit front tout rond, sa petite main potelée, ses petits cheveux si fins, si blonds... je l'ai flatté pendant de longues minutes... Il me regardait... Puis, ses yeux se sont fermés doucement. Il s'est abandonné au sommeil. Il est devenu tout mou et chaud dans mes bras. Je l'ai endormi en flattant ses cheveux.

Il est presque 22h, les jouets flottent encore dans la baignoire pleine d'eau. Je m'en fous. J'ai endormi mon fils en flattant ses cheveux. N'y a-t-il rien de plus doux pour calmer les nerfs fatigués d'une maman?

25 juillet 2006

J'aime ça potelé!

Mon fils est potelé. Très potelé. Il a des tas de plis, partout. Sou cou disparaît sous plusieurs mentons. Ses cuisses ressemblent à des accordéons. On dirait qu'il a des élastiques un peu partout sur les bras, les poignets, les chevilles. Il a de belles grosses joues roses et rondes, tellement agréables à croquer. Il est beau mon bébé dodu.

Alors avez-vous fini de me dire qu'il est gros mon gars?? Je suis pus capable d'entendre des commentaires épais du genre "ouin, il vient pas du Biafra!" Franchement! La prochaine mémé qui me dit qu'il n'est pas maigre, je ne fais pas juste penser "toi non-plus", je le dis!

Il est né à un poids normal: 7 livres 11 onces. Aujourd'hui, à presque 6 mois, il en pèse près de 22. Il est exclusivement allaité, à la demande, depuis la naissance. Jamais pris de biberon. Il buvait aux deux heures pour les premiers mois, il est maintenant aux 3 heures et il fait ses nuits depuis des mois. Il boit pendant 15 minutes maximum à chaque fois. Donc non, il ne passe pas ses journées à manger. Non, il n'est pas bourré de Pablum. Non, je ne lui donne pas de chocolat en cachette. Arrêtez de m'achaler avec le poids de mon fils. Je ne fais pas exprès pour qu'il soit potelé. Il est comme ça, point. Et il est en santé.


Je viens d'une famille de potelés. Ma mère se bat depuis 20 ans contre son embonpoint. Mes frères et moi avons dû travailler fort pour ne pas tomber dans le même piège. Eux plus que moi, mais quand même. Avec les ovaires polykystiques, la perte de poids est plus difficile. Je ne me donne pas d'excuse, seulement une raison. Je ne me considère pas grosse, mais je sais que je pourrais encore perdre du poids et que si je ne fais pas attention, j'aurai du mal à prendre le dessus. Mon chum est grand et bâti. Il n'y a pas de maigre dans notre famille. C'est donc un peu logique que Tithom soit potelé.

Je ne comprends pas pourquoi les étrangers se sentent obligés de me dire que mon fils est gros. En quoi cela peut-il m'être utile? Ça leur donne quoi? Et puis, ça leur fait quoi, que mon fils ait des plis sur la bédaine? Ça change quoi dans leur vie que mon fils puisse cacher des trésors dans les plis de son cou?

Je fais très attention à ce que je mange. Nous mangeons bien et c'est quelque chose dont je suis fière. Quand mon fils mangera (eh non, pas encore commencé les purées!), il mangera bien, comme nous. Il fera attention, comme nous, parce qu'il viendra d'une famille de potelés, comme nous.

21 juillet 2006

Le corps d'une mère

Je suis loin d'être la première à avoir de la difficulté à accepter mon "nouveau" corps. Le corps d'une femme, transformé par la maternité, n'est pas quelque chose qu'on voit souvent ni dont on parle ouvertement. Ça n'entre pas dans les standards de beauté actuels, les ventres un peu mous, avec des vergetures ou des crevasses. On ne voit que des femmes maigres commes des gamins, sans courbe, sans sein. Les actrices et mannequins ayant porté la vie semblent toujours miraculeusement intouchées par la grossesse. Leur ventre lisse et plat, leurs seins qui se tiennent (et pas un plus gros que l'autre!), ça fait juste décourager les petites mamans comme moi quand on se regarde dans le miroir. Bon d'accord, celles qui se font provoquer ou accoucher par césarienne en avance trichent (en plus de risquer gros). Mais les autres... elles doivent tricher aussi, mais comment...?

Un corps de femme ayant porté la vie, c'est beau. C'est plein de féminité, plein de maternité, plein d'amour. Oui, entre mon corps pré-grossesse et celui d'aujourd'hui, je préférais celui d'avant. Mais je ne le veux plus, car celui que j'ai maintenant est celui qui a porté et donné la vie à Tithom.

Voyez plusieurs autres femmes avec leurs cicatrices de maternité ici.

Craque

Est-ce que je suis la seule à être tannée que sa craque de seins serve de réceptacle à lait régurgité??

Il me semblait ben aussi...

19 juillet 2006

Mon corps

Soyons honnêtes. Une chance qu'il existe cette chose merveilleuse appelée l'amour inconditionnel d'une mère, parce que sérieusement, une grossesse, ça scrape un corps de femme.

J'ai longtemps détesté mon corps. Adolescente, j'étais complexée, comme bien des jeunes filles. Pas assez grande, pas assez mince, trop de fesses, trop gros nez, trop petits pieds... alouette! Adulte, je l'ai encore détesté, mais pour d'autres raisons, plus profondes. Mon corps ne réussissait pas à accomplir une de ses tâches fondamentales: se reproduire. Mon corps n'ovulait pas, mon corps ne me donnait pas l'enfant dont je rêvais. J'avais beau faire tout en mon pouvoir, je n'avais aucun contrôle sur mon corps et son manque de coopération. Puis, je l'ai détesté d'avoir rejeté mon premier bébé. Il s'est racheté en me donnant mon fils, le plus beau cadeau que la vie aie pu me donner.

Pour cette simple raison, j'aime mon corps. Pas pour ce qu'il a l'air, mais pour ce qu'il a fait et ce qu'il continue de faire pour Tithom.

Je l'ai souvent poussé à sa limite. Je l'ai malmené avec bien des drogues, des médicaments, des tests. J'ai été exigeante envers lui. Il a travaillé fort, parfois même sans que je m'en rende compte. Comment puis-je m'attendre à ce qu'un corps qui a eu l'air de ça puisse redevenir comme avant en si peu de temps? Je lui en demande trop. Mon corps m'a donné mon fils. Mon corps s'est transformé complètement pour donner la vie à Tithom. Comment puis-je oser lui demander de tout effacer ça en quelques mois?

18 juillet 2006

La chance d'être ici

Ce matin, je regardais mon grand bébé dans sa chaise haute qui jouait avec des petits plats de plastique et je pleurais. Je pleurais parce que sur la table devant moi, il y avait le journal, ouvert à la page où étaient imprimées les photos des enfants Montréalais morts au Liban il y a 2 jours. Mon bébé est ici, près de moi, en pleine santé, avec des tonnes de jouets et de vêtements. On peut sortir dehors et n'entendre que le chant des oiseaux et le bourdonnement des abeilles dans les fleurs. Pas de bruit de bombe, pas de fumée noire, pas de grondement. Ici, on n'entend que le bruit de la paix.

Ce matin, je pleurais parce que c'est toute une chance d'être née ici et d'avoir mis au monde mon enfant ici. Et c'est une bien plus grande chance d'être restée ici.

17 juillet 2006

Ça va mieux

Ma première semaine après les vacances a été difficile et je ne savais pas trop pourquoi. Avant de tomber en vacances, j'étais débordée de travail et Tithom était quand même docile. Il jouait, bien tranquille à côté de moi pendant que je travaillais et il faisait des bonnes siestes pendant la journée. Ça me permettait donc de faire ce que j'avais à faire tout en passant du temps avec lui.

Pendant les vacances, nous étions toute la famille ensemble. Je jouais avec Tithom sans avoir l'impression de voir la pile de linge sale grossir à vue d'oeil, sans voir le travail s'empiler sur mon bureau, sans entendre le tic-tac de l'horloge m'indiquant qu'il n'y avait pas assez d'heures dans une journée. Tout était à jour: le lavage, le ménage, les petits travaux sur la maison.

De retour au travail, lundi dernier, j'ai eu de la difficulté à reprendre le rhytme. Tithom, qui devait s'être habitué d'avoir au moins un des deux parents en tout temps à côté de lui pendant les vacances, était très demandant. Il a été grognon et impatient toute la semaine. Il ne pouvait plus faire la même chose plus que 15 minutes. Ça devait bouger. Je devais l'amuser en tout temps. Bien que mon gros contrat soit terminé, j'avais quand même du travail à faire et je n'y arrivais pas. Le lavage s'est accumulé, les heures de sommeil ont diminué, la maison s'est remise en désordre. Quand je pouvais me permettre de travailler, je manquais de motivation et je procrastinais... Je me sentais prisonnière tout à coup. J'étouffais, en me demandant ce qui avait bien pu changer en si peu de temps.

On prend rapidement des habitudes, quand on est bien. J'ai dû m'habituer à être avec Hom à la maison. Le retour à la routine et au travail a frappé fort. Rien de dramatique, mais je me sentais écrasée un peu. Je sortais dehors quelques minutes pendant le rares siestes, pour respirer, pour avoir chaud, pour voir le soleil. Ce n'était pas assez.

On a beau aimer notre vie de famille de tout notre coeur, ça fait du bien, des fois, de se détacher de la routine. Sans me détacher de Tithom, j'ai quand même pu faire différent samedi et voir du monde. Je suis allée à un pic-nic avec des amies et le soir, j'allais au shower de bébé d'une amie du primaire. Tithom est resté avec moi tout ce temps, mais ça m'a tellement fait de bien de sortir de chez moi, de conduire, de voir des amies. D'autant plus que Hom a fait plein de tâches ménagères en mon absence, sans que j'aie à lui demander quoi que ce soit!

C'est facile à dire, qu'on doit prendre du temps pour soi. Mais ce n'est pas souvent facile à faire! Si j'étais en congé de maternité, ce serait sûrement moins pesant pour moi... mais comme je dois jongler entre le travail à mon compte et mon bonhomme de 5 mois et demi, tous deux de la maison, ça devient parfois lourd. Maintenant que je sais que ça ne prend qu'une journée à l'extérieur pour reprendre mon souffle, je vais essayer de le faire plus souvent... Facile à dire, oui. Essayons de rendre ça facile à faire maintenant...

14 juillet 2006

Y fait beau

Y fait beau, y fait chaud.
Le soleil m'émerveille.
Vive les abeilles.
Le vent chaud me caresse la peau.
Une abeille qui zézeille essaie de m'piquer l'orteil.
Pépé et sa guitare

La musique de Pépé dans la tête, un verre d'eau à la limette dans la main, les yeux dans les nuages, je me balance dans le hamak. Il fait chaud. C'est étouffant, mais ça fait du bien. J'étais tannée d'être dans la maison. Le retour des vacances me fait filer croche. Je n'ai pas envie de travailler. Je me sens un peu prisonnière dans la maison, mais ça va passer.

Souffrir

Je souffre, tu souffres, tout le monde souffre ou a souffert à un moment de sa vie. Que ce soit physiquement ou phsychologiquement. On ne peut quantifier la souffrance. On ne peut mettre toutes nos douleurs sur une échelle et dire qu'une est pire ou moindre qu'une autre. Ça ne marche pas comme ça.

En infertilité, on passe beaucoup de temps à se regarder le nombril. Et pas juste lorsqu'on doit se donner des injections. L'infertilité nous ramène vers nous-même, vers notre souffrance, vers notre manque. On a beau lire des histoires super inspirantes et encourageantes, ça ne nous avance pas. On sait très bien que si un traitement a fonctionné pour une femme, ça ne veut en rien dire que ça va aussi fonctionner pour nous. Mais ça ne nous empêche pas de nous comparer. Et la comparaison, ce n'est pas vraiment bon... ni très constructif.

Quand on compare deux cas, on peut se dire que l'autre a plus souffert, ou moins attendu, ou que 2 ans avant de tomber enceinte c'est moins pire que 1 an de traitements... Mais en réalité, on ne peut pas comparer. On ne devrait pas. Si on établissait un système de point pour voir qui a le plus souffert et qui a droit à plus de sympathie que qui, on verrait bien le ridicule dans tout ça.

Par exemple...

Calculez 500 points pour un an d'essai sans grossesse
Ajoutez 100 points pour chaque année supplémentaire
Ajoutez 1000 points par fausse-couche
Ajoutez100 points par cycle sous médicaments oraux
Ajoutez 200 points par cycle sous injections
Enlevez 300 points si vous ovulez naturellement
Ajoutez 200 points par cycle avec insémination
Ajoutez 1000 points par cycle FIV
Enlevez 1000 points si vous avez déjà un enfant
Ajoutez 50 points par belle-soeur, amie, soeur, cousine, collègue qui est tombée enceinte pendant vos essais
Ajoutez 10 points pour chaque fois qu'on vous a dit de relaxer et de ne plus y penser
Ajoutez 50 points par test négatif
Ajoutez 100 points par test faussement positif
Ajoutez 300 points si vous prenez votre température
Enlevez 100 points si vous ne calculez rien, mais que vous vous plaignez quand même que c'est long

Je pourrais continuer longtemps comme ça... Ça n'a aucun sens! C'est complètement ridicule! Comment peut-on quantifier ce genre de douleur? Comment peut-on comparer deux histories complètement différentes?

J'ai pris 3 ans à tomber enceinte de Tithom. Deux ans de suivi en fertilité, des tonnes de pilules, une fausse-couche et deux inséminations... Ça, on le sait. Pour certaines, mon histoire est triste, si on ne compte pas le superbe dénouement. Pour d'autres, il n'y a rien là, elles ont vu pire. Il y a sûrement des gens qui se disent que je devrais en revenir, que j'exagère. Et pour d'autres, c'est inspirant, de voir qu'après tout ça, j'ai enfin mon garçon avec moi. Qui suis-je pour demander la pitié ou l'envie? Je n'en veux pas de toute façon. Je voudrais seulement qu'on arrête de comparer notre douleur avec celle des autres. Chaque individu vit la douleur à sa façon, avec son intensité, sa force et ses faiblesses. C'est pareil pour l'infertilité et les essais bébé.

Si on ne peut mettre un pointage sur la souffrance et déterminer qui a souffert plus que qui, on peut quand même essayer de supporter les gens qui ont mal. En reconnaissant leur douleur, même si elle nous semble petite par rapport à la nôtre, on fait déjà un très grand pas. Je souffre, tu souffres aussi. Je me fous de savoir qui souffre plus que qui, je veux juste que tu saches que je sais que tu souffres aussi. Et je t'appuie, peu importe depuis combien de temps tu attends le passage de la cigogne.

13 juillet 2006

Aux deux jours

Avant bébé, nous faisions l'amour aux deux jours.

Maintenant, nous lavons des couches aux deux jours.

C'est vrai... un bébé, ça change une vie.

11 juillet 2006

Mangera, mangera pas?

Tithom a faim. Je le vois, je le sens, il a changé depuis quelques jours. Il semble insatiable. Il boit plus souvent qu'avant et me vide les deux seins dans le temps de le dire, et en redemande! Je comptais lui donner des céréales seulement à 6 mois, mais je crois bien que je n'aurai pas le choix de commencer cette semaine. Je sais que ce n'est rien de dramatique, mais ça me fait quelque chose quand même...

Jusqu'à ce jour, j'ai été sa seule source de nourriture, sa source de vie. Dès sa conception, c'est mon corps qui l'a nourri. Il y a grandi, il y a pris vie. C'est mon corps qui lui a donné la vie. Puis c'est encore mon corps qui l'a nourri, de mon lait. Il a grandi et grossit et s'est développé grâce à mon corps et notre amour seulement.

Avant de tomber enceinte, on m'avait demandé si j'avais l'intention d'allaiter si jamais j'avais un enfant. J'avais été surprise par la question, parce que je n'y avais jamais pensé. Pas parce que je ne voulais pas y penser avant de tomber enceinte, mais parce que pour moi, la question ne se posait même pas. Je n'avais jamais considéré donner le biberon. J'avais même presqu'oublié l'existence des biberons. Quand je suis tombée enceinte, j'ai lu, écouté et posé des tas de questions sur l'allaitement. C'était clair dans ma tête que j'allais allaiter, que je ferais tout en mon pouvoir pour y arriver. Je ne disais pas "je vais essayer", je disais "je vais allaiter" et je crois que c'est cette motivation qui fait souvent la différence.

Je ne veux pas partir de débat sur l'allaitement. Dieu sait que c'est un sujet sensible qui rend bien des femmes émotives et sur la défensive. Chacun son choix, je le respecte. Le mien était l'allaitement. Je suis peut-être devenue pro-allaitement, ou lactiviste, mais je suis avant tout pro-respect. Je ne juge donc pas celles qui n'ont pas fait le même choix.

Je ne croyais jamais aimer allaiter autant que ça. Je n'aurais jamais cru autant m'attacher à ce geste, à cette routine, à ce moment privilégié entre mon fils et moi. Oui, je vois l'allaitement un peu comme le prolongement de la grossesse. Et je sais que donner des céréales ne coupera pas le cordon, mais ça me fait de la peine quand même un peu.

Mon bébé ne sera plus un petit bébé. Il mangera, il découvrira d'autres saveurs que le lait de maman. Je vais continuer de l'allaiter, mais je ne serai plus la nourricière exclusive.

Mais bon... il ne s'agit pas de moi et de mes sentiments ici. Je dois les laisser de côté pour donner à mon fils ce qu'il réclame: plus de nourriture!!! Il semble affamé le pauvre. Il regarde nos assiettes avec jalousie, tente de les attraper, d'y pêcher un morceau de légume ou un bout de pain. Il boit et boit et boit...

Je compte faire mes propres purées, en tout cas, pour le moment. Même la purée de riz. Et en bonne simili-grano que je suis, j'achèterai bio et aurai l'impression de donner ce qu'il y a de meilleur à mon fils. Reste à savoir si lui appréciera...

Tithom, ouvre grand la bouche! Le petit avion rempli de purée de riz s'en vient...!

10 juillet 2006

Retour sur les vacances

Les vacances sont finies... déjà! Elles ont passé vite et franchement, j'aurais pris une semaine ou deux de plus.

Nous avons passé la première semaine des vacances au chalet de ma mère, sur le bord d'un lac. Il a fait beau pendant 4 jours. Des belles journées chaudes et ensoleillées, où ça sentait bon le lilas et le basilic du jardin. Le mardi, le ciel s'est déchaîné et nous avons dû rester dans le chalet toute la journée. Le mercredi, quelques éclarcies nous ont permis de sortir de temps en temps. Jeudi, il pleuvait 1 heure, faisait gros soleil 1 heure... On s'est tannés et nous sommes partis vendredi.

Je vais à ce chalet depuis que je suis née. Petite, j'y passais les vacances de la construction à chaque année, en compagnie de mes frères, cousines et grands-parents. J'adorais le chalet, avec le lac dans lequel on pouvait nager du lever au coucher du soleil, avec les feux de camps, les mouches à feu, le terrain de badminton, la cabane dans l'arbre, la grosse roche où nous allions pic-niquer, avec l'impression de partir à l'aventure alors que nous n'étions qu'à 3 minutes de marche du chalet... À l'adolescence, j'y allais encore, mais j'amenais une amie avec moi. Nous dormions dans une tente sur le terrain plutôt que dans le chalet. On pouvait jouer aux délinquantes loin du regard désaprobateur de ma grand-mère. On pouvait fumer et croire que personne ne nous voyait. Depuis que j'ai rencontré Hom, nous y sommes allés à plusieurs reprises, de façon régulière. Les étés où les finances ne nous permettent pas de nous payer des 'vraies' vacances, nous allons au chalet. L'an dernier, nous avions passé une semaine là, en compagnie de ma mère et de son chum. On avait passé la semaine à dormir, lire, dormir et dormir! J'étais enceinte de quelques semaines et j'aurais dormi une semaine cmplète si j'avais pu.

Cette année, c'était différent. Nous allions au chalet avec Tithom. Nous avons traîné des jouets, son exerciseur, son parc... Nous ne pouvions pas vraiment sortir avec Tithom, à cause du soleil et surtout, des moustiques. Nous avons essayé de le mettre dans son parc, avec un filet par-dessus, mais comme il ne se tient pas encore tout à fait assis seul, je passais mon temps à le redresser et il se tannait. Nous avons donc dû faire un compromis: à l'intérieur quand Tithom était réveillé et dehors pendant ses siestes. Nous avons donc pu en profiter quand même, sans devoir faire la girouette à côté du bébé pour chasser les mouches noires. Mais ça a fait du bien de revenir chez nous, en ville, loin des mouches noires.

De retour chez nous, nous avons un peu rénové la salle de bains (photos à venir), peint l'extérieur de la maison, changé l'évier de cuisine (photos à venir) et reçu des amis pour une journée BBQ. De belles vacances remplies, mais pas très reposantes! Ce n'est pas grave, on peut toujours reprendre le sommeil, mais pas le temps qui passe...

7 juillet 2006

Trop de lecture

J'ai fait la gaffe d'aller voir mon compte Bloglines après plus d'une semaine sans y être allée... ouch!


Ça va me prendre du temps avant de prendre le dessus je crois...

6 juillet 2006

Moimoi

Je profite d'une soirée tranquille de mes vacances pour faire un Moimoi (traduction libre de Meme) à la demande de Chocolatine.

1. Attrapez le livre le plus proche de vous, allez à la page 18, qu'y a-t-il d'écrit à la 4ème ligne?

que votre tout-petit consommera pour commencer, il s'agit (Le grand livre de Bébé végé)

2. Étirez votre bras gauche aussi loin que possible...Et...?
Je touche presque ma valise de crayons sur ma table de travail

3. Quelle est la dernière chose que vous avez regardé à la TV?
Le film La fille sur le pont

4. Sans vérifier, devinez quelle heure il est:
19h17

5. Maintenant, vérifiez, quelle heure est-il réellement?
19h27 Wow quel revirement inatendu!

6. En dehors du bruit de votre ordinateur, qu'entendez-vous?
Les horloges sur mon mur, les oiseaux dans la cour et oh tiens! le cellulaire de Hom!

7. Quand êtes-vous sorti pour la dernière fois ? Qu'avez-vous fait?
J'étais assise à la table dehors, avec Hom et Tithom et nous discutions de tout et de rien

8. Avant de commencer ce questionnaire, que regardiez-vous?
Le site de Météomédia pour savoir si on va pouvoir peinturer demain (ça devrait!)

9. Que portez-vous?
Des shorts bleus et un t-shirt rouge

10. Avez-vous rêvé la nuit dernière?
Sûrement, mais j'oublie mes rêves...

11. Quand avez-vous ri pour la dernière fois?
Tout à l'heure au souper, Tithom faisait le rigolo avec ses jouets

12. Qu'y a t il sur les murs de la pièce où vous vous trouvez?
Six horloges avec l'heure de différentes villes, un masque venant de République Dominicaine, un bâton de pluie venant de Cuba (je crois) et un miroir en soleil en bois venant de la Place Longueuil

13. Avez-vous vu quelque chose d'étrange aujourd'hui?
Ma belle-mère (ahahah! c'est une farce!)

14. Que pensez-vous de ce questionnaire?
Différent

15. Quel est le dernier film que vous ayez vu?
La fille sur le pont, je l'ai dit tantôt, pfff...

16. Si vous deveniez multimillionnaire dans la nuit, qu'achèteriez-vous?
Une plus grosse maison avec une piscine creusée, une nouvelle garde-robe, une nouvelle voiture, des tonnes de livres, des billets d'avion et un petit géranium

17. Dites-nous quelque chose que nous ne savons pas à propos de vous?
Je dors avec un oeil ouvert et le matin, ça chauffe!!!

18. Si vous pouviez changer une chose dans le monde, en dehors de la culpabilité ou de la politique, que changeriez-vous?
L'injustice sous toutes ses formes

19. Aimez-vous danser?
Oui... J'ai même pris des cours de danse (plusieurs styles) pendant 10 ans... mais je n'ai aucun talent!

20. George Bush
Tu parles d'un imbécile...

21. Quel serait le prénom de votre premier enfant si c'était une fille?
Je le garde pour moi!

22. Quel serait le prénom de votre premier enfant si c'était un garçon?
Tithom :P

23. Avez-vous déjà songé à vivre à l'étranger?
Souvent! Mais j'aime trop le Québec pour partir... Et je suis trop lâche aussi!

24. Que voudriez-vous que Dieu vous dise quand vous franchirez les portes du paradis?
Parlait-il vraiment à Jeanne d'Arc?

25. Quelles sont les 4 personnes qui doivent faire ce questionnaire sur leur propre blog?
Celles qui ont un petit 10 minutes à dépenser...