Je pars demain au chalet de ma mère pour une grosse semaine! Une semaine à me faire dorer la couène, à écouter le chant des oiseaux et des ouaouarons, à me faire piquer par les mouches noires et surtout, à dormir!!! Une semaine sans l'internet, donc ne vous inquiétez pas si je disparais quelques jours. Je serai seulement dans le bois à respirer l'air pur ou dans le lac à me prendre pour une baleine.
Ce soir, on reçoit la belle-famille avant de partir, question de leur annoncer la grossesse. Puis on devrait le dire à ma mère aussi, pendant les vacances, mais j'hésite encore, étant donné qu'elle ne sait pas garder un secret... Je veux lui dire, mais en même temps, je sais qu'elle va le dire elle aussi, même si je lui parle, même si elle me promet. Je sais comment elle est, je sais comment elle pense. Je ne veux par contre pas la blesser si je ne lui dis pas et qu'elle apprend plus tard que tout le monde le savait, sauf elle... Ce serait une bonne leçon pour ne pas m'avoir prise au sérieux auparavant, mais je ne suis pas du type veangeance. J'imagine que je verrai en temps et lieux.
Petite mise à jour: je suis presque rendue à 10 semaines. Déjà presque le quart de fait, wow! Je me sens toujours aussi bien. Bon, je pleure tout le temps pour rien, mais je ne peux pas empêcher tous les effets des hormones! Comme Hom m'a confirmé, j'avais des effets bien pires sous les médicaments que sous les hormones "naturelles". On l'avait déjà prévenu que la grossesse lui semblerait de la petite bière à côté des injections et du Femara! Et, comme vous auvez pu le deviner avec mon dernier message, je souffre un peu de constipation, mais rien qu'un bon gros bol de All Bran ne peut régler!
Je vous reviens dans une semaine! Profitez du soleil!
30 juin 2005
27 juin 2005
26 juin 2005
Le scoop est sorti
Nous allions souper chez mon père pour son anniversaire hier soir. Nous avions décidé d'annoncer, à lui, sa copine, mes frères et leurs blondes, la bonne nouvelle. J'avais eu des années pour imaginer ce moment, mais je ne m'étais jamais permis de le faire, de peur que ça ne se réalise jamais. J'avais par contre pensé longtemps au "comment". J'ai donc préparé un petit paquet, dans lequel j'ai placé un petit hochet enveloppé de papier de soie par-dessus un test positif* aussi enveloppé de papier de soie. Au fond de la boîte, un papier plié en deux sur lequel était écrit "Coucou grand-papa et grand-maman!" et au dos duquel se trouvaient les deux images de l'échographie.
Nous sommes donc allés souper chez eux. Tout se passe bien, tout le monde est de bonne humeur, on jase, on mange à l'extérieur, bref, une belle soirée. Après le dessert, Hom me regarde et me dit que c'est le temps. Je suis soudainement très stressée et nerveuse et j'en tremble. C'est énorme, annoncer ça! J'ai peur, tout à coup qu'on brise l'ensorcellement en le disant! Hom me serre dans ses bras et me dit que dans la vie, on doit foncer. Je place donc le petit paquet devant mon père à la table et je lui dis que c'est un petit quelque chose d'Hom et moi, pour lui et sa blonde aussi. Il ouvre la boîte, déballe le hochet. Il sourit, mais ne dit rien. Il développe le test et ne dit toujours rien. Puis il voit le papier et lit le mot à haute voix. Les moments qui suivent sont flous dans ma tête, comme si tout s'était déroulé trop vite ou comme si j'avais rêvé. Un tourbillon de bonheur, de bras qui me serrent, de sourires, de "félicitations!", de yeux qui brillent et de cris de joie. Ma belle-soeur était en larmes, mon père était si heureux, mes frères souriaient, je ne tremblais plus. Mon père me dit qu'il avait compris au hochet (et à ce qu'ont dit les autres, eux aussi), mais qu'il n'osait pas rien dire, au cas où.
Hom a alors dit que l'histoire de ce petit être était un peu compliquée, que ce n'était pas une surprise. Je dis à mon père et sa copine "vous étiez un peu au courant, mais pas vous" en m'adressant à mes frères. Ils me disent "oui, on savait, maman nous l'avait dit."** J'ai alors raconté brièvement note parcours, les traitements, les injections, les tests, la fausse-couche, les inséminations, le cul-de-sac où nous nous retrouvions et l'opération imminente. Je leur ai demandé de garder la nouvelle pour eux pour le moment. Ils ont posé des questions, s'intéressaient aux détails comme les nausées, la dpa, si j'avais des fringales, si on avait des choix de prénoms, etc. Ça faisait vraiment bizarre de parler de tout ça avec eux. En fait ce qui était bizarre était le fait que je me sentais bien d'en parler, que j'étais heureuse de le partager. Ce qui a été si longtemps notre jardin secret était maintenant ouvert à nos proches.
La blonde de mon petit frère me regardait sans cesse le ventre, comme si elle attendait de voir une rondeur pousser. La copine de mon père était déjà mère-poule et mon père m'a dit qu'il allait longtemps se souvenir de cet anniversaire.
Moi aussi.
*J'ai commandé 5 tests cette semaine exprès pour ça. J'ai fait le test jeudi matin et je me sens un peu ridicule de dire que j'étais vraiment toute heureuse de voir la deuxième ligne apparaître si vite. Comme si les 15 autres tests positifs d'avant n'étaient pas assez.
** Je suis un peu frustrée contre ma mère d'avoir trahi ma confiance comme ça. Je sais que ma mère n'est pas fiable et qu'elle ne sait pas garder un secret. Je savais qu'elle en avait parlé à ma grand-mère, qui est aussi panier-percé qu'elle, mais je ne m'attendais vraiment pas à ce qu'elle le dise à mes frères. Je vais lui annoncer la semaine prochaine, mais je crois qu'une bonne discussion s'impose. Quand je demande de garder un secret, ce n'est pas pour la forme. C'est important et ça me fâche qu'elle ne me prenne pas au sérieux.
Nous sommes donc allés souper chez eux. Tout se passe bien, tout le monde est de bonne humeur, on jase, on mange à l'extérieur, bref, une belle soirée. Après le dessert, Hom me regarde et me dit que c'est le temps. Je suis soudainement très stressée et nerveuse et j'en tremble. C'est énorme, annoncer ça! J'ai peur, tout à coup qu'on brise l'ensorcellement en le disant! Hom me serre dans ses bras et me dit que dans la vie, on doit foncer. Je place donc le petit paquet devant mon père à la table et je lui dis que c'est un petit quelque chose d'Hom et moi, pour lui et sa blonde aussi. Il ouvre la boîte, déballe le hochet. Il sourit, mais ne dit rien. Il développe le test et ne dit toujours rien. Puis il voit le papier et lit le mot à haute voix. Les moments qui suivent sont flous dans ma tête, comme si tout s'était déroulé trop vite ou comme si j'avais rêvé. Un tourbillon de bonheur, de bras qui me serrent, de sourires, de "félicitations!", de yeux qui brillent et de cris de joie. Ma belle-soeur était en larmes, mon père était si heureux, mes frères souriaient, je ne tremblais plus. Mon père me dit qu'il avait compris au hochet (et à ce qu'ont dit les autres, eux aussi), mais qu'il n'osait pas rien dire, au cas où.
Hom a alors dit que l'histoire de ce petit être était un peu compliquée, que ce n'était pas une surprise. Je dis à mon père et sa copine "vous étiez un peu au courant, mais pas vous" en m'adressant à mes frères. Ils me disent "oui, on savait, maman nous l'avait dit."** J'ai alors raconté brièvement note parcours, les traitements, les injections, les tests, la fausse-couche, les inséminations, le cul-de-sac où nous nous retrouvions et l'opération imminente. Je leur ai demandé de garder la nouvelle pour eux pour le moment. Ils ont posé des questions, s'intéressaient aux détails comme les nausées, la dpa, si j'avais des fringales, si on avait des choix de prénoms, etc. Ça faisait vraiment bizarre de parler de tout ça avec eux. En fait ce qui était bizarre était le fait que je me sentais bien d'en parler, que j'étais heureuse de le partager. Ce qui a été si longtemps notre jardin secret était maintenant ouvert à nos proches.
La blonde de mon petit frère me regardait sans cesse le ventre, comme si elle attendait de voir une rondeur pousser. La copine de mon père était déjà mère-poule et mon père m'a dit qu'il allait longtemps se souvenir de cet anniversaire.
Moi aussi.
*J'ai commandé 5 tests cette semaine exprès pour ça. J'ai fait le test jeudi matin et je me sens un peu ridicule de dire que j'étais vraiment toute heureuse de voir la deuxième ligne apparaître si vite. Comme si les 15 autres tests positifs d'avant n'étaient pas assez.
** Je suis un peu frustrée contre ma mère d'avoir trahi ma confiance comme ça. Je sais que ma mère n'est pas fiable et qu'elle ne sait pas garder un secret. Je savais qu'elle en avait parlé à ma grand-mère, qui est aussi panier-percé qu'elle, mais je ne m'attendais vraiment pas à ce qu'elle le dise à mes frères. Je vais lui annoncer la semaine prochaine, mais je crois qu'une bonne discussion s'impose. Quand je demande de garder un secret, ce n'est pas pour la forme. C'est important et ça me fâche qu'elle ne me prenne pas au sérieux.
22 juin 2005
Rencontre inespérée
J'ai très mal dormi la nuit passée. Je me tournais d'un côté puis de l'autre, j'avais mal au coeur, chaud, froid... Il était temps que la nuit achève! Aujourd'hui, j'avais mon premier rendez-vous de suivi de grossesse. Enfin, ce moment si attendu et si redouté était enfin arrivé!
Je me doutais que je n'aurais pas d'écho et qu'on ne pourrait probablement pas entendre le coeur, alors je ne m'attendais pas à grand chose pour me rassurer. Hom aussi était stressé et un peu frustré qu'on ne me fasse pas d'échographie.
On arrive à la clinique, angoissés et nerveux. On nous fait asseoir dans une salle d'examen pour attendre le docteur. Dans les salles voisines, on l'entend faire le tour avec son doppler, faisant résonner le coeur de chaque bébé qu'il trouve. Un son si beau, mais à la fois si blessant pour nous. Hom est fâché, il veut entendre le coeur de SON bébé, pas celui des autres! Je sens qu'il ne passera pas sous silence cette injustice et sincèrement, ça fait mon affaire.
Le docteur entre et nous reconnaît. Il jette un rapide coup d'oeil à mon dossier et s'exclame: "Enfin tu es enceinte! Et après tous ces traitements, c'est le Femara qui a fonctionné!" Il me pose quelques questions, m'explique les prochains rendez-vous, me dit que l'échographie sera à 18 semaines. Je lui dis que l'infirmière n'a pas écrit la bonne date (elle avait calculé à partir de mes règles, mais comme je ne suis pas régulière, ça ne correspond pas tout à fait). Il me demande quand avons-nous fait un pap test la dernière fois. Ouf, ça fait longtemps, je ne m'en souviens même pas! Il me dit "on va en faire un maintenant et il faudrait aussi que tu passes une écho pour savoir exactement où tu en es, vu que tu n'es pas régulière."
Je me lève et m'installe sur la table d'examen. Hom demande si on doit prendre rendez-vous à l'hôpital pour l'écho et si ça prend du temps. Le doc lui répond: "non non, on va faire ça ici, maintenant!" Nous nous sommes regardés, les yeux gros comme des 2$, la bouche ouverte et le coeur gonflé d'espoir. C'était tellement plus que ce que j'aurais osé espérer. Tellement mieux! Nous n'avons même pas eu à le demander!
Sur l'écran, on voit apparaître une petite tache grise. Est-ce bien vrai, est-ce bien pépin que je vois là? Il est si beau, si petit! Il mesure 8s6j et je suis à 8s5j, donc pile sur la marque. C'est si merveilleux de voir enfin pépin, avec son coeur qui bat si vite, petit scintillement blanc rempli de magie. On l'entend enfin, le coeur de notre bébé! Hom a les yeux pleins d'eau et pleins d'amour pour ce minuscule être en devenir. Je suis couchée à fixer l'écran, je ris de nervosité, je suis sous le choc et j'ai peur de me réveiller. Après tout ce temps, serait-ce enfin vrai?
Tout est parfait. Selon le doc, celui-là va rester jusqu'au bout. Quant à mon absence de symptôme, rien d'inquiétant, bien entendu. Pour une fois dans ma vie, je serais du bon côté des statistiques. Les dieux de la fertilité se sont dit que j'avais amplement payé ma part et que je méritais un petit répis. Un juste retour des choses? Si on veut... Même si je sais que rien n'est encore gagné, le fait d'avoir vu et entendu pépin me remplit d'une paix que je n'avais pas ressentie depuis... depuis toujours, je crois bien. Je ne peux m'empêcher de sourire, j'en ai mal aux joues!
Je retourne faire une écho dans 3 semaines, pour le prénatest. N'importe quel prétexte pour revoir pépin, je suis en amour!
Je me doutais que je n'aurais pas d'écho et qu'on ne pourrait probablement pas entendre le coeur, alors je ne m'attendais pas à grand chose pour me rassurer. Hom aussi était stressé et un peu frustré qu'on ne me fasse pas d'échographie.
On arrive à la clinique, angoissés et nerveux. On nous fait asseoir dans une salle d'examen pour attendre le docteur. Dans les salles voisines, on l'entend faire le tour avec son doppler, faisant résonner le coeur de chaque bébé qu'il trouve. Un son si beau, mais à la fois si blessant pour nous. Hom est fâché, il veut entendre le coeur de SON bébé, pas celui des autres! Je sens qu'il ne passera pas sous silence cette injustice et sincèrement, ça fait mon affaire.
Le docteur entre et nous reconnaît. Il jette un rapide coup d'oeil à mon dossier et s'exclame: "Enfin tu es enceinte! Et après tous ces traitements, c'est le Femara qui a fonctionné!" Il me pose quelques questions, m'explique les prochains rendez-vous, me dit que l'échographie sera à 18 semaines. Je lui dis que l'infirmière n'a pas écrit la bonne date (elle avait calculé à partir de mes règles, mais comme je ne suis pas régulière, ça ne correspond pas tout à fait). Il me demande quand avons-nous fait un pap test la dernière fois. Ouf, ça fait longtemps, je ne m'en souviens même pas! Il me dit "on va en faire un maintenant et il faudrait aussi que tu passes une écho pour savoir exactement où tu en es, vu que tu n'es pas régulière."
Je me lève et m'installe sur la table d'examen. Hom demande si on doit prendre rendez-vous à l'hôpital pour l'écho et si ça prend du temps. Le doc lui répond: "non non, on va faire ça ici, maintenant!" Nous nous sommes regardés, les yeux gros comme des 2$, la bouche ouverte et le coeur gonflé d'espoir. C'était tellement plus que ce que j'aurais osé espérer. Tellement mieux! Nous n'avons même pas eu à le demander!
Sur l'écran, on voit apparaître une petite tache grise. Est-ce bien vrai, est-ce bien pépin que je vois là? Il est si beau, si petit! Il mesure 8s6j et je suis à 8s5j, donc pile sur la marque. C'est si merveilleux de voir enfin pépin, avec son coeur qui bat si vite, petit scintillement blanc rempli de magie. On l'entend enfin, le coeur de notre bébé! Hom a les yeux pleins d'eau et pleins d'amour pour ce minuscule être en devenir. Je suis couchée à fixer l'écran, je ris de nervosité, je suis sous le choc et j'ai peur de me réveiller. Après tout ce temps, serait-ce enfin vrai?
Tout est parfait. Selon le doc, celui-là va rester jusqu'au bout. Quant à mon absence de symptôme, rien d'inquiétant, bien entendu. Pour une fois dans ma vie, je serais du bon côté des statistiques. Les dieux de la fertilité se sont dit que j'avais amplement payé ma part et que je méritais un petit répis. Un juste retour des choses? Si on veut... Même si je sais que rien n'est encore gagné, le fait d'avoir vu et entendu pépin me remplit d'une paix que je n'avais pas ressentie depuis... depuis toujours, je crois bien. Je ne peux m'empêcher de sourire, j'en ai mal aux joues!
Je retourne faire une écho dans 3 semaines, pour le prénatest. N'importe quel prétexte pour revoir pépin, je suis en amour!
21 juin 2005
Attentes
Demain, je vois mon docteur pour la première fois depuis le mois de mars, depuis la fois où il m'a dit de "pendre un break" en attendant la laparoscopie et le drilling. Ce sera mon premier rendez-vous de suivi de grossesse. Je ne m'étais pas rendue là la première fois, alors je ne sais pas du tout à quoi m'attendre. En fait, je sais un peu ce qui m'attend, plusieurs amies m'ont décrit leur premier rendez-vous. Mais cette fois-ci, j'aurai le rôle principale, je serai celle qui est suivie. Je n'aurai pas d'échographie, la clinique étant très peu flexible quand il s'agit d'un suivi de grossesse. Quand je devais voir mon folicule, toute petite bulle de rien du tout, je pouvais avoir une échographie le jour voulu, sans problème, même le samedi! Maintenant que c'est juste un bébé, bah, c'est pas important de le voir! Un folicule, c'est ben plus important, un bébé, y'a rien là! Ou enfin, c'est l'impression que j'ai. Je vais quand même lui demander et espérer qu'il comprenne, mais je ne m'attends pas à grand chose. J'aurais espérer pouvoir entendre le coeur, au moins, mais je sais que c'est très rare en bas de 10 semaines. Bref, je ne sais pas trop pourquoi on va là... Je n'ai pas l'impression que nous allons sortir de là bien plus rassurés que nous le sommes en ce moment. Oui, il va vérifier mon col, la grosseur de mon utérus, etc., mais je ne VERRAI pas pépin et je saurai pas qu'il est vraiment là, avec tous ses morceaux et qu'il grandit bien.
Malgré tout, j'ai peur. J'ai peur qu'il me dise que quelque chose cloche, que la grossesse ne semble pas avancer comme elle devrait... J'ai peur d'une mauvaise nouvelle. Je suis habituée d'aller le voir parce que mon dernier cycle a fini avec un crash, j'ai l'habitude de sortir de là insécure et découragée. J'ai beau me dire que je serais dûe pour une bonne nouvelle, que maintenant, c'est à notre tour, il y a toujours cette petite crainte en moi de retourner à l'endroit où j'ai eu tant d'espoir et de désespoir entremêlés pendant des années.
J'essaie donc de rester positive et de me dire que ça va bien aller. Je ne mets pas mes attentes trop hautes, pour ne pas être déçue. Mes plus grandes attentes seraient qu'il me donne rendez-vous pour une échographie très bientôt et qu'on entende le coeur. Mes attentes plus réalistes sont de me faire dire que tout semble bien aller. Je vais m'accrocher à ça jusqu'à demain.
Je pense bien aller faire le prénatest, pour pouvoir avoir une échographie à 12 semaines. Ce serait un bon compromis je crois...
On a décidé de l'annoncer à nos parents si tout semble ok après le rendez-vous. On leur dirait cependant de garder ça pour eux pour le moment. Nous avons hâte de leur annoncer, mais en même temps, ça ne nous tente pas du tout que la famille au grand complet le sache. Tout à coup qu'il arrive quelque chose (après tout, il est encore tôt), je ne me vois pas du tout répéter 100 fois "non, je ne suis plus enceinte, je l'ai perdu" ou affronter les regards remplis de pitié ou les "est-ce que ça va?" de gens avec qui je ne me sens pas du tout à l'aise de parler de quelque chose d'aussi personnel. Ce sera donc limité à nos parents pour l'instant, en leur expliquant pourquoi on ne veut pas que la nouvelle se répande. Si on se rend au prénatest et que tout est ok, que pépin grandit bien, là, on se réajustera.
Une chose à la fois, un jour à la fois...
Malgré tout, j'ai peur. J'ai peur qu'il me dise que quelque chose cloche, que la grossesse ne semble pas avancer comme elle devrait... J'ai peur d'une mauvaise nouvelle. Je suis habituée d'aller le voir parce que mon dernier cycle a fini avec un crash, j'ai l'habitude de sortir de là insécure et découragée. J'ai beau me dire que je serais dûe pour une bonne nouvelle, que maintenant, c'est à notre tour, il y a toujours cette petite crainte en moi de retourner à l'endroit où j'ai eu tant d'espoir et de désespoir entremêlés pendant des années.
J'essaie donc de rester positive et de me dire que ça va bien aller. Je ne mets pas mes attentes trop hautes, pour ne pas être déçue. Mes plus grandes attentes seraient qu'il me donne rendez-vous pour une échographie très bientôt et qu'on entende le coeur. Mes attentes plus réalistes sont de me faire dire que tout semble bien aller. Je vais m'accrocher à ça jusqu'à demain.
Je pense bien aller faire le prénatest, pour pouvoir avoir une échographie à 12 semaines. Ce serait un bon compromis je crois...
On a décidé de l'annoncer à nos parents si tout semble ok après le rendez-vous. On leur dirait cependant de garder ça pour eux pour le moment. Nous avons hâte de leur annoncer, mais en même temps, ça ne nous tente pas du tout que la famille au grand complet le sache. Tout à coup qu'il arrive quelque chose (après tout, il est encore tôt), je ne me vois pas du tout répéter 100 fois "non, je ne suis plus enceinte, je l'ai perdu" ou affronter les regards remplis de pitié ou les "est-ce que ça va?" de gens avec qui je ne me sens pas du tout à l'aise de parler de quelque chose d'aussi personnel. Ce sera donc limité à nos parents pour l'instant, en leur expliquant pourquoi on ne veut pas que la nouvelle se répande. Si on se rend au prénatest et que tout est ok, que pépin grandit bien, là, on se réajustera.
Une chose à la fois, un jour à la fois...
17 juin 2005
8 semaines
Je prends le temps ce soir de faire une petite mise à jour. Ça commence à se calmer côté travail, je devrais pouvoir enfin soufler d'ici une semaine et revenir écrire plus souvent.
Mon corps
Si je regarde bien fort et cherche bien comme il faut, je peux arriver à trouver quelques symptômes... Je suis très fatiguée et mes seins font mal et changent encore. J'ai parfois le dégoût pour certaines choses, mais pas de nausée. Ma faim est bizarre, j'ai faim souvent, mais rien ne me tente et dès que je mange, je me sens pleine. J'ai les yeux très secs et je viens de lire dans mon livre sur la grossesse que c'est un symptôme. Eh ben! Je me sens encore bien. Pas vraiment d'inconfort ou de sensation désagréable.
Mon coeur
Les émotions contradictoires se livrent encore bataille en moi. Je n'arrive pas encore à me laisser librement être heureuse. On dirait que mon coeur se dit qu'il ne peut pas se le permettre, car ce serait comme ignorer ce qu'il sait. Mais malgré tout, mon coeur aussi se sent bien.
Ma tête
Je pense beaucoup ces temps-ci. Je pense à ma jalousie, aux cicatrices encore très vives que m'a laissé l'infertilité et je me dis que j'ai hâte de passer au-delà de tout ça. Mais au fond, je sais que je ne pourrai jamais vraiment effacer tout ça ni passer complètement à autre chose. J'ai aussi beaucoup d'inquiétudes et de peurs, sûrement parce que mon premier rendez-vous approche. J'ai très hâte, mais en même temps très peur de ce que le docteur peut m'annoncer. Après tant d'années et de cycles ratés, je me dis "qu'est-ce qui te ferait croire que cette fois-ci, tout irait bien? Depuis quand les choses marchent bien pour toi hein?" Sans être pessimiste, je reste un peu trop réaliste. Mon moyen de défense, j'imagine...
Mon pépin
S'il grandit bien, il mesure entre 10 et 14 mm et pèse 1,5 g. Son visage se forme, il a même déjà une langue! Ses mains et ses pieds se dessinent tranquillement. Je l'imagine un peu plus facilement, quoi qu'il reste encore plus près du rêve que de la réalité. Il est plus de la grosseur d'un gros pépin de pamplemousse maintenant!
Mon chum
J'ai hâte qu'il ait une preuve concrète, qu'il entende le coeur ou voit quelque chose à une échographie. J'ai hâte que pépin devienne plus réel pour lui. Il est très gentil et patient avec moi, même s'il mange toutes mes grignotines. Il m'a même appelée ce matin pour dire "bonne fête à pépin pour ses 8 semaines!"
Notre monde
Rien de nouveau de ce côté. On espère pouvoir l'annoncer bientôt, si on a confirmation que tout va bien après le premier rendez-vous. Sinon, on attendra encore. Rien ne presse.
Mon corps
Si je regarde bien fort et cherche bien comme il faut, je peux arriver à trouver quelques symptômes... Je suis très fatiguée et mes seins font mal et changent encore. J'ai parfois le dégoût pour certaines choses, mais pas de nausée. Ma faim est bizarre, j'ai faim souvent, mais rien ne me tente et dès que je mange, je me sens pleine. J'ai les yeux très secs et je viens de lire dans mon livre sur la grossesse que c'est un symptôme. Eh ben! Je me sens encore bien. Pas vraiment d'inconfort ou de sensation désagréable.
Mon coeur
Les émotions contradictoires se livrent encore bataille en moi. Je n'arrive pas encore à me laisser librement être heureuse. On dirait que mon coeur se dit qu'il ne peut pas se le permettre, car ce serait comme ignorer ce qu'il sait. Mais malgré tout, mon coeur aussi se sent bien.
Ma tête
Je pense beaucoup ces temps-ci. Je pense à ma jalousie, aux cicatrices encore très vives que m'a laissé l'infertilité et je me dis que j'ai hâte de passer au-delà de tout ça. Mais au fond, je sais que je ne pourrai jamais vraiment effacer tout ça ni passer complètement à autre chose. J'ai aussi beaucoup d'inquiétudes et de peurs, sûrement parce que mon premier rendez-vous approche. J'ai très hâte, mais en même temps très peur de ce que le docteur peut m'annoncer. Après tant d'années et de cycles ratés, je me dis "qu'est-ce qui te ferait croire que cette fois-ci, tout irait bien? Depuis quand les choses marchent bien pour toi hein?" Sans être pessimiste, je reste un peu trop réaliste. Mon moyen de défense, j'imagine...
Mon pépin
S'il grandit bien, il mesure entre 10 et 14 mm et pèse 1,5 g. Son visage se forme, il a même déjà une langue! Ses mains et ses pieds se dessinent tranquillement. Je l'imagine un peu plus facilement, quoi qu'il reste encore plus près du rêve que de la réalité. Il est plus de la grosseur d'un gros pépin de pamplemousse maintenant!
Mon chum
J'ai hâte qu'il ait une preuve concrète, qu'il entende le coeur ou voit quelque chose à une échographie. J'ai hâte que pépin devienne plus réel pour lui. Il est très gentil et patient avec moi, même s'il mange toutes mes grignotines. Il m'a même appelée ce matin pour dire "bonne fête à pépin pour ses 8 semaines!"
Notre monde
Rien de nouveau de ce côté. On espère pouvoir l'annoncer bientôt, si on a confirmation que tout va bien après le premier rendez-vous. Sinon, on attendra encore. Rien ne presse.
15 juin 2005
Quand on se compare...
Je n'arrive pas à me débarasser de cet espèce de mauvais présentiment. Je ne suis pas négative, ni pessimiste, mais j'ai une drôle d'impression. C'est peut-être mes années d'infertilité, d'échecs et de déceptions qui m'ont amenée à toujours être sur la défensive et à me préparer au pire. J'avais l'habitude de bien connaître les signes de mon coprs, j'analysais tout et prenais tout en note. Depuis que l'infertilité n'est plus un problème quotidien pour moi, je me suis laissée aller et ce manque de contrôle me fait peur. Je ne sais pas ce qui m'attend, je ne connais pas du tout ce monde où je m'embarque. Pour connaître un peu le chemin à venir et ce que je dois prévoir, je lis des témoignages d'autres femmes ayant passé par là. Seulement, j'ai tendance à me comparer, même si je suis tout à fait consciente que les grossesses changent d'une femme à l'autre. Je suis presque rendue à 8 semaines. Je n'ai pratiquement pas de symptômes, à part la fatigue et les seins douloureux (et même ça, c'est intermittent). Quand je lis les autres femmes, ça m'inquiète. La plupart ont déjà des nausées, elles passent leur temps à uriner, ont des crampes ou des tiraillements, certaines ont même un ventre alors qu'elles en sont à 6-7 semaines de grossesse! Et moi je n'ai rien de tout ça! J'ai beau me dire que ça arrive très souvent de ne rien ressentir pour plusieurs semaines, je trouverais ça réconfortant d'avoir un signe clair que la grossesse avance. Comme c'est là, je ne me sens pas tellement différente d'il y a 4 semaines et ça, c'est inquiétant. Je trouvais mon résultat de prise de sang bas, même si amplement suffisant, pas assez pour me calmer. Pour le moment, les symptômes et ce que je ressens sont les seuls signes que j'ai de l'existence de pépin. L'absence de symptôme ne m'aide pas à me réconforter en attendant le rendez-vous chez le médecin.
Je ne veux surtout pas avoir l'air de me plaindre. Je sais très bien que si pépin va bien, je serais alors très chanceuse de ne pas vivre les symptômes désagréables que plusieurs filles vivent. Est-ce parce que je me suis empêchée de vivre tous les symptômes à chaque cycle d'essai, de peur de me faire des idées, pendant si longtemps, que maintenant j'arrive si bien à les ignorer? Est-ce parce que les autres filles ne vivent pas avec la peur quasi constante de perdre leur bébé qu'elles sont libres de sentir tous les symptômes qu'elles veulent, qu'ils soient véritables ou non? Je me suis si souvent imaginé des choses qui n'étaient pas réellement là, et maintenant qu'elles devraient y être, je n'arrive pas à les imaginer, si ce n'est de les vivre.
Je ne doute pas d'être enceinte. Je doute seulement que la grossesse avance comme elle le devrait. Je n'ai pas l'impression d'avoir fait du progrès dans mes symptômes et ça me porte à penser que pépin n'a pas progressé non-plus. C'est sûrement normal. Je m'en fais peut-être pour rien, mais je m'en fais quand même. J'essaie de ne pas me stresser avec ça. Je limite donc mes visites sur les sites de maternité et les forums de grossesse, visites qui m'amènent plus d'inquiétudes que de réconfort. Je me disais que je saurais à quoi m'en tenir quand j'aurai vu mon médecin la semaine prochaine. Je n'en suis plus trop certaine. Je n'aurai pas d'écho à ce rendez-vous et il est encore tôt pour entendre le coeur. Ce n'est pas impossible, mais si nous ne l'entendons pas, je ne serai pas tellement rassurée non-plus.
Je me désole en me comparant, car je trouve encore plein de choses à envier aux autres. Pendant des années, j'aurais voulu être normale et tomber enceinte comme les autres. Maintenant que c'est fait, je croyais vouloir être différente, vivre ma grossesse à ma façon, éloignée des troupeaux de femmes au ventre arrondi qui font des ooooh! et des aaaah! en comparant leur images d'échographies. Cette image rose bonbon et trop joyeuse de la maternité m'agace. Je ne suis pas comme elles. Mais pour aujourd'hui, j'aimerais l'être. J'aimerais pouvoir être toute contente de voir mon ventre s'arrondir et sauter de joie le matin parce que j'ai mal au coeur. J'aimerais pouvoir avoir la conviction que pépin se rendra jusqu'au bout. J'aimerais être capable de dire que je vais être maman, mais je n'y arrive pas encore. Pour le moment, je suis enceinte. La suite, je ne la connais pas...
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Un gros merci à toutes celles qui m'ont écrit, ici ou en privé. Vos beaux mots me font très chaud au coeur.
Je ne veux surtout pas avoir l'air de me plaindre. Je sais très bien que si pépin va bien, je serais alors très chanceuse de ne pas vivre les symptômes désagréables que plusieurs filles vivent. Est-ce parce que je me suis empêchée de vivre tous les symptômes à chaque cycle d'essai, de peur de me faire des idées, pendant si longtemps, que maintenant j'arrive si bien à les ignorer? Est-ce parce que les autres filles ne vivent pas avec la peur quasi constante de perdre leur bébé qu'elles sont libres de sentir tous les symptômes qu'elles veulent, qu'ils soient véritables ou non? Je me suis si souvent imaginé des choses qui n'étaient pas réellement là, et maintenant qu'elles devraient y être, je n'arrive pas à les imaginer, si ce n'est de les vivre.
Je ne doute pas d'être enceinte. Je doute seulement que la grossesse avance comme elle le devrait. Je n'ai pas l'impression d'avoir fait du progrès dans mes symptômes et ça me porte à penser que pépin n'a pas progressé non-plus. C'est sûrement normal. Je m'en fais peut-être pour rien, mais je m'en fais quand même. J'essaie de ne pas me stresser avec ça. Je limite donc mes visites sur les sites de maternité et les forums de grossesse, visites qui m'amènent plus d'inquiétudes que de réconfort. Je me disais que je saurais à quoi m'en tenir quand j'aurai vu mon médecin la semaine prochaine. Je n'en suis plus trop certaine. Je n'aurai pas d'écho à ce rendez-vous et il est encore tôt pour entendre le coeur. Ce n'est pas impossible, mais si nous ne l'entendons pas, je ne serai pas tellement rassurée non-plus.
Je me désole en me comparant, car je trouve encore plein de choses à envier aux autres. Pendant des années, j'aurais voulu être normale et tomber enceinte comme les autres. Maintenant que c'est fait, je croyais vouloir être différente, vivre ma grossesse à ma façon, éloignée des troupeaux de femmes au ventre arrondi qui font des ooooh! et des aaaah! en comparant leur images d'échographies. Cette image rose bonbon et trop joyeuse de la maternité m'agace. Je ne suis pas comme elles. Mais pour aujourd'hui, j'aimerais l'être. J'aimerais pouvoir être toute contente de voir mon ventre s'arrondir et sauter de joie le matin parce que j'ai mal au coeur. J'aimerais pouvoir avoir la conviction que pépin se rendra jusqu'au bout. J'aimerais être capable de dire que je vais être maman, mais je n'y arrive pas encore. Pour le moment, je suis enceinte. La suite, je ne la connais pas...
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Un gros merci à toutes celles qui m'ont écrit, ici ou en privé. Vos beaux mots me font très chaud au coeur.
14 juin 2005
Un petit 2 minutes...
Je sais que je n'écris pas souvent ces temps-ci. Je suis vraiment débordée et fatiguée. Je prends 2 minutes ce matin pour vous donner des nouvelles, mais aussi pour vous demander quelque chose.
Premièrement, les nouvelles. Je suis maintenant rendue à 7s4j. Je n'ai pas d'autre symptôme que la fatigue (qui grandit sans cesse) et les seins douloureux (qui grandissent eux aussi). Mon ventre semble un peu plus tendu, mais j'entre encore dans mes vêtements. Tout va bien pour le moment.
Deuxièmement, comme c'est mon anniversaire aujourd'hui, je veux faire une demande spéciale. J'aimerais que vous m'écriviez un petit commentaire, question de vous connaître un peu mieux. Dites-moi qui vous êtes (pas besoin d'être précis!) et ce qui vous amène ici. Donnez-moi un petit 2 minutes de votre temps pour mes 28 ans!
Premièrement, les nouvelles. Je suis maintenant rendue à 7s4j. Je n'ai pas d'autre symptôme que la fatigue (qui grandit sans cesse) et les seins douloureux (qui grandissent eux aussi). Mon ventre semble un peu plus tendu, mais j'entre encore dans mes vêtements. Tout va bien pour le moment.
Deuxièmement, comme c'est mon anniversaire aujourd'hui, je veux faire une demande spéciale. J'aimerais que vous m'écriviez un petit commentaire, question de vous connaître un peu mieux. Dites-moi qui vous êtes (pas besoin d'être précis!) et ce qui vous amène ici. Donnez-moi un petit 2 minutes de votre temps pour mes 28 ans!
7 juin 2005
Tout en même temps!
Un des mauvais côtés de travailler à son compte, c'est le manque de constance de travail. Il y a des jours où je me tourne un peu les pouces, des semaines où je suis occupée comme il faut et d'autres où je n'arrive plus à respirer et où je me sens complètement débordée. Malheureusement, ces temps-ci, je suis ensevellie sous le travail et je n'en vois pas le bout. À n'importe quel autre moment, ce genre de rush ne m'aurait pas dérangée. Je suis capable de travailler de longues journées et des fins de semaine s'il le faut. Je sais que le chèque de paye va en valloir la peine, entre autres. Mais pas cette fois-ci. Je suis tellement fatiguée à cause de pépin qui taille sa place que j'ai l'impression de pédaler dans le beurre. Je dois me reposer, je ne dois pas stresser et je dois essayer de rester zen. Mais tout ce travail et ces deadlines qui arrivent en même temps me font perdre le souffle. Ce n'est pas le temps de manquer de sommeil! Ce n'est pas du tout le bon moment pour me tuer au travail! Je ne peux pourtant pas remettre à plus tard mes contrats ni même en refuser. Ils sont tous en cours depuis un bon bout de temps et arrivent tous à échéance dans les prochaines semaines. Le fait de travailler à mon compte et d'être celle qui porte tous les chapeaux a le désavantage de me rendre assez difficile à remplacer. Je ne peux rien déléguer, je ne peux prendre de congé, je ne peux pas être à deux places en même temps.
Donc ces temps-ci, je travaille toute la journée, souvent le soir, puis je me couche. Ça ne fait pas des journées palpitantes, mais au moins j'ai mon repos et le travail se fait, malgré tout. Je ne m'épuiserai pas certain! Pépin est bien plus important que tous les contrats de la terre! J'ai vraiment hâte que tout soit fini pour que je puisse profiter de l'été et commencer à tourner mes pensées vers mon bedon. J'avais tellement de plans, tellement de projets que je voulais faire. Depuis 3 ans que j'attendais ce moment, j'avais imaginé toutes sortes de choses que je ferais lorsqu'il serait venu. Mais je n'ai pas eu le temps de rien faire! Je sais que j'aurai le temps de me rattraper plus tard, mais les premières semaines seront déjà passées...
Donc ces temps-ci, je travaille toute la journée, souvent le soir, puis je me couche. Ça ne fait pas des journées palpitantes, mais au moins j'ai mon repos et le travail se fait, malgré tout. Je ne m'épuiserai pas certain! Pépin est bien plus important que tous les contrats de la terre! J'ai vraiment hâte que tout soit fini pour que je puisse profiter de l'été et commencer à tourner mes pensées vers mon bedon. J'avais tellement de plans, tellement de projets que je voulais faire. Depuis 3 ans que j'attendais ce moment, j'avais imaginé toutes sortes de choses que je ferais lorsqu'il serait venu. Mais je n'ai pas eu le temps de rien faire! Je sais que j'aurai le temps de me rattraper plus tard, mais les premières semaines seront déjà passées...
5 juin 2005
Notre histoire d'amour
(Décidément, c'est le temps des anniversaires!)
Il y a 9 ans mon amour, tu m'embrassais pour la première fois. Il y a 9 ans, tu faisais tomber mes barrières et tu me faisais baisser mes défenses pourtant si solides. Tu m'as attendue si longtemps. Je t'aimais, je le savais, mais je n'osais me l'avouer. J'avais peur que tu me fasses mal comme les autres avant. J'avais peur que tu te tannes de moi. J'avais avant tout peur de perdre le meilleur ami que tu étais devenu pour moi.
On se connaissais depuis 2 ans déjà. Et depuis un an, on se côtoyait à tous les jours. Plus le temps avançait, plus on le passait ensemble. Notre complicité et nos façons de penser si complémentaires faisaient de nous des amis inséparables. Je me sentais bien avec toi. J'étais respectée, appuyée, aimée. Je sentais que je pouvais enfin être moi-même. En fait, j'ai découvert qui j'étais vraiment grâce à toi.
J'aimais ta présence, ton regard, ton sourire, car ils étaient remplis de confiance et d'amitié. Je n'avais jamais eu d'ami comme toi avant et j'avais très peur de tout gâcher si on allait plus loin.
Te souviens-tu à la crèmerie? Nos regards se sont fixés, nos souffles ont ralenti, nos bouches se sont approchées... et j'ai eu peur et je me suis mise à parler comme un moulin et je me suis éloignée. Comme je suis chanceuse que tu n'aies pas décidé de tout laisser tomber à ce moment-là! Ce que j'aurais manqué si tu n'avais pas persévéré!
Nous avons traversé de durs moments ensemble, au fil des années. Nous avons pour un moment pris des chemins séparés, qui ne se sont pourtant jamais vraiment éloignés. Puis, les épreuves ont forcé notre couple à se solidifier. Avec toi, j'ai eu le courage et la détermination de réaliser notre rêve. Que tu deviennes papa était une si grande motivation pour ne pas abandonner. Avec toi, je suis devenue plus forte. Avec toi, je veux vivre ce rêve à fond.
Tu as fait de moi ce que je suis aujourd'hui et je t'en suis reconnaissante. Tu m'as appris que je suis une personne unique, à part entière et que je mérite ma propre confiance. Tu m'as montré à lever la tête, marcher droit et ne pas vivre les yeux rivés vers le passé. Tu m'as plus d'une fois poussée à faire des choses que je croyais impossibles. Mais surtout, tu m'as prouvé que j'étais digne de ton amour, de tout amour.
Tu es mon ami, mon amour, mon partenaire, mon complice. Je t'aime.
Il y a 9 ans mon amour, tu m'embrassais pour la première fois. Il y a 9 ans, tu faisais tomber mes barrières et tu me faisais baisser mes défenses pourtant si solides. Tu m'as attendue si longtemps. Je t'aimais, je le savais, mais je n'osais me l'avouer. J'avais peur que tu me fasses mal comme les autres avant. J'avais peur que tu te tannes de moi. J'avais avant tout peur de perdre le meilleur ami que tu étais devenu pour moi.
On se connaissais depuis 2 ans déjà. Et depuis un an, on se côtoyait à tous les jours. Plus le temps avançait, plus on le passait ensemble. Notre complicité et nos façons de penser si complémentaires faisaient de nous des amis inséparables. Je me sentais bien avec toi. J'étais respectée, appuyée, aimée. Je sentais que je pouvais enfin être moi-même. En fait, j'ai découvert qui j'étais vraiment grâce à toi.
J'aimais ta présence, ton regard, ton sourire, car ils étaient remplis de confiance et d'amitié. Je n'avais jamais eu d'ami comme toi avant et j'avais très peur de tout gâcher si on allait plus loin.
Te souviens-tu à la crèmerie? Nos regards se sont fixés, nos souffles ont ralenti, nos bouches se sont approchées... et j'ai eu peur et je me suis mise à parler comme un moulin et je me suis éloignée. Comme je suis chanceuse que tu n'aies pas décidé de tout laisser tomber à ce moment-là! Ce que j'aurais manqué si tu n'avais pas persévéré!
Nous avons traversé de durs moments ensemble, au fil des années. Nous avons pour un moment pris des chemins séparés, qui ne se sont pourtant jamais vraiment éloignés. Puis, les épreuves ont forcé notre couple à se solidifier. Avec toi, j'ai eu le courage et la détermination de réaliser notre rêve. Que tu deviennes papa était une si grande motivation pour ne pas abandonner. Avec toi, je suis devenue plus forte. Avec toi, je veux vivre ce rêve à fond.
Tu as fait de moi ce que je suis aujourd'hui et je t'en suis reconnaissante. Tu m'as appris que je suis une personne unique, à part entière et que je mérite ma propre confiance. Tu m'as montré à lever la tête, marcher droit et ne pas vivre les yeux rivés vers le passé. Tu m'as plus d'une fois poussée à faire des choses que je croyais impossibles. Mais surtout, tu m'as prouvé que j'étais digne de ton amour, de tout amour.
Tu es mon ami, mon amour, mon partenaire, mon complice. Je t'aime.
4 juin 2005
Notre maison
Il y a un an aujourd'hui, nous dormions pour la première fois dans notre maison. Notre première petite maison à nous deux. Le premier endroit que nous appelions chez-nous avec sincérité et fierté.
Nous avions passé quelques semaines à peinturer et préparer notre chez-nous. Quelques petites rénovations, beaucoup de peinture, de ménage et de planification et nous étions prêts à y vivre. Nous habitions chez mon père depuis 3 mois, car notre ancien propriétaire avait décidé de détruire notre appartement alors que nous vivions encore dedans. Mais c'est de l'histoire ancienne que je préfère oublier. Nous avions donc déménagé nos quelques biens qu'on avait apportés chez mon père. C'est dans une maison presque vide, sur un matelas posé sur le sol, que nous avons passé notre première nuit dans notre maison. Nous avons dormi comme des loirs. Le lendemain, les déménageurs nous ont apporté tous nos bien qui étaient entreposés depuis 3 mois et qui avaient vraiment besoin d'être nettoyés. Enfin, notre chez-nous se dessinait!
Depuis un an, nous vivons dans cette petite maison de banlieue, ce petit chez-nous qui nous appartient. Ce n'est pas grand chose, c'est loin d'être un château. Mais c'est notre maison à nous. Pour les gens qui ne connaissent pas notre histoire, ça va peut-être sembler tout planifié: la maison, un an et demi plus tard le bébé... C'est comme ça que ça marche, non? Dans les films, peut-être...
J'ai hâte d'accueillir un enfant dans cette maison. J'ai hâte de faire une chambre de bébé. J'ai hâte d'y voir traîner des jouets de toutes les couleurs. J'ai hâte d'y entendre résonner un petit rire taquin et d'entendre des petits pieds nus courir. Je sais que c'est encore loin, que ça peut aussi ne pas arriver comme on le voudrait. Mais ces idées me semblent de moins en moins irréalistes, de plus en plus atteignables. Si je pouvais juste... étirer... mes doigts... un peu plus... je crois que j'y touche presque...!
Nous avions passé quelques semaines à peinturer et préparer notre chez-nous. Quelques petites rénovations, beaucoup de peinture, de ménage et de planification et nous étions prêts à y vivre. Nous habitions chez mon père depuis 3 mois, car notre ancien propriétaire avait décidé de détruire notre appartement alors que nous vivions encore dedans. Mais c'est de l'histoire ancienne que je préfère oublier. Nous avions donc déménagé nos quelques biens qu'on avait apportés chez mon père. C'est dans une maison presque vide, sur un matelas posé sur le sol, que nous avons passé notre première nuit dans notre maison. Nous avons dormi comme des loirs. Le lendemain, les déménageurs nous ont apporté tous nos bien qui étaient entreposés depuis 3 mois et qui avaient vraiment besoin d'être nettoyés. Enfin, notre chez-nous se dessinait!
Depuis un an, nous vivons dans cette petite maison de banlieue, ce petit chez-nous qui nous appartient. Ce n'est pas grand chose, c'est loin d'être un château. Mais c'est notre maison à nous. Pour les gens qui ne connaissent pas notre histoire, ça va peut-être sembler tout planifié: la maison, un an et demi plus tard le bébé... C'est comme ça que ça marche, non? Dans les films, peut-être...
J'ai hâte d'accueillir un enfant dans cette maison. J'ai hâte de faire une chambre de bébé. J'ai hâte d'y voir traîner des jouets de toutes les couleurs. J'ai hâte d'y entendre résonner un petit rire taquin et d'entendre des petits pieds nus courir. Je sais que c'est encore loin, que ça peut aussi ne pas arriver comme on le voudrait. Mais ces idées me semblent de moins en moins irréalistes, de plus en plus atteignables. Si je pouvais juste... étirer... mes doigts... un peu plus... je crois que j'y touche presque...!
3 juin 2005
6 semaines
Mon corps
Mes symptômes sont encore bien discrets. Mes seins changent à vue d'oeil. Je suis fatiguée. C'est pas mal tout!
Mon coeur
Je suis vraiment fière de m'être rendue à 6 semaines. Nos petits pas me semblent des pas de géant et j'essaie de savourer chaque journée. Chaque jour de plus que je passe avec ce petit être qui grandit en moi est un privilège. Je vis encore plusieurs émotions contradictoires. Du bonheur et de la jalousie, de l'espoir mêlé à de la peur, des attentes et des doutes, de l'amour, de l'attachement, une crainte de l'inconnu. Mais par-dessus tout, une grande sensation que mon coeur va exploser de tendresse.
Ma tête
Ça me semble encore bien irréel tout ça. Rien n'est vraiment concret encore. Je commence à me renseigner un peu sur la grossesse, chose que je m'étais interdit de faire auparavant. Je lisais tout ce qui me passait sous la main à propos de l'infertilité. Ça me donnait une certaine impression de contrôle et de direction. Je passe tout d'un coup de connaisseuse bien renseignée à ignorante qui se jète dans le vide.
Mon pépin
Il mesurerait près de 5 mm. Son coeur bat. Je lui parle encore à tous les jours, en flattant mon ventre et en lui promettant des millions de bisous.
Mon chum
Je l'aime, il est merveilleux. Il s'occupe de moi. Il semble heureux, même si pour lui ça doit être encore moins concret que pour moi.
Notre monde
je l'ai annoncé à une copine, M, la seule qui savait pour la première grossesse. Ça a fait du bien de partager cette belle nouvelle!
Mes symptômes sont encore bien discrets. Mes seins changent à vue d'oeil. Je suis fatiguée. C'est pas mal tout!
Mon coeur
Je suis vraiment fière de m'être rendue à 6 semaines. Nos petits pas me semblent des pas de géant et j'essaie de savourer chaque journée. Chaque jour de plus que je passe avec ce petit être qui grandit en moi est un privilège. Je vis encore plusieurs émotions contradictoires. Du bonheur et de la jalousie, de l'espoir mêlé à de la peur, des attentes et des doutes, de l'amour, de l'attachement, une crainte de l'inconnu. Mais par-dessus tout, une grande sensation que mon coeur va exploser de tendresse.
Ma tête
Ça me semble encore bien irréel tout ça. Rien n'est vraiment concret encore. Je commence à me renseigner un peu sur la grossesse, chose que je m'étais interdit de faire auparavant. Je lisais tout ce qui me passait sous la main à propos de l'infertilité. Ça me donnait une certaine impression de contrôle et de direction. Je passe tout d'un coup de connaisseuse bien renseignée à ignorante qui se jète dans le vide.
Mon pépin
Il mesurerait près de 5 mm. Son coeur bat. Je lui parle encore à tous les jours, en flattant mon ventre et en lui promettant des millions de bisous.
Mon chum
Je l'aime, il est merveilleux. Il s'occupe de moi. Il semble heureux, même si pour lui ça doit être encore moins concret que pour moi.
Notre monde
je l'ai annoncé à une copine, M, la seule qui savait pour la première grossesse. Ça a fait du bien de partager cette belle nouvelle!
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