31 décembre 2006

Bilan

Comment faire le bilan d'une année si remplie, si heureuse, où tout a changé? Comment résumer en quelques phrases tout ce que j'ai vécu en si peu de temps? Comment réduire à quelques mots mon univers qui a changé du tout au tout en 2006?

J'ai en tête 4 mots, qui veulent tout dire, qui représentent bien mon année: je suis devenue maman.

Je suis devenue maman dans tous les sens du terme. D'abord physiquement, en donnant la vie à notre fils en janvier dernier. Puis dans mon coeur, mon âme, mes trippes. J'ai appris à prendre soin d'un enfant, à aimer un enfant, à le cajoler, le consoler, le bercer, sécher ses larmes, admirer ses sourires, savourer ses éclats de rire. J'ai changé mes premières couches, allaité, fait des purées, donné le biberon. J'ai donné un bain à mon bébé, je lui ai lavé les cheveux, coupé les ongles, j'ai mis de la crème sur ses petits pieds, ses joues, son bedon. Je me suis inquiétée, posé des tas de questions. J'ai pleuré d'impatience et de fatigue, d'angoisse et d'ennui. J'ai ri jusqu'aux larmes, j'ai eu le coeur gros comme la terre et le soleil. Mon coeur s'est brisé des milliers de fois en entendant mon bébé pleurer. J'ai douté, j'ai suivi mon instinct, je me suis fait confiance et j'ai foncé. J'ai eu peur de me tromper, peur de ne pas savoir quoi faire, peur de ne pas être à la hauteur. Et en bout de ligne, je me sais maman, je me sens maman.

Mon année a été remplie de belles choses, de premières, de nouveautés, mais aussi de routine, de confort et de choses connues. Hom et moi avons célébré nos 10 ans ensemble. J'ai perdu du poids et moins travaillé. Nous sommes allés à Québec où Tithom m'a mordue. J'ai fait une intoxication et quelques rhumes. Je suis allée voir les Cowboys Fringants et Lhasa. J'ai retrouvé d'anciennes amies, m'en suis fait des nouvelles et en ai perdu une. J'ai ri plus que j'ai pleuré, ce qui en soi rend l'année réussie. 2006 a été une belle année pour moi. J'espère en vivre encore plusieurs comme celle-là!

Bonne et heureuse année 2007 à vous tous! Santé, bonheur et amour! Et soyez prudents sur les routes.

30 décembre 2006

Attachement capilaire

J'ai toujours trouvé ça drôle, les madames qui pleurent dans les émissions de métamorphose quand le coiffeur leur coupe 3 pouces de cheveux. Je n'ai jamais compris cet étrange attachement que bien des femmes ont envers leur chevelure. Je suis un jour passée de cheveux qui descendaient en bas de mes épaules à tête rasée au clipper, d'un coup, sans broncher! Je n'ai jamais eu de difficulté à faire couper mes cheveux. Je ne le referrais probablement plus maintenant, mais c'est plus parce que je sais à quel point c'est long, passer de court à long, quand on se tanne d'avoir toujours la même tête, que parce que je n'ai pas le guts d'avoir les cheveux courts.

Aujourd'hui, je suis allée chez la coiffeuse avec Tithom. Pour lui, pas pour moi. Ses cheveux étaient rendus longs et lui tombaient dans les yeux. Je trouve les petits garçons aux cheveux un peu longs vraiment craquants, mais les cheveux de Tithom étant raides comme de la broche et impossible à coiffer, je n'avais pas le choix. Ses cheveux étaient très inégaux en arrière (de très longs sur la nuque à très courts derrière la tête). Il commençait à avoir une coupe Longueuil et dieu sait que je déteste ça! J'ai donc décidé, un peu à contre-couer je l'avoue, d'aller lui faire couper ses petits cheveux blonds pour la première fois. Une nouvelle tête pour la nouvelle année!

Eh bien, j'ai presque pleuré! J'adorais ses petits cheveux blonds si fins et doux. Quand il buvait son lait, j'y enfonçais mon nez, j'y passais mes doigts. Là, je les trouve trop courts, je n'arrive pas à m'habituer à son nouveau look. C'est ridicule, ce ne sont que des cheveux! Et pourtant, j'ai l'impression qu'il manque quelque chose à mon bébé... Ses cheveux qui poussaient librement depuis sa naissance ont été coupés, amputés. Le voilà avec une tête de petit garçon haïssable! Il a l'air tellement vieux comme ça en plus, rien pour aider mon coeur de maman qui a de la difficulté à accepter que son bébé arrive bientôt à 1 an... Je sais que ça va repousser, mais bon...

Voici donc la métamorphose de Tithom...

Avant


Pendant, au salon de coiffure... Dommage qu'il n'y ait pas de sièges comme ça à mon salon de coiffure!


Et après!

(meilleure photo à venir, c'est la plus potable de celles prises aujourd'hui)

Avouez qu'il a l'air polisson comme ça!

28 décembre 2006

11 mois

Tu as 11 mois aujourd'hui mon bébé et j'ai peine à y croire. Oui, le temps passe vite, très vite. Dans un mois seulement, tu célébreras déjà ton premier anniversaire. Je n'ose y penser, de peur de perdre connaissance.

Tu as 11 mois et tu croques dans la vie à belles dents. Tu es debout, tu fais quelques pas en gardant tes mains sur le sofa, puis tu tombes sur les fesses. Tu te relèves agilement et tu recommences. Tu passes la majeure partie de tes journées debout. Tu sembles vouloir tout voir de plus haut. Tu ne veux vraiment rien savoir de ramper. Quand je te place sur le ventre, tu te mets à quatre pattes, puis tu t'asseois. Tu n'es bien que sur les fesses ou tes pieds!

Tes 11e et 12e dents t'ont fait souffrir, mais ça semble s'être tassé maintenant. Tu manges bien, avec tes doigts, sans oublier de te beurrer le visage et les cheveux au complet avant de terminer ton repas en balançant ce que tu ne veux plus manger en bas de la tablette de ta chaise. Allez maman, ramasse mes morceaux de pomme! Et les grains de riz! Et les céréales! Le chat s'occupera du poulet.

Le petit bébé que tu étais est de plus en plus loin. Le petit homme que tu deviens prend presque toute la place. Fini, le détecteur sous le matelas, tu gigottes trop dans ton sommeil! Fini, l'exerciseur! Fini, les jouets de bébé! Fini, le biberon tenu par maman, tu tiens ta bouteille tout seul maintenant! Mais parfois, quand tu es fatigué et que tu ne veux que mes bras, je retrouve un peu mon petit bébé tout chaud. Tu mets ta tête sur mon épaule et tu t'endors doucement. Mon coeur de maman se gonfle et rempli ma poitrine d'un amour si fort...

Tu fais des mamamammm... à chaque fois, mon coeur s'arrête, je retiens mon souffle, croyant entendre le doux son de "maman". Le jour où tu le diras, mon coeur explosera.

Tu as vécu ton premier Noël, tes premiers gros partys de famille qui finissent tard. Tu as vu le Père-Noël deux fois. La deuxième fois, tu ne l'as plus aimé. Les cadeaux ne t'intéressent pas plus qu'il faut. Tu veux ce qu'il y a dedans, mais le papier, tu ne sais quoi faire avec. Tu as été sage et patient, même si tu ne dormais presque pas dans tout ce brouhaha. Tu as été terriblement gâté par nos familles. Tu ne sais plus où donner de la tête avec tous ces nouveaux joujous!

Que tu es grand, mon bonhomme! Que tu es beau, que je t'aime! Je suis gaga, je suis folle de toi, je ne me lasse pas de te regarder, de flatter tes cheveux, de me plonger dans tes yeux bleus. Un petit bonhomme qui a changé ma vie, un petit bonhomme qui s'en va vers ses 1 an et qui chaque jour me comble de bonheur.

Bon 11 mois mon grand bébé!

25 décembre 2006

À vous tous...



Passez de très joyeuses fêtes entourés de ceux que vous aimez. Même s'il n'est pas blanc, que votre Noël soit lumineux et magique.

22 décembre 2006

Le p'tit renne au nez rouge

Nous avons amené Tithom voir le Père-Noël hier soir. Pas dans le but qu'il lui dise ce qu'il veut pour Noël (à moins qu'un aaarffllp existe vraiment?), mais plutôt dans le but d'avoir la traditionnelle photo du bébé assis sur les genoux du gros bonhomme barbu. C'est son premier Noël après tout! Faut immortaliser ça!

Tout le monde me disait qu'il pleurerait, qu'il aurait peur. Je les croyais un peu, puisque Tithom a parfois des épisodes où il a très peur des étrangers (lire ici mon frère et mon beau-frère). Mais il est habituellement sociable et... très sérieux. Il a donc été fidèle à lui-même.

Aucune réaction. Aucun intérêt. La preuve:



En bon petit cascadeur qu'il est, Tithom est tombé sur le nez avant-hier. Le Père-Noël lui a demandé de guider son traîneau, mais comme Tithom est trop en demande, il a dû refuser...

19 décembre 2006

Pas dedans et des dents

On répète souvent que Noël, c'est une fête pour les enfants. Alors que mon ventre restait désert, je n'aimais pas le temps des fêtes. Ça me rappelait encore une fois ce qu'il nous manquait. J'imaginais un petit bonhomme en pyjama déballer des cadeaux. J'imaginais aller glisser dans la neige avec une petite fille aux joues rouges. Je nous imaginais en famille, à boire du chocolat chaud en regardant La Guerre des Tuques. Ça me faisait mal. Je ressentais un grand vide et une grande jalousie teintée de frustration et d'impatience.

Il y a deux ans, j'avais pu imaginer, un court instant, passer le prochain Noël avec un enfant qui grandissait en moi. Quelques jours plus tard et ce rêve était déjà évanoui. J'ai encore plus détesté ce Noël-là. J'étais encore plus vide.

Puis, l'an passé, j'étais grosse comme un camion à Noël. Mon petit homme commençait à être à l'étroit dans mon bedon. Noël a été fatigant, mais je ne le voyais déjà plus de la même façon. Je savais que ce serait notre dernier à deux, notre dernier avant de devenir une famille.

J'ai longtemps espéré ce moment, ce premier Noël en famille, ce premier temps des fêtes avec notre fils. Et maintenant qu'il est si prêt, j'ai honte de dire que je ne suis tellement pas dedans... Je suis déjà fatiguée et ce n'est pas encore commencé. Je ne fais que penser aux milliers de partys et je suis essoufflée. Ça ne me tente pas de passer mon temps à me promener, de mettre et enlever l'habit d'hiver de Tithom 300 fois en 3 jours, de chambouler sa routine, de nous coucher tard et lever tôt parce que lui, il ne connaît pas ça, faire la grasse matinée... Tout ce que je voudrais, ce serait de passer un Noël juste nous trois. Pas de gros partys, pas de couraillage. Mais je sais que c'est impossible. Ce serait égoïste de ma part de vouloir exclure les grands-parents de cette belle occasion.

Bref... party avec mes clients le 22, gros party avec toute la famille étendue de Hom le 23, souper avec ma famille du côté de ma mère le 24, brunch avec la belle-famille le 25 et souper chez mon père le 26... et on recommence pour le jour de l'an! Youppidou.

Pour rajouter l'insulte à l'injure, Tithom n'en finit plus de percer sa 12e dent, une belle grosse pré-molaire en bas à droite... Il bave comme un St-Bernard, son nez coule, il est grognon et ne veut pas dormir, il repousse la nourriture, se tortille... J'espère vraiment que cette foutue dent aura fini de le faire souffrir d'ici le 23. Faut quand même pas ambitionner! Il y a des limites à ma patience.

Bon, je chiale, mais au fond, j'ai quand même hâte à Noël. J'ai hâte de voir Tithom déballer ses cadeaux. J'ai hâte de passer du temps avec Hom, qui sera en vacances deux semaines. J'ai hâte de voir Ttihom dans son pyjama de Noël. J'ai hâte de voir ses grands-parents le gâter. J'ai hâte de boire un chocolat chaud en regardant La Guerre des Tuques.

Mais j'ai aussi un peu hâte que tout ça soit fini. Honte à moi.

13 décembre 2006

Marraine

Cet après-midi, je suis allée à une halte d'allaitement. Je n'y étais pas allée depuis que Tithom avait 5 semaines. En fait, je n'y allais pas pour allaiter, puisque j'allaite encore seulement qu'une fois au lever. J'y allais pour rencontrer la consultante en allaitement afin de devenir marraine. Ça fait des mois que j'y pense, mais avec les gros contrats et tout le tralala, j'avais mis l'idée de côté. Il y a quelques semaines, pour le shower de ma belle-soeur, j'avais fait des coupons pour la future maman. Un des coupons offrait mes services en tant que marraine d'allaitement, ce dont je lui avais déjà parlé. Ça m'a poussée à aller de l'avant et à contacter la responsable du marrainage.

Donc voilà, je vais pouvoir bientôt donner ce que j'ai moi-même reçu au tout début de mon allaitement, c'est à dire soutien et réponses. Ce n'est pas encore fait. Je devrai assister au prochain meeting en janvier et par la suite suivre la formation de 3 jours. Ensuite, on verra bien!

J'ai très hâte! J'ai toujours aimé me renseigner, lire, apprendre plein de choses et les partager. Voilà donc une belle occasion de partager ce que je sais, ce que j'ai vécu et ce que j'ai lu, dans le but d'aider et d'encourager une nouvelle maman.

D'ici là, ma belle-soeur aura sûrement accouché et je serai sa marraine. Ce sera quand même un bon baptême!

8 décembre 2006

Le thermomètre sonne

Après quelques jours à ne pas trop savoir ce que mon corps faisait, j'ai finalement eu une réponse claire: mon retour de couches était bel et bien là. Y avait-il eu ovulation deux semaines avant? Je ne le saurai jamais et pour le moment, ça n'a pas vraiment d'importance. Je nous considère donc de retour dans l'arène. Kiwi et Hom vs conception, let's get ready to rrrrumble!

J'ai l'impression de revenir chez nous, de retourner au bercail. J'ai été en essais si longtemps, ça faisait tellement partie de ma vie au quotidien que je m'y sentais presqu'à l'aise. Bien sûr, j'aurais aimé ne jamais me faire une maison dans le monde des essais. J'aurais aimé n'être que de passage et ne pas connaître ce qu'est la déception d'attendre, encore et encore... Mais puisque ça fait partie de ma réalité, aussi bien l'apprivoiser.

Pour le moment, je ne prends pas de médicament. J'allaite encore le matin et je ne suis pas prête de couper ce dernier boire. J'ai la drôle d'idée d'attendre de voir ce que mon corps décide de faire avant d'arrêter d'allaiter. Tout à coup que j'ai des cycles, même en allaitant? Tout à coup - je retiens mon souffle - que j'ovule même en allaitant? Pourquoi arrêter alors? Ça ne me coûte rien de rêver, aussi bien le faire à la planche.

Donc voilà... j'ai recommencé à prendre ma température le matin, question de voir ce que mon corps fait. Ce ne sera pas perdu, si jamais je dois retourner voir mon doc, j'aurai des courbes à lui montrer afin de savoir ce que mon corps a décidé de faire (ou ne pas faire) cette année...

Pas évident de recommencer à prendre ma température après tant de temps (dernière fois: le 27 mai 2005). Ce qui était devenu un automatisme est maintenant une nouvelle habitude à prendre. Auparavant, le cadran sonnait, Hom me mettait le thermomètre dans la bouche sans que je me réveille et je le remettais sur la tablette sans ouvrir les yeux quand il bippait. Je me réveillais une heure plus tard, pesais sur le bouton pour voir le chiffre et entrais le tout dans mon graphique une fois l'ordi allumé. Pas besoin d'y penser, ça se faisait tout seul. J'imagine que l'automatisme reviendra avec le temps. Pour l'instant, je dois encore y penser.

Bien des gens trouveront que je suis pressée, que nous devrions prendre ça mollo, que Tithom a juste 10 mois, que ce sera un stress de plus... Pour moi, prendre ça mollo, c'est "juste" prendre ma température, c'est ne pas être suivie par un doc et ne pas prendre de médicament. Pour mo, ne rien faire me donne un stress de plus, pas agir. Et si je n'ovule pas, ça nous donne quoi de prendre ça mollo? Aussi bien nous abstenir, pusique sans ovule, pas grand chance de concevoir. Ce serait mon rêve, de pouvoir dire à Hom "ok, on prend ça relax pour quelques mois, on ne calcule rien et on verra ce que ça va donner." Mais je sais d'avance que ça ne nous donnerait rien. Aussi bien dire qu'on attend encore quelques mois avant d'essayer. Oui, je suis pressée. Oui, je veux prendre le taurreau par les cornes tout de suite. Je ne suis pas du genre à m'asseoir et regarder la vie passer sans rien faire. Je suis une femme d'action, j'aime contrôler et voilà ce que je fais: j'agis et j'essaie de contrôler ce que je peux. Ce que ça donnera, seul le temps nous dira.

Maintenant, je vais aller entre mon chiffre dans mon graphique avant d'oublier.

5 décembre 2006

J'ai sorti mes boules



Le temps d'une petite session de photos avec Tithom. Le sapin viendra, probablement en fin de semaine prochaine. J'aime prévoir une journée pour faire le sapin. Quand j'étais petite, nous le faisions en famille, avec toujours le même vieux disque qui jouait en arrière-plan. Lorsque jouait "The twelve days of Christmas" mon petit frère et moi nous égosillions en roulant nos R: "Five golden rrrrrrings!" C'était les mêmes décorations année après année. Il y avait les décorations traditionnelles, commerciales, mais aussi les spéciales que je n'ai vu que chez moi et que j'aimais redécouvrir à chaque année. Les personnages de laine qui venaient du Pérou, le petit Père-Noël en plastique rouge trop pesant que nous devions accrocher sur la branche du bas, la boule de styromousse recouverte de papier d'alluminium et de cure-pipes, oeuvre de mon grand frère à la maternelle, le bas de Noël en carton avec des boules de papier de soie collées dessus, qui s'effritait un peu plus à chaque année, les guirlandes faites de papier de cigarettes faites par ma mère avant qu'elle ne cesse de fumer...

Mon père m'a copié les disques sur CD, je peux donc faire mon sapin avec la même musique que quand j'étais petite. Je n'ai pas hérité des décorations de mon enfance par contre. J'en ai acheté des nouvelles et j'aime bien les redécouvrir quand même à chaque hiver, quand je sors le bac du garde-robe. Je sors les boîtes de décorations en disant "ah! Je ne me souvenais plus de celles-là!" ou "ah oui! Celles-là, je les aime!" Il y a des décorations spéciales, comme celle painte à la main que la copine de mon père m'a donnée, celle en verre soufflé, cadeau d'un ami, celles que j'ai brodées, celle que j'ai acheté en mémoire de mon morceau d'étoile... Et cette année, il y aura une nouvelle décoration avec une petite photo de Tithom, en l'honneur de son premier Noël. J'ai bien hâte de lui voir l'air devant le sapin et les lumières.

Chose certaine, je ne mettrai pas les décorations spéciales sur les branches du bas...

1 décembre 2006

1er décembre

Le temps change bien des choses, guérit bien des blessures et atténue bien des souvenirs. Mais le temps ne m'a pas faite oublier. Deux ans se sont écoulés depuis mon premier test de grossesse positif. Deux ans depuis ce jour où j'ai goûté au bonheur, où j'ai cru, où j'ai remercié la vie. Et où je suis devenue dépendante de cette émotion si forte, de ce sentiment de puissance et de plénitude que me donnait ce minuscule amas de cellules qui avait pris mon ventre comme domicile... même si c'était pour se terminer rapidement...

Deux ans... Il neigeait ce matin-là. Il a neigé aujourd'hui, mais ce n'était pas aussi beau. J'étais heureuse et légère ce matin-là. Je suis malalde, fatiguée et grincheuse aujourd'hui. Mais jamais je n'aurais cru ce matin-là que je me retrouverais deux ans plus tard dans la chaise berçante à regarder le pied potelé de mon fils endormi dans mes bras en pleurant. Jamais je n'aurais cru à ce moment-là que mon bonheur pouvait être encore plus immense que celui que je ressentais à l'idée d'avoir la vie en moi.

Un drôle de clin d'oeil, ce matin... Je tournais la page du calendrier du Petit Prince dans la chambre de mon fils. Sur la page de décembre, une citation du livre... cette citation:
Quand tu regarderas le ciel, la nuit, puisque j'habiterai dans l'une d'elles, puisque je rirai dans l'une d'elles, alors ce sera pour toi comme si riaient toutes les étoiles. Tu auras, toi, des étoiles qui savent rire!
Antoine de St-Exupéry
Cette citation qui m'avait toujours fait penser à ce petit être qui est passé comme une étoile filante dans nos vies.

Je regardais Tithom, enrhumé, qui dormait dans mes bras et je me suis mise à pleurer. J'ai pleuré cet enfant que je ne connaîtrai jamais, mais surtout, surtout, j'ai pleuré d'amour pour cet enfant que je regarde grandir à chaque jour, cet enfant qui me comble et qui me fait croire que la vie, après tout, n'est peut-être pas toujours aussi mal foutue qu'on le pense...