LES PÉPINS DE KIWI


Réflexions douces-amères d'une infertile maintenant maman.

30 mars 2006

Dodu et vacciné

Tithom avait son premier rendez-vous chez le pédiatre aujourd'hui. Le médecin l'a examiné, pesé et mesuré. J'ai pu poser mes questions et me faire rassurer sur plusieurs points (points verts dans les selles, c'est normal, il grogne en dormant, c'est normal...). Tithom est au-dessus du 97e percentile pour son poids (7 kilos maintenant!) et dans le 75e pour sa grandeur (23,5 pouces). Bref, c'est un petit gros!

Il a ensuite eu droit à ses premiers vaccins. Il était couché sur la table d'examen et je lui tenais les bras en lui parlant doucement. Il a pleuré seulement à la deuxième injection, jusqu'à ce que je le prenne dans mes bras. C'est magique, les bras de maman! Il a bien fait ça, il n'a même pas été bougon du reste de la journée. Il a dormi un peu plus, mais je ne m'en plaindrai certainement pas!

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Écrit par Kiwi :: 10:31 PM :: 0 pelure(s)

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29 mars 2006

Leçon

Pour les mamans qui allaitent... Avant d'acheter une camisole avec un beau décoleté, assurez-vous d'attendre votre montée de lait pour l'essayer. Au cas où vos seins déborderaient du dit décoleté après 3 heures sans allaiter. Je dis ça juste comme ça...

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Écrit par Kiwi :: 2:54 PM :: 2 pelure(s)

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28 mars 2006

2 mois

Tithom a deux mois aujourd'hui. Encore une fois, je m'épate à voir comment le temps passe vite! Et pour célébrer ses deux mois, Tithom a donné du fil à retordre à maman. Et ce n'est sûrement pas une coïncidence que ce soit la même journée que papa retourne travailler, que Tithom décide de faire sa première crise de larmes. Pas une grosse crise, mais juste assez pour me tirer des larmes moi aussi, en me demandant un quart de seconde ce que j'allais devenir sans mon chum. On se calme, on respire. Tu es capable Kiwi, voyons!

On a passé la journée ensemble, Tithom et moi. Il n'a pas beaucoup dormi, en grand curieux qu'il est. Ma mère est venue dîner chez nous. En après-midi, je suis allée prendre une grande marche avec bébé. C'était la première fois que je faisais ça... je veux dire, j'ai souvent pris des marches avec Hom, mais je n'étais jamais sortie seule, pour marcher, sans destination précise. Maintenant que j'ai un nouveau compagnon de marche et que le soleil est revenu, je sens que je vais le refaire souvent.

Depuis un mois, Tithom a beaucoup changé. Il nous fait de superbes sourires depuis quelques semaines. Je craque à chaque fois! Il s'intéresse au monde qui l'entoure, il regarde tout, observe beaucoup. Un peu trop même, car il ne dort plus beaucoup pendant le jour. Il ne fait pas encore ses nuits, mais il s'endort plus rapidement maintenant. Dans le dernier mois, Tithom a fait beaucoup de sorties, au restaurant, au centre d'achat, dans les rues du quartier, au Costco... Tithom a souri, a découvert sa voix et a piqué des jasettes à ses moutons. Tithom devient grand et gros (il pesait 14 livres et 5 onces la semaine dernière! Soit 3 livres de plus qu'à un mois). Il aime maintenant prendre son bain, il sourit en faisant des flic-flacs avec ses pieds. L'allaitement va encore très bien. On dit qu'après 6 semaines, ça devient facile. C'est vrai.

Deux mois, mon bébé, à nous rendre heureux! Deux mois à nous apprendre à devenir parents, à nous faire découvrir qui tu es. Bon deux mois mon amour!

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Écrit par Kiwi :: 8:42 PM :: 2 pelure(s)

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26 mars 2006

Papa doit travailler

Il ne reste plus qu'une journée avec Hom à la maison. Déjà 8 semaines d'écoulées depuis la naissance de Tithom. Ça a passé tellement vite! J'ai eu énormément de chance d'avoir mon chum avec moi pour les premières semaines avec le bébé. Nous avons appris ensemble à prendre soin de Tithom. Nous avons appris ensemble ce qu'était notre nouvelle vie de famille.

J'étais habituée à être seule toute la journée, toute la semaine. C'était tout un changement de me retrouver, du jour au lendemain, avec un bébé et un chum à la maison! Mes journées tranquilles et silencieuses se sont transformées en journées animées et parfois épuisantes, mais toujours remplies d'amour. Je n'étais plus seule dans ma maison, devant mon ordi, à travailler. J'étais maintenant avec ma petite famille, bébé se balançant, Hom grattant sa guitare près de nous. Je ne déjeunais plus seule devant une revue. Je déjeunais entre deux boires, avec Hom, avec les nouvelles à la télé en bruit de fond. Toutes les tâches ont été partagées en deux. Hom a fait plus que sa part, même! Il faisait la vaisselle, une partie du lavage, les vidanges, le recyclage, l'épicerie... Il changeait les couches et endormait bébé quand maman avait les nerfs à vif. Il m'a encouragée à ne pas lâcher prise pour l'allaitement. Il m'a appris à me réveiller sur demande, moi qui étais une grande dormeuse. En 10 ans de vie de couple, nous n'avions jamais passé une si longue période, 24 heures sur 24 ensemble. Ça m'a pris un temps d'adaptation. Je devais non seulement m'adapter à ma nouvelle vie de maman, mais je devais aussi m'habituer à bien des petits trucs énervants de Hom. J'ai beau l'aimer de tout mon coeur, mon corps et mon âme, il a certaines manies qui finissent pas me tomber sur les nerfs. Huit semaines, c'est quand même un bon bout de temps!

Il retourne travailler mardi. Il va me manquer sans bon sens. Je vais m'ennuyer de tout, même de ses manies énervantes. J'aimais nos journées, tous les trois ensemble, à ne pas se demander qu'est-ce qu'on ferait aujourd'hui, à ne pas suivre d'horaire, à ne pas nous en faire avec le travail, le souper, le ménage. J'ai adoré découvrir le papa merveilleux qu'est Hom. Et je continue de le découvrir un peu plus à chaque jour. Je vais m'ennuyer de sa présence rassurante quand je doute de mes compétences de maman, de sa façon de me remettre sur la bonne voie quand je déraille. Je vais me retrouver seule avec Tithom pour une grande partie de la journée. J'ai très hâte, mais ça me fait aussi peur. Je vais y arriver, j'en doute pas. Mais le papa va nous manquer. Ça fera sans doute des retrouvailles joyeuses le soir venu. Et nous savourerons chaque petit moment passé en famille.

La routine s'installera à nouveau. Certaines habitudes reviendront, d'autres partiront à jamais. C'est encore une nouvelle vie qui commence. Une vie de famille. MA famille.

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Écrit par Kiwi :: 11:04 AM :: 2 pelure(s)

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21 mars 2006

La bédaine

Tout au long de ma grossesse, on m'a répété plus d'une fois de profiter de ma bédaine, que j'allais m'en ennuyer. Flatte-la, qu'on me disait. Elle va te manquer une fois le bébé arrivé! Et sincèrement, je me suis toujours demandé comment une bédaine pourrait me manquer alors que j'aurais un bébé dans mes bras...

Depuis l'accouchement, je ne m'ennuie pas de mon ventre rond. J'ai adoré être enceinte, j'ai adoré mon ventre jusqu'à la toute fin. Je l'ai flatté à le rendre luisant, je l'ai admiré, aimé et chouchouté. Je me suis répété que ça pourrait être ma seule grossesse et de bien profiter de cette bédaine. J'ai savouré chaque coup de pied, chaque hoquet, chaque mouvement du bébé qui grandissait en moi. Mais une fois ce bébé né, mon ventre ne m'a pas manqué une seconde. Je peux par contre comprendre ce que certaines femmes voulaient dire...

La bédaine ne me manque pas, non, mais la grossesse oui. Je ne m'ennuie pas du ventre rond, mais plutôt de comment je me sentais quand j'étais enceinte. Le sentiment qu'on a quand on voit le test positif, la première échographie, le premier coup de pied. L'anticipation, l'attente... Est-ce que ce sera un garçon ou une fille? De quoi aura-t-il l'air? Préparer son arrivée... Entendre son petit coeur battre à chaque rendez-vous... Voir son corps changer, savoir que le bébé grandit en nous, de nous. Mais plus que ça, une chose qui fait frissonner l'infertile en moi, je m'ennuie des essais... Eh oui! Je m'ennuie de l'excitation que j'avais eue à mon dernier cycle, en attendant la supposée venue de mes règles, en espérant de tout coeur. Je m'ennuie de cet espoir, même s'il était toujours accompagné de peur, d'angoisse et, pour tous les cycles sauf le dernier, de découragement et de peine. On s'entend, je ne m'ennuie pas de la déception des cycles qui ne fonctionnaient pas. Mais le renouveau, l'espoir qui renaîssait à chaque mois, ça me manque un peu... C'est fou, hein? La force de l'émotion quand on apprend qu'on attend un bébé, ça crée une dépendance. Une fois qu'on y a goûté, on veut le revivre, encore et encore!

Mais bon, j'avoue, je m'ennuie de ma bédaine un tout petit peu aussi. Et en l'honneur de cette bédaine, de la maison de mon Pépin, j'ai rajouté un lien à droite sur son évolution. Wow, j'étais immense...

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Écrit par Kiwi :: 9:39 PM :: 3 pelure(s)

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18 mars 2006

Cerveau endormi

Depuis notre retour de l'hôpital après l'accouchement, nos habitudes de sommeil sont chamboulées. Bon, tout le monde le sait, un nouveau-né, ça dort beaucoup, mais pas longtemps à la fois. On le savait, donc pas de surprise là. Ce qui nous a par contre surpris, c'est comment notre cerveau ne semble pas toujours suivre le rhytme du corps... Ça a commencé quelques jours après notre retour à la maison. Une nuit, alors que nous dormions tous, Hom se lève d'un coup, allume la lampe de chevet et se met à fouiller frénétiquement les couvertures. Encore endormie, je lui demande ce qu'il fait. Il me répond qu'il cherche le bébé. "Mais voyons chéri, il est dans son siège, juste là..."

Une autre nuit, Hom s'est réveillé en train de bercer un paquet de couvertures en boule dans ses bras... J'ai moi aussi cherché le bébé dans les couvertures à quelques reprises...

Cette nuit, le cerveau endormi de Hom lui a encore joué un tour. Hom s'est réveillé alors qu'il cherchait le bébé dans le panier à linge sale. Où est le bébé? Mais où est-il donc?? Je ne sais pas pour toi chéri, mais moi, je ne l'ai jamais mis dans le panier à linge sale...

On la rit encore.
Nous ne sommes pas fatigués, non non... enfin, peut-être un tout petit peu?

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Écrit par Kiwi :: 8:57 PM :: 5 pelure(s)

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14 mars 2006

Suivi

Hier soir, j'ai demandé à Hom s'il allait m'accompagner chez le médecin aujourd'hui. Il m'a demandé "est-ce qu'il va y avoir des infertiles?" Comme j'ai souvent eu des rendez-vous en fertilité le mardi matin, nous avons décidé qu'il resterait à la maison avec bébé. Je suis donc allée seule chez le médecin. L'infirmière m'a pesée (je suis bien contente de voir que j'ai seulement 5 livres de plus sur leur balance aussi!), a pris ma pression et m'a posé quelques questions. Le médecin m'a demandé si j'avais eu mes premières règles. Je lui ai dit "non, et ça ne me surprend pas vraiment... je ne suis jamais menstruée habituellement." Il s'est alors souvenu de mes cycles anovulatoires interminables. Il m'a examinée (col atrophié, mais ok) et m'a dit que j'avais l'air en super forme. Nous avons parlé un peu de ce qui m'inquiétait, par rapport à un deuxième bébé. Je dois attendre quelques mois après avoir arrêté d'allaiter pour voir ce que mon cycle aura l'air (mon quoi?) et je prendrai rendez-vous à ce moment-là. Il m'a dit de ne pas trop m'en faire pour le Femara, que l'étude n'est pas claire encore et que ça risque de rentrer dans l'ordre... on verra bien pour ça. Il m'a aussi dit que ça pouvait arriver, après une grossesse, de redevenir régulière. J'en doute fort pour mon cas, mais bon, pourquoi pas... Je ne prendrai aucun contraceptif, de toute façon, je trouve ça complètement illogique pour moi. J'ai passé des année à essayer de faire un bébé, là, je ferais en sorte de l'empêcher...? Si miracle il y avait, nous le prendrions plus que volontiers!

Conclusion: j'allaite, je ne pense pas au futur, je m'occupe de Tithom et quand l'allaitement sera terminé, on passera à la prochaine étape! Rien de fantastique comme plan, mais c'est ce à quoi je m'attendais et ça fait mon affaire. Dossier clos pour le moment.

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Écrit par Kiwi :: 11:54 AM :: 1 pelure(s)

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13 mars 2006

Un deuxième

Comme la conception de Tithom n'a pas été de tout repos, je me suis toujours interrogée sur l'éventualité d'avoir un deuxième enfant. Déjà pendant la grossesse, je me posais des questions... Est-ce que ce serait aussi long? Quand allions-nous essayer? Après l'allaitement j'imagine... Quelques jours après la naissance de Tithom, j'ai lu dans le journal un article qui disait que le Femara était dangereux et causait des malformations chez certains foetus. En lisant l'article, j'avais regardé Tithom, les larmes aux yeux, en remerciant le ciel qu'il soit parfait. Mais en même temps, j'étais triste en pensant que le combat serait à recommencer. Ce qui avait été long pour notre premier enfant, ça avait été de trouver la formule qui fonctionnait pour moi. Une fois cette formule trouvée, ça avait après tout été rapide. Comme le Femara a été la pilule miracle pour nous (les deux fois où je suis tombée enceinte), le fait que les médecins ne doivent plus le prescrire en fertilité me cause un problème. Je ne suis pas prête à prendre le risque maintenant que je le connais.

Nous voulons un deuxième enfant, ça c'est clair. Si ce n'était que de moi, je retomberais enceinte aujourd'hui. Mais ça ne fonctionne pas comme ça, et c'est sûrement mieux ainsi, d'une certaine façon. Nous ne pouvons par contre planifier comme la plupart des couples: quand Tithom aura 9 mois, on essaiera pour un deuxième, comme ça ils auront moins de 2 ans de différence... Comme je n'ovule pas sans médicament, essayer voudra dire retourner consulter en fertilité. Prendre des médicaments voudra dire que je n'allaiterai plus. Comme j'ai l'intention d'allaiter le plus longtemps possible, ce sera peut-être long avant qu'on puisse essayer. Et comme le médicament qui me faisait ovuler n'est plus prescrit par mon médecin, je devrai probablement recommencer à y aller à tâtons, en essayant diverses formules, jusqu'à ce qu'on trouve la bonne. Tout ce qui avait fonctionné pour Tithom ne pourra probablement pas être répété. Le Femara est hors de question. Le Metformin, pas tant que j'allaite. Prendre ma température? Pas tant qu'il ne fait pas ses nuits. Un changement de propriété au travail de Hom changera peut-être ses assurances, ce qui pourrait nous enlever le privilège d'être couverts pour les traitements de fertilité. Ce qui voudrait dire: injections à nos frais. Tout ça me paraît bien incertain et surtout, ardu. Une vague impression de déjà vu me décourage un peu aussi...

J'ai essayé de vivre ma grossesse en me disant que je ne pourrais peut-être plus revivre tout ça. J'ai essayé de me faire à l'idée que nous aurions peut-être seulement un enfant. Je semblais accepter tout ça. Mais maintenant que la bédaine est partie et que Tithom est avec nous, je ne peux pas croire que je ne revivrai plus de grossesse, que je ne revivrai pas un autre accouchement et surtout, que je n'aurai plus le bonheur de voir notre enfant naître et grandir avec nous. Je suis comblée avec Tithom, vraiment. Je ne veux surtout pas sembler ingrate... Après tout, bien des couples n'ont même pas un enfant et moi je suis là à m'en faire pour le deuxième dont les essais ne sont même pas commencés. Ce qui me fait surtout peur, en fait, c'est ma propre force. J'ai eu la force et le courage de vivre tout ça une fois, pour Tithom. Mais je ne crois pas en avoir assez en réserve pour le revivre une seconde fois... c'est trop me demander...

À l'hôpital, le lendemain de mon accouchement, le médecin de garde m'avait demandé si je voulais qu'il me prescrive la pilule. Ma réponse avait été sèche et directe: "pourquoi?!" Lui, condescendant, m'avait répondu "pour ne pas que tu retombes enceinte." J'avais failli lui rire en pleine face. Je lui ai dit que ça avait pris 3 ans pour celui-ci, que ça m'étonnerai vraiment que ça fonctionne si rapidement et miraculeusement pour le 2e. "Ça peut arriver vous savez" qu'il m'a répondu. "Vous en parlerez à votre médecin." J'y compte bien!

Je revois mon médecin demain, pour mon suivi post-accouchement. J'avais l'intention de lui parler de notre désir d'en avoir un deuxième, mais j'ai peur qu'il me trouve trop pressée. En fait, nous n'en voulons pas un deuxième tout de suite! Mais j'aimerais savoir un peu comment on devrait s'y prendre, pour pouvoir planifier éventuellement et aussi pour arrêter de me poser des tas de questions. Ça calmera un peu mes inquiétudes et me permettra de mettre tout ça sur une tablette, en attente du moment propice...

Chaque chose en son temps, n'est-ce pas?

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Écrit par Kiwi :: 11:40 AM :: 1 pelure(s)

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12 mars 2006

Nuit à l'hôpital

Jeudi soir, nous nous préparons à nous coucher, comme à l'habitude. Vers 23h, Hom se lève pour changer la couche de Tithom, qui chignait. Quelques instants plus tard, il m'appelle de la chambre de bébé. "Kiwi, viens ici s'il-te-plaît! Maintenant!" Je me rends à la chambre et il me montre la couche de Tithom. Sans entrer dans les détails, disons que la couleur (verte) n'était pas normale et la présence de mucus teinté de sang nous a plutôt fait paniquer. Sans tarder, j'appelle Info-Santé. Tithom semblait bien, ne se plaignait pas. Il avait passé une belle journée comme les autres. Bref, rien d'anormal. La dame d'Info-Santé me pose des questions, me demande de prendre sa température (parfaite) et me dit finalement de me rendre à l'urgence car du sang dans les selles de bébé, ce n'est pas normal et mieux vaut ne pas prendre de chance.

À l'urgence? Avec Tithom? Seigneur... mon coeur se brise juste à y penser! En quelques secondes, les pires scénarios se bousculent dans ma tête. Je reste là, figée, les yeux pleins d'eau. Hom doit me répéter de m'habiller, qu'on doit y aller. Ce n'est peut-être rien, mais il vaut mieux se déplacer pour rien que de regretter plus tard. C'est bon, je m'habille, nous partons.

Le parcours en voiture est plutôt silencieux. Il pleut, Tithom dort et je suis pensive. J'essaie de voir s'il n'y a pas quelque chose qui nous aurait échappé, un indice, un signe que bébé n'allait pas bien. Rien. Je me pose des questions sur mon lait, sur ce que j'ai mangé, sur le Femara qui cause des malformations intestinales... Je remets tout en cause quand pourtant, je sais au fond de moi que nous n'avons rien à nous reprocher. Hom me serre la main.

Arrivés à l'hôpital, nous avons dû attendre un peu avant de passer au triage car des ambulances entraient sans arrêt. Nous sommes finalement passés vers 00h30. Bébé dormait encore. On nous a envoyés dans une salle séparée, pour ne pas attendre avec les autres patients. J'avais souvent lu qu'ils faisaient passer les bébés plus rapidement à l'urgence. Ça ne s'est pas avéré être notre cas. Nous avons patienté dans une salle nommée "salle des abcès". Déjà là, pas très attirant comme endroit! Une petite salle presque vide. Une civière, deux chaises et des armoires sur lesquelels sont collés plein d'étiquettes indiquant ce qu'il y a à l'intérieur: seringues, speculums, etc. Notre curiosité nous pousse à tout lire (il faut bien passer le temps!) et nous découvrons avec dégoût ce qui se cache dans un tiroir (cabarets pour drainage d'abcès - dégueulasse!) et dans une armoire (draps rigides pour civière de décès - morbide!). J'essaie de dormir un peu, assise dans ma chaise droite, acottée sur mon manteau plié en boule. Vers 3h30, on nous appelle finalement. C'est quand même du rapide!

Dans la salle de consultation, on prend la température de bébé. Tout est beau. Hom change sa couche et ne remarque rien d'anormal. Il gigotte, alors je prends le temps de l'allaiter. Le médecin arrive finalement pour l'examiner. Tithom charme tout le monde avec ses beaux yeux et son calme. Le doc l'envoie passer une radiographie de ses intestins. C'est Hom qui l'accompagne. De retour à la salle de consultation, on nous dit que tout est beau. Tithom souffre de diarrhée et ça a sûrement irrité son intestion, ce qui a causé le mucus et les gouttes de sang clair. C'est peut-être juste une petite fissure aussi. Je dois faire attention à ce que je mange, on doit lui mettre de la crème sur les foufounes et bien surveiller ses selles, mais tout devrait entrer dans l'ordre sous peu.

Plus de peur que de mal, heureusement. Depuis, Tithom n'a plus saigné, ses selles sont redevenues normales et elles ont même diminué (de 10 par jour, elles sont passées à 6). Il est très réveillé, très heureux, il boit bien, grossit bien et mouille ses couches. Bref, un petit bobo passager qui nous a fait bien vivre ce que c'est qu'être parent: s'inquiéter et aimer sans limite.

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Écrit par Kiwi :: 11:29 AM :: 3 pelure(s)

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8 mars 2006

4 choses

C'est bien parce que c'est toi Tigrou, que je réponds! ;)

Quatre emplois que j'ai eu dans ma vie:
1- Camelot de circulaires et catalogues
2- Caissière dans une station d'essence
3- Représentante et technicienne de duplicateurs numériques
4- Infographiste

Quatre films que je peux regarder encore et encore
1- La vita è bella
2- La guerre des tuques
3- Nightmare before Christmas
4- Cry Baby (hihihi!)

Quatre places où j'ai vécu:
1- Chez mes parents
2- Appart à Montréal
3- Appart à Longueuil
4- Ma maison

Quatre émissions de télé que j'adore regarder:
1- Gilmore Girls
2- Survivor
3- Amazing Race
4- Medium

Quatre endroits où j'ai passé des vacances:
1- Puerto Plata
2- Québec
3- Shediac
4- Floride

Quatre sites web que je visite chaque jour:
1- Divers forums
2- Ma banque
3- Bloglines
4- Gmail

Quatre mets que j'adore:
1- Sauté de légumes thaï
2- Pâtes
3- Sushis
4- Desserts!

Quatre places où j'aimerais vivre en ce moment:
1- Où il fait chaud
2- Sur le bord d'un lac
3- Shediac
4- IPÉ

Quatre blogs que je cible pour continuer de répondre à ce quiz:
1- Les personnes qui n'ont pas été ciblées, considérez-vous ciblées maintenant!

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Écrit par Kiwi :: 9:51 PM :: 1 pelure(s)

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5 mars 2006

Travailler, c'est trop dur

Déjà 5 semaines se sont écoulées depuis mon accouchement. Et que m'arrive-t-il, au bout de 5 semaines de congé? Je dois recommencer à travailler. Bon, d'accord, c'est moins pire que c'en a l'air, puisque je travaille de la maison. N'empêche que ça ne me tente pas vraiment de recommencer à parler à mes clients imbéciles...

Je travaille de la maison, Hom est ici encore pour 3 semaines et bébé est encore dormeur et calme le jour. Je pourrai donc travailler pas mal durant les prochaines semaines. Je croyais avoir besoin d'aide, mais je pense bien pouvoir me débrouiller pour le moment. Peut-être quand Tithom sera plus réveillé le jour et que je n'aurai plus l'aide de mon chum, j'aurai recours à ma sous-traitante. En attendant, je suis prête à faire le travail moi-même.

Même si ça ne me tente pas du tout... on est bien en congé quand même! Mais bon, ça fait partie du lot du travailleur autonome. Demain matin, je rebranche le téléphone, je réponds aux courriels et la vie reprend son cours...

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Écrit par Kiwi :: 12:09 PM :: 3 pelure(s)

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4 mars 2006

Dommages collatéraux

Mon corps a beaucoup changé depuis de 3 ans. Les traitements en fertilité avaient apporté plusieurs changements, dont une prise de poids et une perte de cheveux importante. Je n'avais pas vraiment réussi à perdre le surplus de poids pris à cause des injections avant de tomber enceinte. La grossesse a ensuite changé mon corps d'une toute autre façon.

Mon ventre s'est arrondi, mes seins ont grossi, mes hanches se sont courbées et mes cheveux ont épaissi pendant les 9 mois où Tithom grandissait en moi. J'ai peu à peu oublié ce que j'étais avant. À la fin, je ne voyais plus mes pieds. Je n'avais pas pu faire mon bikini depuis belle lurette, puisque cette région était rendue inacessible à cause de la bédaine. Mos dos me faisait mal. J'étais enflée. Vers la fin, des vergetures et de l'érythème autour de mon nombril sont apparus. Mon nombril s'est d'abord étiré, pour ensuite s'ouvrir et finalement se retourner et sortir de sa cachette. J'avais de la difficulté à mettre mes bas le matin sans risquer de me casser le cou. Je dormais mal, ne trouvant plus de position confortable. Ma peau était rendue horrible, j'avais plein de rougeurs et de boutons dans le visage. Mon tunnel carpien me faisait souffrir. Je me réveillais la nuit avec les deux bras engourdis et la douleur pouvait parfois durer toute la matinée.

Je ne me plaignais pas car tout ça est arrivé petit à petit, sans vraiment me déranger. J'étais prête à sacrifier mon corps (pour quelque temps) pour donner la vie. Mais vers la fin de la grossesse, j'avais quand même hâte de retrouver mon corps d'antan. Oh quelle naïveté!

Après l'accouchement, j'ai dû constater les dommages. Non seulement la grossesse avait ravagé mon corps, mais l'accouchement en avait rajouté. Les hémorroïdes et les points (pour déchirure) ont rendu mes retrouvailles avec mon corps très difficiles. J'ai eu peine à m'asseoir pour des jours. Heureusement, ces dommages sont disparus avec le temps...

Je ne peux pas en dire autant de ceux causés par la grossesse. Bon, les pieds enflés, ça s'est vite réglé. Première photo: avant d'accoucher. Deuxième photo: une semaine après l'accouchement. Je retrouvais mes chevilles et mes oreils n'avaient plus l'air de petites saucisses à cocktail!

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Mon ventre, quant à lui, n'a pas retrouvé sa forme d'antan... Il est moins rond, j'en conviens, mais bien plus flasque. Première photo: avant d'accoucher. Deuxième photo: un mois après l'accouchement. J'en ai bien perdu, mais ce qu'il reste est le plus difficile à faire fondre: le restant de bédaine et la peau étirée et molle.


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Il y a aussi les vergetures qui ne partiront pas. Elles pâliront avec le temps, mais resteront toujours, comme un tatouage soulignant le passage de la cigogne. Pour le moment, elles sont brunes et creusées. La fameuse ligne brune, celle que j'appelais affecteusement mon "zipper" n'est pas encore disparue. Elle sépare encore mon ventre en deux sections: la droite, flasque, et la gauche, tout aussi flasque. Et puis il y a ce nombril... ce trou immense au centre de mon ventre. Il était jadis si petit et fermé. Une toute petite ligne, un nombril bien creux dont je n'avais jamais vu le fond. Aujourd'hui, ce trou est béant, large et pas creux du tout. Mais il y a aussi les bons côtés. Ma peau est redevenue belle, je n'ai plus mal au dos, mon syndrôme du tunnel carpien s'est résorbé, je dors bien, je peux mettre des bas sans danger, mes bottes d'hiver s'attachent à nouveau, j'entre dans mes vêtements et aucune partie de mon anatomie ne m'est inaccessible.


J'aimais mon corps avant ma grossesse. Bon, bien entendu, comme toutes les femmes, j'y trouvais plein de défauts, mais il faisait mon affaire. Je l'ai encore plus aimé pendant ma grossesse. Ça m'épatait de le voir se transformer et former une autre vie. Vers le 6e mois, je me sentais vraiment belle et féminine. Puis, à la fin de la grossesse, je me sentais énorme, lourde et maladroite. J'aimais un peu moins ce corps dont je perdais le contrôle. Lors de mon accouchement, j'ai gagné un nouveau respect pour mon corps. Je l'admirais pour sa force, pour le rôle qu'il jouait. Il a donné vie, mis au monde mon enfant. Comment ne pas aimer ce corps? Puis, après l'accouchement, malgré les dommages collatéraux, malgré les vestiges de la grossesse et de l'accouchement, malgré la peau lousse et le ventre ramolli, j'aime mon corps d'une nouvelle façon. Ce corps qui a formé et donné vie nourrit maintenant notre enfant de son lait. Mon corps ne sera plus jamais ce qu'il était il y a 3 ans. J'aimerais bien perdre ce petit ventre et faire disparaître les vergetures, mais si c'est ça, le prix à payer pour avoir eu la chance de donner la vie, je suis prête à le payer. J'ai économisé longtemps pour le payer.

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Écrit par Kiwi :: 11:20 AM :: 5 pelure(s)

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