Après la naissance de Tilou, j'ai commencé à sentir des symptômes désagréables après les repas. En soirée, j'avais presque toujours le ventre hyper gonflé et mal à l'estomac. Un jour, j'ai fait le lien entre ces malaises et le verre de lait que je prenais souvent après le repas. Et j'ai remplacé le lait de vache par du lait de soya. Ça a beaucoup amélioré les choses, même si je pouvais quand même de temps en temps ressentir certains malaises.
Alors que Tilou n'avait que 2 mois, la gastro a sévi chez nous. Puis plus tard en décembre, et à nouveau à février dernier. Suite à ces épisodes, mes malaises n'ont cessé d'augmenter. Cet été, j'ai fait une indigestion et à partir de ce moment-là, les choses se sont rapidement dégradées.
J'ai essayé différents trucs, dont le fameux Lactaid qui semble si miraculeux pour bien des gens. Mais ça n'a fait qu'empirer les choses. Alors qu'auparavant, je tolérais les produits laitiers autres que lait et crème glacée, je me suis mise à ne plus tolérer le fromage et le yogourt, même si à ce moment-là, je l'ignorais encore.
En septembre, Hom est parti en voyage d'affaires pour 5 jours et j'ai été malade tout le temps qu'il fut parti. J'étais épuisée, faible, déprimée. Je n'arrivais pas à dormir et j'avais tout le temps froid. Je n'avais pas d'appétit et pourtant, j'étais très vide. J'ai perdu 10 livres en 2 semaines. Mes ongles se sont mis à casser, pour la première fois de ma vie. Je n'avais plus d'énergie ni de concentration. Ça se replaçait une journée et ça revenait en force le lendemain. Alors que je croyais m'en sortir, bang! je passais une soirée terrible enfermée dans la salle de bain. J'en ai eu assez. J'ai fait des recherches, et j'en suis arrivée à une conclusion: intolérance au lactose. J'ai donc fait un test: couper toutes sources de lactose pendant un mois. Juste pour voir.
Ça été le jour et la nuit. En une semaine, je me sentais déjà mieux. En deux semaines, j'avais retrouvé l'appétit et mon énergie. Je me savais sur la bonne piste.
Après un mois, j'ai décidé de consulter, pour savoir quelles seraient les prochaines étapes. Y avait-il d'autres solutions, d'autres possibilités? Pourrais-je un jour retrouver une certaine tolérance? Comment réintroduire les aliments?
Mon doc a confirmé que j'avais une intolérance sévère et que je ne produisais probablement plus du tout de lactase (alors que chez la majorité des intolérants au lactose, on note plutôt une insuffisance de lactase). Pas question de réintroduire quoi que ce soit. Mon système digestif devait se refaire. Je dois passer des tests afin de s'assurer qu'il ne s'agit pas de quelque chose de plus grave (maladie de coeliaque, par exemple). Je dois continuer mon régime sans lactose pour le moment, puisque ça fonctionne bien. Et me bourrer de probiotiques, vitamine D et calcium.
J'ai la chance de n'avoir qu'une intolérance, même si elle est sévère. "Peut contenir des traces de", ça ne me dérange pas, moi. Si je mangeais un produit contenant du lait, je n'en mourrais pas, contrairement à une personne allergique. Mais les contraintes se ressemblent, jusqu'à un certain point.
Aujourd'hui, je vais bien. Je m'habitue à mon nouveau régime. Je trouve des trucs, je découvre de nouveaux aliments (par exemple les fromages de la Fromagerie Bergeron qui sont tous sans lactose et délicieux). Mais certaines choses me manquent, comme le yogourt (non, je ne le tolère pas), le chocolat (vive le chocolat noir!) et les trucs du resto avec du fromage. Bon, d'accord, ça nous force à manger plus à la maison, puisque de chez nous, j'ai le contrôle sur les ingrédients. C'est donc, indirectement, bon pour le porte-feuille. Mais la spontanéité des restos me manque souvent. C'est un petit deuil à faire, mais c'est un petit prix à payer pour me sentir à nouveau en santé.
20 novembre 2009
29 octobre 2009
Justifications
Oui, oui, je sais. Je SAIS! J'avais fait de belles promesses et puis, bien... je ne les ai pas tenues. Mes doigts ne se posent jamais assez longtemps sur le calvier pour pondre un billet qui se tient. Et ma tête est à 12 endroits différents à la fois. C'est épuisant, je vous le fais pas dire.
Je voulais répondre aux commentaires à mon dernier billet. Je voulais m'expliquer, pas parce que je sentais le besoin de me justifier, mais parce que je voulais clarifier certains trucs. Je n'aime pas quand ma culpabilité est malcomprise, j'imagine!
Dans ce dernier billet, donc, je parlais du genre de deuil que j'ai eu à faire en prenant la décision d'envoyer mes enfants à la garderie. Je parlais de l'idéal de la mère que j'avais, pour MOI. Je parlais de ce que j'aurais espéré être, comme maman, pour mes enfants. Je disais que je n'étais pas celle que les gens pensaient, parce qu'on m'a souvent fait des remarques du type "je ne sais pas comment tu fais tout ça! Tu dois être une wonder-woman!" alors que moi, je me voyais comme une maman archi nulle qui faisait tout à moitié. Je parlais de mon hésitation, le matin de leur début de garderie.
Un mois plus tard, j'en suis pas mal au même point, je dois dire. J'hésite encore, à chaque matin. Le lundi, alors que j'ai seulement Tilou avec moi et qu'on se fait un fun noir, je me dis que je devrais les retirer de la garderie, que c'est bien à la maison et que j'y arriverais. Les mardi, mercredi, jeudi, où les deux sont à la garderie, mon coeur se tord quand je les dépose le matin. Et pourtant, une fois chez moi, dans le silence, dans la liberté, je me dis qu'après tout, ce n'est pas si terrible. J'arrive à faire plein de trucs, même si jamais assez à mon goût. Et le vendredi, alors qu'ils sont tous les deux avec moi, à se chamailler, se faire mal, se faire pleurer, se faire envoyer au coin de réflexion, j'essuie mon front couvert de sueur et je me dis que finalement, non, je n'y arriverais pas si c'était toujours comme ça. Puis vient la fin de semaine et ça recommence le lundi suivant...
Ce que je trouve le plus difficile, en fait, c'est que tout ça a été un choix. Avant de partir ma nouvelle compagnie, je travaillais à mon compte, oui. Mais nous avions décidé, Hom et moi, que je resterais à la maison pour m'occuper des enfants. Je laissais tomber mon travail parce que de toute façon, je ne l'aimais plus et pour le peu de revenus que je générais, ça ne faisait pas grand différence dans le budget. Je ne pouvais plus offrir un bon service à mes clients. Travaillant dans le domaine de l'imprimé, on me demandait souvent des trucs pour avant-hier. Avec deux enfants et des siestes instables, ce n'était plus possible.
Ça m'avait fait un bien fou de laisser tomber tout ça. Je n'ai jamais regretté. Je ne me suis jamais dit que je n'avais pas étudié x années pour me retrouver à changer des couches. J'ai travaillé plus de 12 ans dans mon domaine, dont presque 10 à mon compte. Je crois que mes études étaient rentabilisées. Car je dois préciser qu'arrêter quelques années, dans ce domaine, est presqu'impossible. Ça évolue trop vite, les logiciels changent à vue d'oeil. Je serai vite dépassée. Si je veux un jour recommencer, je devrai fort probablement refaire de brèves études. Ça ne m'a même pas rebutée. Ça ne m'intéresse plus. J'ai pris la décision sans hésiter.
Puis, quelques mois plus tard, je me découvrais une nouvelle passion, je me mettais à coudre, je m'associais à une amie de longue date et notre compagnie naissait. Je n'ai pas créé ce travail parce qu'on avait besoin d'un revenu. Je n'ai pas envoyé mes enfants à la garderie parce que je n'avais "pas le choix de retourner travailler" comme c'est le cas de beaucoup de mamans. J'ai décidé, de mon plein gré, de partir en affaire. J'ai décidé, de mon plein gré, d'envoyer mes enfants à la garderie afin de travailler. Pour moi. C'est ÇA qui me fend le coeur. Je me sens coupable de ces choix, même si je sais très bien que je n'étais plus heureuse, comme maman à temps plein. Je vois plein de mamans autour de moi avoir le coeur brisé de devoir retourner travailler. Je sais qu'elles donneraient beaucoup pour pouvoir rester à la maison avec leurs enfants. Et moi, j'avais cette chance, cette possibilité, et je l'ai laissée tomber. Elle est là, ma culpabilité. Peut-être pas justifiée, je ne sais plus, mais elle est là quand même.
Vous avez été plusieurs à me dire que je mettais la barre haute. C'est probablement vrai. J'ai tendance à être très exigeante envers moi-même. Je suis perfectionniste dans toutes les sphères de ma vie (sauf peut-être le ménage). J'y travaille, mais ce n'est pas évident.
Je veux recommencer à avoir du fun avec mes enfants. Je veux recommencer à apprécier pleinement le temps que je passe avec eux. Ça s'en vient, mais je n'y suis pas encore tout à fait. Comme je disais, ma tête est à 12 endroits différents à la fois. Quand j'arriverai à n'être qu'à un seul endroit, je pourrai dire que j'aurai réussi. Et peut-être qu'à ce moment-là, je reconsidèrerai la proportion garderie et enfants à la maison. Mais pas avant.
Je voulais répondre aux commentaires à mon dernier billet. Je voulais m'expliquer, pas parce que je sentais le besoin de me justifier, mais parce que je voulais clarifier certains trucs. Je n'aime pas quand ma culpabilité est malcomprise, j'imagine!
Dans ce dernier billet, donc, je parlais du genre de deuil que j'ai eu à faire en prenant la décision d'envoyer mes enfants à la garderie. Je parlais de l'idéal de la mère que j'avais, pour MOI. Je parlais de ce que j'aurais espéré être, comme maman, pour mes enfants. Je disais que je n'étais pas celle que les gens pensaient, parce qu'on m'a souvent fait des remarques du type "je ne sais pas comment tu fais tout ça! Tu dois être une wonder-woman!" alors que moi, je me voyais comme une maman archi nulle qui faisait tout à moitié. Je parlais de mon hésitation, le matin de leur début de garderie.
Un mois plus tard, j'en suis pas mal au même point, je dois dire. J'hésite encore, à chaque matin. Le lundi, alors que j'ai seulement Tilou avec moi et qu'on se fait un fun noir, je me dis que je devrais les retirer de la garderie, que c'est bien à la maison et que j'y arriverais. Les mardi, mercredi, jeudi, où les deux sont à la garderie, mon coeur se tord quand je les dépose le matin. Et pourtant, une fois chez moi, dans le silence, dans la liberté, je me dis qu'après tout, ce n'est pas si terrible. J'arrive à faire plein de trucs, même si jamais assez à mon goût. Et le vendredi, alors qu'ils sont tous les deux avec moi, à se chamailler, se faire mal, se faire pleurer, se faire envoyer au coin de réflexion, j'essuie mon front couvert de sueur et je me dis que finalement, non, je n'y arriverais pas si c'était toujours comme ça. Puis vient la fin de semaine et ça recommence le lundi suivant...
Ce que je trouve le plus difficile, en fait, c'est que tout ça a été un choix. Avant de partir ma nouvelle compagnie, je travaillais à mon compte, oui. Mais nous avions décidé, Hom et moi, que je resterais à la maison pour m'occuper des enfants. Je laissais tomber mon travail parce que de toute façon, je ne l'aimais plus et pour le peu de revenus que je générais, ça ne faisait pas grand différence dans le budget. Je ne pouvais plus offrir un bon service à mes clients. Travaillant dans le domaine de l'imprimé, on me demandait souvent des trucs pour avant-hier. Avec deux enfants et des siestes instables, ce n'était plus possible.
Ça m'avait fait un bien fou de laisser tomber tout ça. Je n'ai jamais regretté. Je ne me suis jamais dit que je n'avais pas étudié x années pour me retrouver à changer des couches. J'ai travaillé plus de 12 ans dans mon domaine, dont presque 10 à mon compte. Je crois que mes études étaient rentabilisées. Car je dois préciser qu'arrêter quelques années, dans ce domaine, est presqu'impossible. Ça évolue trop vite, les logiciels changent à vue d'oeil. Je serai vite dépassée. Si je veux un jour recommencer, je devrai fort probablement refaire de brèves études. Ça ne m'a même pas rebutée. Ça ne m'intéresse plus. J'ai pris la décision sans hésiter.
Puis, quelques mois plus tard, je me découvrais une nouvelle passion, je me mettais à coudre, je m'associais à une amie de longue date et notre compagnie naissait. Je n'ai pas créé ce travail parce qu'on avait besoin d'un revenu. Je n'ai pas envoyé mes enfants à la garderie parce que je n'avais "pas le choix de retourner travailler" comme c'est le cas de beaucoup de mamans. J'ai décidé, de mon plein gré, de partir en affaire. J'ai décidé, de mon plein gré, d'envoyer mes enfants à la garderie afin de travailler. Pour moi. C'est ÇA qui me fend le coeur. Je me sens coupable de ces choix, même si je sais très bien que je n'étais plus heureuse, comme maman à temps plein. Je vois plein de mamans autour de moi avoir le coeur brisé de devoir retourner travailler. Je sais qu'elles donneraient beaucoup pour pouvoir rester à la maison avec leurs enfants. Et moi, j'avais cette chance, cette possibilité, et je l'ai laissée tomber. Elle est là, ma culpabilité. Peut-être pas justifiée, je ne sais plus, mais elle est là quand même.
Vous avez été plusieurs à me dire que je mettais la barre haute. C'est probablement vrai. J'ai tendance à être très exigeante envers moi-même. Je suis perfectionniste dans toutes les sphères de ma vie (sauf peut-être le ménage). J'y travaille, mais ce n'est pas évident.
Je veux recommencer à avoir du fun avec mes enfants. Je veux recommencer à apprécier pleinement le temps que je passe avec eux. Ça s'en vient, mais je n'y suis pas encore tout à fait. Comme je disais, ma tête est à 12 endroits différents à la fois. Quand j'arriverai à n'être qu'à un seul endroit, je pourrai dire que j'aurai réussi. Et peut-être qu'à ce moment-là, je reconsidèrerai la proportion garderie et enfants à la maison. Mais pas avant.
18 septembre 2009
Idéal brisé
Quand j'étais petite, ma mère était à la maison. Le midi, nous retournions dîner à la maison. Au retour de l'école, elle nous attendait à la maison. Elle préparait les repas, nous cousait des vêtements, faisait les courses, le lavage, le ménage. J'ai grandi avec la notion rassurante qu'il y avait toujours quelqu'un qui m'attendait, à la maison. J'ai longtemps pris cette présence pour acquise, sans réaliser la chance que nous avions.
Quand je suis partie à mon compte il y a presque 10 ans, c'était avant tout pour pouvoir offrir la même chose à mes enfants. Être là, le midi, le soir, mais pouvoir continuer de travailler en même temps.
L'idée sembalit bien belle. J'avais seulement oublié un petit détail.
Les enfants, avant d'aller à l'école, sont des nouveaux-nés, des bébés, des bambins qui demandent beaucoup, beaucoup d'attention.
Quand Tithom est né, j'ai réussi à concilier mon travail à la maison et sa présence dans ma vie. J'ai réussi, assez bien, à travailler pendant les siestes et le soir. Il me laissait même parfois travailler en jouant tranquillement dans son coin de façon tout à fait autonome. Par contre, quand je suis tombée enceinte de Tilou et que Tithom a commencé à déplacer plus d'air, j'ai vite réalisé que je devais faire un choix: laisser tomber le travail, ou envoyer Tithom à la garderie à temps partiel.
Nous avions choisi la garderie et je dois avouer que je ne l'ai jamais regretté. Ça m'a permis, avant la naissance de Tilou, de travailler seulement quand Tithom était parti et d'être vraiment avec lui les jours où il était à la maison. Ça m'a permis de me retrouver un peu, de me reposer un peu avant la grande tornade 2008 nommée Tilou.
Puis, donc, est survenue cette tornade qui a siphonné toute mon énergie, qui a tout changé, qui a fait craquer le bel idéal de maman que je visais. Depuis la naissance de Tilou, je cherche mon air, je cours après ma queue, je suis essoufflée et fatiguée et je me remets sans cesse en question. J'ai souvent répété que Tilou était intense et exigeant. Même s'il est depuis des mois (depuis la fin de l'anxiété de séparation débile) un enfant hyper joyeux, drôle et jovial, il n'en reste pas moins très (des fois trop) attaché à moi et il m'arrive d'étouffer un peu. Je n'ai plus de bulle, plus d'espace privé, plus de vie. J'ai souvent eu l'impression de ne plus exister ou de passer après tout le reste. Je me suis très, très souvent sentie inadéquate, incapable et ridicule. Moi qui voulais 4 enfants, je n'arrivais même pas à m'occuper de deux sans virer folle. Je tombais de haut.
Mon idéal perdait des morceaux, jour après jour. Je n'étais pas la maman que j'aurais aimé être. Je n'étais surtout pas celle que les autres croyaient que j'étais. Je me trouvais faible et incompétente lorsque je me comparais aux mamans de mon entourage. Je ne faisais pas de bricolage avec mes enfants (ils n'ont jamais vraiment voulu non-plus), je manquais d'organisation ou de sens de la planification pour prévoir des activités, thématiques, exercices. Le jeu libre menait en roi chez nous. Je me disais que trop d'une bonne chose ne pouvait qu'être mauvais...
Je ne suis pas de ces mamans qui semblent faire ça depuis toujours. Je ne suis pas de ces mamans qui ont une patience inépuisable, une énergie monumentale et un sens de l'organisation impeccable. Je suis impatiente par moments (lire souvent), je suis épuisée et je suis désorganisée (dans la maison, pas dans le travail). Je regardais avec envie les mamans qui arrivent dans un même 24h à faire de la popote (autre qu'un grilled cheese ou une omelette), garder la maison propre, faire des exercices éducatifs avec les enfants qui ne vont même pas à la garderie. Et quand les enfants sont couchés, elles ont le temps de bloguer, de faire du scrapbooking et des sudokus, tout en restant toujours à la mode, en forme et heureuses.
Non, je ne suis pas de celles-là. Les journées passaient sans que je m'en rendent compte. Mes listes de choses à faire étaient toujours aussi longues. Je n'avais plus de créativité pour les jeux. Je n'avais plus de souffle, plus de jus, plus d'étincelle. J'en avais assez.
Après des mois de tergiversation, d'hésitations, de remises en question, de justification, de comparaisons, de pesage de pour et de contre, nous en sommes venus à la conclusion que ça me prenait plus de temps à moi. Plus de temps pour m'occuper de ma nouvelle compagnie (qui réussit bien, donc qui demande du temps). Plus de temps pour m'occuper de la maison et des courses (plutôt que de perdre notre fin de semaine à faire ces tâches ennuyantes). Plus de temps pour me calmer, me reposer, me retrouver. Plus de temps, donc, voulait dire une seule chose: plus de garderie.
C'est avec beaucoup de difficulté que nous avons décidé d'envoyer les gars à la garderie. Tithom est passé de 2 jours/semaine à 4 jours et Tilou est passé de 100% maison à 3 jours en garderie. Le matin même de leur entrée en garderie, je ne savais toujours pas si c'était vraiment LA bonne solution. Mais je savais que c'était la seule que je voyais pour le moment.
Je ne suis pas faite pour être une maman à temps plein à la maison et je crois que c'est ça qui m'a le plus fait mal. Réaliser que je n'étais pas faite pour ce que je considérais comme l'idéal (pour mes enfants, pas nécessairement ceux des autres). Réaliser que je n'arrivais pas à faire ce que tant de mamans accomplissaient avec succès, avec seulement deux enfants. Mon orgueil et mon système de repères en ont pris un coup.
Je ne dis pas que ce sera comme ça pour toujours. Peut-être me rendrai-je compte éventuellement que malgré tout, ils sont mieux avec moi. Peut-être pas. Pour savoir, je dois faire l'essai et laisser le temps faire son oeuvre. Je dois me réparer avant de pouvoir reconsidérer m'occuper de mes deux amours. Et cette réparation nécessite du temps. Pas mal de temps.
Quand je suis partie à mon compte il y a presque 10 ans, c'était avant tout pour pouvoir offrir la même chose à mes enfants. Être là, le midi, le soir, mais pouvoir continuer de travailler en même temps.
L'idée sembalit bien belle. J'avais seulement oublié un petit détail.
Les enfants, avant d'aller à l'école, sont des nouveaux-nés, des bébés, des bambins qui demandent beaucoup, beaucoup d'attention.
Quand Tithom est né, j'ai réussi à concilier mon travail à la maison et sa présence dans ma vie. J'ai réussi, assez bien, à travailler pendant les siestes et le soir. Il me laissait même parfois travailler en jouant tranquillement dans son coin de façon tout à fait autonome. Par contre, quand je suis tombée enceinte de Tilou et que Tithom a commencé à déplacer plus d'air, j'ai vite réalisé que je devais faire un choix: laisser tomber le travail, ou envoyer Tithom à la garderie à temps partiel.
Nous avions choisi la garderie et je dois avouer que je ne l'ai jamais regretté. Ça m'a permis, avant la naissance de Tilou, de travailler seulement quand Tithom était parti et d'être vraiment avec lui les jours où il était à la maison. Ça m'a permis de me retrouver un peu, de me reposer un peu avant la grande tornade 2008 nommée Tilou.
Puis, donc, est survenue cette tornade qui a siphonné toute mon énergie, qui a tout changé, qui a fait craquer le bel idéal de maman que je visais. Depuis la naissance de Tilou, je cherche mon air, je cours après ma queue, je suis essoufflée et fatiguée et je me remets sans cesse en question. J'ai souvent répété que Tilou était intense et exigeant. Même s'il est depuis des mois (depuis la fin de l'anxiété de séparation débile) un enfant hyper joyeux, drôle et jovial, il n'en reste pas moins très (des fois trop) attaché à moi et il m'arrive d'étouffer un peu. Je n'ai plus de bulle, plus d'espace privé, plus de vie. J'ai souvent eu l'impression de ne plus exister ou de passer après tout le reste. Je me suis très, très souvent sentie inadéquate, incapable et ridicule. Moi qui voulais 4 enfants, je n'arrivais même pas à m'occuper de deux sans virer folle. Je tombais de haut.
Mon idéal perdait des morceaux, jour après jour. Je n'étais pas la maman que j'aurais aimé être. Je n'étais surtout pas celle que les autres croyaient que j'étais. Je me trouvais faible et incompétente lorsque je me comparais aux mamans de mon entourage. Je ne faisais pas de bricolage avec mes enfants (ils n'ont jamais vraiment voulu non-plus), je manquais d'organisation ou de sens de la planification pour prévoir des activités, thématiques, exercices. Le jeu libre menait en roi chez nous. Je me disais que trop d'une bonne chose ne pouvait qu'être mauvais...
Je ne suis pas de ces mamans qui semblent faire ça depuis toujours. Je ne suis pas de ces mamans qui ont une patience inépuisable, une énergie monumentale et un sens de l'organisation impeccable. Je suis impatiente par moments (lire souvent), je suis épuisée et je suis désorganisée (dans la maison, pas dans le travail). Je regardais avec envie les mamans qui arrivent dans un même 24h à faire de la popote (autre qu'un grilled cheese ou une omelette), garder la maison propre, faire des exercices éducatifs avec les enfants qui ne vont même pas à la garderie. Et quand les enfants sont couchés, elles ont le temps de bloguer, de faire du scrapbooking et des sudokus, tout en restant toujours à la mode, en forme et heureuses.
Non, je ne suis pas de celles-là. Les journées passaient sans que je m'en rendent compte. Mes listes de choses à faire étaient toujours aussi longues. Je n'avais plus de créativité pour les jeux. Je n'avais plus de souffle, plus de jus, plus d'étincelle. J'en avais assez.
Après des mois de tergiversation, d'hésitations, de remises en question, de justification, de comparaisons, de pesage de pour et de contre, nous en sommes venus à la conclusion que ça me prenait plus de temps à moi. Plus de temps pour m'occuper de ma nouvelle compagnie (qui réussit bien, donc qui demande du temps). Plus de temps pour m'occuper de la maison et des courses (plutôt que de perdre notre fin de semaine à faire ces tâches ennuyantes). Plus de temps pour me calmer, me reposer, me retrouver. Plus de temps, donc, voulait dire une seule chose: plus de garderie.
C'est avec beaucoup de difficulté que nous avons décidé d'envoyer les gars à la garderie. Tithom est passé de 2 jours/semaine à 4 jours et Tilou est passé de 100% maison à 3 jours en garderie. Le matin même de leur entrée en garderie, je ne savais toujours pas si c'était vraiment LA bonne solution. Mais je savais que c'était la seule que je voyais pour le moment.
Je ne suis pas faite pour être une maman à temps plein à la maison et je crois que c'est ça qui m'a le plus fait mal. Réaliser que je n'étais pas faite pour ce que je considérais comme l'idéal (pour mes enfants, pas nécessairement ceux des autres). Réaliser que je n'arrivais pas à faire ce que tant de mamans accomplissaient avec succès, avec seulement deux enfants. Mon orgueil et mon système de repères en ont pris un coup.
Je ne dis pas que ce sera comme ça pour toujours. Peut-être me rendrai-je compte éventuellement que malgré tout, ils sont mieux avec moi. Peut-être pas. Pour savoir, je dois faire l'essai et laisser le temps faire son oeuvre. Je dois me réparer avant de pouvoir reconsidérer m'occuper de mes deux amours. Et cette réparation nécessite du temps. Pas mal de temps.
4 août 2009
Moins d'une semaine
C'est le temps qu'il me reste en tant que maman-à-la-maison-à-temps-plein. C'est le temps qu'il me reste avant que les choses changent. C'est le temps qu'il me reste pour me faire à l'idée...
Mes garçons commencent la garderie lundi prochain.
Pour Tithom, c'est un changement de garderie, d'amis. Il allait déjà depuis un bout de temps à la garderie privée (en installation), 2 jours par semaine. Il ira maintenant 4 jours (mais je risque fort de faire descendre ça à 3 prochainement), en milieu familial.
Pour Tilou, ce sera tout nouveau. Il ira 3 jours par semaine et juste d'y penser me donne des palpitations.
Mais je sais que c'est pour le mieux, en bout de ligne. Je reviendrai sur mon cheminement et les raisons de ce changement de cap, mais pour le moment, je ne focusse que sur le temps qu'il me reste à avoir mes garçons avec moi tout le temps, pour moi toute seule.
Je trouve cela difficile, cette semaine. Le retour au travail de Hom après 3 semaines en famille, en plus du fait que Tithom ne va pas du tout à la garderie cette semaine (changement d'horaire,j'ai annulé une semaine trop tôt). Je les ai vraiment à temps tout plein avant de m'en séparer. Et je trouve ça difficile. Je trouve difficile de faire la discipline, de les séparer sans arrêt, de sans cesse dire non. J'en ai assez de m'entendre répéter les mêmes sermons sans avoir de résultat. Je suis fatiguée de ne pas avoir de repos plus de 10 minutes parce qu'ils ne dorment jamais en même temps. Je suis découragée devant la longue liste de choses à faire et de projets qui ne diminue jamais.
Quand je les chicane, quand ils ne dorment que 15 minutes, quand ils crient et pleurent à l'unison, quand ils se chamaillent et font des crises, quand je répète pour la 76e fois "laisse ton frère tranquille!!", je pense avec soulagement "il reste moins d'une semaine!"
Mais, au delà de la fatigue et de l'impatience, il y a la déchirure, la séparation, le vide que j'entrevois. Je le sens que ça va faire mal, que je vais me sentir seule et m'ennuyer. Je sais que je vais me sentir coupable et regretter, un peu, au début. Je n'ai pas pris cette décision avec aisance et encore moins avec légèreté. Même si je sais, au fond de moi, que c'était la seule solution pour moi, pour nous, pour le moment, je me prépare à être déchirée. Et c'est encore plus difficile que tout le reste.
Quand je caresse les petits cheveux blonds de Tilou alors qu'il s'endort au sein après le dîner, quand je joue dehors avec Tithom qui me sourit à pleines dents, quand je me prélasse en pyjama, sirotant mon café, avec mes petits bonshommes qui rient comme des fous, je me dis avec tristesse qu'il me reste moins d'une semaine... aussi bien en profiter.
Mes garçons commencent la garderie lundi prochain.
Pour Tithom, c'est un changement de garderie, d'amis. Il allait déjà depuis un bout de temps à la garderie privée (en installation), 2 jours par semaine. Il ira maintenant 4 jours (mais je risque fort de faire descendre ça à 3 prochainement), en milieu familial.
Pour Tilou, ce sera tout nouveau. Il ira 3 jours par semaine et juste d'y penser me donne des palpitations.
Mais je sais que c'est pour le mieux, en bout de ligne. Je reviendrai sur mon cheminement et les raisons de ce changement de cap, mais pour le moment, je ne focusse que sur le temps qu'il me reste à avoir mes garçons avec moi tout le temps, pour moi toute seule.
Je trouve cela difficile, cette semaine. Le retour au travail de Hom après 3 semaines en famille, en plus du fait que Tithom ne va pas du tout à la garderie cette semaine (changement d'horaire,j'ai annulé une semaine trop tôt). Je les ai vraiment à temps tout plein avant de m'en séparer. Et je trouve ça difficile. Je trouve difficile de faire la discipline, de les séparer sans arrêt, de sans cesse dire non. J'en ai assez de m'entendre répéter les mêmes sermons sans avoir de résultat. Je suis fatiguée de ne pas avoir de repos plus de 10 minutes parce qu'ils ne dorment jamais en même temps. Je suis découragée devant la longue liste de choses à faire et de projets qui ne diminue jamais.
Quand je les chicane, quand ils ne dorment que 15 minutes, quand ils crient et pleurent à l'unison, quand ils se chamaillent et font des crises, quand je répète pour la 76e fois "laisse ton frère tranquille!!", je pense avec soulagement "il reste moins d'une semaine!"
Mais, au delà de la fatigue et de l'impatience, il y a la déchirure, la séparation, le vide que j'entrevois. Je le sens que ça va faire mal, que je vais me sentir seule et m'ennuyer. Je sais que je vais me sentir coupable et regretter, un peu, au début. Je n'ai pas pris cette décision avec aisance et encore moins avec légèreté. Même si je sais, au fond de moi, que c'était la seule solution pour moi, pour nous, pour le moment, je me prépare à être déchirée. Et c'est encore plus difficile que tout le reste.
Quand je caresse les petits cheveux blonds de Tilou alors qu'il s'endort au sein après le dîner, quand je joue dehors avec Tithom qui me sourit à pleines dents, quand je me prélasse en pyjama, sirotant mon café, avec mes petits bonshommes qui rient comme des fous, je me dis avec tristesse qu'il me reste moins d'une semaine... aussi bien en profiter.
13 juillet 2009
Absence
Non, je n'ai pas abandonné mon blogue. J'ai seulement pris du recul. J'ai eu un dur mois de juin (rien de grave, juste beaucoup d'introspection et de remise en question) et j'avais besoin de prendre une pause. Nous sommes maintenant en vacances et nous comptons en profiter autant que possible, en famille, beau temps, mauvais temps.
Bien des choses se sont passées. J'ai plein de trucs à raconter, plein de mots qui bouillonnent dans ma tête. Mais le temps me manque (ça semble être l'histoire de ma vie!) alors je remets, encore une fois, l'écriture à plus tard.
On se revoit bientôt et de façon plus fréquente, c'est une promesse.
Bien des choses se sont passées. J'ai plein de trucs à raconter, plein de mots qui bouillonnent dans ma tête. Mais le temps me manque (ça semble être l'histoire de ma vie!) alors je remets, encore une fois, l'écriture à plus tard.
On se revoit bientôt et de façon plus fréquente, c'est une promesse.
16 juin 2009
Quadrupède prudent
On entend souvent dire que le deuxième enfant d'une famille fait les choses plus rapidement que l'aîné: il marche plus tôt, parle plus tôt, est propre plus vite... Eh bien, ce n'est pas le cas ici. Mon deuxième semble fait dans le même moule que son grand frère, c'est à dire un observateur qui aime prendre son temps. Tilou a marché à quatre pattes vers 10 mois, comme Tithom (qui avait par contre avancé sur ses fesses pendant des mois). Tithom a marché à 15 mois. Tilou a eu 15 mois hier.
Et... rien. Il ne marche pas. Un petit pas de temps en temps, quand il est pris par surprise. Mais c'est tout.
Inquiète? Non, pas du tout. Je vois son progrès, je vois ce qu'il développe et à quel point il analyse et observe chaque détail de chaque truc qu'il voit et touche. Il est prudent. Et il n'est pas pressé.
Moi non-plus. Mais je suis vraiment tannée de me faire dire "quoi, il ne marche pas encore?", en me faisant regarder avec dédain, comme si le fait que mon fils de 15 mois ne marche pas soit causé par de la négligence de ma part. On ne me demande plus "et puis, est-ce qu'il marche?" avec intérêt comme quand il avait 11 ou 12 mois. Au point où il en est, j'ai maintenant droit à de la surprise, du doute et de l'incrédulité. Assaisonné d'un peu de reproches. Comme s'il était le premier à ne pas encore marcher à cet âge!
Je ne suis pas en compétition avec quiconque. Mon fils non-plus. Il n'a rien à prouver aux autres. Mais j'avoue que ça commence à m'énerver de voir tous les bébés plus jeunes autour de nous se mettre à trottiner alors que mon potelé s'obstine à rester sur ses foufounes. J'ai hâte qu'il marche juste pour qu'on arrête de nous emmerder avec ça.
Parce que de toute façon, mon Tilou est tellement grimpeur qu'être bipède ne changera pas grand chose. Je le retrouve déjà sans cesse grimpé sur les tables, les comptoirs, les divans. Si un endroit ne lui est pas accessible, il va chercher une chaise, la pousse au bon endroit, grimpe dessus et atteint son but. Le tout en quelques secondes. Juste le temps que ça me prend pour aller chercher un truc dans une autre pièce.
Quand un bébé se met à marcher, on dit souvent à la maman que "le fun commence!"
Ben moi, le fun, il est déjà commencé!
Et... rien. Il ne marche pas. Un petit pas de temps en temps, quand il est pris par surprise. Mais c'est tout.
Inquiète? Non, pas du tout. Je vois son progrès, je vois ce qu'il développe et à quel point il analyse et observe chaque détail de chaque truc qu'il voit et touche. Il est prudent. Et il n'est pas pressé.
Moi non-plus. Mais je suis vraiment tannée de me faire dire "quoi, il ne marche pas encore?", en me faisant regarder avec dédain, comme si le fait que mon fils de 15 mois ne marche pas soit causé par de la négligence de ma part. On ne me demande plus "et puis, est-ce qu'il marche?" avec intérêt comme quand il avait 11 ou 12 mois. Au point où il en est, j'ai maintenant droit à de la surprise, du doute et de l'incrédulité. Assaisonné d'un peu de reproches. Comme s'il était le premier à ne pas encore marcher à cet âge!
Je ne suis pas en compétition avec quiconque. Mon fils non-plus. Il n'a rien à prouver aux autres. Mais j'avoue que ça commence à m'énerver de voir tous les bébés plus jeunes autour de nous se mettre à trottiner alors que mon potelé s'obstine à rester sur ses foufounes. J'ai hâte qu'il marche juste pour qu'on arrête de nous emmerder avec ça.
Parce que de toute façon, mon Tilou est tellement grimpeur qu'être bipède ne changera pas grand chose. Je le retrouve déjà sans cesse grimpé sur les tables, les comptoirs, les divans. Si un endroit ne lui est pas accessible, il va chercher une chaise, la pousse au bon endroit, grimpe dessus et atteint son but. Le tout en quelques secondes. Juste le temps que ça me prend pour aller chercher un truc dans une autre pièce.
Quand un bébé se met à marcher, on dit souvent à la maman que "le fun commence!"
Ben moi, le fun, il est déjà commencé!
13 juin 2009
Blog-ultère
26 mai 2009
Liberté sur 4 roues
Il y a depuis un bon bout de temps une bataille en moi, entre la maman-écolo et la maman-femme d'affaires débordée. La première croyait que ce n'était pas nécessaire, que je pouvais très bien me débrouiller avec mes deux jambes, une poussette, un porte-bébé et du nerf. La seconde croyait que, bien que pas vital, c'était devenu assez indispensable.
J'avais besoin d'une voiture.
Hom travaille dans les ventes, donc fait beaucpup de route. Je n'ai donc pas accès à la voiture le jour, la semaine. Ce n'est pas très pratique, quand on est à la maison avec deux enfants et qu'on a plusieurs activités, en plus d'une PME qui prend de l'expansion. J'ai enduré. Je me suis promenée souvent avec le grand dans la poussette, le petit dans le porte-bébé. J'ai marché, oh que j'ai marché! J'en ai perdu tout mon surplus de poids post-grossesse (ça a au moins cet avantage). J'ai ragé contre la neige, la pluie, le froid. J'ai manqué plein de bus. Me suis perdue. Me suis faite ensevellir sous la neige. J'ai acheté une poussette double, ce qui a fait du bien à mon niveau d'énergie à la baisse (porter un bébé de 25 livres, ça fatigue unt tite dame), mais qui ne se transportait pas dans l'autobus. J'ai fait mon temps. J'en avais marre.
De plus, nous manquons de temps en famille. Comme je n'ai pas de voiture le jour, nous devons toujours attendre le soir et la fin de semaine pour faire les courses. Si j'ai des achats ou des envois à faire pour ma PME, je devais attendre le retour de Hom. J'en avais assez de dépendre de lui. Et de passer mes fins de semaine à courailler plutôt qu'à relaxer en famille.
Hier, Hom m'écrit:
-Je t'ai acheté un char.
Quoi?! Comme ça? On spéculait, on rêvait, on se disait "ah, si...!" mais de là à poser le geste, à signer le papier (et ajouter une dette à la liste), y'a une marge! Il est fou?!
Après les 3 secondes de surprise et de pseudo-indignation, j'étais tout de même hyper heureuse. Excitée comme une enfant à Noël. Je vais avoir une voiture! À moi! Une petite auto de fille, plutôt qu'un gros bazou de mononcle. Je vais pouvoir me déplacer, aller faire les courses pendant qu'Hom travaille plutôt que lorsque nous serions bien mieux à passer du temps ensemble qu'à magasiner des bacs de rangement et des fruits et légumes. Je vais pouvoir aller porter et chercher Tithom à la garderie. Je vais pouvoir faire mes trucs de travail. Je vais pouvoir aller voir des amies, aller magasiner, aller faire d'autres activités avec les enfants, qui jusqu'alors étaient plutôt inaccessibles en bus. Je vais pouvoir voyager! Je vais être libre! Liiiiibre!
Ouais, bon. Hum. Faut quand même la payer, cette voiture.
Allez, au boulot!
(Mais quand même: Youppiiii!)
J'avais besoin d'une voiture.
Hom travaille dans les ventes, donc fait beaucpup de route. Je n'ai donc pas accès à la voiture le jour, la semaine. Ce n'est pas très pratique, quand on est à la maison avec deux enfants et qu'on a plusieurs activités, en plus d'une PME qui prend de l'expansion. J'ai enduré. Je me suis promenée souvent avec le grand dans la poussette, le petit dans le porte-bébé. J'ai marché, oh que j'ai marché! J'en ai perdu tout mon surplus de poids post-grossesse (ça a au moins cet avantage). J'ai ragé contre la neige, la pluie, le froid. J'ai manqué plein de bus. Me suis perdue. Me suis faite ensevellir sous la neige. J'ai acheté une poussette double, ce qui a fait du bien à mon niveau d'énergie à la baisse (porter un bébé de 25 livres, ça fatigue unt tite dame), mais qui ne se transportait pas dans l'autobus. J'ai fait mon temps. J'en avais marre.
De plus, nous manquons de temps en famille. Comme je n'ai pas de voiture le jour, nous devons toujours attendre le soir et la fin de semaine pour faire les courses. Si j'ai des achats ou des envois à faire pour ma PME, je devais attendre le retour de Hom. J'en avais assez de dépendre de lui. Et de passer mes fins de semaine à courailler plutôt qu'à relaxer en famille.
Hier, Hom m'écrit:
-Je t'ai acheté un char.
Quoi?! Comme ça? On spéculait, on rêvait, on se disait "ah, si...!" mais de là à poser le geste, à signer le papier (et ajouter une dette à la liste), y'a une marge! Il est fou?!
Après les 3 secondes de surprise et de pseudo-indignation, j'étais tout de même hyper heureuse. Excitée comme une enfant à Noël. Je vais avoir une voiture! À moi! Une petite auto de fille, plutôt qu'un gros bazou de mononcle. Je vais pouvoir me déplacer, aller faire les courses pendant qu'Hom travaille plutôt que lorsque nous serions bien mieux à passer du temps ensemble qu'à magasiner des bacs de rangement et des fruits et légumes. Je vais pouvoir aller porter et chercher Tithom à la garderie. Je vais pouvoir faire mes trucs de travail. Je vais pouvoir aller voir des amies, aller magasiner, aller faire d'autres activités avec les enfants, qui jusqu'alors étaient plutôt inaccessibles en bus. Je vais pouvoir voyager! Je vais être libre! Liiiiibre!
Ouais, bon. Hum. Faut quand même la payer, cette voiture.
Allez, au boulot!
(Mais quand même: Youppiiii!)
20 mai 2009
Sensibilité et infertilité
Du 17 au 24 mai se tient la Semaine canadienne de sensibilisation à l'infertilité. Aucun festival, aucune fête avec confettis et ribambelles. L'infertilité ne se prête pas tellement aux célébrations. Une semaine pour sensibiliser, faire parler, écouter, comprendre. Une petite semaine pour ouvrir une fenêtre sur la bataille de milliers de couples partout au pays.
Ici, chez nous, une jeune association travaille d'arrache pied pour faire bouger les choses. On les a vus et entendus souvent, ces derniers temps, par rapport au remboursement des FIV par le gouvernement et par rapport à la limite de transfert d'embryons lors d'une FIV, entre autres. Cette association est là pour soutenir et parler au nom des couples infertiles. Une association, dont le lien est depuis longtemps dans ma colonne de droite, et dont je n'avais pourtant jamais parlé. L'Association des couples infertiles du Québec y est pour beaucoup dans le développement des projets de lois touchant les copuples infertiles. Elle mérite qu'on parle d'elle.
Le 31 mai prochain, l'ACIQ organise son brunch annuel,«pour permettre aux gens de se rencontrer et de rencontrer les politiciens. Le ministre Yves Bolduc (Santé et Services sociaux) y sera, ainsi que son vis-à-vis du PQ, Bernard Drainville. Julie Snyder y sera aussi en tant que présidente d’honneur. Il y aura une conférence du comédien Hugo Dubé (Ramdam, Providence).» m'a écrit la secrétaire de l'ACIQ. Les informations se trouvent sur leur site.
Je ne pourrai fort probablement pas y assister, malheureusement, mais je vous invite fortement à le faire. Les couples infertiles ont tendance à se taire et à rester dans l'ombre. C'est très difficile d'affronter et de parler de son infertilité, mais c'est important. Pour tous ceux et celles qui rêvent de devenir parents. Pour faire avancer et débloquer les choses. Pour rendre les traitements accessibles et possibles à tous.
L'infertilité ne se prête peut-être pas aux célébrations, mais elle se prête très bien aux discussions, aux rencontres et à l'ouverture. Allez bruncher, c'est pour une bonne cause!
Ici, chez nous, une jeune association travaille d'arrache pied pour faire bouger les choses. On les a vus et entendus souvent, ces derniers temps, par rapport au remboursement des FIV par le gouvernement et par rapport à la limite de transfert d'embryons lors d'une FIV, entre autres. Cette association est là pour soutenir et parler au nom des couples infertiles. Une association, dont le lien est depuis longtemps dans ma colonne de droite, et dont je n'avais pourtant jamais parlé. L'Association des couples infertiles du Québec y est pour beaucoup dans le développement des projets de lois touchant les copuples infertiles. Elle mérite qu'on parle d'elle.
Le 31 mai prochain, l'ACIQ organise son brunch annuel,«pour permettre aux gens de se rencontrer et de rencontrer les politiciens. Le ministre Yves Bolduc (Santé et Services sociaux) y sera, ainsi que son vis-à-vis du PQ, Bernard Drainville. Julie Snyder y sera aussi en tant que présidente d’honneur. Il y aura une conférence du comédien Hugo Dubé (Ramdam, Providence).» m'a écrit la secrétaire de l'ACIQ. Les informations se trouvent sur leur site.
Je ne pourrai fort probablement pas y assister, malheureusement, mais je vous invite fortement à le faire. Les couples infertiles ont tendance à se taire et à rester dans l'ombre. C'est très difficile d'affronter et de parler de son infertilité, mais c'est important. Pour tous ceux et celles qui rêvent de devenir parents. Pour faire avancer et débloquer les choses. Pour rendre les traitements accessibles et possibles à tous.
L'infertilité ne se prête peut-être pas aux célébrations, mais elle se prête très bien aux discussions, aux rencontres et à l'ouverture. Allez bruncher, c'est pour une bonne cause!
10 mai 2009
Être maman
Pour moi, être maman, c'est...
Sacrifier beaucoup sans savoir qu'on recevra encore plus.
Ne jamais avoir la paix, mais ne jamais la vouloir vraiment non-plus.
Tapotter des petites fesses rembourrées pendant des heures pour calmer un bedon douloureux.
Atrapper la petite main tendue vers nous pour traverser la rue.
Raconter des histoires ayant comme personnage principal une figurine de plastique et une petite voiture.
Trouver des jouets dans notre tiroir de bas.
S'inquiéter lorsqu'on entend notre enfnat tousser ou lorsque c'est trop silencieux.
Préparer des repas pas toujours équilibrés, mais contenant au moins deux groupes alimentaires et deux couleurs.
Essuyer le petit nez qui coule, même si le nôtre coule aussi.
Ramener au lit le petit tannant qui ne cesse de se lever et qui ne veut pas dormir.
Écouter les conseils non solicités proférés par tout un chacun sur LA façon d'élever des enfants.
Faire de son mieux, au mieux de ses connaissances, pour le bien de nos enfants.
Ne pas être parfaite et ne pas aspirer à le devenir.
Faire une casse-tête de 8 morceaux en faisant croire qu'on n'y arrive pas.
Donner un bisou à l'ourson aussi, avant le dodo.
Expliquer plein de choses qui selon nous, n'ont pas besoin d'explication.
Écouter un disque de Passe-Partout quand on est pris dans le traffic.
Voler quelques gouttes de lait tiède dans le fond d'un gobelet pour mettre dans notre café parce que la pinte est vide.
Toujours avoir des mouchoirs et des crayons de cire dans notre sac à main.
Laver la doudou en cachette quand notre grand est à la garderie.
Perdre de précieuses minutes à tous les jours à couper des raisins en 12.
S'exclamer avec un peu trop d'entousiasme à la vue d'un écureuil ou d'une cocotte de pin.
Vouloir dormir, mais très bien savoir que ce sera seulement possible dans quelques années (ou décénies?).
Pour moi, être maman, c'est...
Aimer, à n'en plus finir.
Faire la promesse silencieuse de toujours être là, lorsque nos regards se croisent pour la première fois.
Et tenir cette promesse, jour après jour.
Bonne fête des mères à toutes les mamans.
Bonne fête des mères à toutes les futures mamans.
Et une belle pensée pour toutes celles qui espèrent le devenir un jour. Je vous le souhaite de tout coeur.
Sacrifier beaucoup sans savoir qu'on recevra encore plus.
Ne jamais avoir la paix, mais ne jamais la vouloir vraiment non-plus.
Tapotter des petites fesses rembourrées pendant des heures pour calmer un bedon douloureux.
Atrapper la petite main tendue vers nous pour traverser la rue.
Raconter des histoires ayant comme personnage principal une figurine de plastique et une petite voiture.
Trouver des jouets dans notre tiroir de bas.
S'inquiéter lorsqu'on entend notre enfnat tousser ou lorsque c'est trop silencieux.
Préparer des repas pas toujours équilibrés, mais contenant au moins deux groupes alimentaires et deux couleurs.
Essuyer le petit nez qui coule, même si le nôtre coule aussi.
Ramener au lit le petit tannant qui ne cesse de se lever et qui ne veut pas dormir.
Écouter les conseils non solicités proférés par tout un chacun sur LA façon d'élever des enfants.
Faire de son mieux, au mieux de ses connaissances, pour le bien de nos enfants.
Ne pas être parfaite et ne pas aspirer à le devenir.
Faire une casse-tête de 8 morceaux en faisant croire qu'on n'y arrive pas.
Donner un bisou à l'ourson aussi, avant le dodo.
Expliquer plein de choses qui selon nous, n'ont pas besoin d'explication.
Écouter un disque de Passe-Partout quand on est pris dans le traffic.
Voler quelques gouttes de lait tiède dans le fond d'un gobelet pour mettre dans notre café parce que la pinte est vide.
Toujours avoir des mouchoirs et des crayons de cire dans notre sac à main.
Laver la doudou en cachette quand notre grand est à la garderie.
Perdre de précieuses minutes à tous les jours à couper des raisins en 12.
S'exclamer avec un peu trop d'entousiasme à la vue d'un écureuil ou d'une cocotte de pin.
Vouloir dormir, mais très bien savoir que ce sera seulement possible dans quelques années (ou décénies?).
Pour moi, être maman, c'est...
Aimer, à n'en plus finir.
Faire la promesse silencieuse de toujours être là, lorsque nos regards se croisent pour la première fois.
Et tenir cette promesse, jour après jour.
Bonne fête des mères à toutes les mamans.
Bonne fête des mères à toutes les futures mamans.
Et une belle pensée pour toutes celles qui espèrent le devenir un jour. Je vous le souhaite de tout coeur.
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