28 juillet 2008

Brillante, moi?

J'interromps mon absence (dûe aux vacances, soyez sans crainte) pour continuer la chaîne de tapes dans le dos qui se promène dans la blogosphère par les temps qui courrent. Je parle bien sûr de cette chaîne de prix que l'on doit décerner à nos 7 bloggueurs/bloggueuses préférés.



Voici donc les règlements:
-Les gagnantes doivent mettre le logo sur leur blog;
-Mettre le lien de la personne qui vous a décerné le prix;
-Désigner 7 autres blogs;
-Mettre les liens de ces blogs sur le vôtre et
-Laisser un commentaire sur les blogs récompensés!

Ce prix m'a été décerné par trois femmes que j'admire et que j'adore lire. Claude-Anne, avec qui j'ai eu la chance de clavarder souvent (quoique rarement depuis un bout de temps). Si différente de moi, et pourtant, on se ressemble sur plusieurs points. Elle a une vie à l'opposé de la mienne, mais on se rejoint sur un point important: l'amour que nous avons pour nos garçons. Dodo, que j'ai connue sur un forum et avec qui j'ai trouvé plusieurs points communs dans nos parcours, notre façon de voir les choses et même nos grands garçons. Une femme dont j'admire l'honnêteté, surtout dans des moments où plusieurs femmes préfèrent conserver les apparences de mères parfaites. Dodo, elle dit les choses telles qu'elles sont et ça me fait du bien de la lire et de savoir que je ne suis pas la seule. Et puis Oknotok, que j'ai aussi connue sur un forum. Elle me fait rire. J'adore son sarcasme, son cynisme et les cheveux fous de sa petite Zucchini.

À vous trois, merci. J'aurais pu vous remettre le prix à mon tour, mais bon, ça ferait tourner la chaîne en rond, alors aussi bien essayer d'être originale.

Alors, mes "brillants" sont (dans le désordre, car je n'ai pas le temps de faire du ménage):

On ne possède pas ceux qu'on aime
Pour son histoire touchante, pour sa façon de parler de sa fille avec tant d'amour, pour sa nouvelle grossesse remplie d'espoirs, pour sa franchise devant un sujet souvent tabou, pour sa façon de parler de l'insensibilité des gens qui se rapproche beaucoup de mes sentiments, même si nos histoires sont complètement différentes.

Une vie de doudoune
Pour sa si belle écriture, pour sa réelle amitié, pour sa présence, pour ses enfants si beaux et plein de vie, pour sa force devant l'adversité, pour la merveilleuse personne qu'elle est, à travers son blogue et dans la "vraie vie".

(Un peu moins) Centrée sur mon nombril
Pour sa vision si belle de la maternité, pour sa façon de sembler la découvrir pour la première fois malgré toute son expérience, pour sa simplicité et son écriture franche. Et parce qu'on a vécu la grossesse en même temps.

Un p'tit peu d'moi
Pour son humour et sa facilité à ne pas passer par quatre chemins, pour sa simplicité elle aussi, pour la poésie camouflée dans ses textes et pour ses opinions.

Melakarnets
Pour la maman qu'elle est et que je crois être parfois, à travers ses dessisns et son humour.

Amalah
En anglais, mais je ne pouvais passer à côté puisque je la lis religieusement, sur toutes ses plateformes. Pour son humour abrasif et souvent plutôt absurde, pour son écriture sans flafla et pourtant très touchante, pour son courage de parler souvent des côtés moins agréables de la maternité. Et pour son petit blond bouclé.

Matt, Liz and Madeline
Parce que je pleure souvent en le lisant, pour son histoire, simplement, car c'est bien assez (sa femme de 30 ans est décédée le lendemain de la naissance de leur fille, qu'il élève tout seul depuis), pour sa prose épurée et poignante, pour sa franchise, pour ses photos magnifiques, pour le papa extraordinaire qu'il est, malgré le deuil. Et un peu pour le robot.

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J'édite pour rajouter Sassy et Ginger, qui m'ont aussi décerné le prix. Ginger, que j'ai aussi connue sur un forum et que j'ai eu la chance de rencontrer à plusieurs reprises. Je l'ai souvent vue comme une petite soeur et j'adore découvrir par ses (trop rares) écrits la maman qu'elle est. Sa vision de la maternité (après l'infertilité et la perte) ressemble souvent à la mienne. Et puis Sassy, que je suis donc contente de revoir dans la blogosphère, qui me fait rire avec ses histoires de belle-mère, de qui j'admire l'intégrité, même si sa façon de faire va souvent à l'encontre de ce que la société attend des mamans d'aujourd'hui. Merci à vous deux.

24 juillet 2008

En 30 ans

Demain, Louise Brown, le premier bébé conçu grâce à la fécondation in vitro, aura 30 ans. Il s'en est passé des choses en 30 ans. Beaucoup de progrès, beaucoup de nouvelles solutions. Alors que les parents de Louise Brown n'avaient aucune autre option que cette nouvelle technique pas encore éprouvée à l'époque, les couples infertiles d'aujourd'hui ont beaucoup plus de choix.

À voir tout ce qu'on a découvert, amélioré et perfectionné depuis 30 ans, on ne peut qu'être optimiste pour les 30 prochaines années à venir. Et pourtant...

Inducteurs d'ovulation, échographies de haute précision, injections d'hormones, inséminations, fécondation in vitro, micro-injection de spermatozoïdes... même la médecinde douce s'intéresse à ce marché fleurissant, avec des acuponcteurs spécialisés en fertilité et des ostéopathes qui prétendent pouvoir guérir la stérilité.

L'infertilité est maintenant une grosse business. Même si ça touche des gens d'une façon très intime, ça reste bien souvent, maleureusement, une pratique dominée par l'argent. On parle souvent de ce côté financier qui ajoute au fardeau déjà lourd à porter des couples infertiles. On demande souvent des subventions, une reconnaissance. Les cliniques privées, même si elles ont gardé un côté humain, roulent sur l'or.

Les couples infertiles sont vulnérables. Ils veulent un enfant plus que tout. Ils sont prêts à tout, ou presque, pour devenir parents. De savoir que les solutions sont là, à notre portée, si seulement on est prêts à emprunter ou réhypothéquer notre maison, nous pousse souvent à faire exploser notre crédit. Comment vivre avec la décision de tout avoir laissé tomber par manque d'argent? Comment laisser des chiffres nous empêcher de vivre notre rêve de maternité?

C'est pourtant bien souvent l'argent qui décidera jusqu'où un couple est prêt à aller pour avoir un enfant. Malgré tout le progrès, malgré les découvertes et raffinements des techniques, c'est le porte-feuille qui domine encore.

Bien des solutions sont apparues, depuis 30 ans. Mais la douleur reste la même. Le combat reste le même. Tandis que la facture, elle, augmente. Et le compte en banque des cliniques aussi.

19 juillet 2008

Un gène?

Ce matin, je buvais tranquilement mon café pendant que Tithom vidait la boîte d'Alphabits, prenant bien soin d'en mettre partout, sauf dans son bol. Je feuilletais le journal tranquilement, profitant d'un des rares moments où je n'ai qu'un garçon avec moi. Tilou faisait encore dodo avec son papa. Qu'il en profite, il est en vacances.

J'ai alors lu avec étonnement qu'une équipe Montréalaise aurait découvert un gène lié à l'ovulation. Wow. Bon, nous n'en sommes pas encore aux remèdes miracles, mais chaque petit pas, chaque petite découverte par rapport à l'infertilité souvent dite "inexpliquée" se doit d'être teintée d'espoir. Qui sait si dans quelques années, les couples infertiles n'auront pas à attendre autant qu'aujourd'hui. Qui sait s'ils ne pourront pas trouver facilement une solution à leur problème.

Du coup, j'avais oublié Tithom et sa montagne de céréales. J'avais oublié les ronflements venant de la chambre à coucher. J'étais seule devant le journal, seule avec mon infertilité au repos.

Je fais partie des chanceuses, malgré tout, côté infertilité. Parce que je suis doublement maman, parce que 3 ans à attendre le premier, ce n'est pas si mal quand on se compare. Parce que j'ai à peine attendu pour le deuxième. Et parce que je n'ai pas vécu de pertes successives déchirantes. Mais, même si je l'ai eu plus facile que d'autres femmes infertiles, ça ne m'empêchera jamais de faire partie de l'équipe et d'encourager mes coéquipières qui n'ont pas encore atteint la ligne d'arrivée. Dès que je lis une nouvelle de ce genre, je suis excitée. Le sujet m'intéresse, il m'interpèle et vient me chercher aux tripes.

L'infertilité reste dans mon sang, même après deux accouchements.
Peut-être même dans mes gènes, à ce qu'il paraît.

La nouvelle en soi ne change rien, pour le moment, au sort de ceux et celles qui se battent aujourd'hui contre l'infertilité. Mais ça risque de changer celui de ceux et celles qui se battront contre l'infertilité demain et après-demain.

Juste ça, c'est assez pour me faire oublier un court instant que j'ai un alphabet de farine à ramasser sous ma table à manger.

13 juillet 2008

Signe de vie

Je ne suis pas disparue, je suis seulement en vacances. Hom a pris tout le mois de juillet de vacances, alors je profite du beau temps avec mes trois hommes. De retour à la programmation normale sous peu.