Voyez comment mon corps agit de façon bizarre parfois. Alors que je n'ai eu que deux "cycles" ou plutôt, deux saignements, depuis la naissance de Tilou (une fois en février 2009 et une autre en août 2010), voilà que mon corps décide de récidiver avec un autre cycle! Seulement deux jours après avoir pris rendez-vous avec mon doc, je commence des règles. Drôle de hasard quand même. Pour une fois que le timing semble bon, espérons que mon corps ne me déçoive pas!
Promis, plus de substance dans mon prochain billet. À moins que le rhume avale le peu de cerveau réveillé qu'il me reste.
20 octobre 2010
14 octobre 2010
Bip... bip... bip...
Ma main tremblait quand j'ai composé le numéro. Je ne m'en souvenais même plus par coeur, il faut le faire! J'avais même oublié à quel point c'est difficile d'obtenir la ligne. Engagé. Tout le temps engagé.
Après des dizaines de redial, ça a fini par sonner. Mon coeur battait fort. C'est tellement ridicule!
Mais c'est fait. Le rendez-vous est pris. C'est le 16 novembre. Je suis stressée. Et excitée.
Après des dizaines de redial, ça a fini par sonner. Mon coeur battait fort. C'est tellement ridicule!
Mais c'est fait. Le rendez-vous est pris. C'est le 16 novembre. Je suis stressée. Et excitée.
13 octobre 2010
Plouf!
Alors voilà. Je tente de replonger dans la blogosphère. Je ressens depuis longtemps le besoin d'écrire. En fait, je l'ai toujours senti. Mais depuis la naissance de Tilou, je cherchais ma voix, mon encre, ma direction. Je me trouvais ennuyante avec mes histoires de maman bien ordinaire. Je me trouvais déloyale envers les infertiles, tout en me trouvant trop accrochée à celle que j'étais, avant les enfants. Bref, je ne savais plus qui j'étais ni la place que j'avais, ici
De plus, j'ai petit à petit senti ma liberté d'expression disparaître. Des gens de ma "vraie" vie me lisaient et je m'autocensurais involontairement. Je n'ai pas apprécié le manque de spontanéité.
Donc, après des mois de taponnage dans ma tête, j'ai décidé de recommencer à écrire. Pour moi. Pas pour ceux qui me lisent (ou pas). Pour moi. Pour ma tête, pour mon coeur, pour mon ventre qui crie, encore.
Eh oui. L'appel de l'utérus. Encore. Toujours la même rengaine avec moi. J'ai un bébé, j'en veux un autre, je peux pas, mes ovaires se révoltent, je suis amère, et ainsi de suite. Ça ne finira donc jamais?
J'ai attendu plus que j'aurais voulu. Mais c'est bien ainsi, au bout du compte. J'ai préféré donner mon lait le plus longtemps possible à Tilou, quitte à mettre sur la glace le projet de bébé #3. J'ai trouvé l'attente difficile, par moments. Surtout avec toutes ces bédaines qui poussent autour de moi (c'est une véritable épidémie, j'vous dis pas). J'ai fait taire mon ventre à plusieurs reprises, appuyé sur snooze pour remettre à plus tard l'appel de la maternité.
Et puis nous y sommes. J'ai arrêté d'allaiter Tilou pendant nos vacances d'été, il y a 3 mois. Ça s'est bien passé, mais j'en reparlerai. J'ai patienté, attendu que le timing soit bon, que Hom se fasse à l'idée (il en veut un troisième, mais entre la théorie et la pratique, il y a une grande marge dans sa tête). Je lui avais dit "en novembre, nous irons consulter." Ce qui implique que je dois prendre rendez-vous. Bientôt.
Donc, je replonge dans les traitements aussi. Je suis nerveuse au simple fait de prendre rendez-vous. Suis-je vraiment prête? C'est comme si je n'avais jamais fait ça avant. Ça fait quand même près de 3 ans et demi que je me suis piquée pour la dernière fois. Je ne suis plus la même. Je suis plus vieille, plus molle, plus fatiguée, plus maman. Je me sens moins forte, moins confiante.
Oui, j'ai peur. Peur de plein de petites choses idiotes et je me pose de grandes questions que je ne devrais pas me poser. Peur d'avoir peur. Peur d'avoir mal.
Mais bon. Encore faut-il que je le prenne, ce rendez-vous. J'appelle demain matin. Enfin, je pense...
De plus, j'ai petit à petit senti ma liberté d'expression disparaître. Des gens de ma "vraie" vie me lisaient et je m'autocensurais involontairement. Je n'ai pas apprécié le manque de spontanéité.
Donc, après des mois de taponnage dans ma tête, j'ai décidé de recommencer à écrire. Pour moi. Pas pour ceux qui me lisent (ou pas). Pour moi. Pour ma tête, pour mon coeur, pour mon ventre qui crie, encore.
Eh oui. L'appel de l'utérus. Encore. Toujours la même rengaine avec moi. J'ai un bébé, j'en veux un autre, je peux pas, mes ovaires se révoltent, je suis amère, et ainsi de suite. Ça ne finira donc jamais?
J'ai attendu plus que j'aurais voulu. Mais c'est bien ainsi, au bout du compte. J'ai préféré donner mon lait le plus longtemps possible à Tilou, quitte à mettre sur la glace le projet de bébé #3. J'ai trouvé l'attente difficile, par moments. Surtout avec toutes ces bédaines qui poussent autour de moi (c'est une véritable épidémie, j'vous dis pas). J'ai fait taire mon ventre à plusieurs reprises, appuyé sur snooze pour remettre à plus tard l'appel de la maternité.
Et puis nous y sommes. J'ai arrêté d'allaiter Tilou pendant nos vacances d'été, il y a 3 mois. Ça s'est bien passé, mais j'en reparlerai. J'ai patienté, attendu que le timing soit bon, que Hom se fasse à l'idée (il en veut un troisième, mais entre la théorie et la pratique, il y a une grande marge dans sa tête). Je lui avais dit "en novembre, nous irons consulter." Ce qui implique que je dois prendre rendez-vous. Bientôt.
Donc, je replonge dans les traitements aussi. Je suis nerveuse au simple fait de prendre rendez-vous. Suis-je vraiment prête? C'est comme si je n'avais jamais fait ça avant. Ça fait quand même près de 3 ans et demi que je me suis piquée pour la dernière fois. Je ne suis plus la même. Je suis plus vieille, plus molle, plus fatiguée, plus maman. Je me sens moins forte, moins confiante.
Oui, j'ai peur. Peur de plein de petites choses idiotes et je me pose de grandes questions que je ne devrais pas me poser. Peur d'avoir peur. Peur d'avoir mal.
Mais bon. Encore faut-il que je le prenne, ce rendez-vous. J'appelle demain matin. Enfin, je pense...
11 octobre 2010
Plongeon
Je replonge.
De plusieurs façons, à différents niveaux, je replonge.
Ça me manque, ça m'appelle. J'en ai besoin. De tout ça et probablement plus. Pour moi, avant tout.
C'est difficile de replonger. On regarde en bas, l'eau semble froide. Le tremplin est haut, le saut nous paraît risqué. On hésite. On tergiverse. On négocie avec soi-même. On relativise, on banalise. Puis, on ferme les yeux et avant de pouvoir changer d'idée, on abandonne tout et on saute. Dans le vide. Vers l'eau, qu'on connaît même si elle nous semble inconnue.
Je replonge. Qui sait où ça me mènera.
De plusieurs façons, à différents niveaux, je replonge.
Ça me manque, ça m'appelle. J'en ai besoin. De tout ça et probablement plus. Pour moi, avant tout.
C'est difficile de replonger. On regarde en bas, l'eau semble froide. Le tremplin est haut, le saut nous paraît risqué. On hésite. On tergiverse. On négocie avec soi-même. On relativise, on banalise. Puis, on ferme les yeux et avant de pouvoir changer d'idée, on abandonne tout et on saute. Dans le vide. Vers l'eau, qu'on connaît même si elle nous semble inconnue.
Je replonge. Qui sait où ça me mènera.
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