4 août 2009

Moins d'une semaine

C'est le temps qu'il me reste en tant que maman-à-la-maison-à-temps-plein. C'est le temps qu'il me reste avant que les choses changent. C'est le temps qu'il me reste pour me faire à l'idée...

Mes garçons commencent la garderie lundi prochain.

Pour Tithom, c'est un changement de garderie, d'amis. Il allait déjà depuis un bout de temps à la garderie privée (en installation), 2 jours par semaine. Il ira maintenant 4 jours (mais je risque fort de faire descendre ça à 3 prochainement), en milieu familial.

Pour Tilou, ce sera tout nouveau. Il ira 3 jours par semaine et juste d'y penser me donne des palpitations.

Mais je sais que c'est pour le mieux, en bout de ligne. Je reviendrai sur mon cheminement et les raisons de ce changement de cap, mais pour le moment, je ne focusse que sur le temps qu'il me reste à avoir mes garçons avec moi tout le temps, pour moi toute seule.

Je trouve cela difficile, cette semaine. Le retour au travail de Hom après 3 semaines en famille, en plus du fait que Tithom ne va pas du tout à la garderie cette semaine (changement d'horaire,j'ai annulé une semaine trop tôt). Je les ai vraiment à temps tout plein avant de m'en séparer. Et je trouve ça difficile. Je trouve difficile de faire la discipline, de les séparer sans arrêt, de sans cesse dire non. J'en ai assez de m'entendre répéter les mêmes sermons sans avoir de résultat. Je suis fatiguée de ne pas avoir de repos plus de 10 minutes parce qu'ils ne dorment jamais en même temps. Je suis découragée devant la longue liste de choses à faire et de projets qui ne diminue jamais.

Quand je les chicane, quand ils ne dorment que 15 minutes, quand ils crient et pleurent à l'unison, quand ils se chamaillent et font des crises, quand je répète pour la 76e fois "laisse ton frère tranquille!!", je pense avec soulagement "il reste moins d'une semaine!"

Mais, au delà de la fatigue et de l'impatience, il y a la déchirure, la séparation, le vide que j'entrevois. Je le sens que ça va faire mal, que je vais me sentir seule et m'ennuyer. Je sais que je vais me sentir coupable et regretter, un peu, au début. Je n'ai pas pris cette décision avec aisance et encore moins avec légèreté. Même si je sais, au fond de moi, que c'était la seule solution pour moi, pour nous, pour le moment, je me prépare à être déchirée. Et c'est encore plus difficile que tout le reste.

Quand je caresse les petits cheveux blonds de Tilou alors qu'il s'endort au sein après le dîner, quand je joue dehors avec Tithom qui me sourit à pleines dents, quand je me prélasse en pyjama, sirotant mon café, avec mes petits bonshommes qui rient comme des fous, je me dis avec tristesse qu'il me reste moins d'une semaine... aussi bien en profiter.