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27 août 2007

Expositions

Il y a deux fins de semaine, Hom et moi sommes allés à Ottawa pour voir l'exposition de Renoir au Musée des beaux-arts du Canada. Étant une mordue de l'impressionnisme depuis le jour où, en secondaire 4, j'ai dû choisir un sujet pour mon travail de fin d'études, je ne voulais pas manquer cette exposition.

Nous avons décidé d'y aller seuls, faisant l'aller-retour dans la même journée. Nous sommes allés reconduire Tithom chez ses grands-parents et nous sommes allés déjeuner. Ça nous faisait tout drôle de ne pas voir sa petite tête blonde dans le rétroviseur et de ne pas avoir à demander une chaise haute. Nous avons pu prendre notre temps, déguster notre café sans faire de course contre la patience de Tithom. En sortant du resto, nous avons vu Tithom et ses grands-parents se promenant, de l'autre côté de la rue. Drôle de sensation de voir son enfant au loin, menant presque une autre vie pour un court moment.

En traversant le pont, je ne pouvais m'empêcher de regarder la ville derrière moi et de penser que mon garçon était là, à quelque part, alors que moi j'étais sur le pont, m'éloignant de lui. J'ai toujours un peu peur (bon d'accord, pas mal peur) quand nous laissons Tithom. J'ai peur qu'il nous arrive quelque chose et qu'il se retrouve sans parents. Peur insensée? Je ne sais pas, peut-être, mais n'empêche que ça me faisait une boule dans l'estomac.

Arrivés à Ottawa, nous sommes arrêtés sur une terrasse pour boire un verre (un Shirley Temple pour moi) et manger des natchos.

L'exposition était sublime. Je ne pouvais m'empêcher de regarder chaque tableau sous tous les angles, de me pencher pour admirer les coups de pinceaux, les jeux de lumières et d'ombres, les couleurs, les impressions. À chaque nouveau tableau que je découvrais, je me disais "je vois des Renoir en vrai!"

Nous avions pris les audio-guides et avons pu prendre tout notre temps pour admirer les tableaux. Nous sommes ensuite partis, pour arrêter à mi-chemin pour souper. Arrivés chez mon père, j'étais bien heureuse de retrouver mon petit bonhomme, même si je dois avouer que j'y avais moins pensé alors que j'avais devant moi La cueillette des fleurs.

Puis, en fin de semaine dernière, nous sommes allés passer la fin de semaine en famille à Québec. La première journée s'est déroulée comme un charme: le chemin pour y aller en voiture sans une complainte de Tithom, le dîner au restaurant en toute bonne humeur, l'exposition des Dragons avec beaucoup d'enthousiasme (nous sommes même tous des dragonologues certifiés!), le souper au resto sans un mot et la soirée à l'hôtel relaxante. Mais quand fut venu le temps de faire dodo, pas moyen de coucher Tithom. Fidèle à son habitude lorsqu'il ne dort pas chez lui, il combattait le sommeil et ne voulait rien savoir de son parc. Essaie de le promener dans la poussette dans la chambre, mais les roues restent prises dans le tapis. Essaie de le promener dans le corridor, mais il y fait trop clair. Nous avons donc remis nos chaussures et sommes allés marcher dehors pour l'endormir. Après une heure de marche dans le noir, il avait enfin les yeux fermés.

Notre nuit à nous fut mouvementée. J'avais chaud, j'avais mal au coeur, je n'osais pas bouger de peur de réveiller Tithom qui dormait à deux pas de nous. À chaque son qu'il faisait, je sortais de mon demi-sommeil. Et bien entendu, il s'est réveillé très tôt. Heureusement, il était de bonne humeur.

Nous sommes allés nous promener dans les Plaines, pour ensuite aller à une autre exposition, celle de Cranach à Monet cette fois. Deux grandes salles où sont accrochés des tableaux sur les murs. Des gens silencieux qui regardent de loin. Et un Tithom de très bonne humeur qui a choisi cette journée pour faire ses vocalises. Je ne parle pas de cris ou de pleurs, mais de petits chants très rigolos, qui auraient fait sourire les gens dans d'autres circonstances. Mais dans un musée où c'est écho et où on est supposé admirer de l'Art, pas de place pour des chants enfantins. J'avais beau ne pas m'occuper des regards et des renifflements en notre direction, je sentais bien que mon fils dérangeait. Même l'employé du Musée semblait retenir l'envie de nous mettre à la porte. Nous nous sommes donc relayés, l'un promenant Tithom dans les corridors pendant que l'autre observait les tableaux. Nous espérions qu'il s'endorme, mais ce ne fut pas le cas. Bon, peut-être avons-nous ambitionné un peu avec la deuxième exposition. Peut-être n'aimait-il pas l'art européen. Peut-être voulait-il rajouter un peu de gaieté dans cette atmosphère trop sérieuse...

Deux escapades, deux expériences. Nous avons apprécié notre temps seuls tous les deux. Nous avons aimé pouvoir prendre notre temps, pouvoir être seulement un couple pour quelques heures. Mais nous avons aussi aimé voir Tithom découvrir et observer plein de choses. Nous avons aimé nous promener avec lui, qui est un très bon garçon après tout. Suffit de choisir le bon moment et la bonne dose. Encore quelque chose que nous avons appris, un peu malgré nous.

27 juin 2007

Pas de tout repos

Notre fin de semaine au chalet n'a pas été de tout repos. Je filais mieux, au moins. Plus de migraine, rhume volatilisé et ovaires presque redevenus normaux. Ce qui a été fatigant, c'est Tithom. Il a été de bonne humeur et très gentil tous les jours, sauf quand venait le temps de dormir. Monsieur est douillet, monsieur veut dormir dans ses affaires et monsieur veut tout voir, tout découvrir en une journée. Pas question de dormir, c'est une perte de temps! Pourquoi faire une sieste quand je peux passer une heure à lancer des caillous dans la rivière, à regarder un papillon voler ou à me balancer à la branche du sapin?

Tithom n'aime pas le parc, sans parler du fait qu'il n'était pas dans sa chambre, qu'il faisait noir (honte à nous d'avoir oublié son toutou qui brille) et qu'il n'avait pas ses affaires. Première journée, il n'a pas fait de sieste du tout. Tannés, nous sommes allés en ville, question qu'il dorme dans la voiture. Un gros succès... de 30 minutes. Le soir venu, rien ne fonctionnait pour le faire dormir. Il criait au meutre dès qu'on le déposait dans le parc. Il pleurait si on essayait de le coucher entre nous. Il se débattait si on le berçait. Nous avons dû attendre que le soleil se couche pour qu'il se calme assez pour que je puisse le bercer en lui chantant des berceuses, face à la fenêtre qui donnait sur le lac. Après avoir fait le tour de mon répertoire 3 fois, il était enfin mou et endormi dans mes bras.

Deuxième journée, il s'est endormi assez vite pour la sieste. Probablement parce qu'il avait du sommeil à reprendre. Mais le soir, rien à faire. Nous avions décidé de lui montrer son premier feu de camp. Il était bien trop excité par toutes ces nouveautés pour aller dormir. C'est Hom qui l'a endormi, en le promenant tranquillement dans le chalet pendant une bonne heure.

En plus de tout cela, comme Tithom dormait dans notre chambre, je me réveillais à chaque petit son qu'il faisait. Donc, très souvent. Et à 7h, quand il avait décidé que sa nuit était terminée, nous n'avions pas le choix de nous lever.

Bref, nos belles illusions de repos et de sommeil ont fait pouf! Nous sommes revenus de là plus fatigués, mais quand même revigorés par le soleil, l'air pur et le calme de la campagne.

C'était notre test avant les vacances. Nous avons pu voir ce que nous n'avions pas pensé apporter, ce que nous n'avions pas envisagé comme possibilités. En espérant que d'ici août, Tithom apprenne à s'endormir n'importe où... ou que je me trouve des bouchons pour les oreilles.

27 novembre 2006

Nouvelles brèves

Tithom se lève debout tout seul (avec l'aide de ses amis les meubles) depuis une semaine. Nous avons donc baissé son matelas de bassinette, même s'il n'arrive pas encore à passer de la position couchée à assise. Qu'à cela ne tienne! Hier, je le couche pour sa sieste. Quelques minutes plus tard, il pleure encore, je vais donc le voir. J'ouvre la porte, il est debout dans son lit! Aucune idée des manœuvres utilisées, mais le résultat était là!


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Tithom a mangé des pâtes avec de la sauce tomate pour la première fois cette semaine et il en rafole. Vraiment. Il les déguste, même.


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Nous sommes allés à la parade du Père-Noël samedi. Nous avions hâte de voir la réaction de Tithom. Il a gardé le même air tout le long, c'est à dire bête. Aucune émotion, aucun ooooh ni aaaah. Et il s'est endormi juste avant de voir le Père-Noël. La preuve:



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Le party de bureau s'est bien déroulé. Ce n'était pas vraiment plus amusant qu'à l'habitude, mais au moins je suis sortie de chez moi une soirée, sans le bébé, qui a passé une belle soirée avec ma mère.

Pas de photo.
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Tithom est allé à sa première fête d'amis hier. Il s'est bien amusé, entouré d'enfants de tous âges. Il n'a pas eu droit à un morceau de gâteau, mais à beaucoup de bisous de son ami Nanou.

21 novembre 2006

Ça change pas le monde, sauf que...

Tout le monde s'entend et s'amuse à le répéter à tous les futurs parents: avoir un enfant, ça change une vie.

J'ai toujours dit que notre vie n'avait pas changé tant que ça. Nous n'étions pas sorteux d'avance, ça n'a donc rien changé de ce côté-là. Tithom ayant été un bébé facile, nous l'avons toujours amené où nous allions, que ce soit le resto le dimanche matin, un souper chez des amis ou une coupe de cheveux chez la coiffeuse (oui je sais, je sais, j'ai une vie vraiment palpitante).

Mais aujourd'hui, je me rends compte d'une chose que la venue de Tithom a changée.

À chaque année, à peu près à la même date, a lieu le fameux party de bureau de Hom, auquel je l'accompagne. C'est toujours au même endroit, on mange toujours la même chose, on fait toujours les mêmes petits jeux plates (Ok! le prochain qui m'apporte une paire de bas nylon!! Ok! Tous les patrons se déguisent et font une gigue!), Hom gagne toujours le même prix (une bouteille de vin) et je ris toujours des petites madames super pomponnées qui agissent comme des adolescentes à leur bal de finissantes. Je me dis qu'elles ne doivent pas avoir grand divertissement dans leur vie si le party de bureau les fait tripper autant. Et à chaque année, en bons party animals que nous sommes, nous partons les premiers, vers 23h. Hom a mal à la tête d'avoir trop écouté le DJ insignifiant* et sa musique de disco mobile cheap (YMCA, Celebration et le classique Kung-Fu fighting) et moi j'en ai plus que marre de me faire dire "tu es la blonde de Hom? Mes sympathies! Ahahah!" par des caves qui se pensent drôles. Ça fait 10 ans que mon chum travaille avec le même monde, 'est vieille!

Nous sommes parmis les plus jeunes, la majorité des collègues de Hom ayant au-dessus de 40 ans. Je ne connais pas les femmes de ses collègues. De toutes façon, elles changent à chaque année. Bref, je m'emmerde en essayant de faire du small-talk avec des gens qui ne m'intéressent pas et que je n'intéresse sûrement pas non-plus. J'vous dis, une soirée vraiment capotante.

Mais cette année... je suis gênée de dire ça, mais... j'ai comme presque hâte d'y aller. Je me suis même achetée une belle petite robe avec des brillants. Oui oui, je serai une petite madame super pomponnée qui ne sort tellement pas souvent que le party de bureau de son chum la fait tripper. Oui, un enfant, finalement, ça change une vie...


*Le DJ brillera par son absence cette année. La nouvelle organisatrice a engagé un band à la place. Pas de jeu, pas de YMCA. Cool.

4 novembre 2006

La musique de ma mère

Même si je n'ai jamais vraiment trouvé ma mère cool dans le présent, j'ai toujours su qu'elle l'avait été dans le passé. J'aimais regarder les photos en noir et blanc où on la voyait dans sa chambre aux murs couverts de posters des Beatles et des Stones, où elle arborait fièrement un look très cool, une cigarette au bec et un air blasé un peu forcé. Elle écoutait de la musique cool, quand elle était jeune: Beatles, Stones, Dylan, Santana, Janis, Simon & Garfunkel, Cat Stevens, Lennon... J'avais un tourne-disque dans ma chambre et je faisais jouer ses vieux 33 tours qui grichaient, en fumant une clope, en rêvant aux années 60. J'aurais aimé être une vraie hippie, comme ma mère.

J'ai plus tard acheté toute cette musique en CD, question de faire une drôle de lien entre le passé et le techno. J'écoute encore beaucoup de cette musique "pas de mon âge". C'est celle qui me rejoint le plus, celle dans laquelle je me sens le plus moi.

Ma mère m'a aussi fait découvrir des artistes d'aujourd'hui. J'avais un peu honte de le dire, plus jeune. On n'est pas supposés aimer la même musique que notre mère, quand on a 17 ans.

Grâce à ma mère, j'ai entre autres connu Lhasa de Sela. Une voix veloutée, un son chaleureux et sincère, une musique multi-ethnique. Lire un livre, bien écrasée dans mon sofa, avec la Llorona qui joue en background, c'est pour moi le summun d'un dimanche après-midi relax.

Demain soir, je vais voir Lhasa en spectacle avec ma mère. C'est notre cadeau de fête pour elle, mais aussi un petit cadeau pour moi. Ma première sortie sans mes hommes. La première soirée où Hom sera seul avec Tithom. Ça le rend nerveux, mais moi pas. Je suis contente de lui offrir ça. Je suis contente qu'il passe une soirée avec bébé. Ça nous fera tous du bien, j'en suis certaine.

Ma mère n'est peut-être pas ce que je considère comme étant une personne cool, mais elle a du goût en musique. Et demain soir, je serai bien heureuse d'avoir quand même fouillé dans ses disques, il y a quelques années...

11 octobre 2006

Où je me sens tout à coup vieille

Nous sommes partis de la maison hier soir, le coeur gros de laisser notre bébé derrière nous pour la première fois. Faut le faire, ça ne me tentait même plus d'aller au show, je voulais juste rester chez moi, à jouer avec mon bébé, assise par terre. Mais bon, du nerfs, me suis-je dit! Je vais aimer ma soirée et en plus, les beaux-parents seront bien heureux de pouvoir dire qu'ils ont gardé Tithom.

Tout le long du trajet vers la salle de spectacle, je me disais "il ne faut pas qu'il nous arrive quelque chose. Il ne faut pas qu'un viaduc nous tombe dessus, car Tithom se retrouverait seul." Je sais, c'est complètement irrationnel, mais c'était une angoisse toute nouvelle et je ne savais pas vraiment comment dealer avec.

En entrant da la salle de spectacle, je me suis vite apperçue que nous étions vraiment au-dessus de la moyenne d'âge. Bon d'accord, il y avait des gens de tous les âges, mais disons que ceux plus vieux que nous étaient là, pour la grande majorité, pour accompagner leur ado. Les "parents" étaient donc assis à la mezzanine alors que les jeunes, nous étions au parterre, debouts. Admission générale... je crois que j'ai passé l'âge pour ça! Je ne trippe plus du tout à être coincée entre un grand ado échalotte qui croit que son haleine de bierre va camoufler le fait qu'il croit que le déodorant, c'est pour les vieux, et la petite pitoune qui saute partout comme une débile parce que Plattsburg c'est sa tooooooooooune! Je suis vieille, je sais. Mais je suis petite aussi et j'ai besoin d'espace.

Pendant le show, à plusieurs reprises je me suis demandée ce que mon coco faisait, s'il dormait, s'il pleurait, s'il avait bu. Puis j'oubliais et j'écoutais la musique. Un bon show, mais ça, je n'en avais jamais douté.

J'ai observé la foule, observé les jeunes, en me disant que dans mon temps, je n'avais pas de groupe comme ça, accessible et engagé. Ouais... "dans mon temps"... j'ai dit ça... J'ai même trouvé une solution au débalancement de tissus qui touche les ados: prendre le surplus de denim que les gars ont dans le fond de culotte et le mettre à la taille des jeans trop bas des filles. Je blague, je ne suis pas SI vieille, quand même!

J'ai rigolé quand les Cowboys ont entonné En berne, disant "chu né dins années 70" alors que le 3/4 de l'auditoire n'a jamais vu les années 70. J'ai été agréablement surprise d'entendre leur interprétation de La chanson du pharmacien, de Félix Leclerc, une de mes préférées. En tout et partout, j'ai beaucoup aimé le show. Je me sentais un peu déphasée, mais ça, c'est moi.

Nous avons passé tout le show pas très loin d'une colonne de son. Mon oreille droite me faisait mal, je comprenais bien pourquoi il n'y avait personne à cet endroit, pourtant si près du stage. Je me suis finalement rappelée que les ados ont les oreilles plus sensibles que les vieux...

Bien entendu, nous avons été pris dans le traffic en revenant. Nous étions très impatients de rentrer, pour savoir comment la soirée avait été. Il n'y avait pas de message sur le cellulaire, donc nous devinions qu'il n'y avait pas eu de grosse crise ni de drame. Mais dormait-il? Avait-il bu?

Il dormait. Il avait été très gentil toute la soirée. Pas de crise, pas de pleurs. Il n'a pas bu, mais ma belle-mère n'a essayé que deux fois, sans insiter. Elle a aussi essayé de lui donner de l'eau, sans succès. Elle ne lui a pas changé sa couche de la soirée par contre, car au toucher, elle était sèche (nous lui avions mis une couche jettable pour les grands-parents pas habitués). Sèche, oui, mais pleine aussi! Quand ils sont partis, Hom et moi sommes entrés dans la chambre de Tithom. Nous devions le voir, je ne pouvais pas dormir sans avoir caressé ses cheveux. Il dormait, tout croche. Le contour de lit était posé d'une drôle de manière, couvrant le haut des barreaux, mais laissant le bas libre pour les petites jambes et petits bras potelés qui viendraient s'y prendre. J'ai essayé d'arranger les choses, pendant que Hom replaçait bébé. Il s'est réveillé. J'ai changé sa couche, l'ai allaité et recouché. J'avoue que j'étais contente qu'il se réveille, j'ai pu le tenir contre moi avant d'aller dormir. Et j'ai bien dormi. Même si mes oreilles scillaient, que ma gorge était irritée d'avoir trop chanté et que mon dos m'élançait d'être restée debout toute la soirée.

Je suis peut-être une vieille fan des Cowboys Fringants, mais je d'abord une jeune maman. À la fin de la soirée, c'est ça qui prend le dessus sur tout.

10 octobre 2006

Soirée de première

J'ai reçu, à mon dernier anniversaire, un billet pour aller voir les Cowboys Fringants. Le show est ce soir. J'ai très hâte, mais en même temps, j'ai une boule dans le ventre. Mon bébé se fera garder pour la première fois. Les parents de Hom viennent ici veiller sur mon petit précieux pendant que je danserai et chanterai à tue-tête dans une petite salle remplie de gens bien plus jeunes que moi.

Je fais confiance à mes beaux-parents, là n'est pas le problème. En fait, il n'y a pas de problème, seulement une angoisse de séparation. Habituellement, c'est le bébé qui vit cette angoisse, mais ce soir, ce sera la maman. Je sais que je vais m'ennuyer, mais en même temps, ça me fera du bien de sortir sans mon fils. Je me demande ce qu'il fera, puisqu'il n'accepte pas encore le lait maternisé (même si j'ai essayé toutes les façons possibles et imaginables, 6 gobelets différents et une dizaine de combinaisons biberons/tétines différentes). Je ne sais pas si mes beaux-parents réussiront à le faire dormir s'il n'a pas bu. Je ne m'inquiète pas à ce qu'il meure de faim, je ne serai pas partie si longtemps. Mais ça me peine de penser qu'il pleurera peut-être toute la soirée parce que sa maman est partie avec ses réserves de lait.

Je pense bien que je m'en fais pour rien, encore un fois. Ça doit être le propre de la nouvelle maman, de s'en faire pour des pacotilles. Il est gentil, mon bébé. Il est patient et flexible, ça devrait bien se passer.

Je vais profiter de ma soirée, du show et de l'ambiance. La dernière fois que j'ai vu les Cowboys, j'étais enceinte depuis peu. C'était à la Fête Nationale, l'an dernier. Je flattais ma bédaine plate en m'imaginant un minuscule bébé qui dansait à l'intérieur. Ce soir, je danserai sans mon bébé. Et je tâcherai de m'amuser!

11 septembre 2006

Une sauteuse, de l'eau et des pommes

Non, il ne s'agit pas d'une recette, mais du résumé de notre fin de semaine.

Nous avons acheté des nouvelles bébelles à Tithom, dont une sauteuse comme dans le bon vieux temps. On peut donc comparer mon fils qui s'y amuse follement...



Et moi, il y a quelques années...



Aimer swigner, ça doit être génétique.

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Hier matin, Tithom avait son premier cours de natation. L'eau était plutôt froide, mais ça s'est bien déroulé. Ses prouesses: il a fait l'étoile et flotté sur le ventre. Avouez que c'est impressionnant!

Pas de photo, Hom avait oublié la caméra.

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Après la petite baignade, nous sommes allés aux pommes en famille. Il faisait très beau, on en a même profité pour faire un petit pic-nic. Après s'être bourrés de beignets aux pommes, nous sommes embarqués dans le charriot derrière le tracteur et sommes allés cueillir des pommes. Tithom, dans l'écharpe, se foutait pas mal des gros fruits rouges. Lui, ce qu'il voulait manger, c'est les feuilles des arbres.

Malgré son manque de participation et sa fatigue (probablement d'avoir trop fait l'étoile), il a été sage come une image.



Il s'est même endormi dans l'écharpe, collé sur le coeur de maman. Aaah...

5 septembre 2006

Du lait et du sang

Samedi, nous nous promenions à Québec avec Tithom pour la première fois. Une première escapade en famille, loin de chez nous, loin de nos choses, loin des bébelles de Tithom. Pour lui, une journée entière passée dans le siège d'auto, la poussette ou l'écharpe. Il commençait à être impatient et gigotteux. Nous avons quand même décidé d'aller souper au resto. Après tout, Tithom avait toujours été très gentil au restaurant.

Il avait faim. Le resto était bruyant et sombre. Des gens passaient sans cesse près de nous. La chaise avait des bras qui ne me laissaient pas beaucoup de liberté. J'ai voulu allaiter Tithom quand même, question de le calmer et d'ensuite pouvoir souper tranquillement. J'ai placé une petite couverture pour le couvrir, le temps de l'installer (je ne suis habituellement pas prude comme ça, mais le setting du resto ne m'inspirait pas). J'ai sorti mon sein, puis j'ai placé un Tithom choqué devant, en espérant qu'il se branche par lui-même, comme il le fait souvent.

Il ne s'est pas branché. Au lieu de prendre le sein normalement, il m'a mordue. Oh, c'est arrivé souvent qu'il me morde. Il a des dents depuis 3 mois après tout! Mais jamais comme cette fois-là. Il m'a véritablement mordue. Je dirais même qu'il m'a mâchée. Il était fâché, il donnait des coups de pieds, il a mordu et ne lâchait pas prise.

Quand j'ai réussi à l'enlever de mon sein, après avoir dit tous les sacres de la terre dans ma tête et en ayant retenu les larmes de douleur qui montaient, je me suis apperçue qu'il avait la bouche en sang. J'avais baissé mon chandail par-dessus mon sein sans le recouvrir. J'ai baissé la tête et j'ai vu deux taches de sang sur mon t-shirt blanc. Deux taches grosses comme des 1$. Je saignais. Mon mamelon pissait le sang. J'ai dit, comme dans un brouillard "Hom, je saigne. Je suis en sang." Je tremblais. J'ai essuyé la bouche de Tithom avec la couverture puis je suis allée à la toilette. Mon mamelon saignait, mais je n'arrivais pas à voir d'où.

Hom se tenait dans le cadre de porte de la toilette des femmes, avec un bébé en pleurs dans les bras et de la peur dans les yeux. "Es-tu correcte? Est-ce que ça va?" me demandait-il. Je ne suis pas en danger de mort, mais ça ne va pas... J'ai mal comme je n'ai jamais eu mal avant et je ne sais pas quoi faire.

Je décide d'allaiter Tithom assise sur une petite chaise, dans les toilettes, où c'est un peu plus calme. Il finit par se calmer et par boire à l'autre sein. Jusqu'à ce qu'une dame décide de se sécher les mains au séchoir plutôt qu'avec du papier. Tithom n'a jamais voulu reprendre le sein. J'ai essayé l'autre côté, même s'il avait saigné. Il était plein, je devais le vider et Tithom avait faim. J'ai essayé de lui mettre dans la bouche, mais quand il s'est retourné et que j'ai vu le sang sur sa joue, j'ai ressenti une faiblesse dans mes jambes.

Nous avons mangé notre repas en vitesse, sans vraiment le savourer. Bébé était encore bougonneux, il ne voulait rien savoir de la chaise haute ni de la poussette. Pas de dessert, on retourne à l'hôtel illico.

J'ai dû lui redonner le sein mordu par la suite. Je n'avais pas le choix: je n'avais pas mon tire-lait, ni de biberon. Il devait boire et je devais me vider. Il a donc bu du sang mêlé au lait, pendant que mes orteils frisaient tellement j'avais mal. Ça me fendait le coeur quand j'essuyais sa bouche et que la débarbouillette se tachait de rose. Ça ne semblait pas le déranger, il ne semblait pas voir de différence dans mon lait, heureusement.

Les boires des jours suivants ont tous été douloureux. Je ne sais toujours pas d'où je saignais (et j'ai resaigné à tous les boires du lendemain), mais ça a fini par passer. J'ai encore un peu mal, mais ça ne saigne plus et la douleur diminue pendant le boire, pour disparaître complètement.

Je sais que la peur finira aussi par passer, mais pour le moment, je lui donne encore le sein à reculon. Cette mésaventure a fait une entaille dans mon amour de l'allaitement... et ça m'attriste.

31 août 2006

Deux jours en famille

La longue fin de semaine du travail arrive. Hom a pris une journée de congé de plus, soit demain.

Nous avions l'habitude, jadis naguère, d'aller souvent passer des fins de semaine à Québec. Promenade dans le Vieux Québec et les Plaines, souper au resto, nuit à l'hôtel... même la route faisait partie des joies de l'escapade.

La dernière fois où nous sommes allés à Québec, c'était à la St-Valentin, l'an dernier. Nous sommes mûrs pour y retourner. Nous partons donc demain matin première heure vers Québec.

Deux jours dans la vieille capitale, comme dans le temps. Avec en prime cette fois-ci un Tithom en écharpe ou en poussette.

15 août 2006

Escapade en Mauricie

Le pic-nic annuel s'est bien déroulé. Les gens n'étaient pas trop saouls (ou bien je les ai manqués, m'étant couchée tôt). Tithom a passé la majeure partie du weekend dans mes bras, dans l'échrape, la poche ou la poussette. Les enfants aux coupes Longueuil n'ont pas déteint sur lui. Mes les becs des matantes moustachues, on a pas pu s'en sauver.

Quelques faits saillants...
- Tithom s'est endormi dans mes bras, dans la balançoire, 4 fois: 3 siestes et le dodo pour la nuit.
- Il faisait froid dans la roulotte, alors en plein milieu de la nuit, nous avons transféré Tithom de son parc à notre lit. Il a dormi tout collé entre nous deux, bien au chaud.
- J'avais établi un code secret avec ma belle-soeur. Si quelqu'un d'indésirable prenait Tithom, je lui faisais un signe et elle allait lui enlever des bras. Très efficace!
- La dite belle-soeur commence à avoir un petit bedon rond. Je suis jaloooouse!
- J'ai trouvé un ver dans mon blé d'inde et ça m'a complètement dégoûtée du maïs pour un bout!

Quelques photos...


Dodo dans les bras de maman


Il faisait froid, maman m'a mis une tuque


J'ai même dormi avec ma tuque...


Ils me font faire de drôles de choses, ces parents...

11 août 2006

Escapade à Lanaudière

Hom a eu une promotion il y a quelques mois. Ses nouvelles fonctions l'amènent à se promener beaucoup plus qu'auparavant. Il devait assister à une formation à quelque part dans l'état de New York cette semaine. Je me retrouvais donc seule avec Tithom de lundi à mercredi. Jour et nuit. Rien de dramatique, mais je voyais déjà ces 3 jours comme une éternité.

En parlant avec ma mère, j'ai eu la brillante idée d'aller la rejoindre à son chalet, pour les 3 jours. Des petites vacances en milieu de semaine, une petite escapade dans Lanaudière. Ça me ferait du bien!

Je suis donc partie lundi, emportant avec moi un peu de vêtements, beaucoup de couches, un bébé un peu bougon parce que sa 4e dent venait de percer et mon oreiller. Hop! sur la 125 Nord, chalet, here we come!

Il a fait très beau. J'ai pris le temps de m'asseoir avec Tithom dehors sur une couverture, de jouer avec lui, de laisser sa grand-maman le bercer et lui donner un bain. J'ai même laissé le chum de ma mère l'asseoir dans son bolide hybride. Il espère tellement que Tithom aimera les camions!



Je n'avais pas amené le parc, je voulais me gâter. Tithom a dormi avec moi, dans le grand lit. Mais il bouge ce petit homme! Il en prend de la place, ce petit ogre! J'ai eu du mal à dormir tellement il me donnait des coups de pieds et de poings. Mais ce n'est pas grave. Juste pour la seconde où j'ouvrais mes yeux le matin et le voyais me sourire, ça vallait la peine.

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En fin de semaine, c'est le pic-nic annuel de la famille de Tithom. Hey oui, ça revient à chaque année, pas moyen de s'en sortir!

Cette année, il y a une chose différente que j'appréhende. Je ne suis pas une super-méga-mère-poule-lionne-touchez-pas-à-mon-bébé, mais je n'aime pas quand les gens prennent mon bébé et sortent de mon champs de vision. Je fais confiance à certaines personnes, comme mes beaux-parents, mais pas à la cousine folle qui a été prise plusieurs fois en état d'ébriété au volant de sa voiture avec ses enfants sur la banquette arrière. Je ne veux donc jamais quitter Tithom des yeux car je ne veux pas qu'il se retrouve dans les bras de la dite cousine. Ou de ses enfants. Quoi? Ils ont une coupe Longueuil. Non mais... Et puis, il y a des obstacles! Et du danger! Une rivière! Avec des roches! DES ROCHES!!! Bon, j'exagère sûrement... mais n'empêche que simplement penser à mon bébé se promener de bras en bras, se faire brasser et bécotter par des matantes moustachues, ça me donne des frissons. Et pas la bonne sorte de frissons.

10 juillet 2006

Retour sur les vacances

Les vacances sont finies... déjà! Elles ont passé vite et franchement, j'aurais pris une semaine ou deux de plus.

Nous avons passé la première semaine des vacances au chalet de ma mère, sur le bord d'un lac. Il a fait beau pendant 4 jours. Des belles journées chaudes et ensoleillées, où ça sentait bon le lilas et le basilic du jardin. Le mardi, le ciel s'est déchaîné et nous avons dû rester dans le chalet toute la journée. Le mercredi, quelques éclarcies nous ont permis de sortir de temps en temps. Jeudi, il pleuvait 1 heure, faisait gros soleil 1 heure... On s'est tannés et nous sommes partis vendredi.

Je vais à ce chalet depuis que je suis née. Petite, j'y passais les vacances de la construction à chaque année, en compagnie de mes frères, cousines et grands-parents. J'adorais le chalet, avec le lac dans lequel on pouvait nager du lever au coucher du soleil, avec les feux de camps, les mouches à feu, le terrain de badminton, la cabane dans l'arbre, la grosse roche où nous allions pic-niquer, avec l'impression de partir à l'aventure alors que nous n'étions qu'à 3 minutes de marche du chalet... À l'adolescence, j'y allais encore, mais j'amenais une amie avec moi. Nous dormions dans une tente sur le terrain plutôt que dans le chalet. On pouvait jouer aux délinquantes loin du regard désaprobateur de ma grand-mère. On pouvait fumer et croire que personne ne nous voyait. Depuis que j'ai rencontré Hom, nous y sommes allés à plusieurs reprises, de façon régulière. Les étés où les finances ne nous permettent pas de nous payer des 'vraies' vacances, nous allons au chalet. L'an dernier, nous avions passé une semaine là, en compagnie de ma mère et de son chum. On avait passé la semaine à dormir, lire, dormir et dormir! J'étais enceinte de quelques semaines et j'aurais dormi une semaine cmplète si j'avais pu.

Cette année, c'était différent. Nous allions au chalet avec Tithom. Nous avons traîné des jouets, son exerciseur, son parc... Nous ne pouvions pas vraiment sortir avec Tithom, à cause du soleil et surtout, des moustiques. Nous avons essayé de le mettre dans son parc, avec un filet par-dessus, mais comme il ne se tient pas encore tout à fait assis seul, je passais mon temps à le redresser et il se tannait. Nous avons donc dû faire un compromis: à l'intérieur quand Tithom était réveillé et dehors pendant ses siestes. Nous avons donc pu en profiter quand même, sans devoir faire la girouette à côté du bébé pour chasser les mouches noires. Mais ça a fait du bien de revenir chez nous, en ville, loin des mouches noires.

De retour chez nous, nous avons un peu rénové la salle de bains (photos à venir), peint l'extérieur de la maison, changé l'évier de cuisine (photos à venir) et reçu des amis pour une journée BBQ. De belles vacances remplies, mais pas très reposantes! Ce n'est pas grave, on peut toujours reprendre le sommeil, mais pas le temps qui passe...

29 juin 2006

Retour à la maison

Le beau temps semble terminé, du moins pour la semaine. On a donc décidé de partir du chalet plus tôt que prévu. Tant qu’à rester enfermés à l’intérieur, aussi bien le faire chez nous, dans nos choses. Nous avons quelques travaux à faire dans la maison, s’il pleut, nous pourrons les faire.

Fini, le soleil sur le bord du lac, pour cette fois-ci en tout cas. Nous en avons assez des orages et de la pluie, nous rentrons à la maison.

J’ai quand même bien aimé le temps que nous avons passé ici, en famille. Ça nous a permis de nous retrouver, de nous ressourcer. J’ai pris le temps de m’asseoir par terre et de jouer avec Tithom. J’ai pris le temps de lui faire des coucous sans me sentir pressée. Je ne me tannerai jamais de son petit rire contagieux! J’ai pris le temps de prendre le temps, et pour cette raison, mon temps ici aura valu la peine.

Nous avons pris des marches avec bébé dans l’écharpe. Nous avons lu, dehors, dans une chaise longue, en sirotant un verre de jus de fruits. Je ne me souviens même plus la dernière fois où j’ai lu un roman! Je crois que c’était pendant mes vacances l’an dernier… Nous sommes allés nous promener au village où Tithom a fait sensation dans l’écharpe. Les gens ne pouvaient s’empêcher de sourire en voyant sa petite tête sortir de l’écharpe, sous mon menton. Il regardait partout et se bidonnait. Nous nous sommes baignés et Tithom a aimé ça! Nous avons joué à des jeux, mangé de la salade et des fruits frais, chassé les moustiques et respiré le parfum des fleurs.

Nos vacances ne sont pas terminées. Il reste encore une bonne semaine. Nous comptons bien en profiter aussi pleinement, mais à la maison plutôt qu’au chalet.

26 juin 2006

Le parfum des vacances

À ma gauche, un lilas encore en fleurs embaume mon matin de son parfum sucré. Devant moi, l’eau du lac immobile où se mirent les arbres. Le petit grinchement du moniteur de bébé posé près de moi me garde en contact avec mon fils qui dort dans le chalet. Le matin est frais, mais pas trop. L’air sent bon le lilas et les iris. Un geai bleu crie au loin, un canard lui répond du bord du lac. Le temps semble au ralenti. Nous sommes lundi… ou peut-être dimanche? Je ne sais plus trop… Peu importe, je suis en vacances! Ma peau a déjà pris un peu de couleur, malgré toute la crème solaire. Je m’en fous, je suis en vacances! Et puis de toute façon, j’aime l’odeur de la crème solaire: ça sent le soleil!

Les choses se passent bien au chalet. Le temps est beau, l’air pur nous fait du bien et chaque seconde passée en famille est un véritable bonheur. Je me rends compte à quel point le tourbillon du travail nous empêchait de profiter pleinement de notre nouvelle vie de famille. J’essayais de mon mieux de passer le plus de temps possible avec Tithom, à jouer avec lui, à le faire rigoler, à le bercer. Mais le travail, le maudit travail, coupait court à nos folles aventures et rigolades. Maintenant, je peux prendre tout le temps que je veux pour brasser un jouet devant les yeux émerveillés de mon fils. Je peux me coucher près de lui et le regarder dormir pendant un long moment. Je peux lui faire des pets sur la bédaine et les grosses cuisses toute la journée si je veux, je suis en vacances!

J’adore le temps que nous avons présentement. J’adore le temps ici, en nature, en famille, malgré les mouches noires et les fourmis. À la maison, le soir, après le dodo de Tithom, Hom et moi allons chacun de notre côté sur notre ordi ou nos rares loisirs pour quelques minutes, avant de nous coucher. Ici, pas d’ordi, pas d’internet, pas de modernité (ou à peine). Que le lac, les fleurs, les chaises longues et nous.

À ma droite, Hom, qui joue de la guitare doucement. Tithom, maintenant réveillé, dans mes bras, prend une poignée de fleurs de lilas dans une de ses petites mains. Ça sent bon, le lilas écrasé par des petits doigts potelés. Ça sent l’été et la liberté.

31 mai 2006

Juin

Le mois de juin a toujours été mon mois préféré. Cette année, il est surpassé par le mois de janvier, qui m'a apporté Tithom, mais il arrive bon deuxième.

Juin pour moi représente beaucoup de choses. Tout d'abord, c'est notre anniversaire de couple à Hom et moi. Puis, c'est mon anniversaire. Il y a aussi la Fête Nationale, le 24, qui a toujours été spéciale pour moi.

Juin, c'est aussi le début de l'été, la fin des classes, le début des vacances. Juin, c'est ranger pour de bon les vêtements d'hiver. C'est mettre du vernis coloré sur nos orteils parce qu'on porte des sandales. C'est sortir le vélo, les patins à roulettes, le parasol et le BBQ. C'est les longues soirées, les marches après le souper vers la crèmerie. C'est planter nos fleurs et légumes et les regarder pousser. C'est porter des camisoles et des jupes. C'est du vert et du bleu à perte de vue. C'est le soleil qui ne se gêne plus. C'est le temps des moustiques et des mannes sur le bord du fleuve. C'est un vent de fraîcheur le soir, dans la chambre, la fenêtre ouverte. C'est arracher des pissenlits. C'est une crème molle deux couleurs qui coule sur les doigts. C'est l'été qui commence, enfin.

Cette année, juin sera d'autant plus spécial que nous le passerons à trois. Nous commencerons en juin nos premières vacances en famille. Le premier été de Tithom, avec ses mini-shorts et ses mini-sandales. Les promenades en poussette, les baignades, la découverte des fleurs, des arbres, des bibittes.

Et avec le mois de mai merdique qu'on a eu, vivement juin!

5 septembre 2005

Longue fin de semaine

Samedi matin, nous nous sommes levés tôt pour aller déjeuner au resto. Hom devait prendre un déjeuner "d'homme" parce qu'on allait aider des amis à déménager. Enfin, il allait les aider, j'allais plutôt assister au déménagement... La serveuse de la Belle Province était bien sympathique et nous a jasé un peu. Puis nous sommes partis pour le déménagement.

Tout s'est bien déroulé, même si, comme à tous les déménagements d'amis, il y avait un manque d'organisation. Je trouve ça comique à quel point un déménagement peut être une chose si personnelle. On a toujours quelque chose à reprocher sur la "technique" de déménagement des autres. On est toujours une gang à dire comment NOUS ferions les choses, c'est à dire très différement. Mais je sais que mes amis, pour nous avoir aidés souvent, on toujours eu leur mot à dire dans nos déménagements aussi.

J'ai lavé la vaisselle pendant près de 3 heures. Comme mon amie avait fait ses boîtes il y a près de 3 ans, le papier journal commençait à être imprimé dans les assiettes. Je n'ai pas forcé, non, mais je me suis pas mal emmerdée... Alors la pizza était quand même méritée!

Dimanche, nous sommes retournés déjeuner au resto, parce qu'il n'y avait rien dans le frigo. La même serveuse nous a servi et nous a demandé comment avait été le déménagement. J'avais mis un chandail de maternité pour la première fois. Je ne sais pas si c'est ça qui lui a mis la puce à l'oreille, mais elle m'a dit "mais vous, vous ne déménagiez pas là? Pas avec le bébé qui s'en vient!" J'étais tellement émue que quelqu'un réalise, sans que j'en parle, que mon ventre renfermait un petit bébé! Ça m'a vraiment fait tout drôle de constater que le monde extérieur pouvait remarquer ce qu'il nous arrive de si beau.

Nous sommes ensuite allés nous promener dans le Vieux Longueuil, pensant y voir des ventes de garage et peut-être trouver la perle rare. Nous n'avons même pas trouvé de vente de garage, alors pour la perle rare, on repassera. On a fouiné un peu au Festival des vieux métiers, mais ce n'était vraiment rien d'extraordinaire. Un petit milk-shake à la crémerie où tout a failli commencer, puis retour à la maison. Un petit souper et un film, bien collés.

Aujourd'hui, nous avons passé la journée chez d'autres amis. Hom a aidé à déplacer des meubles et nous avons eu droit à un délicieux dîner. De retour chez nous, j'ai fait une sieste sur la chaise longue, dehors, alors que Hom lisait Le Petit Prince à mes côtés. Je ne sais pas combien de siestes j'ai faites sur cette chaise cet été! C'est imanquable, dès que je m'y étends, je m'endors!

Nous allons maintenant finir la fin de semaine du travail tranquillement... en attendant les prochains congés, dans un peu plus d'un mois!

23 août 2005

Et puis?

La fin de semaine s'est relativement bien déroulée. Je dois même dire que j'ai été agréablement surprise. Bon, il a plu toute la journée samedi et une partie de la matinée de dimanche. J'ai eu droit à quelques commentaires ou conseils du genre "tu vas voir...", mais rien de vraiment dramatique. Très peu de gens ont essayé de me taponner le ventre, mais pratiquement tout le monde m'a regardé la bédaine avant de me regarder dans les yeux pour me saluer. Je n'ai pas eu à dormir dans la tente, être enceinte a ses avantages! Le blé d'inde était bon. Et surtout, je n'ai pas chanté au karaoke. Je n'ai même pas eu à aller me cacher dans le bois! Le taux de participation a été pas mal bas cette année, ce qui a découragé les animateurs de forcer ceux qui n'avaient pas chanté à monter sur scène.

Les seules choses qui m'ont vraiment achalée sont les questions qui commençaient pas "as-tu pensé?" comme "as-tu pensé que l'an prochain vous allez venir ici avec un bébé?" ou bien "as-tu pensé qu'à Noël tu vas avoir une grosse bédaine?" Je me demande si les gens croient sérieusement que je n'ai pas pensé à tout ça... Enfin, ce n'est pas pour mal faire, je crois que la question se dirige plutôt vers eux. Ils se rendent tout à coup compte de certaines choses qui changeront d'ici quelques mois et se demandent tout haut si j'ai déjà moi-même fait ces conclusions.

Oui, j'ai pensé à tout ça. Et même bien plus.

19 août 2005

On va s'amuser!

En fin de semaine, c'est le pic-nic/épluchette/party annuel de la famille de la mère de Hom. Un beau gros 2 jours avec la belle-famille étendue. J'ai même droit à une nuit bonus puisqu'Hom et moi y allons dès ce soir pour aider les beaux-parents à préparer tout ça. Tout le monde y sera, ce qui veut dire beaucoup de monde, puisque ma b-m a 5 soeurs et un frère et qu'ils ont tous des enfants, dont certains ont des enfants aussi. Un gros party de cousins, cousines, oncles, tantes, frères, soeurs, où tout le monde dort sur place, soit dans une roulotte ou dans une tente et où tout le monde chante le soir autour du feu de camp. Ça semble amusant comme ça, non?

Non. Depuis l'an dernier, le bivouac a évolué, question de suivre les technologies modernes. Nous sommes maintenant à l'ère du... karaoke! Joie! L'an dernier, j'ai eu la chance immense de faire une laryngite (vraiment involontaire, juré!) cette fin de semaine là, ce qui m'a sauvée de l'humiliation du fun de chanter faux une toune quétaine devant tout ce beau monde. Mais cette année, je ne pourrai pas m'en tirer aussi facilement.

Pour ajouter insulte à l'injure, ils annoncent de la pluie à partir de ce soir jusqu'à dimanche matin. Vraiment le temps idéal pour une fête en plein air! Même si on instale une grande toile et qu'on s'arme de parapluies, ça enlève beaucoup de spontanéité et de liberté à cette fête. Pas le choix de rester sous la toile, près de la machine à karaoke! Moins facile d'aller se cacher dans le bois jusqu'à ce que tout le monde soit couché! On va passer au cash, coûte que coûte!

Je chiale, mais au fond, je vais sûrement m'amuser quand même. Ok, peut-être pas en chantant, mais en écoutant les autres beugler chanter leur choix de chanson plate au moins. Je ne dois pas penser au fait que je vais devoir me lever en plein milieu de la nuit pour aller à la toilette, à la pluie glacée, en pyjama, en essayant de ne pas réveiller tout le monde en défaisant le zipper de la tente et en mouillant mes bas en voulant mettre mes souliers en vitesse. Je ne dois pas penser aux nombreux commentaires plates qui m'attendent, aux mains aventureuses qui essaieront de flatter mon ventre et aux conseils non demandés que les gens se sentent toujours obligés de donner. Je ne dois surtout pas penser au karaoke. J'essaie de me trouver un point positif sur lequel me concentrer pour m'encourager. Le seul que j'ai trouvé: on va manger du bon blé d'inde! Pas fort comme point fort, hein?

Blé d'inde... Blé d'inde... Pensons fort au blé d'inde... Y'est mieux d'être bon!

15 août 2005

Un beau mariage

Samedi matin, je suis allée me faire coiffer. Après près de deux heures à me faire friser et placer les couettes, je suis retournée chez moi. Hom et moi nous sommes préparés et sommes partis pour aller rejoindre ma famille chez mon frère. Toute la famille y était: ma mère et son copain, mon père et sa copine, mes frère et les garçons d'honneur. Tout le monde était beau, en tuxedo ou en belle robe, les cheveux bien coiffés, les yeux brillants et le sourire aux lèvres. Je n'avais jamais vu mes frères aussi beaux! Et de voir ma mère et mon père dans la même pièce, à rire ensemble, avec leurs conjoints, c'était... unique. Mes parents ne s'étaient pas laissés en mauvais termes, mais ne s'étaient pas vraiment reparlé non-plus, une fois le divorce finalisé. Ça me faisait drôle de constater que je pouvais encore avoir une famille, quand ça comptait.

Déjà là, on me couvrait de compliments sur ma robe, mes cheveux, mon petit ventre qui pointait discrètement et mon décoleté qui n'avait jamais été si plein! J'aimais bien mon bedon ce matin-là, il avait poussé un petit peu, comme si Pépin voulait lui aussi participer à cette belle journée.

Nous sommes partis vers 13h15, en direction de l'église. Les gens se sont mis à arriver tranquilement. De tous les mariages où je suis allée, c'était le premier où je connaissais tant de gens, où notre famille était à l'honneur. Nous avons finalement pris place, fébriles, en attendant l'arrivée de la future-mariée. Mon père et ma mère ont mené mon frère à l'avant. Je pleurais déjà. Puis les cloches ont sonné. Les demoiselles d'honneur sont entrées, suivies de la future-mariée, accompagnée de ses parents (eux aussi divorcés). Quelle belle occasion qu'un mariage pour réunir, pour un instant, des familles brisées. Ma belle-soeur était magnifique, souriante et radieuse. Ma gorge était nouée et mes yeux pleins de larmes. La cérémonie fut belle, les mariés se regardaient avec des yeux scintillants.

Il faisait terriblement chaud dans l'église. Mon autre belle-soeur était assise derrière moi et me faisait du vent dans le cou de temps en temps avec un évantail chinois. Heureusement, sinon je serais bien tombée dans les pommes! J'étais assise avec ma grand-mère, qui n'a pas cessé de parler tout au long du mariage. Ma politesse m'empêchait de lui demander de se taire, mais ce n'était pas l'envie qui manquait! Elle m'a même dit: "tu as engraissé!" Ce à quoi j'ai répondu "non grand-maman, je n'ai pas engraissé, ce n'est pas de la graisse." "Bah! Engraissé, grossit, c'est la même chose!" "Non grand-maman, ce n'est pas pareil. Je n'ai pas engraissé, c'est mon bébé qui grandit." Quel manque de tact!

Après la cérémonie et les quelques photos sur le pas de l'église, nous avont suivi le cortège de limousines jusqu'au parc où ils prendraient plusieurs photos. L'endroit était superbe, avec des jardins et des décors idéaux pour les mariages. D'ailleurs, il devait y avoit au moins 6 gangs de mariages différents avec leur photographe sur place. Après avoir pris quelques photos, nous sommes repartis, en direction de la salle de réception.

Dans le hall, où nous prenions un verre (de jus, bien sûr!) en attendant l'ouverture de la salle, j'ai eu droit à différents commentaires. Les plus flatteurs étant "tu es belle!", "Ça te va tellement bien!" ou "Tu as une belle petite bédaine!" et les moins flatteurs du genre "ouin, ça paraît déjà tant que ça!" ou "juste 4 mois??" Plusieurs mains se sont aventurées vers mon ventre, mais j'ai réussi à pas mal toutes les repousser. J'ai eu droit à beaucoup de "bonne chance!" et de récits de grossesse (non sollicités de ma part, je précise). Bien des gens ont quand même respecté mes limites et ça m'a soulagée. On m'a posé quelques questions, si la grossesse allait bien, si j'avais des nausées, si nous savions le sexe, si nous avions choisi un prénom... Je trouvais ça correct, mais à la longue, je me tannais un peu de me faire poser des questions que sur ça. Je suis heureuse d'être enceinte, je suis heureuse de le partager, mais je suis plus qu'une femme enceinte. Enfin...

La soirée a été très belle, amusante et remplie de sourires. La bouffe était bonne, quoi que très abondante. Je dois préciser que nous avions affaire à un réception grecque. Résumé du souper: amuse-gueules avec les drinks (bar-open toute la soirée), puis entrée (artichauts, taramosalata, feta, spanakopita, etc.), 2e entrée de pâtes (penne et caneloni farci, sauce tomates), salade avec fromage feta et olives, repas principal (veau avec pommes de terre et légumes), plateau de fruits de mer pannés (crevettes, pétoncles, calmars et langoustines), puis le dessert, une crèpe farcie de crème glacée. À tout ça, s'ajoute la table de desserts (et quand je dis table, je veux dire 4 tables pleines) avec le gâteau de mariage. Bref, assez pour tous nous faire exploser!

J'ai eu droit à plusieurs moments touchants qui sont venus me serrer la gorge. Mon grand frère serrant très fort mon petit frère dans ses bras, le marié dansant avec ma mère, mon petit frère faisant un beau discours, très touchant et sincère, les mariés dansant leur première danse, mes grands-parents dansant le cha-cha... Et tout le monde si beau, si souriant, c'était très émouvant. Hom était tellement beau dans son habit et sa belle chemise. J'adore quand il s'habille "en monsieur".

Nous sommes partis vers 1h30 du matin et nous n'étions pas les derniers. Nous avons dansé sur des airs américains, grecs et italiens. Nous avons entendu des discours en anglais, en français et en grec. Nous avons eu un apperçu d'un mariage grec, ce que nous ne connaissions pas. J'ai vu toute ma famille réunie, ce qui n'arrive pratiquement jamais. J'ai vu mon père et mes frères en tuxedo. Il y avait une caméra jettable à chacune des tables. À chaque place, il y avait une flûte à champagne avec un fraise au fond, pour le premier toast aux mariés. Nous avons reçu, en guise de remerciement, un beau plat à olives. Ma mère avait peint un magnifique coffre pour mettre les cartes pour les mariés. Ma belle-soeur fêtait aussi ses 30 ans hier, elle a donc eu un beau bouquet de ballons et un autre gâteau pour souligner l'événement. Le gars du télégramme chanté était par contre très pénible... Les jeux qui habituellement nous tombent sur les nerfs dans un mariage n'ont pas été nombreux. Je n'ai pas attrapé le bouquet et Hom n'a pas attrapé la jaretière. Les chansons énervantes qui reviennent toujours (YMCA, Celebration, etc.) n'ont pas joué. J'ai enlevé mes sandales et dansé comme une folle avec ma cousine. Bref, en tout et partout, une soirée mémorable.

Hier, Hom et moi n'avons pratiquement rien mangé de la journée, trop bourrés que nous étions de notre soirée. Ce matin, mon frère et sa femme (ça fait drôle de dire ça!) sont venus me porter un morceau du gâteau de mariage (que je n'avais pas goûté) et un morceau du gâteau de fête. Ils avaient l'air reposés et heureux. Leur voyage de noces est la semaine prochaine, d'ici là, ils se la coulent douce, entre nouvaux-mariés.

Hom avait peur que cette soirée me donne envie de me marier. Non, ce n'est pas le cas. J'ai bien aimé la soirée, j'en garde de très bons souvenirs. Mais j'étais très contente de ne pas être le centre de cette journée. Je ne me sens pas plus attirée par une telle journée pour nous. Je préfère encore le vivre pour les autres.

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Si vous voulez voir quelques photos, envoyez-moi un email et ça me fera plaisir de vous les montrer. Je préfère ne pas mettre l'album ici, parce qu'il y a des photos d'autres personnes que moi.