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27 janvier 2010

La petite école

Hier soir, j'avais les larmes aux yeux en fermant la fermeture-éclair d'une petite boîte à lunch. Hier soir, je venais de faire le premier lunch pour mon fils qui aura 4 ans demain.

Quand j'ai inscrit mes deux garçons à une nouvelle garderie (en milieu familial) en août dernier, j'avais des doutes. Je n'étais pas tout à fait certaine de prendre la bonne décision (par rapport à l'endroit, pas par rapport au fait d'envoyer mes garçons à la garderie en général), mais j'ai foncé. Et finalement, ça m'a fait du bien. Je savais que ce n'était pas parfait comme endroit (des petits détails, comme des biscuits au chocolat un peu trop souvent comme collation, ou la télé avant le dodo), mais je devais penser à moi. Je sais, c'est égoïste, mais j'en étais rendue là: au bout du rouleau.

Ça m'a fait du bien, donc. Car juste avant les Fêtes, j'ai gardé les enfants avec moi pendant une semaine, vu qu'il y avait gastro à la garderie (et on s'en est sauvé, fiou!) et ça a tellement bien été! Je me suis vite apperçue que j'étais "guérie". Je ne sentais plus l'impatience et l'énervement des derniers temps avant la garderie. Je ne me sentais plus coupable, je n'avais plus l'impression de gâcher leur vie en même temps que la mienne. J'avais repris le dessus. J'appréciais mon rôle de mère à nouveau, alors que pendant des mois, je l'avais secrètement détesté tellement j'étais à bout de nerfs. J'ai donc mis mes doutes sur la garderie de côté, étant convaincue d'avoir pris la bonne décision.

Puis, il y a peut-être 3 semaines, je soupais avec des amies. L'une d'elles me contais qu'elle avait changé ses filles de garderie car elle voyait que sa plus vieille n'était pas heureuse. Elle me décrivait son comportement et une lumière s'est soudainement allumée dans ma tête. Que dis-je, une lumière, un énorme néon clignotant. Je me suis tapé le front, honteuse d'avoir tant ignoré les signes pourtant évidents. Mon fils n'était pas bien à la garderie. Et je n'étais pas bien avec sa présence là, même si j'essayais de l'ignorer.

J'ai pris le taureau par les cornes et j'ai fait des démarches. Je cherchais une place stimulante, avec des bricolages, activités, chansons. Tithom adore apprendre et a une imagination débordante, je trouvais ça dommage que ce ne soit pas mis en valeur. Quand une dame d'une prématernelle coopérative m'a annoncé qu'elle avait une place, j'ai presque crié de joie. Je suis allée visiter la "petite école" avec Tithom. Il a immédiatement adoré et moi aussi. Même pas une dizaine d'enfants, un environnement complètement bilingue, des activités différentes à chaque jour, des chansons et comptines, des bricolages, des règles, du respect. Les lundi et mardi, je vais le chercher avant le dîner. Il fait donc sa sieste ici, ce qui me permet de continuer de travailler un peu. Les mercredi et jeudi, il doit apporter son lunch. Le vendredi: congé, comme son petit frère et sa maman!

Il a commencé cette semaine et je vois toute une différence dans son comportement. Il est heureux d'y aller, il coopère, participe. Il apprend des choses et m'en parle. Je dois m'adapter au nouvel horaire qui me laisse un peu moins de temps "toute seule", mais je m'y ferai facilement. Simple question de réorganisation.

Hier soir, j'ai préparé son premier lunch et j'ai placé le tout dans sa nouvelle boîte à lunch de Flash McQueen. J'avais le coeur serré. Il est si grand déjà! J'ai même préparé des cupcakes pour lui et ses amis aujourd'hui, puisqu'ils fêteront son anniversaire (l'école est fermée demain).

Il s'est levé tôt ce matin, trop excité d'avoir un lunch à apporter. Il a promené sa boîte dans la maison, en faisant le grand garçon. En fait, il semble plus grand aujourd'hui. Est-ce une illusion...?

28 janvier 2009

3 ans

Ce matin, mon Tithom semblait plus grand qu'hier. Ses fossettes s'effacent, ses jambes s'allongent, son regard vieillit. Aujourd'hui, Tithom a 3 ans. Mon bébé, mon pépin, mon crapaud est un grand garçon. Et quel grand garçon! Toujours aussi espiègle et rieur, il me fait rire, sourire, courir, danser, jouer, découvrir, apprendre, profiter, apprécier, réfléchir, grogner, suer, inventer, lire, chanter, dessiner, bricoler, cuisiner, aimer.

Il y a 3 ans, après des heures de souffrance et de poussée, j'ai rencontré mon premier fils pour la première fois. Le grand amour m'attendait dans le détour. Ça m'a frappée, ça m'a chavirée, ça m'a changée. J'étais enfin maman.

Dans sa dernière année, il a fait des tas de trucs, mais le plus gros est sans doute son apprentissage du langage. Il m'impressionne souvent par ses phrases structurées et sa capacité d'enregistrer tout ce qu'il entend. On dit souvent que les enfants sont des éponges, j'en ai la preuve avec lui. Je peux lui lire une comptine deux fois, sans avoir l'impression qu'il m'écoute vraiment, puis l'entendre la murmurer en jouant, croyant que je ne l'entends pas. Il utilise souvent des mots que je ne me rappelle même pas avoir dit. Il décortique, décrit, analyse. Il pose des tonnes de questions, oui, mais c'est d'abord pour tout comprendre.

Il aime faire les choses lui-même, tout seul. Il recommence jusqu'à ce que ce soit parfait. Tiens, tiens! Un petit perfectionniste comme sa maman? Il est très appliqué et concentré. Il peut jouer au même jeu ou regarder le même livre de longues périodes de temps. Comme il peut changer de jeu aux 5 minutes, pour le simple plaisir d'en sortir le plus possible avant que maman ne se choque. Il aime prendre son bain, regarder Toc-toc-toc, danser, lancer des balles, courir, prendre l'autobus, regarder des livres, jouer au GameBoy (à mon grand dam), regarder ses "films de petit bébé" (montages que Hom a fait pour ses anniversaires), aller chez ses grands-parents, aller à la garderie, jouer avec des plus grands, manger des raisins, jouer des tours, faire des coucous à son petit frère, m'écouter chanter (et fausser), jouer (à n'importe quoi) avec son papa, se faire peigner les cheveux, coller un autocollant dans son album, couper ses légumes de bois pour me préparer une "soupe", les légos, les casse-têtes, la pâte à modeler, les autos, le chocolat, les vitamines Fred Caillou, les bisous.

Il n'aime toujours pas les légumes. Il n'aime pas non-plus se faire laver les cheveux, se faire brosser les dents, se faire chicaner, ne pas avoir toute l'attention quand son petit frère nous réclame, les émissions de télé de "monsieur et de madame" (le téléjournal, en fait), compter, se taire quand maman parle au téléphone.

Il est presque propre (il ne reste que les cacas, encore une question de timing) et il est très fier d'aller sur la toilette de grands. Il fait tout, tout seul.

Il fait encore une sieste l'après-midi, mais elle est de plus en plus courte. Il est par contre toujours de bonne humeur au lever.

Il réclame encore ses bisous après les histoires, le soir. Il repouse le dodo en demandant toutes sortes de choses: un tel toutou, une pizza sur la main (un petit jeu de chatouilles que je fais), la comptine des petits cochons avec ses doigts, se faire flatter le dos.

Il mange bien, pas mal de tout (il reste encore les noix, arachides et fruits de mer à introduire). Il a la dent sucrée, mais bon, quel enfant ne l'a pas?

Être maman d'un grand de 3 ans est très différent qu'être maman d'un petit bébé. Je m'en rends bien compte aujourd'hui, puisque je dois être les deux à la fois. Tithom m'amène de nouveaux défis, de nouvelles remises en question. J'apprends en même temps que lui. Je découvre par lui.

Trois ans. C'est incroyable. Trois ans que je suis maman. Trois ans que ce petit blond aux yeux bleus m'en fait voir de toutes les couleurs. Trois ans que ma vie a complètement changé.

Bonne fête mon grand coco, mon bonhomme crapaud, mon petit homme, mon amour.

23 janvier 2009

Mots de Tithom

J'ai parlé de ses mauvais côtés, mais Tithom est avant tout, et surtout, un enfant très attachant. Il est drôle et vif d'esprit et très sensible. Voici quelques exemples...

Un jour, alors que nous sortions de la garderie, il voit un monsieur qui marche seul sur le trottoir. Il me dit d'un air triste:
- Maman, le monsieur est tout seul!
- Mais oui mon coco.
- Il a perdu sa madame...
- (je le regarde, toute attendrie)
- Et il a perdu son bébé...

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Hom ayant la Maladie de Crohn, il souffre régulièrement de maux de ventre. De plus, sa MC lui a fait le beau cadeau de l'arthrite. Un jour, alors que Tithom semble mal filer, je lui demande s'il a bobo au bedon. Il me répond, encore une fois d'un air très triste:
- Non. Pas bobo au bedon. Papa bobo au bedon.

Et un autre jour, alors que je me suis cognée le pied sur un coin de meuble ou une patte de chaise haute, Tihtom me demande:
- Tu as mal, maman?
- Oui coco, j'ai mal.
- Mal partout?
- Euh, non, pas mal partout.
- (Air triste) Papa mal partout...

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Sur une note moins mouchoir, Tithom n'arrive pas à se souvenir du mot fourchette. Un soir au souper, je lui sers un bol de yogourt. Il me dit:
- Maman, je veux une cuillère en rond, pas une cuillère avec des pics.

Voyez, il n'est pas juste un petit diable. En tout cas, pas tout le temps.

22 janvier 2009

Restants de Terrible Two?

Tithom n'avait pas eu de gros Terrible Two. De petites et rares crises du NON, quelques valses du bacon sur le plancher de la cuisine, c'est à peu près tout. Bon, bien sûr, il a développé son petit carractère. Il a souvent eu une petite attitude rebelle qui nous tapait sur les nerfs, mais vraiment, rien de dramatique. Sommes toutes, un Terrible Two doux.

Je ne sais pas si c'est parce que ses 2 ans achèvent, mais depuis presque deux mois, Tithom n'est pas du monde. Quand décembre a sonné, il s'est transformé en petit monstre. Il rouspète, il réplique, il crache, il tape, il donne des coups quand il est contrarié... bref, un petit diable. Il avait oublié de sortir son Terrible Two et il se rend compte qu'il doit se débarrasser de tout ce qui reste avant le 28 janvier? En tout cas, il m'en fait baver. Je suis tannée de le réprimander, de lui expliquer la politesse, la gentillesse et le principe de l'autorité (c'est à dire que c'est moi le boss et non lui). Je suis tannée de pointer mon doigt, un poing sur la hanche, l'air fâché. Je suis tannée de parler dans le vide. Je sais que c'est passager et que je dois tenir mon bout, mais la force commence à me manquer.

Tout ça en plus de deux manies qui, à petites doses sont mignonnes, mais qui à trop grandes doses peuvent donner une soudaine envie de se planter une fourchette dans l'oreille. Sa première manie: les mots inventés. Tithom parle bien. Il fait de très belles phrases et a un bon vocabulaire. Mais depuis quelque temps, il s'amuse à parler en langue inventée. Je ne comprends plus rien de ce qu'il me dit. Il trouve évidement tout ça très drôle et en rajoute. Entendre des "babouille papouche tidoudoukamoumamu!" à longueur de journée, avouez que ça rend fou!

Si je lui demande de me parler clairement avec des MOTS, il me répète le même charabia, seulement plus lentement, avec un sourie fendu jusqu'aux oreilles. Je sais bien qu'il cherche une réaction et qu'il l'obtient. Je n'y peux rien, ça vient chatouiller mon petit nerf susceptible et fatigué que je n'arrive plus à contrôler.

Deuxième manie: les questions. Oui, je sais, c'est l'âge. C'est bien, la curiosité. C'est un signe d'intelligence et ça lui apprend des choses. Ok. Je veux bien. Mais quand ça fait 12 fois qu'il demande "poissa??" en pointant le vide, la fourchette, elle est vraiment pas loin de mon oreille. TOUT devient une question. Il peut répéter la même 5, 10, 15 fois de suite, même si je lui réponds à chaque fois (j'ai aussi essayé de l'ignorer, ce qui ne change pas le résultat). Plutôt qu'être un moulin à paroles comme avant, il est maintenant un moulin à questions, Poissa? Comment s'appelle ça? Quissa? C'est quoi la chanson du poisson? Est où grand-maman? Et grand-papa? Et babouille? Et papouchemanumounapitipou? Poissa maman? POI-SSA?

Il teste mes limites et les siennes. Il fait des essais, il découvre, explore avec les mots. Je connais toute la théorie. Je sais que c'est bien et que ça va passer.

J'espère juste que ça va passer rapidement. Parce que sérieusement, je ne pourrai pas vivre longtemps avec un tiroir plein de fourchettes si près de moi. Ça devient dangereux pour mes oreilles.

23 décembre 2008

Mes lutins

Le voici venu. Mon premier Noël avec deux enfants. Le premier Noël de Tilou. Et, aussi, le premier Noël où Tithom est vraiment conscient de ce qu'il se passe. Le père Noël, il l'attend. Il lui a écrit, l'a vu au défilé, a pris une photo sur ses genoux, l'a vu à l'écran d'ordi, a lu des histoires le mettant en vedette. J'aurais voulu éviter le "mensonge du père Noël", ça aurait été une sacrée tâche! Aussi bien embarquer dans le bateau, pour le peu de temps que ça dure.

Lorsque nous sommes allés au centre d'achats pour la tradtionnelle photo avec le gros bonhomme, Tithom ne se pouvait plus tellement il était excité. Une fois assis sur ses genoux, Tithom a regardé le père Noël comme si c'était une grande star Hollywoodienne. Le bonhomme lui a demandé ce qu'il voulait pour Noël. Tithom a répondu, avec le ton un peu blasé de celui qui cite une évidence:

Un cadeau.

Et bien je peux vous confirmer que son souhait sera exhaucé. J'ai des contacts avec le Pôle Nord, vous savez.



Mes deux lutins et moi vous souhaitons des très Joyeuses Fêtes remplies de bonheur, d'amour et de rire. Que les lumières de Noël réchauffent les coeurs qui en ont besoin. Et même les autres.

Amusez-vous et soyez prudents!

21 mai 2008

Microbes imprévus

Hom est en vacances cette semaine. Il lui restait une semaine à prendre et pour ne pas la perdre, il devait la prendre avant le 31 mai. Il avait choisi la semaine prochaine, mais un changement de cap l'a obligé à prendre cette semaine à la place.

Quelle semaine de vacances! Tithom, qui avait déjà le rhume, a commencé une gastro-entérite dans la nuit de dimanche à lundi. Il a été malade à quelques reprises, mais pas de façon violente. Il est quand même faible et amorphe. Il refuse la solution de réhydratation, refuse de manger quoi que ce soit (même si ses derniers vomissements remontent à lundi soir). Il ne fait que dire non, d'une petite voix fatiguée. Il dort sans arrêt, me repousse, ne veut voir que son papa. Il n'est pas déshydraté, puisqu'il remplit des couches et boit pas mal d'eau. Ses pleurs ont encore des larmes.

Moi je voudrais qu'il n'ait même pas de pleurs.

Je m'ennuie de mon Tithom enjoué et rieur. C'est affreusement long, une journée sans entendre son rire. Je m'ennuie de ses calins et de ses gros bisous, de sa petite face curieuse, du bruit de ses petits pieds quand il se met à courir dans la maison. Je m'ennuie de mon garçon.

Heureusement, nous (Tilou, Hom et moi) semblons pour le moment avoir été épargnés (ou être déjà immunisés). Nous ne prenons quand même aucune chance, de peur que Tilou soit malade à son tour. Déjà qu'il a le rhume... Nous passons donc nos journées à tout désinfecter, à pouch-poucher tout ce que Tithom touche. Je n'ai jamais fait autant de lessive en si peu de temps!

Nous avions prévu faire plein de trucs pendant les vacances. Ma belle petite liste reste intouchée. Rien n'a été fait. D'un sens, je suis contente que Hom soit avec moi cette semaine. Mais je crains que pour se reposer, il devra attendre ses vraies vacances en juillet.

À moins que Tithom nous réserve une autre surprise du genre...

14 mars 2008

Interlude

En attendant le petit dernier, aussi bien faire diversion, pour passer le temps.

Et si je vous parlais de mon Tithom? J'avais décidé d'arêter ses résumés mensuels à deux ans, alors j'ai l'impression de ne pas avoir parlé de lui depuis un bon bout de temps. Et pourtant, il en fait des trucs, mon bonhomme. Vous ai pas dit ça, qu'il dit maintenant je t'aime. En fait, ça sonne comme "e-taine", mais c'est tout aussi craquant. Surtout quand, alors que je lui donne un bol de raisins et lui demande "qu'est-ce qu'on dit?" il me répond "etaine!" avec un gros sourire, plutôt que merci.

Il compte jusqu'à quatre (un, deux, deux, tate!) et connaît ses couleurs (youge, zone, beu, bère, nouare, onange). Il est tellement drôle, tellement farceur et taquin. Il semble avoir hâte de voir ce fameux bébé dont on parle si souvent, mais qui semble plus près de la légende urbaine que de la réalité. Il berce ma vieille poupée bout'chou dans la balançoire, en attendant de pouvoir faire swigner son petit frère. Il fait des phrases, il exprime des idées et raconte ses journées à la garderie. Quand je lui demande pourquoi papa doit travailler, il me répond "sous! tochon!" en voulant dire "pour gagner des sous, pour mettre dans mon cochon." Avouez que vous craquez!

Non? Alors avec ça peut-être?



Et à la demande de Chocolyane, la fameuse bédaine... Je n'avais pas mis de photo cette grossesse-ci parce que je n'aimais pas autant ma bédaine qu'enceinte de Tithom. Mais peut-être que ça aurait bien illustré la frustration qui me gagnait, il y a quelques semaines, lorsque tout ce qu'on me disait avait rapport à la grosseur de mon ventre.




Dernières nouvelles: depuis hier soir, J'ai perdu plusieurs morceaux de mon bouchon et mes contractions se font plus pesantes, même si elles ne sont pour l'instant pas plus nombreuses. À suivre!

28 janvier 2008

2 ans

Comment décrire les deux dernières années de ma vie? Comment décrire les deux premières de la tienne? Les mots me manquent ou me semblent faibles pour résumer toute la joie que tu nous apportes, tout le bonheur que tu nous donnes, tout ce que tu as changé dans nos vies depuis deux ans. Et tout ce que ça me fait de réaliser que tu as maintenant 2 ans.

J'ai de la difficulté à croire que ça fait déjà deux ans que tu es avec nous. J'ai l'impression que c'était hier que je poussais, que je sentais ta présence en moi pour la dernière fois avant de te tenir dans mes bras. J'ai l'impression que c'est hier que je te prenais, tout minuscule et chaud, et que je te donnais le sein pour la première fois. Il me semble que c'est hier que je t'applaudissais parce que tu tenais ta tête fièrement, parce que tu te tenais assis, puis que tu avançais sur les foufounes, puis que tu faisais tes premiers pas. Il s'en est tellement passé de choses en deux ans... et pourtant, j'ai encore l'impression que tout ça s'est passé si rapidement...

Juste dans la dernière année, tu as fait tes premiers pas, dit tes premiers mots, goûté des tas de nouveaux aliments, eu le rhume à quelques reprises, participé à des ateliers d'activités avec maman, découvert le sable et le vélo, joué dans le lac, fait du pédalo, cueilli des fraises, des bleuets et des pommes, commencé la garderie, arrêté de boire au sein, puis arrêté de boire au biberon, tu t'es fait piquer par une guêpe et tu t'es fait des tas de petits bobos et égratignures pour montrer à maman que tu deviens vraiment un p'tit gars. Tout ça et des millions d'autres trucs.

Rieur, moqueur, espiègle, curieux, entêté, en quête d'autonomie, attachant, colleux, intelligent, vif, énergique, créatif, charmeur, calme et attentif... ce ne sont que quelques mots pour te décrire. À deux ans, tu aimes regarder des livres encore et encore, tu aimes la pâte à modeler, les jeux de mémoire, les camions et autos, la chatte (et elle n'apprécie toujours pas tes caresses un peu trop intenses), jouer dans la neige, courir, aller au Biodôme, donner des bisous, faire des blagues, jouer à la cachette, parler, nourir tes jouets, regarder D ora, manger des pâtes et boire du jus de pomme avec une paille, te regarder sur la caméra, te cacher dans l'armoire à serviettes de bain, nager comme un poisson dans le bain ("nage tasson", comme tu dis), faire des calins à tes cousines, comparer nos nombrils, nommer les parties de ton visage, dormir avec ton tracteur vert, faire la vaisselle avec papa, cuisiner avec maman ("t'aider", comme tu dis en plaçant la chaise contre la table), te sauver de la salle de bains tout nu juste avant le bain, jouer avec des blocs, effacer les dessins de papa sur ton tableau, manger des fruits, te promener en poussette, aller à la garderie, donner des bisous à tes vrais poissons avec tes poissons en bois, te faire courir après.

Mais à deux ans, tu as aussi ton petit caractère. Le Terrible Two qui commence? Probablement. Ça t'arrive parfois de te choquer lorsqu'on te dit non. Tu cries un peu, te couches par terre sur le dos, puis ça passe. Tu n'aimes pas qu'on te dise non ou qu'on t'enlève un objet des mains. Tu n'aimes pas non-plus te faire brosser les dents, te faire laver les cheveux, manger des légumes ("pas ça"), te faire changer ta couche, les trop grosses foules, les très gros poissons du Biodôme, quand maman regarde les nouvelles à la télé ("pas ça", encore une fois), quand papa s'en va travailler, quand le vent souffle fort. Bref, tu n'aimes pas quand les choses ne sont pas faites à TA façon.

Moi qui avais peur il y a quelques mois de ne jamais t'entendre parler, je dois dire qu'aujourd'hui, tu es une vraie mémère. Tu jases sans arrêt, ajoutant de nouveaux mots à ton vocabulaire quotidiennement. Tu en dis maintenant au-delà d'une centaine et je commence à perdre le compte. Je n'ose pas te reprendre quand tu appelles les singes "babou". Je trouve ça bien trop mignon.

Tu as deux ans mon bonheur sur deux pattes, mon crapaud, mon tannant, mon p'tit tabarouette. Je ne dirai plus ton âge en mois, mais en années maintenant. Je ne ferai plus de résumé mensuel ici sur toi, mais je continuerai à tenir mon journal Tithom dans mon grand cahier bleu.

Tu as deux ans et tu as été fêté hier. Tes grands-parents y étaient, tes arrière-grands-parents aussi, ainsi que deux oncles, une tante et une cousine. Ta famille qui t'adore est venue pour ton anniversaire, pour te regarder te bourrer la figure de gâteau au chocolat.

Bon deux ans mon amour. Bonne fête! Que la vie continue à te sourire comme tu nous souris depuis deux ans.

28 décembre 2007

23 mois

Ça y est. Le décompte est amorcé. Dans un mois, tu auras deux ans. Dans un mois, tu seras officiellement un gamin. Plus de bébé Tithom. D'autant plus que dans le dernier mois, tu as tellement changé! Tu as définitivement vieilli et pris de l'assurance. Ton vocabulaire est maintenant constitué de plus de 75 mots. Tu comptes même jusqu'à deux! Tu communiques bien tes idées, tes besoins et tes envies. Tu fais quelques petites phrases. Tu répètes énormément, tu observes et enregistres à une vitesse qui m'impressionnera toujours.

Dans le dernier mois, tu as passé une grosse étape : tu as commencé la garderie. Tout se passe à merveille, tu t'y es adapté en un rien de temps. J'ai redécouvert ce que c'était d'avoir un peu de temps libre et ça nous fait du bien à tous les deux.

Tu as aussi eu un rhume et une conjonctivite et fait une indigestion le matin d'un party de Noël. Tes trois dernières dents sont finalement sorties, tu les as donc toutes. Nous sommes allés magasiner souvent. Tu as vu le Père-Noël à plusieurs reprises, mais seulement celui du centre d'achats ne t'a pas fait pleurer. Ton papa est parti en voyage d'affaires et pour la première fois, j'ai vu que tu remarquais vraiment son absence.

Le dernier mois a été rempli de décorations, de lumières, de sapins et de cadeaux. C'était ton deuxième Noël, mais le premier où tu participais vraiment. Tu as été patient malgré les nombreux partys. Tu as par contre commencé à avoir peur de l'inconnu : en entrant dans une maison que tu ne connais pas, tu es sur la défensive et tu prends un peu de temps à t'aclimater.

Tu fais tellement de trucs mignons que j'en oublie. J'aimerais prendre une photographie dans ma tête de chacun de ces petits instants pour ne jamais les oublier. J'aimerais toujours me rappeler de ton sourire quand nous allons te chercher à la garderie, de ton petit air taquin quand tu te caches dans l'armoire de la salle de bains en disant "tataye!", de ton rire sonore quand papa joue à cache-cache avec toi, du "oh oh oh" que tu fais quand on parle de Noël, de tes bras levés vers moi le matin, de ta concentration quand tu joues avec de la pâte à modeler (tatine!), de ton plaisir évident quand tu joues du tambour (papoum!), de tes becs mouillés, de tous tes petits gestes de gamin qui me font craquer. Je sais que tu en feras toujours des nouveaux, mais chacun d'eux est comme un petit diamant que je trouve dans le sable. Je les garde tous précieusement.

Tu as 23 mois déjà, mon crapaud. Presque deux ans que je suis ta maman, que tu es dans nos vies. Je t'aime encore plus à chaque jour qui passe. Bon 23 mois mon amour. Bon dernier mois avant tes deux ans.

28 novembre 2007

22 mois

Le dernier mois a presque passé sans que je m'en apperçoive, tellement j'étais débordée. Mais rien ne peut m'empâcher de te regarder grandir et de m'émouvoir en regardant tes grands yeux bleus découvrir la vie.

J'entends doucement les grains de sable couler dans le sablier de ta deuxième année. Dans deux mois, tu auras déjà deux ans. Tu seras défénitivement un grand garçon. Tu seras aussi bientôt un grand frère. Je m'accroche à ce qu'il te reste de bébé (la fossette sur ton coude, ta joue ronde et douce, ton petit cou qui sent si bon).

Tu as passé l'Halloween pour la première fois cette année. Que quelques maisons, mais c'était assez pour t'amuser. Au premier arrêt, tu n'as pas apprécié qu'un inconnu (notre voisin) mette des trucs bizarres dans ta belle citrouille neuve. Tu lui as redonné ses bobons en pleurant. Au deuxième arrêt, alors que mamie a déposé un jouet dans ta citrouille et que tu as découvert qu'elle avait aussi du chocolat à donner, tu as compris le principe. Plutôt que redonner les friandises, tu en prenais d'avantage. Tu as la dent sucrée, comme ton papa. Tu en as d'ailleurs profité pour apprendre un nouveau mot: bonbon.

Côté langage, ça se développe tranquilement. J'avoue que j'aimerais pouvoir dire que tu parles vraiment, mais les iiiiiiih et gnuuuuu l'emportent encore sur les véritables mots. Plusieurs mots se sont ajouté à la liste (dont tantôt, manteau, botte, là, banane), mais la plupart des mots sont encore plus des sons que de vrais mots. Je suis fière de toi, tu fais beaucoup de progrès et j'adore quand tu répètes un nouveau mot avec ton gros sourire de taquin.

Nous avons pris l'autobus plusieurs fois. Nous avons visité des garderies et acheté tes meubles de grand garçon. Tu as eu ton premier bazou téléguidé, qui te fait rire aux éclats à chaque fois qu'il avance. Nous sommes allés à la fête d'une amie, avons magasiné et mis nos bottes d'hiver pour la première fois. Tu t'es fait garder quelques fois par grand-maman, qui a pu t'amener avec elle partout où elle allait grâce au siège d'auto qu'elle a acheté. Nous sommes allés au Biodôme encore une fois. Tu as vraiment adoré les oiseaux et les poissons. Les loutres te fascinaient et les aligators te faisaient grogner. Tu as par contre eu peur des manchots, qui pourtant étaient plutôt ennuyeux à rester plantés sur leur rocher sans plonger. Nous sommes allés à la parade du Père-Noël de la ville et contrairement à l'an dernier, tu ne t'es pas endormi avant que le Père-Noêl arrive.

Tu as de nouvelles chaussures car les autres étaient bien trop petites. Tu as les grands pieds de ton père: tu portes déjà des 8! Tu as fait un peu de fièvre une journée. Essayant de voir si ça ne venait pas d'une dent qui poussait, j'ai tâté tes gencives et me suis apperçue que tu avais une molaire qui était complètement sortie déjà! Tu es donc rendu à 17 dents (peut-être plus, je n'ose pas trop m'aventurer, tu mords fort).

Tu t'amuses de plus en plus à "faire semblant" comme on dit. Tu nourris tes toutous, leur donnes à boire, les couches sous une couverture en disant "dodo". Tu leur fais tenir le crayon quand tu dessines, tu leur mets un morceau de casse-tête entre les pattes pour qu'ils jouent avec toi. Tu es d'ailleurs très bon aux casse-têtes, nous allons devoir t'en acheter des plus difficiles. Il y a une pièce de casse-tête justement qui est en forme de chat. Tu la prends et tu l'amènes au bol de bouffe de minou pour la nourrir. C'est trop mignon! Tu prends un mouchoir et te mouches ou nous mouches (pas toujours délicatement soit dit en passant), pour ensuite aller le jeter dans la toilette et lui dire "tataye". Tu es encore un petit bouffon qui veut nous faire rire. Tu adores jouer à cache-cache. Tu sautes (les deux pieds dans les airs en même temps maintenant) et tu danses dès que tu entends de la musique. Tu es un vrai petit clown.

Je te parle de ton petit frère à tous les jours, mais ça ne semble pas du tout concret pour toi. Quand je te demande où est le bébé, tu te tapes fièrement sur la bédaine. Au fond, tu as encore raison. Il te reste quelques mois à être mon bébé. Bon 22 mois ma petite crapule d'amour.

28 octobre 2007

Vingt-et-un

Aujourd'hui, tu as 21 mois et ton petit frère a 21 semaines. Je te regarde et je vois de plus en plus le petit bébé que tu étais disparaître pour laisser sa place à un petit garçon espiègle, coquin et curieux. Je te vois doucement t'éloigner de moi pour découvrir le monde. J'ai dans le ventre un nouveau bébé qui attend de naître, mais je ne tiendrai plus le bébé que tu étais dans mes bras, le soir, avant le dodo. Le bébé que tu étais ne sera plus que dans ma mémoire. Ça me brise un petit peu le coeur, mais je regarde ce petit garçon en devenir avec beaucoup d'émotion, car tu continues de m'épater et de me faire craquer à chaque jour. Tes petites manies, les liens que tu fais, ta logique de petit bonhomme, tes histoires, tes gestes rigolos, je les bois comme du vin (sans alcool bien sûr). Je me surprends encore souvent à te regarder, les yeux pleins d'eau, en me demandant comment j'ai pu être aussi chanceuse de t'avoir dans ma vie.

Depuis le mois dernier, nous avons vu partir l'été et arriver l'automne. Nous sommes allés cueillir des pommes, avons eu plusieurs réunions de famille et beaucoup de temps juste nous trois. J'ai déménagé mon bureau au sous-sol et j'ai recommencé mon gros contrat (octobre oblige), ce qui fait qu'il arrive parfois que je doive travailler pendant que tu joues près de moi. Heureusement, les petites voitures sont venues à ma rescousse, réussissant à t'occuper de longues minutes, le temps que j'envoie un courriel et que je corrige un document. Nous avons aménagé le reste du sous-sol pour que tu puisses y jouer et tu adores y aller, me demandant d'aller jouer aux "tototos" plusieurs fois par jour.

Tu dis quelques nouveaux mots, comme tortue, partout, non (qu'on entend très souvent ces temps-ci) et tu as recommencé à dire maman, fiou! Tu n'es pas encore très bavard, mais c'est correct, rien ne presse.

Tu as aussi commencé à montrer ton petit caractère. Quelques petites crises lorsqu'on t'enlève un objet ou qu'on te dit non, quelques petites séances de frustration où tu lances un jouet ou frappes par terre. Quelques épisodes de non, de jambes molles, de tortillage, de "je me sauve en courant, tu ne m'attraperas pas"... mais c'est correct, nous sommes patients et plutôt calmes.

Je te regardais ce soir jouer avec tes petites voitures et je me demandais si un jour, je me souviendrais à quel point tu étais beau et coquin, à 21 mois. Je m'en souviendrai sûrement, car j'ai une forte impresion que tu resteras beau et coquin pour un bon bout de temps encore.

Je t'adore mon p'tit bout d'homme, mon tannant, mon petit amour. Bon 21 mois.

4 octobre 2007

Pour un tracteur



En faisant le ménage dans les boîtes de souvenirs au sous-sol, j'ai retrouvé une boîte de Mickey Mouse dans laquelle se trouvaient les petites voitures du temps où Hom était petit. Sans même hésiter, il les a offertes à son fils, qui a gloussé de plaisir en découvrant les petites autos à la peinture écaillée et les vieux camions auxquels il manque une roue. Il a jetté son dévolu sur un tracteur orange affreux. Il ne le lâche jamais. Il se promène partout dans la maison avec son petit tracteur, il mange avec, il lui donne même des céréales, il prend son bain avec...

Hier soir, après le bain, l'histoire, le lait et le brossage de dents, Tithom tenait encore son tracteur bien serré dans sa main. Il voulait dormir avec, mais la mère poule que je suis n'a pas voulu. C'est pointu, c'est en métal, il y a des petits morceaux qui pourraient lâcher... J'ai donc déposé le petit tracteur sur la table de nuit de Tithom, en lui disant qu'il était tout près et qu'il pourrait jouer avec demain.

Tithom pleurait quand j'ai fermé la porte de sa chambre. Je me disais que ça passerait. Quelques secondes plus tard, j'ai entendu un gros boum et un cri horrible. Le sang a glacé dans mes veines. J'ai couru aussi vite que j'ai pu dans la chambre de Tithom, pour le trouver par terre, en larmes. Il était tombé en bas de sa bassinnette. Je l'ai serré très fort contre mon coeur en tâtant sa tête et en l'observant comme il faut. Il pleurait, je pleurais, Hom sacrait contre la bassinnette, un très beau portrait de famille.

Hom a sorti ses tournevis et a baissé le matelas au maximum (il restait une coche de deux pouces) pendant que je berçais Tithom qui se calmait dans mes bras. J'étais en colère de ne pas avoir baissé le matelas plus tôt. J'étais impressionnée par l'attachement que Tithom avait envers ce foutu tracteur. J'étais inquiète pour sa caboche. J'avais mal à mon coeur de maman.

Les larmes de Tithom ont finalement cessé. Il a retrouvé le sourire et je l'ai recouché, le coeur gros. Je suis allée le réveiller 3 heures plus tard, pour m'assurer que tout était correct. Tout l'était.

Nous avions commencé à regarder les sets de chambre pour enfant. Disons que les recherches seront accélérées maintenant.

Ce matin, il ne semblait pas se rappeler de sa mésaventure d'hier. Il n'a même pas une bosse. Par contre, il se souvenait très bien des promesses de maman et s'est réveillé en disant "tacta? tacta?", pointant sa table de nuit.

Le petit sacripant. Tout ça pour un petit tracteur affreux.

28 septembre 2007

20 mois

Le dernier mois de l'été... il en reste encore quelques morceaux qui traînent ici et là, mais l'automne est bel et bien arrivé. Quel bel été nous avons passé ensemble mon petit homme! Et quel beau mois tu as eu!

Nous sommes allés voir papa jouer à la balle pour la première fois. Tu le trouvais bien loin, au fond du champs à attendre les balles! Nous sommes aussi allés au Festival Bières et Saveurs de Chambly, où tu t'es bien amusé avec ta cousine et où tu as bien mangé, même du sanglier! Nous avons profité des belles journées ensoleillées pour faire du vélo, prendre de longues marches, aller jouer au parc où tu restes fasciné par les autres enfants. Tu glisses d'ailleurs tout seul à la glissoire, plus besoin de maman!

Tu as aussi eu une coupe de cheveux et pour la première fois, j'ai vraiment aimé ta nouvelle tête. Pour te féliciter d'avoir été aussi sage, je t'ai acheté deux poissons, que tu salues à chaque matin en leur parlant dans leur langue. Tu semblais croire qu'ils s'ennuyaient au début, alors tu leur as offert des jouets et un toutou en forme de poisson. Tu es comme ça, généreux et plein de bonnes intentions. J'imagine que c'est pour ça que tu nourris aussi tes toutous, faisant le tour de la maison avec ton bol de céréales et ton gobelet, passant d'un animal en peluche à un autre, bienveillant. Tu te prends aussi pour Linus, promenant ta doudou partout dans la maison. Que je n'essaie pas de te l'enlever pour la laver, c'est la crise assurée!

Tu as aussi participé à ton premier lancement de livre. Tu t'es fait piquer par une guêpe (pauvre chou!) et tu es allé au baptême de ta cousine. Tu montes l'échelle de ton module de jeux tout seul et tu te jettes dans nos bras de l'autre côté de la plateforme (c'est ton copain Nanou qui t'a appris ça!).

Côté langage, tu as commencé à débloquer un peu dans les dernières semaines. Tu dis maintenant dodo, toutou, doudou, ata (à terre), toto (auto), tata (camion), tato (bateau - non mais tu as de la suite dans les idées!), tati (parti), papa (avais-je besoin de le mentionner?), ui (oui) et quelques semblants de mots dont tu répètes plus le son que le mot en tant que tel. Tu te fais très bien comprendre malgré tout et tu comprends tout ce qu'on te dit. Quand je te demande où es papa, tu me réponds "tatiii!" Quand je te demande il est où le bébé, tu me donnes une petite tape sur la bédaine. Je craque.

Je pourrais écrire encore et encore sur tous les petits trucs mignons que tu fais, sur tous les liens que tu fais dans ta tête qui m'épatent à chaque jour, sur toutes les découvertes et les expériences que tu vis, mais ça ne finirait plus. Chaque petit détail, chaque petit geste est pour moi un rayon de soleil, une petite main douce sur mon coeur. J'ai été très fatiguée et un peu moins disponible ce mois-ci et je m'en excuse. Les prochains mois seront juste pour nous trois, ton papa, toi et moi. Je t'aime si fort, je suis tellement fière de toi mon grand garçon, mon petit bout d'homme, mon bébé à moi. Bon 20 mois.

27 septembre 2007

25 septembre 2007

Maman invisible

Tithom avait un peu plus de 11 mois. Il se promenait (sur les fesses) dans la cuisine, à la recherche de son prochain mauvais coup, en marmonant. En m'approchant, j'ai entendu le plus beau son à mon oreille: maman. J'ai ensuite dû sortir un linge pour essuyer la flaque qu'avait laissé mon coeur fondu sur le plancher.

Tithom a eu maman comme seul mot pendant longtemps. Il avait fini par l'associer à moi, et c'était encore plus craquant.

Puis, il y a quelques mois, est venu le mot papa, qu'il a rapidement associé à son père. C'était très franc, très clair: PA-PA! Exit le mot maman, il n'en avait plus que pour son papa.

Ça fait des mois que ça dure, que je n'entends plus Tithom dire maman. C'est enfantin, mais ça me fait de la peine. Quand je le regarde en lui disant "maman!", il me sourit et répond "papa!" C,est qu'il est drôle le taquin. Tout est papa autour de lui. Son univers est papa. Quand son père arrive de travailler, il reconnaît le bruit de la voiture (en fait, le bruit du système de son au max) et s'écrit PAPA! en courant vers la porte. Il est toujours heureux de le voir. Il lui sourit toujours.

Pendant ce temps, je disparais doucement. Ça fait partie du contrat de la maman à temps plein: on se fait un peu prendre pour acquise. Je deviens invisible. Je trouve ça très dur, par moment. Tithom ne s'ennuie jamais de moi, il n'en a jamais l'occasion: je suis toujours là! Je suis là quand il se couche, là quand il se réveille, là quand papa n'y est pas. Il a confiance, peut compter sur moi. C'est une de ses certitudes: maman sera là. Jamais je ne lui enlèverai non-plus.

N'empêche, j'aimerais ça, moi aussi, l'entendre s'écrier maman et courir vers moi. J'aimerais ça moi aussi qu'on me montre (même si je le sais) que je compte et que je suis importante. J'ai droit à plein de trucs mignons, à des tonnes de bisous, à des jeux complices, mais plus jamais je n'entends maman et ça me manque.

5 septembre 2007

Discipline calme

J'ai la chance d'avoir un garçon très calme. Bon, je dois dire qu'en tant que parents, nous le sommes aussi. Ça nous en prend beaucoup pour paniquer et surtout, pour nous en faire. Pas que nous soyons insousciants, mais nous prenons la vie avec un grain de sel (et parfois un peu de tabasco). Mon réflexe étant, quand Tithom est concerné: est-ce que sa santé, sa vie, ses membres sont en danger? Est-ce qu'il peut se faire mal ou briser un objet de valeur? Et si la réponse est non, je le laisse faire. Je ne suis pas du genre à dire non à chaque geste qu'il pose. J'ai arrangé la maison en conséquence: en éliminant tout danger, ça élimine aussi la nécessité de dire non. Paresse? Pas du tout. Pure logique. Si on dit non à tout, le non perd de son sens et finit par entre dans une oreille pour sortir par l'autre. Déjà que la cloison entre les deux oreilles n'est pas très étanche à cet âge, il ne faut pas courir après le trouble. Donc, le non reste réservé aux choses sérieuses que je n'ai pu éliminer (non, ne touche pas à la lampe, non, ne tire pas la queue du chat, non, ne lance pas te jouets dans la face de tes petits amis). N'allez pas croire qu'on le laisse faire ce que bon lui semble. Bien sûr que non. Nous avons nos règles, nous sommes strictes, mais nous en gardons très peu pour ne pas qu'elles passent innaperçues. Je crois fermement qu'un enfant de cet âge a besoin d'explorer, de découvrir et de toucher autres choses que ses bébelles en plastique multicolore. Et dire non à chaque exploration de sa part serait comme lui dire qu'être curieux est mauvais. Bref, on essaie de trouver le juste milieu entre le laisser-aller et la discipline militaire et je crois que nous nous en sortons plutôt bien.

Tithom n'écoute pas toujours nos non, même s'ils sont bien pesés. Je sais que ça viendra avec le temps, mais je vois déjà une grosse différence avec ce qu'il faisait à 13-14 mois, alors que le non devait se transformer en "vas-y!!" avant de se rendre à son cerveau, puisqu'il faisait tout ce que je lui interdisais. Avec un sourire narquois, bien sûr. J'ai donc, depuis quelques mois, essayé de changer ma formulation pour ne plus devoir utiliser la négation. Pas toujours évident, mais je crois bien que ça fonctionne.

Mon bébé est calme, oui. Il l'a toujours été. Jamais été pleurnichard, jamais fait de crises, jamais fait le bacon en public. C'est dans son tempérament, donc bien sûr que ça aide. Et je sais très bien que nous sommes chanceux. J'ai comme l'impression qu'on va devoir payer à l'adolescence...

28 août 2007

19 mois

J'ai à peine pris l'habitude de dire que tu avais 18 mois que tu en as déjà 19. Un mois d'été bien rempli qui a passé très vite. Il a commencé par nos vacances au chalet, où tu t'es amusé comme un petit fou à patauger dans le lac, jouer dans le sable, courir après les sauterelles, faire du pédalo et du canot, manger des fruits frais et arroser les fleurs. Dix jours où tu as moins dormi, mais où tu es resté de bonne humeur. Dix jours loin du quotidien, loin de chez nous. Dix jours avec papa et maman.

Tu as dit deux ou trois fois "encore", mais c'est tout. Même chose pour "baba" (byebye), qui est ensuite devenu "taaa!" Tu t'écris MIA! quand tu vois un chat, HOU HOU quand tu vois un chien et tu grognes pour tous les autres animaux.

J'ai coupé le biberon du matin. Ce ne fut pas facile, mais tu bois maintenant ton lait au gobelet au déjeuner. Il me reste encore à attaquer les deux biberons avant les dodos... tu y es très attaché.

Tu fais des clins d'oeil (et c'est tellement comique), fermes les yeux quand on te demande où sont tes yeux et tu les clignes lorsque je te demande de me faire des beaux yeux. Tu pointes ta chambre lorsque c'est le temps du dodo. Tu vas près de la table à langer quand je te dis "on va changer ta couche." Tu vides le tiroir du bas et grimpes dedans pour aller voir ce qu'il y a sur le dessus de la commode. Tu danses avec moi quand je chante "Michaud est monté dans un grand pommier..." Tu nourris tes toutous. Tu offres ton gobelet et tes jouets à tes cousines. Tu leur as fait de beaux calins aussi, sans qu'on te le demande. Tu laves tes mains au lavabo, en grimpant sur ton tabouret. Tu cueilles mes tomates, même les vertes. Tu as passé une journée complète chez grand-papa. Tu es allé à Québec avec nous. Tu adores te chamailler avec papa dans le lit. Tu en sors tout rouge et essoufflé, mais tu veux toujours recommencer. Ça ne me dérange pas, puisque ça rend le dodo plus facile.

On a aussi gardé un ami de ton âge ici un avant-midi et ça t'a beaucoup plu. Dès qu'il est arrivé, tu as voulu lui montrer tous tes jouets, la tente dans ta chambre, tes livres. Tu lui as montré à faire chanter ta ferme sur le réfrigérateur et à danser sur la musique. Vous vous êtes amusés sagement, sans chichi.

Tu as eu tes derniers vaccins et encore une fois, tu as fait ça comme un grand, sans pleurer (ou à peine). Tu pèses 31 livres mon potelé! Et tu es grand mon bonhomme, dans tous les sens du mot. Mais je sais qu'à quelque part au fond de moi, tu resteras toujours petit.

Bon 19 mois, mon petit homme à la gomme.

28 juillet 2007

18 mois

Un an et demi, déjà. On voit souvent le 18 mois comme une grosse étape, comme un cap important. On lit qu'à 18 mois, tu devrais faire ceci et cela, dire tant de mots, accomplir tant de choses. Je me fous des livres et des normes, je ne me fie qu'à mes yeux pour voir tout ce que tu accomplis à chaque jour.

Dans le dernier mois, tu as aidé ton grand-papa à construire ton module de jeux, dans lequel tu t'amuses comme un fou. Tu demandes et redemandes la balançoire dès qu'on met le pied dehors. Nous sommes aussi allés cueillir des fraises. Tu es revenu rouge de la tête aux pieds, mais le bedon rempli de bonnes fraises fraîches. On a aussi fait plusieurs balades en vélo, dont une aux Îles de Boucherville où nous avons apperçu des cerfs, des marmottes et un huron. Nous avons passé deux fins de semaine au chalet de tes grands-parents. Tu as dormi dans une roulotte et dans une tente. Tu as aussi fait un tour d'autobus avec ta grand-maman et pris plusieurs marches avec moi.

Côté langage, ça n'a pas beaucoup bougé. Tu avais commencé à dire "to" pour auto, mais tu as cessé. Tu as aussi arrêté de dire certains autres mots que tu disais (tombé, dedans). Tu dis papa depuis longtemps, mais ce mois-ci, c'est devenu très franc et tu le diriges vraiment vers ton père. Tu as aussi inventé un nouveau signe qui veut dire "encore", ce que nous trouvons très drôle puisque j'ai arrêté de te montrer les signes il y a plusieurs mois. Mais bon, on voit bien que tu veux communiquer! Aussi, tu jases plus qu'avant, en utilisant de nouveaux sons et en répétant ceux qu'on fait. Tu fais le poisson et des bruits de camion lorsque tu les fais rouler. Je ne suis pas inquiète que tu ne parles pas encore, mais je commence à avoir hâte. Je trouve ça triste parfois de ne pas pouvoir te comprendre et ça semble frustrant pour toi de ne pas arriver à obtenir ce que tu veux. Tu communiques très bien par gestes, en pointant, en faisant des sons, mais ce serait plus clair avec des mots.

Tu pointes souvent ta couche, juste avant de la remplir. Nous avons donc décidé de t'acheter un petit pot. Nous ne forcerons rien, mais si tu me pointes ta couche, je t'y déposerai, sans plus. Le petit pot est là, il servira quand le temps sera venu.

Tu souffles sur ton repas lorsqu'il est chaud, tu manges très bien avec la fourchette et pas trop mal avec la cuillère. Tu adores parler au téléphone avec ton papa. En fait, lui parle, toi tu écoutes très attentivement et tu souris. Tu as encore fait de la fièvre et eu des boutons. Nous croyons avoir trouvé le coupable: un de tes gels de bain. Tu as une étrange fascination pour les nombrils. Tu lèves ton chandail, mets ton doigt dans ton nombril, puis tu lèves notre chandail et mets ton doigt dans notre nombril. Tu sembles étonné de voir que nous en avons tous un.

Un an et demi. Définitivement plus un bébé. Tu t'en viens grand. Tu cours, tu grimpes partout, tu observes ce qu'on fait pour ensuite nous imiter. Tu m'épates encore à tous les jours. Tu es espiègle, farceur, mais aussi très calme et sérieux. J'adore encore glisser mon nez dans tes cheveux blonds, me perdre dans tes yeux bleus, coller ma joue sur la tienne. Je sais qu'un jour, je ne pourrai plus faire tout ça, alors j'en profite maintenant. Je veux aussi profiter des prochains mois où nous ne serons que tous les trois, car avec la venue de Tipépin, ce ne sera plus pareil. Je t'aimerai autant, mais j'aurai moins de temps pour toi tout seul.

Bon 18 mois mon crapaud. Je t'aime.

13 juillet 2007

Lutte

Nous interrompons cette longue période de silence pour vous présenter en exclusivité le premier (et dernier) match de lutte opposant Tithom et Winnie.

Let's get ready to ruuuuuumble!


28 juin 2007

17 mois

Ce fut un mois très occupé pour maman. J'ai dû travailler beaucoup et je m'en excuse. J'ai été là pour toi, mais parfois un peu moins "avec" toi. Comme tu as commencé à t'occuper seul avec tes jouets et tes livres, ça m'a permis de travailler un peu sans te faire garder.

Tu fais plein de petits trucs rigolos, comme essayer de te mettre un crayon dans le nombril quand je te dis de te dessiner la bédaine, ou bien faire des pets avec ta bouche sur le bord du bain pendant un bon 15 minutes. Tu comprends très bien les consignes maintenant, même si tu ne les écoutes pas toujours. Quand je te demande si tu veux du lait, tu vas t'asseoir dans ta chaise et tu attends. Quand je te dis "on va dehors" tu vas chercher tes souliers et me les apportes. Quand je te demande de pointer l'auto dans le livre, tu la pointes. Quand je te dis de faire ton lit, bon d'accord, tu ne le fais pas, mais ça viendra. Mais quand je te dis de ne pas aller dans le jardin et de ne pas t'asseoir sur mon basilic, tu ne m'écoutes pas.

Tu fais ton difficile côté bouffe en refusant catégoriquement de manger des légumes, sauf le concombre et les carottes crues. Tu développes ton petit caractère, me donnant un apperçu de la petite adolescence qui s'en vient. Mais malgré tout, tu me fais tellement rire à chaque jour que j'en oublie tes petites sautes d'humeur.

Tu t'es baigné, tu as fait un peu de fièvre et eu des boutons, tu as eu un petit rhume, tu as perdu ta sandale dans le Toys R Us, tu es allé au chalet, tu as vu ton premier feu de camps, tu t'es fait piquer pour la première fois par des mouches noires.

Tu es grand, tu es taquin, rigolo et farceur. Tu es très curieux et observateur, tu analyses tout ce que tu vois. Je croise parfois dans ton regard le garçon que tu seras plus tard et je le vois bien dégourdi.

Ne grandis pas trop vite mon amour. Bon 17 mois.