Un an depuis mon dernier billet. Comment reprendre le temps perdu? Comment résumer ces derniers 12 mois sans m'éterniser? Comment raconter tout ce qui a pu arriver, en un an...
En commençant par le début, j'imagine.
Dans mon dernier billet, nous étions sur le point de partir en voyage à Cuba. Un voyage en amoureux, sans les enfants. Dernière chance pour nous, avant la venue de bébé #3 et de l'entrée à l'école de Tithom. Ce voyage a surpassé nos attentes. Nous nous sommes retrouvés, avons dormi comme nous le voulions, quand nous le voulions. Nous avons lu, profité du soleil et de la mer magnifique. Nous avons visité la Havane (un coup de foudre!). Un superbe voyage qu'il nous fallait et qui nous a réellement fait du bien.
À notre retour, nous avions l'échographie où nous allions apprendre le sexe de notre troisième bébé. Les deux grands sont venus avec nous. Tithom voulait une petite soeur, Tilou un petit frère. Un seul a eu ce qu'il voulait: Tilou. Eh oui, un troisième garçon! Bien en santé, avec tous ses morceaux. Nous étions heureux.
Ma grossesse s'est bien déroulée. Je me sentais bien, belle et zen. J'étais en paix avec l'idée que ce serait ma dernière. Mon corps me signalait tout de même que je n'avais plus 20 ans. J'ai commencé à faire des varices sur les molets. Mes canaux carpiens me faisaient souffrir. Et mon taux de sucre était limite. Pas de panique, je prends tout en main et je profite tout de même de chaque jour de cette grossesse. C'est si différent, être enceinte en été! Je peux profiter des piscines, porter des sandales, des jupettes et des camisoles. Par contre, je ne peux être aussi active que je le voudrais avec mes grands garçons.
En juillet arrive le temps des vacances. Je les commence par un petit voyage en Ohio avec mon père, sa conjointe et ma tante, pour le mariage de ma cousine. Nous y allons en voiture. Les paysages sont superbes et les pêches sont délicieuses. Après le mariage (sublime!), je prends l'avion, seule, pour revenir. C'est long et un peu difficile pour mes jambes de devoir rester assise, mais ça se passe bien. Je retrouve mes enfants et mon chum et nos vacances en famille commencent! Baignade, la Ronde, le zoo, les popsicles, le bon temps. De belles vacances, quoi! Le mois de juillet se terminera par un autre mariage, celui de mon petit frère, en Abitibi. Un autre périple! Je trouve la route longue, rendue à 34 semaines de grossesse. Je porte de superbes bas de soutien, pour minimiser les varices ainsi qu'une jolie attèle pour mon poignet. Vraiment, j'ai un beau look! Un autre beau mariage, une courte visite du nouveau chez-soi de mon petit frère et hop, on revient au bercail.
Le mois d'août se passe doucement. Ma mobilité réduite par mon ventre immense m'empêche de jouer dehors autant que je voudrais, mais nous faisons tout de même quelques sorties en famille. J'espère encore secrètement ne pas me rendre à 41 semaines comme pour les autres grossesses, mais je n'y crois plus tellement. Pour la première fois, j'ai un peu de chemin de fait: 1,5 cm! Rien de gros, mais je n'avais jamais eu cela avant et ça m'encourage. Les semaines passent. Rien. Ma date prévue approche. Rien. Je me sens malgré tout bien et je ne suis pas tannée d'être enceinte. Petit bonhomme gigotte beaucoup, me donne des coups dans les côtes et je savoure chaque minute.
L'été tire à sa fin. L'école approche. Tithom avait été déçu de ne pas être pigé pour l'école alternative (et nous de même). J'avais réussi à le convaincre que l'école du quartier (que nous avions pu visiter en juin) était bien et qu'il aimerait ça. Pas deux semaines avant la rentrée, je reçois un coup de fil. "Une place vient de se libérer à l'école alternative. Êtes-vous toujours intéressés?" Quelle joie! Mon grand Tithom entre à la maternelle au début de septembre. C'est une
transition un peu difficile pour moi, devoir gérer les horaires différents et l'implication à l'école, mais il adore tellement ça que je
prends mon mal en patience.Tilou, lui, entre à la petite école où Tithom était allé. Il s'y sent comme un poisson dans l'eau.
Puis, enfin, le 14 septembre, mon troisième garçon vient au monde (je réserve le récit pour un autre billet). Un beau bébé, un bébé parfait qui fait le bonheur de toute la famille. Les débuts de l'allaitement ne se déroulent pas très bien. Ironique, pour une maman qui en est à son troisième allaitement et qui est marraine d'allaitement depuis 5 ans! Crevasses, gerçures, engorgement. Je souffre à chaque boire, je pleure, j'appréhende chaque tétée. Je vais chercher de l'aide et avec beaucoup de patience et d'onguent, je finis par prendre le dessus. Bébé est tranquille, souriant, joyeux, sautillant et en plus, il est mon premier fils avec mes yeux bruns! C'est un bon bébé. Ses grands frères l'adorent.
En janvier, Tithom a eu 6 ans. En mars, Tithom a eu 4 ans. C'est fou comme la vie peut nous surprendre par son rhytme à la fois lent et rapide! Bébé a maintenant presque 7 mois. La routine s'installe, malgré quelques imprévus par ci, par là. Une vie de famille comme j'en rêvais, ou presque. Trois beaux garçons en santé, que pourrais-je demander de mieux?
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13 avril 2012
14 août 2010
Prendre le temps
J'ai attendu les vacances avec impatience pendant des mois. Nous avions de beaux projets et j'avais terriblement besoin de prendre une pause. Je n'ai pas été déçue, car ce furent de loin les plus belles vacances de ma vie. Deux semaines au bord de la mer, avec toute ma famille (père, frères, nièces, etc.), tous dans le même chalet, tous au même rhytme: celui des vacances.
Ces deux semaines ont été l'occasion parfaite pour...
Déconnecter complètement. On le dit souvent, mais dans mon cas, ce fut réel et frappant. Deux semaines sans ordinateur, sans internet, sans télévision ni téléphone. Deux semaines à ne pas aller vérifier mes courriels plusieurs fois par jour (oui, c'est une mauvaise manie), à ne pas regarder Facebook ou Twitter où en fin de compte, il ne se passe jamais vraiment grand chose. Deux semaines à ne pas dépendre d'un réseau, à ne pas me sentir constamment liée à la terre entière. Deux semaines à être dans notre bulle. Et surtout, deux semaines à ne même pas y penser!
Reprendre le bon rhytme. Ne plus avoir à se presser, à demander aux enfants de se dépêcher, de marcher plus vite, de ne pas flâner. Deux semaines à marcher à leur vitesse, à les laisser explorer, papillonner. Deux semaines à prendre notre temps, sans stresser avec les horaires, les deadlines, la routine, les siestes, l'heure des repas. Deux semaines à juste vivre.
Retrouver mes enfants et mon chum. Passer autant de temps avec eux sans interruption, je n'avais pas fait ça depuis longtemps. Ne plus être la femme d'affaire, la femme de ménage ou la femme à tout faire. Seulement être moi, la maman et la conjointe.
Découvrir à quel point mes enfants sont grands et petits à la fois. M'émerveiller devant la logique fantastique (et souvent rigolotte) de Tithom, mon crapaud de 4 ans et demi. M'émouvoir devant le caractère explosif et pétillant de Tilou et m'arrêter pour l'écouter parler et rire pendant de longues minutes. Les regarder dormir, le soir, avant de me coucher. Les entendre rigoler, le matin au réveil, alors qu'ils nous croient encore endormis. Les voir développer une si belle relation avec leurs grands-parents, oncles, tantes et cousines. Voir le mot "famille" reprendre tout son sens.
Prendre le temps de lire (3 romans!). Prendre le temps de boire un café, en silence, sans rien faire en même temps, assise sur le balcon. Prendre le temps de reprendre contact avec mes frères et mes belles-soeurs que je ne vois pas assez souvent. Prendre le temps de connaître mes deux nièces si adorables. Prendre le temps de partir à vélo, seule avec Hom, pendant que les enfants sont avec le reste de la famille. Prendre le temps de dormir. Prendre le temps de prendre mon temps.
J'avais besoin de ces vacances comme je n'avais jamais eu besoin de vacances auparavant. J'étais au bout du rouleau, épuisée, écoeurée, étirée. J'avais besoin de bien partir pour mieux revenir. J'avais besoin de me retrouver et de me recentrer. J'avais besoin de sable, de mer, de phares, de couchers de soleil, de crême solaire, de lecture, de solitude, de rire en famille, de vie.
J'avais besoin de bonheur et j'en ai eu, à fortes doses, pendant deux semaines.
Maintenant, on repart, plus forte, jusqu'aux prochaines vacances.
Ces deux semaines ont été l'occasion parfaite pour...
Déconnecter complètement. On le dit souvent, mais dans mon cas, ce fut réel et frappant. Deux semaines sans ordinateur, sans internet, sans télévision ni téléphone. Deux semaines à ne pas aller vérifier mes courriels plusieurs fois par jour (oui, c'est une mauvaise manie), à ne pas regarder Facebook ou Twitter où en fin de compte, il ne se passe jamais vraiment grand chose. Deux semaines à ne pas dépendre d'un réseau, à ne pas me sentir constamment liée à la terre entière. Deux semaines à être dans notre bulle. Et surtout, deux semaines à ne même pas y penser!
Reprendre le bon rhytme. Ne plus avoir à se presser, à demander aux enfants de se dépêcher, de marcher plus vite, de ne pas flâner. Deux semaines à marcher à leur vitesse, à les laisser explorer, papillonner. Deux semaines à prendre notre temps, sans stresser avec les horaires, les deadlines, la routine, les siestes, l'heure des repas. Deux semaines à juste vivre.
Retrouver mes enfants et mon chum. Passer autant de temps avec eux sans interruption, je n'avais pas fait ça depuis longtemps. Ne plus être la femme d'affaire, la femme de ménage ou la femme à tout faire. Seulement être moi, la maman et la conjointe.
Découvrir à quel point mes enfants sont grands et petits à la fois. M'émerveiller devant la logique fantastique (et souvent rigolotte) de Tithom, mon crapaud de 4 ans et demi. M'émouvoir devant le caractère explosif et pétillant de Tilou et m'arrêter pour l'écouter parler et rire pendant de longues minutes. Les regarder dormir, le soir, avant de me coucher. Les entendre rigoler, le matin au réveil, alors qu'ils nous croient encore endormis. Les voir développer une si belle relation avec leurs grands-parents, oncles, tantes et cousines. Voir le mot "famille" reprendre tout son sens.
Prendre le temps de lire (3 romans!). Prendre le temps de boire un café, en silence, sans rien faire en même temps, assise sur le balcon. Prendre le temps de reprendre contact avec mes frères et mes belles-soeurs que je ne vois pas assez souvent. Prendre le temps de connaître mes deux nièces si adorables. Prendre le temps de partir à vélo, seule avec Hom, pendant que les enfants sont avec le reste de la famille. Prendre le temps de dormir. Prendre le temps de prendre mon temps.
J'avais besoin de ces vacances comme je n'avais jamais eu besoin de vacances auparavant. J'étais au bout du rouleau, épuisée, écoeurée, étirée. J'avais besoin de bien partir pour mieux revenir. J'avais besoin de me retrouver et de me recentrer. J'avais besoin de sable, de mer, de phares, de couchers de soleil, de crême solaire, de lecture, de solitude, de rire en famille, de vie.
J'avais besoin de bonheur et j'en ai eu, à fortes doses, pendant deux semaines.
Maintenant, on repart, plus forte, jusqu'aux prochaines vacances.
4 août 2008
Retour, reposée
Nous étions dans la voiture, en route pour le chalet de ma mère, dans Lanaudière. Les deux petits dormaient dans leurs sièges d'auto, la radio jouait une de mes chansons préférées et je sirottais mon déca en regardant les arbres défiler par ma fenêtre. C'était ça, pour moi, de vraies vacances. Le temps en suspens, le stress évacué, le silence, même si temporaire.
Aujourd'hui, la réalité me frappe de plein fouet. Ou plutôt devrais-je dire, le retour à la réalité. Après 4 semaines à la maison, Hom est retourné travailler ce matin, après être allé reconduire Tithom à la garderie. Je me retrouve seule avec mon Tilou pour la première fois depuis un mois. La routine se réinstallera, le temps continuera à me manquer, mais pour différentes raisons maintenant.
Je ne suis pas fâchée que les vacances soient terminées. Un mois, c'est parfait. Assez long pour ne pas qu'on se dise, dès le retour au travail "ça a passé trop vite, j'en aurais pris un autre mois." Assez long pour bien en profiter et ne pas être trop déçu s'il pleut (paraît qu'il a plu 13 jours sur 15, dernièrement?). Assez long pour faire tout plein d'activités et quand même réussir à passer des journées à ne rien faire, à la maison, en famille.
Résumé rapide: nous avons passé 3 jours au chalet de mes beaux-parents, nous sommes allés au zoo de Granby et à l'Exporail, nous sommes retournés 2 jours au chalet des beaux-parents, nous avons fait deux randonnées et pic-nics au parc des Îles de Boucherville, nous sommes allés 2 jours au chalet de ma mère et nous avons revisité le Biodôme. De plus, nous avons reçu des couples d'amis, nous avons réussi à rayer plsuieurs trucs sur notre liste de choses à faire, nous avons regardé des films, mangé du resto, magasiné, lu, dormi et joué. Nous en avons profité.
Malgré tout, je trouve ça frappant, aujourd'hui. La maison silencieuse, les jouets bien rangés, la vaisselle lavée, un tête-à-tête avec mon Tilou qui me sourit à pleine dent (il en a une, le coquin!). J'apprécie plus ces moments maintenant, après avoir passé un mois dans la frénésie des vacances et le désordre que des journées bien remplies et une maison toujours occupée procurent. Je suis reposée, ressourcée et d'attaque. J'ai enfin récupéré.
Voyons combien de temps ça durera...
Aujourd'hui, la réalité me frappe de plein fouet. Ou plutôt devrais-je dire, le retour à la réalité. Après 4 semaines à la maison, Hom est retourné travailler ce matin, après être allé reconduire Tithom à la garderie. Je me retrouve seule avec mon Tilou pour la première fois depuis un mois. La routine se réinstallera, le temps continuera à me manquer, mais pour différentes raisons maintenant.
Je ne suis pas fâchée que les vacances soient terminées. Un mois, c'est parfait. Assez long pour ne pas qu'on se dise, dès le retour au travail "ça a passé trop vite, j'en aurais pris un autre mois." Assez long pour bien en profiter et ne pas être trop déçu s'il pleut (paraît qu'il a plu 13 jours sur 15, dernièrement?). Assez long pour faire tout plein d'activités et quand même réussir à passer des journées à ne rien faire, à la maison, en famille.
Résumé rapide: nous avons passé 3 jours au chalet de mes beaux-parents, nous sommes allés au zoo de Granby et à l'Exporail, nous sommes retournés 2 jours au chalet des beaux-parents, nous avons fait deux randonnées et pic-nics au parc des Îles de Boucherville, nous sommes allés 2 jours au chalet de ma mère et nous avons revisité le Biodôme. De plus, nous avons reçu des couples d'amis, nous avons réussi à rayer plsuieurs trucs sur notre liste de choses à faire, nous avons regardé des films, mangé du resto, magasiné, lu, dormi et joué. Nous en avons profité.
Malgré tout, je trouve ça frappant, aujourd'hui. La maison silencieuse, les jouets bien rangés, la vaisselle lavée, un tête-à-tête avec mon Tilou qui me sourit à pleine dent (il en a une, le coquin!). J'apprécie plus ces moments maintenant, après avoir passé un mois dans la frénésie des vacances et le désordre que des journées bien remplies et une maison toujours occupée procurent. Je suis reposée, ressourcée et d'attaque. J'ai enfin récupéré.
Voyons combien de temps ça durera...
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