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LES PÉPINS DE KIWI |
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De::Montréal, Québec, Canada Profil . : dernièrement : .
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« L'espoir n'est pas une formule, mais une pratique. Nicole Nottat
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Association canadienne de sensibilisation à l'infertilité . : maternité : .
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25 février 2008Sacrés clientsOn le sait, je suis travailleur autonome. Le congé de maternité payé, ça semble bien beau, mais ma réalité n'est pas si simple. Non seulement mes revenus de l'an dernier sont plutôt minces, mais je dois, comme j'avais fait à Tithom, prévoir revenir sur le marché du travail peu de temps après l'accouchement. Peu de temps, c'est à dire 5 ou 6 semaines. Je ne peux pas dire que je n'ai pas vraiment le choix. Oui, j'ai le choix: je choisis de prendre un an complet de véritable congé et de perdre tous mes clients ou bien je choisis de revenir plus tôt pour m'assurer de garder une certaine clientèle. J'avais fait le choix de revenir tôt à Tithom et je le fais encore cette fois-ci. Mais une chose aura changée: je n'aurai pratiquement plus de client. En fait, je garde seulement mon gros contrat qui revient aux 6 mois et un autre client qui me donne très peu de travail, donc qui ne vaut pas la peine d'éliminer. Ça implique donc que les autres, je les laisse tomber. Ce qui inclut un de mes plus gros clients pour qui je travaille depuis 8 ans. Au départ, je l'ai fait pour le dépanner. Puis nous avons aimé l'association, ça fonctionnait bien et j'ai pu partir complètement à mon compte grâce à lui. Il a longtemps été ma plus grosse source de revenus. Ça s'est gâché il y a peut-être 2 ou 3 ans. Les contrats ont commencé à s'espacer, les chèques prenaient de plus en plus de temps à arriver. J'ai continué, en grosse partie parce que j'avais besoin des revenus, même avec le retard. Dans les 6 derniers mois, les choses se sont vraiment détériorées. J'ai dû énormément réfléchir et peser le pour et le contre. Ce n'est pas évident de laisser tomber un revenu, même s'il n'est plus énorme, quand on ne fait déjà pas tant que ça. Mais ma décision est maintenant prise: je le laisse tomber. Je ne veux pas que les choses se passent mal, mais je ne veux pas non-plus lui laisser de porte ouverte. C'est fini et c'est définitif. Fini, enfin, pas encore. J'avais un dernier contrat à lui faire et maintenant, j'attends. Ma partie de travail est faite, mais ça niaise de son côté. Il le sait pourtant que je suis dûe dans moins de deux semaines. Ça m'enrage de ne pas pouvoir dire que je suis vraiment en congé parce que mon dernier contrat n'est pas terminé. Ça me frustre et m'épuise de passer chaque heure de sieste et chaque journée que Tithom passe à la garderie devant mon ordi à travailler pour lui plutôt qu'à me reposer. Je suis trop professionnelle pour le flusher tout de suite ou lui dire de s'arranger avec ses troubles, mais je sens que ça s'en vient. Si le contrat n'est pas terminé avant que j'expulse, tant pis, je lui mets tout sur CD et il se démmerdera. Je crois que le fait de ne pas avoir pu prendre quelque temps pour moi avant la venue du bébé joue beaucoup sur mon impression de ne pas me sentir prête. Ça a beau faire partie du lot du travailleur autonome, je trouve ça frustrant que mon client n'ait pas eu la décence de se dépêcher pour me laisser un peu de temps pour souffler. Il prend ma date prévue d'accouchement comme un deadline, pas comme une date à ne pas atteindre. Anecdotes montrant à quel point les clients peuvent être imbéciles. 1- Ce client que je laisse tomber me dit "j'aurais une faveur à te demander, pendant ton congé. J'aurais un petit contrat à te faire faire, rien de gros, mais c'est juste pour moi (il est habituellement l'intermédiaire de quelqu'un d'autre.)" Comme si j'allais être en vacances!! Comme si j'allais avoir le temps, entre le nouveau-né, Tithom et la maison, de faire son petit contrat. Je lui ai répondu "écoute, je ne crois même pas que j'aurai le temps de me peigner le matin, alors ton contrat, 2- Un autre client, celui que je garde, me demande la semaine dernière de lui confirmer ma date d'arrêt de travail et celle de retour. Je lui dis que je termine officiellement le 22 février, ce qui était vendredi dernier. Vers 15h30 vendredi, je laisse l'ordinateur pour aller voir mon garçon qui se réveille. J'y retourne seulement en fin de soirée pour y voir un courriel de ce client, envoyé à 16h30, me demandant de lui faire un contrat. J'en suis encore un peu bouche bée. Je voudrais tout laisser tomber, car mes priorités sont mes enfants. Mais comme je ne sais pas encore si je veux éventuellement continuer ou pas, je préfère pour le moment garder quelques contrats, question de me garder la main (je travaille dans un domaine qui évolue constamment et où on peut facilement être dépassé si on arrête). Pour le moment, je n'aime plus ce que je fais. Peut-être ai-je seulement besoin d'un temps d'arrêt, peut-être suis-je dûe pour me recycler, je ne sais pas vraiment. Mais laisser complètement tomber une carrière, ça me fait trop peur. J'ai étudié dans ce domaine et j'y travaille depuis 11 ans, dont 8 ans à mon compte. Et comme partir à mon compte avait été fait dans le but de pouvoir rester à la maison pour mes enfants, l'idée de tout laisser tomber m'étourdit encore plus. Alors voilà. Je serai encore travailleur autonome, mais à temps très partiel et sans grandes ambitions pour le moment. On vera ce que le temps me dira de faire. En attendant, j'ai un fichu contrat à finir, moi. Libellés : travail (II) 23 janvier 2008Le métier de mamanEntre les mamans au foyer et les mamans sur le marché du travail, il y a un genre de débat qui, selon moi, n'a pas raison d'être. Les unes veulent de la reconnaissance, les autres veulent qu'on arrête de les traîter d'égoïste. Des préjugés flottent sur les deux camps et je trouve cette bataille complètement inutile. Il n'y a pas une seule solution bonne pour tout le monde. Bien des experts s'entendent pour dire que la place d'un bébé est avec sa mère, mais la réalité de la société fait en sorte que ce n'est pas toujours possible. Ce ne sont pas toutes les familles qui peuvent se passer d'un salaire. Et ce ne sont pas toutes els femmes qui sont prètes à sacrifier leur vie professionnelle du jour au lendemain. Ça ne fait pas d'elles des égoïstes ou des sans-coeurs qui ne priorisent pas leurs enfants. Ça fait d'elles des femmes d'aujourd'hui, qui vivent avec la réalité d'aujourd'hui. Jamais je n'irai dire que les unes ou les autres l'ont "facile". Je sais très bien qu'être maman à la maison, c'est très demandant et qu'on attend beaucoup de ces mamans. Je sais aussi que travailler totue la journée et jongler les enfants, la maison, les repas, ce n'est pas plus facile. C'est différent, voilà tout. Être maman, c'est beau, mais c'est difficile, peu importe quelle est notre réalité. Cela ne m'empêche pas, certains jours, de me sentir inutile. Même si je me démène toute la journée pour amuser et stimuler mon garçon, tout en m'occupant de la maison et des repas, même si par-dessus tout ça, j'essaie autant que possible de poursuivre mes différents projets (personnels et professionnels), il m'arrive souvent de me dire, le soir venu "mais voyons, qu'ai-je fait de ma journée?" Pas parce que j'ai l'impression de ne rien faire, mais parce que j'ai l'impression que ce que je fais est souvent futile (je ne parle pas bien sûr de mon fils). Hom travaille très dur, il arrive crevé le soir. Il doit souvent travailler toute la soirée de la maison. Et son dur labeur se reflète dans notre compte de banque, se chiffre, se calcule. Le mien... il est là, mais invisible, non quantifiable. Je ne demande pas une paie, mais c'est difficile pour quelqu'un comme moi qui, il y a deux ans à peine, travaillait à son compte à temps plein, étais autonome et indépendante. Est-ce que ça me fait regretter d'avoir laissé tomber une grande partie de ma business pour mon fils? Non, jamais. Ça ne me fait pas non-plus douter de mon choix, de notre choix. Je sais que pour nous, notre façon de vivre nous sied bien. Je ne crois pas non-plus que je sentirais un plus grand sentiment d'accomplissement si je retournais à temps plein sur le marché du travail. Je sais que ce monde n'est pas pour moi, il ne l'a jamais été. Je ne peux avoir autre patron que moi. Bon, et mon fils, maintenant. Je pense que ma grossesse joue beaucoup sur ces émotions. Le fait que je ne puisse plus autant accomplir maintenant que lorsque je n'avais pas une pastèque accrochée à ma colonne vertébrale mine un peu mon humeur. Je voudrais tellement en faire plus, je voudrais rendre mes journées sans Tithom bien plus productives... mais mon corps ne suit plus. Je me sens lourde et lente. Je m'essouffle, je suis étourdie, je dois m'asseoir souvent. Je me sens mal de devoir demander à Hom d'en faire un peu plus alors qu'il en fait déjà tellement. Je me sens faible et pourtant, je sais au fond de moi que je ne le suis pas. Je suis en train de fignoler notre deuxième fils. Je suis en train de préparer la naissance de notre deuxième enfant. Ce n'est pas de la faiblesse, mais de la force. C'est un autre travail pas tellement quantifiable, mais oh combien important. Et fatigant, à la fin... Tout comme celui de maman tout court. Libellés : nouvelle maman (IV), travail (II) 4 novembre 2007DépassementJe tenais à excuser le manque de billets ces derniers temps. Comme à chaque mois d'octobre depuis maintenant 3 ans, je tombe en mode dépassée en replongeant dans mon gros contrat bi-annuel. Un contrat que j'aime encore faire, mais qui, plus Tithom vieillit, me tire de plus en plus d'énergie. Depuis quelques semaines, je cours après ma queue, je remets plein de trucs à plus tard et je n'ai pas le temps de mettre par écrit les tonnes d'idées qui bouillent dans ma tête fatiguée. J'ai beaucoup de difficulté à dormir, parce que j'ai trop de choses sur les épaules et parce que je commence déjà à être inconfortable. Je suis cernée jusqu'au menton (pratique quand même, je n'ai pas eu besoin de me maquiller à l'Halloween pour avoir l'air d'un zombie) et je vois les aiguilles de l'horloge tourner à une vitesse hallucinante. Je sais que le contrat achève dans quelques semaines, mais je vois tout à coup les choses d'une autre façon. Mon corps me parle, je dois l'écouter. Je dois faire face à la réalité. Je vois bien que je ne suis pas la wonder-woman comme je voudrais parfois le croire. Je vois bien que concilier travail et famille est impossible quand les deux se passent au même endroit et au même moment: chez moi, de jour. Travailler pendant les siestes n'est plus suffisant et je n'arrive pas à reprendre le dessus. Je voudrais bien laisser tomber le travail pour de bon, mais je n'en suis pas là dans mes réflexions. Je ne suis pas prête à faire ce sacrifice, à prendre cette décision. Pas encore. Tithom est un ange qui s'occupe souvent seul, mais je n'ai plus le choix d'admettre que je n'arrive plus, enfin, plus à tous les jours, à le stimuler et à être à 100% avec lui lorsque nous sommes à la maison. J'ai donc commencé les démarches pour trouver une garderie à temps partiel, ce qui n'est pas chose facile de nos jours. Ça me fend le coeur de devoir me séparer de mon crapaud pendant une journée complète, mais en même temps, je vois les quelques heures de solitude comme une nécessité. Pas pour rattraper mon lavage, faire du scrapbooking ou lire. Non, pour reprendre en main mon travail, pour sortir plus que le bout de mon nez de l'eau, pour pouvoir m'enlever du stress et de la fatigue pour cette deuxième moitié de grossesse. Et, j'y pense aussi, pour me permettre de continuer à respirer quand Tipépin sera parmis nous. Je pourrais aussi dire que Tithom a besoin de socialiser, qu'il a besoin de voir des amis, mais j'aurais l'air de me justifier avec des raisons auxquelles je ne crois pas tellement. Avant de tomber enceinte de Tithom, avant même de commencer les essais, j'étais partie à mon compte dans le but d'être à la maison pour mes enfants et de continuer à travailler en même temps. Un beau rêve, qui a vite dû évoluer. Je me rends bien compte aujourd'hui que je n'ai que deux mains et un cerveau (dont une des moitiés ressemble plutôt à du pudding ces temps-ci) et que je ne peux pas tout faire, peu importe à quel point je le veux et à quel point je suis organisée. Je fais donc le sacrifice de quelques journées avec mon fils pour cumuler mes heures de travail dans ces journées et pouvoir être à 100% avec lui le reste du temps. Je préfère faire une seule chose à la fois et la faire comme il faut que faire plusieurs choses à moitié en même temps. Libellés : travail (II) 2 mai 2007Le joli mois de maiVoilà, c'est reparti, la course folle. Après quoi est-ce que je cours? Après ma queue, bien sûr. Le mois de mai en est toujours un bien rempli. Avec un petit bonhomme qui trottine et qui fait des siestes d'à peine 1h30 (quand je suis chanceuse!), mes journées sont d'avance très remplies. Ajoutez à ça un contrat bi-annuel de pige qui me demande du temps plein pour quelques semaines, plusieurs événements qui arrivent aussi avec le printemps, un nouveau projet bien excitant, des conférences auxquelles je me suis inscrites (en tant que spectatrice, bien entendu), des ateliers de stimulation avec mon bébé et vous obtenez plus de jours qu'il n'y en a dans le mois. Comment vais-je y arriver? Je l'ignore encore... Avec tout ça, je n'ai pas le temps de penser à mon nouveau cycle qui vient de commencer (je commence le Serophene à plus forte dose ce soir). Bon d'accord, j'ai le temps d'y penser quand même un tout petit peu... mais à peine. Libellés : divers, travail (II) 19 janvier 2007DéchiréeOn a beau le lire et l'entendre souvent, c'est quand on le vit qu'on le réalise vraiment: être maman au foyer, c'est loin d'être rose à tous les jours. Et je ne parle pas seulement de la quantité de travail que ça comporte, mais du côté émotionnel de la situation surtout. Je ne sais pas si toutes les mamans au foyer passent par là, mais ces temps-ci, je me sens rongée par un mélange de culpabilité et de frustration. C'est peut-être parce que je suis aussi trvailleur au foyer, je ne sais pas... Tithom ne dort plus beaucoup le jour, ce qui ne me laisse pas beaucoup de temps pour travailler et/ou m'avancer dans plusieurs projets que j'ai listés depuis longtemps sur un petit bout de papier sur le coin de mon bureau. Je m'étais toujours dit que ma priorité était mon fils et j'ai toujours choisi mon fils avant le travail. Quand le travail ne pouvait pas attendre, ma mère est venue ici s'occuper de Tithom pendant que maman gagnait son pain. Il N'a jamais été question de l'envoyer en garderie et j'y tens. J'aime beaucoup passer du temps avec mon fils, là n'est pas la question. Il veut que je sois près de lui, sans pour autant que je joue avec lui. Je peux donc tout faire (lavage, ménage, cuisine) pendant ce temps. Tout, sauf travailler. Dès que j'entre dans mon bureau, le radar de Tithom sonne et son alarme part. J'ai mis une barrière à ma porte car il m'est impossible de laisser entrer Tithom. À moins de tout surélever de 3 pieds, je ne peux pas le laisser jouer dans mon bureau. Il pitonne sur le télécopieur, jette tous mes papiers par terre, vide et re-vide mon bac à recyclage, éteint mon ordinateur, tire sur les 237 fils divers qui se trouvent derrière mon bureau... bref, il n'est pas tenable. Il a depuis longtemps passé l'âge du parc. Je peux donc être n'importe où, sauf dans mon bureau, ce qui n'est pas très pratique pour travailler. Je n'ai pas la chance d'avoir un portable, alors pour le moment, je ne travaille pratiquement pas. Je fais l'essentiel le soir, mais c'est tout. Mes clients sont patients, mais je commence à vraiment pousser les limites. Et c'est là que la frustration et la culpabilité entrent en jeu. Le soir, quand je me couche, je pense à ma journée et je me demande "mais, qu'est-ce que j'ai fait aujourd'hui? Bon d'acord, je me suis occupée de Tithom et de la maison, ce qui en soi est très bien, mais à part ça, qu'est-ce que j'ai fait?" Et la réponse, qui est tout le temps "rien", me décourage un peu. Oui, ma maison est propre, le linge sale ne s'accumule pas, je fais de la bouffe, je rigole avec mon garçon. Oui, j'accomplis beaucoup, sous cet angle. Mais d'un autre côté, je n'avance rien. Après Tithom et la maison, il me reste à peine le temps de prendre ma douche, alors on oublie le travail et on oublie les projets. Tout s'accumule. Ma liste s'allonge. Je me sens en retard dans tout. J'ai l'impression parfois de perdre mes journées et ça me frustre. Je suis frustrée contre moi-même de ne pas plus me déniaiser et de ne pas être capable de finir un contrat pendant une sieste-express. Puis, je me sens coupable. Je m'en veux de trouver que mes journées sont perdues alors qu'elles sont passées à voir mon fils grandir, apprendre, découvrir. Je me sens coupable de penser parfois, alors que je suis assise avec lui à faire un casse-tête "je devrais travailler en ce moment, je dois terminer ceci et celà...". Je m'en veux de ne plus être à 100% avec lui. Si je ne travaillais pas, peut-être serais-je moins frustrée. Peut-être n'aurais-je pas autant l'impression d'être en retard et de ne rien accomplir. Je sais que j'aurais quand même un peu l'impression de ne rien faire d'autre que m'occuper de Tithom et de la maison, mais ce serait probablement un stress de moins, si je laissais tomber les contrats. Je n'ai jamais vécu pour le travail. Je ne suis pas super ambitieuse. Si je pouvais me permettre de rester seulement maman au foyer, je le ferais. Mais j'aime quand même mon travail et je ne peux me permettre d'arrêter. Pas seulement pour le côté financier, mais parce que c'est un domaine qui évolue trop vite et où tu es vite dépassé si tu ne te tiens pas constamment à jour. Quand je suis partie à mon compte, c'était dans l'idée de pouvoir rester à la maison pour m'occuper des enfants, les accueillir pour leur dîner, être là quand ils rentreront de l'école. Pour ça, je dois rester sur le marché du travail pour quelques années encore. Mais ça ne me tente plus... et je me sens coupable encore une fois... On nous répète de ne pas nous oublier, de prendre du temps pour nous, quand on devient maman. On nous répète de sortir, de voir des gens, de se garder une vie sociale. Mais après Tithom, après les couches, les repas, le lavage, le ménage, le travail, il ne me reste pas assez de temps pour me coiffer, encore moins pour sortir. Ma vie sociale se résume donc à quelques minutes par jour sur des forums et sur la messagerie. Comme m'aurait dit mon grand-père, je veux le beurre et l'argent du beurre. Je dois me rendre à l'évidence que je ne peux pas vivre deux vies en une: celle d'une maman au foyer et celle d'un travailleur autonome disponible et professionnel. Je déteste faire les choses à moitié, alors je dois trouver une façon de concillier les deux sans sacrifier quoi que ce soit à Tithom. Et ça presse. Libellés : nouvelle maman (III), travail (II) 9 novembre 2006Double temps pleinJe rame très fort ces temsp-ci. À contre-courant, ou enfin, c'est l'impression que j'ai. Je n'avance pas vite et pourtant, mes journées sont plus que remplies. Mon gros contrat me demande énormément de temps, temps que je n'ai pas en partant. Tithom dort très peu, veut se coller, veut que je sois toujours à moins d'un pied de lui. Sans parler de sa maudite dent qui n'en finit plus de percer. Les contrats réguliers continuent quand même d'entrer, ce qui fait que je me retrouve à occuper deux emplois à temps plein (celui de maman à la maison et celui qui paie les comptes) en même temps. Donc, disais-je, je rame. J'ai obtenu la date de tombée pour le gros contrat: le 20 novembre. Ça s'étire habituellement de quelques jours, mais ça me donne une idée de l'échéancier et des coups à donner. J'ai donc fait appel à une nounou, question de reprendre le dessus. Ma mère vient chez moi s'occuper de Tithom l'avant-midi. Ça me permet de travailler de 8h30 à 13h30 sans arrêt, comparativement à de 11h30 à 13h30 quand le puck roulait pour moi et que Tithom dormait bien. Ça se passe bien, avec la nounou. La grand-maman est bien contente de passer du temps avec son petit-fils et la maman est bien contente de ne pas devoir aller le porter à la garderie juste parce que pour quelques semaines par année, elle est débordée. Je suis partie à mon compte il y a des années en grosse partie parce que je voulais être là pour mes enfants et ne pas avoir à les domper à la garderie le jour. Il y a des moments où je me trouve idiote d'avoir cru y arriver, mais la plupart du temps, je suis très contente de ma décision. J'ai, en grosse partie, le meilleur des deux mondes: je continue à travailler et à faire des sous, mais je suis là pour voir mon fils grandir en même temps. C'est ça qu'on appelle joindre l'utile à l'agréable, vous croyez? Libellés : travail (II) 26 octobre 2006Cerveau en compoteJ'ai la cervelle empotée, enrhumée. Je n'ai rien à écrire et pourtant, j'aurais plein de choses à dire. Je n'ai pas l'habitude de raconter mon train-train quotidien. De toute façon, ça n'intéresse personne de savoir ce que Tithom a mangé pour déjeuner (de l'avoine et des pommes) ou ce que j'ai sur le dos (t-shirt et jeans). Il ne se passe rien de vraiment palpitant ces temps-ci. Pas que ma vie soit plate, non. J'aime ma vie, je la savoure à chaque jour. Seulement... c'est du banal pour le monde extérieur. J'aurais pu parler du ridicule derrière la tentative d'adoption de Madonna, mais j'en ai pas envie. On en parle déjà trop comme ça. J'aurais pu parler de la chargée de projet de mon contrat qui vient de commencer, de ses 75 emails quotidiens, qui se répètent, se contredisent et s'entre-mêlent. J'aurais pu chialer contre son manque d'organisation, son côté broche-à-foin et de tout le temps précieux qu'elle me fait perdre avec son manque de précision maladif. Mais ça intéresse qui, tout ça, au fond? J'aurais pu vous parler du rhume que Hom a traîné pendant deux semaines et que je me vantais de ne pas avoir attrapé... mais j'aurais parlé trop vite, car depuis avant-hier, j'ai la gorge en feu, le cerveau en compote et le nez comme une framboise. Je vais aller prendre une Tylenol et lire les 18 courriels qui sont entrés pendant que j'écrivais ce billet... Libellés : clavier, travail (II) 20 octobre 2006Deux se terminent, un débuteJe croyais avoir un peu de répit du côté travail ces temps-ci. Mon contrat qui revient aux 6 mois n'était pas dû, enfin, je ne pensais pas... Je viens de terminer deux gros contrats qui m'ont pris beaucoup de mon temps (dont lundi jusqu'à 23h). Je pensais respirer un peu, au moins quelques jours, avant de commencer l'autre. Eh bien non! Il est déjà commencé, en grande à part ça! Je crois même devoir faire garder Tithom quelques jours quand le rush du deadline sera arrivé. Une grand-maman se fera sûrement un grand plaisir de venir passer la journée ici avec lui pendant que je travaille. D'ici-là, je dois bosser pendant les siestes et quand Tithom s'occupe seul... ce qui est chose rare ces jours-ci. Il se promène partout (encore sur les fesses, il aime son moyen de transport) et je dois sans cesse le suivre pour ne pas qu'il renverse une plante, tire sur le fil du télécopieur ou mange un soulier. Il a des yeux de lynx et sait repérer chaque petit objet qui a échappé à mon scrupuleux ménage. Il se dirige droit vers sa proie, rapidement, en levant les fesses et en gloussant d'excitation. Je sais facilement quand il a atteint son objectif car il crie de joie et bat des bras. Rapide, mon bébé, mais pas subtil! Allez hop! Au boulot! Libellés : nouvelle maman (II), travail (II)
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