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LES PÉPINS DE KIWI |
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De::Montréal, Québec, Canada Profil . : dernièrement : .
Quelle idée . : tithom : .
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Allaitement (I) (II) . : depuis le début : .
01.2005 |
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« L'espoir n'est pas une formule, mais une pratique. Nicole Nottat
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Association canadienne de sensibilisation à l'infertilité . : maternité : .
Maman Chérie . : suivi : .
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12 décembre 2007Le chat est parti, les souris toussentHom est en formation depuis trois jours au New Hampshire. Vous me voyez venir? Bien sûr, Tithom a le rhume et moi aussi. C'est immanquable. J'ai même décidé que tant qu'à me torturer, aussi bien me taper une indigestion et deux nuits d'insomnie en plus de la gorge qui brûle et du nez qui coule. Non mais, faut pas faire les choses à moitié... Entre un Tithom qui morve et ne veut pas dormir et mon estomac qui ne se gêne pas pour me rappeler qu'il est mécontent, je trouve le temps long. Mis à part les maux physiques, je dois dire que Tithom est quand même gentil et ne me demande pas trop souvent où est papa (quoi que mon coeur se fende à chaque fois qu'il répond lui-même à sa question en disant tatiiii d'un air triste). Je commençais presque à avoir hâte que Hom parte dimanche. Il m'énerve tellement quand il a le rhume, le pauvre! Je sais que c'est hors de son contrôle, mais l'entendre à tout bout de champs tousser, renifler, se moucher, geindre, ronfler, soupirer... c'était rendu insuportable. Mais quelques heures après son départ, tous ses bruits irritants me manquaient déjà. Même si je suis habituée de passer mes journées avec Tithom, on dirait que le fait de savoir qu'Hom serait là avec nous quelques heures plus tard rendait les journées plus légères. Je savais que, peu importe à quel point la journée pouvait mal aller, ça finirait bientôt, quand Hom entrerait du travail. Là, c'est comme si je vivais une grosse journées de 96 heures entre-coupée de quelques siestes. Je commence à avoir hâte qu'elle finisse... même si je sais qu'elle ne sera pas suivie d'une nuit de sommeil de 21 heures.... Ah, ce serait bien trop beau... Libellés : nouvelle maman (III) 25 septembre 2007Maman invisibleTithom avait un peu plus de 11 mois. Il se promenait (sur les fesses) dans la cuisine, à la recherche de son prochain mauvais coup, en marmonant. En m'approchant, j'ai entendu le plus beau son à mon oreille: maman. J'ai ensuite dû sortir un linge pour essuyer la flaque qu'avait laissé mon coeur fondu sur le plancher. Tithom a eu maman comme seul mot pendant longtemps. Il avait fini par l'associer à moi, et c'était encore plus craquant. Puis, il y a quelques mois, est venu le mot papa, qu'il a rapidement associé à son père. C'était très franc, très clair: PA-PA! Exit le mot maman, il n'en avait plus que pour son papa. Ça fait des mois que ça dure, que je n'entends plus Tithom dire maman. C'est enfantin, mais ça me fait de la peine. Quand je le regarde en lui disant "maman!", il me sourit et répond "papa!" C,est qu'il est drôle le taquin. Tout est papa autour de lui. Son univers est papa. Quand son père arrive de travailler, il reconnaît le bruit de la voiture (en fait, le bruit du système de son au max) et s'écrit PAPA! en courant vers la porte. Il est toujours heureux de le voir. Il lui sourit toujours. Pendant ce temps, je disparais doucement. Ça fait partie du contrat de la maman à temps plein: on se fait un peu prendre pour acquise. Je deviens invisible. Je trouve ça très dur, par moment. Tithom ne s'ennuie jamais de moi, il n'en a jamais l'occasion: je suis toujours là! Je suis là quand il se couche, là quand il se réveille, là quand papa n'y est pas. Il a confiance, peut compter sur moi. C'est une de ses certitudes: maman sera là. Jamais je ne lui enlèverai non-plus. N'empêche, j'aimerais ça, moi aussi, l'entendre s'écrier maman et courir vers moi. J'aimerais ça moi aussi qu'on me montre (même si je le sais) que je compte et que je suis importante. J'ai droit à plein de trucs mignons, à des tonnes de bisous, à des jeux complices, mais plus jamais je n'entends maman et ça me manque. Libellés : nouvelle maman (III), Tithom (IV) 18 septembre 2007Sensualité nouvelleEn devenant maman, on découvre plein de facettes de notre personnalité qui nous étaient jusqu'alors inconnues. Nous faisons face à des situations et émotions complètement nouvelles. Nous utilisons pour la première fois une partie de notre cerveau qui dormait jusqu'à l'accouchement. Nous découvrons une autre personne en nous: après la fille, la soeur, la blonde, voici la mère. Dans ces nouvelles facettes, je me suis découvert une sensualité que je ne me connaissais pas. Jamais auparavant je n'avais caressé la joue d'une autre personne pendant des heures, sans autre but que de sentir la peau douce sous mon doigt. Jamais je n'avais enfoui mon nez dans les cheveux de quelqu'un d'autre. Jamais je n'avais mordillé des orteils, jamais je n'avais chuchotté des je t'aime aussi doux à l'oreille de quelqu'un, jamais je n'avais chanté de berceuse de ma voix la plus douce en santant mon unique auditeur s'endormir tranquilement dans mes bras. Jamais je ne m'étais perdue autant dans un regard, jamais je n'avais autant travaillé pour un simple sourire, jamais un rire ne m'avait autant touchée. Jamais je ne me serais crue capable d'autant de sensualité et de douceur. Jamais je n'aurais pensé mon coeur de maman aussi paisible. Libellés : nouvelle maman (III) 20 juin 2007Le temps qui passeJ'essaie d'imaginer Tithom quand il aura 5 ans, 10 ans, 20 ans... je n'y arrive pas vraiment. Je ne sais pas de quoi il aura l'air, quel genre de garçon il sera. Je peux imaginer un peu, à partir de ses traits de caractère qui se développent déjà, mais ça reste flou. Et moi, dans 20 ans, je m'imagine comment? Pas tellement différente qu'aujourd'hui, avec quelques rides et cheveux blancs (teints, bien sûr) en plus... Même chose pour Hom (sauf peut-être la teinture). C'est plus facile de nous imaginer dans 20 ans que d'imaginer Tithom en adulte. Peut-être parce que j'ai le modèle de mes parents à suivre. Entre mes souvenirs d'il y a 20 ans et ce qu'ils ont l'air aujourd'hui, il y a en effet que quelques rides et cheveux blancs de plus. Mais entre la petite fille que j'étais il y a 20 ans et la femme que je suis aujourd'hui, il y a un univers. On répète souvent, quand on a des enfants, que le temps passe vite. Est-ce parce que le temps qui passe semble avoir beaucoup plus d'effets sur les jeunes que sur les moins jeunes? Est-ce parce que rendus à un certain point, les changements deviennent très subtils et lents? Ou bien est-ce parce qu'en voyant nos enfants vieillir, on se sent vieillir aussi? Libellés : nouvelle maman (III) 17 mai 2007Il y a des jours comme çaIl y a des jours, comme aujourd'hui, où je me demande vraiment pourquoi j'en veux un deuxième. Alors que Tithom est grognon, que rien ne le satisfait, qu'il passe plus de 3 heures à émettre un petit cri strident qui vient détruire une partie jusqu'alors inutilisée de mon cerveau, je m'interroge. Pourquoi est-ce que j'en veux un autre exactement? Il y a des jours comme aujourd'hui où ma patience est inexistante, où je ne tolère pas les cris, les pleurs, les bébés qui se tortillent. Tithom ne me lâche pas d'un pouce, il se promène entre mes jambes sans arrêt, même lorsque je suis aux toilettes. Je me retrouve assise par terre dans le salon, couettée, une main en train d'étrangler un Monsieur Patate qui n'a plus d'yeux, l'autre main sur la tempe, essayant en vain de faire partir ce marteau-piqueur dans ma tête. C'est dans des moments comme ça que je me demande ce qu'il m'arriverait avec un deuxième. Je dois être folle d'en vouloir deux alors que je me sens dépassée par un! En tout cas, je virerais certainement folle avec deux tornades comme ça! Puis, le silence s'installe. Ça me fait mal aux oreilles tellement je n'y suis plus habituée. Tithom s'approche, son visage au niveau du mien. Il me regarde, me sourit, puis me saute au cou. Il frotte son petit nez sur le mien avant de me flanquer un gros bec dégoulinant de bave sur la joue. Et tout me revient. C'est pour ça que j'en veux un autre. Pour les gros bec mouillés et tout le reste. Libellés : nouvelle maman (III) 8 mai 2007Avant d'être mamanToute maman branchée a reçu une bonne dizaine de fois dans sa boîte à courriels le texte "Avant d'être maman". La fête des Mères approchant, le courriel est ressorti et refait le tour de la terre. Il est bien mignon, mais je tenais à rajouter mes propres réflexions. Avant d'être maman... Je ne savais pas à quel point ça faisait mal de piler, pied nu, sur un Lego. Je ne savais pas ce que c'était d'avoir constamment des grains de riz collés sous les bas. Je ne savais pas qu'un biberon oublié sous le fauteuil attirait les fourmis. Avant d'être maman, je ne pensais pas être capable de sortir sans me maquiller. Je pensais encore moins être capable de sortir sans me laver les cheveux. Avant d'être maman, j'avais le temps de mettre de la crème, de faire mes jambes, de m'épiler les sourcils. Avant d'être maman, je n'avais jamais eu de trace de morve sur un chandail. Avant d'être maman, je n'avais jamais mal au dos. Avant d'être maman, je n'avais jamais fait de biscuits avec des céréales pour bébé. Je n'avais jamais pensé que la toilette pouvait devenir un terrain de jeux. J'ignorais la quantité de bébelles qui pouvaient entrer derrière le réfrigérateur. Avant d'être maman, je ne savais pas à quel âge un bébé fait ses nuits, tient sa tête, se tient assis, boit seul, marche, parle, donne un bisou. Avant d'être maman, je n'avais jamais parlé de mes seins à qui voulait bien l'entendre. Je n'avais jamais eu de gerçure, d'ampoule de lait ni de mastite. Mais surtout, Avant d'être maman... J'ignorais tout ce qu'un enfant peut donner, tout ce qu'un regard bleu peut guérir, tout ce qu'un rire peut effacer. J'ignorais combien tous les petits désagréments perdent leur importance juste avec un sourire. Avant d'être maman, j'avais mal, je me sentais vide. Il manquait quelque chose à ma vie. Avant d'être maman, je n'étais pas moi-même. La fête des mères était très difficile et je maudissais toutes les mamans car je n'étais pas des leurs. Avant d'être maman, tout ce que je voulais, tout ce que mon âme désirait, c'était d'être une maman. Maintenant que j'en suis une, jamais au grand jamais je ne retournerais à celle que j'étais, avant d'être maman... Libellés : nouvelle maman (III) 4 mai 2007Pas encore?Se remettre en question et douter de ses capacités de parent fait partie de l'apprentissage normal d'une nouvelle maman. On a beau savoir qu'il ne faut pas comparer, que chaque bébé a son rhytme, que les chiffres ne sont là qu'à titre de référence... la pression sociale est là quand même. Sans nécessairement s'inquiéter, on se compare presqu'involontairement à la famille machin dont le petit a parlé à 6 mois et marché à 8 mois. On se dit "peut-être ne l'ai-je pas assez stimulé? Ou peut-être ne l'ai-je pas assez laissé explorer de façon autonome?" La marge entre le pas assez et le trop ne semble pas très large. Mon fils a commencé à marcher pour de bon la veille de ses 15 mois. Jusqu'à ce jour, je ne comptais plus les fois où je me suis faite dire "quoi, il ne marche pas encore?!" avec un air de surprise et de dédain. Puis, on me regardait de haut "quoi, il ne parle pas encore non-plus?!" Ça y est, je me sens nulle. Peut-être mon fils a-t-il un retard, peut-être aura-t-il un problème de langage... je m'inquiète, je me questionne sur mes capacités, sur la stimulation, encore et toujours. Puis, je me rends compte, en parlant avec d'autres mamans, que mon fils est tout à fait normal. Bien sûr, il y a des bébés plus rapides qui marchent à 8 mois. Il y en a aussi des moins rapides qui marchent seulement à 20 mois et qui pourtant sont tout aussi intelligents. Comme on entend surtout parler de ceux qui sont plus rapides et qu'on ne vante jamais ceux qui l'ont fait plus tard, c'est facile de se laisser prendre par cette satanée pression sociale et de se faire croire qu'on a manqué notre coup et raté l'éducation de notre bébé. On a tous peur que notre enfant ne soit pas "normal", qu'il ne soit pas en santé, physique et mentale. On veut tous le meilleur pour nos enfants, ce qui inclut une enfance loin des tracas médicaux. La foutue pression sociale vient donc animer le feu de cette peur, à tord. Mon fils est costaud et grand. En apparence, il a souvent passé pour plus vieux que son âge, ce qui n'aidait jamais la pression. Il avait l'air de 13 mois à 9 mois, on s'attendait donc à ce qu'il soit plus habile, plus solide sur ses pattes. J'ai fait tout mon possible pour ne pas me laisser atteindre par les commentaires plates, mais il y a des jours, surtout dans le dernier mois, où c'était plus difficile. Il n'y a pas de garantie. On ne sait jamais à 100% si on fait la bonne affaire, si on stimule comme il faut, assez ou trop. On doute beaucoup et je crois que ce doute est en quelque sorte sain. Ça prouve qu'on s'inquiète, qu'on a à coeur le développement de notre enfant. Ça prouve qu'on veut ce qu'il y a de meilleur pour lui en donnant ce qu'on a de meilleur, sans que ce soit parfait. Libellés : nouvelle maman (III) 16 avril 2007Ne m'oublie pasDans les émissions de style "makeover", on voit souvent des femmes, plus précisément des mamans, qui ont négligé leur look depuis l'arrivée des enfants. Manque de temps, manque d'intérêt, manque de ressources, le look des mamans en prend souvent pour son rhume. On fait passer les enfants avant nous. Quand on magasine, on sort des boutiques avec plusieurs morceaux pour les enfants et rien pour nous. Pas le temps d'aller chez la coiffeuse. De toute façon, on n'a pas le temps de se coiffer le matin. On attache nos cheveux et hop, la journée doit commencer! Se maquiller? Si on a le temps de mettre un peu de mascara et de camoufler rapido ces cernes sous nos yeux, c'est déjà bon. On use nos vêtements au maximum, question de les rentabiliser et de ne pas avoir à dépenser pour nous. Je n'ai jamais eu l'air aussi délabrée. Mes cheveux sont horribles, je ne me souviens même pas de ma dernière visite chez la coiffeuse. Ma peau est terne, je suis cernée, j'aurais sérieusement besoin d'un pédicure et Hom est content que je recommence à voir le doc, car ça veut dire que je vais faire mes jambes au moins une fois par mois. Je ne me suis pas acheté de nouveaux vêtements depuis des mois et ceux que j'ai sont démodés et déformés. Mais ils me font et ne sont pas troués. Ou presque pas. Travailler à temps partiel, ça paraît sur un budget, d'autant plus qu'un bébé, ça vide un compte de banque aussi vite qu'un biberon. Bref, une fois les besoins de mon fils comblés, il ne reste plus grand chose pour moi. Je ne sais pas pourquoi je me suis autant négligée. Je m'étais juré de ne pas m'oublier, mais j'ai échoué. Je ne suis pas superficielle, mais ça devient grave. Je dois m'occuper de moi-même car mon physique abandonné commence à déteindre sur mon esprit. Je ne prends plus de temps pour moi, je ne me bichonne plus, je ne me vois plus. En fait si, je me vois et je déteste ce que je vois. J'ai l'air fatiguée, négligée, molle et sans entrain. Voir ce que je suis vraiment me déprime. J'ai de plus en plus de misère à aimer celle que je suis devenue. C'est un cercle viscieux qui m'étourdit et dont je voudrais bien sortir. Je ne suis pourtant pas du genre à me laisser aller, mais il y a toujours quelque chose de plus pressant, de plus important au haut de ma liste. Je prends aujourd'hui, maintenant, la décision de faire à chaque jour un petit quelque chose pour moi, moi seulement. Je veux à nouveau me sentir belle, me trouver belle. Je veux à nouveau aimer m'habiller, me pomponner. Je veux prendre le temps de lire, d'écrire, de faire de l'artisanat comme avant. Je veux prendre le temps d'être autre chose qu'une maman, de temps en temps. Libellés : nouvelle maman (III) 17 mars 2007Sauvons du tempsJe crois avoir trouvé un truc infaillible pour économiser du temps aux jeunes mamans. Plutôt que de perdre des précieuses minutes dans la cuisine à essayer de nourir un bambin qui n'en a rien à cirer, plutôt que de perdre ensuite de précieuses minutes à ramasser les pâtes, légumes et céréales partout sur le plancher, plutôt que de perdre plusieurs précieuses minutes à tout nettoyer après le repas... pourquoi ne pas carrément sauter l'étape de la chaise haute et tout sacrer directement dans la poubelle? On sauve du temps, pas de nettoyage à faire et le résultat final est le même: un bébé chialeux qui a faim, mais qui ne veut rien manger. Libellés : nouvelle maman (III), solides 29 janvier 2007Histoire d'un gâteauLe Petit Prince représente beaucoup pour moi, on le sait déjà, par rapport à ma fausse-couche, mais aussi par rapport à Tithom. Sa chambre a été faite sous ce thème, ainsi que la courte-pointe brodée par des femmes de mon entourage. J'ai plusieurs objets peints ou achetés, à l'éfigie du Petit Prince. Je trouvais donc logique que le premier gâteau d'anniversaire de Tithom soit aussi sous ce thème. J'avais de l'ambition. J'avais de grandes idées. Ouais. Sans être complètement raté, disons que mon gâteau était loin de ce que j'aurais voulu. Je me suis tordue de rire en façonnant mon Petit Prince et sa rose en pâte Fimo. Je n'ai pas grand talent en sculpture, disons! La forme du gâteau était quand même bien réussie (une demie sphère) mais j'ai eu de la difficulté avec le glaçage. J'ai d'abord mis une couche de glaçage au fromage à la crème, mais j'en avais à peine assez pour couvrir le gâteau. Il y avait donc des endroits dénudés. En plus, ma couleur était ratée, la planète de mon petit Prince était plutôt grise. Tant pis. Le lendemain, j'ai décidé de refaire un autre glaçage, au sucre cette fois-ci, pour re couvrir le tout. J'en avais fait assez, mon gâteau était couvert et tout bleu. Super! Après une heure au frigo, le glaçage bleu avait coulé sur les côtés, mais le gris était resté. Pas le temps de réparer, on le présente comme ça, avec mes petites sculptures en prime. Je n'ai pas peur du ridicule, alors je vous le montre. ![]() Gros plan sur les sculptures: ![]() (oui, j'ai pris un bouchon pour faire le dome) Tithom a très apprécié le gâteau, il se moquait bien de son apparence. Il a tellement aimé qu'il ne semblait pas vouloir en gaspiller une miette en l'étendant partout. Il l'a dégusté doucement, copieusement. ![]() À son premier anniversaire, bébé est supposé se retrouver tout beurré de gâteau. Voici mon gros gourmand à son maximum de beurrage: ![]() Et l'intérieur du gâteau (garniture au fromage à la crème et morceaux de pêches), pour les curieux. À défaut d'être un chef d'oeuvre pour les yeux, mon gâteau était un délice pour la bouche! ![]() Libellés : nouvelle maman (III), Tithom (III) 27 janvier 2007Jamais je n'aurais cruÇa y est, je suis nostalgique. J’avais beau y penser depuis un certain temps, j’avais beau essayer tant bien que mal de m’y préparer, je me retrouve aujourd’hui très émotive et lunatique. Je regarde l’horloge et je me remémore chaque moment du 27 janvier de l’an dernier. L’anniversaire de Tithom est peut-être demain, mais le premier anniversaire de mon accouchement, c’est aujourd’hui. Il y a un an, j’étais allée à l’hôpital me faire mettre une deuxième dose de gel. J’avais commencé mes contractions, j'étais revenue à la maison, en attendant. Nous avions pris notre dernier dîner à deux, sans vraiment le savoir. Le travail commencerait sous peu et tout déboulerait. J’allais tenir mon béé quelques heures plus tard, le ventre vide et le coeur immense. Il y a un an, c’était notre dernière journée de couple. Il y a un an, nous n’étions pas encore une famille. Il y a un an, j'allais devenir maman. Jamais je n’aurais pu imaginer comment se passerait cette année. J’avais des idées, mais rien de comparable, rien d’aussi beau que la réalité. Jamais je n’aurais pensé autant me sentir à ma place en tant que maman. Jamais je n’aurais pensé être aussi heureuse. Et jamais je n’aurais pensé que je sortirais en public sans me maquiller, sans même me doucher (parfois!), que je parlerais de mes seins, de mes hémorroïdes et de mes saignements à n’importe qui. Je n’aurais jamais pensé que je deviendrais aussi gaga devant un minuscule ensemble chemise/jeans en spécial. Je n’aurais jamais pensé que j’apprendrais par coeur autant de berceuses et comptines ridicules. Je n’aurais jamais pensé aimer autant jouer à la maman. Il y a un an, je ne me serais pas doûté que je serais ici aujourd’hui, plus mince, plus motivée, plus sereine que je ne l’ai probablement jamais été. Je n’aurais pas imaginé encore allaiter mon fils, un an plus tard. Je n’aurais pas cru possible le trouver plus beau, mais pourtant à chaque jour, je le trouve encore plus beau que la veille. Je croyais que ce serait difficile. Ça l’a été, mais bien moins que je craignais. Je croyais que ce serait long, un an, mais ça a passé si vite. Je croyais avoir de la difficulté à me lever. Bon d'accord, j'ai encore de la difficulté, mais je n'aurais jamais espéré avoir un aussi bon bébé côté dodo. Je croyais que je ne saurais jamais quoi faire, que je ne me ferais pas confiance. J’ai souvent hésité, mais j’ai maintenant compris que ça ne donne rien de se compliquer la vie et que notre instinct, il est fiable, quoi que nos grands-mères en disent. Je n'aurais jamais cru croire autant en mes capacités. Un an à redécouvrir la vie. Un an à découvrir la maman que je suis en découvrant le bonhomme à qui j’ai donné la vie. Ce bonhomme, il aura un an demain. Et la maman que je suis aura un an aussi. Joyeux anniversaire à moi! Libellés : nouvelle maman (III), souvenirs (II) 19 janvier 2007DéchiréeOn a beau le lire et l'entendre souvent, c'est quand on le vit qu'on le réalise vraiment: être maman au foyer, c'est loin d'être rose à tous les jours. Et je ne parle pas seulement de la quantité de travail que ça comporte, mais du côté émotionnel de la situation surtout. Je ne sais pas si toutes les mamans au foyer passent par là, mais ces temps-ci, je me sens rongée par un mélange de culpabilité et de frustration. C'est peut-être parce que je suis aussi trvailleur au foyer, je ne sais pas... Tithom ne dort plus beaucoup le jour, ce qui ne me laisse pas beaucoup de temps pour travailler et/ou m'avancer dans plusieurs projets que j'ai listés depuis longtemps sur un petit bout de papier sur le coin de mon bureau. Je m'étais toujours dit que ma priorité était mon fils et j'ai toujours choisi mon fils avant le travail. Quand le travail ne pouvait pas attendre, ma mère est venue ici s'occuper de Tithom pendant que maman gagnait son pain. Il N'a jamais été question de l'envoyer en garderie et j'y tens. J'aime beaucoup passer du temps avec mon fils, là n'est pas la question. Il veut que je sois près de lui, sans pour autant que je joue avec lui. Je peux donc tout faire (lavage, ménage, cuisine) pendant ce temps. Tout, sauf travailler. Dès que j'entre dans mon bureau, le radar de Tithom sonne et son alarme part. J'ai mis une barrière à ma porte car il m'est impossible de laisser entrer Tithom. À moins de tout surélever de 3 pieds, je ne peux pas le laisser jouer dans mon bureau. Il pitonne sur le télécopieur, jette tous mes papiers par terre, vide et re-vide mon bac à recyclage, éteint mon ordinateur, tire sur les 237 fils divers qui se trouvent derrière mon bureau... bref, il n'est pas tenable. Il a depuis longtemps passé l'âge du parc. Je peux donc être n'importe où, sauf dans mon bureau, ce qui n'est pas très pratique pour travailler. Je n'ai pas la chance d'avoir un portable, alors pour le moment, je ne travaille pratiquement pas. Je fais l'essentiel le soir, mais c'est tout. Mes clients sont patients, mais je commence à vraiment pousser les limites. Et c'est là que la frustration et la culpabilité entrent en jeu. Le soir, quand je me couche, je pense à ma journée et je me demande "mais, qu'est-ce que j'ai fait aujourd'hui? Bon d'acord, je me suis occupée de Tithom et de la maison, ce qui en soi est très bien, mais à part ça, qu'est-ce que j'ai fait?" Et la réponse, qui est tout le temps "rien", me décourage un peu. Oui, ma maison est propre, le linge sale ne s'accumule pas, je fais de la bouffe, je rigole avec mon garçon. Oui, j'accomplis beaucoup, sous cet angle. Mais d'un autre côté, je n'avance rien. Après Tithom et la maison, il me reste à peine le temps de prendre ma douche, alors on oublie le travail et on oublie les projets. Tout s'accumule. Ma liste s'allonge. Je me sens en retard dans tout. J'ai l'impression parfois de perdre mes journées et ça me frustre. Je suis frustrée contre moi-même de ne pas plus me déniaiser et de ne pas être capable de finir un contrat pendant une sieste-express. Puis, je me sens coupable. Je m'en veux de trouver que mes journées sont perdues alors qu'elles sont passées à voir mon fils grandir, apprendre, découvrir. Je me sens coupable de penser parfois, alors que je suis assise avec lui à faire un casse-tête "je devrais travailler en ce moment, je dois terminer ceci et celà...". Je m'en veux de ne plus être à 100% avec lui. Si je ne travaillais pas, peut-être serais-je moins frustrée. Peut-être n'aurais-je pas autant l'impression d'être en retard et de ne rien accomplir. Je sais que j'aurais quand même un peu l'impression de ne rien faire d'autre que m'occuper de Tithom et de la maison, mais ce serait probablement un stress de moins, si je laissais tomber les contrats. Je n'ai jamais vécu pour le travail. Je ne suis pas super ambitieuse. Si je pouvais me permettre de rester seulement maman au foyer, je le ferais. Mais j'aime quand même mon travail et je ne peux me permettre d'arrêter. Pas seulement pour le côté financier, mais parce que c'est un domaine qui évolue trop vite et où tu es vite dépassé si tu ne te tiens pas constamment à jour. Quand je suis partie à mon compte, c'était dans l'idée de pouvoir rester à la maison pour m'occuper des enfants, les accueillir pour leur dîner, être là quand ils rentreront de l'école. Pour ça, je dois rester sur le marché du travail pour quelques années encore. Mais ça ne me tente plus... et je me sens coupable encore une fois... On nous répète de ne pas nous oublier, de prendre du temps pour nous, quand on devient maman. On nous répète de sortir, de voir des gens, de se garder une vie sociale. Mais après Tithom, après les couches, les repas, le lavage, le ménage, le travail, il ne me reste pas assez de temps pour me coiffer, encore moins pour sortir. Ma vie sociale se résume donc à quelques minutes par jour sur des forums et sur la messagerie. Comme m'aurait dit mon grand-père, je veux le beurre et l'argent du beurre. Je dois me rendre à l'évidence que je ne peux pas vivre deux vies en une: celle d'une maman au foyer et celle d'un travailleur autonome disponible et professionnel. Je déteste faire les choses à moitié, alors je dois trouver une façon de concillier les deux sans sacrifier quoi que ce soit à Tithom. Et ça presse. Libellés : nouvelle maman (III), travail (II) 10 janvier 2007RetourRetour au travail après deux semaines de vacances. Retour à la normale après deux semaines de soupers, de brunchs et de réunions de famille. Retour à un horaire plus régulier pour Tithom. Retour sur les fêtes. Les fêtes ont été épuisantes. Nous étions en vacances, heureusement, car sur 16 jours de congé, nous avons eu 10 jours où il y avait une réunion quelconque à l'horaire. Ça arrive rien qu'une fois par année, qu'ils disent? Tithom a été d'une patience exemplaire. Il a veillé très tard plusieurs soirs alors qu'il voulait seulement dormir dans son lit, mais toujours sans chialer, toujours de bonne humeur. Il a rendu les fêtes beaucoup plus faciles pour nous. Nous avons été terriblement gâtés cette année. Même si je sais que ce n'est pas ça le point, je me sentais un peu mal de n'avoir pas pu faire de gros cadeaux cette année. Ça paraît dans le budget, une maman à temps partiel qui ne reçoit plus de congé de maternité depuis des mois... J'ai bien aimé vivre ce premier Noël en famille, voir Tithom découvrir plein de nouvelles choses, voir ses yeux s'illuminer en voyant une chandelle, des lumières de Noël ou un nouveau jouet. J'ai adoré passer deux semaines avec Hom et Tithom, même si nous n'avons pas eu beaucoup de temps juste à nous. Je sens que les prochains Noël seront encore mieux, car Tithom sera plus conscient de ce qu'il se passe autour de lui. J'ai bien aimé, mais je suis aussi contente que tout soit fini. Libellés : famille (II), nouvelle maman (III) 31 décembre 2006BilanComment faire le bilan d'une année si remplie, si heureuse, où tout a changé? Comment résumer en quelques phrases tout ce que j'ai vécu en si peu de temps? Comment réduire à quelques mots mon univers qui a changé du tout au tout en 2006? J'ai en tête 4 mots, qui veulent tout dire, qui représentent bien mon année: je suis devenue maman. Je suis devenue maman dans tous les sens du terme. D'abord physiquement, en donnant la vie à notre fils en janvier dernier. Puis dans mon coeur, mon âme, mes trippes. J'ai appris à prendre soin d'un enfant, à aimer un enfant, à le cajoler, le consoler, le bercer, sécher ses larmes, admirer ses sourires, savourer ses éclats de rire. J'ai changé mes premières couches, allaité, fait des purées, donné le biberon. J'ai donné un bain à mon bébé, je lui ai lavé les cheveux, coupé les ongles, j'ai mis de la crème sur ses petits pieds, ses joues, son bedon. Je me suis inquiétée, posé des tas de questions. J'ai pleuré d'impatience et de fatigue, d'angoisse et d'ennui. J'ai ri jusqu'aux larmes, j'ai eu le coeur gros comme la terre et le soleil. Mon coeur s'est brisé des milliers de fois en entendant mon bébé pleurer. J'ai douté, j'ai suivi mon instinct, je me suis fait confiance et j'ai foncé. J'ai eu peur de me tromper, peur de ne pas savoir quoi faire, peur de ne pas être à la hauteur. Et en bout de ligne, je me sais maman, je me sens maman. Mon année a été remplie de belles choses, de premières, de nouveautés, mais aussi de routine, de confort et de choses connues. Hom et moi avons célébré nos 10 ans ensemble. J'ai perdu du poids et moins travaillé. Nous sommes allés à Québec où Tithom m'a mordue. J'ai fait une intoxication et quelques rhumes. Je suis allée voir les Cowboys Fringants et Lhasa. J'ai retrouvé d'anciennes amies, m'en suis fait des nouvelles et en ai perdu une. J'ai ri plus que j'ai pleuré, ce qui en soi rend l'année réussie. 2006 a été une belle année pour moi. J'espère en vivre encore plusieurs comme celle-là! Bonne et heureuse année 2007 à vous tous! Santé, bonheur et amour! Et soyez prudents sur les routes. Libellés : nouvelle maman (III), souvenirs 30 décembre 2006Attachement capilaireJ'ai toujours trouvé ça drôle, les madames qui pleurent dans les émissions de métamorphose quand le coiffeur leur coupe 3 pouces de cheveux. Je n'ai jamais compris cet étrange attachement que bien des femmes ont envers leur chevelure. Je suis un jour passée de cheveux qui descendaient en bas de mes épaules à tête rasée au clipper, d'un coup, sans broncher! Je n'ai jamais eu de difficulté à faire couper mes cheveux. Je ne le referrais probablement plus maintenant, mais c'est plus parce que je sais à quel point c'est long, passer de court à long, quand on se tanne d'avoir toujours la même tête, que parce que je n'ai pas le guts d'avoir les cheveux courts. Aujourd'hui, je suis allée chez la coiffeuse avec Tithom. Pour lui, pas pour moi. Ses cheveux étaient rendus longs et lui tombaient dans les yeux. Je trouve les petits garçons aux cheveux un peu longs vraiment craquants, mais les cheveux de Tithom étant raides comme de la broche et impossible à coiffer, je n'avais pas le choix. Ses cheveux étaient très inégaux en arrière (de très longs sur la nuque à très courts derrière la tête). Il commençait à avoir une coupe Longueuil et dieu sait que je déteste ça! J'ai donc décidé, un peu à contre-couer je l'avoue, d'aller lui faire couper ses petits cheveux blonds pour la première fois. Une nouvelle tête pour la nouvelle année! Eh bien, j'ai presque pleuré! J'adorais ses petits cheveux blonds si fins et doux. Quand il buvait son lait, j'y enfonçais mon nez, j'y passais mes doigts. Là, je les trouve trop courts, je n'arrive pas à m'habituer à son nouveau look. C'est ridicule, ce ne sont que des cheveux! Et pourtant, j'ai l'impression qu'il manque quelque chose à mon bébé... Ses cheveux qui poussaient librement depuis sa naissance ont été coupés, amputés. Le voilà avec une tête de petit garçon haïssable! Il a l'air tellement vieux comme ça en plus, rien pour aider mon coeur de maman qui a de la difficulté à accepter que son bébé arrive bientôt à 1 an... Je sais que ça va repousser, mais bon... Voici donc la métamorphose de Tithom... Avant ![]() Pendant, au salon de coiffure... Dommage qu'il n'y ait pas de sièges comme ça à mon salon de coiffure! ![]() Et après! ![]() (meilleure photo à venir, c'est la plus potable de celles prises aujourd'hui) Avouez qu'il a l'air polisson comme ça! Libellés : nouvelle maman (III), Tithom (III) 19 décembre 2006Pas dedans et des dentsOn répète souvent que Noël, c'est une fête pour les enfants. Alors que mon ventre restait désert, je n'aimais pas le temps des fêtes. Ça me rappelait encore une fois ce qu'il nous manquait. J'imaginais un petit bonhomme en pyjama déballer des cadeaux. J'imaginais aller glisser dans la neige avec une petite fille aux joues rouges. Je nous imaginais en famille, à boire du chocolat chaud en regardant La Guerre des Tuques. Ça me faisait mal. Je ressentais un grand vide et une grande jalousie teintée de frustration et d'impatience. Il y a deux ans, j'avais pu imaginer, un court instant, passer le prochain Noël avec un enfant qui grandissait en moi. Quelques jours plus tard et ce rêve était déjà évanoui. J'ai encore plus détesté ce Noël-là. J'étais encore plus vide. Puis, l'an passé, j'étais grosse comme un camion à Noël. Mon petit homme commençait à être à l'étroit dans mon bedon. Noël a été fatigant, mais je ne le voyais déjà plus de la même façon. Je savais que ce serait notre dernier à deux, notre dernier avant de devenir une famille. J'ai longtemps espéré ce moment, ce premier Noël en famille, ce premier temps des fêtes avec notre fils. Et maintenant qu'il est si prêt, j'ai honte de dire que je ne suis tellement pas dedans... Je suis déjà fatiguée et ce n'est pas encore commencé. Je ne fais que penser aux milliers de partys et je suis essoufflée. Ça ne me tente pas de passer mon temps à me promener, de mettre et enlever l'habit d'hiver de Tithom 300 fois en 3 jours, de chambouler sa routine, de nous coucher tard et lever tôt parce que lui, il ne connaît pas ça, faire la grasse matinée... Tout ce que je voudrais, ce serait de passer un Noël juste nous trois. Pas de gros partys, pas de couraillage. Mais je sais que c'est impossible. Ce serait égoïste de ma part de vouloir exclure les grands-parents de cette belle occasion. Bref... party avec mes clients le 22, gros party avec toute la famille étendue de Hom le 23, souper avec ma famille du côté de ma mère le 24, brunch avec la belle-famille le 25 et souper chez mon père le 26... et on recommence pour le jour de l'an! Youppidou. Pour rajouter l'insulte à l'injure, Tithom n'en finit plus de percer sa 12e dent, une belle grosse pré-molaire en bas à droite... Il bave comme un St-Bernard, son nez coule, il est grognon et ne veut pas dormir, il repousse la nourriture, se tortille... J'espère vraiment que cette foutue dent aura fini de le faire souffrir d'ici le 23. Faut quand même pas ambitionner! Il y a des limites à ma patience. Bon, je chiale, mais au fond, j'ai quand même hâte à Noël. J'ai hâte de voir Tithom déballer ses cadeaux. J'ai hâte de passer du temps avec Hom, qui sera en vacances deux semaines. J'ai hâte de voir Ttihom dans son pyjama de Noël. J'ai hâte de voir ses grands-parents le gâter. J'ai hâte de boire un chocolat chaud en regardant La Guerre des Tuques. Mais j'ai aussi un peu hâte que tout ça soit fini. Honte à moi. Libellés : famille (II), nouvelle maman (III) 5 décembre 2006J'ai sorti mes boules![]() Le temps d'une petite session de photos avec Tithom. Le sapin viendra, probablement en fin de semaine prochaine. J'aime prévoir une journée pour faire le sapin. Quand j'étais petite, nous le faisions en famille, avec toujours le même vieux disque qui jouait en arrière-plan. Lorsque jouait "The twelve days of Christmas" mon petit frère et moi nous égosillions en roulant nos R: "Five golden rrrrrrings!" C'était les mêmes décorations année après année. Il y avait les décorations traditionnelles, commerciales, mais aussi les spéciales que je n'ai vu que chez moi et que j'aimais redécouvrir à chaque année. Les personnages de laine qui venaient du Pérou, le petit Père-Noël en plastique rouge trop pesant que nous devions accrocher sur la branche du bas, la boule de styromousse recouverte de papier d'alluminium et de cure-pipes, oeuvre de mon grand frère à la maternelle, le bas de Noël en carton avec des boules de papier de soie collées dessus, qui s'effritait un peu plus à chaque année, les guirlandes faites de papier de cigarettes faites par ma mère avant qu'elle ne cesse de fumer... Mon père m'a copié les disques sur CD, je peux donc faire mon sapin avec la même musique que quand j'étais petite. Je n'ai pas hérité des décorations de mon enfance par contre. J'en ai acheté des nouvelles et j'aime bien les redécouvrir quand même à chaque hiver, quand je sors le bac du garde-robe. Je sors les boîtes de décorations en disant "ah! Je ne me souvenais plus de celles-là!" ou "ah oui! Celles-là, je les aime!" Il y a des décorations spéciales, comme celle painte à la main que la copine de mon père m'a donnée, celle en verre soufflé, cadeau d'un ami, celles que j'ai brodées, celle que j'ai acheté en mémoire de mon morceau d'étoile... Et cette année, il y aura une nouvelle décoration avec une petite photo de Tithom, en l'honneur de son premier Noël. J'ai bien hâte de lui voir l'air devant le sapin et les lumières. Chose certaine, je ne mettrai pas les décorations spéciales sur les branches du bas... Libellés : nouvelle maman (III), souvenirs 30 novembre 2006Bienvenue à Morve-villeTithom a eu droit à plus qu'un sac à surprises au départ de la fête d'amis de dimanche. Il a aussi eu des microbes à surprises! Depuis lundi, il ne cesse de m'épater avec sa production incroyable de morve et de bave. Je n'aurais jamais cru qu'un si petit être puisse produire autant de mucus. Ça ne me dérange pas de moucher son petit nez qui coule. Ça ne me dérange même pas d'essuyer les coulisses qu'il laisse sur mes épaules après m'avoir fait un gros calin. Mais ça me dérange de me faire prendre pour une idiote par les fabriquants de solution saline. Les instructions: coucher l'enfant, appliquer 1 compte-gouttes plein par narine, nettoyer l'intérieur des narines avec un coton-tige, appliquer de nouveau un compte-gouttes par narine. Ça semble simple, non? D'après moi, ceux qui ont écrit les instructions ont oublié d'indiquer comment assomer l'enfant avant de lui administrer les gouttes. Parce que le mien, il se débat. Pas à peu près. Il ne veut rien savoir d'avoir quelque chose qui entre dans son nez. Si je réussis à lui vider un seul compte-gouttes, c'est la crise. Im-pos-sible de répéter et surtout de nettoyer les narines avec un coton-tige. Ça a beau être une grippe d'homme pour le moment (le fils et le chum l'ont, mais pas moi), Tithom s'en tire quand même bien, si on oublie les épisodes de folie où maman essaie de lui mettre des gouttes dans le nez. Oh, il fait pitié, il tousse, fait un peu de fièvre, mais sans se plaindre. Il est plus tranquille qu'à l'habitude, sans être de mauvaise humeur. Il joue, il se promène, bref, c'est comme avant, avec de la morve en prime. Beaucoup de morve. Libellés : nouvelle maman (III), Tithom (III) 22 novembre 2006Faire son bonhomme de cheminMoi, je suis une bonne fille. J'écoute les consignes. Quand je vois la petite main rouge, je ne traverse pas, j'attends le bonhomme blanc, surtout quand je suis avec Tithom. Parce qu'un automobiliste, ça ne met pas son clignotant, ça tourne à droite sur une rouge et ça se fiche du bonhomme blanc et des piétons. Ça n'écoute pas les consignes, un automobiliste. Aujourd'hui, en revenant d'acheter mes carottes et galettes de riz bios, je m'arrête à l'intersection, en attendant mon bonhomme blanc. Qui ne vient pas. Je ne sais pas quelle lumière est verte, qui a le droit de tourner où, alors je préfère patienter sur mon coin de trottoir. Mais bon, une fille a ses limites et après 4 changements de lumière, je vois bien que je n'aurai jamais mon bonhomme blanc. Je regarde les lumières comme il faut, les voitures qui attendent... je me lance. La dame au volant de la voiture en face de moi, arrêtée à la lumière rouge, sans clignotant, me fait alors des grands signes de mécontentement. Je n'ai aucune idée quel est son problème. Elle ne tourne pas à la lumière, je ne traversais pas devant elle et sa lumière était rouge. Je ne comprends pas ce qu'elle essaie de me dire et pourtant, je suis fluente en gesticulations. Allez savoir. Elle me disait peut-être que je devais attendre le bonhomme blanc... Gentils automobilistes, quand vous voyez une jeune maman avec son bébé dans sa poussette, attendre sur le coin d'une rue que le passage soit sécuritaire pour elle et son petit, ayez la patience et la courtoisie d'arrêter et de les laisser traverser. Vous arriverez à la même heure à destination et vous aurez évité un billet de frustration sur un autre mommy-blog. Libellés : nouvelle maman (III) 21 novembre 2006Ça change pas le monde, sauf que...Tout le monde s'entend et s'amuse à le répéter à tous les futurs parents: avoir un enfant, ça change une vie. J'ai toujours dit que notre vie n'avait pas changé tant que ça. Nous n'étions pas sorteux d'avance, ça n'a donc rien changé de ce côté-là. Tithom ayant été un bébé facile, nous l'avons toujours amené où nous allions, que ce soit le resto le dimanche matin, un souper chez des amis ou une coupe de cheveux chez la coiffeuse (oui je sais, je sais, j'ai une vie vraiment palpitante). Mais aujourd'hui, je me rends compte d'une chose que la venue de Tithom a changée. À chaque année, à peu près à la même date, a lieu le fameux party de bureau de Hom, auquel je l'accompagne. C'est toujours au même endroit, on mange toujours la même chose, on fait toujours les mêmes petits jeux plates (Ok! le prochain qui m'apporte une paire de bas nylon!! Ok! Tous les patrons se déguisent et font une gigue!), Hom gagne toujours le même prix (une bouteille de vin) et je ris toujours des petites madames super pomponnées qui agissent comme des adolescentes à leur bal de finissantes. Je me dis qu'elles ne doivent pas avoir grand divertissement dans leur vie si le party de bureau les fait tripper autant. Et à chaque année, en bons party animals que nous sommes, nous partons les premiers, vers 23h. Hom a mal à la tête d'avoir trop écouté le DJ insignifiant* et sa musique de disco mobile cheap (YMCA, Celebration et le classique Kung-Fu fighting) et moi j'en ai plus que marre de me faire dire "tu es la blonde de Hom? Mes sympathies! Ahahah!" par des caves qui se pensent drôles. Ça fait 10 ans que mon chum travaille avec le même monde, 'est vieille! Nous sommes parmis les plus jeunes, la majorité des collègues de Hom ayant au-dessus de 40 ans. Je ne connais pas les femmes de ses collègues. De toutes façon, elles changent à chaque année. Bref, je m'emmerde en essayant de faire du small-talk avec des gens qui ne m'intéressent pas et que je n'intéresse sûrement pas non-plus. J'vous dis, une soirée vraiment capotante. Mais cette année... je suis gênée de dire ça, mais... j'ai comme presque hâte d'y aller. Je me suis même achetée une belle petite robe avec des brillants. Oui oui, je serai une petite madame super pomponnée qui ne sort tellement pas souvent que le party de bureau de son chum la fait tripper. Oui, un enfant, finalement, ça change une vie... *Le DJ brillera par son absence cette année. La nouvelle organisatrice a engagé un band à la place. Pas de jeu, pas de YMCA. Cool. Libellés : nouvelle maman (III), sorties
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