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LES PÉPINS DE KIWI |
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De::Montréal, Québec, Canada Profil . : dernièrement : .
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« L'espoir n'est pas une formule, mais une pratique. Nicole Nottat
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2 novembre 2006Savoir vraimentNotre imagination a ses limites. On peut dire à quelqu'un qu'on comprend ce qu'elle vit, même sans avoir vécu la situation. On peut l'imaginer, jusqu'à une certaine limite. On peut se faire une petite idée. Sans plus. Comprendre? Peut-être, mais pas vraiment tout à fait. On sait, sans savoir vraiment. Toutes les mamans savent la chance qu'elles ont d'avoir un enfant en santé. Mon amie qui a vu sa fille de 3 ans se battre contre le cancer sait vraiment la chance qu'on a, d'avoir un enfant en santé. Tous les enfants savent que perdre sa mère est une dure épreuve. Mon amie qui a perdu la sienne sait vraiment le vide que ça laisse. Les futurs parents savent qu'ils sont choyés d'attendre un enfant surprise. Les couples infertiles savent vraiment le privilège qu'ils ont de vivre cette attente. Toutes les femmes enceintes ont peur de faire une fausse-couche. Mais celles qui l'ont vécu savent vraiment c'est quoi, avoir peur de perdre son bébé. Les nouvelles mamans savent que les nuits blanches, c'est difficile. La maman qui ne dort pas plus de deux heures en ligne depuis 11 mois le sait vraiment. Les gens qui nous voient passer, mes hommes et moi, savent que nous sommes une famille heureuse. Hom et moi, nous le savons vraiment. Tout le monde sait qu'un enfant, c'est ce qu'il y a de plus beau, de plus grand et de plus pur au monde. Quand je regarde Tithom jouer, assis par terre, riant, avec ses petits cheveux blonds droits sur sa tête et une goutte de bave qui pend à sa lèvre, je sais vraiment qu'il n'y a pas plus pur, ni plus beau. J'ai toujours su que je serais un jour maman. Je savais que ça me comblerait. Et ça, je peux enfin le comprendre et le savoir vraiment. Libellés : nouvelle maman (II) 20 octobre 2006Deux se terminent, un débuteJe croyais avoir un peu de répit du côté travail ces temps-ci. Mon contrat qui revient aux 6 mois n'était pas dû, enfin, je ne pensais pas... Je viens de terminer deux gros contrats qui m'ont pris beaucoup de mon temps (dont lundi jusqu'à 23h). Je pensais respirer un peu, au moins quelques jours, avant de commencer l'autre. Eh bien non! Il est déjà commencé, en grande à part ça! Je crois même devoir faire garder Tithom quelques jours quand le rush du deadline sera arrivé. Une grand-maman se fera sûrement un grand plaisir de venir passer la journée ici avec lui pendant que je travaille. D'ici-là, je dois bosser pendant les siestes et quand Tithom s'occupe seul... ce qui est chose rare ces jours-ci. Il se promène partout (encore sur les fesses, il aime son moyen de transport) et je dois sans cesse le suivre pour ne pas qu'il renverse une plante, tire sur le fil du télécopieur ou mange un soulier. Il a des yeux de lynx et sait repérer chaque petit objet qui a échappé à mon scrupuleux ménage. Il se dirige droit vers sa proie, rapidement, en levant les fesses et en gloussant d'excitation. Je sais facilement quand il a atteint son objectif car il crie de joie et bat des bras. Rapide, mon bébé, mais pas subtil! Allez hop! Au boulot! Libellés : nouvelle maman (II), travail (II) 11 octobre 2006Où je me sens tout à coup vieilleNous sommes partis de la maison hier soir, le coeur gros de laisser notre bébé derrière nous pour la première fois. Faut le faire, ça ne me tentait même plus d'aller au show, je voulais juste rester chez moi, à jouer avec mon bébé, assise par terre. Mais bon, du nerfs, me suis-je dit! Je vais aimer ma soirée et en plus, les beaux-parents seront bien heureux de pouvoir dire qu'ils ont gardé Tithom. Tout le long du trajet vers la salle de spectacle, je me disais "il ne faut pas qu'il nous arrive quelque chose. Il ne faut pas qu'un viaduc nous tombe dessus, car Tithom se retrouverait seul." Je sais, c'est complètement irrationnel, mais c'était une angoisse toute nouvelle et je ne savais pas vraiment comment dealer avec. En entrant da la salle de spectacle, je me suis vite apperçue que nous étions vraiment au-dessus de la moyenne d'âge. Bon d'accord, il y avait des gens de tous les âges, mais disons que ceux plus vieux que nous étaient là, pour la grande majorité, pour accompagner leur ado. Les "parents" étaient donc assis à la mezzanine alors que les jeunes, nous étions au parterre, debouts. Admission générale... je crois que j'ai passé l'âge pour ça! Je ne trippe plus du tout à être coincée entre un grand ado échalotte qui croit que son haleine de bierre va camoufler le fait qu'il croit que le déodorant, c'est pour les vieux, et la petite pitoune qui saute partout comme une débile parce que Plattsburg c'est sa tooooooooooune! Je suis vieille, je sais. Mais je suis petite aussi et j'ai besoin d'espace. Pendant le show, à plusieurs reprises je me suis demandée ce que mon coco faisait, s'il dormait, s'il pleurait, s'il avait bu. Puis j'oubliais et j'écoutais la musique. Un bon show, mais ça, je n'en avais jamais douté. J'ai observé la foule, observé les jeunes, en me disant que dans mon temps, je n'avais pas de groupe comme ça, accessible et engagé. Ouais... "dans mon temps"... j'ai dit ça... J'ai même trouvé une solution au débalancement de tissus qui touche les ados: prendre le surplus de denim que les gars ont dans le fond de culotte et le mettre à la taille des jeans trop bas des filles. Je blague, je ne suis pas SI vieille, quand même! J'ai rigolé quand les Cowboys ont entonné En berne, disant "chu né dins années 70" alors que le 3/4 de l'auditoire n'a jamais vu les années 70. J'ai été agréablement surprise d'entendre leur interprétation de La chanson du pharmacien, de Félix Leclerc, une de mes préférées. En tout et partout, j'ai beaucoup aimé le show. Je me sentais un peu déphasée, mais ça, c'est moi. Nous avons passé tout le show pas très loin d'une colonne de son. Mon oreille droite me faisait mal, je comprenais bien pourquoi il n'y avait personne à cet endroit, pourtant si près du stage. Je me suis finalement rappelée que les ados ont les oreilles plus sensibles que les vieux... Bien entendu, nous avons été pris dans le traffic en revenant. Nous étions très impatients de rentrer, pour savoir comment la soirée avait été. Il n'y avait pas de message sur le cellulaire, donc nous devinions qu'il n'y avait pas eu de grosse crise ni de drame. Mais dormait-il? Avait-il bu? Il dormait. Il avait été très gentil toute la soirée. Pas de crise, pas de pleurs. Il n'a pas bu, mais ma belle-mère n'a essayé que deux fois, sans insiter. Elle a aussi essayé de lui donner de l'eau, sans succès. Elle ne lui a pas changé sa couche de la soirée par contre, car au toucher, elle était sèche (nous lui avions mis une couche jettable pour les grands-parents pas habitués). Sèche, oui, mais pleine aussi! Quand ils sont partis, Hom et moi sommes entrés dans la chambre de Tithom. Nous devions le voir, je ne pouvais pas dormir sans avoir caressé ses cheveux. Il dormait, tout croche. Le contour de lit était posé d'une drôle de manière, couvrant le haut des barreaux, mais laissant le bas libre pour les petites jambes et petits bras potelés qui viendraient s'y prendre. J'ai essayé d'arranger les choses, pendant que Hom replaçait bébé. Il s'est réveillé. J'ai changé sa couche, l'ai allaité et recouché. J'avoue que j'étais contente qu'il se réveille, j'ai pu le tenir contre moi avant d'aller dormir. Et j'ai bien dormi. Même si mes oreilles scillaient, que ma gorge était irritée d'avoir trop chanté et que mon dos m'élançait d'être restée debout toute la soirée. Je suis peut-être une vieille fan des Cowboys Fringants, mais je d'abord une jeune maman. À la fin de la soirée, c'est ça qui prend le dessus sur tout. Libellés : nouvelle maman (II), sorties 10 octobre 2006Soirée de premièreJ'ai reçu, à mon dernier anniversaire, un billet pour aller voir les Cowboys Fringants. Le show est ce soir. J'ai très hâte, mais en même temps, j'ai une boule dans le ventre. Mon bébé se fera garder pour la première fois. Les parents de Hom viennent ici veiller sur mon petit précieux pendant que je danserai et chanterai à tue-tête dans une petite salle remplie de gens bien plus jeunes que moi. Je fais confiance à mes beaux-parents, là n'est pas le problème. En fait, il n'y a pas de problème, seulement une angoisse de séparation. Habituellement, c'est le bébé qui vit cette angoisse, mais ce soir, ce sera la maman. Je sais que je vais m'ennuyer, mais en même temps, ça me fera du bien de sortir sans mon fils. Je me demande ce qu'il fera, puisqu'il n'accepte pas encore le lait maternisé (même si j'ai essayé toutes les façons possibles et imaginables, 6 gobelets différents et une dizaine de combinaisons biberons/tétines différentes). Je ne sais pas si mes beaux-parents réussiront à le faire dormir s'il n'a pas bu. Je ne m'inquiète pas à ce qu'il meure de faim, je ne serai pas partie si longtemps. Mais ça me peine de penser qu'il pleurera peut-être toute la soirée parce que sa maman est partie avec ses réserves de lait. Je pense bien que je m'en fais pour rien, encore un fois. Ça doit être le propre de la nouvelle maman, de s'en faire pour des pacotilles. Il est gentil, mon bébé. Il est patient et flexible, ça devrait bien se passer. Je vais profiter de ma soirée, du show et de l'ambiance. La dernière fois que j'ai vu les Cowboys, j'étais enceinte depuis peu. C'était à la Fête Nationale, l'an dernier. Je flattais ma bédaine plate en m'imaginant un minuscule bébé qui dansait à l'intérieur. Ce soir, je danserai sans mon bébé. Et je tâcherai de m'amuser! Libellés : nouvelle maman (II), sorties 9 octobre 2006Action de grâceUne belle fin de semaine de trois jours, parfait pour les repas en famille, les sorties en plein air et les grasses matinées. Enfin, presque... Mes parents sont divorcés, donc chaque fête doit être célébrée en double. Ce n'est rien de dramatique, mais avec le bébé, nous tenons à planifier un peu à l'avance et à chambouler le moins possible ses habitudes précaires. Ça devrait être simple, mais bien sûr, ce ne l'est pas. Mon père est un bougonneux de première et attend toujours à la dernière minute (je dois dire que là-dessus, je tiens de lui). Il m'a demandé lundi dernier nos disponibilités pour la fin de semaine. Comme nous n'avions rien de prévu (nous fêtons chez ma mère et les beaux-parents la semaine prochaine), je lui ai dit de voir avec mes frères. Comme je n'avais pas eu de réponse mercredi, j'ai discuté avec mes frères. Le plus vieux ne pouvait pas de la fin de semaine, nous avions donc décidé de faire le souper sans lui. Vendredi soir, donc, pas mal à la dernière minute moi aussi, je demande confirmation avec mon père, n'ayant toujours pas eu de nouvelle. "On remet ça à la semaine prochaine, ton frère ne peut pas dimanche" me dit-il. Ça m'enrage. On avait décidé de faire ça sans lui! On a deux soupers la fin de semaine prochaine, dont un chez nous. C'est déjà beaucoup pour Tithom, qui prend toujours quelques jours à reprendre son horaire normal après un souper de famille. Je lui dis, un peu fâchée "alors nous ne serons pas là la semaine prochaine. On a déjà deux soupers prévus depuis longtemps (d'où le but de ne pas planifier à la dernière minute!) et c'est assez." J'étais quand même déçue. J'ai donc parlé à mon frère, qui était en vacances à Charlevoix, question de voir s'il n'y avait pas une solution. J'ai tout arrangé et presqu'imposé à mon père de nous recevoir ce soir. Non mais, c'est quoi? On ne peut pas se virer sur un dix sous tout le temps, quand on a un jeune bébé et qu'on essaie de lui instaurer des habitudes (surtout pour le sommeil et les repas). Je suis une des premières à dire qu'un bébé, ça ne change pas nécessairement tout et qu'il faut le faire entrer dans notre vie plutôt que mouler la nôtre à la sienne. Mais je tiens à ce qu'on respecte le fait qu'avec un bébé, nous ne sommes plus aussi flexibles qu'avant. Ce n'est pas trop demander, il me semble? Enfin, passons... donc, action de grâce... exprimons notre gratitude. Je suis reconnaissante d'avoir Tithom dans ma vie. Je ne le dirai jamais assez je crois. Il est ce qu'il y a de plus beau qui me soit arrivé. Je suis aussi reconnaissante d'avoir une famille, même si mal organisée, avec qui faire des soupers et avec qui discuter. J'ai une famille qui m'aime, que j'aime, malgré tout et je suis consciente de la chance que j'ai. Je suis aussi reconnaissante d'être en santé, d'être vive d'esprit et de rire au moins une fois par jour. Je suis reconnaissante d'avoir Hom à mes côtés, d'avoir ses bras pour me réconforter, son sourire à partager et ses yeux à regarder briller. Je suis reconnaissante d'avoir un toit, une table, des vêtements, une voiture, un travail. Je suis reconnaissante d'avoir des amis. Je suis reconnaissante d'avoir la vie que j'ai, car je ne la changerais pour rien au monde. Snif snif, je deviens sentimentale tout à coup... Bonne action de grâce à tout le monde! Libellés : famille (II), nouvelle maman (II) 4 octobre 2006Sécurité en plastiqueComme Tithom a commencé à se déplacer partout (sur les fesses, encore, mais avec une technique de plus en plus rafinée), nous avont installé toutes sortes de machins de sécurité dans la maison. Plein de gugusses en plastique pour ne pas que bébé se prenne les doigts dans un tiroir, pour ne pas qu'il joue avec les produits toxiques sous mon évier, pour ne pas qu'il se décoiffe dans la prise électrique. On a déjà assez à endurer la laideur des bébelles de bébés, en plus faut en rajouter avec les maudites patentes en plastique blanc sur les poignées, le poêle, la toilette! Non mais soyons honnête, aussi amusant que ça puisse être, un exerciseur, avec son plastique de multiples couleurs fluos, ça jure en ta' dans un salon! Tant qu'à parler de décoration, c'est quoi l'idée de mettre du carreauté sur tous les objets pour bébé? Sur la chaise haute, tissus réversible. J'ai le choix entre un carreauté vert et blanc ou un vert et jaune. Wou-hou. Sur le siège d'auto, sur la poussette, sur le parc, sur la balançoire... toujours du carreauté! Et jamais de la même couleur! Enfin, revenons aux machins de sécurité. Depuis 3 jours, mon fils n'a pas essayé une seule fois d'ouvrir un tiroir, une armoire ou le poêle. Mais papa et maman oui, à plusieurs reprises, en sacrant à chaque fois. Je comprends que ce soit à l'épreuve des enfants, même nous ne sommes pas capable d'ouvrir nos armoires, ciboire! Je suis trop paresseuse pour gosser 10 minutes après la patente de plastique juste pour m'essuyer les mains, alors je les secoue et les essuie sur mes pantalons. Dites-moi qu'on s'habitue à peser sur le petit clapet de plastique en ouvrant le tiroir! Dites-moi qu'on s'habitue à ouvrir la barrière au haut de l'escalier en balançant le panier de linge plein à ras bors sur notre hanche, sans échapper son contenu dans l'escalier! Ça ne fait que 3 jours que ma maison est "baby-proof" et je suis déjà écoeurée. Libellés : nouvelle maman (II) 3 octobre 2006Mini-HomDepuis qu'il est né, on me répète que Tithom est le portrait tout craché de son père. Et je ne peux m'obstiner, il est en effet une petite copie de son papa. C'est un mini-Hom. On m'a par contre aussi dit qu'il ressemblait à mon beau-père, mon beau-frère, mon grand-père, ma mère, mon frère... Mais on ne me dit jamais qu'il me ressemble. C'est peut-être enfantin, mais ça me fait un peu de peine. J'aurais aimé que mon fils me ressemble un peu. J'aurais aimé voir un peu de moi en le regardant. Même si je sais qu'il est de moi, qu'il a la moitié de mes gênes, j'aurais aimé que les autres le voient. Mon nez, mes oreilles, mes genoux, n'importe quoi! Mais non... il a les cheveux raides et blonds de son papa, ses yeux bleux un peu en amande, son menton avec une fossette... Ce qui est drôle, c'est qu'il ne ressemble pas à Hom bébé, mais à Hom maintenant. En fait, je suis très heureuse qu'il ressemble à son papa. Je l'aime, je le trouve beau, et de voir ses yeux dans ceux de mon fils, ça me donne l'impression qu'on est liés encore plus solidement. Je sais que Tithom peut finir par me ressembler, en vieillissant. En fait, on commence à me dire qu'il a mon sourire (comment on peut comparer mon sourire et le sien, qui n'a que 6 dents, je ne sais pas). C'est peut-être simplement pour me faire plaisir... et ça fonctionne... Libellés : nouvelle maman (II), Tithom (III) 25 septembre 2006Un lundi matin comme les autres6h15 Tithom se réveille en pleurs. Nous attendons, pour voir s'il va se rendormir. 6h20 Comme il ne se calme pas, Hom se lève et va le voir. Tithom a la jambe prise entre deux barreaux de la bassinette, encore. 6h22 Hom vient le déposer près de moi, dans notre lit. 6h30 Comme Tithom ne s'endort pas, je me lève et l'allaite. 6h45 Tithom a encore les yeux plein de sommeil, mais il ne veut plus dormir. Nous nous levons. 6h46 Je le dépose sur son tapis avec ses jouets. Il est tout joyeux et lance ses petits plats partout. Je déjeune. 7h00 Je me fais un café. 7h05 Je ramasse les traîneries dans la cuisine. 7h15 Je ramasse les vêtements qui traînent. 7h20 Je réchauffe mon café rendu tiède. 7h21 Je plie la brassée de couches. 7h28 Je prends Tithom, sur le ventre et pas content du tout, et je le replace en position assise, entouré de ses bébelles. 7h29 Je réussis à le convaindre que ses jouets sont bien plus intéressants que les bords de mon pantalon. 7h31 Je passe le balais partout. 7h36 Je plie et range la brassée de vêtements de Tithom. 7h45 Je réchauffe encore mon café. 7h46 Je plie nos vêtements propres. 7h47 Tithom chigne, il en a assez d'être assis par terre. 7h48 Je l'asseois sur le lit pendant que je plie les vêtements. 7h50 Il s'amuse à sortir les vêtements du panier et à déplier ceux que j'avais déjà pliés. 8h00 Il en a assez de jouer avec les bas, il grogne. 8h02 Je l'asseois dans la chaise haute. 8h03 Je jette mon restant de café, rendu froid et pas buvable. 8h04 Je donne un bout de banane fraîche à Tithom. 8h05 Je me demande quoi faire avec les 3 bananes trop mûres. 8h10 Tithom en a assez de la banane. 8h11 Je prépare de la purée de poire avec des céréales de riz. 8h12 J'essaie de faire manger Tithom, mais il ne fait que grogner et faire non de la tête. 8h16 Il baîlle, je réussis à enfiler ma cuillère pleine de purée dans sa bouche. 8h17 Il fait la grimace, mais avale quand même la bouchée. 8h20 Rien à faire, il ne veut plus manger. 8h21 Je mange le restant de purée, trop tannée de gaspiller. 8h22 Je nettoie Tithom et l'asseois sur son tapis. 8h23 Je fais des muffins avec les bananes trop mûres. 8h28 Tithom en a assez d'être par terre. 8h29 Je change sa couche et lui enlève son pyjama. Je l'habille. 8h34 Je le dépose dans son exerciseur, le temps de terminer mes muffins. 8h40 Les muffins sont au four et Tithom en a assez de l'exerciseur. 8h42 Je m'asseois avec lui par terre et je joue avec ses petits cubes et ses anneaux. 9h00 Il en a assez, il a faim. 9h02 Je l'allaite. 9h09 Il s'endort au sein. 9h11 Je le dépose dans son lit. 9h12 Je me fais un autre café et je m'asseois devant l'ordi. Ma journée de travail commence. Jusqu'à ce que Tithom se réveille... Libellés : nouvelle maman (II), travail 19 septembre 2006MultiplicationsSi vous prenez du miel doré, que vous multipliez la couleur par 100, vous aurez une idée de la couleur des cheveux de mon bébé. Si vous prenez le bleu du ciel, un soir de juillet, sans nuage, avant que le soleil commence à se coucher, que vous multipliez ce bleu par 1000, vous aurez une petite idée de la profondeur des yeux de mon bébé. Si vous prenez un petit chaton, que vous multipliez sa douceur par 1000, vous aurez une idée de la douceur et de la chaleur de la peau de mon bébé. Si vous prenez un lilas au printemps, que vous multipliez son parfum sucré par 100, vous aurez une idée du parfum sucré de mon bébé. Si vous prenez le plus beaux des sourires, que vous y ajoutez la plus belle des musiques, que vous mutlipliez le tout par 1000, vous aurez une petite idée du rire de mon bébé. Si vous prenez le temps que ça prend pour dire je t'aime et que vous le multipliez par 1 million, ça vous donnera un million de je t'aime, ce qui se rapproche de ce que je peux dire à mon bébé, à chaque jour. Si vous prenez un clin d'oeil et une petite blague, que vous multipliez la légerté de ce sentiment par 1 million, vous aurez une idée de ce que ça fait à l'âme, d'avoir un enfant. Si vous prenez la grosseur de votre coeur de jeunesse, que vous la multipliez par 1 million, vous saurez ce que ça fait au coeur, d'avoir un enfant. Libellés : nouvelle maman (II), Tithom (II) 25 août 2006L'amour d'un bébéC'est fou comme on peut faire des pieds et des mains pour une petite marque d'affection venant d'un enfant. Si l'enfant d'une amie me prenait la main, je me sentais tellement spéciale, comme si parmis tous les gens, j'avais été choisie. J'étais l'élue. Comme si je me distinguais par cette petite marque d'affection. Pendant ma grossesse, j'avais une question qui me revenait souvent, le soir, quand je flattais mon ventre rond. Et s'il ne m'aimait pas? Depuis qu'il est né, je recherche l'amour de Tithom. Je cherche des preuves qu'il m'aime, qu'il m'accepte comme maman. Si je croisais son regard quelques secondes, j'étais aux anges. Mon fils m'a regardée, il m'aime! S'il tenait mon doigt serré entre les siens, ça me prouvait qu'il savait que j'étais là. S'il s'endormait dans mes bras, c'était le paradis. Je suis spéciale, je suis privilégiée, je suis importante pour lui. Puis, c'est dans ses sourires que j'ai cherché son amour. J'ai tout fait pour le faire sourire. Dès que son visage s'illuminait, je me sentais comme si je venais de gagner un gros concours. Oui, j'ai gagné! Il m'a souri! À moi toute seule! J'étais fière quand il ne me traitait pas comme tous les autres. Ça me montrait qu'il m'aimait d'une façon unique. Et quand il a commencé à poser ses mains volontairement sur mes bras, à mettre ses petits doigts dans ma bouche (ou mon nez) en se réveillant, à me regarder quitter la pièce, son amour pour moi m'était à nouveau prouvé. J'en ai fait, des simagrées, à la recherche d'un sourire, d'un rire, d'une quelconque marque d'affection. Je me suis roulée par terre, j'ai chanté des chansons ridicules, j'ai marché à quatre pattes dans la cuisine en faisant des bruits de camion, j'ai dansé la valse avec lui en écoutant du Beethoven, j'ai joué du air guitar sur du Sum 41, j'ai inventé des histoires impliquant son petit cochon en peluche et le dino qui joue du Mozart, j'ai fait des coucous encore et encore et encore... Tout ça, juste pour un sourire. ![]() C'est que je suis entêtée, j'ai besoin sans cesse qu'il me le montre, qu'il me prouve qu'il m'aime, que je suis spéciale. Je suis accro à ses sourires. À chaque fois qu'il rit quand je fais une grimace, à chaque fois qu'il boit à mon sein, à chaque fois qu'il pleure quand il ne me voit plus, à chaque fois qu'il sourit quand il me voit, à chaque fois qu'il dépose sa tête sur mon épaule, à chaque fois qu'il bat des bras quand je chante, mon coeur se gonfle de fierté. Il m'aime, MOI! Sans équivoque, sans que j'aie eu à gagner cet amour. Il m'aime telle que je suis! Je vais essayer de me rappeler de tout ça et de me convaincre que oui, il m'aime toujours, quand il sera ado et qu'il m'enverra promener parce que je ne veux pas qu'il se fasse tatouer le nom de sa blonde sur la fesse droite... Libellés : nouvelle maman (II), Tithom (II) 24 août 2006Apprendre sur le tasJ’ai une confession à faire. Je ne connais rien aux enfants. Pour moi, les bébés étaient jusqu’à tout récemment des bébittes mystérieuses et un peu troublantes. Ça a changé depuis que j’ai Tithom, heureusement. Je n'avais aucune notion de ce que c'était vraiment, un bébé. Pour moi, un bébé, ça ne faisait que dormir, manger, remplir des couches, pleurer et être cute. Je ne pouvais pas dire si le bébé avait 3 ou 9 mois. Je ne pensais pas à tous les gestes significatifs qu'un bébé fait et qui font que les parents gloussent de fierté, comme se tenir la tête, s'asseoir, sourire... En fait, je ne m'imaginais pas à quel point un bébé pouvait avoir une personnalité dès le départ. Il n’y a jamais eu de bébé dans mon entourage. Mes cousins et cousines sont tous plus vieux ou pas tellement plus jeunes que moi. Je gardais des jeunes enfants quand j’étais petite, mais jamais des bébés. Enfin, si j’en ai gardé, je n’ai jamais eu à changer de couche… Mes amies qui ont eu des enfants avant moi, j’ai eu tendance à m’en éloigner un peu. Bref, je ne connaissais rien aux bébés. Je ne savais pas comment prendre ça, comment parler à un bébé, comment m’attacher à un bébé. J’aime les enfants, je les ai toujours aimés, mais plus parce qu’ils m’intriguaient que parce qu’ils m’intéressaient. Prendre un bébé… C’était un geste pour moi très symbolique. Je m’obstinais à ne pas prendre les bébés des autres parce que je me disais que mes bras étaient destinés à mon enfant. Je voulais que le prochain bébé que je prendrais soit le mien. Et quand Hom m’a placé Tithom dans les bras, je ne savais pas du tout comment le prendre. Il était minuscule, mou et fragile. J’ai eu peur. Peur de l’échapper, peur de le briser, peur qu’il ne m’aime pas. Après quelques secondes, j’ai demandé à Hom de le reprendre et de me montrer comment le tenir. Ça avait l’air tellement naturel pour lui! Après avoir respiré un bon coup et m’être placée dans le lit, j’ai repris Tithom et cette fois-là, ce fût la bonne. Maintenant, la glace est brisée. Je ne connais pas encore beaucoup de choses sur les bébés, mais j’apprends. J'apprends sur la tas, comme on dit. À mesure que Tithom apprend, j'apprends avec lui. Je me sais pas à quel âge un bébé est supposé ramper, marcher, dire maman, conduire une voiture. Je m'en fous. Je veux le découvrir avec mon fils, à son rhytme. Je n'aime pas comparer, je n'aime pas la compétition, alors je suis bien dans mon ignorance. Mais une chose est sûre, je sais maintenant qu'un bébé fait plus que dormir, manger, remplir des couches, pleurer et être cute. Bien plus. Libellés : nouvelle maman (II) 2 août 2006Une chance, un luxe, un rêveQuand on a un bébé, notre idée du luxe change du tout au tout. Une chance: prendre une douche sans que bébé ne se tanne d'être dans l'exerciseur, ne se cogne le nez avec un jouet, ne régurgite, ne remplisse sa couche ou ne pleure Un luxe: prendre une douche pendant la sieste du bébé et avoir le temps de mettre du revitalisant Un rêve: avoir le temps, en plus du revitalisant, de s'exfolier le visage, de se raser les jambes avec de la crème à raser qui sent bon et de se frotter les pieds avec la pierre ponce Une chance: manger un repas sans être interrompue par un bébé qui grogne, qui crie ou qui a rempli sa couche Un luxe: manger un repas chaud Un rêve: manger un repas chaud avec une entrée et un dessert Une chance: dormir une nuit sans se faire réveiller plus de 3 fois par un bébé qui a fait un mauvais rêve, s'est pris le bras entre les barreaux de la bassinette ou a rempli sa couche Un luxe: dormir une nuit sans interruption Un rêve: se réveiller après une longue nuit de sommeil, se rendre compte que bébé dort encore et se rendormir pour plusieurs heures Une chance: boire un café chaud le matin Un luxe: boire un café chaud sur la terrasse ou le balcon Un rêve: avoir le temps de mettre de la crème fouettée et des copeaux de chocolat sur notre café chaud et de déguster le tout sur notre terrasse ou notre balcon Une chance: avoir un enfant sur qui écrire dans un blog Un luxe: avoir le temps d'écrire sur notre enfant dans notre blog Un rêve: Pouvoir écrire tout ce qui me passe par la tête à chaque jour que je passe avec mon enfant. Libellés : nouvelle maman (II) 26 juillet 2006Quelle soiréeDans la nuit de dimanche à lundi, j'ai fait une grosse indigestion. Sans entrer dans les détails, disons que j'ai perdu 4 livres et que ça n'a nécessité aucune classe de spining machin. Je n'ai donc pas dormi de la nuit. Tithom, lui, a bien dormi. Hom, un peu moins, mais quand même. Il a été malade le lendemain matin, lui. Pendant qu'il gémissait dans le lit, entre deux petits sommes agités, je m'occupais de Tithom qui lui était en pleine forme. Ça été une dure journée, celle de lundi. J'étais vidée (vraiment), fatiguée, mais je ne pouvais pas dormir. La journée a été longue. Je n'ai pas mangé, j'ai bu beaucoup d'eau, j'ai essayé de me ménager, mais on sait tous que ce n'est pas évident avec un bébé gigotteux. Après avoir couché Tithom, nous nous sommes couchés. Une bonne nuit de sommeil Mardi, j'étais fatiguée, faible, mais plus malade. Je n'ai pas vraiment plus mangé, mais j'ai continué à boire de l'eau. Tithom a dû voir une différence dans mon lait parce qu'il tètait beaucoup, plus souvent, plus longtemps, mais sans avoir l'air de boire plus. Pas besoin de dire que je récupérais très lentement... Pas facile de me faire vivre sur mes réserves, alors j'imagine en faire vivre un deuxième... Aujourd'hui, j'ai pu mieux manger, quoi que peu encore. Tithom a été assez tannant aujourd'hui. Très demandant, il n'a pratiquement pas fait de sieste et a demandé à être entertainé sans arrêt. Je ne m'en plains habituellement pas, mais aujourd'hui, ça m'épuisait. Et ce soir, Hom est parti jouer à la balle molle, comme à tous les mercredi soirs. C'est ce soir que Tithom a décidé de me faire sauter une coche, comme on dit. Après le bain, il a pleuré sans interruption, peu importe les efforts que je mettais pour arrêter les pleurs. J'ai essayé de l'allaiter, voulait rien savoir. Endors-toi tout seul dans la bassinette... mauvaise idée! On te berce un peu? Nah! Tiens, fatigue-toi dans ton exerciseur alors! Maman en a marre, elle se casse! J'étais à bout de nerfs. Je maudissais celui qui avait inventé la balle molle. J'ai levé le ton, j'ai supplié Tithom d'arrêter de pleurer. Je m'en suis voulu, j'ai pleuré à mon tour. Puis, j'ai ré-essayé de l'allaiter. Il n'a pas voulu de mon lait, mais a semblé aimer la chaleur que je lui procurais. Il a arrêté de pleurer et m'a regardée. Le silence! Il me regardait, de ses yeux fatigués, mais très grands ouverts encore. Il me regardait, que dis-je, il m'observait. J'ai arrêté de pleurer, j'ai essuyé nos larmes de la même main et je lui ai chuchoté de s'endormir. Je lui ai caressé les cheveux doucement... doucement... son petit front tout rond, sa petite main potelée, ses petits cheveux si fins, si blonds... je l'ai flatté pendant de longues minutes... Il me regardait... Puis, ses yeux se sont fermés doucement. Il s'est abandonné au sommeil. Il est devenu tout mou et chaud dans mes bras. Je l'ai endormi en flattant ses cheveux. Il est presque 22h, les jouets flottent encore dans la baignoire pleine d'eau. Je m'en fous. J'ai endormi mon fils en flattant ses cheveux. N'y a-t-il rien de plus doux pour calmer les nerfs fatigués d'une maman? Libellés : nouvelle maman (II), Tithom (II) 21 juillet 2006CraqueEst-ce que je suis la seule à être tannée que sa craque de seins serve de réceptacle à lait régurgité?? Il me semblait ben aussi... Libellés : allaitement, nouvelle maman (II) 18 juillet 2006La chance d'être iciCe matin, je regardais mon grand bébé dans sa chaise haute qui jouait avec des petits plats de plastique et je pleurais. Je pleurais parce que sur la table devant moi, il y avait le journal, ouvert à la page où étaient imprimées les photos des enfants Montréalais morts au Liban il y a 2 jours. Mon bébé est ici, près de moi, en pleine santé, avec des tonnes de jouets et de vêtements. On peut sortir dehors et n'entendre que le chant des oiseaux et le bourdonnement des abeilles dans les fleurs. Pas de bruit de bombe, pas de fumée noire, pas de grondement. Ici, on n'entend que le bruit de la paix. Ce matin, je pleurais parce que c'est toute une chance d'être née ici et d'avoir mis au monde mon enfant ici. Et c'est une bien plus grande chance d'être restée ici. Libellés : nouvelle maman (II) 17 juillet 2006Ça va mieuxMa première semaine après les vacances a été difficile et je ne savais pas trop pourquoi. Avant de tomber en vacances, j'étais débordée de travail et Tithom était quand même docile. Il jouait, bien tranquille à côté de moi pendant que je travaillais et il faisait des bonnes siestes pendant la journée. Ça me permettait donc de faire ce que j'avais à faire tout en passant du temps avec lui. Pendant les vacances, nous étions toute la famille ensemble. Je jouais avec Tithom sans avoir l'impression de voir la pile de linge sale grossir à vue d'oeil, sans voir le travail s'empiler sur mon bureau, sans entendre le tic-tac de l'horloge m'indiquant qu'il n'y avait pas assez d'heures dans une journée. Tout était à jour: le lavage, le ménage, les petits travaux sur la maison. De retour au travail, lundi dernier, j'ai eu de la difficulté à reprendre le rhytme. Tithom, qui devait s'être habitué d'avoir au moins un des deux parents en tout temps à côté de lui pendant les vacances, était très demandant. Il a été grognon et impatient toute la semaine. Il ne pouvait plus faire la même chose plus que 15 minutes. Ça devait bouger. Je devais l'amuser en tout temps. Bien que mon gros contrat soit terminé, j'avais quand même du travail à faire et je n'y arrivais pas. Le lavage s'est accumulé, les heures de sommeil ont diminué, la maison s'est remise en désordre. Quand je pouvais me permettre de travailler, je manquais de motivation et je procrastinais... Je me sentais prisonnière tout à coup. J'étouffais, en me demandant ce qui avait bien pu changer en si peu de temps. On prend rapidement des habitudes, quand on est bien. J'ai dû m'habituer à être avec Hom à la maison. Le retour à la routine et au travail a frappé fort. Rien de dramatique, mais je me sentais écrasée un peu. Je sortais dehors quelques minutes pendant le rares siestes, pour respirer, pour avoir chaud, pour voir le soleil. Ce n'était pas assez. On a beau aimer notre vie de famille de tout notre coeur, ça fait du bien, des fois, de se détacher de la routine. Sans me détacher de Tithom, j'ai quand même pu faire différent samedi et voir du monde. Je suis allée à un pic-nic avec des amies et le soir, j'allais au shower de bébé d'une amie du primaire. Tithom est resté avec moi tout ce temps, mais ça m'a tellement fait de bien de sortir de chez moi, de conduire, de voir des amies. D'autant plus que Hom a fait plein de tâches ménagères en mon absence, sans que j'aie à lui demander quoi que ce soit! C'est facile à dire, qu'on doit prendre du temps pour soi. Mais ce n'est pas souvent facile à faire! Si j'étais en congé de maternité, ce serait sûrement moins pesant pour moi... mais comme je dois jongler entre le travail à mon compte et mon bonhomme de 5 mois et demi, tous deux de la maison, ça devient parfois lourd. Maintenant que je sais que ça ne prend qu'une journée à l'extérieur pour reprendre mon souffle, je vais essayer de le faire plus souvent... Facile à dire, oui. Essayons de rendre ça facile à faire maintenant... Libellés : famille (II), nouvelle maman (II), travail 14 juillet 2006Y fait beauY fait beau, y fait chaud. Le soleil m'émerveille. Vive les abeilles. Le vent chaud me caresse la peau. Une abeille qui zézeille essaie de m'piquer l'orteil. Pépé et sa guitare La musique de Pépé dans la tête, un verre d'eau à la limette dans la main, les yeux dans les nuages, je me balance dans le hamak. Il fait chaud. C'est étouffant, mais ça fait du bien. J'étais tannée d'être dans la maison. Le retour des vacances me fait filer croche. Je n'ai pas envie de travailler. Je me sens un peu prisonnière dans la maison, mais ça va passer. Libellés : nouvelle maman (II), travail 22 juin 2006Pourquoi donc?Pourquoi est-ce que je dépense des sous pour des beaux jouets colorés et éducatifs alors que la boîte de mouchoirs sur laquelle sont dessinés des éléphants retient toute ton attention et te fait t'exclamer de joie? Pourquoi est-ce qu'au moment d'enfiler une manche, tu dois absolument manger ton pouce LÀ, MAINTENANT, JE VEUX MON POUCE!! LIBÉREZ MON POUCE!! Pourquoi ressens-tu le besoin de t'étirer les orteils à nul autre moment que celui où j'essaie de te mettre un bas? Pourquoi est-ce toujours quand je suis prête à partir, bien habillée et maquillée, que tu décides de régurgiter sur mon épaule? Pourquoi est-ce que tes ongles miniatures poussent si vite? À quoi peuvent bien te servir des ongles d'ailleurs? Pourquoi est-ce quand j'ai les seins qui débordent que tu ne peux t'empêcher de donner des coups de pied et imanquablement m'en refiler un sur la pinte de lait? Pourquoi est-ce que le chat vomit tout le temp sur le petit tapis dans la cuisine alors que tout l'étage est en bois franc? Pourquoi as-tu tout le temps le hocquet au moment même où la personne que j'appelle répond au téléphone? Pourquoi un bis baveux a autant de pouvoir sur mon coeur, même quand tout va mal et que je suis fatiguée? Libellés : nouvelle maman (II), Tithom (II) 16 juin 2006RoutineC'est fou comment une petite routine est vite devenue importante pour moi. J'y tiens, à ma routine! J'aime ma routine! Je ne parle pas de la routine plate qui consiste à faire toujours la même chose, à tous les jours, sans surprise... je parle plutôt de nos petites habitudes, le soir. La routine du dodo de Tithom, surtout. Après le souper, on ramasse un peu. Je fais couler le bain de Tithom pendant que papa change sa couche. Hom lui donne son bain pendant que je prépare ses choses pour la nuit. Quand il a terminé, je l'entoure de sa serviette à capuchon et je transporte ma petite boule chaude jusque dans sa chambre. Je le dépose dans son lit et s'en suit une série de mouvements de moulinet des bras et des jambes de Tithom. Il doit aimer être tout nu. Et tout propre. Je l'éponge, je lui mets de la crème, lui mets sa couche (désolée bébé, tu aimes être tout nu, mais maman n'aime pas qu'on lui fasse pipi dessus!) et essuie ses petits cheveux. Il sent bon, il est doux, je ne peux m'empêcher de lui donner des bisous partout et de lui prendre une bouchée de bédaine. Comme c'est bon la bédaine de bébé! Comme c'est sucré! Il rigole, tire mes cheveux, les goutte et me les rend, pleins de bave. Je lui mets son petit pyjama pendant qu'il se débat (décidément, il aime la nudité). Puis je le serre contre moi, tout chaud, plein d'odeur de bébé. Il se colle. C'est du bonheur pur. Je l'allaite ensuite pour la dernière fois de la journée. Après le rot, je le place dans sa chaise vibrante avec son amie Anne et je le berce pendant qu'il se fait vibrer le popotin. Il s'endort tranquillement... combat le sommeil un peu, se frotte les yeux, essaie d'y enlever le sable... Il me regarde, souriant, les paupières lourdes. Je lui souris, je lui dis que je l'aime et qu'il doit faire dodo. Fais dodo mon amour, on se revoit demain matin pour une autre belle journée pleine de rebondissements (ahah!) et d'aventure. Il ferme les yeux et s'endort. Je continue de le bercer un peu. J'arrête. Il dort toujours... Hom vient le prendre. Bébé est tout mou, ses bras pendent, sa tête repose sur l'épaule de Hom. Mon chum me regarde, content de tenir son bébé qui dort. Il va le coucher dans son lit, allume le moniteur, ferme la porte. La plupart du temps, Tithom est alors parti pour la nuit. Quelques fois, surtout ces derniers temps avec ses dents, il se réveille une fois couché. On recommence donc. J'aime notre petite routine, ces petits instants en famille. Ce n'est peut-être pas grand chose, mais j'y tiens. Et quand on va souper ailleurs, je perds ces instants. Tithom a beau dormir autant, quelque chose me manque à moi. Je me couche le soir et je m'ennuie de lui. J'ai manqué une soirée avec lui, une routine du bain et ça me fait un petit trou dans le coeur. Une petite soirée, une petite routine et pourtant, c'est comme si ça faisait très longtemps que je l'avais vu et il me manque. Comme si j'avais perdu un morceau de ma journée... Libellés : famille (II), nouvelle maman (II), Tithom 13 juin 2006Wonder-womanUne amie m'a dit, l'autre jour: "Je ne sais pas comment tu fais! Tu dois être une wonder-woman, pour faire tout ce que tu fais! Moi, je n'y arriverais jamais! Et tu n'as même pas l'air fatiguée!" Je ne me considère pas du tout wonder-woman. Encore moins ces jours-ci. Je me sens fatiguée et dépassée par tout ce que j'ai à faire. Tithom est de plus en plus réveillé, ce qui occupe une grande partie de mes journées. Il aime jouer, mais pas tout seul. Je dois donc l'amuser, faire bouger ses jouets, danser et chanter. Ça me fait plaisir de faire tout ça, bien entendu! Je ferais ça toute la journée si je le pouvais. Mais quand j'ai un deadline à respecter, quand je sais que les courriel s'accumulent et que je vais devoir mettre les bouchées doubles plus tard, ça m'essoufle et je me sens coupable. Mon contrat bi-annuel tire à sa fin, heureusement. En attendant, je dois faire plusieurs choses à la fois: chanter à mon fils pendant que je corrige une pub, lire mes forums rapidement pendant que je transfers un fichier ou que j'imprime une épreuve, dîner pendant que je fais une brassée de linge, prendre ma douche à la course pendant une sieste de Tithom... vous voyez le genre. Le soir venu, je quitte mon ordi pour souper avec Hom. Puis c'est l'heure du boire, du bain et du dodo de Tithom. Ces temsp-ci, bébé est très long à endormir. Monsieur ne veut rien manquer, alors il se frotte les yeux, se force pour rester éveillé et me regarde en souriant, alors que je le berce d'une main pendant que j'écris dans mon blog de l'autre. Quand il est couché, c'est un petit tour rapide de mon monde internet, quelques minutes pour faire un peu de ménage, plier et ranger les vêtements et si on est chanceux, on peut regarder un peu de télé avant le dodo. J'en prends peut-être beaucoup sur mes épaules, mais je n'ai pas l'habitude d'en prendre plus que je peux en supporter. Seulement... ces temps-ci, mes épaules sont fatiguées... Mon contrat est long et demandant, Tithom fait ses dents, demande beaucoup d'attention, sans parler des tâches quotidiennes dans la maison... Quand le contrat sera terminé, je pourrai souffler et m'occuper de Tithom à temps plein (ou presque). La maison est propre, nous mangeons bien, les vêtements sont lavés et rangés, je ne prends donc pas de retard là-dessus. Hom en fait beaucoup aussi, même s'il passe ses journées au bureau. Je pourrais laisser tomber mes rares hobbies pour avoir plus de temps pour souffler... mais je n'aime pas non-plus ne rien faire... je ne sais peut-être plus comment! Plus que 10 jours avant la fin du contrat et mes deux semaines de vacances. Je ne suis pas une wonder-woman. Je ne veux pas l'être non-plus. Je fais seulement ce que je dois faire... Libellés : nouvelle maman (II), travail
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