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LES PÉPINS DE KIWI |
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De::Montréal, Québec, Canada Profil . : dernièrement : .
Quelle idée . : tithom : .
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Allaitement (I) (II) . : depuis le début : .
01.2005 |
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« L'espoir n'est pas une formule, mais une pratique. Nicole Nottat
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Association canadienne de sensibilisation à l'infertilité . : maternité : .
Maman Chérie . : suivi : .
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9 septembre 2005À mi-cheminJe suis aujourd'hui à mi-chemin entre la conception et le bébé. J'ai la moitié de la grossesse de faite, déjà! Je regarde derrière moi et je m'étonne de voir tout le chemin qu'on a parcouru. Je regarde devant moi et le chemin que j'y vois me remplit d'excitation et d'anxiété à la fois. J'ai hâte de le faire, ce chemin, avec Hom, pour nous rendre jusqu'à notre fils. J'ai hâte d'embarquer dans la grande aventure de la vie de parent avec lui. Ça me fait très peur, c'est certain. L'inconnu fait tout le temps un peu peur. Mais c'est une peur excitante, que j'accepte et que j'apprécie même. Je regarde derrière moi, le bout de chemin qu'on a traversé et je dois encore me pincer. Moi, rendue à 10 semaiens? Moi?! Kiwi, infertile têtue, enceinte de 20 semaines! J'en reviens pas... On le répète souvent, mais ça passe si vite! Il me semble que c'était hier que je m'étonnais d'avoir 10 semaines de faites. Ce n'était qu'hier que j'attendais de voir apparaître la deuxième ligne rose. Et pouf, je me retrouve aujourd'hui, avec un tit homme qui bouge dans mon bedon et qui me force à croire que ça va bien nous arriver, dans un autre 20 semaines! À mi-chemin entre l'infertilité et la maternité. À mi-chemin entre la conception et l'accouchement. À mi-chemin entre l'ovule et l'enfant. À mi-chemin entre le bonheur et encore plus de bonheur. Libellés : grossesse (II) 6 septembre 2005De plus petites montagnesDepuis le début de la grossesse, je manque d'énergie et de motivation pour travailler. Ma fatigue (lire paresse) m'a ainsi retardée dans mes contrats. L'équation va comme suit: fatigue = paresse = retard = encore plus de travail en vue = encore plus de fatigue... Bref, plus je retardais mes travaux, plus je les accumulais et moins j'étais motivée. Quand on travaille à son compte, les congés ne sont pas payés et les heures à fixer le vide en espérant voir les travaux se faire tout seuls non-plus. J'ai donc décidé de prendre le taureau par les cornes parce que le budget commençait à me crier après, comme le patron que je n'ai pas. Au lieu de voir toute l'immense montagne de travail qui m'attendait chaque matin et qui ne semblait jamais diminuer, j'ai changé ma perspective. Tous mes contrats ont à peu près la même priorité, le même deadline. Je ne peux donc pas en mettre un sur la glace pendant que j'en termine un autre. J'ai regardé au long terme, divisé les travaux en journées. Je vois maintenant chaque matin une seule petite montagne, celle du jour. Aujourd'hui je dois faire 5 logos, 10 pubs et numériser toutes les images d'un contrat. Demain, ce sera une autre partie de chaque contrat et ainsi de suite. Je me décourage bien moins vite, je reste motivée et surtout, j'avance. Si j'ai le temps de faire plus que ce que j'avais écrit sur ma petite liste, tant mieux! Si je décide de faire une sieste après avoir terminé mes travaux du jour, je ne me sens plus coupable. Chaque contrat avance au même rhytme, chaque contrat sera terminé à temps. J'ai l'impression de mieux respirer depuis que j'ai divisé mes travaux comme ça. Je vais devoir continuer de le faire car j'ai plusieurs gros contrats qui s'en viennent. Je donne la claque pour les mois à venir, ce sera mieux pour les finances et ça m'avancera pour les premiers mois de notre bébé, alors que je serai moins disponible. En bout de ligne, traverser plusieurs petites montagnes est sûrement aussi fatigant qu'en traverser une seule immense. Sauf que de cette façon, je peux reprendre mon souffle plus souvent. Libellés : grossesse (II), travail 5 septembre 2005Longue fin de semaineSamedi matin, nous nous sommes levés tôt pour aller déjeuner au resto. Hom devait prendre un déjeuner "d'homme" parce qu'on allait aider des amis à déménager. Enfin, il allait les aider, j'allais plutôt assister au déménagement... La serveuse de la Belle Province était bien sympathique et nous a jasé un peu. Puis nous sommes partis pour le déménagement. Tout s'est bien déroulé, même si, comme à tous les déménagements d'amis, il y avait un manque d'organisation. Je trouve ça comique à quel point un déménagement peut être une chose si personnelle. On a toujours quelque chose à reprocher sur la "technique" de déménagement des autres. On est toujours une gang à dire comment NOUS ferions les choses, c'est à dire très différement. Mais je sais que mes amis, pour nous avoir aidés souvent, on toujours eu leur mot à dire dans nos déménagements aussi. J'ai lavé la vaisselle pendant près de 3 heures. Comme mon amie avait fait ses boîtes il y a près de 3 ans, le papier journal commençait à être imprimé dans les assiettes. Je n'ai pas forcé, non, mais je me suis pas mal emmerdée... Alors la pizza était quand même méritée! Dimanche, nous sommes retournés déjeuner au resto, parce qu'il n'y avait rien dans le frigo. La même serveuse nous a servi et nous a demandé comment avait été le déménagement. J'avais mis un chandail de maternité pour la première fois. Je ne sais pas si c'est ça qui lui a mis la puce à l'oreille, mais elle m'a dit "mais vous, vous ne déménagiez pas là? Pas avec le bébé qui s'en vient!" J'étais tellement émue que quelqu'un réalise, sans que j'en parle, que mon ventre renfermait un petit bébé! Ça m'a vraiment fait tout drôle de constater que le monde extérieur pouvait remarquer ce qu'il nous arrive de si beau. Nous sommes ensuite allés nous promener dans le Vieux Longueuil, pensant y voir des ventes de garage et peut-être trouver la perle rare. Nous n'avons même pas trouvé de vente de garage, alors pour la perle rare, on repassera. On a fouiné un peu au Festival des vieux métiers, mais ce n'était vraiment rien d'extraordinaire. Un petit milk-shake à la crémerie où tout a failli commencer, puis retour à la maison. Un petit souper et un film, bien collés. Aujourd'hui, nous avons passé la journée chez d'autres amis. Hom a aidé à déplacer des meubles et nous avons eu droit à un délicieux dîner. De retour chez nous, j'ai fait une sieste sur la chaise longue, dehors, alors que Hom lisait Le Petit Prince à mes côtés. Je ne sais pas combien de siestes j'ai faites sur cette chaise cet été! C'est imanquable, dès que je m'y étends, je m'endors! Nous allons maintenant finir la fin de semaine du travail tranquillement... en attendant les prochains congés, dans un peu plus d'un mois! Libellés : amis, grossesse (II), sorties 2 septembre 2005Maman Last Call![]() Nous nous sommes finalement décidés à regarder ce film hier soir. J'ai hésité longtemps parce que j'avais absolument adoré le livre. Je fouillais sans but précis dans la bibliothèque de mon père quand j'ai trouvé ce livre. Je l'ai pris, l'ai regardé, puis j'ai lu les premières pages. En fait, je voulais lire les premières pages, mais je n'ai pas pu arrêter de lire avant de l'avoir terminé. J'ai vraiment aimé l'histoire, les personnages, la légerté du livre, mais ce qui m'a avant tout séduite, c'est l'écriture de Nathalie Petrowski. J'ai dévoré le livre parce que les mots coulaient, le style me collait à la peau et j'appréciais la franchise des propos tenus. Un humour franc et vrai, sans flafla, qui va droit au but. Même si le scénario a été écrit par Mme Petrowski, j'avais peur de voir le film. Je sais, on ne doit jamais comparer les deux. Je suis habituellement la première à le rappeler aux gens qui disent "oui mais dans le livre, ce n'était pas comme ça!" N'empêche que quand on a autant aimé un livre, on reste sur la défensive quand le film sort. On se dit que l'image qu'on avait dans notre tête risque d'être gâchée, que ce qu'on avait aimé du livre sera lègué aux oubliettes dans le film... On part toujours avec une idée pré-conçue, même si on ne devrait pas. Et bien, je n'avais pas tord d'hésiter. J'ai eu du mal à rester accrochée au film hier soir. La réalisation est inégale, le rhytme est parfois trop rapide, parfois trop lent, jamais à la bonne vitesse. Il y a selon moi beaucoup de longueurs et de petites histoires inutiles. On a mis l'accent sur trop de petites histoires paralèles (la mère porteuse, la jeune journaliste ambitieuse) plutôt que de le mettre sur la véritable histoire centrale: celle d'une femme de 37 ans, immature et ambitieuse, qui ne veut pas d'enfant, mais qui en aura un malgré tout. Les actrices étaient excellentes (Sophie Lorrain et Anne-Marie Cadieu), mais elles ne pouvaient pas porter tout le poids du film sur leurs épaules. Les dialogues étaient bien écrits, mais manquaient du piquant Petrowski que j'espérais retrouver. J'ai trouvé le film "drabe", j'ai trouvé qu'il manquait de finition, de vision d'ensemble. Il n'y avait pas de substance, pas de profondeur. Le sujet a été abordé en surface, de façon superficielle, avec trop d'éléments pour nous en distraire. Je ne suis pas critique de cinéma. Je ne fais que dire mon opinion sur un film qui m'avait été recommandé par plus d'une personne. "Tu vas te reconnaître!" Et bien non, je ne me suis pas reconnue. Bizarrement, je me suis plus reconnue en lisant le livre, qui était bien plus axé sur l'indépendance et la liberté de la femme sans enfant, alors que j'étais au beau milieu des injections et traitements contre mon infertilité. J'ai été déçue par le film, j'avais espéré l'aimer autant que le livre. Et même si je n'avais pas lu le livre, je n'aurais pas aimé le film. Je suis peut-être difficile, mais je m'en fous. J'aime les BONS films et celui-là, peu importe à quel point je l'espérais, ne l'était pas. Libellés : grossesse (II), médias 1 septembre 2005Des décisions à prendreUn client m'appelle vers 11h45 cet avant-midi. Il me demande s'il peut passer ramasser ses épreuves. Je lui dis oui, il me répond qu'il s'en vient "tout de suite." Je décide donc d'attendre qu'il soit passé avant de manger, même si mon ventre crie déjà famine. Vers 12h30, j'en ai assez d'attendre et je décide de manger. Tant pis s'il arrive au beau milieu de ma soupe, j'ai faim! Et bien il est arrivé à 13h30! On repassera pour le "tout de suite"! Peu de temps avant qu'il arrive, je me suis rendue compte que la poussette et le siège sauteur étaient dans l'entrée. Comme aucun de mes clients n'est encore au courant de ma grossesse, je me suis empressée de tout cacher dans le bureau de Hom (en me cognant le genou sur la porte et l'orteil sur la patte de chaise). Finalement, tant mieux s'il est arrivé tard... Tout ça m'a fait penser que je vais devoir éventuellement les mettre au courant. Plus je repousse ce moment, plus ce sera difficile. Je ne leur ai pas encore dit pour une seule raison: je ne sais pas encore ce que je ferai lorsque Pépin sera arrivé. Je veux dire, je n'ai pas encore réglé la question du remplacement ou du temps partiel ou du congé de maternité... Je n'arrive toujours pas à faire le ménage dans mes pensées et à prendre une décision par rapport à tout ça. Laisser ma compagnie, mes clients, entre les mains de quelqu'un d'autre me fait très peur. J'ai aussi très peur que mes clients profitent de cette occasion pour aller voir ailleurs et me laissent sans revenu à mon retour. Je voudrais ne pas travailler, je voudrais moi aussi pouvoir prendre congé et profiter des premiers moments avec mon bébé. Mais quand j'ai choisi de partir à mon compte, ça faisait partie des sacrifices: pas de congés payés. J'ai pourtant de la difficulté à imaginer quelqu'un d'autre faire mes contrats, tenir mon gagne-pain entre ses mains. Trouver quelqu'un à la hauteur, en qui je pourrai faire confiance, qui aura les mêmes compétences que moi et la même autonomie, ce sera ardu. Je ne pourrai pas indéfiniment cacher la poussette et ma bédaine. Je vais devoir leur en parler, mais pour leur dire quoi? Je suis enceinte, je vais accoucher en janvier, mais je n'ai aucune idée ce qu'il va arriver à vos contrats? Je voulais avoir pris mes décisions avant de leur en parler, mais je crois que je vais devoir jouer la comédie un peu et prétendre que tout est prévu et qu'ils ne verront pas de différence. Je dois prendre mes décisions, je dois passer cette étape maintenant si je veux avoir le temps de tout organiser et surtout, si je veux garder la confiance de mes clients. Libellés : congé de maternité, grossesse (II), travail 29 août 2005Enfin!Nous sommes arrivés en avance à l'hôpital, trop énervés de revoir notre bébé. J'ai mis la superbe jaquette bleue et me suis assise, les jambes croisées. Les 3 verres d'eau commençaient à se faire sentir, quoi que ce n'était pas du tout pénible comme on me l'avait dit (j'ai une bonne vessie). Après quelques minutes d'attente, on m'appelle enfin. Je m'installe sur la table et relève la jaquette pour découvrir mon ventre. La technicienne me couvre le ventre de gelée froide et place la sonde sur mon ventre. Ça n'a l'air de rien, mais après toutes les échos que j'ai eues, c'est la première fois que j'en ai une sur le ventre! On voit bien Pépin à l'écran, mais elle ne nous dit rien, trop concentrée par toutes les mesures à prendre. Je reconnais certains bouts, d'autres non. Je vois le visage, les mains, les orteils, les jambes. Elle mesure la tête dans tous les sens. Elle me fait tourner sur mon côté gauche pour avoir un autre angle. Hom regarde l'écran, parfois avec le sourire, d'autres fois avec un gros point d'interrogation dans les yeux. Après un bon 10 minutes sans rien dire, la technicienne nous montre enfin le bébé. Sa tête, avec son petit nez retroussé, sa petite bouche, ses oreilles... Ses bras, ses mains, ses doigts... Pépin bouge les mains beaucoup, puis se gratte le nez! C'est tellement mignon! Elle nous montre ensuite son petit coeur qui bat, ses reins, son foie, sa vessie, ses côtes, sa colonne, ses jambes, ses pieds, ses petits oreils... Tout est là, tout est parfait! Elle nous demande ensuite si on désire connaître le sexe du bébé. Oui oui! Bien sûr! Elle place la sonde, mais Pépin est gêné et se cache. Il branle les fesses, mais ne se tourne pas. Bouge la sonde, essaie de trouver un angle plus révélateur... La technicienne me demande de gonfler mon ventre le plus que je peux et de le dégonfler lentement. Je le fais 2 ou 3 fois avant d'enfin pouvoir apprendre un petit bout sur Pépin. Et par petit bout, je veux parler de ce qu'on a vu, tout petit, qui dépassait entre les jambes. Pépin est un garçon! Un beau grand garçon taquin! La tech est sorti de la salle pour aller chercher le médecin. Je l'ai entendue lui dire que tout semblait parfait, mais que ça mesurait "seulement 18 semaines". J'ai beau leur avoir expliqué de ne pas se fier à la date de mes dernières règles car j'ai eu un cycle long, ils n'ont jamais rien voulu entendre. Alors pour eux, je devrais avoir une semaine de plus, mais j'étais vraiment à 18 semaines. Mon médecin le sait, ça été prouvé avec mes deux autres échos, mais eux ne veulent rien savoir. Bien tant pis! Ça ne m'inquiète pas du tout! Le médecin entre dans la salle et place la sonde sur mon ventre. On voit d'abord seulement le placenta, comme une petite montagne grise à l'écran. Puis, derrière la montagne apparaît une petite main qui nous salue. "Il nous fait des tatas!" nous dit le médecin. Pépin est trop mignon, mon coeur va exploser! On le revoit très bien, il n'est plus gêné de tout de se montrer! Tout est parfait, Pépin est parfait et en santé. Hom m'essuie le ventre et je cours à la toilette. Puis nous partons, le coeur léger, avec des nouvelles photos de notre petit homme dans les mains. Le voici, celui pour qui mon coeur bat si fort depuis 4 mois! Voici notre petit Prince tant attendu! ![]() Nous avons franchi plusieurs étapes en quelques jours seulement. Après l'échographie, nous sommes allés magasiner. J'ai acheté mes premiers morceaux de vêtements de maternité. Je me sentais encore un peu comme une fraude en entrant dans ces magasins... Je n'ai pas vraiment de ventre encore, mais mes vêtements ordinaires commencent à être inconfortables. Puis, samedi, j'ai commencé à sentir Pépin bouger sans être couchée sur le dos, Hom appuyant sur mon ventre. J'étais assise tranquilement et je l'ai senti clairement! Je crois qu'on n'appuyait plus au bon endroit, c'est pourquoi je croyais ne plus le sentir. Maintenant que je sais exactement où il est placé, je le sens facilement et souvent. Je suis tellement heureuse de sentir ces petites bulles sous mon nombril! J'ai tellement hâte qu'Hom puisse les sentir à son tour, sous sa main! Et hier, j'ai acheté mes premiers morceaux de vêtements de bébé. Je ne peux m'empâcher de les regarder et d'avoir hâte de les lui enfiler. C'est fou, ça commence à vraiment entrer: je vais être maman. Je dois encore me pincer de temps en temps, pour être certaine que je ne rêve pas. Bébé bouge, il est vraiment là, il a même une identité: c'est notre fils. C'est tellement plus concret de penser à lui en tant que garçon qu'en tant que pépin de kiwi. C'est une petite personne, un petit homme en devenir. C'est incroyable. Je regarde la photo de Pépin et mes yeux se remplissent d'eau. Nous allons avoir un enfant. Nous! Après tant de temps, ça va arriver, c'est vrai, il est bien là! Libellés : grossesse (II), Pépin 25 août 2005Fille ou garçon?On me demande si j'ai une préférence et je réponds, en toute honnêteté, que non. Je veux autant un garçon qu'une fille, je veux les deux. On me demande si j'ai un pressentiment. Je disais non, mais je n'en suis plus si sûre. Je me suis apperçue que depuis le début, sans que ce soit très clair, je pense à Pépin comme à un petit garçon. Depuis quelques jours, si j'y pense bien, si j'essaie d'imaginer mon enfant, je vois un petit garçon. Hom est convaincu depuis le début que Pépin est un petit homme. Pas parce qu'il veut plus un garçon qu'une fille, à ce qu'il dit, mais seulement parce que c'est comme ça qu'il le voit. Je suis très impatiente de savoir. J'aimais bien parler de Pépin de façon vague, de façon asexuée. Je crois par contre que de pouvoir connaîte un petit bout de son identité rendra son existence plus concrète. Ce ne sera plus qu'un fœtus (même si, bien entendu, il/elle est déjà bien plus que ça pour nous), mais ce sera un petit garçon, ou une petite fille. Pépin ne sera plus un pépin de kiwi qui grandit, mais une petite personne en devenir. De connaître son sexe changera la vision que j'ai de Pépin. Pas en mieux ni en pire, seulement différent. Bien sûr, avant tout, je veux un bébé en santé, cela va sans dire. Je ne veux pas me faire d'idée trop en avance. Je ne pourrai pas dire, que ce soit un ou l'autre: ah! je le savais! Je sais que peu importe le sexe de Pépin, je serai extrêmement heureuse. Mais je sais qu'une partie de mon coeur sera déçue aussi, tout doucement, parce que de jeter le sort sur un des deux sexes laisse imanquablement tomber l'autre. Je ne serai pas déçue longtemps, peut-être une seule fraction de seconde, seulement le temps de dire un rapide au revoir à ce que je n'aurai pas pour l'instant, avant de me concentrer sur ce que j'aurai. Petit fait cocasse... Onze ans jour pour jour avant l'écho, Hom et moi faisions connaissance. Le 26 août 1994, je commençais le Cégep. Hom était dans mon cours d'anglais, premier cours de la première session de ma première année. Nous ne sommes pas devenus amis tout de suite, mais nos chemins se croisaient déjà. Qui auraient cru à ce moment là que, onze ans plus tard, nous nous retrouverions ensemble à regarder notre bébé sur un écran noir et blanc... Libellés : grossesse (II), Pépin 24 août 2005L'attenteJ'ai l'impression d'attendre depuis des années. Parfois avec impatience, d'autres fois en appréciant l'attente. J'ai attendu longtemps mes règles. Puis j'ai attendu les résultats des tests, le diagnostic et la solution. J'ai attendu, à chaque cycle, la venue de l'ovulation (ou pas) puis celle des règles (ou pas). J'ai attendu qu'un petit pépin fasse son nid dans mon ventre. J'ai souvent attendu quelques minutes qui semblaient si longues, en espérant très fort, le temps que le test de grossesse sur le comptoir de la salle de bains me donne son verdict. J'ai attendu des heures à l'urgence, en espérant de tout mon coeur que les saignements cessent, que ce ne soit qu'une fausse alerte. J'ai attendu de ne plus pleurer, de ne plus avoir mal, en vain. J'ai attendu un interminable cycle anovulatoire afin de recommencer les essais. J'ai attendu encore quelques mois avant de devoir attendre, encore une fois, pour que la deuxième petite ligne rose apparaisse sur mon test. J'avais tellement attendu ce moment, je n'y croyais presque plus. Et depuis que je sais que Pépin a fait de mon ventre sa maison, j'attends autres choses. J'attendais au début mon premier rendez-vous, ma première écho, question de me faire rassurer et de me faire dire que je ne rêvais pas. Puis j'ai attendu ma 2e écho, pour revoir ce petit être avec qui j'étais déjà en amour. J'ai attendu d'avoir traversé le premier trimestre avant de me sentir un peu plus confiante. Et depuis ce temps, je suis dans l'attente de bien des choses. On dirait que je reste là, à ne rien faire d'autre qu'attendre. Je ne m'en plains pas, j'aime cette attente. J'attends mon échographie pour mettre une identité sur Pépin. J'attends mon échographie pour vraiment y croire à 100% et rendre cet être flou plus concret. J'attends de le sentir bouger pour ne plus avoir à m'inquiéter de sa vigueur. J'attends que mon ventre arrondisse assez pour ne plus avoir l'impression de seulement avoir un bourrelet. J'attends de savoir ce qui se cache dans mon ventre avant de prendre des décisions pour la chambre, les objets, les vêtements. J'attends la naissance, sans être pressée, pour enfin rencontrer cet petit bonhomme ou cette petite poupoune qui a mis tant de temps à entrer dans nos vies. J'attends, avec beaucoup de patience et de hâte, tout ce qui me semblait si impossible auparavant. Libellés : grossesse (II), infertilité (II) 23 août 20054 moisHier, je franchissais le cap du 4 mois de grossesse. Déjà 4 mois, c'est fou comme ça passe vite! Je suis dûe pour un petit résumé... Mon corps Je ne peux plus nier que mon ventre s'arrondit. Les gens commencent à le remarquer, quoi que je me trouve encore petite. J'entre encore dans plusieurs vêtements, mais je sens le gros magasinage de linge de maternité approcher. J'ai eu mal à la tête pendant presque 4 semaines, on and off. Ça semble réglé depuis quelques jours. J'ai encore des problèmes de constipation et de brûlements d'estomac, mais rien de dramatique. Ma fatigue semble disparue, mais je manque encore un peu d'énergie et de motivation. On me dit que je respendis, que la grossesse me va bien. Sincèrement, je ne vois pas de différence dans mon visage quand je me regarde dans le miroir. Mon coeur Il est gonflé d'amour pour ce petit être qui grandit en moi. Je me permets d'être heureuse, sans être naïve. Je ne laisse plus les inquiétudes l'emporter sur mon bonheur, mais je garde les deux pieds sur terre. Mon coeur bat vite et fort quand je pense que dans quelques mois, je serrerai notre enfant contre moi. Ma tête Ma tête est difficile à arrêter, elle l'a toujours été. Je pense sans arrêt, à plein de choses différentes. Ces temps-ci, je pense surtout à mon écho de vendredi et au fait que nous apprendront (espérons-le) le sexe de Pépin. Je pense aussi à la chambre, aux nombreuses choses à acheter, à tout ce que je ne sais pas et devrai apprendre "sur le tas", au prénom, à l'allaitement, à tout ce qui changera dans nos vies et celles de notre entourage. Je ne stresse pas, non, je me permets de penser à certaines choses auxquelles je m'étais interdit de penser auparavant. J'ouvre tranquillement certaines portes, j'essaie de regarder plus loin. Mon pépin Je l'ai senti quelques fois bouger, toujours lorsque je suis couchée sur le dos et que Hom appuie sur mon ventre. J'ai très hâte de le sentir bouger sans aide extérieure. J'ai surtout hâte de le revoir vendredi, de voir à quel point il a changé depuis 6 semaines. Et d'en savoir un peu plus sur son identité. Il mesure environ 18 cm de la tête aux talons. Son pied mesure 2,5 cm et le diamètre de sa tête est de 4 cm. Encore tout petit, mais tellement grand pourtant! Mon chum Il me masse et crème le ventre à tous les soirs. Il se renseigne sur les objets à acheter, il s'intéresse à plein de choses. Je sens qu'il se pose les mêmes questions que moi (est-ce que je vais réussir? Est-ce que je vais savoir quoi faire?), mais je suis persuadée qu'il sera un papa merveilleux, patient, drôle, joueur, attentionné et fier. Je crois qu'il pense que son rôle de père commencera à la naissance, mais moi je sais qu'il est débuté depuis longtemps et qu'il le joue déjà avec beaucoup d'amour. Notre monde Pas mal tout le monde autour de nous est maintenant au courant. Les grands-parents, entre autres, semblent très excités. Les gens sont en général très gentils avec nous. Plusieurs amies m'offrent leurs conseils, sans que je me sente ignorante. Je suis bien entourée et, même si je suis quelqu'un de solitaire, je sais que ça m'apportera beaucoup et je leur en suis très reconnaissante à l'avance. Libellés : grossesse (II) La fin de semaine s'est relativement bien déroulée. Je dois même dire que j'ai été agréablement surprise. Bon, il a plu toute la journée samedi et une partie de la matinée de dimanche. J'ai eu droit à quelques commentaires ou conseils du genre "tu vas voir...", mais rien de vraiment dramatique. Très peu de gens ont essayé de me taponner le ventre, mais pratiquement tout le monde m'a regardé la bédaine avant de me regarder dans les yeux pour me saluer. Je n'ai pas eu à dormir dans la tente, être enceinte a ses avantages! Le blé d'inde était bon. Et surtout, je n'ai pas chanté au karaoke. Je n'ai même pas eu à aller me cacher dans le bois! Le taux de participation a été pas mal bas cette année, ce qui a découragé les animateurs de forcer ceux qui n'avaient pas chanté à monter sur scène. Les seules choses qui m'ont vraiment achalée sont les questions qui commençaient pas "as-tu pensé?" comme "as-tu pensé que l'an prochain vous allez venir ici avec un bébé?" ou bien "as-tu pensé qu'à Noël tu vas avoir une grosse bédaine?" Je me demande si les gens croient sérieusement que je n'ai pas pensé à tout ça... Enfin, ce n'est pas pour mal faire, je crois que la question se dirige plutôt vers eux. Ils se rendent tout à coup compte de certaines choses qui changeront d'ici quelques mois et se demandent tout haut si j'ai déjà moi-même fait ces conclusions. Oui, j'ai pensé à tout ça. Et même bien plus. Libellés : famille, grossesse (II), sorties 18 août 20053e rendez-vousCe matin, j'avais mon rendez-vous de suivi. J'avais très hâte. Je trouve ça long, 4 semaines sans entendre battre le petit coeur de Pépin. Je ne le sens pas encore assez bouger pour me rassurer. Je le sens seulement des fois, quand je suis couchée sur le dos et que Hom appuie sur un endroit précis de mon ventre, mais pas tout le temps. L'infirmière qui m'a appelée et dirigée vers la salle de consultation en était une qui m'a beaucoup aidée quand j'étais suivie en fertilité. Pas celle sortie de l'enfer, non! Une autre, qui s'est toujours souvenu de mon nom et des raisons qui m'amenaient à la clinique. Elle ma donné quelques injections, m'a montré comment les faire, bref, elle a été d'un bon soutien. Lorsqu'elle m'a vue arriver aujourd'hui, elle m'a reconnue, puis a regardé deux fois dans mon dossier, surprise. "Oh wow! Je ne savais pas que tu étais enceinte! Wow! Félicitations! Ça a marché!" Ça m'a beaucoup touchée qu'elle se souvienne de nos difficultés et qu'elle soit si contente pour nous. Ma pression est belle. Test pipi aussi. Mes résultats du prénatest sont tous négatifs (1 chance sur 110 000!). Je n'ai pas pris de poids, j'en ai même encore perdu. Même si le médecin ne semblait pas inquiet, il avait quand même l'air agacé. Bien que ce soit normal de perdre du poids en début de grossesse, rendue à 17 semaines, je devrais commencer à en prendre. Ce n'est rien de grave ni d'inquiétant, seulement quelque chose à surveiller. Je mange bien, je mange même plus qu'avant, je n'ai pas été malade du tout, je dois seulement avoir un bébé gloûton! Il m'a dit que ma bédaine grossissait bien (hauteur utérine de 16). Nous avons aussi entendu le petit coeur battre vite et fort. Je ne me tannerai jamais d'entendre ce son! Je lui ai demandé si c'était normal d'avoir autant mal à la tête (j'ai mal à la tête pratiquement tous les jours depuis 3 semaines). C'est intermittent, des fois très fort et d'autres non, des fois en me levant et d'autres le soir... Je sais que je peux prendre des Tylenol, mais je n'aime vraiment pas ça en prendre souvent. Le doc m'a dit d'en prendre normalement, pour briser le cycle des maux de tête. Il a vérifié mes taux d'hormones et ça ne semblait pas venir de là. Donc, tout est beau! Nous voyons Pépin la semaine prochaine, avec l'espoir de dévoiler un peu plus de son identité. Libellés : grossesse (II) 15 août 2005Un beau mariageSamedi matin, je suis allée me faire coiffer. Après près de deux heures à me faire friser et placer les couettes, je suis retournée chez moi. Hom et moi nous sommes préparés et sommes partis pour aller rejoindre ma famille chez mon frère. Toute la famille y était: ma mère et son copain, mon père et sa copine, mes frère et les garçons d'honneur. Tout le monde était beau, en tuxedo ou en belle robe, les cheveux bien coiffés, les yeux brillants et le sourire aux lèvres. Je n'avais jamais vu mes frères aussi beaux! Et de voir ma mère et mon père dans la même pièce, à rire ensemble, avec leurs conjoints, c'était... unique. Mes parents ne s'étaient pas laissés en mauvais termes, mais ne s'étaient pas vraiment reparlé non-plus, une fois le divorce finalisé. Ça me faisait drôle de constater que je pouvais encore avoir une famille, quand ça comptait. Déjà là, on me couvrait de compliments sur ma robe, mes cheveux, mon petit ventre qui pointait discrètement et mon décoleté qui n'avait jamais été si plein! J'aimais bien mon bedon ce matin-là, il avait poussé un petit peu, comme si Pépin voulait lui aussi participer à cette belle journée. Nous sommes partis vers 13h15, en direction de l'église. Les gens se sont mis à arriver tranquilement. De tous les mariages où je suis allée, c'était le premier où je connaissais tant de gens, où notre famille était à l'honneur. Nous avons finalement pris place, fébriles, en attendant l'arrivée de la future-mariée. Mon père et ma mère ont mené mon frère à l'avant. Je pleurais déjà. Puis les cloches ont sonné. Les demoiselles d'honneur sont entrées, suivies de la future-mariée, accompagnée de ses parents (eux aussi divorcés). Quelle belle occasion qu'un mariage pour réunir, pour un instant, des familles brisées. Ma belle-soeur était magnifique, souriante et radieuse. Ma gorge était nouée et mes yeux pleins de larmes. La cérémonie fut belle, les mariés se regardaient avec des yeux scintillants. Il faisait terriblement chaud dans l'église. Mon autre belle-soeur était assise derrière moi et me faisait du vent dans le cou de temps en temps avec un évantail chinois. Heureusement, sinon je serais bien tombée dans les pommes! J'étais assise avec ma grand-mère, qui n'a pas cessé de parler tout au long du mariage. Ma politesse m'empêchait de lui demander de se taire, mais ce n'était pas l'envie qui manquait! Elle m'a même dit: "tu as engraissé!" Ce à quoi j'ai répondu "non grand-maman, je n'ai pas engraissé, ce n'est pas de la graisse." "Bah! Engraissé, grossit, c'est la même chose!" "Non grand-maman, ce n'est pas pareil. Je n'ai pas engraissé, c'est mon bébé qui grandit." Quel manque de tact! Après la cérémonie et les quelques photos sur le pas de l'église, nous avont suivi le cortège de limousines jusqu'au parc où ils prendraient plusieurs photos. L'endroit était superbe, avec des jardins et des décors idéaux pour les mariages. D'ailleurs, il devait y avoit au moins 6 gangs de mariages différents avec leur photographe sur place. Après avoir pris quelques photos, nous sommes repartis, en direction de la salle de réception. Dans le hall, où nous prenions un verre (de jus, bien sûr!) en attendant l'ouverture de la salle, j'ai eu droit à différents commentaires. Les plus flatteurs étant "tu es belle!", "Ça te va tellement bien!" ou "Tu as une belle petite bédaine!" et les moins flatteurs du genre "ouin, ça paraît déjà tant que ça!" ou "juste 4 mois??" Plusieurs mains se sont aventurées vers mon ventre, mais j'ai réussi à pas mal toutes les repousser. J'ai eu droit à beaucoup de "bonne chance!" et de récits de grossesse (non sollicités de ma part, je précise). Bien des gens ont quand même respecté mes limites et ça m'a soulagée. On m'a posé quelques questions, si la grossesse allait bien, si j'avais des nausées, si nous savions le sexe, si nous avions choisi un prénom... Je trouvais ça correct, mais à la longue, je me tannais un peu de me faire poser des questions que sur ça. Je suis heureuse d'être enceinte, je suis heureuse de le partager, mais je suis plus qu'une femme enceinte. Enfin... La soirée a été très belle, amusante et remplie de sourires. La bouffe était bonne, quoi que très abondante. Je dois préciser que nous avions affaire à un réception grecque. Résumé du souper: amuse-gueules avec les drinks (bar-open toute la soirée), puis entrée (artichauts, taramosalata, feta, spanakopita, etc.), 2e entrée de pâtes (penne et caneloni farci, sauce tomates), salade avec fromage feta et olives, repas principal (veau avec pommes de terre et légumes), plateau de fruits de mer pannés (crevettes, pétoncles, calmars et langoustines), puis le dessert, une crèpe farcie de crème glacée. À tout ça, s'ajoute la table de desserts (et quand je dis table, je veux dire 4 tables pleines) avec le gâteau de mariage. Bref, assez pour tous nous faire exploser! J'ai eu droit à plusieurs moments touchants qui sont venus me serrer la gorge. Mon grand frère serrant très fort mon petit frère dans ses bras, le marié dansant avec ma mère, mon petit frère faisant un beau discours, très touchant et sincère, les mariés dansant leur première danse, mes grands-parents dansant le cha-cha... Et tout le monde si beau, si souriant, c'était très émouvant. Hom était tellement beau dans son habit et sa belle chemise. J'adore quand il s'habille "en monsieur". Nous sommes partis vers 1h30 du matin et nous n'étions pas les derniers. Nous avons dansé sur des airs américains, grecs et italiens. Nous avons entendu des discours en anglais, en français et en grec. Nous avons eu un apperçu d'un mariage grec, ce que nous ne connaissions pas. J'ai vu toute ma famille réunie, ce qui n'arrive pratiquement jamais. J'ai vu mon père et mes frères en tuxedo. Il y avait une caméra jettable à chacune des tables. À chaque place, il y avait une flûte à champagne avec un fraise au fond, pour le premier toast aux mariés. Nous avons reçu, en guise de remerciement, un beau plat à olives. Ma mère avait peint un magnifique coffre pour mettre les cartes pour les mariés. Ma belle-soeur fêtait aussi ses 30 ans hier, elle a donc eu un beau bouquet de ballons et un autre gâteau pour souligner l'événement. Le gars du télégramme chanté était par contre très pénible... Les jeux qui habituellement nous tombent sur les nerfs dans un mariage n'ont pas été nombreux. Je n'ai pas attrapé le bouquet et Hom n'a pas attrapé la jaretière. Les chansons énervantes qui reviennent toujours (YMCA, Celebration, etc.) n'ont pas joué. J'ai enlevé mes sandales et dansé comme une folle avec ma cousine. Bref, en tout et partout, une soirée mémorable. Hier, Hom et moi n'avons pratiquement rien mangé de la journée, trop bourrés que nous étions de notre soirée. Ce matin, mon frère et sa femme (ça fait drôle de dire ça!) sont venus me porter un morceau du gâteau de mariage (que je n'avais pas goûté) et un morceau du gâteau de fête. Ils avaient l'air reposés et heureux. Leur voyage de noces est la semaine prochaine, d'ici là, ils se la coulent douce, entre nouvaux-mariés. Hom avait peur que cette soirée me donne envie de me marier. Non, ce n'est pas le cas. J'ai bien aimé la soirée, j'en garde de très bons souvenirs. Mais j'étais très contente de ne pas être le centre de cette journée. Je ne me sens pas plus attirée par une telle journée pour nous. Je préfère encore le vivre pour les autres. ............................................. Si vous voulez voir quelques photos, envoyez-moi un email et ça me fera plaisir de vous les montrer. Je préfère ne pas mettre l'album ici, parce qu'il y a des photos d'autres personnes que moi. Libellés : famille, grossesse (II), sorties 7 août 2005Étoiles filantesNous avons passé la fin de semaine au chalet, seuls. Des petites vacances qui nous ont fait un bien énorme. Le temps était superbe, un beau soleil, une petite brise, un ciel sans nuage... Nous nous sommes baignés samedi. Nous avons fait une belle grande marche, puis un feu de camp alors que le soleil se couchait. J'étais si bien, seule avec mon amour. Les choses sont si simples avec lui, je n'ai pas besoin de parler. Quand le soleil était complètement disparu du ciel et qu'il ne restait que la lueur des milliers d'étoiles, nous nous sommes étendus sur une couverture pour regarder le ciel. On se sent si petits devant tant d'infini! Nous avons vu plusieurs étoiles filantes, mais je n'ai pas eu le temps de faire un voeux. Hier soir, comme tous les autres soirs depuis 3 semaines, j'ai tenté de sentir Pépin bouger dans mon ventre. J'appuyais sur le bas de mon ventre et me concentrais. J'ai senti, il y a deux semaines, quelque chose qui me semblait bien être autre chose que mes intestins ou mon ventre qui gargouille. J'ai senti, l'espace de quelques secondes, quelques petites bulles éclater, très creux dans mon ventre. C'était minuscule, à peine perceptible, mais différent... Aussi fort que je le désirais, je n'ai pas réussi à ressentir ces petites bulles à nouveau. Hier soir, j'essayais encore, en vain, quand Hom a décidé de placer sa main sur mon ventre et d'appuyer. Presqu'immédiatement, j'ai senti quelque chose d'absolument unique et clair. Je sentais Pépin bouger, je n'avais aucun doute. Il semblait gigotter, me donner de minuscules coups, comme un poisson qui se débat dans trop peu d'eau. Je n'osais y croire au début, mais c'était clair que je sentais bel et bien Pépin et non mon sytème digestif! Quand Hom a enlevé sa main, je ne sentais plus rien. Je lui ai demandé "encore! Encore!" et il a replacé sa main au même endroit. Les petits coups sont revenus, pour mon plus grand plaisir. Hom a même senti quelques petits mouvements sous sa main. Nous l'avons fait plusieurs fois, je ne pouvais me tanner de sentir ce petit être bouger en moi. Je ne sens rien si je ne suis pas couchée sur le dos et que Hom n'appuie pas sur mon ventre. Mais je l'ai senti! Plus d'une fois! C'est tellement dur à croire... Pendant des années je voyais ça comme un rêve presqu'impossible à atteindre et là, je le sens, en moi, si vrai et si fort... Je n'ai peut-être pas eu le temps de formuler un souhait en voyant l'étoile filante, mais je crois bien qu'elle, elle a eu le temps de lire ce que mon coeur souhaitait... Libellés : grossesse (II), Pépin 4 août 2005DistraiteHom trouvait qu'il n'avait pas beaucoup de sous-vêtements dans son tiroir. Je lui disais "le linge propre est sûrement encore dans la sécheuse..." car ça m'arrive de l'oublier là quand la brassée est finie. Après quelques jours, il avait épuisé le contenu de la sécheuse et trouvait encore qu'il manquait de sous-vêtements. Ce matin, il a eu la brillante idée de regarder dans la laveuse. Eh oui! J'avais oublié la brassée propre là, dimanche soir... Pas besoin de vous dire que c'était rendu sec et très malodorant! Mais où ai-je donc la tête...? Libellés : grossesse (II) 2 août 2005Pas toucheJe n'aime pas me faire toucher, je n'ai jamais vraiment aimé ça. Ma bulle est très importante, je ne laisse pas beaucoup de gens dépasser mes limites de contact. Le toucher est pour moi très intime, je réserve ça pour les grandes occasions ou les gens très, très près de moi. Je savais qu'en annonçant ma grossesse, ça ouvrirait des portes. Je sais que les gens ont tendance à vouloir toucher. Le fait qu'il y ait un bébé dans mon ventre ne leur donne pourtant pas la permission de me flatter la bédaine. Est-ce que je leur joue dans le nombril moi? Pourquoi est-ce que parce que je porte un enfant, ça leur donnerait le droit d'outre-passer mes limites et me taponner comme si j'étais une poupée? Je me préparais d'avance à l'éventualité de protéger mon ventre tel un trésor privé. Je comptais bien repousser les mains sans gêne et rebuter les caresses non solicitées. Mais je ne me préparais pas à le faire si tôt, alors que ça ne paraît même pas encore. Hier soir, je suis allée rendre une petite visite à mon père et sa copine. Elle ne m'avait pas vue depuis quelques semaines. Dès que nous sommes arrivés, plutôt que de m'embrasser sur les joues comme elle le fait habituellement, elle pose sa main sur mon ventre et le flatte. Je lui ai pris la main, l'ai enlevée de mon ventre et lui ai dit que quand le bébé bougera, elle pourra toucher la bédaine. J'ai trouvé ça très difficile de la repousser, mais je suis restée prise avec un sentiment de malaise et l'impression qu'on avait violé mon intimité. C'était presque comme si elle m'avait vue toute nue. Elle n'est pas une matante à qui je n'aurai aucune misère à dire bas les pattes. C'est quelqu'un de proche, que j'aime et qui surtout ne voulait pas mal faire. Je ne suis vraiment pas prête pour ce genre de contact. Je ne comprends pas pourquoi les gens pensent qu'ils ont soudainement le droit de me toucher. Quand je n'étais pas enceinte, personne ne me touchait le ventre, personne n'aurait osé. Pourquoi tout d'un coup, ils croient que tout leur est permis, que mon corps n'est plus qu'une usine qui fabrique un bébé? Le ventre fait encore partie de mon corps, à ce que je sache. Et la peau sous tes doigts, quand tu penses toucher le bébé, c'est ma peau. C'est moi qui sens ton toucher, pas le bébé. Et crois-moi, si JE ne peux pas sentir le bébé bouger, c'est certain que tu ne le sentiras pas. Ce que tu flattes pour le moment ce n'est que du gras et ce n'est vraiment pas apprécié. Ouste! Sors de ma bulle! Libellés : grossesse (II) 28 juillet 2005Nos rêvesOn a tous des rêves. Ils changent et évoluent tout au long de notre vie. Il y a certains rêves qu'on laisse tomber en cours de route, d'autres qui prennent de l'importance. Certains rêves nous suivent depuis notre enfance, d'autres s'accrochent à nous à l'âge adulte. J'ai eu beaucoup de rêves dans ma vie. Je suis une grande rêveuse, je pouvais passer des heures à fixer le vide, bien perdue dans mes pensées, à imaginer toutes sortes de choses. J'ai laissé tomber beaucoup de rêves dans ma vie. J'en ai aussi modifié plusieurs, pour ne pas avoir à les abandonner. Peu importe mon âge, peu importe le rêve qui a priorité à ce moment-là, ce sont toujours mes rêves qui m'ont motivée. Quand j'étais petite, j'avais, comme tout le monde, des rêves un peu farfelus. Je voulais être une princesse, avec les grandes robes à crinoline comme Sissi. Les revues National Geographic de mon père me passionnaient, alors je rêvais de devenir archéologue, comme Indiana Jones. J'aimais dessiner, je voulais donc devenir caricaturiste. Je rêvais d'être enfant unique, je rêvais de ne pas avoir de parents, je rêvais d'être riche, je rêvais à tout ce qui était impossible. Mais un des plus grands rêves que j'ai eu, pendant mon enfance et une partie de mon adolesence, c'était de devenir danseuse professionnelle. Je suivais des cours de danse depuis mes 5 ans. J'adorais danser, me laisser aller au son de la musique, suivre les pas, le rhytme. J'oubliais tout quand je dansais. J'ai fait de la danse folklorique, du ballet jazz, de la danse moderne et du Flashdance. Le seul obstacle à mon beau rêve, je n'avais aucun talent. Je n'ai pas le sens du rhytme, je ne suis pas souple, je ne bouge pas bien. J'ai dû me rendre à l'évidence et j'ai tout abandonné. J'ai rêvé de plusieurs métiers. Certains de façon plus légère, comme archéologue ou caricaturiste, mais d'autres de façon plus sérieuse. Pendant des années, je considérais sérieusement devenir journaliste. J'ai toujours aimé écrire et je me disais que c'était la bonne façon de gagner sa vie avec sa plume. J'ai basé toutes mes recherches en Choix de carrière à l'école vers le journalisme. Les études me disaient que c'était un bon métier pour moi, mais au fond de moi, quelque chose me disait que je n'avais pas ce qu'il fallait. Je ne suis pas curieuse au point de faire des recherches, poser des tas de questions, achaler les gens. J'aime apprendre, j'aime lire sur des sujets qui m'intéressent, mais sans entrer dans la vie des gens. J'ai donc abandonné ce rêve aussi. Un rêve, le seul qui me suit vraiment depuis toujours, est celui d'écrire. J'ai des tas de cahiers remplis de poèmes et de nouvelles. J'ai plusieurs synopsis de romans et de scénarios, j'ai une boîte pleine de journaux, gribouillages sur ma vie depuis que j'ai 10 ans. Je n'ai jamais arrêté d'écrire. Je tiens un journal depuis près de 20 ans. Je n'ai jamais trouvé meilleure façon de m'exprimer, de vider mon coeur, d'alimenter mes rêves. Je poursuis ce rêve à tous les jours, je le garde au creux de mon coeur, comme un secret honteux. Je ne tiens pas à être lue, je ne tiens pas du tout à être publiée. Tout ce que je veux, c'est écrire. Que mes mots tombent dans le vide, ça m'importe peu, je veux seulement les sortir de ma tête. Écrire est pour moi un rêve permanent, que je concrétise à tous les jours. Depuis ce temps, plusieurs rêves sont venus faire leur tour dans ma vie. Je rêvais d'avoir ma compagnie, je travaille à mon compte. Je rêvais d'avoir une maison avec un jardin, je les ai. Je rêvais d'être grande et mince... bon, on ne peut pas tout avoir! Quand j'ai rencontré Hom, plusieurs nouveaux rêves sont apparus. Je voulais vivre avec lui, faire ma vie avec lui, avoir des enfants. Nous avons réalisé plusieurs de ces rêves assez rapidement, mais les enfants ont pris plus de temps. Quand j'avais 17 ans, je disais que si je n'avais pas de chum à 20 ans, je me ferais inséminer parce que je voulais avoir mes enfants jeune. J'étais donc naïve! Heureusement, Hom a changé ma vision. Je voulais encore mes enfants jeune, mais je me suis rendue compte que j'avais bien d'autres choses à vivre avant d'être rendue là. J'avais donc retardé mon rêve, disant que je voulais 3 enfants avant 25 ans, comme ma mère. Quand j'ai eu 24 ans, je savais bien que mon rêve ne se réaliserait pas. J'ai modifié le rêve, on aura nos 3 enfants avant 30 ans. Mon infertilité a tout changé, bien malgré nous. J'ai eu beaucoup de difficulté à modifier ce rêve. Je n'ai jamais pensé l'abandonner, il était bien trop important pour moi. Chaque changement que j'y apportais me faisait un pincement au coeur. Je modifiais une partie de moi. Aujourd'hui, je rêve d'avoir l'enfant que je porte. Je rêve de le voir naître, de le voir grandir, de le voir rêver. Si nous en avons d'autres, tant mieux! Mais si nous devons nous arrêter à un, je ne regretterai pas. Oui, du rêve original d'avoir 3 enfants avant 25 ans, je suis rendue à avoir au moins un enfant avant 30 ans... Ça été dur à encaisser, mais je sais que de garder ce rêve en vie, même si boitteux, m'a permis de continuer. On me dit que je suis forte, que j'ai du courage. Non, je suis entêtée et je crois en mes rêves. Ce sont mes rêves qui sont forts. Libellés : grossesse (II), infertilité (II), souvenirs 25 juillet 2005Premier trimestreJ'ai encore peine à y croire, le cap du premier trimestre est passé. Le tiers de la grossesse est fait, déjà, et je n'ai absolument rien à redire. Pépin semble encore bien s'accrocher. Même si je sais qu'il reste des risques après les 3 premiers mois, j'y pense beaucoup moins maintenant. Où en suis-je, après 13 semaines? Mon corps J'ai maintenant une petite bédaine, qui peut encore très bien passer inapperçue aux yeux non informés. J'ai hâte qu'elle paraisse plus, mais en même temps, je l'aime comme elle est, ça me permet de m'habituer tranquillement à voir mon corps changer. Je vais bientôt devoir magasiner des soutien-gorge car les miens sont tous à veille d'éclater. Mes seins sont par contre moins douloureux, même si encore sensibles. Je n'ai pas pris de poids, en fait j'en ai même un peu perdu, même si je mange plus qu'avant et que je n'ai pas été malade du tout. Tous mes tests sanguins sont revenus normaux. J'ai arrêté de prendre le Metformin et ça semble bien se passer. Je n'ai eu aucune nausée depuis le tout début. J'ai parfois des brûlements d'estomac, mais rien d'insupportable. Je suis encore parfois constipée, peut-être le seul véritable désagrément que j'ai depuis le début. Je suis fatiguée, par vagues. Je peux avoir des journées où je suis pétante d'énergie et d'autres où je pourrais dormir sans arrêt. Je suis par contre épuisée plus rapidement lors d'efforts physiques (modérés, tout de même) comme une randonnée à vélo ou dans la forêt. Ma faim semble revenue à la normale, ou presque. Mon ventre tiraille par secousses, depuis 2 semaines. Mon nombril s'ouvre. Des petits boutons sur mon visage me montrent que mes hormones travaillent fort. Absolument rien de tout cela me dérange. Mon coeur Il a enfin pris le dessus de ma raison. Je me laisse le droit d'être heureuse et de profiter de cette grossesse. Je suis heureuse, je ne m'en cache plus. J'ai encore souvent des petites pointes de jalousie ou de frustration qui refont surface, mais rien d'assez gros pour gâcher mon bonheur. Ma tête Je commence à penser à bien des choses auxquelles je ne m'étais jamais permise de penser. Je ne suis plus qu'une femme enceinte, je me vois maintenant comme une future maman, ce qui est en soi un pas énorme. Au-delà des choses superficielles auxquelles je pense (la chambre du bébé, les objets à acheter, etc.), je pense beaucoup à ce que nos vies seront le jour venu. Je sais que je ne peux même pas imaginer ce que ce sera en réalité, je ne peux savoir à quoi m'attendre. Il me reste 6 mois pour me préparer à son arrivée, je ne panique pas encore, mais je sens qu'on va devoir bientôt se décider à commencer à acheter quelques petites choses tranquillement. Je pense aussi sérieusement à ce que je ferai côté travail. Le nouveau congé parental étant encore au niveau brouillon, c'est difficile pour moi de pouvoir compter entièrement là-dessus. S'il ne passe pas, s'il est retardé ou si on y apporte de gros changements, je risque de me retrouver sans ressource autre que mes propres économies. Étant travailleur autonome, je n'ai rien pour l'instant. Sans ce congé, je serai au même point. Nous avons donc décidé de mettre autant d'argent de côté que possible, afin de prévoir le coup si les choses ne tournent pas en notre faveur. Pour les mois à suivre, on coupe où on peut, on paye nos dettes autant que possible et on remplit le petit cochon. Je sais qu'on se débrouillera, quoi qu'il arrive, mais je préfère ne pas avoir ce stress en janvier. Côté travail, je ne dois pas seulement penser à l'argent, mais à mes clients aussi. Je n'arrive pas encore à trouver une solution satisfaisante, qui me donnera quelques mois de congé sans me faire perdre toute ma clientèle. Je sens que je n'aurai pas le choix de travailler quand même pendant les premiers mois, même si ce n'est que de temps en temps. Enfin, il me reste un peu de temps pour y penser, mais je vais devoir prendre une décision avant la fin de la grossesse. Si je dois me trouver un remplaçant, je vais devoir passer des entrevues et faire faire des essais. C'est ma compagnie, mon nom qui est en jeu. Je ne veux pas laisser ça entre les mains de n'importe qui et risquer qu'il détruise ce que j'ai pris des années à bâtir. Mon pépin Je ne le sens pas encore. Je mentirais si je disais que je n'avais pas hâte, mais je ne suis pas pressée non-plus. J'aime vivre les choses au jour le jour, une à la fois. Je ne suis pas du genre à vouloir tout, tout de suite, alors je prends les choses comme elles viennent. Pépin a tous ses membres, ses orteils, ses mains et doigts, ses organes, ses yeux, nez, bouche, oreilles... Il mesure près de 7 cm de la tête au coccyx et près de 10 cm de la tête aux talons. Les cartilages commencent à se développer, pour plus tard devenir les os. Il bouge, mais seulement par réflexes, car son cerveau, même si en développement, n'est pas encore fonctionnel. Nous lui parlons souvent. Nous l'aimons déjà si fort, c'est incroyable. J'ai placé ses photos d'échographies dans des petits cadres, dans notre chambre. Il est là, on le sait maintenant, et on l'attend bien patiemment. Mon chum Mon amour pour Hom a encore grandi depuis le début de cette nouvelle aventure. Nous sommes maintenant liés par plus que notre amour. Pépin semble est plus concret pour lui, depuis la première échographie. Il semble lui aussi se laisser être heureux et ne plus laisser la peur l'emporter sur le reste. Il est gentil et patient avec moi, même si ce n'est pas toujours facile. Il me crème le ventre le soir, petit geste que j'adore. Notre monde Nous l'avons annoncé à mon père et sa copine, mes frères et leurs copines, mes beaux-parents, mon beau-frère et sa copine, ma mère, mes grands-parents, quelques amis, une partie de la famille de Hom, mais il reste encore bien des gens qui ne savent pas. Je n'ai pas envie de l'annoncer par email à certaines de mes amies, mais comme on ne se voit pas souvent, ça rend les choses difficiles. Je vais peut-être devoir leur dire par téléphone, avant qu'elles l'apprennent rendues à l'accouchement. Deux grosses réunions de famille s'en viennent: de mon côté, le mariage de mon frère et du côté de Hom, le pic-nic annuel de sa famille. Ces deux réunions ne me tentent pas plus qu'il faut, pour la simple raison que je vais devoir répéter la même chose 60 fois et me faire dire des commentaires épais du genre "ah! vous avez enfin trouvé comment faire!". Je suis contente de vivre ce bonheur avec ma famille proche, mais la famille éloignée, c'est une autre histoire. C'est comme s'ils entraient malgé moi dans mon intimité et comme je suis quelqu'un de privé (oui oui, même si j'écris sur le net), ça me met mal à l'aise. Je sais que je vais devoir m'habituer, mais laissez-moi le temps. Libellés : grossesse (II) 22 juillet 2005La dernière![]() Hier soir, j'ai pris ma dernière pilule de Metformin. Je délaisse ma petite béquille d'infertile. Pépin et moi sommes seuls devant l'avenir. Je suis très soulagée de ne plus avoir à prendre de médicament. Mais d'un autre côté, ça me fait drôle, même un peu peur, de me retrouver comme ça, sans aucune aide. Je ne suis plus habituée, après tout, je prenais le Metformin depuis plus d'un an et demi, 3 fois par jour, à tous les jours. J'avais arrêté une seule fois: quand je suis tombée enceinte la première fois. L'infirmière m'avait dit d'arrêter. J'ai fait une fausse-couche. Le doc m'a par la suite dit que je devrais continuer jusqu'à la 10e semaine minimum. J'ai toujours, au fond de moi, blâmé l'arrêt du Met pour la fausse-couche, même si ça n'a probablement même pas de rapport. Enfin bref, cette fois-ci, je tenais à continuer les pilules, au moins le temps de me rassurer. J'atteins aujourd'hui la marque du 13 semaines, 3 mois... Le premier trimestre se termine, j'ai déjà le tiers de fait! J'ai vu Pépin deux fois, je n'ai plus de raison de m'inquiéter et de tenir mordicus à prendre des pilules rendues inutiles. Moi qui n'ose même pas prendre un Tums ou une Tylenol, je suis heureuse, au fond, de me retrouver "au naturel". Ce n'est qu'un au revoir Metformin! Je sais qu'on se reverra un jour... Libellés : grossesse (II), infertilité (II) 20 juillet 2005Nos vacancesElles sont déjà terminées, trop courtes, comme toujours. Des vacances très tranquilles, mais surtout, très reposantes. Petit récapitulatif... Jeudi le 30 juin, nous avons reçu à souper la belle-famille pour leur annoncer la nouvelle. Le beau-père a lancé un tabarnak bien sonnant, le beau-frère avant la bouche grande ouverte et les yeux ronds comme des 2$ et la belle-soeur sautait de joie. La belle-mère, elle, souriait calmement, disant qu'elle l'avait deviné. Vendredi le 1er juillet, nous sommes partis au matin pour le chalet de ma mère. Une belle journée ensoleillée et chaude ouvrait nos vacances. Samedi le 2, nous sommes allés faire une randonnée à la piste de la Matawinie. Cinq kilomètres en montagne, entourés d'arbres, d'oiseaux et de feuilles qui craquent, pour arriver au sommet et voir le lac Ouareau dans toute sa splendeur. Dimanche le 3, ma mère et moi sommes retournées à Montréal pour le shower de mariage de me belle-soeur. Le soir, lorsque nous étions revenues au chalet, Hom et moi avons annoncé la nouvelle à ma mère. J'avais décidé d'attendre après le shower pour être certaine qu'elle ne s'échappe pas là-bas. Elle était bien contente et m'a dit qu'elle trouvait aussi que j'avais des gros seins. J'ai essayé de lui faire comprendre qu'elle devait garder le secret, que c'était très important pour nous. Lundi le 4, des amis sont venus passer la journée au chalet. Une belle journée chaude et agréable, si ce n'avait été des satanées mouches noires! Ça m'a fait drôle de voir ma mère et mon amie parler bébé et surtout, de voir ma mère déjà si intéressée et investie dans ma grossesse. Mardi le 5, première journée de pluie. Nous sommes allés magasiner aux Factory outlets de St-Sauveur. J'ai trouvé ma robe pour le mariage de mon frère, enfin! Le soir, mon petit frère est arrivé avec sa copine. Mercredi le 6, ma mère et son conjoint sont partis pour la journée. Une journée tranquille en compagnie de mon frère et sa copine, au soleil et dans le lac. Jeudi et vendredi, deux journées relax à dormir, lire, se baigner et marcher. J'ai appris que ma mère n'avait pas pu se retenir et avait déjà parlé de ma grossesse à son cours de peinture (ok, honnêtement, ça ne me dérange pas, je ne les connais pas) et à deux de ses collègues qui étaient venus visiter. J'étais vraiment fâchée qu'elle agisse ainsi. Quand je lui ai dit que j'étais sérieuse quand je lui avais demandé de ne pas le dire, elle m'a répondu "oui, mais je ne comprends pas pourquoi!" Je ne te demande pas de comprendre, mais de me respecter et de garder le secret! Ce n'est pas sorcier il me semble! Je lui ai expliqué à nouveau que si quelque chose tournait mal, ça ne me tenterait vraiment pas de devoir répéter à tous ceux que je rencontre et qui me demandent comment va la grossesse "ah, je l'ai perdu." Je n'ai pas envie de faire face aux regards remplis de pitié et aux "comment ça va?" trop curieux de gens à qui je ne me confierais jamais. Elle m'a dit qu'il n'arriverait rien. Et son amie, encore présente, me dit "de toute façon, ça voudrait dire que c'était mieux comme ça. Il serait né avec des défauts." Je n'en revenais juste pas. Tu es qui toi pour me dire une niaiserie pareille? De quoi tu te mêles? Je ne vous demande pas de comprendre, encore une fois, mais de RESPECTER ce que je demande. Enfin bref, Hom et moi sommes sortis prendre l'air parce que nous allions exploser. Samedi le 9, nous sommes partis de bonne heure du chalet. Arrivés chez nous, après avoir cajolé la chatte et pris une bonne douche, nous sommes allés magasiner. Devant une boutique de décoration, Hom apperçoit un toutou en forme de mouton qui fait Bêêêh! quand on appuie dessus. Il me dit "on l'achète! Pour Pépin!" Comment résister? Ça me faisait tout drôle d'acheter quelque chose pour le bébé, même si c'est seulement un toutou. Dimanche, journée tranquille à la maison. Lundi, nous sommes allés voir le film War of the Worlds. Même si c'est avec Tom Cruise, j'ai vraiment adoré le film. Très très bien fait. Mardi le 12, nous sommes allés nous promener en vélo aux Îles de Boucherville. C'est magnifique, même s'il manque un peu d'ombrage sur les pistes. Nous avions apporté notre lunch et avons fait un petit pic-nic. Mercredi le 13, j'avais mon échographie. Nous sommes ensuite allés souper au resto pour fêter la belle rencontre. Soirée DVD, collés sous la doudou (on gèle dans le sous-sol!). Jeudi matin, j'ai eu mes prises de sang à l'hôpital, puis nous avons passé la journée et la soirée chez des amis. Encore une fois, une journée très agréable en bonne compagnie. Vendredi, nous sommes allés faire du vélo sur la Piste des Soulanges, dans le coin de Des Cèdres. Très beau coin, très belle randonnée couronnée par un pic-nic sur le bord de l'eau. Samedi, tranquille. Dimanche, nous devions aller faire du kayak, mais la température a décidé de nous condamner à rester chez nous. Les vacances sont terminées, malheureusement! Nous en avons bien profité, nous nous sommes reposés, c'est ce qui compte. Beaucoup de lecture, de sommeil, de soleil, de films, de vélo et de marche nous ont fait un très grand bien. Je n'étais pas prête à retourner travailler, mais puisqu'il le faut... Libellés : famille, grossesse (II), sorties 19 juillet 2005Mon grand frèreJe n'ai pas une relation fantastique avec mon grand frère, mais on s'entend bien, correctement, je dirais. Ça n'a pas toujours été le cas, mais bon, c'est normal quand un frère et une soeur font leur crise d'adolescence en même temps. Quand on lui a annoncé la grossesse, il était très heureux pour nous. Il m'avait demandé si j'allais avoir une bédaine à son mariage, en août. Je lui avais dit "je ne sais pas, peut-être". Puis, je suis partie en vacances. Quand je suis revenue et que j'ai finalement eu un peu de temps pour me brancher sur MSN, mon frère m'écrit. Il me dit "je n'ai rien à dire en fait... je voulais des nouvelles de mon neveu/ma nièce." J'étais tellement touchée! C'était la première fois qu'il m'écrivait sans avoir quelque chose à me demander ou une niaserie à m'envoyer. Je lui ai envoyé les photos de l'écho et il était tout énervé. Il m'a demandé quand je saurais le sexe, puis quand je lui ai dit la date de mon écho, il m'a demandé si j'allais avoir une bédaine rendue là. Je lui ai dit "probablement, un petite en tout cas." Il a dit "Et au mariage? Tu vas avoir une bédaine?" Quand je lui ai répondu que j'en aurais une petite, il m'a écrit "yey! tu vas avoir une bédaine sur les photos!" J'avoue que je suis surprise de son intérêt, mais en même temps je suis vraiment émue. Il a l'air sincèrement content pour nous et ça me touche. Je ne me rendais pas encore compte que notre bonheur était aussi partagé par nos familles. Tout d'un coup je m'apperçois que notre bulle de joie est bien plus grande que je l'aurais cru. Je suis à la fois émue et surprise, car pendant si longtemps tout ça a tourné autour de Hom et moi seulement. Pendant tous nos essais, nous étions les deux seuls combattants. Et maintenant que notre bataille est gagnée, la victoire est partagée par tous ceux qui nous entourent. Je ne suis pas habituée de partager avec ma famille, que ce soit les bonnes ou les mauvaises nouvelles. C'est tout nouveau pour moi. Je suis encore un peu mal à l'aise dans tout ça, mais je commence à m'y plaire! J'espère vraiment avoir une bédaine au mois d'août maintenant, je ne voudrais pas les décevoir! ;) Libellés : famille, grossesse (II)
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