|
LES PÉPINS DE KIWI |
|
|
. : auteur : .
De::Montréal, Québec, Canada Profil . : dernièrement : .
Quelle idée . : tithom : .
Courbe gagnante . : catégories : .
Allaitement (I) (II) . : depuis le début : .
01.2005 |
. : mantra : .
« L'espoir n'est pas une formule, mais une pratique. Nicole Nottat
. : lectures : .
. : lectures anglos : .
. : infertilité : .
Association canadienne de sensibilisation à l'infertilité . : maternité : .
Maman Chérie . : suivi : .
|
|
5 avril 2008Mon petit frèreQuand j'étais en première année et que j'apprenais à lire et écrire, je faisais mes devoirs en compagnie de mon petit frère. Je jouais au professeur avec lui, si bien que deux ans plus tard, lorsqu'il a commencé le primaire, il s'ennuyait en classe. Il avait pris de l'avance, ce qui lui a permis de sauter sa première année. Dans la vie, nous avions moins de deux ans de différence. À l'école, nous n'étions qu'à un niveau d'écart maintenant. Ça nous a rapproché sans qu'on s'en rende vraiment compte. Alors que moi et mon grand frère avons presque toujours été comme chien et chat, je me suis toujours bien entendue avec mon petit frère. Sans être super proches, nous avons quand même toujours été de bons amis. Nous sommes allés à la même école secondaire, alors que mon grand frère allait à une autre école. Nous avons longtemps joué au badminton ensemble. Nous avons passé plusieurs vacances d'été ensemble au chalet de mes grands-parents, alors que mon grand frère préférait rester à la maison et voir ses amis. Nous avons passé plusieurs soirées à jouer à des jeux de société. La rivalité entre frère et soeur n'existait pas vraiment entre nous. Nous nous engueulions pratiquement jamais. Étant la seule fille, je me suis quand même souvent sentie exclue, même si mon petit frère n'a pas toujours été proche de mon grand frère. Avec 4 ans de différence, il aura fallu attendre l'âge adulte avant qu'ils se sentent égaux. Deuis quelques années, ils ont une belle relation. De vrais frères. Bizarrement, ces derniers jours, voir Tithom agir avec son petit frère m'a beaucoup fait réfléchir à ma relation avec mon propre petit frère. Est-ce que j'étais comme ça, moi aussi, à cet âge? Est-ce que j'étais fière de lui, est-ce que je lui donnais des bisous et voulais l'inclure dans mes jeux? Je sais que plus tard, nous avons été de fidèles comparses et compagnons de jeux, mais quand il est né, est-ce que je le regardais avec la même étincelle que Tithom a dans les yeux quand il regarde Tilou? Mon petit frère s'en va la semaine prochaine. Oh, pas à l'autre bout du monde, mais c'est tout comme. Il déménage en Abitibi, pour suivre sa copine de plusieurs années qui s'est trouvé un emploi là-bas. Son départ me fait plus de peine que j'aurais imaginé. Ça me fait tout drôle de penser qu'il ne sera plus à tous les soupers de famille, qu'il ne sera plus là les dimanche après-midis où on se réuniait chez mon grand frère pour jouer à des jeux de société et manger de la pizza. Ça m'attriste de penser qu'il ne vera pas ses neveux aussi souvent qu'avant. Je suis heureuse pour lui, pour son nouveau départ, sa nouvelle vie, son nouvel emploi. Mais je suis triste pour notre famille, pour mon coeur de grande soeur. Demain, ma famille se réunit pour son départ. Un party BBQ avec tout le monde, pour lui dire au revoir en attendant sa prochaine visite. Mais je n'y serai pas et je crois que ÇA, ça me fait encore plus de peine que son départ même. Ma nièce a une pneumonie virale et je ne peux prendre le risque d'y aller avec mes deux garçons, surtout pour Tilou qui n'a que 3 semaines. Et comme c'est mon grand frère qui reçoit, il ne peut pas demander à sa fille de 14 mois d'aller ailleurs pour quelques heures. Encore une fois, je suis exclue. C'est ma nièce qui est malade, mais c'est nous que ça punit. Je n'en veux à personne, après tout, elle n'est pas tombée malade volontairement. Mais ça me noud la gorge de penser que je vais manquer le party d'adieu de mon petit frère. Même si je sais qu'on se vera quand même à l'occasion, il va me manquer, mon petit frère. J'en ai juste un, après tout. Libellés : famille (II) 18 février 2007Humour obscurePour une raison que j'ignore, Tithom a éclaté de rire ce soir lorsque j'ai prononcé le nom de Céline Galipeau en écoutant les nouvelles. J'ai donc passé une demie heure à dire Céliiiiiine Galipooooo en me tordant de rire parce que mon fils riait comme un fou. Moi, elle me fait pas rire, Céline, mais bon... Faut pas poser de question, faut juste embarquer dans le jeu. Ça donne mal aux joues, mais ça fait tellement de bien! Libellés : famille (II) 24 janvier 2007Et de deuxC'est fait, ma deuxième belle-soeur a accouché hier, d'une petite fille en santé elle aussi. Je suis heureuse pour eux. Et je suis soulagée qu'il n'y ait plus de bédaine dans mon entourage proche. Je ne sais pas pourquoi, mais la vue des bédaines m'était plus difficile que la présence de bébés. Je suis une tante, mais je ne crois pas devenir marraine de sitôt. Dans ma famille, les marraines et parrains ne faisaient rien de spécial, sauf de porter le titre. Dans la famille de Hom, ils donnent des cadeaux aux anniversaires et à Noël. Nous avions décidé, bien avant son arrivée, que Tithom ne serait pas baptisé. Ça ne fait pas partie de nos valeurs et nous ne sentions pas le besoin ni la raison de le faire. Je respecte ceux qui le font, je crois que c'est un choix très personnel. Nous n'avons donc pas eu la difficile tâche de choisir une marraine et un parrain. Nous aurions pu, de façon symbolique, en choisir quand même. Nous allons éventuellement choisir des gardiens légaux en cas de décès, mais ce n'est pas fait. Je sais que c'est nécessaire, mais oh combien désagréable d'y penser? J'ai deux frères, aucune soeur. Hom a un frère et pas de soeur non-plus. Mes deux belles-soeurs qui viennent d'accoucher ont chacune une soeur, de qui elles sont proches. Je ne m'attends donc pas à être marraine d'une des deux puces qui vient de naître. Ça ne me dérange pas en tant que tel, mais j'aurais aimé porter un titre différent, moi aussi. Marraine, ça sonne mieux que matante, non? Libellés : famille (II) 16 janvier 2007Et de une!Cette nuit, à minuit 46 (exactement la même heure que Tithom), ma première nièce est née. Je n'ai pas eu beaucoup de détails, mon frère faisant seulement un tour rapide sur le net avant son retour à l'hôpital, mais je sais que ma belle-soeur et ma nièce vont bien et que tout s'est bien déroulé. J'ai beau avoir vu une photo, je suis terriblement impatiente de la voir en vrai et de la tenir dans mes bras. Les grossesses de mes deux belles-soeurs ont fait sortir en moi toutes sortes d'émotions mélangées. J'étais jalouse par moment, indifférente parfois, mais du début à la fin, j'ai été heureuse pour elles aussi. Ce qui me rendait jalouse au début (le fait qu'elles soient toutes les deux tombées enceinte en criant ciseau) n'était plus ce qui me rendait jalouse à la fin (je les envie de vivre l'accouchement et les débuts d'une vie de famille, ce qui a été un moment tellement beau dans ma vie). Il y a des jours où je ne voulais rien entendre sur leur grossesse, leur bébé, leurs espoirs, et d'autres où je posais des tas de questions et les aurais écoutées parler de tout ça pendant des heures. Je me suis balancée entre la jalousie et l'excitation pendant des mois. Et aujourd'hui encore. Je suis d'abord immensément heureuse pour mon frère et sa femme. J'ai hâte de les voir en tant que famille, de voir leurs yeux de nouveaux parents briller. J'ai aussi découvert avec surprise que j'étais très fière et gonflée d'un amour nouveau pour cette petite fille que je ne connais pas encore. On est liées par le sang, sans que je sois sa maman, et ça fait tout drôle d'y penser. Mais j'ai aussi ressenti une pointe de jalousie. Je crois que cette jalousie n'a rien à voir avec mon infertilité, je crois que beaucoup de femmes la ressentent quand un bébé naît. Ça vient nous chercher au noyau de notre féminité: la maternité. J'ai aimé ma grossesse, j'ai aimé accoucher, mettre au monde mon fils, découvrir la petite personne qui grandissait en moi, apprendre à le connaître au fil des jours. Je m'ennuie parfois un peu du sentiment de nouveauté des débuts, de ce qu'ils vivront dans les prochains jours, les prochaines semaines. Bien sûr, il reste encore le fait que je désire un bébé et que ça ne semble pas être réalisable dans les prochaines semaines, mais ça ne prend plus le dessus comme avant. C'est la maman en moi qui est jalouse et heureuse aujourd'hui, pas l'infertile en moi. Ma nièce, la cousine de Tithom... wow. Les partys de Noël seront de plus en plus différents, ça c'est clair! Libellés : famille (II) 10 janvier 2007RetourRetour au travail après deux semaines de vacances. Retour à la normale après deux semaines de soupers, de brunchs et de réunions de famille. Retour à un horaire plus régulier pour Tithom. Retour sur les fêtes. Les fêtes ont été épuisantes. Nous étions en vacances, heureusement, car sur 16 jours de congé, nous avons eu 10 jours où il y avait une réunion quelconque à l'horaire. Ça arrive rien qu'une fois par année, qu'ils disent? Tithom a été d'une patience exemplaire. Il a veillé très tard plusieurs soirs alors qu'il voulait seulement dormir dans son lit, mais toujours sans chialer, toujours de bonne humeur. Il a rendu les fêtes beaucoup plus faciles pour nous. Nous avons été terriblement gâtés cette année. Même si je sais que ce n'est pas ça le point, je me sentais un peu mal de n'avoir pas pu faire de gros cadeaux cette année. Ça paraît dans le budget, une maman à temps partiel qui ne reçoit plus de congé de maternité depuis des mois... J'ai bien aimé vivre ce premier Noël en famille, voir Tithom découvrir plein de nouvelles choses, voir ses yeux s'illuminer en voyant une chandelle, des lumières de Noël ou un nouveau jouet. J'ai adoré passer deux semaines avec Hom et Tithom, même si nous n'avons pas eu beaucoup de temps juste à nous. Je sens que les prochains Noël seront encore mieux, car Tithom sera plus conscient de ce qu'il se passe autour de lui. J'ai bien aimé, mais je suis aussi contente que tout soit fini. Libellés : famille (II), nouvelle maman (III) 19 décembre 2006Pas dedans et des dentsOn répète souvent que Noël, c'est une fête pour les enfants. Alors que mon ventre restait désert, je n'aimais pas le temps des fêtes. Ça me rappelait encore une fois ce qu'il nous manquait. J'imaginais un petit bonhomme en pyjama déballer des cadeaux. J'imaginais aller glisser dans la neige avec une petite fille aux joues rouges. Je nous imaginais en famille, à boire du chocolat chaud en regardant La Guerre des Tuques. Ça me faisait mal. Je ressentais un grand vide et une grande jalousie teintée de frustration et d'impatience. Il y a deux ans, j'avais pu imaginer, un court instant, passer le prochain Noël avec un enfant qui grandissait en moi. Quelques jours plus tard et ce rêve était déjà évanoui. J'ai encore plus détesté ce Noël-là. J'étais encore plus vide. Puis, l'an passé, j'étais grosse comme un camion à Noël. Mon petit homme commençait à être à l'étroit dans mon bedon. Noël a été fatigant, mais je ne le voyais déjà plus de la même façon. Je savais que ce serait notre dernier à deux, notre dernier avant de devenir une famille. J'ai longtemps espéré ce moment, ce premier Noël en famille, ce premier temps des fêtes avec notre fils. Et maintenant qu'il est si prêt, j'ai honte de dire que je ne suis tellement pas dedans... Je suis déjà fatiguée et ce n'est pas encore commencé. Je ne fais que penser aux milliers de partys et je suis essoufflée. Ça ne me tente pas de passer mon temps à me promener, de mettre et enlever l'habit d'hiver de Tithom 300 fois en 3 jours, de chambouler sa routine, de nous coucher tard et lever tôt parce que lui, il ne connaît pas ça, faire la grasse matinée... Tout ce que je voudrais, ce serait de passer un Noël juste nous trois. Pas de gros partys, pas de couraillage. Mais je sais que c'est impossible. Ce serait égoïste de ma part de vouloir exclure les grands-parents de cette belle occasion. Bref... party avec mes clients le 22, gros party avec toute la famille étendue de Hom le 23, souper avec ma famille du côté de ma mère le 24, brunch avec la belle-famille le 25 et souper chez mon père le 26... et on recommence pour le jour de l'an! Youppidou. Pour rajouter l'insulte à l'injure, Tithom n'en finit plus de percer sa 12e dent, une belle grosse pré-molaire en bas à droite... Il bave comme un St-Bernard, son nez coule, il est grognon et ne veut pas dormir, il repousse la nourriture, se tortille... J'espère vraiment que cette foutue dent aura fini de le faire souffrir d'ici le 23. Faut quand même pas ambitionner! Il y a des limites à ma patience. Bon, je chiale, mais au fond, j'ai quand même hâte à Noël. J'ai hâte de voir Tithom déballer ses cadeaux. J'ai hâte de passer du temps avec Hom, qui sera en vacances deux semaines. J'ai hâte de voir Ttihom dans son pyjama de Noël. J'ai hâte de voir ses grands-parents le gâter. J'ai hâte de boire un chocolat chaud en regardant La Guerre des Tuques. Mais j'ai aussi un peu hâte que tout ça soit fini. Honte à moi. Libellés : famille (II), nouvelle maman (III) 27 octobre 2006Il parleMon fils jase depuis qu'il a deux mois. Des aaaaah reuuh à volonté, des pffrttrrrttt et des gllllbbbb, en veux-tu, en v'là! Puis, il y a quelques semaines, il a dit son premier mot. Il a dit "dude". Oui oui, son premier mot est dude! Il dit aussi tu, du, te, ta, de, la... Quoi? Ce sont tous des mots, non? Bon d'acord, mon fils ne parle pas encore. Pas un mot. Je ne m'inquiète pas du tout, je sais que chaque enfant a son propre rhytme et qu'il parlera bien éventuellement. Je déteste les normes et les comparaisons. Je déteste encore plus me faire dire "quoi, il a 9 mois et ne dit pas encore maman?" Ben non! Mon gars ne parle pas, ne marche pas, ne rampe même pas. Il fait des dents et avance sur les fesses. Ça l'occupe. N'empêche que Hom et moi n'avons pas toujours hâte que Tithom parle. Depuis qu'il est né, nous nous servons de lui comme intermédiaire. En prenant une petite voix, je le fais parler. "Papa, maman veut que tu ramasses tes bas sales." "Papa, brosse mes dents." "Papa, prends-moi, maman doit aller faire pipi." Hom, bien entendu, fait la même chose de son côté. Il ajoute aussi quelques obscénités et gestes vulgaires de temps en temps, question de faire rire la maman fatiguée ou de faire faire des gros yeux à l'entourage qui ne comprend pas toujours son sens de l'humour. Quand Tithom parlera de lui-même, ce sera fini, tout ça... À moins que Hom lui montre à faire lui-même les gestes vulgaires... Libellés : famille (II), Tithom (III) 9 octobre 2006Action de grâceUne belle fin de semaine de trois jours, parfait pour les repas en famille, les sorties en plein air et les grasses matinées. Enfin, presque... Mes parents sont divorcés, donc chaque fête doit être célébrée en double. Ce n'est rien de dramatique, mais avec le bébé, nous tenons à planifier un peu à l'avance et à chambouler le moins possible ses habitudes précaires. Ça devrait être simple, mais bien sûr, ce ne l'est pas. Mon père est un bougonneux de première et attend toujours à la dernière minute (je dois dire que là-dessus, je tiens de lui). Il m'a demandé lundi dernier nos disponibilités pour la fin de semaine. Comme nous n'avions rien de prévu (nous fêtons chez ma mère et les beaux-parents la semaine prochaine), je lui ai dit de voir avec mes frères. Comme je n'avais pas eu de réponse mercredi, j'ai discuté avec mes frères. Le plus vieux ne pouvait pas de la fin de semaine, nous avions donc décidé de faire le souper sans lui. Vendredi soir, donc, pas mal à la dernière minute moi aussi, je demande confirmation avec mon père, n'ayant toujours pas eu de nouvelle. "On remet ça à la semaine prochaine, ton frère ne peut pas dimanche" me dit-il. Ça m'enrage. On avait décidé de faire ça sans lui! On a deux soupers la fin de semaine prochaine, dont un chez nous. C'est déjà beaucoup pour Tithom, qui prend toujours quelques jours à reprendre son horaire normal après un souper de famille. Je lui dis, un peu fâchée "alors nous ne serons pas là la semaine prochaine. On a déjà deux soupers prévus depuis longtemps (d'où le but de ne pas planifier à la dernière minute!) et c'est assez." J'étais quand même déçue. J'ai donc parlé à mon frère, qui était en vacances à Charlevoix, question de voir s'il n'y avait pas une solution. J'ai tout arrangé et presqu'imposé à mon père de nous recevoir ce soir. Non mais, c'est quoi? On ne peut pas se virer sur un dix sous tout le temps, quand on a un jeune bébé et qu'on essaie de lui instaurer des habitudes (surtout pour le sommeil et les repas). Je suis une des premières à dire qu'un bébé, ça ne change pas nécessairement tout et qu'il faut le faire entrer dans notre vie plutôt que mouler la nôtre à la sienne. Mais je tiens à ce qu'on respecte le fait qu'avec un bébé, nous ne sommes plus aussi flexibles qu'avant. Ce n'est pas trop demander, il me semble? Enfin, passons... donc, action de grâce... exprimons notre gratitude. Je suis reconnaissante d'avoir Tithom dans ma vie. Je ne le dirai jamais assez je crois. Il est ce qu'il y a de plus beau qui me soit arrivé. Je suis aussi reconnaissante d'avoir une famille, même si mal organisée, avec qui faire des soupers et avec qui discuter. J'ai une famille qui m'aime, que j'aime, malgré tout et je suis consciente de la chance que j'ai. Je suis aussi reconnaissante d'être en santé, d'être vive d'esprit et de rire au moins une fois par jour. Je suis reconnaissante d'avoir Hom à mes côtés, d'avoir ses bras pour me réconforter, son sourire à partager et ses yeux à regarder briller. Je suis reconnaissante d'avoir un toit, une table, des vêtements, une voiture, un travail. Je suis reconnaissante d'avoir des amis. Je suis reconnaissante d'avoir la vie que j'ai, car je ne la changerais pour rien au monde. Snif snif, je deviens sentimentale tout à coup... Bonne action de grâce à tout le monde! Libellés : famille (II), nouvelle maman (II) 31 août 2006Deux jours en familleLa longue fin de semaine du travail arrive. Hom a pris une journée de congé de plus, soit demain. Nous avions l'habitude, jadis naguère, d'aller souvent passer des fins de semaine à Québec. Promenade dans le Vieux Québec et les Plaines, souper au resto, nuit à l'hôtel... même la route faisait partie des joies de l'escapade. La dernière fois où nous sommes allés à Québec, c'était à la St-Valentin, l'an dernier. Nous sommes mûrs pour y retourner. Nous partons donc demain matin première heure vers Québec. Deux jours dans la vieille capitale, comme dans le temps. Avec en prime cette fois-ci un Tithom en écharpe ou en poussette. Libellés : famille (II), sorties 16 août 2006Autour de nousAvant de vivre l'infertilité, je ne pensais pas vraiment à ça. Oui, bien sûr, j'avais entendu parler des fécondations In vitro. Comme madame tout le monde, j'avais entendu les histoires des quintuplés et des quadruplés conçus avec l'aide des traitements de fertilité. Mes connaissances s'arrêtaient pas mal là. Puis, je suis tombée dans ce monde, bien malgré moi. J'ai commencé à tout lire, tout rechercher, tout questionner. Comme je ne pouvais contrôler mon système reproducteur, ça me donnait une certaine impression de pouvoir au moins contrôler ce que je savais et les choix qu'on faisait. Et j'ai ouvert les yeux. Autour de moi, plusieurs femmes avaient souffert en silence. Je n'étais ni la première, ni la dernière. Ma tante, la soeur de mon père, n'a jamais eu d'enfant. Mon père m'avait confié, il y a plusieurs années, qu'elle ne pouvait pas en avoir. Ma tante n'est pas infertile. Elle est stérile. Alors qu'elle avait environ 25 ans, elle habitait au Pérou. Elle était tombée enceinte et en était heureuse. Malheureusement, son bébé s'était logé dans une de ses trompes, qui a éclaté. Comme les hôpitaux n'étaient pas très bien équipés, ils ont tout enlevé pour stopper l'hémorragie. Tout. enlevé. À 25 ans, elle se retrouvait complètement stérile. Le choix de ne pas avoir d'enfant biologique avait été fait pour elle. J'ignore pourquoi elle a décidé de ne pas adopter. Elle a beaucoup voyagé, eu plusieurs compagnons dans sa vie. Je ne sais pas si elle regrète, je ne sais pas si elle est encore amère. Je sais seulement qu'elle était heureuse pour moi et qu'elle a beaucoup aimé voir Tithom. Elle lui a même donné un cadeau. Elle n'a pas agi comme une infertile amère. Je sais ce que c'est, j'en étais une y'a pas si longtemps. La copine de mon oncle, le frère de ma mère, n'a jamais eu d'enfant elle non-plus. Je ne connais pas la version officielle, mais je crois que le choix a aussi été fait pour elle, d'une certaine façon. Mon oncle avait deux enfants, il n'en voulait plus. Elle a donc décidé de rester avec lui, avec ses conditions. Quand elle a vu Tithom pour la première fois, j'ai été estomaquée par sa froideur. Elle ne le regardait pas, ne me parlait pas. Je voyais bien que ça brassait quelque chose en elle et ça me faisait de la peine. J'étais triste parce qu'elle balayait mon fils du revers de la main, mais aussi parce que je connaissais la douleur qu'elle devait ressentir et je ne pouvais rien y faire. Je ne pouvais pas m'en aller, ou laisser mon fils chez moi. Je ne voulais pas non-plus faire comme si rien n'était. J'ai trimé dur pour l'avoir, mon bébé d'amour. J'en suis fière. Je ne pouvais pas dire "reviens-en", mais je ne pouvais pas non-plus cacher mon bébé pour ménager ses émotions. Être une infertile en rémission a ses bons et mauvais côtés. Les bons, évidement, sont de voir enfin notre rêve se réaliser, de savourer les sourires et les larmes d'un bébé qu'on a si longtemps imaginé vaguement, les yeux fermés, les coudes sur la table. Les mauvais... je connais ce que c'est, d'être infertile. Je suis peut-être trop consciente de la douleur que ça amène. Je pense souvent à ce que les autres peuvent vivre, car je me dis qu'on ne sait jamais qui passe par là. Quand je me promène avec mon fils, je ne sais pas si la dame que je croise est infertile, si elle a traversé des années de traitements de fertilité, si elle a décidé malgré elle de tout laisser tomber. Peut-être que la fille dans l'abribus est en train de faire une fausse-couche ou que son dernier cycle n'a pas fonctionné et qu'elle est découragée. En tant qu'infertile en rémission, je suis malheureusement consciente que la vue de mon bébé ne procure pas joie et bonheur à tous ceux qui le voient. Ce n'est rien de personnel. C'est juste comme ça. Libellés : famille (II), fausse-couche, infertilité (III) 15 août 2006Escapade en MauricieLe pic-nic annuel s'est bien déroulé. Les gens n'étaient pas trop saouls (ou bien je les ai manqués, m'étant couchée tôt). Tithom a passé la majeure partie du weekend dans mes bras, dans l'échrape, la poche ou la poussette. Les enfants aux coupes Longueuil n'ont pas déteint sur lui. Mes les becs des matantes moustachues, on a pas pu s'en sauver. Quelques faits saillants... - Tithom s'est endormi dans mes bras, dans la balançoire, 4 fois: 3 siestes et le dodo pour la nuit. - Il faisait froid dans la roulotte, alors en plein milieu de la nuit, nous avons transféré Tithom de son parc à notre lit. Il a dormi tout collé entre nous deux, bien au chaud. - J'avais établi un code secret avec ma belle-soeur. Si quelqu'un d'indésirable prenait Tithom, je lui faisais un signe et elle allait lui enlever des bras. Très efficace! - La dite belle-soeur commence à avoir un petit bedon rond. Je suis jaloooouse! - J'ai trouvé un ver dans mon blé d'inde et ça m'a complètement dégoûtée du maïs pour un bout! Quelques photos... ![]() Dodo dans les bras de maman ![]() Il faisait froid, maman m'a mis une tuque ![]() J'ai même dormi avec ma tuque... ![]() Ils me font faire de drôles de choses, ces parents... Libellés : famille (II), sorties, Tithom (II) 11 août 2006Escapade à LanaudièreHom a eu une promotion il y a quelques mois. Ses nouvelles fonctions l'amènent à se promener beaucoup plus qu'auparavant. Il devait assister à une formation à quelque part dans l'état de New York cette semaine. Je me retrouvais donc seule avec Tithom de lundi à mercredi. Jour et nuit. Rien de dramatique, mais je voyais déjà ces 3 jours comme une éternité. En parlant avec ma mère, j'ai eu la brillante idée d'aller la rejoindre à son chalet, pour les 3 jours. Des petites vacances en milieu de semaine, une petite escapade dans Lanaudière. Ça me ferait du bien! Je suis donc partie lundi, emportant avec moi un peu de vêtements, beaucoup de couches, un bébé un peu bougon parce que sa 4e dent venait de percer et mon oreiller. Hop! sur la 125 Nord, chalet, here we come! Il a fait très beau. J'ai pris le temps de m'asseoir avec Tithom dehors sur une couverture, de jouer avec lui, de laisser sa grand-maman le bercer et lui donner un bain. J'ai même laissé le chum de ma mère l'asseoir dans son bolide hybride. Il espère tellement que Tithom aimera les camions! ![]() Je n'avais pas amené le parc, je voulais me gâter. Tithom a dormi avec moi, dans le grand lit. Mais il bouge ce petit homme! Il en prend de la place, ce petit ogre! J'ai eu du mal à dormir tellement il me donnait des coups de pieds et de poings. Mais ce n'est pas grave. Juste pour la seconde où j'ouvrais mes yeux le matin et le voyais me sourire, ça vallait la peine. ************************************************ En fin de semaine, c'est le pic-nic annuel de la famille de Tithom. Hey oui, ça revient à chaque année, pas moyen de s'en sortir! Cette année, il y a une chose différente que j'appréhende. Je ne suis pas une super-méga-mère-poule-lionne-touchez-pas-à-mon-bébé, mais je n'aime pas quand les gens prennent mon bébé et sortent de mon champs de vision. Je fais confiance à certaines personnes, comme mes beaux-parents, mais pas à la cousine folle qui a été prise plusieurs fois en état d'ébriété au volant de sa voiture avec ses enfants sur la banquette arrière. Je ne veux donc jamais quitter Tithom des yeux car je ne veux pas qu'il se retrouve dans les bras de la dite cousine. Ou de ses enfants. Quoi? Ils ont une coupe Longueuil. Non mais... Et puis, il y a des obstacles! Et du danger! Une rivière! Avec des roches! DES ROCHES!!! Bon, j'exagère sûrement... mais n'empêche que simplement penser à mon bébé se promener de bras en bras, se faire brasser et bécotter par des matantes moustachues, ça me donne des frissons. Et pas la bonne sorte de frissons. Libellés : famille (II), sorties, Tithom (II) 17 juillet 2006Ça va mieuxMa première semaine après les vacances a été difficile et je ne savais pas trop pourquoi. Avant de tomber en vacances, j'étais débordée de travail et Tithom était quand même docile. Il jouait, bien tranquille à côté de moi pendant que je travaillais et il faisait des bonnes siestes pendant la journée. Ça me permettait donc de faire ce que j'avais à faire tout en passant du temps avec lui. Pendant les vacances, nous étions toute la famille ensemble. Je jouais avec Tithom sans avoir l'impression de voir la pile de linge sale grossir à vue d'oeil, sans voir le travail s'empiler sur mon bureau, sans entendre le tic-tac de l'horloge m'indiquant qu'il n'y avait pas assez d'heures dans une journée. Tout était à jour: le lavage, le ménage, les petits travaux sur la maison. De retour au travail, lundi dernier, j'ai eu de la difficulté à reprendre le rhytme. Tithom, qui devait s'être habitué d'avoir au moins un des deux parents en tout temps à côté de lui pendant les vacances, était très demandant. Il a été grognon et impatient toute la semaine. Il ne pouvait plus faire la même chose plus que 15 minutes. Ça devait bouger. Je devais l'amuser en tout temps. Bien que mon gros contrat soit terminé, j'avais quand même du travail à faire et je n'y arrivais pas. Le lavage s'est accumulé, les heures de sommeil ont diminué, la maison s'est remise en désordre. Quand je pouvais me permettre de travailler, je manquais de motivation et je procrastinais... Je me sentais prisonnière tout à coup. J'étouffais, en me demandant ce qui avait bien pu changer en si peu de temps. On prend rapidement des habitudes, quand on est bien. J'ai dû m'habituer à être avec Hom à la maison. Le retour à la routine et au travail a frappé fort. Rien de dramatique, mais je me sentais écrasée un peu. Je sortais dehors quelques minutes pendant le rares siestes, pour respirer, pour avoir chaud, pour voir le soleil. Ce n'était pas assez. On a beau aimer notre vie de famille de tout notre coeur, ça fait du bien, des fois, de se détacher de la routine. Sans me détacher de Tithom, j'ai quand même pu faire différent samedi et voir du monde. Je suis allée à un pic-nic avec des amies et le soir, j'allais au shower de bébé d'une amie du primaire. Tithom est resté avec moi tout ce temps, mais ça m'a tellement fait de bien de sortir de chez moi, de conduire, de voir des amies. D'autant plus que Hom a fait plein de tâches ménagères en mon absence, sans que j'aie à lui demander quoi que ce soit! C'est facile à dire, qu'on doit prendre du temps pour soi. Mais ce n'est pas souvent facile à faire! Si j'étais en congé de maternité, ce serait sûrement moins pesant pour moi... mais comme je dois jongler entre le travail à mon compte et mon bonhomme de 5 mois et demi, tous deux de la maison, ça devient parfois lourd. Maintenant que je sais que ça ne prend qu'une journée à l'extérieur pour reprendre mon souffle, je vais essayer de le faire plus souvent... Facile à dire, oui. Essayons de rendre ça facile à faire maintenant... Libellés : famille (II), nouvelle maman (II), travail 10 juillet 2006Retour sur les vacancesLes vacances sont finies... déjà! Elles ont passé vite et franchement, j'aurais pris une semaine ou deux de plus. Nous avons passé la première semaine des vacances au chalet de ma mère, sur le bord d'un lac. Il a fait beau pendant 4 jours. Des belles journées chaudes et ensoleillées, où ça sentait bon le lilas et le basilic du jardin. Le mardi, le ciel s'est déchaîné et nous avons dû rester dans le chalet toute la journée. Le mercredi, quelques éclarcies nous ont permis de sortir de temps en temps. Jeudi, il pleuvait 1 heure, faisait gros soleil 1 heure... On s'est tannés et nous sommes partis vendredi. Je vais à ce chalet depuis que je suis née. Petite, j'y passais les vacances de la construction à chaque année, en compagnie de mes frères, cousines et grands-parents. J'adorais le chalet, avec le lac dans lequel on pouvait nager du lever au coucher du soleil, avec les feux de camps, les mouches à feu, le terrain de badminton, la cabane dans l'arbre, la grosse roche où nous allions pic-niquer, avec l'impression de partir à l'aventure alors que nous n'étions qu'à 3 minutes de marche du chalet... À l'adolescence, j'y allais encore, mais j'amenais une amie avec moi. Nous dormions dans une tente sur le terrain plutôt que dans le chalet. On pouvait jouer aux délinquantes loin du regard désaprobateur de ma grand-mère. On pouvait fumer et croire que personne ne nous voyait. Depuis que j'ai rencontré Hom, nous y sommes allés à plusieurs reprises, de façon régulière. Les étés où les finances ne nous permettent pas de nous payer des 'vraies' vacances, nous allons au chalet. L'an dernier, nous avions passé une semaine là, en compagnie de ma mère et de son chum. On avait passé la semaine à dormir, lire, dormir et dormir! J'étais enceinte de quelques semaines et j'aurais dormi une semaine cmplète si j'avais pu. Cette année, c'était différent. Nous allions au chalet avec Tithom. Nous avons traîné des jouets, son exerciseur, son parc... Nous ne pouvions pas vraiment sortir avec Tithom, à cause du soleil et surtout, des moustiques. Nous avons essayé de le mettre dans son parc, avec un filet par-dessus, mais comme il ne se tient pas encore tout à fait assis seul, je passais mon temps à le redresser et il se tannait. Nous avons donc dû faire un compromis: à l'intérieur quand Tithom était réveillé et dehors pendant ses siestes. Nous avons donc pu en profiter quand même, sans devoir faire la girouette à côté du bébé pour chasser les mouches noires. Mais ça a fait du bien de revenir chez nous, en ville, loin des mouches noires. De retour chez nous, nous avons un peu rénové la salle de bains (photos à venir), peint l'extérieur de la maison, changé l'évier de cuisine (photos à venir) et reçu des amis pour une journée BBQ. De belles vacances remplies, mais pas très reposantes! Ce n'est pas grave, on peut toujours reprendre le sommeil, mais pas le temps qui passe... Libellés : famille (II), sorties, souvenirs, Tithom (II) 29 juin 2006Retour à la maisonLe beau temps semble terminé, du moins pour la semaine. On a donc décidé de partir du chalet plus tôt que prévu. Tant qu’à rester enfermés à l’intérieur, aussi bien le faire chez nous, dans nos choses. Nous avons quelques travaux à faire dans la maison, s’il pleut, nous pourrons les faire. Fini, le soleil sur le bord du lac, pour cette fois-ci en tout cas. Nous en avons assez des orages et de la pluie, nous rentrons à la maison. J’ai quand même bien aimé le temps que nous avons passé ici, en famille. Ça nous a permis de nous retrouver, de nous ressourcer. J’ai pris le temps de m’asseoir par terre et de jouer avec Tithom. J’ai pris le temps de lui faire des coucous sans me sentir pressée. Je ne me tannerai jamais de son petit rire contagieux! J’ai pris le temps de prendre le temps, et pour cette raison, mon temps ici aura valu la peine. Nous avons pris des marches avec bébé dans l’écharpe. Nous avons lu, dehors, dans une chaise longue, en sirotant un verre de jus de fruits. Je ne me souviens même plus la dernière fois où j’ai lu un roman! Je crois que c’était pendant mes vacances l’an dernier… Nous sommes allés nous promener au village où Tithom a fait sensation dans l’écharpe. Les gens ne pouvaient s’empêcher de sourire en voyant sa petite tête sortir de l’écharpe, sous mon menton. Il regardait partout et se bidonnait. Nous nous sommes baignés et Tithom a aimé ça! Nous avons joué à des jeux, mangé de la salade et des fruits frais, chassé les moustiques et respiré le parfum des fleurs. Nos vacances ne sont pas terminées. Il reste encore une bonne semaine. Nous comptons bien en profiter aussi pleinement, mais à la maison plutôt qu’au chalet. Libellés : famille (II), sorties 26 juin 2006Le parfum des vacancesÀ ma gauche, un lilas encore en fleurs embaume mon matin de son parfum sucré. Devant moi, l’eau du lac immobile où se mirent les arbres. Le petit grinchement du moniteur de bébé posé près de moi me garde en contact avec mon fils qui dort dans le chalet. Le matin est frais, mais pas trop. L’air sent bon le lilas et les iris. Un geai bleu crie au loin, un canard lui répond du bord du lac. Le temps semble au ralenti. Nous sommes lundi… ou peut-être dimanche? Je ne sais plus trop… Peu importe, je suis en vacances! Ma peau a déjà pris un peu de couleur, malgré toute la crème solaire. Je m’en fous, je suis en vacances! Et puis de toute façon, j’aime l’odeur de la crème solaire: ça sent le soleil! Les choses se passent bien au chalet. Le temps est beau, l’air pur nous fait du bien et chaque seconde passée en famille est un véritable bonheur. Je me rends compte à quel point le tourbillon du travail nous empêchait de profiter pleinement de notre nouvelle vie de famille. J’essayais de mon mieux de passer le plus de temps possible avec Tithom, à jouer avec lui, à le faire rigoler, à le bercer. Mais le travail, le maudit travail, coupait court à nos folles aventures et rigolades. Maintenant, je peux prendre tout le temps que je veux pour brasser un jouet devant les yeux émerveillés de mon fils. Je peux me coucher près de lui et le regarder dormir pendant un long moment. Je peux lui faire des pets sur la bédaine et les grosses cuisses toute la journée si je veux, je suis en vacances! J’adore le temps que nous avons présentement. J’adore le temps ici, en nature, en famille, malgré les mouches noires et les fourmis. À la maison, le soir, après le dodo de Tithom, Hom et moi allons chacun de notre côté sur notre ordi ou nos rares loisirs pour quelques minutes, avant de nous coucher. Ici, pas d’ordi, pas d’internet, pas de modernité (ou à peine). Que le lac, les fleurs, les chaises longues et nous. À ma droite, Hom, qui joue de la guitare doucement. Tithom, maintenant réveillé, dans mes bras, prend une poignée de fleurs de lilas dans une de ses petites mains. Ça sent bon, le lilas écrasé par des petits doigts potelés. Ça sent l’été et la liberté. ![]() Libellés : famille (II), sorties, Tithom (II) 23 juin 2006C'est pas trop tôt!Enfin, les vacances sont arrivées! Mon gros contrat est terminé et je respire! Nous partons pour une semaine au chalet de ma mère, sur le bord d'un lac. Une grosse semaine à se faire dorer la couène, piquer par des mouches noires, réveiller par le chant des ouaouarons et à jouer avec bébé sans se faire déranger par un deadline ou le télécopieur. Et peut-être ré-initier Tithom aux joies de la baignade, qui sait... Une première semaine de vacances en famille, j'ai bien hâte de vivre ça! On se revoit dans une semaine! Et Tithom vous souhaite... ![]() Libellés : famille (II), travail 19 juin 2006Deux fois plutôt qu'uneL'autre jour, je clavardais avec mon frère. À chaque année, nous donnons un cadeau collectif de fête des pères/anniversaire à mon père. Mais cette année, mon grand frère me dit qu'il donne un cadeau de lui seulement. J'ai tout de suite pensé au cadeau que j'avais donné à mon père l'an dernier pour sa fête: je lui avais annoncé que j'étais enceinte. À moitié à la blague, je demande à mon frère s'il va lui donné la même chose que moi l'an dernier. Il me dit non. J'ai toujours eu peur que mes belle-soeurs tombent enceintes avant moi. Je me préparais donc mentalment, à chaque fois qu'on les voyait. À chaque fois, je me disais qu'ils nous feraient la grande annonce et que je devais me préparer. Mais la grande annonce n'est jamais arrivée. Samedi, nous sommes allés souper chez ma mère pour ma fête et la fête des pères (pour mon grand-père). Mon grand frère donne un cadeau à ma mère: un album de photos de son mariage. Avec l'album, une petite carte, remerciant ma mère pour son aide lors du mariage et signée "de nous 3". Eh oui! J'avais bien deviné! Une autre belle-soeur enceinte! En plus, elle est dûe le 28 janvier, date de naissance de Tithom, et 2 semaines avant mon autre belle-soeur. Faut croire que tous les cousins-cousines fêteront leur anniversaire en même temps! Autour du premier anniversaire de Tithom, je serai donc tant deux fois plutôt qu'une. Ça me fait plaisir, mais en même temps, je trouve ça un peu dommage pour Tithom. J'ai toujours du partager mon anniversaire avec la fête des pères et la fête de mon père et ça m'a toujours un peu agacée. Il devra partager le sien avec ses deux cousin(e)s. Non seulement ça, mais à son premier anniversaire, il n'aura probablement pas toute l'attention que j'aurais aimé qu'il aie, puisque ses tantes risquent d'avoir accouché peu de temps avant, ou peut-être même d'accoucher ce jour-là... Mais bon, ce n'est rien de grave. Juste une petite déception de rien... qui ne durera probablement pas! Libellés : famille (II) 16 juin 2006RoutineC'est fou comment une petite routine est vite devenue importante pour moi. J'y tiens, à ma routine! J'aime ma routine! Je ne parle pas de la routine plate qui consiste à faire toujours la même chose, à tous les jours, sans surprise... je parle plutôt de nos petites habitudes, le soir. La routine du dodo de Tithom, surtout. Après le souper, on ramasse un peu. Je fais couler le bain de Tithom pendant que papa change sa couche. Hom lui donne son bain pendant que je prépare ses choses pour la nuit. Quand il a terminé, je l'entoure de sa serviette à capuchon et je transporte ma petite boule chaude jusque dans sa chambre. Je le dépose dans son lit et s'en suit une série de mouvements de moulinet des bras et des jambes de Tithom. Il doit aimer être tout nu. Et tout propre. Je l'éponge, je lui mets de la crème, lui mets sa couche (désolée bébé, tu aimes être tout nu, mais maman n'aime pas qu'on lui fasse pipi dessus!) et essuie ses petits cheveux. Il sent bon, il est doux, je ne peux m'empêcher de lui donner des bisous partout et de lui prendre une bouchée de bédaine. Comme c'est bon la bédaine de bébé! Comme c'est sucré! Il rigole, tire mes cheveux, les goutte et me les rend, pleins de bave. Je lui mets son petit pyjama pendant qu'il se débat (décidément, il aime la nudité). Puis je le serre contre moi, tout chaud, plein d'odeur de bébé. Il se colle. C'est du bonheur pur. Je l'allaite ensuite pour la dernière fois de la journée. Après le rot, je le place dans sa chaise vibrante avec son amie Anne et je le berce pendant qu'il se fait vibrer le popotin. Il s'endort tranquillement... combat le sommeil un peu, se frotte les yeux, essaie d'y enlever le sable... Il me regarde, souriant, les paupières lourdes. Je lui souris, je lui dis que je l'aime et qu'il doit faire dodo. Fais dodo mon amour, on se revoit demain matin pour une autre belle journée pleine de rebondissements (ahah!) et d'aventure. Il ferme les yeux et s'endort. Je continue de le bercer un peu. J'arrête. Il dort toujours... Hom vient le prendre. Bébé est tout mou, ses bras pendent, sa tête repose sur l'épaule de Hom. Mon chum me regarde, content de tenir son bébé qui dort. Il va le coucher dans son lit, allume le moniteur, ferme la porte. La plupart du temps, Tithom est alors parti pour la nuit. Quelques fois, surtout ces derniers temps avec ses dents, il se réveille une fois couché. On recommence donc. J'aime notre petite routine, ces petits instants en famille. Ce n'est peut-être pas grand chose, mais j'y tiens. Et quand on va souper ailleurs, je perds ces instants. Tithom a beau dormir autant, quelque chose me manque à moi. Je me couche le soir et je m'ennuie de lui. J'ai manqué une soirée avec lui, une routine du bain et ça me fait un petit trou dans le coeur. Une petite soirée, une petite routine et pourtant, c'est comme si ça faisait très longtemps que je l'avais vu et il me manque. Comme si j'avais perdu un morceau de ma journée... Libellés : famille (II), nouvelle maman (II), Tithom 9 juin 2006TanteJ'ai été aimée come fille, comme soeur, comme amie, comme copine. Aujourd'hui j'ai le bonheur d'être aimée comme mère. Et dans 8 mois, j'aurais l'honneur d'être aimée comme tante. La blonde du frère de Hom est enceinte. Dans la blogsphère de l'infertilité, il y a un running gag sur les belle-sœurs. Il semblerait que les femmes infertiles ont toutes une belle-sœur hyper-fertile. Et la plus grande crainte de bien des femmes infertiles est de voir sa belle-sœur, ou pire, toutes ses belle-sœurs tomber enceintes avant elle. C'était ma crainte. Que le jour où elle déciderait d'essayer, ça fonctionnerait sur le champs. Que je serais encore là, à essayer, alors qu'elle aurait 3 ou 4 enfants dans ses jupes. C'est sûrement enfantin, mais quand ça fait 3 ans que tu essaies, les mots "c'est pas juste" te sont presque tatoués dans le front... Le beau-frère a appelé Hom dimanche soir pour lui annoncer. On les voit vendredi, ils auraient pus attendre et faire une belle annonce surprise en famille. Mais non, ils ont préféré nous l'annoncer tout de suite, par téléphone. J'apprécie tellement le geste! C'est pas grand chose, mais c'est un geste qui signifie beaucoup pour moi. Bien sûr, j'étais très contente pour eux. Aucun doute là-dessus. Surtout que ça nous touche directement: on sera oncle et tante pour la première fois! Mais bon, la petite infertile en moi, celle qui semblait dormir un peu, a quand même eu un petit pincement au coeur. Car, bien entendu, en bonne belle-soeur d'infertile qu'elle est, C. est tombée enceinte sans même essayer. Eh oui! Un bébé-oups! Le pire cauchemar d'une infertile! Heureusement, je suis en rémission et la nouvelle ne m'a pas affectée autant que j'aurais imaginé. Ça m'a fait quelque chose, mais ça n'a vraiment pas duré. Et je suis persuadée que le fait de l'avoir appris par téléphone et d'avoir eu le temps de digérer la nouvelle en privé m'a grandement aidée. Bien entendu, elle n'a pas attendu avant de l'annoncer à la terre entière. Elle avait fait le test le matin même! Ça doit être bien, de pouvoir faire ça sans crainte... Je n'ai jamais vraiment pu partager la grossesse d'une amie auparavant. Quand je n'étais pas encore enceinte, je me tenais loin des femmes enceintes. Si une amie tombait enceinte, je pouvais m'y intéresser, c'est certain, mais je gardais une distance pour me protéger. Quand j'étais enceinte, j'ai été très centrée sur mon ventre et le bébé qui grandissait à l'intérieur. Maintenant, je peux partager ça avec elle et ça me fait plaisir. Elle a des amies qui ont eu des bébés, mais elle se sent plus à l'aise de me poser des questions. Ce sera ma façon à moi de rendre ce qu'on m'a donné. J'ai eu beaucoup de précieux conseils, de réponses à mes nombreuses questions et de petites tapes sur l'épaule quand j'étais enceinte. C'est à mon tour de rendre service à une future maman inquiète qui se pose 100 000 questions. Si tout va bien, nos enfants auront un an de différence. Tithom sera content d'avoir un cousin ou une cousine de son âge avec qui jouer plus tard. La famille s'agrandit, ça fait bizarre d'y penser. Les partys de Noël ne seront plus jamais les mêmes. Je suis vraiment contente d'être une future tante. Et je suis tellement contente d'être contente. Libellés : famille (II)
|
Tous droits réservés © 2004-2008