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LES PÉPINS DE KIWI |
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De::Montréal, Québec, Canada Profil . : dernièrement : .
Quelle idée . : tithom : .
Courbe gagnante . : catégories : .
Allaitement (I) (II) . : depuis le début : .
01.2005 |
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« L'espoir n'est pas une formule, mais une pratique. Nicole Nottat
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Association canadienne de sensibilisation à l'infertilité . : maternité : .
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14 juillet 2006SouffrirJe souffre, tu souffres, tout le monde souffre ou a souffert à un moment de sa vie. Que ce soit physiquement ou phsychologiquement. On ne peut quantifier la souffrance. On ne peut mettre toutes nos douleurs sur une échelle et dire qu'une est pire ou moindre qu'une autre. Ça ne marche pas comme ça. En infertilité, on passe beaucoup de temps à se regarder le nombril. Et pas juste lorsqu'on doit se donner des injections. L'infertilité nous ramène vers nous-même, vers notre souffrance, vers notre manque. On a beau lire des histoires super inspirantes et encourageantes, ça ne nous avance pas. On sait très bien que si un traitement a fonctionné pour une femme, ça ne veut en rien dire que ça va aussi fonctionner pour nous. Mais ça ne nous empêche pas de nous comparer. Et la comparaison, ce n'est pas vraiment bon... ni très constructif. Quand on compare deux cas, on peut se dire que l'autre a plus souffert, ou moins attendu, ou que 2 ans avant de tomber enceinte c'est moins pire que 1 an de traitements... Mais en réalité, on ne peut pas comparer. On ne devrait pas. Si on établissait un système de point pour voir qui a le plus souffert et qui a droit à plus de sympathie que qui, on verrait bien le ridicule dans tout ça. Par exemple... Calculez 500 points pour un an d'essai sans grossesse Ajoutez 100 points pour chaque année supplémentaire Ajoutez 1000 points par fausse-couche Ajoutez100 points par cycle sous médicaments oraux Ajoutez 200 points par cycle sous injections Enlevez 300 points si vous ovulez naturellement Ajoutez 200 points par cycle avec insémination Ajoutez 1000 points par cycle FIV Enlevez 1000 points si vous avez déjà un enfant Ajoutez 50 points par belle-soeur, amie, soeur, cousine, collègue qui est tombée enceinte pendant vos essais Ajoutez 10 points pour chaque fois qu'on vous a dit de relaxer et de ne plus y penser Ajoutez 50 points par test négatif Ajoutez 100 points par test faussement positif Ajoutez 300 points si vous prenez votre température Enlevez 100 points si vous ne calculez rien, mais que vous vous plaignez quand même que c'est long Je pourrais continuer longtemps comme ça... Ça n'a aucun sens! C'est complètement ridicule! Comment peut-on quantifier ce genre de douleur? Comment peut-on comparer deux histories complètement différentes? J'ai pris 3 ans à tomber enceinte de Tithom. Deux ans de suivi en fertilité, des tonnes de pilules, une fausse-couche et deux inséminations... Ça, on le sait. Pour certaines, mon histoire est triste, si on ne compte pas le superbe dénouement. Pour d'autres, il n'y a rien là, elles ont vu pire. Il y a sûrement des gens qui se disent que je devrais en revenir, que j'exagère. Et pour d'autres, c'est inspirant, de voir qu'après tout ça, j'ai enfin mon garçon avec moi. Qui suis-je pour demander la pitié ou l'envie? Je n'en veux pas de toute façon. Je voudrais seulement qu'on arrête de comparer notre douleur avec celle des autres. Chaque individu vit la douleur à sa façon, avec son intensité, sa force et ses faiblesses. C'est pareil pour l'infertilité et les essais bébé. Si on ne peut mettre un pointage sur la souffrance et déterminer qui a souffert plus que qui, on peut quand même essayer de supporter les gens qui ont mal. En reconnaissant leur douleur, même si elle nous semble petite par rapport à la nôtre, on fait déjà un très grand pas. Je souffre, tu souffres aussi. Je me fous de savoir qui souffre plus que qui, je veux juste que tu saches que je sais que tu souffres aussi. Et je t'appuie, peu importe depuis combien de temps tu attends le passage de la cigogne. Libellés : essais bébé (III), infertilité (III) 17 avril 2006Il y a un an...Il y a un an commençait mon dernier cycle, celui qui allait me donner Tithom. Il y a un an, j'étais vraiment découragée, déprimée et au bout du rouleau. J'avais de plus en plus de difficulté à me relever après chaque cycle échoué. Je continuais, car mon opération (laparoscopie avec drilling ovarien) s'en venait et c'était ma lanterne, ma lueur d'espoir. Il y a un an, je prenais mes dernières pilules de Femara, je faisais ma dernière courbe de température, je faisais mes derniers tests d'ovulation. J'allais vivre mon dernier deux semaines d'attente. Il y a un an, ma vie était sur le point de changer et je l'ignorais encore. J'allais bientôt décider de rester positive malgré tout. J'allais bientôt ressentir une légèreté dans mon coeur comme je n'avais pas ressenti depuis longtemps. Et j'allais bientôt apprendre pourquoi. Il y a un an, nous avons pris une nouvelle route. Celle du bonheur. Libellés : essais bébé (III), souvenirs 12 avril 2006ChiffresEntre l'arrêt de la pilule et Tithom... 41 mois 70 pilules de Provera 45 pilules de Serophene 1800 pilules de Metformin 100 pilules de Femara 2615 ui de gonadotropine en 28 injections 6 injections de hcg 11 recettes différentes 10 ovulations 31 tests négatifs 9 échographies d'ovulation 2 inséminations artificielles 1 hystérosonographie 2 grossesses 1 fausse-couche 1 plus beau bébé du monde 0 regret Libellés : essais bébé (III), fausse-couche, grossesse (IV), infertilité (III) 3 août 20053 ansIl y a 3 ans, je ne recommençais pas une nouvelle plaquette de pilules. Il y a 3 ans, on commençait notre aventure vers la parenté, sans nous douter que ce serait si difficile et couvert d'obstacles. J'avais 25 ans, Hom en avait 27, nous étions prêts. En août 2002, nous avions décidé de commencer les essais et de laisser la nature décider. Je savais que j'avais des problèmes de fertilité, je les ai toujours eu. Mais jamais je n'aurai pu imaginer le chemin que nous aurions à traverser. En août 2002, je voyais déjà notre enfant naître, grandir et rire dans notre appartement. Je voyais déjà notre avenir tracé, j'avais confiance. En août 2002, j'étais naïve. Les premiers mois ont été décevants. Je ne croyais pas vraiment pouvoir concevoir tout de suite en partant, mais j'osais espérer quand même. Si j'étais tombée enceinte au départ, notre enfant aurait aujourd'hui plus de 2 ans. Nos vies seraient complètement différentes. Je n'aurais pas eu à essayer tous ces traitements, à vivre les épreuves de l'infertilité et à me forcer, mois après mois, année après année, à garder espoir malgré tout. Ça aurait été simple, comme ce l'est pour tellement de gens. On a beau dire que nos efforts ont porté fruit, que tout ça vallait la peine puisqu'aujourd'hui je porte un enfant, je grince un peu des dents en entendant ça. Oui, nos efforts ont finalement été récompensés. Valloir la peine? Je ne sais pas. Je ne dis pas que la vie de notre enfant n'aura pas vallu l'attente, non. Je sais qu'on ne peut mettre une valeur sur cette vie, puisqu'elle vaut tellement plus qu'on ne peut l'imaginer. Mais d'un autre sens, dire que tout ça vallait la peine, ce serait comme dire que je devais passer tous ces tests, vivre toutes ces déceptions, perdre mon premier bébé, pour pouvoir en arriver là. Que c'était le prix que je devais payer, alors que tant d'autres femmes n'ont pas à débourser quoi que ce soit pour en arriver au même résultat. J'ai beau me répéter que Pépin vaut tous les efforts et tous les désespoirs, je ne suis pas toujours convaincue. Je suis convaincue de sa valeur, je ne suis pas convaincue qu'on puisse la calculer en souffrance et en temps. Je ne comprends pas pourquoi nous avons eu à vivre tout ça pour avoir exactement la même chose que les autres. Ce n'est pas vrai que cet enfant-là sera plus aimé ou plus apprécié parce qu'il a été attendu et désiré si longtemps. Oui, nous l'aimerons de toutes nos forces, de tout notre coeur. Mais de dire ça voudrait dire que les autres femmes qui n'ont pas eu à traverser les mêmes épreuves n'aiment pas leurs enfants tout autant. Si nous avions conçu en août 2002, nous aurions aimé notre enfant avec la même force, avec la même fierté. Personne ne saura, en regardant notre enfant, qu'il a été désiré et espéré si longtemps. Il ne sera pas différent, il ne sera pas plus spécial qu'un autre, sauf dans nos coeurs. Nous n'avons, aujourd'hui, rien de plus que les couples qui ont conçu en criant ciseau. Nous sommes comme eux, aux yeux de tous. Mais nous sommes très différents. Nous avons en nous des cicatrices qui ne disaparaîtront jamais vraiment. Les épreuves ont changé beaucoup de choses en nous et, même si ce n'est pas toujours visible, c'est permanent. Au-delà de la force que ça nous a donné, de mon caractère que j'ai développé, de notre couple qui a été solidifié, des connaissances que nous avons acquises, de l'ouverture d'esprit et de la compassion que nous avons gagnées, bien des petites choses ont changé en moi. Je ne serai jamais capable d'être heureuse spontanément en apprenant une grossesse chez des fertiles. Je ne serai jamais capable d'entendre une femme se plaindre pendant sa grossesse, peu importe ce qu'elle a traversé. Je ne serai non-plus jamais capable de sauter de joie sans m'inquièter en passant un test de grossesse positif. Je ne serai jamais à l'aise avec les gens qui ignorent tout de l'infertilité. Je n'endurerai jamais les femmes enceintes qui voient la vie à travers des lunettes roses. Je ne tolèrerai jamais les commentaires imbéciles comme "arrête d'y penser" ou "c'est tellement le fun la pratique!". Je ne serai plus jamais la même femme qui, il y a 3 ans, arrêtait la pilule en pensant être enceinte dans les mois qui suivent. Je ne serai plus jamais innocente, je ne serai plus jamais naïve. Mais je serai forte et je serai remplie d'espoir, ça m'a menée ici, après tout. Libellés : essais bébé (III), infertilité (II), souvenirs 17 mai 2005Plus légèreUne semaine sans parler, c'est long. Je n'avais peut-être rien à dire. Ou je ne ressentais peut-être pas le besoin de parler. Après avoir décidé de rester positive, j'ai senti un gros poids se soulever de mes épaules. Je me sens plus légère, plus optimiste. Bon, bien sûr, je reste réaliste et je ne m'attends pas à autre chose qu'à mes règles dans quelques jours. Mais le futur me semble déjà un peu moins noir maintenant. Libellés : essais bébé (III) 10 mai 2005Soyons positifsAuparavant, j'étais une personne assez positive. J'essayais de voir la vie du bon côté et de trouver un point positif à tout ce qui m'arrivait. Oui, j'étais découragée et triste à chaque fois que j'avais mes règles et que mes espoirs retombaient à zéro, mais je me remettais vite sur pied. J'avais une bonne attitude et je fonçais. Jusqu'à ce que je fasse une fausse-couche. Mon positivisme et mon optimisme ont pris un sale coup. J'ai eu beaucoup de difficulté à ramasser mes miettes, me recoller et me relever. Je sais qu'il y a quelque chose qui est à jamais brisé en moi. Je sais que je ne retrouverai plus jamais mon attitude positive et pleine d'espoir d'avant. Les choses ont changé et je ne suis plus la même. Est-ce vraiment une raison de tout voir en noir? Je me suis rendue compte que depuis quelque temps, je suis plutôt déprimante dans mes propos et je veux y remédier. Je ne veux pas me faire de fausses idées, je ne veux pas tomber de haut, c'est pourquoi j'ai maintenant tendance à voir le négatif en premier, pour me protéger. Pourtant, en y pensant bien, même si je me répète sans arrêt que le pire va arriver, rien ne peut faire taire la petite voix dans mon coeur qui me dit "oui, mais ça peut aussi fonctionner!" Après tout, si je n'avais pas une petite mini étincelle d'espoir en moi, pourquoi est-ce que je continuerais encore? À quoi ça me servirait de faire tout ce que je fais si je n'y croyais plus? Alors, au lieu de la taire, je vais essayer d'écouter cette petite voix d'espoir. Sans me faire croire que je suis enceinte quand je ne le suis pas, je peux quand même penser positif et espérer. Ce n'est pas nécessaire d'être tout ou rien. Je peux trouver un équilibre entre la réalité et les faux-espoirs. Je ne serai pas moins déçue si j'espère, je m'en rends compte maintenant. Que j'espère ouvertement ou en privé dans mon coeur, le résultat reste le même et la déception fait aussi mal. Alors pourquoi me priver d'être optimiste? J'ai longtemps eu une bataille intérieure entre mon côté positif et mon côté réaliste. Sans oublier la réalité, je décide aujourd'hui de faire ressortir mon espoir. Voilà, je veux y croire encore. Je veux m'imaginer encore que ça se peut, qu'un jour nous serons parents. Le bon point de ce cycle-ci, peu importe sa conclusion? J'ai ovulé au J20 pour le 2e cycle consécutif, sous Femara et Metformin seulement. Pour la première fois depuis 3 ans, j'ai ovulé deux fois de suite au même jour, sous les mêmes conditions. Ce que ça veut dire? Je n'ai peut-être pas besoin des injections autant qu'on le croyait. Si le drilling ovarien ne donne pas le résutat escompté (va-t-en, mauvais oeil!) et si nous décidons de ne plus faire les injections et inséminations, je sais mainteant que j'ai un plan B. C'est peut-être moins efficace que les traitements plus forts, mais le simple fait d'avoir un semblant de régularité et le fait de ne pas avoir à aller voir le médecin aussi souvent pour une session de dildocam, ça vaut très cher. Libellés : essais bébé (III), infertilité (II) 5 mai 2005Pot-pourriJe n'ai pas beaucoup d'inspiration pour blogger ces temps-ci. Peut-être parce qu'il ne se passe rien d'intéressant dans ma vie. Enfin, j'ai ramassé quelques petits bouts, pas assez intéressants individuellement, mais assez pour me donner un prétexte de raconter n'importe quoi. 1. Hom pense que ses petits soldats sont niaiseux et ne sont pas capables de trouver le chemin. Je lui ai dit que si ses soldats sont comme les gars, plus ils sont nombreux, plus ils agissent en imbéciles, on est mal partis... Il m'a dit qu'il devrait peut-être "mieux viser". 2. Je suis encore persuadée que le bon Dieu m'en veut et se fout de ma gueule. Ce n'est pas la première fois qu'il m'arrive des choses qui me contrarient et me font croire qu'à quelque part, en haut, quelqu'un se bidonne sur mon cas. À un souper avec des collègues de bureau de Hom, une femme (enceinte, bien sûr!) se plante à côté de moi. Elle est debout, je suis assise, j'ai donc son ventre au niveau des yeux. Et elle parle et parle de sa grossesse à la dame à côté d'elle, pendant un bon 10 minutes. Cette semaine, on va manger au St-Hubert. Qu'est-ce qu'il y a d'imprimé sur le napperon devant moi? Le ventre rond d'une femme enceinte.Vraiment, toi en haut, as-tu fini?! 3. Avez-vous remarqué que le monde de la publicité semble avoir créé une nouvelle mode? Il y a au moins 4 publicités à la télévision en ce moment dans lesquelles on voit une (ou plusieurs!) femme enceinte: St-Hubert, Subway, Activia (PUS CAPABLE!!), IGA et j'en passe sûrement. J'aimerais bien pouvoir suivre la mode moi aussi, mais comme d'habitude, j'ai dû manquer le train... 4. Une amie va bientôt commencer son premier cycle de FIV. Je suis très jalouse et je n'ose même pas me l'avouer. Elle est américaine et ses assurances couvrent la FIV. J'aimerais tellement pouvoir passer à la FIV sans avoir à m'en faire pour l'argent. J'aimerais au moins avoir la possibilité, l'option. 5. La fête des mères approche, apportant avec elle tous les emails insignifiants que les gens s'amusent à transmettre à tous ceux qui ont la malchance d'être dans leur carnet d'adresse. Je ne suis pas une mère, je ne me considère même pas comme une future-mère, alors arrêtez de m'envoyer vos cochonneries. 6. J'ai faim. Libellés : essais bébé (III), infertilité (II) 28 avril 2005Semaine ordinaireAprès une fin de semaine de sujet:bébé à concentration élevée, je suis de retour au travail, à la routine. La pluie rend les journées encore plus grises et déprimantes. Une semaine ordinaire, sans anecdote ni aventure. En fait, une petite chose à rapporter. Ça peut sembler gros pour d'autres, mais pour moi ce n'est rien. J'ai eu quelques douleurs à mon ovaire gauche dimanche et lundi. En soi, rien d'inquiétant, ça m'arrive souvent d'avoir des douleurs en dehors de ma période d'ovulation. Dimanche et lundi, j'ai aussi eu quelques pertes rosées, ce qui ne m'arrive jamais. Je crois avoir eu un kyste qui a éclaté. Les pertes sont parties, la douleur y est encore, mais bien moins aigüe. Quand j'avais eu un kyste l'an dernier, mon doc m'avait dit que c'était normal, que ça arrivait souvent et de ne pas m'en faire avec ça. À ce moment-là, je n'avais pas été convaincue. Maintenant, après avoir rencontré plusieurs femmes à qui c'est arrivé et surtout après avoir vu de mes propres yeux la quantité impressionnante de kystes sur mes ovaires, je ne m'en fais plus. Qu'un de mes kystes éclate, ben coudonc, ça en fera un de moins! Mes oreilles sont encore bouchées, ça m'exaspère. J'en ai assez de ne pas entendre comme il faut! J'ai l'impression d'être constamment la tête plongée dans l'eau, à entendre en sourdine et à dire "quoi?? pardon? j'ai pas compris!" Je ne veux pas retourner voir le médecin de peur qu'elle m'oblige à prendre un break encore. Je sais, c'est niaiseux, mais je n'ai vraiment pas envie de perdre un mois. Encore une semaine à attendre mon ovulation. Lundi je devrais commencer les tests d'ovulation, pour vrai cette fois-ci. On verra bien ce que ça va donner... Libellés : essais bébé (III) 23 avril 2005Sortie de fillesHier soir, je suis sortie au resto avec de vieilles amies que je vois rarement. Il n'y en a qu'une à qui j'écris plusieurs fois par semaine et que je vois plus régulièrement. Elle est la seule à qui je parle ouvertement de mes problèmes de fertilité, même si elle n'a jamais connu ça (elle a 2 enfants, conçus le premier mois d'essai). Elle est une des très rares personnes à être très sensible à ce que nous vivons, même si elle ne peut le comprendre concrètement. Avant le souper, elle m'a demandé si je voulais en parler ou non, de tout ça, avec les autres. Je lui ai dit que je préfèrais pas. Les deux autres filles savent que nous essayons, mais sans plus. Je leur en ai parlé probablement au début, alors que nous étions encore excités, croyant bientôt réaliser un rêve. Mais elles ne sont pas au courant de ce qu'il s'est passé dans la dernière année et demie. Elles ignorent tous les traitements que j'ai subis, la fausse-couche, les moments durs et les décisions déchirantes. Bien sûr, comme nous sommes toutes allées au secondaire ensemble, on ne peut s'empêcher de parler des gens qu'on a connus pendant notre adolescence et ce qu'ils sont devenus aujourd'hui. Je n'avais aucun potin à rapporter, mais j'ai eu droit à une bonne poignée de nouvelles de grossesses, accouchements et bébés. J'ai même eu droit à l'histoire de cette femme que je ne connais pas, qui a rencontré un homme et est tombée en amour. Ils ont décidé d'avoir des enfants. Après 4 ans d'essais et un suivi en fertilité, ça a finalement fonctionné. L'homme a eu peur et a laissé la femme. Comme elle ne se voyait pas élever un enfant seule, elle s'est faite avorter et a appris qu'elle portait des jumeaux. En quoi cette histoire peut m'être utile? Qu'est-ce que c'est supposé m'apporter? J'en ai encore mal au coeur juste d'y penser. Quand le sujet s'est tourné vers moi et qu'on m'a demandé où nous en étions, j'ai seulement répondu "nous en sommes au même point. Je n'aime pas en parler, alors svp changeons de sujet." Je n'ai pas été bête, j'ai simplement été claire. Elles ont semblé comprendre et me respecter. Ce que je ne comprends pas, c'est que la conversation a tourné autour de la grossesse et des enfants toute la soirée. Mon malaise était pourtant très clair et mon manque de participation à ces conversations assez évident. Je suis vraiment déçue que mes amies n'aient pas fait preuve d'autant de sensibilité que les connais capables. Je suis déçue de ne pas avoir pu, le temps d'une soirée, échapper à ce monde d'infertilité et d'injustice. Sincèrement, je m'en fous des nausées d'une telle et du prénom du futur bébé de telle autre. Je m'en fous que celle-là soit sur le point d'accoucher et que telle autre a réussi à tomber enceinte le mois où elle a décidé de laisser tomber (seigneur, je suis pus capable d'entendre cette phrase-là!!!). Je me fous de ces gens qui ne font plus partie de ma vie depuis plus de 10 ans. Je ne leur souhaite pas de malheur, je souhaite simplement ignorer leur bonheur pour ne pas me sentir encore plus mal que je ne me sentais déjà. Ce que tu ne sais pas ne te blesse pas, non? Je n'ai pas besoin de me faire dire de ne pas lâcher, je n'ai pas besoin de me faire dire que ça a fonctionné pour la belle-soeur de ton facteur. Je n'ai pas besoin de me faire prendre en pitié. J'ai seulement besoin de me faire respecter. Je ne m'attends pas à ce que les gens qui ignorent tout de notre histoire soient sensibles à ce qu'ils ignorent. Mais je m'attends quand même à un minimum de sensibilité venant des gens qui savent que nous vivons des moments difficiles et que je ne veux pas en parler. Quand je suis revenue, en compagnie de mon amie qui sait tout et qui m'apporte beaucoup de soutien, elle m'a demandé "étais-tu aussi tannée que moi des conversations de bébé?!" Merci mon amie. Libellés : amis, essais bébé (III) 20 avril 2005La sourde oreilleJe suis allée voir un médecin généraliste hier. Oui oui, un vrai médecin, pas un spécialiste en fertilité. Mon oreille droite est bouchée depuis jeudi dernier. Ça m'arrive à l'occasion et habituellement je la débouche avec de l'huile pour bébé. Mais cette fois-ci, rien n'a fonctionné. J'étais vraiment dépaysée quand la doc m'a regardé dans les oreilles puis m'a demandé de faire aaaaaah! Quand elle m'a demandé de m'étendre, j'ai dû retenir le réflexe d'enlever mes pantalons. Finalement, mon oreille est infectée et je dois prendre des antibiotiques pour 5 jours. Comme je l'ai mise brièvement au courant que nous étions en essais, elle m'a dit que le seul antibiotique compatible avec une grossesse est la péniciline. Chanceuse comme je suis, je suis allergique à la péniciline. Elle m'a donc prescrit autre chose en me demandant de ne pas tomber enceinte ce cycle-ci. Comme j'étais déçue, elle m'a dit "vous allez être capable de le faire?" J'ai répondu, stupidement "Quand ça fait 3 ans, un mois de plus ou de moins ça ne fait pas une grosse différence." Voyons, ça fait toute une différence! Je le sais à quel point je déteste prendre un break! J'étais vraiment déçue, mais bon, quel choix est-ce que j'avais? À la pharmacie, on m'a dit que le médicament allait prendre quelques jours avant de faire effet. J'ai donc réalisé que la doc ne voulait peut-être pas qu'on essaie parce qu'elle croyait que j'ovulerais alors que le médicament était encore dans mon système, ce qui aurait été le cas si j'avais été normale et avais ovulé au J14. J'ai donc appelé ma copine qui travaille en pharmacie et elle m'a assurée que le médicament ne reste que 10 jours dans le sang et que de toute façon, il n'est pas dangereux pour une grossesse. Il n'est pas habituellement prescrit pendant une grossesse, mais ça peut arriver, sans danger. Bref, comme je vais ovuler une bonne semaine après les 10 jours, je n'ai pas à prendre de break. Ouf, quel soulagement! Je ne crierai pas victoire là-dessus avant d'avoir fini les antibiotiques et d'avoir recouvré l'ouie dans mon oreille droite. Mais pour l'instant, je continue mon cycle normalement, sans penser plus loin que dans 10 jours. Libellés : essais bébé (III)
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