Je ne sais si c'est le printemps qui se montre le bout du nez... ou le fait que Tilou a eu un an... ou le fait que je me retrouve, encore une fois, entourée de femmes enceintes...
Je ne sais pas ce qui me prend, en fait. Ça me fait un peu peur, je dois dire. Je n'ose même pas le dire tout haut, tellement ça me fait peur. Et je sais que ça ferait extrêmement peur à Hom aussi.
Quand j'ai accouché de Tithom, je voulais retomber enceinte immédiatement. J'étais pressée. Je voulais tout revivre ça et agrandir notre famille le plus rapidement possible. J'avais en tête que ce serait encore probablement long. J'ai sevré Tithom à 13 mois, désirant recommencer les traitements de fertilité dès que possible.
Puis Tilou s'est installé dans mon ventre, beaucoup plus rapidement qu'on aurait pu espérer. Trois cycles de traitements et il était là. Il est né et, bizarrement, je n'avais plus cette envie pressante de tout recommencer. Je me sentais rassasiée. Du moins pour le moment.
Et aujourd'hui... je regarde mes deux grands, je lis les histoires de bédaines, je vois des mamans avec leur minuscule nouveau-né... et mes ovaires se tordent et m'appellent.
Non, je ne peux pas vouloir retomber enceinte. Pas tout de suite! Je n'ai qu'à repenser aux premiers mois de Tilou pour que l'envie pâlisse. J'ai envie de retomber enceinte, oui, mais pas d'avoir un autre bébé. Pas tout de suite. Enfin... je ne crois pas...
Je m'ennuie du début de grossesse, de l'euphorie, de l'espoir, de l'inconnu, du buzz ressenti quand on voit apparaître la deuxième ligne rose. Je m'ennuie des coups de pieds juste pour moi, des mouvements, des échographies, de la préparation. Je m'ennuie de l'accouchement et de sa force incroyable. Je m'ennuie de découvrir une nouvelle vie.
Je ne m'ennuie PAS des malaises de grossesse, de l'impatience, du manque de liberté de mouvements, des vêtements de maternité horribles et des pantalons qui ne tiennent jamais. Je ne m'ennuie pas des tonnes de rendez-vous longs et pour la plupart inutiles. je ne m'ennuie pas non-plus des premières semaines où on ne dort pas, où on entend pleurer plus souvent que rire, où on sent notre cerveau rapetisser à chaque hurlement. Je ne m'ennuie même pas d'avoir un bébé collé sur moi 24h sur 24. Je commence à peine à retrouver l'usage de mes bras!
J'ai hâte de retomber enceinte, pour tous les beaux moments. J'ai hâte de voir ma famille s'agrandir encore. J'ai hâte de revivre tout le beau du début. Mais le moins beau est encore trop frais à ma mémoire pour me faire faire le saut. Et puis, je ne suis pas du tout pressée de sevrer Tilou (qui de toute façon, refuse tout autre lait que le mien).
Je vais donc, pour le moment, essayer de faire taire mon horloge biologique qui s'est remise à sonner et regarder, avec un peu d'envie et d'impatince, la bédaine des autres se remplir de vie.
Ce n'est qu'une question de temps, après tout.
23 mars 2009
22 mars 2009
Un-crédule
Quand il est né, j'ai passé un mois à répéter, incrédule: "j'ai un deuxième fils. Moi, Kiwi, j'ai deux enfants. Deux enfants parfaits." Je le regardais et je n'arrivais toujours pas à croire qu'il était là, avec nous. Comme si ça me prenait par surprise, alors que j'avais pourtant eu l'impression d'être enceinte depuis des années. Comme si je ne m'attendais pas à ce que tout ça nous arrive, à nous. Comme si c'était trop beau pour être vrai.
Et pourtant, ça nous arrivait, c'était vrai. Nous étions devenus quatre.
Depuis une semaine, je me répète, incrédule: "il a un an. Mon bébé a un an. Déjà." Comme si ça me surprenait qu'il en soit déjà arrivé là. Comme si j'avais cligné des yeux et qu'il était passé de nouveau-né à petit bambin en un quart de seconde. Comme si je ne croyais pas, non, que mon bébé à moi, mon deuxième enfant, mon petit paquet de coliques et d'anxiété de séparation avait finalement un an.
Et pourtant, le 15 mars, il a bel et bien eu un an.
En un an, il en a fait des choses. Il en a vu, goûté, touché. Il a grandi, il a découvert, il a vécu. Elle a été remplie, cette première année. J'ai surtout parlé de ses foutues coliques (celles qui ont vécu ces 3 mois infernaux comprennent pourquoi je le souligne à chaque fois), mais je n'ai pas souvent parlé du bébé derrière le (petit) monstre qui pleure et qui siphonne l'énergie, la patience et le temps. Et pourtant, c'est lui qui prend toute la place maintenant.
Aujourd'hui, mon Tilou est un bébé enjoué et très attachant. Il a sourire contagieux et des yeux charmeurs. Il a une fossette quand il sourit et des pieds ballounes. Il a encore des grosses cuisses molles comme de la guimauve et des petits cheveux soyeux, mais ses traits s'amincissent et son visage vieillit. Il joue des tours, fait des blagues, cherche à rire et faire rire. Il fait son coquin, en penchant sa tête contre son épaule, feignant de la timidité coquette. Il mange tout ce que je dépose sur sa tablette, sans discrimination. Il ne regarde même pas, en fait. En enfourne tout en quelques secondes et en redemande. On est loin du tannant qui ne voulait rien savoir des purées!
Il se promène partout et veut tout voir. Il monte les escaliers, marche avec appui, grimpe même sur le petit fauteuil de son grand frère pour aller voir cette machine mystérieuse qui fait du liquide brun et chaud sur le comptoir de cuisine. Il dit un semblant de "maman" et "papa" et fait les signes pour encore, terminé et lait (mais de façon sporadique et volontaire). Il a 8 dents et pèse 24 livres.
Il aime les céréales, enlever ses bas, jouer avec son grand frère, allumer et éteindre les lumières, pousser une chaise, jouer avec le balai, vider le tiroir du poêle (au moins 12 fois par jour), boire le lait de maman en lui tirant les cheveux, manger les croquettes du chat, lancer des balles, se promener dans l'écharpe ou le Mei Tai, voir ses amis aux haltes d'allaitement, pitonner sur le téléphone (le vrai, pas le vieux qui ne marche pas que ses parents ont mis dans sa boîte de jouets). Je pourrais continuer longtemps comme ça.
Il déteste se faire changer la couche, aller dans le siège d'auto et se faire habiller. Et il ne veut rien savoir du lait commercial ou du lait de vache.
Du petit bébé colliqueux et demandant, il ne reste plus grand chose. Derrière le monstre pleureur se cachait un bébé d'amour. Il n'était jamais loin, mais souvent très bien camoufflé. Tilou est encore très attaché à moi, mais il peut maintenant tolérer que je sorte de son champs de vision plus que 10 secondes. Il dort bien et digère bien. C'est maintenant le monstre qui reste bien camoufflé. Et c'est tant mieux.
Il est, après un an, un bébé facile. Dur à croire, je sais, mais c'est bien vrai.
Et moi, je suis maman de deux garçons depuis un an. Moi aussi, j'ai changé. Moi aussi, je me suis adaptée et j'ai évolué. Notre famille a changé. En mieux, ça c'est clair.
Il a un an, mon Tilou, mon crapaud-guimauve, mon potelé en sucre, mon tiloulou tout mou. Je suis encore un peu incrédule, mais j'imagine qu'avec le temps, je vais me faire à l'idée.
Et pourtant, ça nous arrivait, c'était vrai. Nous étions devenus quatre.
Depuis une semaine, je me répète, incrédule: "il a un an. Mon bébé a un an. Déjà." Comme si ça me surprenait qu'il en soit déjà arrivé là. Comme si j'avais cligné des yeux et qu'il était passé de nouveau-né à petit bambin en un quart de seconde. Comme si je ne croyais pas, non, que mon bébé à moi, mon deuxième enfant, mon petit paquet de coliques et d'anxiété de séparation avait finalement un an.
Et pourtant, le 15 mars, il a bel et bien eu un an.
En un an, il en a fait des choses. Il en a vu, goûté, touché. Il a grandi, il a découvert, il a vécu. Elle a été remplie, cette première année. J'ai surtout parlé de ses foutues coliques (celles qui ont vécu ces 3 mois infernaux comprennent pourquoi je le souligne à chaque fois), mais je n'ai pas souvent parlé du bébé derrière le (petit) monstre qui pleure et qui siphonne l'énergie, la patience et le temps. Et pourtant, c'est lui qui prend toute la place maintenant.
Aujourd'hui, mon Tilou est un bébé enjoué et très attachant. Il a sourire contagieux et des yeux charmeurs. Il a une fossette quand il sourit et des pieds ballounes. Il a encore des grosses cuisses molles comme de la guimauve et des petits cheveux soyeux, mais ses traits s'amincissent et son visage vieillit. Il joue des tours, fait des blagues, cherche à rire et faire rire. Il fait son coquin, en penchant sa tête contre son épaule, feignant de la timidité coquette. Il mange tout ce que je dépose sur sa tablette, sans discrimination. Il ne regarde même pas, en fait. En enfourne tout en quelques secondes et en redemande. On est loin du tannant qui ne voulait rien savoir des purées!
Il se promène partout et veut tout voir. Il monte les escaliers, marche avec appui, grimpe même sur le petit fauteuil de son grand frère pour aller voir cette machine mystérieuse qui fait du liquide brun et chaud sur le comptoir de cuisine. Il dit un semblant de "maman" et "papa" et fait les signes pour encore, terminé et lait (mais de façon sporadique et volontaire). Il a 8 dents et pèse 24 livres.
Il aime les céréales, enlever ses bas, jouer avec son grand frère, allumer et éteindre les lumières, pousser une chaise, jouer avec le balai, vider le tiroir du poêle (au moins 12 fois par jour), boire le lait de maman en lui tirant les cheveux, manger les croquettes du chat, lancer des balles, se promener dans l'écharpe ou le Mei Tai, voir ses amis aux haltes d'allaitement, pitonner sur le téléphone (le vrai, pas le vieux qui ne marche pas que ses parents ont mis dans sa boîte de jouets). Je pourrais continuer longtemps comme ça.
Il déteste se faire changer la couche, aller dans le siège d'auto et se faire habiller. Et il ne veut rien savoir du lait commercial ou du lait de vache.
Du petit bébé colliqueux et demandant, il ne reste plus grand chose. Derrière le monstre pleureur se cachait un bébé d'amour. Il n'était jamais loin, mais souvent très bien camoufflé. Tilou est encore très attaché à moi, mais il peut maintenant tolérer que je sorte de son champs de vision plus que 10 secondes. Il dort bien et digère bien. C'est maintenant le monstre qui reste bien camoufflé. Et c'est tant mieux.
Il est, après un an, un bébé facile. Dur à croire, je sais, mais c'est bien vrai.
Et moi, je suis maman de deux garçons depuis un an. Moi aussi, j'ai changé. Moi aussi, je me suis adaptée et j'ai évolué. Notre famille a changé. En mieux, ça c'est clair.
Il a un an, mon Tilou, mon crapaud-guimauve, mon potelé en sucre, mon tiloulou tout mou. Je suis encore un peu incrédule, mais j'imagine qu'avec le temps, je vais me faire à l'idée.
11 mars 2009
Goutte d'amertume
Est-ce que je vous parle encore d'infertilité? Est-ce que je vous répète, pour la Xième fois, à quel point la couverture médiatique de l'infertilité m'exaspère? Est-ce que j'embarque dans un débat? Est-ce que je partage ce que je pense de cette histoire de mère-porteuse? Est-ce que je vous dis que, bien que je sois d'accord avec le juge, je ne suis pas d'accord avec l'interdiction d'avoir recours à une mère-porteuse au Québec? Est-ce que je vous redis que je suis vraiment tannée que les seuls (ou presque) cas d'infertilité dont on parle dans les médias sont ceux qui frappent, ceux qui dérangent, comme la maman monoparentale d'octuplés ou la nouvelle maman à 65 ans? Est-ce que je dois redire qu'il y a des milliers de couples infertiles qui se battent à tous les jours pour réaliser leur rêve et qui doivent vivre avec les préjugés et clichés engendrés par les informations partielles véhiculées, entre autres, par les médias? Est-ce que je vous rappelle que tous ces couples se battent dans l'ombre, qu'on ne parle pas d'eux, qu'on ne les prend pas au sérieux, qu'on les oublie, sauf quand ils font partie d'une vague promesse électorale? Est-ce que je précise qu'il n'y a pas que la FIV qui existe comme traitement de fertilité? Qu'on doit souvent passer par beaucoup d'autres tests et traitements avant d'en arriver là? Est-ce que je prends la peine d'ajouter que je sais bien qu'il y a pire que ça dans le monde, mais que ce sujet me touche personnellement et que ces gens ont aussi besoin de soutien et d'aide? Est-ce que je me lance dans cette valse qui ne mène à rien?
Est-ce que j'en parle, ou bien je garde tout ça pour moi, de peur de passer pour une ex-infertile encore un peu amère?
Est-ce que j'en parle, ou bien je garde tout ça pour moi, de peur de passer pour une ex-infertile encore un peu amère?
10 mars 2009
Soirée de madames
Socialement, je me trouve assez inapte. Comme je n'ai aucun sens de la répartie et que ma bouche semble s'ouvrir plus rapidement que mon cerveau, je suis persuadée d'avoir l'air d'une vraie folle en public.
Heureusement, hier soir, au lancement des webisodes de Mère Indigne (et par le fait même, grand rassemblement de mères blogueuses), je crois ne pas trop m'être mis les pieds dans les plats. Il faut dire que j'étais déjà bien entourée. J'ai passé la soirée en compagnie de mes copines d'Une vie de doudoune et de L'Authentique, en plus de rencontrer pour la première fois la très sympathique maman du Petit Zucchini.
Et puis, mettez des nouvelles mamans ensemble, c'est clair qu'elles vont trouver quelque chose à se dire. Au pire, on finit toujours par raconter notre accouchement.
J'étais bien trop timide pour aller vers les autres, mais j'ai tout de même beaucoup apprécié pouvoir mettre des visages sur plusieurs blogues que je lisais déjà et en découvrir des tonnes d'autres que je ne lisais pas encore. C'est clair que je ne pourrai plus rien faire de mes journées maintenant. Ma blogliste est beaucoup trop longue pour que la vaisselle se fasse. Et le souper, fort probablement.
Si ce n'est déjà fait, allez voir les Webisodes sans plus tarder. Ça vaut vraiment le détour!
Heureusement, hier soir, au lancement des webisodes de Mère Indigne (et par le fait même, grand rassemblement de mères blogueuses), je crois ne pas trop m'être mis les pieds dans les plats. Il faut dire que j'étais déjà bien entourée. J'ai passé la soirée en compagnie de mes copines d'Une vie de doudoune et de L'Authentique, en plus de rencontrer pour la première fois la très sympathique maman du Petit Zucchini.
Et puis, mettez des nouvelles mamans ensemble, c'est clair qu'elles vont trouver quelque chose à se dire. Au pire, on finit toujours par raconter notre accouchement.
J'étais bien trop timide pour aller vers les autres, mais j'ai tout de même beaucoup apprécié pouvoir mettre des visages sur plusieurs blogues que je lisais déjà et en découvrir des tonnes d'autres que je ne lisais pas encore. C'est clair que je ne pourrai plus rien faire de mes journées maintenant. Ma blogliste est beaucoup trop longue pour que la vaisselle se fasse. Et le souper, fort probablement.
Si ce n'est déjà fait, allez voir les Webisodes sans plus tarder. Ça vaut vraiment le détour!
9 mars 2009
Un an, vraiment?
Dans moins d'une semaine, mon bébé aura un an. Je sais. Ça surprend. Je n'arrive pas encore à me faire à l'idée. J'ai la drôle d'impression qu'il est dans nos vies depuis beaucoup plus longtemps que ça. En même temps, je n'arrive pas à croire qu'il a déjà un an. Un année remplie. Longue par bouts (disons, les 3 premiers mois?). Rapide par d'autres. Surtout rapide.
Je n'ai pas eu le temps de m'asseoir et de contempler ma vie comme je pouvais le faire avec un seul enfant. Je n'ai pas eu le temps de tout analyser, de tout écrire, de tout graver à ma mémoire. J'ai manqué de temps cette dernière année, c'est clair. Les journées filaient à vive allure, les semaines, les mois... et puis maintenant, un an a passé en un clin d'oeil.
Et pourtant, je me rappelle les premières semaines, où, alors que je berçais avec très peu de patience un bébé qui ne voulait rien savoir de rien, je trouvais que le temps passait trop lentement. Terriblement lentement. J'avais tellement hâte que le temps passe, que bébé vieillisse et laisse derrière lui les sacrées coliques et angoisses. J'avais tellement hâte qu'il ait 6 mois, 9 mois, un an, 18 ans. Et puis pouf! Il va avoir un an.
Je regardais les photos et vidéos de la dernière année. Je relisais tous mes billets depuis un an. J'avais presque l'impression de lire un vieille histoire. Je n'avais pas l'impression que tout avait eu lieu il y a quelques mois seulement. Comme si le fait d'avoir été si débordée depuis m'avait fait un peu oublier au fur et à mesure. Comme si en réalité, il s'était écoulé 3, 4 ans...
Je savais qu'avec le placenta partaient la mémoire, la patience et la confiance en nos capacités parentales. Mais j'ignorais que partait aussi notre notion du temps.
--------------------
Je serai une blogueuse indigne, moi aussi, ce soir. En espérant arriver à vaincre ma timidité pour aborder d'autres mamans blogueuses que j'admire!
Je n'ai pas eu le temps de m'asseoir et de contempler ma vie comme je pouvais le faire avec un seul enfant. Je n'ai pas eu le temps de tout analyser, de tout écrire, de tout graver à ma mémoire. J'ai manqué de temps cette dernière année, c'est clair. Les journées filaient à vive allure, les semaines, les mois... et puis maintenant, un an a passé en un clin d'oeil.
Et pourtant, je me rappelle les premières semaines, où, alors que je berçais avec très peu de patience un bébé qui ne voulait rien savoir de rien, je trouvais que le temps passait trop lentement. Terriblement lentement. J'avais tellement hâte que le temps passe, que bébé vieillisse et laisse derrière lui les sacrées coliques et angoisses. J'avais tellement hâte qu'il ait 6 mois, 9 mois, un an, 18 ans. Et puis pouf! Il va avoir un an.
Je regardais les photos et vidéos de la dernière année. Je relisais tous mes billets depuis un an. J'avais presque l'impression de lire un vieille histoire. Je n'avais pas l'impression que tout avait eu lieu il y a quelques mois seulement. Comme si le fait d'avoir été si débordée depuis m'avait fait un peu oublier au fur et à mesure. Comme si en réalité, il s'était écoulé 3, 4 ans...
Je savais qu'avec le placenta partaient la mémoire, la patience et la confiance en nos capacités parentales. Mais j'ignorais que partait aussi notre notion du temps.
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Je serai une blogueuse indigne, moi aussi, ce soir. En espérant arriver à vaincre ma timidité pour aborder d'autres mamans blogueuses que j'admire!
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