Avant d'avoir des enfants, j'écrivais un journal intime de façon régulière. Ç'a souvent été très utile pour libérer mes pensées qui s'entrechoquaient et pour y mettre de l'ordre. J'y ai souvent déversé mes peines et aussi, surtout depuis 3 ans, mes joies. J'ai peut-être une petite phobie d'oublier, ce qui me pousse souvent à tout écrire. Si je l'ai écrit, je ne peux l'oublier...
De plus, depuis la naissance de Tithom, je tenais un journal quotidien de ses journées. Chaque petite découverte, chaque petit exploit, chaque sortie... tout y est inscrit.
Puis est venu Tilou. J'ai délaissé le journal de Tithom, au moment où j'aurais tellement eu de choses rigolotes à y inscrire. Mon gars est une véritable mémère. Il invente des histoires, nous raconte ses journées en long et en large, fait des liens incroyables (et parfois cherchés très loin), bref, il me faire crouler de rire à tous les jours. Ajoutez à ça les particularités du Terrible-deux et vous obtenez un mélange de péripéties passionnant. Mais je n'ai plus le temps d'écrire. Ou enfin, je ne prends plus le temps. Et je trouve ça très dommage.
J'ai aussi pas mal délaissé mon journal intime. Disons qu'il est loin dans la liste de choses à faire.
Et j'ai délaissé ce blogue. J'ai pourtant des tonnes d'idées de billets, mais mon temps devant l'ordinateur est souvent compté et après avoir vérifié mes courriels, répondu à quelques-uns et fait un tour rapide de mes liens réguliers, un (ou les deux) enfant se réveille et me réclame.
Et quelque chose me rend triste plus que le reste. Le journal pour Tilou. J'ai écrit deux ou trois fois dedans, puis plus rien. Je m'en veux de ne pas y avoir mis plus de temps, de ne pas m'être forcée à lui écrire. Je ne peux même pas me dire que j'utilisais mon blogue comme journal puisque j'ai à peine parlé de Tilou ici, sauf pour parler de ses coliques. Pathétique, je trouve...
Écrire, peu importe où, me manque. Le bout de mes doigts picotte. Mes doigts cherchent le clavier ou le crayon. Ma tête est remplie de mots qui n'ayyendent que de sortir.
Je fais la résolution (d'Halloween?) d'écrire plus et de tenir un journal - hebdomadaire si quotidien n'est pas possible - pour Tilou. Ses premiers mois sont tellement importants et passent tellement vite (il est déjà rendu à 7 mois!), je dois au moins faire l'effort d'écrire de temps en temps.
Et ça comprend aussi d'écrire plus souvent ici. Du moins, je vais essayer.
25 octobre 2008
20 octobre 2008
En vouloir un 3e
Depuis que j'ai accouché de Tilou, on me demande si on en veut un troisière. En fait, on me le demande depuis ma grossesse. Je trouvais la question hâtive. Le deuxième n'est pas encore né qu'on pense déjà au troisième?
La porte n'a jamais été fermée. J'ai toujours voulu plusieurs enfants et même si mon infertilité a ralenti mes plans, elle ne les a pas changés.
Quand je suis allée voir mon doc après mon accouchement, Hom tenait Tilou dans ses bras. Mon médecin lui a demandé si c'était le dernier. Hom lui avait répondu :c'est le plus récent, mais pas le dernier." Je sais donc que pour lui aussi, la porte n'est pas fermée.
Seulement... je ne suis pas du tout pressée, cette fois-ci. Je me souviens qu'après avoir accouché de Tithom, si ça n'avait été que de moi, je serais retombée enceinte sur le champs tellement j'avais hâte de revivre tout ça et d'avoir un deuxième trésor. J'en voulais un là, tout de suite, maintenant. Ça pressait! Le temps, même si je ne le voyais pas à ce moment là, a bien fait les choses. J'aime bien qu'il y ait deux ans entre les deux.
Oui, nous en voulons un troisième. Peut-être même un quatrième! Mais les choses ne sont pas aussi simples pour un 3e. Passer de un à deux, c'est difficile pour les parents, mais matérielement, ce n'est pas si mal. Un troisième enfant nécessite une nouvelle voiture (car dans la nôtre, il n'entre pas 3 sièges). Il faudrait repenser l'aménagement de la maison, car nous n'avons que 3 chambres, qui sont petites. Faire une chambre dans le sous-sol? Je veux bien, mais je trouve Tithom encore bien trop petit pour dormir au sous-sol.
Et puis quand on est enceinte et quand on a un bébé, on ne peut plus autant profiter du plus vieux. Même avec beaucoup de volonté, une grossesse et un bébé, ça prend de notre temps et de notre énergie. On ne peut pas toujours faire les mêmes sorties en famille. On doit faire des concessions qui parfois, privent un peu l'aîné.
C'est pourquoi je voudrais attendre un peu avant d'agrandir encore la famille. Quelques années, même. Idéalement, j'aimerais tomber enceinte quand Tithom entrera à l'école. Comme ça, je n'aurais que deux enfants à temps plein à la maison et j'aurais deux petits bonhommes plus autonomes et assez compréhensifs. Et peut-être même, plus personne aux couches.
Trois ans. C'est le temps qu'il reste avant que Tithom entre à l'école. C'est le temps qu'il me reste avec mon bonhomme presque tout le temps avec moi. Je veux en profiter. Je veux être toute là pour lui et son petit frère. Je veux jouer et chanter avec eux. Je veux faire des sorties, avoir de l'énergie, bouger. Je ne veux pas seulement être témoin parce qu'une autre grossesse m'épuise. Je veux y participer.
Trois ans. Ça semble beaucoup, quand je pense que c'est tout le temps que j'ai attendu pour avoir Tithom. Ces 3 années là furent longues et pénibles. Ça semblait une éternité par moment. L'infertile en moi me dit "mais tout à coup que c'est encore long? Es-tu prête à attendre 6 ans? Es-tu prête à avoir ton prochain enfant seulement à 37 ans?" Ça me fait peur, bien sûr. Ce n'est pas parce que j'ai été très chanceuse pour Tilou que ça se reproduira la prochaine fois. On ne sait jamais. Peut-être ne retomberai-je jamais enceinte aussi, personne ne peut prévoir. J'ose rester optimiste quand même. Ça ne m'a pas fait de tort dans le passé, après tout.
Donc oui, nous voulons un troisième enfant. Mais pas tout de suite.
La porte n'a jamais été fermée. J'ai toujours voulu plusieurs enfants et même si mon infertilité a ralenti mes plans, elle ne les a pas changés.
Quand je suis allée voir mon doc après mon accouchement, Hom tenait Tilou dans ses bras. Mon médecin lui a demandé si c'était le dernier. Hom lui avait répondu :c'est le plus récent, mais pas le dernier." Je sais donc que pour lui aussi, la porte n'est pas fermée.
Seulement... je ne suis pas du tout pressée, cette fois-ci. Je me souviens qu'après avoir accouché de Tithom, si ça n'avait été que de moi, je serais retombée enceinte sur le champs tellement j'avais hâte de revivre tout ça et d'avoir un deuxième trésor. J'en voulais un là, tout de suite, maintenant. Ça pressait! Le temps, même si je ne le voyais pas à ce moment là, a bien fait les choses. J'aime bien qu'il y ait deux ans entre les deux.
Oui, nous en voulons un troisième. Peut-être même un quatrième! Mais les choses ne sont pas aussi simples pour un 3e. Passer de un à deux, c'est difficile pour les parents, mais matérielement, ce n'est pas si mal. Un troisième enfant nécessite une nouvelle voiture (car dans la nôtre, il n'entre pas 3 sièges). Il faudrait repenser l'aménagement de la maison, car nous n'avons que 3 chambres, qui sont petites. Faire une chambre dans le sous-sol? Je veux bien, mais je trouve Tithom encore bien trop petit pour dormir au sous-sol.
Et puis quand on est enceinte et quand on a un bébé, on ne peut plus autant profiter du plus vieux. Même avec beaucoup de volonté, une grossesse et un bébé, ça prend de notre temps et de notre énergie. On ne peut pas toujours faire les mêmes sorties en famille. On doit faire des concessions qui parfois, privent un peu l'aîné.
C'est pourquoi je voudrais attendre un peu avant d'agrandir encore la famille. Quelques années, même. Idéalement, j'aimerais tomber enceinte quand Tithom entrera à l'école. Comme ça, je n'aurais que deux enfants à temps plein à la maison et j'aurais deux petits bonhommes plus autonomes et assez compréhensifs. Et peut-être même, plus personne aux couches.
Trois ans. C'est le temps qu'il reste avant que Tithom entre à l'école. C'est le temps qu'il me reste avec mon bonhomme presque tout le temps avec moi. Je veux en profiter. Je veux être toute là pour lui et son petit frère. Je veux jouer et chanter avec eux. Je veux faire des sorties, avoir de l'énergie, bouger. Je ne veux pas seulement être témoin parce qu'une autre grossesse m'épuise. Je veux y participer.
Trois ans. Ça semble beaucoup, quand je pense que c'est tout le temps que j'ai attendu pour avoir Tithom. Ces 3 années là furent longues et pénibles. Ça semblait une éternité par moment. L'infertile en moi me dit "mais tout à coup que c'est encore long? Es-tu prête à attendre 6 ans? Es-tu prête à avoir ton prochain enfant seulement à 37 ans?" Ça me fait peur, bien sûr. Ce n'est pas parce que j'ai été très chanceuse pour Tilou que ça se reproduira la prochaine fois. On ne sait jamais. Peut-être ne retomberai-je jamais enceinte aussi, personne ne peut prévoir. J'ose rester optimiste quand même. Ça ne m'a pas fait de tort dans le passé, après tout.
Donc oui, nous voulons un troisième enfant. Mais pas tout de suite.
6 octobre 2008
Nouvelle passion
Qu'est-ce que Kiwi peut bien fabriquer ces temps-ci pour ne pas avoir le temps de venir écrire au moins un billet par semaine?
Elle fabrique des Mei Tai!
Eh oui! Moi qui avais pris la décision d'arrêter de travailler, me revoilà avec une petite compagnie. Je ne suis pas seule cette fois, une amie de longue date m'accompagne.
Un beau projet qui nous emballe et nous passionne, mais qui prend beaucoup de mon temps. Sans compter la vie de famille, les activités avec les enfants, le bénévolat, le Défi allaitement qui approche... Faut croire que je n'aime pas m'ennuyer!
Ça a commencé il y a quelques semaines. Une copine m'a prêté son Mei Tai (fait par sa mère) pour que je m'en inspire. Ce genre de porte-bébé m'intéressait, mais je le trouvais trop cher en magasin (ça tourne toujours autour de 90$). J'ai donc décidé de m'en faire un moi-même. Le résultat m'a beaucoup surprise et surtout, je suis tombée en amour avec mon Mei Tai. Ainsi que plusieurs autres mamans aux haltes d'allaitement. J'ai donc pris des commandes et leur en ai fabriqué. L'idée a fait son chemin et me voilà partie en affaires avec une amie.
Je ne laisse pas tomber mon blogue, j'y suis bien trop attachée et j'ai encore plein de choses à raconter. Mais je tenais à expliquer la raison de mon absence. Ça devrait se replacer une fois que la base de la compagnie sera établie.
Elle fabrique des Mei Tai!
Eh oui! Moi qui avais pris la décision d'arrêter de travailler, me revoilà avec une petite compagnie. Je ne suis pas seule cette fois, une amie de longue date m'accompagne.
Un beau projet qui nous emballe et nous passionne, mais qui prend beaucoup de mon temps. Sans compter la vie de famille, les activités avec les enfants, le bénévolat, le Défi allaitement qui approche... Faut croire que je n'aime pas m'ennuyer!
Ça a commencé il y a quelques semaines. Une copine m'a prêté son Mei Tai (fait par sa mère) pour que je m'en inspire. Ce genre de porte-bébé m'intéressait, mais je le trouvais trop cher en magasin (ça tourne toujours autour de 90$). J'ai donc décidé de m'en faire un moi-même. Le résultat m'a beaucoup surprise et surtout, je suis tombée en amour avec mon Mei Tai. Ainsi que plusieurs autres mamans aux haltes d'allaitement. J'ai donc pris des commandes et leur en ai fabriqué. L'idée a fait son chemin et me voilà partie en affaires avec une amie.
Je ne laisse pas tomber mon blogue, j'y suis bien trop attachée et j'ai encore plein de choses à raconter. Mais je tenais à expliquer la raison de mon absence. Ça devrait se replacer une fois que la base de la compagnie sera établie.
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