Avant d'accoucher de Tilou, j'avais demandé autour de moi aux mamans de deux enfants (ou plus) de me dire la vérité. J'avais assez entendu d'histoires où tout s'était bien déroulé, où le plus vieux n'avait pas été jaloux, où la maman avait le temps de tout faire et où le deuxième s'était parfaitement intégré dans la routine déjà établie de la famille. J'en avais assez des histoires teintées de faux rose, je voulais la vérité.
Je l'ai eue et bizarrement, ça m'a fait du bien. On m'a dit que ce serait difficile, que je n'aurais pas de vie, que je ne verrais plus le temps passer, que ma maison serait en désordre. On m'a même dit que par moments, je me demanderais à quoi j'avais bien pu penser d'en vouloir un deuxième. Bien des mamans m'ont dit que leur premier avait été un bébé facile. Plusieurs ont même dit qu'elles auraient préféré que ce soit le deuxième qui soit aussi facile.
Et elles avaient raison. Ce n'est pas facile. Les journées semblent parfois très longues, mais passent bien souvent très rapidement sans qu'on ait l'impression d'avoir fait quoi que ce soit autre qu'essayer d'endormir un bébé pendant que le plus vieux crie maman! Maaaaaaman! Mamanmamanmamanmamamamamamaman!! J'ai souvent l'impression qu'il y en a toujours un des deux qui pleure ou m'appelle. Je dois souvent en laisser pleurer un pour m'occuper de l'autre. Je ne peux plus répondre à chaque petite demande en un temps trois mouvements. Mes enfants doivent apprendre la patience pendant que moi, je perds tranquillement la mienne.
Bien sûr, ça va en s'améliorant. Tilou n'est plus aussi demandant qu'au début et Tithom comprend mieux que lorsque j'allaite, je ne peux pas faire le cheval en même temps. Il est de plus en plus compréhensif et il m'aide même à faire certaines petites tâches.
Mais j'ai moi aussi trouvé que mon premier était bien plus facile.
Bon, d'accord, Tithom n'a pas eu de coliques et il demandait moins nos bras. Mais peut-être était-ce seulement parce qu'il avait déjà toute notre attention? Comme nous n'avions d'yeux que pour lui, il n'avait pas autant besoin de réclamer notre attention que Tilou maintenant. J'aimerais bien avoir 4 bras ou pouvoir me diviser en deux, mais c'est impossible. Ils doivent donc apprendre à partager leur maman.
Était-ce vraiment le bébé qui était plus facile? Je suis persuadée que le fait d'en avoir un seul aide beaucoup à le trouver facile. Déjà en partant, avoir deux enfants est moins facile qu'en avoir un seul.
Je me demande si au fond, les mamans avaient trouvé leur premier bébé facile plus parce que justement, c'était leur premier... et moins parce qu'il était réellement facile...
En tout cas, pour ma part, je sais qu'il y a un peu des deux. Et je suis bien contente d'avoir eu le facile en premier, car j'aurais probablement été beaucoup moins pressée d'en avoir un deuxième!
26 août 2008
12 août 2008
Quelle idée
Il y a des journées comme ça. Des journées où je ne peux m'empêcher d'applaudir mes idées géniales et mon sens accru de l'organisation. Vraiment. Il y a des journées où je me demande à quoi j'ai bien pu penser.
Ce matin, idée de génie. Je décide d'aller à la bibliothèque avec les enfants, parce que les livres de Tithom sont vachement en retard et que je suis tannée de lui lire la même histoire plate du petit chat qui conduit un train. Comme Hom travaille sur la route, je dois me débrouiller avec mes deux jambes. On prendra donc l'autobus. Une belle excursion en famille, Tithom sera content, lui qui aime tout ce qui a un moteur.
Tilou se réveille tard. Je l'allaite rapidement et le mets dans l'écharpe. Tithom ne veut pas descendre les escaliers. Il ne veut pas aller dans la poussette. Il lance son chapeau. Il me tape sur les nerfs. Bon, il est bien attaché, ça y est, on part.
Je marche jusqu'au terminus d'autobus sous le soleil brûlant d'août (d'où il sort celui-là?). J'ai chaud sous l'écharpe. Tilou est trop curieux et tourne sa tête dans tous les sens, rendant ma marche un peu plus sportive que je l'aurais voulu.
Arrivés au terminus, je me rends bien compte que nous avons manqué l'autobus. Super. Une belle demie heure à tourner en rond avec un petit bonhomme qui se tortille dans l'écharpe et un autre qui essaie de se lever dans sa poussette. J'achète une bouteille d'eau pour le distraire.
L'autobus arrive enfin. Tout se déroule bien. On débarque au bon arrêt (un miracle en soi, pour ceux qui me connaissent). On se rend à la bibliothèque, on paie notre retard (4,20$, faudrait vraiment se forcer, c'est pas sorcier rapporter ses livres à temps, merde) et on se dirige dans la section jeunesse. Tithom se lance dans les coussins avec un livre et je sors Tilou de l'écharpe. Ouf, un peu de repos.
Je regarde l'heure. On doit repartir, mais Tithom ne veut pas. J'essaie d'éviter une crise en lui donnant le droit de lire une dernière histoire. En sortant de la bibliothèque, il s'amuse avec la porte automatique. Pèse sur le piton, ferme la porte. Pèse sur le piton, ferme la porte. Il se sauve quand j'essaie de l'installer dans la poussette. Il bat des jambes, se tortille, trouve ça très comique. Moi, un peu moins.
Alors que je me dirige vers l'arrêt d'autobus, devinez ce que je vois? Eh oui. L'autobus qui me passe sous le nez. Essayez de courir avec un bébé dans l'écharpe, un grand bonhomme dans la poussette (qui pèse 20 livres de plus à cause des livres) et des gougounes.
On a donc attendu le prochain autobus à l'arrêt. Je sacre intérieurement.
Arrivé chez nous, Tithom était d'humeur massacrante puisqu'affamé et fatigué. Moi aussi.
Moi et mes idées de génie.
Ce matin, idée de génie. Je décide d'aller à la bibliothèque avec les enfants, parce que les livres de Tithom sont vachement en retard et que je suis tannée de lui lire la même histoire plate du petit chat qui conduit un train. Comme Hom travaille sur la route, je dois me débrouiller avec mes deux jambes. On prendra donc l'autobus. Une belle excursion en famille, Tithom sera content, lui qui aime tout ce qui a un moteur.
Tilou se réveille tard. Je l'allaite rapidement et le mets dans l'écharpe. Tithom ne veut pas descendre les escaliers. Il ne veut pas aller dans la poussette. Il lance son chapeau. Il me tape sur les nerfs. Bon, il est bien attaché, ça y est, on part.
Je marche jusqu'au terminus d'autobus sous le soleil brûlant d'août (d'où il sort celui-là?). J'ai chaud sous l'écharpe. Tilou est trop curieux et tourne sa tête dans tous les sens, rendant ma marche un peu plus sportive que je l'aurais voulu.
Arrivés au terminus, je me rends bien compte que nous avons manqué l'autobus. Super. Une belle demie heure à tourner en rond avec un petit bonhomme qui se tortille dans l'écharpe et un autre qui essaie de se lever dans sa poussette. J'achète une bouteille d'eau pour le distraire.
L'autobus arrive enfin. Tout se déroule bien. On débarque au bon arrêt (un miracle en soi, pour ceux qui me connaissent). On se rend à la bibliothèque, on paie notre retard (4,20$, faudrait vraiment se forcer, c'est pas sorcier rapporter ses livres à temps, merde) et on se dirige dans la section jeunesse. Tithom se lance dans les coussins avec un livre et je sors Tilou de l'écharpe. Ouf, un peu de repos.
Je regarde l'heure. On doit repartir, mais Tithom ne veut pas. J'essaie d'éviter une crise en lui donnant le droit de lire une dernière histoire. En sortant de la bibliothèque, il s'amuse avec la porte automatique. Pèse sur le piton, ferme la porte. Pèse sur le piton, ferme la porte. Il se sauve quand j'essaie de l'installer dans la poussette. Il bat des jambes, se tortille, trouve ça très comique. Moi, un peu moins.
Alors que je me dirige vers l'arrêt d'autobus, devinez ce que je vois? Eh oui. L'autobus qui me passe sous le nez. Essayez de courir avec un bébé dans l'écharpe, un grand bonhomme dans la poussette (qui pèse 20 livres de plus à cause des livres) et des gougounes.
On a donc attendu le prochain autobus à l'arrêt. Je sacre intérieurement.
Arrivé chez nous, Tithom était d'humeur massacrante puisqu'affamé et fatigué. Moi aussi.
Moi et mes idées de génie.
8 août 2008
La vie, l'amour, la mort
C'est beau la vie,
comme un nœud dans le bois
C'est bon la vie,
bue au creux de ta main
Fragile aussi,
même celle du roi
C'est dur la vie,
vous me comprenez bien.
C'est beau l'amour,
tu l'as écrit sur moi
C'est bon l'amour
quand tes mains le déploient
C'est lourd l'amour
accroché à nos reins
C'est court l'amour
et ça ne comprend rien.
C'est fou la mort,
plus méchant que le vent
C'est sourd la mort,
comme un mort sur un banc
C'est noir la mort
et ça passe en riant
C'est grand la mort,
c'est plein de vie dedans.

Texte de F é l i x L e c l e r c
Je n'avais que 11 ans quand notre grand troubadour est mort et pourtant, je me souviens encore que ça m'avait marquée. Je savais qui il était, je connaissais un peu de son oeuvre et je réalisais à quel point il était grand en mesurant la tristesse autour de moi. Mais je ne me serais jamais douté, du haut de mes 11 ans, que plusieurs années plus tard, il serait une inspiration pour un des plus beaux choix que j'aurais à faire dans ma vie.
Merci F é l i x.
comme un nœud dans le bois
C'est bon la vie,
bue au creux de ta main
Fragile aussi,
même celle du roi
C'est dur la vie,
vous me comprenez bien.
C'est beau l'amour,
tu l'as écrit sur moi
C'est bon l'amour
quand tes mains le déploient
C'est lourd l'amour
accroché à nos reins
C'est court l'amour
et ça ne comprend rien.
C'est fou la mort,
plus méchant que le vent
C'est sourd la mort,
comme un mort sur un banc
C'est noir la mort
et ça passe en riant
C'est grand la mort,
c'est plein de vie dedans.

Texte de F é l i x L e c l e r c
Je n'avais que 11 ans quand notre grand troubadour est mort et pourtant, je me souviens encore que ça m'avait marquée. Je savais qui il était, je connaissais un peu de son oeuvre et je réalisais à quel point il était grand en mesurant la tristesse autour de moi. Mais je ne me serais jamais douté, du haut de mes 11 ans, que plusieurs années plus tard, il serait une inspiration pour un des plus beaux choix que j'aurais à faire dans ma vie.
Merci F é l i x.
6 août 2008
Croire ou ne pas croire
Quand Tithom est né, j'avais lu un livre sur les coliques, parce qu'on me l'avait suggéré. En lisant ce livre, je me suis apperçue que je ne savais pas vraiment ce qu'étaient les coliques (en gros: un bébé de plus de 3 semaines qui pleure un minimum de 3 heures d'affilée, habituellement le soir, au moins 3 soirs par semaine, pendant au moins 3 semaines). Je me suis alors dit que finalement, il ne devait pas y avoir tant de bébé à coliques qu'on pouvait le croire. À lire les mamans, je me suis même mise à penser que les coliques, ça n'existait peut-être même pas. Après tout, un bébé, ça pleure, c'est normal. Le soir, ils sont plus fatigués. Quand on les porte, ils arrêtent. Et quand ça ne dure qu'une semaine ou deux, ça devait simplement être autre chose.
Je ne croyais pas aux coliques. Je croyais que trop de mamans apposaient cette étiquette alors qu'au fond, c'était autre chose que des coliques.
Tithom n'a jamais fait de coliques. Il a eu une période plus difficile vers 3 mois, qui a duré peut-être une semaine ou deux. Je n'ai jamais appelé ça des coliques. Mon jugement est resté.
Aujourd'hui, je crois aux coliques. Oh oui, j'y crois. Je reste convaincue que bien des mamans prennent, à tort, des pleurs normaux ou un malaise passager pour des coliques, mais je sais maintenant qu'un bébé qui est inconsolable de 20h à 23h à tous les soirs pendant 3 mois, ça existe. Un d'eux s'appelle Tilou.
On dit que chaque bébé est différent. C'est vrai. Et qu'on n'a jamais fini d'apprendre. C'est vrai aussi.
Ce qui m'amène à une autre chose à laquelle je ne crois pas. L'expliquer de long en large serait ennuyeux, mais venant d'une famille de scientifiques et de gens pour qui les faits, la logique et les chiffres parlent beaucoup, c'est tout simplement normal que je n'y crois pas. Je parle ici de l'homéopathie. Ne me lancez-moi pas de tomates, ne me racontez surtout pas l'histoire de votre bébé/cousin/voisin/cheval pour qui ça a fonctionné, je ne veux plus les entendre. Je suis ouverte d'esprit, je remets souvent mes convictions en doute, je suis convaincue qu'il existe des produits naturels qui ont des vertues, que la médecine n'a pas réponse à tout, que les médicaments ne sont pas toujours nécessaires, je crois à l'acuponcture, mais l'homéopathie, non, vraiment, j'y crois pas. Je ne veux pas de débat, je n'y crois pas, point.
Je ne compte pas le nombre de fois où je me suis faite proposer d'essayer l'homéopathie pour "soigner" les coliques de Tilou. Je n'ai plus l'énergie pour débattre tout le temps, alors la majorité du temps, je souriais en disant merci.
Le lien entre tout ça? C'est une cousine de Hom qui me l'a offerte sur un plateau d'argent. Elle m'a raconté que son fils aussi avait fait des coliques. Ça avait été l'enfer. Une grosse semaine intense.
Pardon?
Une semaine?
C'est pas des coliques, ça. C'est pas moi qui l'invente, là. Ce ne sont pas des coliques. Ce qui me pousse à me questionner... Et si les gens pour qui l'homéopathie avait bien fonctionné pour arrêter les coliques faisaient partie de ceux dont les bébés ne faisaient pas vraiment des coliques? Et si les bébés avaient arrêté par eux-mêmes les supposées coliques après une semaine? Comment prouver que c'était vraiment les petites granules? Pas moyen de savoir, bien sûr, car rien n'est quantifiable et vérifiable. C'est le plus gros problème de l'homéopathie d'ailleurs: impossible de quantifier pour réellement prouver que ça n'aurait pas donné le même résultat si on n'avait rien donné ou seulement donné de l'eau. L'effet placebo. Les études sont nombreuses pour dénoncer l'homéopathie. Pas une seule n'existe pour prouver hors de tout doute son efficacité. Pas une.
Qu'on me dise que j'ai enduré 3 mois de pleurs pour rien, que ça aurait pu se terminer rapidement si j'avais dépensé pour des petites billes supposément miraculeuses, ça me fait grincer des dents. Bien sûr, ma façon de voir les choses se fait aussi à l'inverse: peut-être Tilou aurait-il arrêté si je lui en avais donné. On ne le saura jamais. Quoi que, permettez-moi d'en douter fortement.
Tilou n'a jamais aimé être déposé. Il voulait être dans les bras ou l'écharpe, il voulait que ça bouge, que ce soit chaud et plein d'amour, à toutes heures du jour et de la nuit (il dormait dans nos bras). De plus, Tilou a le bedon sensible. J'ai remarqué une différence dans son comportement quand je mangeais épicé, trop assaisonné d'ail ou si je consommais de la caféine. Il régurgitait beaucoup, se tortillait, était de moins bonne humeur. Quand j'ai coupé tout ça, son comportement a changé. Quand j'ai changé ma façon de l'allaiter (un seul sein par boire), il a changé aussi.
Aujourd'hui, les coliques sont derrière nous. Tilou est un tout autre bébé. Hyper souriant, toujours de bonne humeur, il ne pleure pratiquement jamais et s'endort facilement. Et il ne passe plus autant de temps dans nos bras (quoi qu'il déteste toujours la poussette).
Est-ce que l'homéopathie aurait vraiment changé mon bébé autant que le temps et nos attentions? Non, vraiment, je n'y crois pas. Je ne crois même pas que ça aurait fait une différence. C'était dans sa personnalité, dans son bedon et seul vieillir pouvait le "guérir".
Chaque maman a sa façon de faire et je sais qu'une n'est pas meilleure qu'une autre, seulement adaptée à chaque bébé. Ma façon de faire: écouter mon bébé et croire en la vertue du temps.
Je ne croyais pas aux coliques. Je croyais que trop de mamans apposaient cette étiquette alors qu'au fond, c'était autre chose que des coliques.
Tithom n'a jamais fait de coliques. Il a eu une période plus difficile vers 3 mois, qui a duré peut-être une semaine ou deux. Je n'ai jamais appelé ça des coliques. Mon jugement est resté.
Aujourd'hui, je crois aux coliques. Oh oui, j'y crois. Je reste convaincue que bien des mamans prennent, à tort, des pleurs normaux ou un malaise passager pour des coliques, mais je sais maintenant qu'un bébé qui est inconsolable de 20h à 23h à tous les soirs pendant 3 mois, ça existe. Un d'eux s'appelle Tilou.
On dit que chaque bébé est différent. C'est vrai. Et qu'on n'a jamais fini d'apprendre. C'est vrai aussi.
Ce qui m'amène à une autre chose à laquelle je ne crois pas. L'expliquer de long en large serait ennuyeux, mais venant d'une famille de scientifiques et de gens pour qui les faits, la logique et les chiffres parlent beaucoup, c'est tout simplement normal que je n'y crois pas. Je parle ici de l'homéopathie. Ne me lancez-moi pas de tomates, ne me racontez surtout pas l'histoire de votre bébé/cousin/voisin/cheval pour qui ça a fonctionné, je ne veux plus les entendre. Je suis ouverte d'esprit, je remets souvent mes convictions en doute, je suis convaincue qu'il existe des produits naturels qui ont des vertues, que la médecine n'a pas réponse à tout, que les médicaments ne sont pas toujours nécessaires, je crois à l'acuponcture, mais l'homéopathie, non, vraiment, j'y crois pas. Je ne veux pas de débat, je n'y crois pas, point.
Je ne compte pas le nombre de fois où je me suis faite proposer d'essayer l'homéopathie pour "soigner" les coliques de Tilou. Je n'ai plus l'énergie pour débattre tout le temps, alors la majorité du temps, je souriais en disant merci.
Le lien entre tout ça? C'est une cousine de Hom qui me l'a offerte sur un plateau d'argent. Elle m'a raconté que son fils aussi avait fait des coliques. Ça avait été l'enfer. Une grosse semaine intense.
Pardon?
Une semaine?
C'est pas des coliques, ça. C'est pas moi qui l'invente, là. Ce ne sont pas des coliques. Ce qui me pousse à me questionner... Et si les gens pour qui l'homéopathie avait bien fonctionné pour arrêter les coliques faisaient partie de ceux dont les bébés ne faisaient pas vraiment des coliques? Et si les bébés avaient arrêté par eux-mêmes les supposées coliques après une semaine? Comment prouver que c'était vraiment les petites granules? Pas moyen de savoir, bien sûr, car rien n'est quantifiable et vérifiable. C'est le plus gros problème de l'homéopathie d'ailleurs: impossible de quantifier pour réellement prouver que ça n'aurait pas donné le même résultat si on n'avait rien donné ou seulement donné de l'eau. L'effet placebo. Les études sont nombreuses pour dénoncer l'homéopathie. Pas une seule n'existe pour prouver hors de tout doute son efficacité. Pas une.
Qu'on me dise que j'ai enduré 3 mois de pleurs pour rien, que ça aurait pu se terminer rapidement si j'avais dépensé pour des petites billes supposément miraculeuses, ça me fait grincer des dents. Bien sûr, ma façon de voir les choses se fait aussi à l'inverse: peut-être Tilou aurait-il arrêté si je lui en avais donné. On ne le saura jamais. Quoi que, permettez-moi d'en douter fortement.
Tilou n'a jamais aimé être déposé. Il voulait être dans les bras ou l'écharpe, il voulait que ça bouge, que ce soit chaud et plein d'amour, à toutes heures du jour et de la nuit (il dormait dans nos bras). De plus, Tilou a le bedon sensible. J'ai remarqué une différence dans son comportement quand je mangeais épicé, trop assaisonné d'ail ou si je consommais de la caféine. Il régurgitait beaucoup, se tortillait, était de moins bonne humeur. Quand j'ai coupé tout ça, son comportement a changé. Quand j'ai changé ma façon de l'allaiter (un seul sein par boire), il a changé aussi.
Aujourd'hui, les coliques sont derrière nous. Tilou est un tout autre bébé. Hyper souriant, toujours de bonne humeur, il ne pleure pratiquement jamais et s'endort facilement. Et il ne passe plus autant de temps dans nos bras (quoi qu'il déteste toujours la poussette).
Est-ce que l'homéopathie aurait vraiment changé mon bébé autant que le temps et nos attentions? Non, vraiment, je n'y crois pas. Je ne crois même pas que ça aurait fait une différence. C'était dans sa personnalité, dans son bedon et seul vieillir pouvait le "guérir".
Chaque maman a sa façon de faire et je sais qu'une n'est pas meilleure qu'une autre, seulement adaptée à chaque bébé. Ma façon de faire: écouter mon bébé et croire en la vertue du temps.
4 août 2008
Retour, reposée
Nous étions dans la voiture, en route pour le chalet de ma mère, dans Lanaudière. Les deux petits dormaient dans leurs sièges d'auto, la radio jouait une de mes chansons préférées et je sirottais mon déca en regardant les arbres défiler par ma fenêtre. C'était ça, pour moi, de vraies vacances. Le temps en suspens, le stress évacué, le silence, même si temporaire.
Aujourd'hui, la réalité me frappe de plein fouet. Ou plutôt devrais-je dire, le retour à la réalité. Après 4 semaines à la maison, Hom est retourné travailler ce matin, après être allé reconduire Tithom à la garderie. Je me retrouve seule avec mon Tilou pour la première fois depuis un mois. La routine se réinstallera, le temps continuera à me manquer, mais pour différentes raisons maintenant.
Je ne suis pas fâchée que les vacances soient terminées. Un mois, c'est parfait. Assez long pour ne pas qu'on se dise, dès le retour au travail "ça a passé trop vite, j'en aurais pris un autre mois." Assez long pour bien en profiter et ne pas être trop déçu s'il pleut (paraît qu'il a plu 13 jours sur 15, dernièrement?). Assez long pour faire tout plein d'activités et quand même réussir à passer des journées à ne rien faire, à la maison, en famille.
Résumé rapide: nous avons passé 3 jours au chalet de mes beaux-parents, nous sommes allés au zoo de Granby et à l'Exporail, nous sommes retournés 2 jours au chalet des beaux-parents, nous avons fait deux randonnées et pic-nics au parc des Îles de Boucherville, nous sommes allés 2 jours au chalet de ma mère et nous avons revisité le Biodôme. De plus, nous avons reçu des couples d'amis, nous avons réussi à rayer plsuieurs trucs sur notre liste de choses à faire, nous avons regardé des films, mangé du resto, magasiné, lu, dormi et joué. Nous en avons profité.
Malgré tout, je trouve ça frappant, aujourd'hui. La maison silencieuse, les jouets bien rangés, la vaisselle lavée, un tête-à-tête avec mon Tilou qui me sourit à pleine dent (il en a une, le coquin!). J'apprécie plus ces moments maintenant, après avoir passé un mois dans la frénésie des vacances et le désordre que des journées bien remplies et une maison toujours occupée procurent. Je suis reposée, ressourcée et d'attaque. J'ai enfin récupéré.
Voyons combien de temps ça durera...
Aujourd'hui, la réalité me frappe de plein fouet. Ou plutôt devrais-je dire, le retour à la réalité. Après 4 semaines à la maison, Hom est retourné travailler ce matin, après être allé reconduire Tithom à la garderie. Je me retrouve seule avec mon Tilou pour la première fois depuis un mois. La routine se réinstallera, le temps continuera à me manquer, mais pour différentes raisons maintenant.
Je ne suis pas fâchée que les vacances soient terminées. Un mois, c'est parfait. Assez long pour ne pas qu'on se dise, dès le retour au travail "ça a passé trop vite, j'en aurais pris un autre mois." Assez long pour bien en profiter et ne pas être trop déçu s'il pleut (paraît qu'il a plu 13 jours sur 15, dernièrement?). Assez long pour faire tout plein d'activités et quand même réussir à passer des journées à ne rien faire, à la maison, en famille.
Résumé rapide: nous avons passé 3 jours au chalet de mes beaux-parents, nous sommes allés au zoo de Granby et à l'Exporail, nous sommes retournés 2 jours au chalet des beaux-parents, nous avons fait deux randonnées et pic-nics au parc des Îles de Boucherville, nous sommes allés 2 jours au chalet de ma mère et nous avons revisité le Biodôme. De plus, nous avons reçu des couples d'amis, nous avons réussi à rayer plsuieurs trucs sur notre liste de choses à faire, nous avons regardé des films, mangé du resto, magasiné, lu, dormi et joué. Nous en avons profité.
Malgré tout, je trouve ça frappant, aujourd'hui. La maison silencieuse, les jouets bien rangés, la vaisselle lavée, un tête-à-tête avec mon Tilou qui me sourit à pleine dent (il en a une, le coquin!). J'apprécie plus ces moments maintenant, après avoir passé un mois dans la frénésie des vacances et le désordre que des journées bien remplies et une maison toujours occupée procurent. Je suis reposée, ressourcée et d'attaque. J'ai enfin récupéré.
Voyons combien de temps ça durera...
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