31 décembre 2007

La dernière

Elle est arrivée, la dernière journée de l'année. Une année bien remplie, avec beaucoup plus de beaux moments que de moins beaux. Pas de bilan ni de résumé, seulement un petit mot pour souhaiter à tous ceux et celles qui passent par ici une bonne et heureuse année 2008. Que tous vos rêves se réalisent, même ceux dont vous ignorez l'existence.

28 décembre 2007

23 mois

Ça y est. Le décompte est amorcé. Dans un mois, tu auras deux ans. Dans un mois, tu seras officiellement un gamin. Plus de bébé Tithom. D'autant plus que dans le dernier mois, tu as tellement changé! Tu as définitivement vieilli et pris de l'assurance. Ton vocabulaire est maintenant constitué de plus de 75 mots. Tu comptes même jusqu'à deux! Tu communiques bien tes idées, tes besoins et tes envies. Tu fais quelques petites phrases. Tu répètes énormément, tu observes et enregistres à une vitesse qui m'impressionnera toujours.

Dans le dernier mois, tu as passé une grosse étape : tu as commencé la garderie. Tout se passe à merveille, tu t'y es adapté en un rien de temps. J'ai redécouvert ce que c'était d'avoir un peu de temps libre et ça nous fait du bien à tous les deux.

Tu as aussi eu un rhume et une conjonctivite et fait une indigestion le matin d'un party de Noël. Tes trois dernières dents sont finalement sorties, tu les as donc toutes. Nous sommes allés magasiner souvent. Tu as vu le Père-Noël à plusieurs reprises, mais seulement celui du centre d'achats ne t'a pas fait pleurer. Ton papa est parti en voyage d'affaires et pour la première fois, j'ai vu que tu remarquais vraiment son absence.

Le dernier mois a été rempli de décorations, de lumières, de sapins et de cadeaux. C'était ton deuxième Noël, mais le premier où tu participais vraiment. Tu as été patient malgré les nombreux partys. Tu as par contre commencé à avoir peur de l'inconnu : en entrant dans une maison que tu ne connais pas, tu es sur la défensive et tu prends un peu de temps à t'aclimater.

Tu fais tellement de trucs mignons que j'en oublie. J'aimerais prendre une photographie dans ma tête de chacun de ces petits instants pour ne jamais les oublier. J'aimerais toujours me rappeler de ton sourire quand nous allons te chercher à la garderie, de ton petit air taquin quand tu te caches dans l'armoire de la salle de bains en disant "tataye!", de ton rire sonore quand papa joue à cache-cache avec toi, du "oh oh oh" que tu fais quand on parle de Noël, de tes bras levés vers moi le matin, de ta concentration quand tu joues avec de la pâte à modeler (tatine!), de ton plaisir évident quand tu joues du tambour (papoum!), de tes becs mouillés, de tous tes petits gestes de gamin qui me font craquer. Je sais que tu en feras toujours des nouveaux, mais chacun d'eux est comme un petit diamant que je trouve dans le sable. Je les garde tous précieusement.

Tu as 23 mois déjà, mon crapaud. Presque deux ans que je suis ta maman, que tu es dans nos vies. Je t'aime encore plus à chaque jour qui passe. Bon 23 mois mon amour. Bon dernier mois avant tes deux ans.

21 décembre 2007

Et les cadeaux?

Pour bien des gens, Noël est devenu une torture financière. Ils se sentent obligés de donner des cadeaux parce que les gens leur en donnent et ils restent pris dans l'engrenage de la surconsommation alors que leurs cartes de crédit (ou débit) crient famine.

Je ne me suis jamais sentie obligée de faire des cadeaux. Les gens de ma famille ont toujours su que si nous étions serrés, nous ferions de petits cadeaux ou même pas de cadeau du tout. Ça n'a jamais causé de dispute. Chacun y allait selon son budget et personne ne comptait combien il avait donné vs combien il avait reçu.

J'ai toujours aimé donner des cadeaux, selon ma capacité ficnancière du moment. Et, je l'avoue, j'aime aussi recevoir des cadeaux. Non mais, tout le monde s'empresse de dire "ah moi, je préfère donner que recevoir!" Je sais que bien des gens préfèrent réellement donner que recevoir (ça m'arrive souvent), mais je ne connais personne qui n'aime pas du tout recevoir. Qu'on arrête de faire semblant juste pour bien paraître. C'est pas mal, d'aimer se faire gâter de temps en temps. Ça fait du bien, de recevoir un petit quelque chose choisi juste pour nous. Ce n'est pas parce qu'on aime recevoir un cadeau de temps en temps qu'on ne sait plus l'apprécier.

Là où je vois un problème, c'est quand on s'attend à recevoir. Qui dit attentes, dit souvent déception ensuite.

S'attendre à recevoir, c'est comme supposer que les autres ne sont là que pour nous faire plaisir. C'est ne plus reconnaître le geste derrière le cadeau, c'est mettre une obligation sur ce qui devrait être un plaisir volontaire.

J'aime recevoir (comme tout le monde! Arrêtez de vous cacher!), mais je ne serai jamais déçue de ne rien recevoir. On peut souligner son attention, son amour, de tant d'autres façons que par une bébelle emballée.

Quand nous étions enfants, nous recevions beaucoup de cadeaux. Nous étions chanceux de n'être que 5 enfants dans toute la famille, ce qui concentrait les cadeaux sur nous. Mais, nous avons toujours remercié nos parents et grands-parents avec sincérité. Nous avons toujours apprécié chaque présent, chaque attention. Jamais nous n'avons fait de crise parce que nous n'avions pas reçu la-super-poupée-qui-fait-pipi-en-clignant-d'un-oeil de l'année (ou le super-avion-qui-se-transforme-en-calculette-scientifique pour mes frères). Nous ne comptions pas la valeur, ni la quantité des cadeaux. Et si une année, mes parents avaient moins de moyens, jamais il ne nous est passé par l'esprit de leur faire remarquer ni même d'être décus. Nous n'avions pas d'attente, car on nous avait élevés comme ça.

Et c'est là où je veux en venir. Je n'ai rien, absolument rien, contre le fait de donner plusieurs des cadeaux à un enfant. Lancez-moi des tomates si vous voulez, mais je crois que le problème, chez les enfants qui n'apprécient pas et qui passent au cadeau suivant sans avoir terminé de déballer le premier ne réside pas dans la quantité ni dans la valeur de ses cadeaux, mais dans son éducation. Eh oui, jetons encore le blâme sur les parents... mais comment se fait-il que certains enfants super gâtés sachent apprécier alors que d'autres qui ne reçoivent qu'un seul cadeau soient radins?

Le problème, ce sont les attentes. Et ces attentes, elles doivent venir de quelque part, non...? Si un enfant croit qu'on lui DOIT quelque chose, ce n'est peut-être pas pour rien... Ce n'est sûrement pas le Père-Noël qui lui a fait des promesses...

17 décembre 2007

Le Père-Noël

Je me suis beaucoup questionnée sur le Père-Noël ces derniers temps. Pas sur son existence (car tout le monde sait qu'il existe, pas vrai?), mais sur la place qu'on lui donnerait dans notre maison. J'avais un prof au secondaire qui détestait le Père-Noël. Que dis-je, il menait une guerre contre le gros barbu jovial. Son discours était très divertissant pour l'ado simili rebelle que j'étais, mais ça m'a quand même marquée. Après toutes ses années, le doute qu'il a semé est encore là.

Pourquoi fait-on croire aux enfants qu'un gros bonhomme habillé de rouge existe alors qu'on sait très bien que ce n'est pas vrai? Pourquoi raconte-t-on des mensonges de façon volontaire aux enfants?

J'aime bien l'esprit des fêtes, la joie, cette période de l'année où on oublie un peu nos différends pour se bourrer la face en famille. J'aime même l'idée derrière le Père-Noël, ce qu'il apporte (outre les cadeaux), ce qu'il représente: que tous les enfants du monde sont égaux et méritent une petite attention. J'aime les valeurs du Père-Noël. Mais de mentir en plein visage à mon fils? J'hésite...

Ce qui complique les choses, ce sont nos trop nombreux partys de Noël. Mes parents étant divorcés, on part déjà avec deux partys. Ajoutons à ça celui avec les parents de Hom et un autre avec toute sa famille étandue... ça en fait, des Père-Noël. Noël est dans une semaine et Tithom a déjà vu le Père-Noël deux fois. Comment lui faire croire que c'est le même à chaque fois et surtout, que c'est lui qui s'occupe de tous ses cadeaux (en prenant soin de tout faire charger sur nos cartes de crédit, quand même)? Comment adapter le mythe à nos vies modernes remplies d'obligations et de partys à n'en plus finir?

Ma mère avait la solution. Quand nous étions petits, elle nous disait que le Père-Noël ne nous donnait qu'un seul cadeau et que les autres venaient des parents. Je ne me souviens pas avoir été traumatisée quand j'ai découvert que le Père-Noël n'existait pas (ainsi que la Fée des dents et le Lapin de Pâques). Je ne me souviens pas non-plus en avoir voulu à mes parents de m'avoir menti. Avaient-ils vraiment menti ou avaient-ils pris la peine de perpétuer une belle histoire, fondée sur de belles valeurs?

Ce que je veux, pour Tithom, c'est qu'il sache que Noël, ce n'est pas seulement des cadeaux, loin de là. Noël, c'est la célébration de la neige (ahah!), c'est le partage, l'entraide, la joie, les becs en pincette, le rhume, la bouffe, les rigodons, les fou-rires en famille, les cousins et cousines qu'on ne voit qu'une fois par année, les vacances, la Guerre des Tuques, les biscuits avec des cristaux de sucre rouges et verts, le chocolat chaud, les joues rouges et, en plus de tout ça, en arrière-plan, le Père-Noël qui apporte joie et paix à tous les enfants de la Terre.

C'est ça Noël: compliquer pour rien des choses qui devraient être si simples.

12 décembre 2007

Le chat est parti, les souris toussent

Hom est en formation depuis trois jours au New Hampshire. Vous me voyez venir? Bien sûr, Tithom a le rhume et moi aussi. C'est immanquable. J'ai même décidé que tant qu'à me torturer, aussi bien me taper une indigestion et deux nuits d'insomnie en plus de la gorge qui brûle et du nez qui coule. Non mais, faut pas faire les choses à moitié...

Entre un Tithom qui morve et ne veut pas dormir et mon estomac qui ne se gêne pas pour me rappeler qu'il est mécontent, je trouve le temps long. Mis à part les maux physiques, je dois dire que Tithom est quand même gentil et ne me demande pas trop souvent où est papa (quoi que mon coeur se fende à chaque fois qu'il répond lui-même à sa question en disant tatiiii d'un air triste).

Je commençais presque à avoir hâte que Hom parte dimanche. Il m'énerve tellement quand il a le rhume, le pauvre! Je sais que c'est hors de son contrôle, mais l'entendre à tout bout de champs tousser, renifler, se moucher, geindre, ronfler, soupirer... c'était rendu insuportable. Mais quelques heures après son départ, tous ses bruits irritants me manquaient déjà.

Même si je suis habituée de passer mes journées avec Tithom, on dirait que le fait de savoir qu'Hom serait là avec nous quelques heures plus tard rendait les journées plus légères. Je savais que, peu importe à quel point la journée pouvait mal aller, ça finirait bientôt, quand Hom entrerait du travail. Là, c'est comme si je vivais une grosse journées de 96 heures entre-coupée de quelques siestes. Je commence à avoir hâte qu'elle finisse... même si je sais qu'elle ne sera pas suivie d'une nuit de sommeil de 21 heures.... Ah, ce serait bien trop beau...

7 décembre 2007

La troisième

Hier, 6 décembre, trois ans depuis ma fausse-couche. Il s'en est passé bien des choses, en trois ans. Il y a trois ans, j'attendais la mauvaise nouvelle dans la salle d'attente, essayant de ne pas penser au flot de sang qui éliminait le petit bout de vie qui s'était accroché en moi. Si quelqu'un m'avait dit à ce moment-là que 3 ans plus tard, je serais non seulement enceinte, mais de mon deuxième garçon, je l'aurais sûrement envoyé promener.

Il y a deux ans, j'avais Tithom dans mon ventre, à quelques semaines de naître.
Il y a un an, nous préparions notre premier Noël en famille.
Cette année, Tithom découvrait pour la première fois ses pantoufles remplies de surprises pour la St-Nicolas. Je passais mon test de diabète à l'hôpital et nous avons ensuite pu voir à nouveau ce deuxième fils qui grandit en moi.

Comme j'étais déçue de mon écho morphologique et des deux photos ordinaires qu'on m'avait données, je m'étais dit que je pouvais toujours passer une écho 3D, comme pour Tithom. La semaine dernière, je me suis finalement décidée et c'est par pur hasard que cette écho est tombée le jour même du 3e anniversaire de ma fausse-couche.

Et cette fois-ci, je n'ai pas été déçue. Même si Tipépin n'était pas placé de façon optimale (il nous tournait souvent le dos), nous avons pu le voir gigotter (et pour bouger, il a tellement bougé qu'on avait de la difficulté à prendre des photos), faire de la gymnastique (il passait le plus clair de son temps avec la tête entre les deux pieds), boire du liquide, lever son doigt (l'index, il est poli). Nous avons pu admirer son visage, même si ça ne dit pas vraiment de quoi il aura l'air à la naissance, ça m'aide beaucoup à visualiser ce petit bout d'homme qui grandit en moi et qui semble encore aujourd'hui si abstrait malgré les nombreux coups de pieds. D'ailleurs, j'ai pu avoir une explication aux coups que je recevais et aux bosses que je sentais. Bébé est la plupart du temps en transverse, le visage contre mon dos. Il se couche sur le ventre, les genoux pliés sous lui, les fesses dans les airs. Pareil comme son grand frère dans son lit! La grosse bosse dure que j'ai souvent à droite de mon nombril, ce sont ses fesses! Et je n'ai pas mal aux côtes pour rien, c'est là qu'il pratique son soccer.

Une belle expérience, une belle façon de me permettre d'y croire un peu plus. Je pourrais dire qu'il ressemble déjà à son frère, mais je trouve que pas mal toutes les échos finissent par se ressembler un peu. Mais bon, au moins je sais, photo 3D à l'appui, que c'est bel et bien un petit gars.

Mon petit gars.

4 décembre 2007

La garderie (suite)

C'est avec le coeur gros que j'ai habillé mon bonhomme hier matin, dans le but de l'amener à sa première journée de garderie. J'avais écrit son nom sur tous ses vêtements, bross à dents et gobelet. J'avais préparé le sac de choses à apporter, qui me donnait l'impression qu'il partait une semaine. Arrivés là-bas, Tithom a été accueilli par ses amis et les éducatrices de façon chaleureuse. Puis, sans se retourner, il est parti jouer. Hom et moi sommes restés plantés là, à regarder notre bébé devenir soudainement très indépendant. Un bisou, un au revoir et je me retrouve assise dans la voiture, les yeux pleins d'eau. J'avais déjà l'impression qu'il me manquait quelque chose, mais en même temps, j'étais très fière de mon garçon.

À la maison, je me tenais debout dans la cuisine à regarder autour de moi, cherchant quelque chose à faire. Ne vous y méprenez pas, j'ai des tonnes de trucs sur ma liste "à faire", mais à ce moment-là, je ne savais par où commencer ni comment agir sans mon Tithom près de moi. C'était grand, silencieux, tranquille. J'ai mis de la musique un peu plus fort qu'à l'habitude, ai essuyé mes larmes et ai fait du ménage sans avoir à tour refaire 30 secondes plus tard. Pas que Tithom me dérange habituellement, mais disons que ça prend toujours plus de temps faire une simple tâche lorsqu'il est avec moi.

J'ai ensuite travaillé, car après tout, c'est surtout pour ça que nous avons décidé d'envoyer Tithom à la garderie. J'ai travaillé sans me sentir coupable, sans me dire que je devais me dépêcher, au cas où Tithom se réveillerait dans 5 minutes.

J'ai téléphoné à la garderie vers 11h, pour savoir comment se passaient les choses. On m'a assurée que tout allait très bien et que je pouvais laisser Tithom pour l'après-midi. Mon coeur de mère-poule était soulagé, j'ai décidé d'y aller pour le test de la journée complète. Hom est venu me chercher à midi et nous sommes allés dîner en amoureux. Puis, retour au travail pour tout l'après-midi.

Une journée bien remplie, productive et tranquille. Vers 16h, nous sommes allés chercher notre fils, anxieux de savoir comment le repas et le dodo s'étaient déroulés. Encore une fois, on m'a assurée que tout s'était très bien déroulé. Il avait une étoile dans son cahier et c'était inscrit qu'il avait très bien mangé. Il a fait un petit dodo, comme un grand. Quand il a entendu la voix de son papa, ses oreilles se sont dressées comme des antennes. Il m'a alors apperçue et est venu vers moi. Il a sauté dans les bras de son père, qui a tout fait pour ne pas pleurer de joie.

Sommes toutes, une bonne première journée. Je sais que ce n'est que le début, que c'est encore tout nouveau et que ça ne garantit rient, mais ça me soulage quand même. La glace est brisée, sans trop avoir fait d'éclats.

1 décembre 2007

La garderie

Il y a deux semaines, j'ai mis le pied dans la première garderie sur ma liste à visiter. J'avais eu la brillante idée d'y aller sans la poussette. Après tout, nous n'avions que deux coins de rue à marcher pour nous rendre à l'arrêt d'autobus. Dans la slush et sous la pluie verglaçante. Vraiment, j'avais laissé mon cerveau sur l'oreiller ce matin-là. Tithom ne voulait pas avancer, il était bien trop intrigué par ses nouvelles bottes et la substance bizarre sous ses pieds. Il faisait froid, nous étions trempés, j'avais mal au dos à force de traîner mon bambin de 32 livres dans mes bras, de peur de manquer l'autobus. Et bien sûr, pour faire exprès, au moment de descendre de l'autobus, j'ai manqué mon arrêt et nous avons dû marcher très longtemps pour finalement arriver à la garderie, trempés, échevellés et bougonneux. Belle première impression.

Aussitôt passés le seuil, Tithom s'est lancé vers la pièce où se trouvaient les amis de son âge. Sans se retourner, sans même me faire un petit bye bye. J'ai donc pu discuter calmement avec la responsable. J'ai posé des tonnes de questions, ai fait le tour de la garderie (qui n'est pas un CPE, mais une garderie privée avec 5 groupes d'âges différents), ai été séduite. J'essayais de penser à tout, d'obtenir le plus d'informations possibles. Tout me semblait bien. Je voyais mon fils jouer avec les amis et l'éducatrice et je ne sentais pas mon coeur se déchirer. J'étais en paix avec notre décision.

Lorsque ce fut le temps de partir, j'ai même eu droit à une mini-crise parce que Tithom ne voulait pas partir. Il me donnait son approbation, à sa façon.

Retour à la maison dans la slush et le vent froid. C'était le seul désavantage que je voyais: le transport. Mais comme c'était la première place que je visitais, j'étais sceptique. Peut-être étais-je enchantée pour rien? Peut-être que c'était comme ça partout? Je n'avais pas tellement de référence... J'ai donc tout décrit à Hom qui n'avait pu y être et j'ai lu les documents fournis par la responsable, gardant en tête que j'avais d'autres garderies à visiter.

La deuxième garderie visitée s'est avérée être l'autre extrême. Tithom ne voulait pas y entrer, ce n'était pas accueillant, ni propre, ni bien divisé. Je n'avais même pas envie de poser des questions, je ne pensais qu'à m'en aller. Dès le premeir regard, je savais que ce n'était pas la place pour Tithom. En fait, je me suis même demandée comment des parents pouvaient envoyer leurs enfants là. Étais-je trop exigeante? Ces enfants ne sont après tout pas en danger, mais je ne voyais pas d'autre raison d'y placer son enfant autre que "je n'ai rien trouvé d'autre". Dommage...

Si j'avais visité cette garderie en premier, je n'aurais pus du tout été en paix avec notre décision. Je crois même que j'aurais cessé les recherches.

Nous avons donc décidé d'essayer la première place. J'ai rappelé la responsable. Tithom commencera lundi. Après-demain. Aye.

Parler de garderie, c'est une chose. En visiter, c'est autre chose, mais ça ne nous engage toujours à rien. Essayer une garderie, ouhlà, c'est une toute autre chose. Ma gorge s'est serrée quand j'ai raccroché le téléphone. J'espère tellement que mon fils y sera heureux, mais en même temps, ça me fait très peur. C'est une nouvelle étape, de nouvelles expériences, de nouvelles habitudes, de nouveaux microbes. C'est laisser une inconnue entrer dans la vie de mon fils. C'est être loin de lui deux jours complets par semaine alors que depuis 22 mois, je n'ai pratiquement jamais été séparée de lui. C'est couper ce qu'il reste de cordon...

Reste à voir qui de lui ou moi pleurera le plus lundi matin...