Est-ce qu'on peut officiellement dire qu'il marche?
Maintenant, me reste plus qu'à comprendre ce qu'il dit...
29 avril 2007
28 avril 2007
15 mois
C'est par petits pas tremblants que tu arrives à 15 mois. Tu manques encore d'assurance, mais tu aimes jouer le bipède et tu t'améliores de jour en jour. D'un seul pas, tu es passé à 3, puis 5, puis 10. Tu ne cherches plus automatiquement à t'asseoir quand tu te retrouves debout. Tu vas de l'avant maintenant.
Dans le dernier mois, tu as eu ta deuxième coupe de cheveux. Ça pousse comme de la mauvaise herbe! Tu es allée chez la barbière de papa, comme un grand! Tu es aussi allé à la cabane à sucre pour la première fois, où tu as eu le droit de te sucrer le bec. Tu as aussi rendu visite à des petits animaux de la ferme de Pâques. La petite chèvre t'aimait bien et te léchait la main, même si tu n'avais rien à lui donner. L'oie par contre, elle t'avait pris en grippe et te picossait le doigt sans arrêt.
Tu adores regarder les oiseaux, que ce soit au Biodôme, à la petite ferme ou dans notre cours. Dès que tu en vois un, tu le pointes en t'exclamant "ooh!". Nous avons d'ailleurs enfin pu passer du temps dehors, à jouer dans la cours. Pour la première fois, tu as pu explorer notre chez nous en toute liberté. Tu as passé des heures à t'inventer des histoires avec des brindilles, à admirer les oiseaux, les branches, les caillous.
Tu montres ton nez, tes cheveux, tes yeux et ton ventre. Bon d'accord, tu ne le fais pas tout le temps, il faut que ça te tente. Par contre, tu fais souvent la comptine "Tape, tape, tape" avec maman. Tu fais aussi très bien les signes pour "lait" et "terminé". Tu ne parles pas, sauf quelques demi-mots que seuls nous comprenons: tong pour tombé, dong pour dedans, dada pour papa et aaaa pour allo (avec le téléphone). Mais tu communiques de façon de plus en plus claire avec nous et je trouve ça merveilleux d'enfin pouvoir mieux te comprendre.
Tu es coquin, joueur de tours et rieur. Quand tu es avec trop de gens par contre, tu deviens observateur et calme. Tu adores les chatouilles, te faire courir après, prendre ton bain, lire des histoires, donner de gros becs baveux, monter l'escalier, tirer la queue du chat.
Quand mes matins sont gris, quand j'ai les bleus, tu changes mon ciel et y mets du soleil. Tu m'aides à me tenir debout, tu me pousses à regarder en avant, tu me guides, par ta candeur et ton rire contagieux.
Je t'aime si fort, mon petit bonhomme, mon garçon qui a aujourd'hui 15 mois.
Dans le dernier mois, tu as eu ta deuxième coupe de cheveux. Ça pousse comme de la mauvaise herbe! Tu es allée chez la barbière de papa, comme un grand! Tu es aussi allé à la cabane à sucre pour la première fois, où tu as eu le droit de te sucrer le bec. Tu as aussi rendu visite à des petits animaux de la ferme de Pâques. La petite chèvre t'aimait bien et te léchait la main, même si tu n'avais rien à lui donner. L'oie par contre, elle t'avait pris en grippe et te picossait le doigt sans arrêt.
Tu adores regarder les oiseaux, que ce soit au Biodôme, à la petite ferme ou dans notre cours. Dès que tu en vois un, tu le pointes en t'exclamant "ooh!". Nous avons d'ailleurs enfin pu passer du temps dehors, à jouer dans la cours. Pour la première fois, tu as pu explorer notre chez nous en toute liberté. Tu as passé des heures à t'inventer des histoires avec des brindilles, à admirer les oiseaux, les branches, les caillous.
Tu montres ton nez, tes cheveux, tes yeux et ton ventre. Bon d'accord, tu ne le fais pas tout le temps, il faut que ça te tente. Par contre, tu fais souvent la comptine "Tape, tape, tape" avec maman. Tu fais aussi très bien les signes pour "lait" et "terminé". Tu ne parles pas, sauf quelques demi-mots que seuls nous comprenons: tong pour tombé, dong pour dedans, dada pour papa et aaaa pour allo (avec le téléphone). Mais tu communiques de façon de plus en plus claire avec nous et je trouve ça merveilleux d'enfin pouvoir mieux te comprendre.
Tu es coquin, joueur de tours et rieur. Quand tu es avec trop de gens par contre, tu deviens observateur et calme. Tu adores les chatouilles, te faire courir après, prendre ton bain, lire des histoires, donner de gros becs baveux, monter l'escalier, tirer la queue du chat.
Quand mes matins sont gris, quand j'ai les bleus, tu changes mon ciel et y mets du soleil. Tu m'aides à me tenir debout, tu me pousses à regarder en avant, tu me guides, par ta candeur et ton rire contagieux.
Je t'aime si fort, mon petit bonhomme, mon garçon qui a aujourd'hui 15 mois.
27 avril 2007
Verdict
Le verdict est tombé. C'est la maladie de Crohn.
Hom a des tonnes de pilules à prendre. Il est très découragé et un peu frustré, même s'il ne le montre pas. Nous aurons plus de détails, ainsi que les résultats de la biopsie et des prises de sang, lors de son rendez-vous post-op en juin.
Merci pour vos bons mots. Je les transmets à Hom.
Hom a des tonnes de pilules à prendre. Il est très découragé et un peu frustré, même s'il ne le montre pas. Nous aurons plus de détails, ainsi que les résultats de la biopsie et des prises de sang, lors de son rendez-vous post-op en juin.
Merci pour vos bons mots. Je les transmets à Hom.
Le ventre de Hom
Hom est malade. En fait, il l'a toujours été, d'aussi loin qu'il se souvienne. Tout petit, ses parents croyaient que c'était le stress et n'en faisaient pas de cas. Quand nous avons commencé à nous fréquenter, nous avons découvert que certains aliments influençaient son état. Après des recherches et lectures, nous en étions venu à une conclusion: le syndrôme du colon irritable.
Nous avons, au fil des années, éliminé plusieurs ingrédients ou aliments de notre régime. J'ai appris à bien lire les étiquettes. Sans être des allergies dangereuses, ses intolérances alimentaires l'ont souvent incommodé et ont rendu bien des soupers à l'extérieur difficiles. Il accapare la salle de bains très souvent, a souvent des crampes, se prive de bien des choses parce qu'elles contiennent un ingrédient interdit. Il se plaint rarement, même si je sais que ça le fatigue beaucoup. Passer ses journées aux toilettes, c'est normal pour lui. Parce qu'il a toujours été comme ça, il n'a jamais vraiment cru qu'il pourrait être autrement. Ça a quelques fois été frustrant pour moi, car il n'est pas toujours disponible, ne coopère pas toujours aux travaux ménagers. J'ai parfois eu l'impression qu'il se servait de ça comme excuse pour se sortir d'obligations qu'il n'aimait pas, mais je le connais mieux que ça et je sais que c'est faux. N'empêche, j'aimerais bien avoir un chum normal, qui n'a pas mal au ventre, qui peut manger une crème glacée sans devoir sacrifier le reste de sa journée car il se tordra de douleurs. Je veux qu'il aille bien, je veux qu'il soit guéri, pour lui avant tout, mais aussi pour Tithom et moi.
Mais le SCI ne se guérit pas. On peut le contrôler en partie, mais pas s'en débarasser complètement. Hom a eu quelques grosses crises qui l'ont amené à l'hôpital. Après ces crises, il se sentait mieux, n'avait plus de symptômes pour plusieurs semaines. Puis ça recommençait... Nous n'avons donc jamais été certains que ce soit le SCI à 100%, nous gardions un doute. Nous avons cherché, lu sur la maladie de Crohn, la maladie cœliaque (intolérance au gluten), les polypes... rien ne collait vraiment à sa liste de symptômes. Après sa plus grosse crise, le médecin de l'hôpital lui avait prescrit des médicaments, à prendre ne cas de douleurs. Il lui avait aussi donné une requête pour voir un gastro-entérologue.
C'était il y a plus de deux ans. Il a fait quelques téléphones, mais personne ne voulait ou pouvait le voir. Il a donc cessé d'essayer. Il allait mieux, qu'il disait.
Puis, il y a quelques mois, il a commencé à moins bien aller. Ses crampes devenaient de plus en plus fréquentes, ses symptômes avaient changé. Le matin, il en a pour un bon deux heures à se tordre de douleur, plié en deux, à courir à la toilette. Il en a eu assez et s'est enfin décidé à agir.
Par le biais d'un collègue, il est entré en contact avec un médecin qui a accepté de le voir immédiatement. Ce médecin a cru son cas assez urgent pour l'envoyer directement voir un gastro-entérologue. Celui-ci, voyant la quantité de sang et les symtômes de Hom, lui a recommandé de passer une coloscopie le plus rapidment possible. C'était mardi. Il est en ce moment en train de passer sa coloscopie. Il est dans une clinique privée et profite de ce qu'on appelle la 2e vitesse.
J'en parle peu, car Hom n'aime pas qu'on parle de ses intestins, et je le comprends. Mais ce matin, je suis inquiète, je m'interroge, j'arpente la maison, impatiente. Il n'a pas voulu que je l'accompagne avec Tithom, malgré mon insistance. J'attends donc ici qu'il m'appelle. J'espère de tout mon coeur, mon corps et mon âme, qu'ils trouveront ce qu'il a et surtout, qu'ils trouveront une solution.
Je veux un chum normal, je veux un chum qui n'a pas mal. Je veux un chum heureux et bien. Je veux qu'il puisse manger une crème glacée à la vanille, cet été, sans penser aux conséquences. Je veux qu'il soit guéri.
Nous avons, au fil des années, éliminé plusieurs ingrédients ou aliments de notre régime. J'ai appris à bien lire les étiquettes. Sans être des allergies dangereuses, ses intolérances alimentaires l'ont souvent incommodé et ont rendu bien des soupers à l'extérieur difficiles. Il accapare la salle de bains très souvent, a souvent des crampes, se prive de bien des choses parce qu'elles contiennent un ingrédient interdit. Il se plaint rarement, même si je sais que ça le fatigue beaucoup. Passer ses journées aux toilettes, c'est normal pour lui. Parce qu'il a toujours été comme ça, il n'a jamais vraiment cru qu'il pourrait être autrement. Ça a quelques fois été frustrant pour moi, car il n'est pas toujours disponible, ne coopère pas toujours aux travaux ménagers. J'ai parfois eu l'impression qu'il se servait de ça comme excuse pour se sortir d'obligations qu'il n'aimait pas, mais je le connais mieux que ça et je sais que c'est faux. N'empêche, j'aimerais bien avoir un chum normal, qui n'a pas mal au ventre, qui peut manger une crème glacée sans devoir sacrifier le reste de sa journée car il se tordra de douleurs. Je veux qu'il aille bien, je veux qu'il soit guéri, pour lui avant tout, mais aussi pour Tithom et moi.
Mais le SCI ne se guérit pas. On peut le contrôler en partie, mais pas s'en débarasser complètement. Hom a eu quelques grosses crises qui l'ont amené à l'hôpital. Après ces crises, il se sentait mieux, n'avait plus de symptômes pour plusieurs semaines. Puis ça recommençait... Nous n'avons donc jamais été certains que ce soit le SCI à 100%, nous gardions un doute. Nous avons cherché, lu sur la maladie de Crohn, la maladie cœliaque (intolérance au gluten), les polypes... rien ne collait vraiment à sa liste de symptômes. Après sa plus grosse crise, le médecin de l'hôpital lui avait prescrit des médicaments, à prendre ne cas de douleurs. Il lui avait aussi donné une requête pour voir un gastro-entérologue.
C'était il y a plus de deux ans. Il a fait quelques téléphones, mais personne ne voulait ou pouvait le voir. Il a donc cessé d'essayer. Il allait mieux, qu'il disait.
Puis, il y a quelques mois, il a commencé à moins bien aller. Ses crampes devenaient de plus en plus fréquentes, ses symptômes avaient changé. Le matin, il en a pour un bon deux heures à se tordre de douleur, plié en deux, à courir à la toilette. Il en a eu assez et s'est enfin décidé à agir.
Par le biais d'un collègue, il est entré en contact avec un médecin qui a accepté de le voir immédiatement. Ce médecin a cru son cas assez urgent pour l'envoyer directement voir un gastro-entérologue. Celui-ci, voyant la quantité de sang et les symtômes de Hom, lui a recommandé de passer une coloscopie le plus rapidment possible. C'était mardi. Il est en ce moment en train de passer sa coloscopie. Il est dans une clinique privée et profite de ce qu'on appelle la 2e vitesse.
J'en parle peu, car Hom n'aime pas qu'on parle de ses intestins, et je le comprends. Mais ce matin, je suis inquiète, je m'interroge, j'arpente la maison, impatiente. Il n'a pas voulu que je l'accompagne avec Tithom, malgré mon insistance. J'attends donc ici qu'il m'appelle. J'espère de tout mon coeur, mon corps et mon âme, qu'ils trouveront ce qu'il a et surtout, qu'ils trouveront une solution.
Je veux un chum normal, je veux un chum qui n'a pas mal. Je veux un chum heureux et bien. Je veux qu'il puisse manger une crème glacée à la vanille, cet été, sans penser aux conséquences. Je veux qu'il soit guéri.
23 avril 2007
Frustration
Les hormones, c'est connu, ont le don de jouer avec nos nerfs. Ces jours-ci, je ne suis pas du monde. J'aurais juste le goût de me rouler en boule dans le garde-robe, avec une doudou et une boîte de beignes. J'ai pris mon dernier comprimé de Megestrol ce midi et j'ai l'impression que ça fait des mois que je le prends (seulement 10 jours pourtant). Je sens un noeud en moi, un mélange de rage, de frustration, de fatigue et d'écoeurement. Les hormones, ou autres raisons?
Je ne sais pas. Je n'arrive pas vraiment à savoir si ma frustration des derniers jours est vraiment reliée au médicament ou à ma situation. Une chose est sûre, les hormones n'aident certainement pas.
Je disais être déçue, mais pas surprise, du résultat de mon écho. J'ai peut-être omis de dire que j'étais aussi profondément frustrée. Je suis frustrée de savoir qu'il y a quelque chose qui fonctionne, qui m'a même permis de tomber enceinte deux fois, mais que je ne peux pas le prendre parce qu'une étude (par la suite jugée bidon) a donné de mauvais résultats. Je suis frustrée de devoir encore recommencer les essais et erreurs alors que je sais très bien ce qui pourrait fonctionner. Je suis frustrée de perdre mon temps parce que des gens, chez Santé Canada, ont décidé à ma place que je ne pouvais prendre certains risques. Je suis frustrée d'avoir lu ceci. Je suis frustrée parce que je m'étais fait croire que pour le deuxième bébé, ça ne niaiserait pas autant que pour le premier, qu'on savait la recette gagnante, on avait donc un bout de chemin de fait déjà. Mais non! Je dois repartir à zéro, avec comme différence la notion concrète de ce qui fonctionne pour moi. Auparavant, je pouvais me dire qu'il me restait telle ou telle solution, ça m'encourageait et ça me permettait de penser que si celle du moment ne fonctionnait pas, il en restait encore. Aujourd'hui, je sais d'avance que ce que j'essaie ne fonctionnera pas, mais je dois continuer sur des illusions. Je suis frustrée de voir tout le monde autour de moi tomber enceinte. Je suis frustrée d'être la dernière encore une fois. Je suis frustrée d'être frustrée.
Et je suis frustrée parce qu'une fois l'écho d'ovulation passée, une fois le verdict de "pas d'ovule" tombé, je ne pouvais pas simplement passer à autre chose. Ce cycle anovulatoire est interminable, ces pilules ont pris une éternité à s'écouler et j'ignore encore combien de temps ça prendra avant de voir le nouveau cycle se pointer. Quand on sait que ça ne fonctionne pas, c'est presqu'une torture de ne pas pouvoir immédiatement sauter au prochain cycle.
Si vous ne me voyez plus pour quelques jours, ne me cherchez pas. Je serai dans le garde-robe, avec ma boîte de beignes, à m'appitoyer sur mon sort. Foutues hormones.
Je ne sais pas. Je n'arrive pas vraiment à savoir si ma frustration des derniers jours est vraiment reliée au médicament ou à ma situation. Une chose est sûre, les hormones n'aident certainement pas.
Je disais être déçue, mais pas surprise, du résultat de mon écho. J'ai peut-être omis de dire que j'étais aussi profondément frustrée. Je suis frustrée de savoir qu'il y a quelque chose qui fonctionne, qui m'a même permis de tomber enceinte deux fois, mais que je ne peux pas le prendre parce qu'une étude (par la suite jugée bidon) a donné de mauvais résultats. Je suis frustrée de devoir encore recommencer les essais et erreurs alors que je sais très bien ce qui pourrait fonctionner. Je suis frustrée de perdre mon temps parce que des gens, chez Santé Canada, ont décidé à ma place que je ne pouvais prendre certains risques. Je suis frustrée d'avoir lu ceci. Je suis frustrée parce que je m'étais fait croire que pour le deuxième bébé, ça ne niaiserait pas autant que pour le premier, qu'on savait la recette gagnante, on avait donc un bout de chemin de fait déjà. Mais non! Je dois repartir à zéro, avec comme différence la notion concrète de ce qui fonctionne pour moi. Auparavant, je pouvais me dire qu'il me restait telle ou telle solution, ça m'encourageait et ça me permettait de penser que si celle du moment ne fonctionnait pas, il en restait encore. Aujourd'hui, je sais d'avance que ce que j'essaie ne fonctionnera pas, mais je dois continuer sur des illusions. Je suis frustrée de voir tout le monde autour de moi tomber enceinte. Je suis frustrée d'être la dernière encore une fois. Je suis frustrée d'être frustrée.
Et je suis frustrée parce qu'une fois l'écho d'ovulation passée, une fois le verdict de "pas d'ovule" tombé, je ne pouvais pas simplement passer à autre chose. Ce cycle anovulatoire est interminable, ces pilules ont pris une éternité à s'écouler et j'ignore encore combien de temps ça prendra avant de voir le nouveau cycle se pointer. Quand on sait que ça ne fonctionne pas, c'est presqu'une torture de ne pas pouvoir immédiatement sauter au prochain cycle.
Si vous ne me voyez plus pour quelques jours, ne me cherchez pas. Je serai dans le garde-robe, avec ma boîte de beignes, à m'appitoyer sur mon sort. Foutues hormones.
16 avril 2007
Ne m'oublie pas
Dans les émissions de style "makeover", on voit souvent des femmes, plus précisément des mamans, qui ont négligé leur look depuis l'arrivée des enfants. Manque de temps, manque d'intérêt, manque de ressources, le look des mamans en prend souvent pour son rhume. On fait passer les enfants avant nous. Quand on magasine, on sort des boutiques avec plusieurs morceaux pour les enfants et rien pour nous. Pas le temps d'aller chez la coiffeuse. De toute façon, on n'a pas le temps de se coiffer le matin. On attache nos cheveux et hop, la journée doit commencer! Se maquiller? Si on a le temps de mettre un peu de mascara et de camoufler rapido ces cernes sous nos yeux, c'est déjà bon. On use nos vêtements au maximum, question de les rentabiliser et de ne pas avoir à dépenser pour nous.
Je n'ai jamais eu l'air aussi délabrée. Mes cheveux sont horribles, je ne me souviens même pas de ma dernière visite chez la coiffeuse. Ma peau est terne, je suis cernée, j'aurais sérieusement besoin d'un pédicure et Hom est content que je recommence à voir le doc, car ça veut dire que je vais faire mes jambes au moins une fois par mois. Je ne me suis pas acheté de nouveaux vêtements depuis des mois et ceux que j'ai sont démodés et déformés. Mais ils me font et ne sont pas troués. Ou presque pas.
Travailler à temps partiel, ça paraît sur un budget, d'autant plus qu'un bébé, ça vide un compte de banque aussi vite qu'un biberon. Bref, une fois les besoins de mon fils comblés, il ne reste plus grand chose pour moi.
Je ne sais pas pourquoi je me suis autant négligée. Je m'étais juré de ne pas m'oublier, mais j'ai échoué. Je ne suis pas superficielle, mais ça devient grave. Je dois m'occuper de moi-même car mon physique abandonné commence à déteindre sur mon esprit. Je ne prends plus de temps pour moi, je ne me bichonne plus, je ne me vois plus. En fait si, je me vois et je déteste ce que je vois. J'ai l'air fatiguée, négligée, molle et sans entrain. Voir ce que je suis vraiment me déprime. J'ai de plus en plus de misère à aimer celle que je suis devenue. C'est un cercle viscieux qui m'étourdit et dont je voudrais bien sortir.
Je ne suis pourtant pas du genre à me laisser aller, mais il y a toujours quelque chose de plus pressant, de plus important au haut de ma liste. Je prends aujourd'hui, maintenant, la décision de faire à chaque jour un petit quelque chose pour moi, moi seulement. Je veux à nouveau me sentir belle, me trouver belle. Je veux à nouveau aimer m'habiller, me pomponner. Je veux prendre le temps de lire, d'écrire, de faire de l'artisanat comme avant.
Je veux prendre le temps d'être autre chose qu'une maman, de temps en temps.
Je n'ai jamais eu l'air aussi délabrée. Mes cheveux sont horribles, je ne me souviens même pas de ma dernière visite chez la coiffeuse. Ma peau est terne, je suis cernée, j'aurais sérieusement besoin d'un pédicure et Hom est content que je recommence à voir le doc, car ça veut dire que je vais faire mes jambes au moins une fois par mois. Je ne me suis pas acheté de nouveaux vêtements depuis des mois et ceux que j'ai sont démodés et déformés. Mais ils me font et ne sont pas troués. Ou presque pas.
Travailler à temps partiel, ça paraît sur un budget, d'autant plus qu'un bébé, ça vide un compte de banque aussi vite qu'un biberon. Bref, une fois les besoins de mon fils comblés, il ne reste plus grand chose pour moi.
Je ne sais pas pourquoi je me suis autant négligée. Je m'étais juré de ne pas m'oublier, mais j'ai échoué. Je ne suis pas superficielle, mais ça devient grave. Je dois m'occuper de moi-même car mon physique abandonné commence à déteindre sur mon esprit. Je ne prends plus de temps pour moi, je ne me bichonne plus, je ne me vois plus. En fait si, je me vois et je déteste ce que je vois. J'ai l'air fatiguée, négligée, molle et sans entrain. Voir ce que je suis vraiment me déprime. J'ai de plus en plus de misère à aimer celle que je suis devenue. C'est un cercle viscieux qui m'étourdit et dont je voudrais bien sortir.
Je ne suis pourtant pas du genre à me laisser aller, mais il y a toujours quelque chose de plus pressant, de plus important au haut de ma liste. Je prends aujourd'hui, maintenant, la décision de faire à chaque jour un petit quelque chose pour moi, moi seulement. Je veux à nouveau me sentir belle, me trouver belle. Je veux à nouveau aimer m'habiller, me pomponner. Je veux prendre le temps de lire, d'écrire, de faire de l'artisanat comme avant.
Je veux prendre le temps d'être autre chose qu'une maman, de temps en temps.
13 avril 2007
Aucune surprise
J'y ai pensé beaucoup, dans les derniers jours. Je ne voulais pas me faire d'idées. En fait, je ne m'en faisais pas vraiment. Le Serophene n'avait jamais marché avec moi, je ne voyais pas pourquoi ça aurait été différent cette fois-ci.
J'aurais aimé dire que j'ai eu tord, mais non. Aucune ovulation en vue. Et je n'en suis pas surprise. Des tonnes de petits folicules, mais aucun assez gros pour daigner espérer ovuler ce mois-ci. En plus, mon endomètre serait trop épais, ce qui rendrait la nidification difficile, selon mond doc, que je nommerai dorénavant Dr SansFlafla.
Bref, il se passe rien dans mon bas-monde. Je dois prendre du Megestrol pour déclencher mes règles et amincir mon endomètre. Tiens donc, une pilule que je n'ai jamais essayée! Puis, on augmente la dose de Serophene à 150mg. On verra rendus là.
Revoicie partie la valse des essais et erreurs. C'est drôle, j'ai pas tellement le goût de danser ce soir...
J'aurais aimé dire que j'ai eu tord, mais non. Aucune ovulation en vue. Et je n'en suis pas surprise. Des tonnes de petits folicules, mais aucun assez gros pour daigner espérer ovuler ce mois-ci. En plus, mon endomètre serait trop épais, ce qui rendrait la nidification difficile, selon mond doc, que je nommerai dorénavant Dr SansFlafla.
Bref, il se passe rien dans mon bas-monde. Je dois prendre du Megestrol pour déclencher mes règles et amincir mon endomètre. Tiens donc, une pilule que je n'ai jamais essayée! Puis, on augmente la dose de Serophene à 150mg. On verra rendus là.
Revoicie partie la valse des essais et erreurs. C'est drôle, j'ai pas tellement le goût de danser ce soir...
12 avril 2007
Ton bleu
Le bleu du ciel d'un soir d'été bien chaud, où l'on prend une marche tranquillement en dégustant un cornet à la vanille qui nous dégouline sur les doigts. Le bleu d'un lac tranquille, au lever du soleil, alors que tout est sur le point de se réveiller. Le bleu d'un jour d'hiver bien froid et franc, où on éclate de rire en glissant dans la neige, où on se frotte le bout du nez gelé avec nos mitaines de laine, les joues rouges et les poumons pleins d'air frais. Le bleu d'une tempête, le bleu de l'espoir, le bleu de l'amour trouvé après tant d'années à espérer.
Un bleu à la fois calme et agité, un bleu toujours rieur, jamais triste, un bleu plein de promesses et de curiosité. Un bleu unique, qu'on ne trouve nulle part ailleurs. Un bleu qui a été créé par mon amour mêlé à celui de l'homme de ma vie. Un bleu profond, où je ne peux m'empêcher de me noyer, encore et encore...
Un bleu, ton bleu, le bleu de tes yeux. C'est si facile de s'y perdre... et si plaisant.
Un bleu à la fois calme et agité, un bleu toujours rieur, jamais triste, un bleu plein de promesses et de curiosité. Un bleu unique, qu'on ne trouve nulle part ailleurs. Un bleu qui a été créé par mon amour mêlé à celui de l'homme de ma vie. Un bleu profond, où je ne peux m'empêcher de me noyer, encore et encore...
Un bleu, ton bleu, le bleu de tes yeux. C'est si facile de s'y perdre... et si plaisant.
10 avril 2007
Trouver le temps perdu
Je me suis souvent demandé ce que je pouvais bien faire de mon temps... comment se faisait-il que les journées passaient si vite, sans que j'aie l'impression d'avoir vraiment accompli quelque chose? Comment se faisait-il que je ne trouvais jamais assez de temps pour rayer quelque chose sur ma liste "à faire"?
Depuis un bon bout de temps, je parcoure les forums auxquels je suis inscrite plus par habitude que par réel intérêt. Je n'y trouve plus ce qui me plaisait tant avant. Je n'en ai plus autant besoin qu'avant. Je m'y suis faite de véritables amies, ce à quoi je ne me serais jamais attendue. Mais maintenant, je ne sais plus... je n'ai plus aucun fun sur ces forums. En plus, tout le monde a son blogue aujourd'hui. Je peux donc très bien me tenir au courant des vies de mes copinautes sans billets superflus.
Alors voilà. Depuis quelques jours, j'ai cessé complètement d'aller sur les forums. Et pouf! Un peu de temps libre est apparu! Et je me sens tellement mieux! C'est quand même bizarre... je ne croyais pas que ça minait mon caractère à ce point. Il étant temps que je décroche finalement.
Alors, mes copinautes, ne me cherchez plus ailleurs qu'ici. C'est ma maison sur le net, j'y suis bien et j'y reste. Étant casanière, je resterai désormais chez moi, loin des salles communautaires et des bains de foules. Vous êtes tous bienvenus chez moi, mais m'en voulez pas si je reste en pantoufles, ok?
Depuis un bon bout de temps, je parcoure les forums auxquels je suis inscrite plus par habitude que par réel intérêt. Je n'y trouve plus ce qui me plaisait tant avant. Je n'en ai plus autant besoin qu'avant. Je m'y suis faite de véritables amies, ce à quoi je ne me serais jamais attendue. Mais maintenant, je ne sais plus... je n'ai plus aucun fun sur ces forums. En plus, tout le monde a son blogue aujourd'hui. Je peux donc très bien me tenir au courant des vies de mes copinautes sans billets superflus.
Alors voilà. Depuis quelques jours, j'ai cessé complètement d'aller sur les forums. Et pouf! Un peu de temps libre est apparu! Et je me sens tellement mieux! C'est quand même bizarre... je ne croyais pas que ça minait mon caractère à ce point. Il étant temps que je décroche finalement.
Alors, mes copinautes, ne me cherchez plus ailleurs qu'ici. C'est ma maison sur le net, j'y suis bien et j'y reste. Étant casanière, je resterai désormais chez moi, loin des salles communautaires et des bains de foules. Vous êtes tous bienvenus chez moi, mais m'en voulez pas si je reste en pantoufles, ok?
5 avril 2007
Beurk
C'est beurk dehors et je me sens beurk. Mardi, je croyais que les nausées et malaises digestifs du Metformin commençaient à diminuer. Je me sentais mieux. Puis hier soir, j'ai passé la soirée le coeur dans la gorge et la main sur le front. Je ne me sens pas bien du tout. Mais je ne m'en plaindrai pas. Même si on s'en passerait, ça fait parti du deal.
3 avril 2007
Du sirop?
C'est en discutant hier avec une autre maman qui avait eu recours à des traitements de fertilité que quelque chose m'a frappée. On parlait de vitamines et de suppléments, puis elle a mentionné le sirop contre la toux. Je me suis alors souvenue qu'avant de tomber enceinte de Tithom, j'avais tout essayé ce que je pouvais. J'avais mâché du blé, pris du sirop, bu du thé vert. Je ne savais plus vers quoi me tourner, j'étais prète à tout essayer. Cette fois-ci, je n'y avais même pas encore pensé. J'y ai pensé un quart de seconde hier, pour finalement me dire "mais non, pas tout de suite, je ne suis pas si désespérée."
Ahem.
Pardon?
Désespérée? Si l'infertile que j'étais avant Tithom m'entendait aujourd'hui, elle me foutrait une baffe. Ce n'était pas du désespoir, ni de la folie. Je croyais aux traitements, je croyais à la science, mais je n'avais pas vraiment le contrôle là-dessus. Je ne pouvais prédire les effets, je ne pouvais savoir si ça fonctionnait ou pas avant d'aller voir le médecin. Je sentais mon destin entre les mains gantées du doc en fertilité et ça, ça énervait pas mal la control freak en moi. J'avais donc décidé d'essayer des choses, par moi-même. J'avais le contrôle là-dessus, au moins.
Ridicule? Peut-être pour celles qui n'ont pas attendu des années, en essayant des tas de traitements, en espérant, en pleurant mois après mois. Mais pas pour celles qui savent que lorsque l'infertilité prend notre corps en otage, on a bien souvent l'impression de n'être que témoin, et non joueur, de cette game.
Non, pour le moment, je ne prendrai pas de sirop, je ne boirai pas de thé vert non-plus, je déteste ça. Je prends mes petites pilules, je note ma température et j'attends, le sourire fendu jusqu'aux oreilles comme une madame-tout-le-monde qui vient d'arrêter la pilule et qui se voit déjà enceinte dans 3 semaines. Eh oui... on apprend, mais on oublie parfois...
Ahem.
Pardon?
Désespérée? Si l'infertile que j'étais avant Tithom m'entendait aujourd'hui, elle me foutrait une baffe. Ce n'était pas du désespoir, ni de la folie. Je croyais aux traitements, je croyais à la science, mais je n'avais pas vraiment le contrôle là-dessus. Je ne pouvais prédire les effets, je ne pouvais savoir si ça fonctionnait ou pas avant d'aller voir le médecin. Je sentais mon destin entre les mains gantées du doc en fertilité et ça, ça énervait pas mal la control freak en moi. J'avais donc décidé d'essayer des choses, par moi-même. J'avais le contrôle là-dessus, au moins.
Ridicule? Peut-être pour celles qui n'ont pas attendu des années, en essayant des tas de traitements, en espérant, en pleurant mois après mois. Mais pas pour celles qui savent que lorsque l'infertilité prend notre corps en otage, on a bien souvent l'impression de n'être que témoin, et non joueur, de cette game.
Non, pour le moment, je ne prendrai pas de sirop, je ne boirai pas de thé vert non-plus, je déteste ça. Je prends mes petites pilules, je note ma température et j'attends, le sourire fendu jusqu'aux oreilles comme une madame-tout-le-monde qui vient d'arrêter la pilule et qui se voit déjà enceinte dans 3 semaines. Eh oui... on apprend, mais on oublie parfois...
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