29 janvier 2007

Histoire d'un gâteau

Le Petit Prince représente beaucoup pour moi, on le sait déjà, par rapport à ma fausse-couche, mais aussi par rapport à Tithom. Sa chambre a été faite sous ce thème, ainsi que la courte-pointe brodée par des femmes de mon entourage. J'ai plusieurs objets peints ou achetés, à l'éfigie du Petit Prince. Je trouvais donc logique que le premier gâteau d'anniversaire de Tithom soit aussi sous ce thème.

J'avais de l'ambition.

J'avais de grandes idées.

Ouais.

Sans être complètement raté, disons que mon gâteau était loin de ce que j'aurais voulu. Je me suis tordue de rire en façonnant mon Petit Prince et sa rose en pâte Fimo. Je n'ai pas grand talent en sculpture, disons! La forme du gâteau était quand même bien réussie (une demie sphère) mais j'ai eu de la difficulté avec le glaçage. J'ai d'abord mis une couche de glaçage au fromage à la crème, mais j'en avais à peine assez pour couvrir le gâteau. Il y avait donc des endroits dénudés. En plus, ma couleur était ratée, la planète de mon petit Prince était plutôt grise. Tant pis. Le lendemain, j'ai décidé de refaire un autre glaçage, au sucre cette fois-ci, pour re couvrir le tout. J'en avais fait assez, mon gâteau était couvert et tout bleu. Super!

Après une heure au frigo, le glaçage bleu avait coulé sur les côtés, mais le gris était resté. Pas le temps de réparer, on le présente comme ça, avec mes petites sculptures en prime. Je n'ai pas peur du ridicule, alors je vous le montre.



Gros plan sur les sculptures:


(oui, j'ai pris un bouchon pour faire le dome)

Tithom a très apprécié le gâteau, il se moquait bien de son apparence. Il a tellement aimé qu'il ne semblait pas vouloir en gaspiller une miette en l'étendant partout. Il l'a dégusté doucement, copieusement.



À son premier anniversaire, bébé est supposé se retrouver tout beurré de gâteau. Voici mon gros gourmand à son maximum de beurrage:



Et l'intérieur du gâteau (garniture au fromage à la crème et morceaux de pêches), pour les curieux. À défaut d'être un chef d'oeuvre pour les yeux, mon gâteau était un délice pour la bouche!

28 janvier 2007

Un an

Ça fait un an que nous sommes trois. Un an que tu es dans nos vies, mon petit garçon. Un an à te regarder grandir, découvrir, apprendre, être. Un an à voir mon amour pour toi grandir, à m'épater sur l'elasticité de ma cage thoracique qui doit à chaque jour contenir mon coeur un peu plus grand.

Un an à me réveiller le matin en sachant que tu es là. Un an à aller te voir dans ton lit, impatient de commencer ta journée, le sourire aux lèvres. Un an à voir chaque journée comme une toile vierge prête à recevoir les plus belles couleurs. Un an à espérer te faire sourire, à tout faire pour te faire rire.

Je voudrais résumer cette année, mais j'ai peur de la minimaliser par des mots trop faibles. Je ne trouve pas de mots assez précis, assez forts pour exprimer ce que tu représentes pour moi. Je me lève le matin en pensant à toi et tu es ma dernière pensée avant le sommeil. Depuis un an, tu es ma vie et j'ose penser que je suis un bout de la tienne.

Il y a un an, je te tenais dans mes bras, tout frêle, tout frais, tout rose. Tu buvais de mon lait, étendu près de moi, les yeux et les poings fermés. J'étais crevée, mais te regarder boire à grosses gorgées à mon sein rechargeait mes batteries. Ton papa était près de moi, sur son petit lit de camp dans notre petite chambre d'hôpital et il était déjà en amour avec toi. Il allait passer cette nuit à se promener dans les couloirs en te tenant dans ses bras pour te faire dormir parce que tu voulais te coller. Il y a un an, tu étais déjà attachant!

J'ai l'impression que c'était hier que j'accouchais, et en même temps j'ai l'impression que ça fait des années tellement il s'en est passé des choses en un an. Une année bien remplie! Tu y as appris tout ce que tu connais, tout ce que tu as vécu s'est passé durant cette année. Les choses de la vie qui nous semblent si simples, tu as dû les découvrir par toi-même: sourire, tenir ta tête, rire, t'asseoir, bouger, te déplacer, manger, tourner les pages d'un livre, faire rouler un camion, dire maman, marcher... Ça m'impressionne de voir la quantité de choses qui peuvent entrer dans ta tête blonde. Et ça ne fait que commencer!

Depuis un mois, tu as encore tellement changé. Tu es vraiment rendu un petit garçon. Tu as maintenant 15 dents, tu sais comment partir le lave-vaisselle, allumer et éteindre pas mal tous les appareils électroniques, monter l'escalier et marcher en poussant ton machin qui roule. Tu as eu un autre rhume et tu as passé un bout de soirée chez tes grands-parents. Tu te promènes partout, tu touches à tout, tu enregistres tout. Tu ne portes presque plus de pyjamas à pattes car tu es trop grand. Tu as eu ta première coupe de cheveux et tu as des petites bottes. Un vrai gamin! Tu as mangé ton premier gâteau d'anniversaire et soufflé (avec un peu d'aide de maman) ta première bougie.

Tu as 12 mois. Un an. Joyeux anniversaire mon bonhomme, mon grand bébé, mon petit amour.


27 janvier 2007

Jamais je n'aurais cru

Ça y est, je suis nostalgique. J’avais beau y penser depuis un certain temps, j’avais beau essayer tant bien que mal de m’y préparer, je me retrouve aujourd’hui très émotive et lunatique. Je regarde l’horloge et je me remémore chaque moment du 27 janvier de l’an dernier. L’anniversaire de Tithom est peut-être demain, mais le premier anniversaire de mon accouchement, c’est aujourd’hui.

Il y a un an, j’étais allée à l’hôpital me faire mettre une deuxième dose de gel. J’avais commencé mes contractions, j'étais revenue à la maison, en attendant. Nous avions pris notre dernier dîner à deux, sans vraiment le savoir. Le travail commencerait sous peu et tout déboulerait. J’allais tenir mon béé quelques heures plus tard, le ventre vide et le coeur immense.

Il y a un an, c’était notre dernière journée de couple. Il y a un an, nous n’étions pas encore une famille. Il y a un an, j'allais devenir maman.

Jamais je n’aurais pu imaginer comment se passerait cette année. J’avais des idées, mais rien de comparable, rien d’aussi beau que la réalité. Jamais je n’aurais pensé autant me sentir à ma place en tant que maman. Jamais je n’aurais pensé être aussi heureuse.

Et jamais je n’aurais pensé que je sortirais en public sans me maquiller, sans même me doucher (parfois!), que je parlerais de mes seins, de mes hémorroïdes et de mes saignements à n’importe qui. Je n’aurais jamais pensé que je deviendrais aussi gaga devant un minuscule ensemble chemise/jeans en spécial. Je n’aurais jamais pensé que j’apprendrais par coeur autant de berceuses et comptines ridicules. Je n’aurais jamais pensé aimer autant jouer à la maman.

Il y a un an, je ne me serais pas doûté que je serais ici aujourd’hui, plus mince, plus motivée, plus sereine que je ne l’ai probablement jamais été. Je n’aurais pas imaginé encore allaiter mon fils, un an plus tard. Je n’aurais pas cru possible le trouver plus beau, mais pourtant à chaque jour, je le trouve encore plus beau que la veille.

Je croyais que ce serait difficile. Ça l’a été, mais bien moins que je craignais. Je croyais que ce serait long, un an, mais ça a passé si vite. Je croyais avoir de la difficulté à me lever. Bon d'accord, j'ai encore de la difficulté, mais je n'aurais jamais espéré avoir un aussi bon bébé côté dodo. Je croyais que je ne saurais jamais quoi faire, que je ne me ferais pas confiance. J’ai souvent hésité, mais j’ai maintenant compris que ça ne donne rien de se compliquer la vie et que notre instinct, il est fiable, quoi que nos grands-mères en disent. Je n'aurais jamais cru croire autant en mes capacités.

Un an à redécouvrir la vie. Un an à découvrir la maman que je suis en découvrant le bonhomme à qui j’ai donné la vie. Ce bonhomme, il aura un an demain. Et la maman que je suis aura un an aussi. Joyeux anniversaire à moi!

25 janvier 2007

Tag!

Cherry m'a donné la tag... Je dois dire 5 vérités/secrets sur moi. J'ai déjà répondu à ce tag (même que c'était 20 vérités dans le temps!), donc en bonne paresseuse que je suis, je ne recopie que le lien vers ce vieux billet!

24 janvier 2007

Et de deux

C'est fait, ma deuxième belle-soeur a accouché hier, d'une petite fille en santé elle aussi. Je suis heureuse pour eux. Et je suis soulagée qu'il n'y ait plus de bédaine dans mon entourage proche. Je ne sais pas pourquoi, mais la vue des bédaines m'était plus difficile que la présence de bébés.

Je suis une tante, mais je ne crois pas devenir marraine de sitôt.

Dans ma famille, les marraines et parrains ne faisaient rien de spécial, sauf de porter le titre. Dans la famille de Hom, ils donnent des cadeaux aux anniversaires et à Noël.

Nous avions décidé, bien avant son arrivée, que Tithom ne serait pas baptisé. Ça ne fait pas partie de nos valeurs et nous ne sentions pas le besoin ni la raison de le faire. Je respecte ceux qui le font, je crois que c'est un choix très personnel. Nous n'avons donc pas eu la difficile tâche de choisir une marraine et un parrain. Nous aurions pu, de façon symbolique, en choisir quand même. Nous allons éventuellement choisir des gardiens légaux en cas de décès, mais ce n'est pas fait. Je sais que c'est nécessaire, mais oh combien désagréable d'y penser?

J'ai deux frères, aucune soeur. Hom a un frère et pas de soeur non-plus. Mes deux belles-soeurs qui viennent d'accoucher ont chacune une soeur, de qui elles sont proches. Je ne m'attends donc pas à être marraine d'une des deux puces qui vient de naître. Ça ne me dérange pas en tant que tel, mais j'aurais aimé porter un titre différent, moi aussi. Marraine, ça sonne mieux que matante, non?

22 janvier 2007

Au revoir à un autre allié

Après la balançoire, c'est au tour de l'exerciseur de tirer sa révérence. Tithom ne démontrait plus d'intérêt pour ce jouet qui prend beaucoup de place dans le salon, alors nous l'avons relégué aux oubliettes... jusqu'au prochain bébé, si prochain bébé il y a.

Au revoir, exerciseur. Tu nous a été d'agréable compagnie.


La première fois... mais qu'est-ce que c'est que tout ça?


Surtout, ne pas faire de mouvement brusque!


Bon, maintenant, j'y suis un peu plus à l'aise...


Salut, tu viens souvent ici?


Prends ça, sale bête!


Ici Tithom, pour le Téléjournal de 17h.


Dans l'exerciseur, j'ai découvert ma voix.


J'y ai joué souvent, doucement...


Et parfois moins doucement.


Puis, j'ai préféré le voir de l'extérieur


À la revoyure, mon ami!

19 janvier 2007

Déchirée

On a beau le lire et l'entendre souvent, c'est quand on le vit qu'on le réalise vraiment: être maman au foyer, c'est loin d'être rose à tous les jours. Et je ne parle pas seulement de la quantité de travail que ça comporte, mais du côté émotionnel de la situation surtout. Je ne sais pas si toutes les mamans au foyer passent par là, mais ces temps-ci, je me sens rongée par un mélange de culpabilité et de frustration. C'est peut-être parce que je suis aussi trvailleur au foyer, je ne sais pas...

Tithom ne dort plus beaucoup le jour, ce qui ne me laisse pas beaucoup de temps pour travailler et/ou m'avancer dans plusieurs projets que j'ai listés depuis longtemps sur un petit bout de papier sur le coin de mon bureau. Je m'étais toujours dit que ma priorité était mon fils et j'ai toujours choisi mon fils avant le travail. Quand le travail ne pouvait pas attendre, ma mère est venue ici s'occuper de Tithom pendant que maman gagnait son pain. Il N'a jamais été question de l'envoyer en garderie et j'y tens.

J'aime beaucoup passer du temps avec mon fils, là n'est pas la question. Il veut que je sois près de lui, sans pour autant que je joue avec lui. Je peux donc tout faire (lavage, ménage, cuisine) pendant ce temps. Tout, sauf travailler. Dès que j'entre dans mon bureau, le radar de Tithom sonne et son alarme part. J'ai mis une barrière à ma porte car il m'est impossible de laisser entrer Tithom. À moins de tout surélever de 3 pieds, je ne peux pas le laisser jouer dans mon bureau. Il pitonne sur le télécopieur, jette tous mes papiers par terre, vide et re-vide mon bac à recyclage, éteint mon ordinateur, tire sur les 237 fils divers qui se trouvent derrière mon bureau... bref, il n'est pas tenable. Il a depuis longtemps passé l'âge du parc. Je peux donc être n'importe où, sauf dans mon bureau, ce qui n'est pas très pratique pour travailler. Je n'ai pas la chance d'avoir un portable, alors pour le moment, je ne travaille pratiquement pas. Je fais l'essentiel le soir, mais c'est tout. Mes clients sont patients, mais je commence à vraiment pousser les limites.

Et c'est là que la frustration et la culpabilité entrent en jeu. Le soir, quand je me couche, je pense à ma journée et je me demande "mais, qu'est-ce que j'ai fait aujourd'hui? Bon d'acord, je me suis occupée de Tithom et de la maison, ce qui en soi est très bien, mais à part ça, qu'est-ce que j'ai fait?" Et la réponse, qui est tout le temps "rien", me décourage un peu. Oui, ma maison est propre, le linge sale ne s'accumule pas, je fais de la bouffe, je rigole avec mon garçon. Oui, j'accomplis beaucoup, sous cet angle. Mais d'un autre côté, je n'avance rien. Après Tithom et la maison, il me reste à peine le temps de prendre ma douche, alors on oublie le travail et on oublie les projets. Tout s'accumule. Ma liste s'allonge. Je me sens en retard dans tout. J'ai l'impression parfois de perdre mes journées et ça me frustre. Je suis frustrée contre moi-même de ne pas plus me déniaiser et de ne pas être capable de finir un contrat pendant une sieste-express.

Puis, je me sens coupable. Je m'en veux de trouver que mes journées sont perdues alors qu'elles sont passées à voir mon fils grandir, apprendre, découvrir. Je me sens coupable de penser parfois, alors que je suis assise avec lui à faire un casse-tête "je devrais travailler en ce moment, je dois terminer ceci et celà...". Je m'en veux de ne plus être à 100% avec lui.

Si je ne travaillais pas, peut-être serais-je moins frustrée. Peut-être n'aurais-je pas autant l'impression d'être en retard et de ne rien accomplir. Je sais que j'aurais quand même un peu l'impression de ne rien faire d'autre que m'occuper de Tithom et de la maison, mais ce serait probablement un stress de moins, si je laissais tomber les contrats. Je n'ai jamais vécu pour le travail. Je ne suis pas super ambitieuse. Si je pouvais me permettre de rester seulement maman au foyer, je le ferais. Mais j'aime quand même mon travail et je ne peux me permettre d'arrêter. Pas seulement pour le côté financier, mais parce que c'est un domaine qui évolue trop vite et où tu es vite dépassé si tu ne te tiens pas constamment à jour. Quand je suis partie à mon compte, c'était dans l'idée de pouvoir rester à la maison pour m'occuper des enfants, les accueillir pour leur dîner, être là quand ils rentreront de l'école. Pour ça, je dois rester sur le marché du travail pour quelques années encore. Mais ça ne me tente plus... et je me sens coupable encore une fois...

On nous répète de ne pas nous oublier, de prendre du temps pour nous, quand on devient maman. On nous répète de sortir, de voir des gens, de se garder une vie sociale. Mais après Tithom, après les couches, les repas, le lavage, le ménage, le travail, il ne me reste pas assez de temps pour me coiffer, encore moins pour sortir. Ma vie sociale se résume donc à quelques minutes par jour sur des forums et sur la messagerie.

Comme m'aurait dit mon grand-père, je veux le beurre et l'argent du beurre. Je dois me rendre à l'évidence que je ne peux pas vivre deux vies en une: celle d'une maman au foyer et celle d'un travailleur autonome disponible et professionnel. Je déteste faire les choses à moitié, alors je dois trouver une façon de concillier les deux sans sacrifier quoi que ce soit à Tithom. Et ça presse.

17 janvier 2007

Pour faire exprès

À chaque fois que Hom part pour la soirée, Tithom me rend la vie dure. J'vous jure, ça ne manque jamais, dès que papa n'est pas là, Tithom perce une dent. Ça va ensemble.

Hom est parti ce matin pour une formation dans la lointaine contrée du Colorado et ce, jusqu'à dimanche soir. Vous me voyez venir? Tithom a commencé un rhume hier soir et il perce deux canines.

Beaucoup de bave en perspective.

Et plus aucun Air-Lousse en banque pour Hom.

16 janvier 2007

Et de une!

Cette nuit, à minuit 46 (exactement la même heure que Tithom), ma première nièce est née. Je n'ai pas eu beaucoup de détails, mon frère faisant seulement un tour rapide sur le net avant son retour à l'hôpital, mais je sais que ma belle-soeur et ma nièce vont bien et que tout s'est bien déroulé. J'ai beau avoir vu une photo, je suis terriblement impatiente de la voir en vrai et de la tenir dans mes bras.

Les grossesses de mes deux belles-soeurs ont fait sortir en moi toutes sortes d'émotions mélangées. J'étais jalouse par moment, indifférente parfois, mais du début à la fin, j'ai été heureuse pour elles aussi. Ce qui me rendait jalouse au début (le fait qu'elles soient toutes les deux tombées enceinte en criant ciseau) n'était plus ce qui me rendait jalouse à la fin (je les envie de vivre l'accouchement et les débuts d'une vie de famille, ce qui a été un moment tellement beau dans ma vie). Il y a des jours où je ne voulais rien entendre sur leur grossesse, leur bébé, leurs espoirs, et d'autres où je posais des tas de questions et les aurais écoutées parler de tout ça pendant des heures. Je me suis balancée entre la jalousie et l'excitation pendant des mois. Et aujourd'hui encore.

Je suis d'abord immensément heureuse pour mon frère et sa femme. J'ai hâte de les voir en tant que famille, de voir leurs yeux de nouveaux parents briller. J'ai aussi découvert avec surprise que j'étais très fière et gonflée d'un amour nouveau pour cette petite fille que je ne connais pas encore. On est liées par le sang, sans que je sois sa maman, et ça fait tout drôle d'y penser.

Mais j'ai aussi ressenti une pointe de jalousie. Je crois que cette jalousie n'a rien à voir avec mon infertilité, je crois que beaucoup de femmes la ressentent quand un bébé naît. Ça vient nous chercher au noyau de notre féminité: la maternité. J'ai aimé ma grossesse, j'ai aimé accoucher, mettre au monde mon fils, découvrir la petite personne qui grandissait en moi, apprendre à le connaître au fil des jours. Je m'ennuie parfois un peu du sentiment de nouveauté des débuts, de ce qu'ils vivront dans les prochains jours, les prochaines semaines.

Bien sûr, il reste encore le fait que je désire un bébé et que ça ne semble pas être réalisable dans les prochaines semaines, mais ça ne prend plus le dessus comme avant. C'est la maman en moi qui est jalouse et heureuse aujourd'hui, pas l'infertile en moi.

Ma nièce, la cousine de Tithom... wow. Les partys de Noël seront de plus en plus différents, ça c'est clair!

11 janvier 2007

Déçue, mais pas surprise

Après avoir finalement eu mon retour de couches, j'avais recommencé à prendre ma température, question de savoir ce que mon corps avait décidé de faire. Je ne m'attendais pas à un cycle exemplaire, mais j'avais quand même un mince espoir d'ovuler toute seule. Ça ne coûte rien de rêver, non?

Aujourd'hui je me sens idiote d'y avoir cru. Je me trouve tellement nulle d'avoir pensé même une seconde que mon corps serait devenu normal après une grossesse. Le 29 décembre, j'ai commencé à avoir du spotting. Cycle anovulatoire, températures en dents de scie, vague impression de déjà-vu. Je suis déçue, mais pas surprise.

Ça fait maintenant 14 jours que les spotting/saignements sont là et je commence à en avoir plein mon casque. Ça faisait tellement longtemps que mon corps n'avait pas été "au naturel", j'avais presqu'oublié ce que c'était. Puis ça m'est revenu: les crampes, les saignements à n'en plus finir, quand j'en ai, sinon ce sont les longs mois sans qu'il ne se passe rien, les boutons, les sautes d'humeur, les ballonnements... J'ai beau essayer de me dire que je dois rester positive, qu'il y a des solutions, que ça a fonctionné une fois, ça va fonctionner encore... je ne sais pas, je suis frustrée quand même... Et le fait d'être frustrée me frustre encore plus, parce que je m'étais juré de prendre ça plus à la légère cette fois-ci. C'est raté.

Je le savais que ça arriverait. Je le savais que je ne devais pas écouter les petites voix qui me disaient de croire que ça pouvait arriver au naturel maintenant. Je savais que je ne serais jamais normale... pourquoi suis-je déçue alors, si je le savais?

10 janvier 2007

Retour

Retour au travail après deux semaines de vacances. Retour à la normale après deux semaines de soupers, de brunchs et de réunions de famille. Retour à un horaire plus régulier pour Tithom. Retour sur les fêtes.

Les fêtes ont été épuisantes. Nous étions en vacances, heureusement, car sur 16 jours de congé, nous avons eu 10 jours où il y avait une réunion quelconque à l'horaire. Ça arrive rien qu'une fois par année, qu'ils disent?

Tithom a été d'une patience exemplaire. Il a veillé très tard plusieurs soirs alors qu'il voulait seulement dormir dans son lit, mais toujours sans chialer, toujours de bonne humeur. Il a rendu les fêtes beaucoup plus faciles pour nous.

Nous avons été terriblement gâtés cette année. Même si je sais que ce n'est pas ça le point, je me sentais un peu mal de n'avoir pas pu faire de gros cadeaux cette année. Ça paraît dans le budget, une maman à temps partiel qui ne reçoit plus de congé de maternité depuis des mois...

J'ai bien aimé vivre ce premier Noël en famille, voir Tithom découvrir plein de nouvelles choses, voir ses yeux s'illuminer en voyant une chandelle, des lumières de Noël ou un nouveau jouet. J'ai adoré passer deux semaines avec Hom et Tithom, même si nous n'avons pas eu beaucoup de temps juste à nous. Je sens que les prochains Noël seront encore mieux, car Tithom sera plus conscient de ce qu'il se passe autour de lui.

J'ai bien aimé, mais je suis aussi contente que tout soit fini.