30 septembre 2006
Mon fils, la vedette
Il a 8 mois et il a déjà sa photo dans un magazine. Bon d'accord, il partage la vedette avec quelques centaines de bébés et papas... mais quand même! Il est là, dans le numéro de novembre de Coup de Pouce!
28 septembre 2006
8 mois
À l'image de tes prouesses, le dernier mois est passé vite comme l'éclair! En fait, j'ai vraiment l'impression que tu es passé de 6 mois à 8 mois d'un seul coup.
Un premier voyage dans la Vieille Capitale, une carte d'identité, une sauteuse, une cueillette de pommes, des cours de natation, mais aussi un premier grain de beauté, une sixième dent, des essais boiteux de lait maternisé, une petite tête qui fait non, des petites mains qui font bravo, des petites fesses qui avancent vite sur le plancher de cuisine, des petits doigts qui donnent le jouet quand on le demande, une petite bouche qui donne des gros bisous baveux, des petites dents pointues qui mordent dans tout, des petits bras qui font de gros calins et qui font fondre mon coeur... Tu as tellement changé depuis un mois, c'est incroyable.
Je le vois, je le sens, mon bébé s'en va doucement pour laisser place à un petit garçon. Les jours tranquilles où tu passais ton temps assis au même endroit, entouré de jouets, sont finis. Tu te promènes maintenant et tu veux tout toucher! Une petite fouine qui a déjà fait tomber tout le contenu de la tablette de livres de recettes, qui a sorti tous les plats du tiroir, qui a vidé le bac de recyclage et qui a défait les bobines de fil à broder de sa maman...
Même si je dois te suivre partout, même si je dois te dire non à plusieurs reprises parce que tu essais de manger la patte de la table, même si je passerai la prochaine fin de semaine à baby-proofer la maison, j'ai hâte d'être le témoin de tes futurs accomplissements. Celui qui a dit que la fierté est un péché n'était certainement pas une maman.
J'ai hâte aux prochaines semaines car j'adore te voir apprendre et t'améliorer. En fait, j'adore te voir grandir, même si en même temps, je suis un peu nostalgique du mini bébé que tu étais il y a à peine 8 mois...
Bon 8 mois, mon p'tit trotteur-sur-les-fesses!
Un premier voyage dans la Vieille Capitale, une carte d'identité, une sauteuse, une cueillette de pommes, des cours de natation, mais aussi un premier grain de beauté, une sixième dent, des essais boiteux de lait maternisé, une petite tête qui fait non, des petites mains qui font bravo, des petites fesses qui avancent vite sur le plancher de cuisine, des petits doigts qui donnent le jouet quand on le demande, une petite bouche qui donne des gros bisous baveux, des petites dents pointues qui mordent dans tout, des petits bras qui font de gros calins et qui font fondre mon coeur... Tu as tellement changé depuis un mois, c'est incroyable.
Je le vois, je le sens, mon bébé s'en va doucement pour laisser place à un petit garçon. Les jours tranquilles où tu passais ton temps assis au même endroit, entouré de jouets, sont finis. Tu te promènes maintenant et tu veux tout toucher! Une petite fouine qui a déjà fait tomber tout le contenu de la tablette de livres de recettes, qui a sorti tous les plats du tiroir, qui a vidé le bac de recyclage et qui a défait les bobines de fil à broder de sa maman...
Même si je dois te suivre partout, même si je dois te dire non à plusieurs reprises parce que tu essais de manger la patte de la table, même si je passerai la prochaine fin de semaine à baby-proofer la maison, j'ai hâte d'être le témoin de tes futurs accomplissements. Celui qui a dit que la fierté est un péché n'était certainement pas une maman.
J'ai hâte aux prochaines semaines car j'adore te voir apprendre et t'améliorer. En fait, j'adore te voir grandir, même si en même temps, je suis un peu nostalgique du mini bébé que tu étais il y a à peine 8 mois...
Bon 8 mois, mon p'tit trotteur-sur-les-fesses!
27 septembre 2006
Réaction
Dimanche dernier, à l'émission Découverte, on parlait de fécondation in vitro. Bien entendu, j'ai regardé le tout, deux fois plutôt qu'une. Je ne pensais pas en parler ici, puisque selon moi, le documentaire était assez complet, même si de courte durée. Le reportage était clair, concis et faisait le tour, quoi que sommaire, de la question des naissances prématurées liées à la FIV. Mais après avoir lu quelques réactions, je sens le besoin d'en parler.
Premièrement, je veux me débarasser de quelque chose qui m'énerve au plus haut point. Ça revient souvent et c'est revenu à plusieurs reprises dans le documentaire. Lorsqu'on parle de FIV, on dit souvent, à tord, qu'on "implante" des embryons. Hors, le vrai terme est "transférer" des embryons. Si les médecins avaient le pouvoir de les implanter, le taux de succès de la FIV serait bien plus élevé, croyez-moi! On les transfert donc. Qu'ils s'implantent ou non dans la paroie utérine, ça reste un jeu de dés, comme pour la conception "naturelle".
En résumé, le topo parlait du nombre croissant de naissances prématurées provenant de grossesses obtenues à l'aide de la FIV. Ces naissances prématurées surviennent en grande majorité lors de grossesses multiples. On parlait donc de ces grossesses gemellaires obtenues grâce au transfert de plusieurs embryons. On a aussi abordé la question de la réduction embryonnaire.
Il est clair que ce ne sont pas toutes les grossesses multiples qui proviennent de la FIV et qui se terminent en naissances prématurées. Il était seulement question de parler du nombre grandissant de naissances prématurées par rapport au nombre d'embryons transférés. Les médecins ne jettent pas le blâme sur les patients, mais je peux très bien comprendre pourquoi ces couples décident de tenter leur chance avec 2 ou 3 embryons (ils ont parlé d'un couple en ayant transféré 6, ce qui est très rare). Je me mets dans leurs souliers... Je suis infertile, j'essaie depuis des années d'avoir un enfant. Ça ne fonctionne pas, malgré les hormones, les tests, les injections, les inséminations. Tout cela coûte très cher, déjà. Et c'est très difficile. Je vieillis, je sens l'urgence me gagner, je me sens à court de solutions. Après plusieurs années d'échecs et de déception, on se tourne vers la FIV. On fait le protocole, on a quelques ovules fécondés. À 6000$ par cycle, je ne nous vois pas faire ça 4 ou 5 fois avec un seul embryon à la fois. Surtout qu'un cycle de FIV est loin d'être facile et agréable comme une conception naturelle! Mon raisonnement: si on en transfert 3, il y a 3 fois plus de chances qu'un seul s'accroche. Plutôt que de répéter 3 cycles avec un seul embryon et peu de chances, on triple nos chances en un seul cycle. Un seul paiement, une seule intervention. Oui, il y a les risques que les 3 s'implantent, mais soyons réalistes! En tant d'années, tant de traitements, jamais un bébé ne s'est accroché. Pourquoi là, les 3 s'accrocheraient? C'est impensable.
C'est vraiment, en premier lieu, une question monétaire. Si le gouvernement se déniaisait (et ne vous gênez pas d'écrire à votre député sur le sujet!), ils paieraient, au moins en partie, les traitements de fertilité, ce qui enlèverait le sentiment d'urgence des couples. Ils se sentiraient probablement moins pris à la gorge, ils auraient sûrement moins l'impression d'avoir une seule chance à tenter. Du même coup, ça réduirait les coûts liés aux naissances prématurées venant des FIV. Mais non, le gouvernement préfère payer pour autres choses, notamment les avortements. Il rembourse même celles qui ont dû aller au privé pour le faire... Enfin, autre débat...
Bref, je comprends pourquoi ces couples prennent cette décision. Je sais que les médecins ne sont pas tout blancs et qu'ils ont leur tord. Je ne vois pas, par contre, quel est leur avantage à pousser les couples à transférer plus d'un embryon car s'ils les poussaient à en transférr un seul à la fois, les clients reviendraient plus souvent, donc plus de sous dans leurs poches...
Ce qui m'a fait pleurer pendant le reportage est bien sûr la question de réduction embryonnaire. Heureusement, comme le disait le médecin qui la pratique, elle n'a eu qu'à le faire une dizaine de fois. Ce n'est pas chose courante et je vois très bien pourquoi. Quand un couple se bat contre l'infertilité pendant des années, qu'il croit que jamais, ils ne seront parents et que tout à coup, ils se retrouvent portant 3 enfants, la décision vient à l'encontre de tout ce pourquoi ils se sont battus. Tout ce temps à vouloir un enfant et maintenatn qu'ils sont si près du but, ils doivent en tuer un... Quand ils considèrent les risques pour les autres bébés, quand ils sont au courant des risques de la grossesse multiple (et ils parlaient de triplés et quadruplés), ça doit entrer en ligne de compte pour leur décision. Une décision horrible à prendre et dont les parents ne se remmettent probablement jamais complètement. Mettons les choses au clair: les couples ne transfèrent pas 6 embryons en se disant "s'il y en a 3 ou 4 qui s'implantent, c'est pas grave, on les éléminera."
Bref... Problème: trop de naissances pématurées. Cause: trop d'embryons transférés lors de FIV. Cause: coûts trop élevés des traitements de fertilité. Solution: subventionner les traitements de fertilité. Ça semble tellement simple... trop simple peut-être?
Premièrement, je veux me débarasser de quelque chose qui m'énerve au plus haut point. Ça revient souvent et c'est revenu à plusieurs reprises dans le documentaire. Lorsqu'on parle de FIV, on dit souvent, à tord, qu'on "implante" des embryons. Hors, le vrai terme est "transférer" des embryons. Si les médecins avaient le pouvoir de les implanter, le taux de succès de la FIV serait bien plus élevé, croyez-moi! On les transfert donc. Qu'ils s'implantent ou non dans la paroie utérine, ça reste un jeu de dés, comme pour la conception "naturelle".
En résumé, le topo parlait du nombre croissant de naissances prématurées provenant de grossesses obtenues à l'aide de la FIV. Ces naissances prématurées surviennent en grande majorité lors de grossesses multiples. On parlait donc de ces grossesses gemellaires obtenues grâce au transfert de plusieurs embryons. On a aussi abordé la question de la réduction embryonnaire.
Il est clair que ce ne sont pas toutes les grossesses multiples qui proviennent de la FIV et qui se terminent en naissances prématurées. Il était seulement question de parler du nombre grandissant de naissances prématurées par rapport au nombre d'embryons transférés. Les médecins ne jettent pas le blâme sur les patients, mais je peux très bien comprendre pourquoi ces couples décident de tenter leur chance avec 2 ou 3 embryons (ils ont parlé d'un couple en ayant transféré 6, ce qui est très rare). Je me mets dans leurs souliers... Je suis infertile, j'essaie depuis des années d'avoir un enfant. Ça ne fonctionne pas, malgré les hormones, les tests, les injections, les inséminations. Tout cela coûte très cher, déjà. Et c'est très difficile. Je vieillis, je sens l'urgence me gagner, je me sens à court de solutions. Après plusieurs années d'échecs et de déception, on se tourne vers la FIV. On fait le protocole, on a quelques ovules fécondés. À 6000$ par cycle, je ne nous vois pas faire ça 4 ou 5 fois avec un seul embryon à la fois. Surtout qu'un cycle de FIV est loin d'être facile et agréable comme une conception naturelle! Mon raisonnement: si on en transfert 3, il y a 3 fois plus de chances qu'un seul s'accroche. Plutôt que de répéter 3 cycles avec un seul embryon et peu de chances, on triple nos chances en un seul cycle. Un seul paiement, une seule intervention. Oui, il y a les risques que les 3 s'implantent, mais soyons réalistes! En tant d'années, tant de traitements, jamais un bébé ne s'est accroché. Pourquoi là, les 3 s'accrocheraient? C'est impensable.
C'est vraiment, en premier lieu, une question monétaire. Si le gouvernement se déniaisait (et ne vous gênez pas d'écrire à votre député sur le sujet!), ils paieraient, au moins en partie, les traitements de fertilité, ce qui enlèverait le sentiment d'urgence des couples. Ils se sentiraient probablement moins pris à la gorge, ils auraient sûrement moins l'impression d'avoir une seule chance à tenter. Du même coup, ça réduirait les coûts liés aux naissances prématurées venant des FIV. Mais non, le gouvernement préfère payer pour autres choses, notamment les avortements. Il rembourse même celles qui ont dû aller au privé pour le faire... Enfin, autre débat...
Bref, je comprends pourquoi ces couples prennent cette décision. Je sais que les médecins ne sont pas tout blancs et qu'ils ont leur tord. Je ne vois pas, par contre, quel est leur avantage à pousser les couples à transférer plus d'un embryon car s'ils les poussaient à en transférr un seul à la fois, les clients reviendraient plus souvent, donc plus de sous dans leurs poches...
Ce qui m'a fait pleurer pendant le reportage est bien sûr la question de réduction embryonnaire. Heureusement, comme le disait le médecin qui la pratique, elle n'a eu qu'à le faire une dizaine de fois. Ce n'est pas chose courante et je vois très bien pourquoi. Quand un couple se bat contre l'infertilité pendant des années, qu'il croit que jamais, ils ne seront parents et que tout à coup, ils se retrouvent portant 3 enfants, la décision vient à l'encontre de tout ce pourquoi ils se sont battus. Tout ce temps à vouloir un enfant et maintenatn qu'ils sont si près du but, ils doivent en tuer un... Quand ils considèrent les risques pour les autres bébés, quand ils sont au courant des risques de la grossesse multiple (et ils parlaient de triplés et quadruplés), ça doit entrer en ligne de compte pour leur décision. Une décision horrible à prendre et dont les parents ne se remmettent probablement jamais complètement. Mettons les choses au clair: les couples ne transfèrent pas 6 embryons en se disant "s'il y en a 3 ou 4 qui s'implantent, c'est pas grave, on les éléminera."
Bref... Problème: trop de naissances pématurées. Cause: trop d'embryons transférés lors de FIV. Cause: coûts trop élevés des traitements de fertilité. Solution: subventionner les traitements de fertilité. Ça semble tellement simple... trop simple peut-être?
26 septembre 2006
Sauvez-vous!
Mettez-vous tous à l'abri, Tithom arrive à la vitesse de l'éclair! Bon ok, à la vitesse de ses foufounes, mais quand même!
Chacun son mode de locomotion, hein!
Chacun son mode de locomotion, hein!
25 septembre 2006
Un lundi matin comme les autres
6h15 Tithom se réveille en pleurs. Nous attendons, pour voir s'il va se rendormir.
6h20 Comme il ne se calme pas, Hom se lève et va le voir. Tithom a la jambe prise entre deux barreaux de la bassinette, encore.
6h22 Hom vient le déposer près de moi, dans notre lit.
6h30 Comme Tithom ne s'endort pas, je me lève et l'allaite.
6h45 Tithom a encore les yeux plein de sommeil, mais il ne veut plus dormir. Nous nous levons.
6h46 Je le dépose sur son tapis avec ses jouets. Il est tout joyeux et lance ses petits plats partout. Je déjeune.
7h00 Je me fais un café.
7h05 Je ramasse les traîneries dans la cuisine.
7h15 Je ramasse les vêtements qui traînent.
7h20 Je réchauffe mon café rendu tiède.
7h21 Je plie la brassée de couches.
7h28 Je prends Tithom, sur le ventre et pas content du tout, et je le replace en position assise, entouré de ses bébelles.
7h29 Je réussis à le convaindre que ses jouets sont bien plus intéressants que les bords de mon pantalon.
7h31 Je passe le balais partout.
7h36 Je plie et range la brassée de vêtements de Tithom.
7h45 Je réchauffe encore mon café.
7h46 Je plie nos vêtements propres.
7h47 Tithom chigne, il en a assez d'être assis par terre.
7h48 Je l'asseois sur le lit pendant que je plie les vêtements.
7h50 Il s'amuse à sortir les vêtements du panier et à déplier ceux que j'avais déjà pliés.
8h00 Il en a assez de jouer avec les bas, il grogne.
8h02 Je l'asseois dans la chaise haute.
8h03 Je jette mon restant de café, rendu froid et pas buvable.
8h04 Je donne un bout de banane fraîche à Tithom.
8h05 Je me demande quoi faire avec les 3 bananes trop mûres.
8h10 Tithom en a assez de la banane.
8h11 Je prépare de la purée de poire avec des céréales de riz.
8h12 J'essaie de faire manger Tithom, mais il ne fait que grogner et faire non de la tête.
8h16 Il baîlle, je réussis à enfiler ma cuillère pleine de purée dans sa bouche.
8h17 Il fait la grimace, mais avale quand même la bouchée.
8h20 Rien à faire, il ne veut plus manger.
8h21 Je mange le restant de purée, trop tannée de gaspiller.
8h22 Je nettoie Tithom et l'asseois sur son tapis.
8h23 Je fais des muffins avec les bananes trop mûres.
8h28 Tithom en a assez d'être par terre.
8h29 Je change sa couche et lui enlève son pyjama. Je l'habille.
8h34 Je le dépose dans son exerciseur, le temps de terminer mes muffins.
8h40 Les muffins sont au four et Tithom en a assez de l'exerciseur.
8h42 Je m'asseois avec lui par terre et je joue avec ses petits cubes et ses anneaux.
9h00 Il en a assez, il a faim.
9h02 Je l'allaite.
9h09 Il s'endort au sein.
9h11 Je le dépose dans son lit.
9h12 Je me fais un autre café et je m'asseois devant l'ordi. Ma journée de travail commence. Jusqu'à ce que Tithom se réveille...
6h20 Comme il ne se calme pas, Hom se lève et va le voir. Tithom a la jambe prise entre deux barreaux de la bassinette, encore.
6h22 Hom vient le déposer près de moi, dans notre lit.
6h30 Comme Tithom ne s'endort pas, je me lève et l'allaite.
6h45 Tithom a encore les yeux plein de sommeil, mais il ne veut plus dormir. Nous nous levons.
6h46 Je le dépose sur son tapis avec ses jouets. Il est tout joyeux et lance ses petits plats partout. Je déjeune.
7h00 Je me fais un café.
7h05 Je ramasse les traîneries dans la cuisine.
7h15 Je ramasse les vêtements qui traînent.
7h20 Je réchauffe mon café rendu tiède.
7h21 Je plie la brassée de couches.
7h28 Je prends Tithom, sur le ventre et pas content du tout, et je le replace en position assise, entouré de ses bébelles.
7h29 Je réussis à le convaindre que ses jouets sont bien plus intéressants que les bords de mon pantalon.
7h31 Je passe le balais partout.
7h36 Je plie et range la brassée de vêtements de Tithom.
7h45 Je réchauffe encore mon café.
7h46 Je plie nos vêtements propres.
7h47 Tithom chigne, il en a assez d'être assis par terre.
7h48 Je l'asseois sur le lit pendant que je plie les vêtements.
7h50 Il s'amuse à sortir les vêtements du panier et à déplier ceux que j'avais déjà pliés.
8h00 Il en a assez de jouer avec les bas, il grogne.
8h02 Je l'asseois dans la chaise haute.
8h03 Je jette mon restant de café, rendu froid et pas buvable.
8h04 Je donne un bout de banane fraîche à Tithom.
8h05 Je me demande quoi faire avec les 3 bananes trop mûres.
8h10 Tithom en a assez de la banane.
8h11 Je prépare de la purée de poire avec des céréales de riz.
8h12 J'essaie de faire manger Tithom, mais il ne fait que grogner et faire non de la tête.
8h16 Il baîlle, je réussis à enfiler ma cuillère pleine de purée dans sa bouche.
8h17 Il fait la grimace, mais avale quand même la bouchée.
8h20 Rien à faire, il ne veut plus manger.
8h21 Je mange le restant de purée, trop tannée de gaspiller.
8h22 Je nettoie Tithom et l'asseois sur son tapis.
8h23 Je fais des muffins avec les bananes trop mûres.
8h28 Tithom en a assez d'être par terre.
8h29 Je change sa couche et lui enlève son pyjama. Je l'habille.
8h34 Je le dépose dans son exerciseur, le temps de terminer mes muffins.
8h40 Les muffins sont au four et Tithom en a assez de l'exerciseur.
8h42 Je m'asseois avec lui par terre et je joue avec ses petits cubes et ses anneaux.
9h00 Il en a assez, il a faim.
9h02 Je l'allaite.
9h09 Il s'endort au sein.
9h11 Je le dépose dans son lit.
9h12 Je me fais un autre café et je m'asseois devant l'ordi. Ma journée de travail commence. Jusqu'à ce que Tithom se réveille...
22 septembre 2006
Vidanges
Je suis à l'opposé de Popa, par rapport aux vidanges (et à la barbe aussi, en fait). Pas tant par le geste de les préparer et de les sortir que par l'admiration qu'il leur voue. Personnellement, je n'aime pas les vidanges. Moins j'en ai, mieux je me porte. Pour moi, vidange égale consommation. Donc, le moins on consomme, le moins on pollue.
Je suis depuis toujours une maniaque de recyclage. Je recycle tout, du petit triangle coupé de la pinte de lait à l'étiquette de carton sur le pyjama neuf de Tithom. En plus du recyclage qui prend forme dans mon bac vert, je pratique d'autres formes de recyclage: le compost et les dons aux oeuvres de charité (vêtements, meubles, etc.), entre autres. N'importe quel moyen pour produire le moins de vidanges possible.
Avec un bébé, on s'entend que la consommation en général augmente. On consomme plus d'électricité, plus d'eau, plus de produits. Donc plus de vidanges. C'est fou comment des couches pleines peuvent remplir une poubelle en si peu de temps! Pour réduire les dommages, nous avions décidé d'acheter le plus de "lavable" possible. Nous utilisons donc, depuis que le nombril de Tithom est tombé, des couches de coton. Et je dois dire: c'est fantastique! Je n'en parle pas souvent, parce que pour moi, il n'y a rien de vraiment intéressant aux couches de mon fils... mais les gens semblent souvent bien intéressés par ce qu'il porte. Ça fait pas trop de lavage? Ça ne vous écoeure pas? Ça vaut vraiment la peine? Je referai un autre post là-dessus, si ça intéresse quelqu'un... Mais pour résumer, oui, pour plusieurs raisons, ça vaut la peine, selon moi.
Bref, pas plus de vidange depuis que Tithom est dans nos vies. Mais plus de compost, depuis qu'il mange (ou plutôt, gruge à moitié) des fruits, mais bon... ça, c'est une autre histoire!
Mets ça dans ta pipe, Ti-Mé!
Je suis depuis toujours une maniaque de recyclage. Je recycle tout, du petit triangle coupé de la pinte de lait à l'étiquette de carton sur le pyjama neuf de Tithom. En plus du recyclage qui prend forme dans mon bac vert, je pratique d'autres formes de recyclage: le compost et les dons aux oeuvres de charité (vêtements, meubles, etc.), entre autres. N'importe quel moyen pour produire le moins de vidanges possible.
Avec un bébé, on s'entend que la consommation en général augmente. On consomme plus d'électricité, plus d'eau, plus de produits. Donc plus de vidanges. C'est fou comment des couches pleines peuvent remplir une poubelle en si peu de temps! Pour réduire les dommages, nous avions décidé d'acheter le plus de "lavable" possible. Nous utilisons donc, depuis que le nombril de Tithom est tombé, des couches de coton. Et je dois dire: c'est fantastique! Je n'en parle pas souvent, parce que pour moi, il n'y a rien de vraiment intéressant aux couches de mon fils... mais les gens semblent souvent bien intéressés par ce qu'il porte. Ça fait pas trop de lavage? Ça ne vous écoeure pas? Ça vaut vraiment la peine? Je referai un autre post là-dessus, si ça intéresse quelqu'un... Mais pour résumer, oui, pour plusieurs raisons, ça vaut la peine, selon moi.
Bref, pas plus de vidange depuis que Tithom est dans nos vies. Mais plus de compost, depuis qu'il mange (ou plutôt, gruge à moitié) des fruits, mais bon... ça, c'est une autre histoire!
Mets ça dans ta pipe, Ti-Mé!
20 septembre 2006
Choix déchirant
Je n'ai pas l'habitude de me censurer, mais quand je sais qu'un sujet est délicat, je préfère éviter une polémique... Seulement, j'ai besoin d'en parler. Pas pour partir un débat sur la question, mais bien pour écrire ce qui pèse sur mon coeur.
La triste histoire de ma copine K a fait remonter toutes sortes de choses en moi. En fait, bien des questions auxquelles je n'avais jamais pris vraiment la peine de répondre. Je n'ai jamais eu à faire face à cette situation, j'avais donc quelque peu balayé du revers de la main cette possibilité, ne voulant simplement pas y penser. Ça n'arrive qu'aux autres? Je ne le crois plus, si c'était ce que je pensais.
Enceinte de Tithom, j'ai passé le test de clarté nucale. À ce moment-là, nous avions décidé de le passer parce que ça nous donnait l'occasion de voir le bébé une fois de plus et parce que ça nous rassurerait. Bien sûr, j'appréciais aussi le fait que le test pouvait dépister certaines malformations, mais pour moi, c'était presque secondaire. Je n'ai donc pas passé des heures à me demander ce que je ferais si les résultats étaient mauvais. Je ne voulais pas y penser, je ne voulais pas m'en faire pour rien. Je me disais attendons les résultats, nous verrons ensuite.
Les résultats étaient bons et on sait aujourd'hui que Tithom est en super santé. Mais si ça n'avait pas été le cas? Si Pépin avait été très malade? Qu'est-ce que nous aurions fait? Pour Hom et moi, la décision semblait claire: nous mettrions un terme à la grossesse. Je sais que bien des gens sont contre ces interventions. Mais je crois que c'est un choix très personnel, qui revient à chaque couple de faire. Ce n'est pas tout blanc, ni tout noir, il n'y a pas de bonne ni de mauvaise réponse. Seulement des choix différents et personnels. Selon moi, peu importe si on décide de garder le bébé ou de ne pas le garder, il y a des pours et des contres, des regrets et de la paix des deux côtés.
Pourquoi ce choix? Pourquoi détruire ce qui aurait pris des années à construire? Croyez-moi, ça n'aurait pas été facile à faire. J'en aurais eu le coeur en miettes, en bouillie même. J'aurais probablement eu beaucoup de difficulté à m'en remettre. Mais au bout du compte, je crois que nous aurions pris la bonne décision, pour nous. Un choix égoïste? Peut-être. Oui, le choix est fait, entre autres raisons, pour notre bien-être, notre zone de confort, notre vie d'adulte. Il est fait en fonction de ce que nous sommes prêts à donner en tant que parent, ce que nous sommes prêts à sacrifier, à laisser tomber, à abandonner comme rêve. Mais il est fait aussi en fonction de la qualité de vie, de ce que nous voulons donner à nos enfants. Tout le monde veut un enfant en santé, avec ce qu'il y a de meilleur. Le meilleur environnement, les meilleures conditions, le meilleur avenir. Il y a un deuil à faire, qu'on garde le bébé ou non.
Malgré tout, je suis persuadée que si nous avions eu un enfant trisomique sans le savoir auparavant, nous l'aurions aimé de tout notre coeur. Nous l'aurions accepté et accueilli, là n'est pas la question. Et je ne doute pas non-plus qu'au fond, l'enfant aurait été heureux. Mais moi, personnellement, je ne crois pas être une maman assez forte pour être mère d'un enfant de 8 ans toute ma vie. Je ne crois pas avoir la force de le faire sans un jour me sentir prisonnière, me sentir mauvaise mère, sans lui en vouloir un tout petit peu.
Même si le choix semble clair, je ne le ferais jamais facilement, je le regretterais longtemps, même si au fond de moi, je saurais que pour nous, ça aurait été le meilleur choix. Je ne juge pas les gens qui décident de garder le bébé après une tells nouvelle. Je les admire même, car je ne crois pas avoir cette fibre maternelle spéciale. C'est un amour très fort qui nous lie à nos enfants, et quand ils ont besoin de nous comme ça, toute leur vie, ça doit prendre un amour encore plus solide. Je ne juge pas non-plus les couples qui décident de mettre fin à la grossesse, car je sais que le choix est fait à reculons, que ce n'est pas un choix léger.
Ce n'est pas un choix qu'un parent devrait avoir à faire, dans un sens comme dans l'autre. Quand on décide de mettre un terme à la grossesse, c'est le deuil d'un bébé, le deuil d'une grossesse, le deuil d'un rêve qu'on doit faire. Un peu comme une fausse-couche, mais avec notre mot à dire. Et personne ne déciderait de faire une fausse-couche volontairement. Perdre un bébé, ce n'est jamais facile. Ça laisse un trou dans le coeur et le ventre bien vide. Perdre un bébé, ça détruit aussi notre naïveté, notre vision rose de la vie, notre confiance en la nature, en notre corps. Le perdre par choix, je n'ose même pas imaginer le grand trou que ça fait...
La triste histoire de ma copine K a fait remonter toutes sortes de choses en moi. En fait, bien des questions auxquelles je n'avais jamais pris vraiment la peine de répondre. Je n'ai jamais eu à faire face à cette situation, j'avais donc quelque peu balayé du revers de la main cette possibilité, ne voulant simplement pas y penser. Ça n'arrive qu'aux autres? Je ne le crois plus, si c'était ce que je pensais.
Enceinte de Tithom, j'ai passé le test de clarté nucale. À ce moment-là, nous avions décidé de le passer parce que ça nous donnait l'occasion de voir le bébé une fois de plus et parce que ça nous rassurerait. Bien sûr, j'appréciais aussi le fait que le test pouvait dépister certaines malformations, mais pour moi, c'était presque secondaire. Je n'ai donc pas passé des heures à me demander ce que je ferais si les résultats étaient mauvais. Je ne voulais pas y penser, je ne voulais pas m'en faire pour rien. Je me disais attendons les résultats, nous verrons ensuite.
Les résultats étaient bons et on sait aujourd'hui que Tithom est en super santé. Mais si ça n'avait pas été le cas? Si Pépin avait été très malade? Qu'est-ce que nous aurions fait? Pour Hom et moi, la décision semblait claire: nous mettrions un terme à la grossesse. Je sais que bien des gens sont contre ces interventions. Mais je crois que c'est un choix très personnel, qui revient à chaque couple de faire. Ce n'est pas tout blanc, ni tout noir, il n'y a pas de bonne ni de mauvaise réponse. Seulement des choix différents et personnels. Selon moi, peu importe si on décide de garder le bébé ou de ne pas le garder, il y a des pours et des contres, des regrets et de la paix des deux côtés.
Pourquoi ce choix? Pourquoi détruire ce qui aurait pris des années à construire? Croyez-moi, ça n'aurait pas été facile à faire. J'en aurais eu le coeur en miettes, en bouillie même. J'aurais probablement eu beaucoup de difficulté à m'en remettre. Mais au bout du compte, je crois que nous aurions pris la bonne décision, pour nous. Un choix égoïste? Peut-être. Oui, le choix est fait, entre autres raisons, pour notre bien-être, notre zone de confort, notre vie d'adulte. Il est fait en fonction de ce que nous sommes prêts à donner en tant que parent, ce que nous sommes prêts à sacrifier, à laisser tomber, à abandonner comme rêve. Mais il est fait aussi en fonction de la qualité de vie, de ce que nous voulons donner à nos enfants. Tout le monde veut un enfant en santé, avec ce qu'il y a de meilleur. Le meilleur environnement, les meilleures conditions, le meilleur avenir. Il y a un deuil à faire, qu'on garde le bébé ou non.
Malgré tout, je suis persuadée que si nous avions eu un enfant trisomique sans le savoir auparavant, nous l'aurions aimé de tout notre coeur. Nous l'aurions accepté et accueilli, là n'est pas la question. Et je ne doute pas non-plus qu'au fond, l'enfant aurait été heureux. Mais moi, personnellement, je ne crois pas être une maman assez forte pour être mère d'un enfant de 8 ans toute ma vie. Je ne crois pas avoir la force de le faire sans un jour me sentir prisonnière, me sentir mauvaise mère, sans lui en vouloir un tout petit peu.
Même si le choix semble clair, je ne le ferais jamais facilement, je le regretterais longtemps, même si au fond de moi, je saurais que pour nous, ça aurait été le meilleur choix. Je ne juge pas les gens qui décident de garder le bébé après une tells nouvelle. Je les admire même, car je ne crois pas avoir cette fibre maternelle spéciale. C'est un amour très fort qui nous lie à nos enfants, et quand ils ont besoin de nous comme ça, toute leur vie, ça doit prendre un amour encore plus solide. Je ne juge pas non-plus les couples qui décident de mettre fin à la grossesse, car je sais que le choix est fait à reculons, que ce n'est pas un choix léger.
Ce n'est pas un choix qu'un parent devrait avoir à faire, dans un sens comme dans l'autre. Quand on décide de mettre un terme à la grossesse, c'est le deuil d'un bébé, le deuil d'une grossesse, le deuil d'un rêve qu'on doit faire. Un peu comme une fausse-couche, mais avec notre mot à dire. Et personne ne déciderait de faire une fausse-couche volontairement. Perdre un bébé, ce n'est jamais facile. Ça laisse un trou dans le coeur et le ventre bien vide. Perdre un bébé, ça détruit aussi notre naïveté, notre vision rose de la vie, notre confiance en la nature, en notre corps. Le perdre par choix, je n'ose même pas imaginer le grand trou que ça fait...
19 septembre 2006
Entendez-vous ce bruit?
C'est mon coeur qui se brise... Mon amie a eu ses résultats, qui sont sans équivoque: son bébé, un garçon, est atteint de trisomie 21. Quelle triste dénouement... les mots me manquent...
Mon amie, ma chère amie, je pense à toi, je pense à vous. C'est dur, le deuil d'un bébé qu'on aime déjà, même s'il n'est pas encore né. Trop dur. Panse ton coeur, soigne ton âme et ton rêve brisé. Je suis vraiment terriblement désolée...
Mon amie, ma chère amie, je pense à toi, je pense à vous. C'est dur, le deuil d'un bébé qu'on aime déjà, même s'il n'est pas encore né. Trop dur. Panse ton coeur, soigne ton âme et ton rêve brisé. Je suis vraiment terriblement désolée...
Multiplications
Si vous prenez du miel doré, que vous multipliez la couleur par 100, vous aurez une idée de la couleur des cheveux de mon bébé.
Si vous prenez le bleu du ciel, un soir de juillet, sans nuage, avant que le soleil commence à se coucher, que vous multipliez ce bleu par 1000, vous aurez une petite idée de la profondeur des yeux de mon bébé.
Si vous prenez un petit chaton, que vous multipliez sa douceur par 1000, vous aurez une idée de la douceur et de la chaleur de la peau de mon bébé.
Si vous prenez un lilas au printemps, que vous multipliez son parfum sucré par 100, vous aurez une idée du parfum sucré de mon bébé.
Si vous prenez le plus beaux des sourires, que vous y ajoutez la plus belle des musiques, que vous mutlipliez le tout par 1000, vous aurez une petite idée du rire de mon bébé.
Si vous prenez le temps que ça prend pour dire je t'aime et que vous le multipliez par 1 million, ça vous donnera un million de je t'aime, ce qui se rapproche de ce que je peux dire à mon bébé, à chaque jour.
Si vous prenez un clin d'oeil et une petite blague, que vous multipliez la légerté de ce sentiment par 1 million, vous aurez une idée de ce que ça fait à l'âme, d'avoir un enfant.
Si vous prenez la grosseur de votre coeur de jeunesse, que vous la multipliez par 1 million, vous saurez ce que ça fait au coeur, d'avoir un enfant.
Si vous prenez le bleu du ciel, un soir de juillet, sans nuage, avant que le soleil commence à se coucher, que vous multipliez ce bleu par 1000, vous aurez une petite idée de la profondeur des yeux de mon bébé.
Si vous prenez un petit chaton, que vous multipliez sa douceur par 1000, vous aurez une idée de la douceur et de la chaleur de la peau de mon bébé.
Si vous prenez un lilas au printemps, que vous multipliez son parfum sucré par 100, vous aurez une idée du parfum sucré de mon bébé.
Si vous prenez le plus beaux des sourires, que vous y ajoutez la plus belle des musiques, que vous mutlipliez le tout par 1000, vous aurez une petite idée du rire de mon bébé.
Si vous prenez le temps que ça prend pour dire je t'aime et que vous le multipliez par 1 million, ça vous donnera un million de je t'aime, ce qui se rapproche de ce que je peux dire à mon bébé, à chaque jour.
Si vous prenez un clin d'oeil et une petite blague, que vous multipliez la légerté de ce sentiment par 1 million, vous aurez une idée de ce que ça fait à l'âme, d'avoir un enfant.
Si vous prenez la grosseur de votre coeur de jeunesse, que vous la multipliez par 1 million, vous saurez ce que ça fait au coeur, d'avoir un enfant.
18 septembre 2006
Une amie de longue date
Quand je suis entrée au secondaire, je ne connaissais personne à ma nouvelle école. J'ai donc dû repartir à zéro et me faire des nouvelles amies. À la fin de la première année, j'avais 3 très bonnes amies: C, K et M.
C n'était pas amie avec les deux autres. Nous étions presque tout le temps ensemble. Nous avions les mêmes goûts: les New Kids. Nous sommes même allées les voir au stade ensemble. Et un jour, C a vieilli tout d'un coup. Sa mère s'est suidicée pendant l'été, elle s'est fait un copain, de nouveaux amis. J'étais trop immature pour elle. On a peu a peu cessé de se fréquenter. Je n'ai plus jamais eu de nouvelles d'elle après le secondaire.
K et M étaient de très bonnes amies. Mais en secondaire 3, moi et M avons commencé à nous révolter. Nous avons commencé à fumer, à boire, à faire le party. Des bottes d'armée, du maquillage noir, nous étions des tof. K, elle, était restée la même. Plus tranquille, elle avait aussi des parents plus strictes. M a commencé à fréquenter de nouvelles amies, elles aussi très tof. Je me suis donc retrouvée dans deux gangs, complètement différentes l'une de l'autre. Avec M, je faisais le party, je me révoltais. M venait passer deux semaines au chalet de mes grands-parents en été avec moi. Avec K, je partageais mes états d'âme, mes amours impossibles (ce l'est toujours, quand on a 15 ans), mes problèmes à l'école, ma relation tumultueuse mes parents. Nous faisions des sorties plus tranquilles, mais elle était ma meilleure amie. J'étais la plus rebelle de cette gang, la seule qui fumait, la seule qui buvait. Du côté de M, j'étais celle qui ne pouvait jamais sortir, qui n'avait pas le droit de dormir chez une amie un soir de semaine, qui devait entrer tôt et donner le moindre détail de chaque déplacement. Je manquais plusieurs partys, je me sentais donc souvent exclue de plusieurs conversations. Je n'étais pas tout à fait à ma place dans une gang, ni dans l'autre. C'était correct, j'ai toujours été plus solitaire de toute façon.
Le secondaire s'est terminé, je suis allée au Cégep toute seule, loin de mes amies. J'ai peu à peu perdu contact avec M. Elle avait changé, je ne trouvais plus vraiment de point commun avec elle. Elle avait un chum stable, ils ont rapidement eu deux enfants, acheté une maison. Il y a quelques années, M m'a recontactée. Nous nous sommes échangé des courriels à l'occasion, puis pratiquement à tous les jours. Elle a été une des seules qui a su chaque détail de notre parcours en fertilité, qui a su pour la fausse-couche, qui a su dès le départ pour ma 2e grossesse, qui a toujours été là pour moi. Depuis que Tithom est né, nous nous écrivons moins souvent, mais nous gardons encore contact.
Pendant le Cégep, je suis aussi restée amie avec K. On ne se voyait pas souvent, mais ça ne dérangeait pas. Même si ça faisait des semaines qu'on ne s'était pas parlé, quand on se revoyait, c'était toujours comme si on s'était quittées la veille. Tout est simple avec elle et c'est rafraîchissant. Je ne peux plus vraiment dire qu'elle est ma meilleure amie. Je n'ai plus 15 ans, je n'ai plus la même vision de l'amitié. K n'a pas su tout sur notre bataille contre l'infertilité en temps réel, mais elle a su le gros de l'histoire quand je lui ai annoncé que j'étais à nouveau enceinte. Et même si elle n'a pas encore d'enfant, même si elle n'était même pas encore en essais à ce moment-là, elle a été d'un grand soutien.
K est enceinte maintenant. Je suis vraiment très heureuse pour elle. Seulement, elle a eu de mauvais résultats pour son test de dépistage de la trisomie (tout combiné: risques de 1:5). Elle a donc passé une amniocenthèse vendredi matin. Elle et son copain sont venus souper chez nous le soir. J'aurais voulu serrer K dans mes bras, lui dire que tout irait bien, de ne pas s'en faire, mais je n'y arrivais pas. J'avais tellement peur d'être déplacée, de dépasser des limites invisibles, que je ne l'ai pas fait. Je l'ai écoutée, je lui ai démontré de façon maladroite que j'étais là pour elle. Je sais qu'elle a des tonnes d'amis, dont plusieurs qui sont maintenant plus près d'elle que moi, j'espère qu'elle trouvera le soutien nécessaire si elle en a besoin.
Je n'arrête pas de penser à son bébé, d'espérer que tout soit correct, que les nouvelles seront bonnes. Elle recevra les résultats sous peu. Si moi, je trouve le temps long, je n'ose pas imaginer ce qu'elle doit traverser.
Je pense à toi, mon amie. Et je suis là si tu as besoin de moi.
C n'était pas amie avec les deux autres. Nous étions presque tout le temps ensemble. Nous avions les mêmes goûts: les New Kids. Nous sommes même allées les voir au stade ensemble. Et un jour, C a vieilli tout d'un coup. Sa mère s'est suidicée pendant l'été, elle s'est fait un copain, de nouveaux amis. J'étais trop immature pour elle. On a peu a peu cessé de se fréquenter. Je n'ai plus jamais eu de nouvelles d'elle après le secondaire.
K et M étaient de très bonnes amies. Mais en secondaire 3, moi et M avons commencé à nous révolter. Nous avons commencé à fumer, à boire, à faire le party. Des bottes d'armée, du maquillage noir, nous étions des tof. K, elle, était restée la même. Plus tranquille, elle avait aussi des parents plus strictes. M a commencé à fréquenter de nouvelles amies, elles aussi très tof. Je me suis donc retrouvée dans deux gangs, complètement différentes l'une de l'autre. Avec M, je faisais le party, je me révoltais. M venait passer deux semaines au chalet de mes grands-parents en été avec moi. Avec K, je partageais mes états d'âme, mes amours impossibles (ce l'est toujours, quand on a 15 ans), mes problèmes à l'école, ma relation tumultueuse mes parents. Nous faisions des sorties plus tranquilles, mais elle était ma meilleure amie. J'étais la plus rebelle de cette gang, la seule qui fumait, la seule qui buvait. Du côté de M, j'étais celle qui ne pouvait jamais sortir, qui n'avait pas le droit de dormir chez une amie un soir de semaine, qui devait entrer tôt et donner le moindre détail de chaque déplacement. Je manquais plusieurs partys, je me sentais donc souvent exclue de plusieurs conversations. Je n'étais pas tout à fait à ma place dans une gang, ni dans l'autre. C'était correct, j'ai toujours été plus solitaire de toute façon.
Le secondaire s'est terminé, je suis allée au Cégep toute seule, loin de mes amies. J'ai peu à peu perdu contact avec M. Elle avait changé, je ne trouvais plus vraiment de point commun avec elle. Elle avait un chum stable, ils ont rapidement eu deux enfants, acheté une maison. Il y a quelques années, M m'a recontactée. Nous nous sommes échangé des courriels à l'occasion, puis pratiquement à tous les jours. Elle a été une des seules qui a su chaque détail de notre parcours en fertilité, qui a su pour la fausse-couche, qui a su dès le départ pour ma 2e grossesse, qui a toujours été là pour moi. Depuis que Tithom est né, nous nous écrivons moins souvent, mais nous gardons encore contact.
Pendant le Cégep, je suis aussi restée amie avec K. On ne se voyait pas souvent, mais ça ne dérangeait pas. Même si ça faisait des semaines qu'on ne s'était pas parlé, quand on se revoyait, c'était toujours comme si on s'était quittées la veille. Tout est simple avec elle et c'est rafraîchissant. Je ne peux plus vraiment dire qu'elle est ma meilleure amie. Je n'ai plus 15 ans, je n'ai plus la même vision de l'amitié. K n'a pas su tout sur notre bataille contre l'infertilité en temps réel, mais elle a su le gros de l'histoire quand je lui ai annoncé que j'étais à nouveau enceinte. Et même si elle n'a pas encore d'enfant, même si elle n'était même pas encore en essais à ce moment-là, elle a été d'un grand soutien.
K est enceinte maintenant. Je suis vraiment très heureuse pour elle. Seulement, elle a eu de mauvais résultats pour son test de dépistage de la trisomie (tout combiné: risques de 1:5). Elle a donc passé une amniocenthèse vendredi matin. Elle et son copain sont venus souper chez nous le soir. J'aurais voulu serrer K dans mes bras, lui dire que tout irait bien, de ne pas s'en faire, mais je n'y arrivais pas. J'avais tellement peur d'être déplacée, de dépasser des limites invisibles, que je ne l'ai pas fait. Je l'ai écoutée, je lui ai démontré de façon maladroite que j'étais là pour elle. Je sais qu'elle a des tonnes d'amis, dont plusieurs qui sont maintenant plus près d'elle que moi, j'espère qu'elle trouvera le soutien nécessaire si elle en a besoin.
Je n'arrête pas de penser à son bébé, d'espérer que tout soit correct, que les nouvelles seront bonnes. Elle recevra les résultats sous peu. Si moi, je trouve le temps long, je n'ose pas imaginer ce qu'elle doit traverser.
Je pense à toi, mon amie. Et je suis là si tu as besoin de moi.
14 septembre 2006
Yark
Vous vous souvenez de mon client con?
Il vient de partir d'ici. Il a été ici 10 minutes et a dit 3 fois l'expression "le fourrage de chien".
J'ai le goût de vomir.
Il vient de partir d'ici. Il a été ici 10 minutes et a dit 3 fois l'expression "le fourrage de chien".
J'ai le goût de vomir.
13 septembre 2006
Cordon
Merci à celles qui m'ont répondu, pour votre soutien. Je sais que la décision ne sera pas facile à prendre, quand le temps sera venu. Pour l'instant, j'aimerais pouvoir offrir l'allaitement mixte à Tithom. Il me semble que ce serait un bon compromis, en attendant de faire le grand saut, du moins.
Oui, Hom a essayé de donner le biberon pendant que je me cachais dans la chambre. Pas plus de succès que moi. Mais bon... Tithom vient de percer sa 6e dent, il ne faut pas trop en demander, j'imagine. S'il pouvait arrêter de faire des dents un peu, on pourrait passer à autres choses. Comme le faire manger. Ou lui apprendre à conduire.
Il y a des jours où la décision me semblerait plus facile à faire. Comme aujourd'hui, alors que j'ai encore un canal de bloqué. Toujours le même. Celui qui m'avait donné ma mastite. Celui qui me donne l'impression d'avoir une balle de golf dans le sein. Mais il y a des jours où la décision me semble impossible à prendre, comme hier, alors que Tithom s'est endormi au sein, tout chaud, tout collé contre moi.
Je crois savoir ce qui a changé. Je voyais l'allaitement comme un prolongement de la grossesse. Avec l'allaitement, un cordon nous liait encore, mon fils et moi. Et puis, petit à petit, le cordon s'est effrité pour finalement disparaître. J'aime encore allaiter, j'aime encore le principe d'allaiter, mais le cordon n'est plus là. Tout simplement.
Oui, Hom a essayé de donner le biberon pendant que je me cachais dans la chambre. Pas plus de succès que moi. Mais bon... Tithom vient de percer sa 6e dent, il ne faut pas trop en demander, j'imagine. S'il pouvait arrêter de faire des dents un peu, on pourrait passer à autres choses. Comme le faire manger. Ou lui apprendre à conduire.
Il y a des jours où la décision me semblerait plus facile à faire. Comme aujourd'hui, alors que j'ai encore un canal de bloqué. Toujours le même. Celui qui m'avait donné ma mastite. Celui qui me donne l'impression d'avoir une balle de golf dans le sein. Mais il y a des jours où la décision me semble impossible à prendre, comme hier, alors que Tithom s'est endormi au sein, tout chaud, tout collé contre moi.
Je crois savoir ce qui a changé. Je voyais l'allaitement comme un prolongement de la grossesse. Avec l'allaitement, un cordon nous liait encore, mon fils et moi. Et puis, petit à petit, le cordon s'est effrité pour finalement disparaître. J'aime encore allaiter, j'aime encore le principe d'allaiter, mais le cordon n'est plus là. Tout simplement.
12 septembre 2006
Le début de la fin?
Ça fait quelque temps qu'un déclic s'est fait. Quelque chose a changé et je n'arrive pas à mettre le doigt dessus. Je ne vois plus l'allaitement de la même façon et je ne sais pas trop pourquoi. Mon allaitement, bien sûr, pas l'allaitement en général. Et l'incident de l'autre jour n'a fait qu'accentuer tout ça.
Depuis la naissance de Tithom, l'allaitement est important et précieux pour moi. À chaque boire, je ressentais la même fierté de donner le meilleur à mon fils et le même débordement d'amour quand il devenait tout mou dans mes bras. Chaque tétée était un moment privilégié, un petit moment rien que pour nous deux. Je pouvais passer des heures à l'allaiter, ça ne me dérangeait pas. Quand j'allaitais, nous étions seuls au monde.
J'allaite parce que je veux donner ce qu'il y a de meilleur à mon fils. J'allaite aussi parce que c'est un privilège de pouvoir le faire, de pouvoir nourrir mon fils de mon corps. C'est pour moi un prolongement de la grossesse, un don de soi, un don d'amour. Et d'anticorps.
Je m'étais dit que j'allaiterais pour un minimum de 6 mois. Je ne me fixais pas de limite, mais je voulais au moins me rendre là. Un an, ça me paraissait un beau rêve, quoi qu'un peu ambitieux. Maintenant que le 7 mois est passé, je ne ressens plus la même urgence, la même nécessité d'allaiter. J'aime encore chaque boire, chaque moment avec mon fils. Je m'émeus encore de penser que tous ses plis, tous ses bourrelets que j'aime tant sont là grâce à MON lait. Mais mon amour de l'allaitement s'égraine petit à petit. J'ai tout à coup moins de fun à allaiter. Je ressens tout à coup un peu d'impatience quand mes seins picottent et font mal alors qu'ils se remplissent de lait. Je me sens un peu prisonnière de tout ça, car je suis encore la seule à pouvoir nourrir Tithom. Ce qui me faisait le plus grand bien au début (me sentir indispensable) me fait aujourd'hui me sentir un peu coincée, même si la seule idée que quelqu'un d'autre lui donne du lait (à part Hom, bien sûr) me donne des frissons.
Et bien sûr, je me sens coupable de penser tout ça. Je me sens coupable de ne plus autant aimer allaiter. Je me demande si ça a rapport avec le désir de recommencer les essais pour un deuxième bébé. Je me demande si je ne suis pas égoïste. Je pense à celles qui auraient aimé allaiter et qui n'ont pas pu. Je pense à mon fils, qui mérite ce qu'il y a de meilleur. Je me sens déchirée entre l'allaitement, que j'aime encore, mais qui me semble moins nécessaire, et le biberon, qui me tanne encore plus par sa préparation. Je me dis que je fais un plat avec un rien. Je me dis que donner le biberon, c'est loin d'être la fin du monde. Mais je n'arrive pas à faire le grand saut. Je n'arrive pas à prendre la décision de commencer le sevrage. Je remets sans cesse la décision à plus tard... ce qui ne règle pas le problème.
Je voudrais bien un allaitement mixte, mais pour le moment, c'est Tithom qui décide et il ne veut rien savoir. J'ai essayé de donner un biberon à Tithom. Il y a deux semaines, j'ai acheté une boîte de lait en poudre. Ça me fendait le coeur, mais en même temps, j'aimais la petite lueur de liberté que ça me faisait entrevoir. Bien entendu, Tithom n'a rien voulu savoir. Le biberon, il aime, il joue avec, mordille la tétine, mais ne boit pas. En fait, il boit de l'eau au biberon et au gobelet sans problème. Le lait maternisé, c'est une autre histoire. Il fait sa grimace typique "ce n'est pas le lait de maman donc eurk!" et repousse la bouteille. J'ai essayé au gobelet, avec et sans anti-dégât. Deux sortes de gobelets, deux sortes de biberons, rien ne fait. Dès qu'un goutte de lait touche sa langue, c'est le dégoût.
Je n'ai pas envie de me rendre au point où j'aurai des mauvais sentiments par rapport à l'allaitement. J'aimerais mieux arrêter alors que j'aime encore ça, même si c'est moins qu'au début. Je ne veux pas arrêter sur une mauvaise note, ni sur un coup de tête. Mais je ne veux pas arrêter... en tout cas, pas tout de suite. Enfin, je pense... je ne sais pas, je ne sais plus...
Depuis la naissance de Tithom, l'allaitement est important et précieux pour moi. À chaque boire, je ressentais la même fierté de donner le meilleur à mon fils et le même débordement d'amour quand il devenait tout mou dans mes bras. Chaque tétée était un moment privilégié, un petit moment rien que pour nous deux. Je pouvais passer des heures à l'allaiter, ça ne me dérangeait pas. Quand j'allaitais, nous étions seuls au monde.
J'allaite parce que je veux donner ce qu'il y a de meilleur à mon fils. J'allaite aussi parce que c'est un privilège de pouvoir le faire, de pouvoir nourrir mon fils de mon corps. C'est pour moi un prolongement de la grossesse, un don de soi, un don d'amour. Et d'anticorps.
Je m'étais dit que j'allaiterais pour un minimum de 6 mois. Je ne me fixais pas de limite, mais je voulais au moins me rendre là. Un an, ça me paraissait un beau rêve, quoi qu'un peu ambitieux. Maintenant que le 7 mois est passé, je ne ressens plus la même urgence, la même nécessité d'allaiter. J'aime encore chaque boire, chaque moment avec mon fils. Je m'émeus encore de penser que tous ses plis, tous ses bourrelets que j'aime tant sont là grâce à MON lait. Mais mon amour de l'allaitement s'égraine petit à petit. J'ai tout à coup moins de fun à allaiter. Je ressens tout à coup un peu d'impatience quand mes seins picottent et font mal alors qu'ils se remplissent de lait. Je me sens un peu prisonnière de tout ça, car je suis encore la seule à pouvoir nourrir Tithom. Ce qui me faisait le plus grand bien au début (me sentir indispensable) me fait aujourd'hui me sentir un peu coincée, même si la seule idée que quelqu'un d'autre lui donne du lait (à part Hom, bien sûr) me donne des frissons.
Et bien sûr, je me sens coupable de penser tout ça. Je me sens coupable de ne plus autant aimer allaiter. Je me demande si ça a rapport avec le désir de recommencer les essais pour un deuxième bébé. Je me demande si je ne suis pas égoïste. Je pense à celles qui auraient aimé allaiter et qui n'ont pas pu. Je pense à mon fils, qui mérite ce qu'il y a de meilleur. Je me sens déchirée entre l'allaitement, que j'aime encore, mais qui me semble moins nécessaire, et le biberon, qui me tanne encore plus par sa préparation. Je me dis que je fais un plat avec un rien. Je me dis que donner le biberon, c'est loin d'être la fin du monde. Mais je n'arrive pas à faire le grand saut. Je n'arrive pas à prendre la décision de commencer le sevrage. Je remets sans cesse la décision à plus tard... ce qui ne règle pas le problème.
Je voudrais bien un allaitement mixte, mais pour le moment, c'est Tithom qui décide et il ne veut rien savoir. J'ai essayé de donner un biberon à Tithom. Il y a deux semaines, j'ai acheté une boîte de lait en poudre. Ça me fendait le coeur, mais en même temps, j'aimais la petite lueur de liberté que ça me faisait entrevoir. Bien entendu, Tithom n'a rien voulu savoir. Le biberon, il aime, il joue avec, mordille la tétine, mais ne boit pas. En fait, il boit de l'eau au biberon et au gobelet sans problème. Le lait maternisé, c'est une autre histoire. Il fait sa grimace typique "ce n'est pas le lait de maman donc eurk!" et repousse la bouteille. J'ai essayé au gobelet, avec et sans anti-dégât. Deux sortes de gobelets, deux sortes de biberons, rien ne fait. Dès qu'un goutte de lait touche sa langue, c'est le dégoût.
Je n'ai pas envie de me rendre au point où j'aurai des mauvais sentiments par rapport à l'allaitement. J'aimerais mieux arrêter alors que j'aime encore ça, même si c'est moins qu'au début. Je ne veux pas arrêter sur une mauvaise note, ni sur un coup de tête. Mais je ne veux pas arrêter... en tout cas, pas tout de suite. Enfin, je pense... je ne sais pas, je ne sais plus...
11 septembre 2006
Une sauteuse, de l'eau et des pommes
Non, il ne s'agit pas d'une recette, mais du résumé de notre fin de semaine.
Nous avons acheté des nouvelles bébelles à Tithom, dont une sauteuse comme dans le bon vieux temps. On peut donc comparer mon fils qui s'y amuse follement...

Et moi, il y a quelques années...

Aimer swigner, ça doit être génétique.
........................
Hier matin, Tithom avait son premier cours de natation. L'eau était plutôt froide, mais ça s'est bien déroulé. Ses prouesses: il a fait l'étoile et flotté sur le ventre. Avouez que c'est impressionnant!
Pas de photo, Hom avait oublié la caméra.
........................
Après la petite baignade, nous sommes allés aux pommes en famille. Il faisait très beau, on en a même profité pour faire un petit pic-nic. Après s'être bourrés de beignets aux pommes, nous sommes embarqués dans le charriot derrière le tracteur et sommes allés cueillir des pommes. Tithom, dans l'écharpe, se foutait pas mal des gros fruits rouges. Lui, ce qu'il voulait manger, c'est les feuilles des arbres.
Malgré son manque de participation et sa fatigue (probablement d'avoir trop fait l'étoile), il a été sage come une image.

Il s'est même endormi dans l'écharpe, collé sur le coeur de maman. Aaah...
Nous avons acheté des nouvelles bébelles à Tithom, dont une sauteuse comme dans le bon vieux temps. On peut donc comparer mon fils qui s'y amuse follement...

Et moi, il y a quelques années...

Aimer swigner, ça doit être génétique.
........................
Hier matin, Tithom avait son premier cours de natation. L'eau était plutôt froide, mais ça s'est bien déroulé. Ses prouesses: il a fait l'étoile et flotté sur le ventre. Avouez que c'est impressionnant!
Pas de photo, Hom avait oublié la caméra.
........................
Après la petite baignade, nous sommes allés aux pommes en famille. Il faisait très beau, on en a même profité pour faire un petit pic-nic. Après s'être bourrés de beignets aux pommes, nous sommes embarqués dans le charriot derrière le tracteur et sommes allés cueillir des pommes. Tithom, dans l'écharpe, se foutait pas mal des gros fruits rouges. Lui, ce qu'il voulait manger, c'est les feuilles des arbres.
Malgré son manque de participation et sa fatigue (probablement d'avoir trop fait l'étoile), il a été sage come une image.

Il s'est même endormi dans l'écharpe, collé sur le coeur de maman. Aaah...
On se souvient tous
Je crois que tout le monde se souvient de ce qu'il faisait, le 11 septembre 2001. En tout cas, moi je m'en souviens très bien. Je me rappelle le coup de fil très tôt de Hom qui me disait d'allumer la télévision. Je me souviens avoir vu en direct les deux tours s'écrouler. Je me souviens avoir eu un énorme frisson quand j'ai réalisé que non seulement il y avait des gens dans les tours, mais que les avions étaient aussi remplis de gens. Je me souviens ne pas avoir été capable de travailler de la journée, rivée sur mon écran, en quête de réponses. Je me souviens comment j'étais habillée, comment je me sentais, où j'étais, comment j'étais. Je me souviens aussi des jours qui ont suivi, des hommages, des listes de noms de victimes, des tonnes de fleurs, des affiches de personnes recherchées. Je me rapelle avoir été un peu insultée quand Bush avait remercié tout le monde, sauf le Canada, qui avait accueilli tant de gens. Je me souviens m'être dit que tout le monde s'en souviendrait, de cette journée.
Et j'espère que personne n'oubliera.
Et j'espère que personne n'oubliera.
8 septembre 2006
Pas si beta
J'ai voulu faire ma fine et j'ai changé mon blog pour le nouveau Blogger Beta... Ce qui fait que vous ne pouvez poster de commentaire sous votre compte Blogger si vous n'êtes pas Beta... Mais ne vous empêchez pas de me laisser une note... Suffit de m'écrire sous "other" ! Allez, soyez pas gênés!
Vos cartes svp!
Les pantalons verts
À chaque changement de saison, je fais la rotation dans mes vêtements. Et à chaque fois, je fais un tri dans les vêtements, question de libérer de l'espace un peu. Je donne ce que je n'aime plus, ce qui ne fait plus, ce que je ne porte plus. Parfois, je garde des choses, même si elles ne font plus. Comme les pantalons verts.
Il y a plusieurs années, je m'étais acheté une paire de pantalons verts kakis. Je les trouvais tellement cool et ils m'allaient comme un gant. Je les avais toujours sur le dos. Puis, j'ai arrêté de fumer, j'ai commencé les traitements de fertilité et mon poids n'a jamais cessé d'augmenter. À chaque changement de saison, je les sortais de mon bac, nostalgique. Je les regardais et j'hésitais quelques secondes entre la pile "à donner" et la pile "à garder". Je les essayais, pour me rendre compte à chaque fois qu'ils étaient loin de me faire (à un moment, ils ne passaient même pas les cuisses). Je les remettais quand même dans le bac, au cas où un jour, ils me feraient à nouveau, en me disant que je rêvais en couleurs.
Au printemps, j'ai fait ma rotation et j'ai réessayé les pantalons verts. Ils passaient les cuisses, mais il manquait plusieurs pouces pour que la taille se ferme. Allez hop, on retourne dans le bac!
Cette semaine, j'ai rangé mon linge d'été et sorti celui d'hiver. J'ai osé essayer mes pantalons verts encore une fois. Et vous savez quoi? Ils me font.
Il y a plusieurs années, je m'étais acheté une paire de pantalons verts kakis. Je les trouvais tellement cool et ils m'allaient comme un gant. Je les avais toujours sur le dos. Puis, j'ai arrêté de fumer, j'ai commencé les traitements de fertilité et mon poids n'a jamais cessé d'augmenter. À chaque changement de saison, je les sortais de mon bac, nostalgique. Je les regardais et j'hésitais quelques secondes entre la pile "à donner" et la pile "à garder". Je les essayais, pour me rendre compte à chaque fois qu'ils étaient loin de me faire (à un moment, ils ne passaient même pas les cuisses). Je les remettais quand même dans le bac, au cas où un jour, ils me feraient à nouveau, en me disant que je rêvais en couleurs.
Au printemps, j'ai fait ma rotation et j'ai réessayé les pantalons verts. Ils passaient les cuisses, mais il manquait plusieurs pouces pour que la taille se ferme. Allez hop, on retourne dans le bac!
Cette semaine, j'ai rangé mon linge d'été et sorti celui d'hiver. J'ai osé essayer mes pantalons verts encore une fois. Et vous savez quoi? Ils me font.
7 septembre 2006
C'est terminé
Alors voilà. Après presque 8 mois, le congé de maternité est officiellement terminé. En fait, j'ai recommencé à travailler 5 semaines après l'accouchement, mais comme je travaillais à temps partiel et que je suis travailleur autonome, je continuais quand même à recevoir des prestations. Oh, pas grand chose, mais juste assez. Juste assez pour quand même faire une différence dans le budget quand ça arrête d'entrer aux deux semaines.
C'est fini. Je n'aurai plus de dépôt dans mon compte venant du R Q A P. Je reste à temps partiel, donc nous devons réajuster le budget.
Je ne me plains pas. Je suis chanceuse d'avoir eu droit à un congé payé (le mot congé ne colle pas vraiment à ma situation, mais bon). Je sais que bien des femmes, tout aussi travaillantes que moi, n'auront rien eu. Je sais aussi que bien des femmes ont droit à un an de congé (un vrai congé de travail pour elles) et qu'elles ne le prennent pas.
Le mien se termine. Il m'aura servi à bien plus qu'à payer l'épicerie. Ce nouveau programme parental m'aura servi à boucher des coins de gens qui disent des âneries.
- Ah, il est né en janvier, tu as donc eu le nouveau programme! Alors, c'était calculé!
- Non, ça nous a pris 3 ans, dont 2 ans en fertilité.
- ...
Merci, gouvernement du Québec!
C'est fini. Je n'aurai plus de dépôt dans mon compte venant du R Q A P. Je reste à temps partiel, donc nous devons réajuster le budget.
Je ne me plains pas. Je suis chanceuse d'avoir eu droit à un congé payé (le mot congé ne colle pas vraiment à ma situation, mais bon). Je sais que bien des femmes, tout aussi travaillantes que moi, n'auront rien eu. Je sais aussi que bien des femmes ont droit à un an de congé (un vrai congé de travail pour elles) et qu'elles ne le prennent pas.
Le mien se termine. Il m'aura servi à bien plus qu'à payer l'épicerie. Ce nouveau programme parental m'aura servi à boucher des coins de gens qui disent des âneries.
- Ah, il est né en janvier, tu as donc eu le nouveau programme! Alors, c'était calculé!
- Non, ça nous a pris 3 ans, dont 2 ans en fertilité.
- ...
Merci, gouvernement du Québec!
5 septembre 2006
Du lait et du sang
Samedi, nous nous promenions à Québec avec Tithom pour la première fois. Une première escapade en famille, loin de chez nous, loin de nos choses, loin des bébelles de Tithom. Pour lui, une journée entière passée dans le siège d'auto, la poussette ou l'écharpe. Il commençait à être impatient et gigotteux. Nous avons quand même décidé d'aller souper au resto. Après tout, Tithom avait toujours été très gentil au restaurant.
Il avait faim. Le resto était bruyant et sombre. Des gens passaient sans cesse près de nous. La chaise avait des bras qui ne me laissaient pas beaucoup de liberté. J'ai voulu allaiter Tithom quand même, question de le calmer et d'ensuite pouvoir souper tranquillement. J'ai placé une petite couverture pour le couvrir, le temps de l'installer (je ne suis habituellement pas prude comme ça, mais le setting du resto ne m'inspirait pas). J'ai sorti mon sein, puis j'ai placé un Tithom choqué devant, en espérant qu'il se branche par lui-même, comme il le fait souvent.
Il ne s'est pas branché. Au lieu de prendre le sein normalement, il m'a mordue. Oh, c'est arrivé souvent qu'il me morde. Il a des dents depuis 3 mois après tout! Mais jamais comme cette fois-là. Il m'a véritablement mordue. Je dirais même qu'il m'a mâchée. Il était fâché, il donnait des coups de pieds, il a mordu et ne lâchait pas prise.
Quand j'ai réussi à l'enlever de mon sein, après avoir dit tous les sacres de la terre dans ma tête et en ayant retenu les larmes de douleur qui montaient, je me suis apperçue qu'il avait la bouche en sang. J'avais baissé mon chandail par-dessus mon sein sans le recouvrir. J'ai baissé la tête et j'ai vu deux taches de sang sur mon t-shirt blanc. Deux taches grosses comme des 1$. Je saignais. Mon mamelon pissait le sang. J'ai dit, comme dans un brouillard "Hom, je saigne. Je suis en sang." Je tremblais. J'ai essuyé la bouche de Tithom avec la couverture puis je suis allée à la toilette. Mon mamelon saignait, mais je n'arrivais pas à voir d'où.
Hom se tenait dans le cadre de porte de la toilette des femmes, avec un bébé en pleurs dans les bras et de la peur dans les yeux. "Es-tu correcte? Est-ce que ça va?" me demandait-il. Je ne suis pas en danger de mort, mais ça ne va pas... J'ai mal comme je n'ai jamais eu mal avant et je ne sais pas quoi faire.
Je décide d'allaiter Tithom assise sur une petite chaise, dans les toilettes, où c'est un peu plus calme. Il finit par se calmer et par boire à l'autre sein. Jusqu'à ce qu'une dame décide de se sécher les mains au séchoir plutôt qu'avec du papier. Tithom n'a jamais voulu reprendre le sein. J'ai essayé l'autre côté, même s'il avait saigné. Il était plein, je devais le vider et Tithom avait faim. J'ai essayé de lui mettre dans la bouche, mais quand il s'est retourné et que j'ai vu le sang sur sa joue, j'ai ressenti une faiblesse dans mes jambes.
Nous avons mangé notre repas en vitesse, sans vraiment le savourer. Bébé était encore bougonneux, il ne voulait rien savoir de la chaise haute ni de la poussette. Pas de dessert, on retourne à l'hôtel illico.
J'ai dû lui redonner le sein mordu par la suite. Je n'avais pas le choix: je n'avais pas mon tire-lait, ni de biberon. Il devait boire et je devais me vider. Il a donc bu du sang mêlé au lait, pendant que mes orteils frisaient tellement j'avais mal. Ça me fendait le coeur quand j'essuyais sa bouche et que la débarbouillette se tachait de rose. Ça ne semblait pas le déranger, il ne semblait pas voir de différence dans mon lait, heureusement.
Les boires des jours suivants ont tous été douloureux. Je ne sais toujours pas d'où je saignais (et j'ai resaigné à tous les boires du lendemain), mais ça a fini par passer. J'ai encore un peu mal, mais ça ne saigne plus et la douleur diminue pendant le boire, pour disparaître complètement.
Je sais que la peur finira aussi par passer, mais pour le moment, je lui donne encore le sein à reculon. Cette mésaventure a fait une entaille dans mon amour de l'allaitement... et ça m'attriste.
Il avait faim. Le resto était bruyant et sombre. Des gens passaient sans cesse près de nous. La chaise avait des bras qui ne me laissaient pas beaucoup de liberté. J'ai voulu allaiter Tithom quand même, question de le calmer et d'ensuite pouvoir souper tranquillement. J'ai placé une petite couverture pour le couvrir, le temps de l'installer (je ne suis habituellement pas prude comme ça, mais le setting du resto ne m'inspirait pas). J'ai sorti mon sein, puis j'ai placé un Tithom choqué devant, en espérant qu'il se branche par lui-même, comme il le fait souvent.
Il ne s'est pas branché. Au lieu de prendre le sein normalement, il m'a mordue. Oh, c'est arrivé souvent qu'il me morde. Il a des dents depuis 3 mois après tout! Mais jamais comme cette fois-là. Il m'a véritablement mordue. Je dirais même qu'il m'a mâchée. Il était fâché, il donnait des coups de pieds, il a mordu et ne lâchait pas prise.
Quand j'ai réussi à l'enlever de mon sein, après avoir dit tous les sacres de la terre dans ma tête et en ayant retenu les larmes de douleur qui montaient, je me suis apperçue qu'il avait la bouche en sang. J'avais baissé mon chandail par-dessus mon sein sans le recouvrir. J'ai baissé la tête et j'ai vu deux taches de sang sur mon t-shirt blanc. Deux taches grosses comme des 1$. Je saignais. Mon mamelon pissait le sang. J'ai dit, comme dans un brouillard "Hom, je saigne. Je suis en sang." Je tremblais. J'ai essuyé la bouche de Tithom avec la couverture puis je suis allée à la toilette. Mon mamelon saignait, mais je n'arrivais pas à voir d'où.
Hom se tenait dans le cadre de porte de la toilette des femmes, avec un bébé en pleurs dans les bras et de la peur dans les yeux. "Es-tu correcte? Est-ce que ça va?" me demandait-il. Je ne suis pas en danger de mort, mais ça ne va pas... J'ai mal comme je n'ai jamais eu mal avant et je ne sais pas quoi faire.
Je décide d'allaiter Tithom assise sur une petite chaise, dans les toilettes, où c'est un peu plus calme. Il finit par se calmer et par boire à l'autre sein. Jusqu'à ce qu'une dame décide de se sécher les mains au séchoir plutôt qu'avec du papier. Tithom n'a jamais voulu reprendre le sein. J'ai essayé l'autre côté, même s'il avait saigné. Il était plein, je devais le vider et Tithom avait faim. J'ai essayé de lui mettre dans la bouche, mais quand il s'est retourné et que j'ai vu le sang sur sa joue, j'ai ressenti une faiblesse dans mes jambes.
Nous avons mangé notre repas en vitesse, sans vraiment le savourer. Bébé était encore bougonneux, il ne voulait rien savoir de la chaise haute ni de la poussette. Pas de dessert, on retourne à l'hôtel illico.
J'ai dû lui redonner le sein mordu par la suite. Je n'avais pas le choix: je n'avais pas mon tire-lait, ni de biberon. Il devait boire et je devais me vider. Il a donc bu du sang mêlé au lait, pendant que mes orteils frisaient tellement j'avais mal. Ça me fendait le coeur quand j'essuyais sa bouche et que la débarbouillette se tachait de rose. Ça ne semblait pas le déranger, il ne semblait pas voir de différence dans mon lait, heureusement.
Les boires des jours suivants ont tous été douloureux. Je ne sais toujours pas d'où je saignais (et j'ai resaigné à tous les boires du lendemain), mais ça a fini par passer. J'ai encore un peu mal, mais ça ne saigne plus et la douleur diminue pendant le boire, pour disparaître complètement.
Je sais que la peur finira aussi par passer, mais pour le moment, je lui donne encore le sein à reculon. Cette mésaventure a fait une entaille dans mon amour de l'allaitement... et ça m'attriste.
S'abonner à :
Messages (Atom)
