En ce dernier jour de l'année 2005, mes souhaits de bonne année se dirigent vers 3 groupes de personnes en particulier.
Je souhaite la paix et beaucoup d'amour à tous ceux qui ont perdu des êtres chers. Que la nouvelle année vous apporte la sérénité nécessaire pour faire le deuil et vous rappeler seulement les bons souvenirs avec les êtres aimés.
Je souhaite courage et espoir à toutes celles qui attendent depuis longtemps la venue de la cigogne. Même si ce ne sont que des mots, j'espère de tout coeur que 2006 sera l'année où votre rêve se réalisera, peu importe la façon.
Je souhaite la santé, l'amour, la chance, le succès, le bonheur et l'amitié à toute la terre. Soyez heureux, souriez, savourez chaque petit bonheur comme du champagne. Mordez dans la vie.
Bonne et heureuse année 2006 à tous!
31 décembre 2005
30 décembre 2005
2005
À chaque année, je fais un genre de rétrospective, question de voir où les 12 derniers mois se sont envollés... J'ai commencé ce blog en janvier, ce sera donc en même temps un résumé depuis le début.
Janvier
Je suis encore un peu ébranlée par ma fausse-couche. Nous recommençons les essais avec des injections plus fortes. J'ai, pour la seule fois de ma vie, 3 folicules matures. Première insémination. Ça ne fonctionne pas.
Février
Deuxième insémination. Ne fonctionne pas. Les échecs sont de plus en plus difficiles à vivre.
Mars
On décide de laisser tomber les injections et inséminations pour quelques mois, le temps de faire une laparoscopie et un drilling ovarien. Je demande quand même une prescription de Femara, pour au moins avoir l'impression de faire quelque chose en attendant.
Avril
Premier cycle sans injection ni insémination, j'ovule au J20. Ça ne fonctionne pas. Je fais une otite et le médecin me dit de ne pas tomber enceinte ce cycle-là. Je me renseigne auprès d'une pharmacienne qui me dit qu'il n'y a pas de danger.
Mai
J'ovule au J20 pour le 2e cycle consécutif, 2 jours avant la fête des mères. Je décide de me redresser et de penser positif. Je me sens plus légère, plus paisible. Le 20 mai, je passe un test de grossesse qui s'avère positif. Enfin, un bébé s'est logé dans mon ventre!
Juin
Notre première rencontre avec notre bébé. Nous l'annonçons à la famille. St-Jean au Parc Jean-Drapeau avec les Cowboys Fringants. L'été est arrivé!
Juillet
Nous partons en vacances. Prénatest, 2e rencontre avec notre bébé. Mon amour a 30 ans. J'arrête de prendre le Metformin. Je termine le premier trimestre, déjà.
Août
Ce qui aurait été ma date prévue d'accouchement si je n'avais pas fait une fausse-couche s'avère moins difficile à traverser que je l'aurais cru. Mon grand frère se marie. J'ai mal à la tête pendant plusieurs semaines. Nous apprenons que Pépin est un petit garçon en santé! Je le sens enfin bouger, à toute heure du jour et de la nuit!
Septembre
Je commence les cours d'aquaforme. Je suis débordée de travail. Je commence à prendre du poids. Le père de mon amie meurt du cancer du foie.
Octobre
Le travail ne ralentit pas. Hom refait tout le sous-sol et peint la chambre de bébé. Je commence à avoir mal au dos, de temps en temps. Je n'ai pas le diabète de grossesse. Pépin bouge sans bon sens!
Novembre
Nous passons l'écho 3D. Je commence les rencontres prénatales. Je suis débordée de travail. J'ai mon premier rhume enceinte, il dure 2 semaines et me fatigue beaucoup.
Décembre
Je peux enfin respirer un peu. Un an depuis ma fausse-couche. Shower. Deuxième rhume, qui dure 3 semaines et m'épuise. Nous visitons la maternité. J'ai un accident de voiture. Les partys de Noël me fatiguent, mais me remplissent de joie à l'idée que les prochains seront passés en compagnie de Pépin.
2004 avait été une année très difficile pour moi. Nous avions eu beaucoup de troubles avec notre appartement, que nous avions dû quitter en catastrophe pour aller vivre temporairement chez mon père en attendant notre maison. Notre petit chat Tao est mort. Les essais ont été difficiles, puis couronnés d'une fausse-couche. De la mortalité dans la famille de Hom avait terminé l'année sur une notre plutôt grise. 2005 partait donc sur des bases assez grises et basses. L'année a quand même bien progressé pour finalement devenir la plus belle année de ma vie jusqu'à aujourd'hui. Une année où j'ai vu mes rêves se réaliser, où j'en ai vu d'autres se former. Une année où j'ai appris que nous avions droit au bonheur et que ça pouvait nous arriver, à nous aussi. 2006 semble destinée à partir sur une bonne note et à être encore plus belle que 2005. Je n'aurais jamais osé en demander tant, mais je ne dirai pas non!
Janvier
Je suis encore un peu ébranlée par ma fausse-couche. Nous recommençons les essais avec des injections plus fortes. J'ai, pour la seule fois de ma vie, 3 folicules matures. Première insémination. Ça ne fonctionne pas.
Février
Deuxième insémination. Ne fonctionne pas. Les échecs sont de plus en plus difficiles à vivre.
Mars
On décide de laisser tomber les injections et inséminations pour quelques mois, le temps de faire une laparoscopie et un drilling ovarien. Je demande quand même une prescription de Femara, pour au moins avoir l'impression de faire quelque chose en attendant.
Avril
Premier cycle sans injection ni insémination, j'ovule au J20. Ça ne fonctionne pas. Je fais une otite et le médecin me dit de ne pas tomber enceinte ce cycle-là. Je me renseigne auprès d'une pharmacienne qui me dit qu'il n'y a pas de danger.
Mai
J'ovule au J20 pour le 2e cycle consécutif, 2 jours avant la fête des mères. Je décide de me redresser et de penser positif. Je me sens plus légère, plus paisible. Le 20 mai, je passe un test de grossesse qui s'avère positif. Enfin, un bébé s'est logé dans mon ventre!
Juin
Notre première rencontre avec notre bébé. Nous l'annonçons à la famille. St-Jean au Parc Jean-Drapeau avec les Cowboys Fringants. L'été est arrivé!
Juillet
Nous partons en vacances. Prénatest, 2e rencontre avec notre bébé. Mon amour a 30 ans. J'arrête de prendre le Metformin. Je termine le premier trimestre, déjà.
Août
Ce qui aurait été ma date prévue d'accouchement si je n'avais pas fait une fausse-couche s'avère moins difficile à traverser que je l'aurais cru. Mon grand frère se marie. J'ai mal à la tête pendant plusieurs semaines. Nous apprenons que Pépin est un petit garçon en santé! Je le sens enfin bouger, à toute heure du jour et de la nuit!
Septembre
Je commence les cours d'aquaforme. Je suis débordée de travail. Je commence à prendre du poids. Le père de mon amie meurt du cancer du foie.
Octobre
Le travail ne ralentit pas. Hom refait tout le sous-sol et peint la chambre de bébé. Je commence à avoir mal au dos, de temps en temps. Je n'ai pas le diabète de grossesse. Pépin bouge sans bon sens!
Novembre
Nous passons l'écho 3D. Je commence les rencontres prénatales. Je suis débordée de travail. J'ai mon premier rhume enceinte, il dure 2 semaines et me fatigue beaucoup.
Décembre
Je peux enfin respirer un peu. Un an depuis ma fausse-couche. Shower. Deuxième rhume, qui dure 3 semaines et m'épuise. Nous visitons la maternité. J'ai un accident de voiture. Les partys de Noël me fatiguent, mais me remplissent de joie à l'idée que les prochains seront passés en compagnie de Pépin.
2004 avait été une année très difficile pour moi. Nous avions eu beaucoup de troubles avec notre appartement, que nous avions dû quitter en catastrophe pour aller vivre temporairement chez mon père en attendant notre maison. Notre petit chat Tao est mort. Les essais ont été difficiles, puis couronnés d'une fausse-couche. De la mortalité dans la famille de Hom avait terminé l'année sur une notre plutôt grise. 2005 partait donc sur des bases assez grises et basses. L'année a quand même bien progressé pour finalement devenir la plus belle année de ma vie jusqu'à aujourd'hui. Une année où j'ai vu mes rêves se réaliser, où j'en ai vu d'autres se former. Une année où j'ai appris que nous avions droit au bonheur et que ça pouvait nous arriver, à nous aussi. 2006 semble destinée à partir sur une bonne note et à être encore plus belle que 2005. Je n'aurais jamais osé en demander tant, mais je ne dirai pas non!
29 décembre 2005
Les fêtes
Le temps des fêtes est une période très occupée chez nous, surtout depuis que je suis avec Hom. À mes partys de famille habituels (en double car mes parents sont séparés) se sont ajoutés ceux de sa famille (heureusement, ses parents sont encore ensemble). Nous avons donc eu droit à 4 partys en autant de jours, du 24 au 27. Beaucoup de bouffe, beaucoup de cadeaux, beaucoup de fatigue cette année pour moi. Et c'était seulement pour Noël!
Le temps des fêtes est aussi une période très difficile pour les infertiles. Plusieurs fêtes, comme Noël, le Jour de l'an, la fête des mères et notre anniversaire nous ramènent toujours vers ce qu'il nous manque le plus: un enfant. Ce sont des jours difficiles à passer, où on se sent très seuls, abandonnés. Noël, c'est une fête magique quand il y a des enfants autour de nous. On imagine ce que ce pourrait être si on avait un bébé, qui regarderait le sapin avec des yeux qui brillent, qui ouvrirait ses cadeaux en riant. On se sent tellement vide quand on ne peut pas vivre ce bonheur. Il manque un gros morceau à notre vie et on ne sait pas où ni comment le trouver.
À chaque Jour de l'an, on se fait souhaiter la même chose. On se dit que cette année sera la bonne, que l'an prochain, nous serons trois. Et quand le Jour de l'an suivant arrive et que nous sommes toujours au même point, c'est horrible. L'impression d'avoir perdu une année est déchirante. Encore une fois, la chance nous a abandonnés.
J'ai passé 3 ans comme ça. Trois Jours de l'an à me faire souhaiter un bébé, à me faire dire "tu verras, l'an prochain tu fêteras avec ton bébé!", à me faire croire que ça nous arriverait bientôt. L'an dernier a été plus dur que les autres, puisque je venais de perdre mon bébé tant désiré. J'ai même par moment détesté le temps des fêtes. Mais je n'aurais jamais cru que le prochain serait si différent.
Cette année, c'est tout à fait le contraire. Je n'ai pas encore d'enfant avec moi, nous ne sommes pas encore tout à fait trois, mais tout a déjà changé. Je vois ce Noël comme étant vraiment le dernier que nous passons seuls. Ce n'est plus un souhait, c'est presqu'une réalité. L'année 2006 me semble si belle déjà, si remplie de surprises et de découvertes. Le Jour de l'an ne me fait plus peur. Notre rêve de devenir parents est si proche, notre douleur d'autrefois si loin...
L'an prochain, nous aurons un petit tannant qui sera impresionné par les lumières et les cadeaux. Toute la dynamique des partys de Noël sera changée, puisque le premier bébé de la famille (des deux côtés) sera maintenant là. L'an prochain, Hom et moi serons une famille à part entière. Enfin!
Le temps des fêtes est aussi une période très difficile pour les infertiles. Plusieurs fêtes, comme Noël, le Jour de l'an, la fête des mères et notre anniversaire nous ramènent toujours vers ce qu'il nous manque le plus: un enfant. Ce sont des jours difficiles à passer, où on se sent très seuls, abandonnés. Noël, c'est une fête magique quand il y a des enfants autour de nous. On imagine ce que ce pourrait être si on avait un bébé, qui regarderait le sapin avec des yeux qui brillent, qui ouvrirait ses cadeaux en riant. On se sent tellement vide quand on ne peut pas vivre ce bonheur. Il manque un gros morceau à notre vie et on ne sait pas où ni comment le trouver.
À chaque Jour de l'an, on se fait souhaiter la même chose. On se dit que cette année sera la bonne, que l'an prochain, nous serons trois. Et quand le Jour de l'an suivant arrive et que nous sommes toujours au même point, c'est horrible. L'impression d'avoir perdu une année est déchirante. Encore une fois, la chance nous a abandonnés.
J'ai passé 3 ans comme ça. Trois Jours de l'an à me faire souhaiter un bébé, à me faire dire "tu verras, l'an prochain tu fêteras avec ton bébé!", à me faire croire que ça nous arriverait bientôt. L'an dernier a été plus dur que les autres, puisque je venais de perdre mon bébé tant désiré. J'ai même par moment détesté le temps des fêtes. Mais je n'aurais jamais cru que le prochain serait si différent.
Cette année, c'est tout à fait le contraire. Je n'ai pas encore d'enfant avec moi, nous ne sommes pas encore tout à fait trois, mais tout a déjà changé. Je vois ce Noël comme étant vraiment le dernier que nous passons seuls. Ce n'est plus un souhait, c'est presqu'une réalité. L'année 2006 me semble si belle déjà, si remplie de surprises et de découvertes. Le Jour de l'an ne me fait plus peur. Notre rêve de devenir parents est si proche, notre douleur d'autrefois si loin...
L'an prochain, nous aurons un petit tannant qui sera impresionné par les lumières et les cadeaux. Toute la dynamique des partys de Noël sera changée, puisque le premier bébé de la famille (des deux côtés) sera maintenant là. L'an prochain, Hom et moi serons une famille à part entière. Enfin!
24 décembre 2005
Joyeux Noël!

Je vous souhaite à tous et à toutes un joyeux Noël rempli de surprises et d'amour. Amusez-vous, riez, dansez, embrassez-vous, laissez la magie de Noël effacer vos soucis le temps d'une soirée.
23 décembre 2005
35
Ça semble être le chiffre du jour: enceinte de 35 semaines, il ne me reste plus que 35 jours! Wow, déjà 8 mois, c'est incroyable! J'ai l'impression de dire ça à chaque mois, mais c'est fou comme ça passe vite! Je sens déjà la fin approcher et tout d'un coup je ne me sens pas prête! J'ai très hâte de voir mon bébé, oui, mais en même temps, je ne suis pas encore tannée de ma bédaine! J'ai tellement eu une belle grossesse jusqu'à maintenant, je n'ai pas encore envie que ça finisse!
Bon, bien sûr, quelques petits maux se sont ajoutés à la liste... Rien de vraiment ennuyant ni souffrant, je ne m'en rends presque pas compte... Je me fatigue plus facilement, ça c'est clair. Je ne peux plus aller magasiner pendant des heures sans en subir les conséquences, c'est à dire mal à l'aine et au dos. Je marche en canard et bien plus lentement maintenant. Mon ventre (qui me semble immense et d'un autre monde) commence à peser, mais je l'aime tellement! Pépin bouge un peu moins depuis quelques semaines, il est plus à l'étroit dans son cocon. Il me donne encore des coups de pied dans les côtes, le tannant! Il a le hocquet plusieurs fois par jour et ça me fait toujours rigoler.
Je ne me sens pas prête d'accoucher... Pas parce que ça me fait peur, mais simplement parce que je ne me suis pas encore faite à l'idée. Ça doit sembler bizarre, puisque j'ai eu tant de temps pour m'y préparer! Depuis le début, je voyais l'accouchement comme lointain. J'avais en masse le temps d'y penser, j'avais autres choses plus importantes auxquelles m'attarder avant ça! Et puis tout d'un coup, il ne reste que ça! Les cours prénataux sont terminés, la chambre est presque finie, les vêtements sont lavés, nous avons visité la maternité, le shower est passé, bref, prochaine étape: accoucher!
Il me reste encore (en théorie!) 5 semaines avec Pépin dans mon ventre. Je compte bien profiter de chaque seconde, frotter ma bédaine jusqu'à ce qu'elle brille, parler à Pépin et savourer chaque petit instant qu'il nous reste de cette si belle et magique proximité. Qui sait si je vais un jour revivre ces beaux moments... et si oui, dans combien de temps...
Pour souligner ce dernier mois de grossesse, voici une photo de la bulle de Pépin:
Bon, bien sûr, quelques petits maux se sont ajoutés à la liste... Rien de vraiment ennuyant ni souffrant, je ne m'en rends presque pas compte... Je me fatigue plus facilement, ça c'est clair. Je ne peux plus aller magasiner pendant des heures sans en subir les conséquences, c'est à dire mal à l'aine et au dos. Je marche en canard et bien plus lentement maintenant. Mon ventre (qui me semble immense et d'un autre monde) commence à peser, mais je l'aime tellement! Pépin bouge un peu moins depuis quelques semaines, il est plus à l'étroit dans son cocon. Il me donne encore des coups de pied dans les côtes, le tannant! Il a le hocquet plusieurs fois par jour et ça me fait toujours rigoler.
Je ne me sens pas prête d'accoucher... Pas parce que ça me fait peur, mais simplement parce que je ne me suis pas encore faite à l'idée. Ça doit sembler bizarre, puisque j'ai eu tant de temps pour m'y préparer! Depuis le début, je voyais l'accouchement comme lointain. J'avais en masse le temps d'y penser, j'avais autres choses plus importantes auxquelles m'attarder avant ça! Et puis tout d'un coup, il ne reste que ça! Les cours prénataux sont terminés, la chambre est presque finie, les vêtements sont lavés, nous avons visité la maternité, le shower est passé, bref, prochaine étape: accoucher!
Il me reste encore (en théorie!) 5 semaines avec Pépin dans mon ventre. Je compte bien profiter de chaque seconde, frotter ma bédaine jusqu'à ce qu'elle brille, parler à Pépin et savourer chaque petit instant qu'il nous reste de cette si belle et magique proximité. Qui sait si je vais un jour revivre ces beaux moments... et si oui, dans combien de temps...
Pour souligner ce dernier mois de grossesse, voici une photo de la bulle de Pépin:
22 décembre 2005
Les bas de Noël
Depuis 5 ans, Hom et moi nous donnons des bas de Noël seulement. Nous les remplissons de petits cadeaux, mais nous nous limitons habituellement à ce qui entre dans un bas. La première année que nous avons fait ça, Hom avait mal compris le concept. Il croyait que les bas, c'était pour rigoler et il avait rempli le mien de petites babioles insignifiantes: un porte-clé d'un ours qui fait du ballet, un paquet de cartes d'un fournisseur, etc. C'était quand même très drôle et il s'était repris par la suite.
Depuis ce temps, nous savons quoi faire de nos bas. Et à chaque année, on dirait qu'on se compétitionne. Comme si on avait peur que l'autre nous en donne plus et se sente oublié. Nous regardons ce que l'autre met dans notre bas, nous analysons, nous en rajoutons quand nous croyons ne pas en avoir mis assez... J'ai tout le temps l'impression que Hom me gâte plus que moi je ne le gâte et lui de même. Ce qui fait qu'à la fin, nous ne savons plus quand arrêter et nos bas sont pleins à craquer!
Mais au fond, je m'en fous si Hom me donne moins de cadeaux que moi je lui en donne. Il mérite tellement d'être gâté, après tout ce qu'il a fait pour moi. Il a toujours été là, patient, gentil, près de moi. Il m'a endurée dans mes pires moments, m'a soutenue alors que je sais que lui aussi vivait des moments difficiles. Il s'occupe de moi, pense à moi, m'écrit des mots, me crème la bédaine tous les soirs... Il est tellement fin et beau, il y a des jours où je me demande ce que j'ai fait pour mériter un gars comme lui!
Alors pour moi, remplir son bas est la moindre des choses... même si le mien est vide, tout ce que je veux, au fond, c'est le voir heureux! Bon ok, tout le monde aime recevoir des cadeaux, mais tant que j'ai autre chose qu'un ours ballerine, je serai comblée!
Depuis ce temps, nous savons quoi faire de nos bas. Et à chaque année, on dirait qu'on se compétitionne. Comme si on avait peur que l'autre nous en donne plus et se sente oublié. Nous regardons ce que l'autre met dans notre bas, nous analysons, nous en rajoutons quand nous croyons ne pas en avoir mis assez... J'ai tout le temps l'impression que Hom me gâte plus que moi je ne le gâte et lui de même. Ce qui fait qu'à la fin, nous ne savons plus quand arrêter et nos bas sont pleins à craquer!
Mais au fond, je m'en fous si Hom me donne moins de cadeaux que moi je lui en donne. Il mérite tellement d'être gâté, après tout ce qu'il a fait pour moi. Il a toujours été là, patient, gentil, près de moi. Il m'a endurée dans mes pires moments, m'a soutenue alors que je sais que lui aussi vivait des moments difficiles. Il s'occupe de moi, pense à moi, m'écrit des mots, me crème la bédaine tous les soirs... Il est tellement fin et beau, il y a des jours où je me demande ce que j'ai fait pour mériter un gars comme lui!
Alors pour moi, remplir son bas est la moindre des choses... même si le mien est vide, tout ce que je veux, au fond, c'est le voir heureux! Bon ok, tout le monde aime recevoir des cadeaux, mais tant que j'ai autre chose qu'un ours ballerine, je serai comblée!
21 décembre 2005
Parce qu'on me surveille...
DIX PREMIERS:
-Premier(e) Meilleur(e) ami(e): Ruby, en première année
-Premier Hamster: Il était à mon frère et je ne me souviens plus de son nom... On l'a perdu un jour et plus jamais retrouvé. Ben, plus jamais... en fait, mon père l'a retrouvé environ 10 ans plus tard, dans un pot de confiture vide, dans une caisse de pots Mason dans le fond d'un garde-robe du sous-sol... Ish!
-Premier Piercing: Mes oreilles à 6 mois
-Premier Béguin: Je devais être en 5e année... Maxime
-Premier CD: Sûrement un CD de Queen
-Première Voiture: Tercel hatchback 1990 bleue
-Premier Amour: Philippe, en secondaire 2
-Première Peluche: Aucune idée, j'en ai tellement eu!
-Premier Amour officiel: Hom! Le seul et unique!
-Premier Baiser: Souvenir barré de ma mémoire...
NEUF DERNIERS:
-Dernière Boisson alcoolisée: Ça fait des lustres! Sûrement une bière...
-Dernier Trajet en voiture: Tout à l'heure, à l'épicerie
-Dernière Conversation téléphonique: Cet après-midi, avec N
-Dernier CD écouté: un CD mix de Linkin Park
-Dernier Bain de bulles: Il y a quelques semaines
-Dernières Larmes: Hier, après l'accident
-Dernier Baiser: Tout à l'heure, quand Hom est rentré du travail
-Derniers Jurons: Il y a une heure...
-Dernière Poursuite automobile: Euh... jamais!
HUIT "AS-TU DÉJÀ":
-As-tu déjà donné un rendez-vous [galant] à un de tes meilleurs amis?: Non
-As-tu déjà été arrêté?: Oui, ticket de vitesse!
-As-tu déjà passé à la télé?: Oui, petite, aux 100 watts!
-As-tu déjà embrassé quelqu'un et regretté ensuite?: Oui
-As-tu déjà fait un rêve érotique à propos de quelqu'un que tu connais?: Sûrement!
-As-tu déjà "loafé/foxé" l'école et été pris? Jamais faite prendre hihihi!
-As-tu déjà été dans une bagarre?: Oui, avec mes frères
-As-tu déjà nagé avec les dauphins?: Non
SEPT CHOSES QUE TU PORTES:
1. Mes lunettes
2. Jeans
3. Camisole
4. Kangourou
5. Brassière
6. Bas
7. Culotte
SIX CHOSES QUE TU AS FAITES AUJOURD'HUI:
1. Parler à des clients et un fournisseur
2. Travailler un peu
3. Magasiner avec ma mère
4. Aller chercher une voiture de courtoisie
5. Faire une petite épicerie
6. Emballer des cadeaux
CINQ DERNIERS ACHATS:
1. Bouffe à l'épicerie
2. Cadeaux pour Hom
3. Cadeau pour mon frère
4. Cadeau pour le chum de ma mère
5. Mousseux pour le punch de Noël
QUATRE PERSONNES À QUI TU PEUX DIRE [PRESQUE] TOUT:
1. Mon chum
2. Lo
3. M
4. K
TROIS CHOIX:
1. Manger ou boire?: Manger
2. Petit ou gros?: Petit
3. Rose ou noir?: Rose
DEUX CHOSES À FAIRE AVANT DE MOURIR:
1. Voir mes enfants grandir et devenir de gens bien
2. Voyager avec Hom
UN REGRET:
1. Ne pas avoir appris à économiser plus tôt...
-Premier(e) Meilleur(e) ami(e): Ruby, en première année
-Premier Hamster: Il était à mon frère et je ne me souviens plus de son nom... On l'a perdu un jour et plus jamais retrouvé. Ben, plus jamais... en fait, mon père l'a retrouvé environ 10 ans plus tard, dans un pot de confiture vide, dans une caisse de pots Mason dans le fond d'un garde-robe du sous-sol... Ish!
-Premier Piercing: Mes oreilles à 6 mois
-Premier Béguin: Je devais être en 5e année... Maxime
-Premier CD: Sûrement un CD de Queen
-Première Voiture: Tercel hatchback 1990 bleue
-Premier Amour: Philippe, en secondaire 2
-Première Peluche: Aucune idée, j'en ai tellement eu!
-Premier Amour officiel: Hom! Le seul et unique!
-Premier Baiser: Souvenir barré de ma mémoire...
NEUF DERNIERS:
-Dernière Boisson alcoolisée: Ça fait des lustres! Sûrement une bière...
-Dernier Trajet en voiture: Tout à l'heure, à l'épicerie
-Dernière Conversation téléphonique: Cet après-midi, avec N
-Dernier CD écouté: un CD mix de Linkin Park
-Dernier Bain de bulles: Il y a quelques semaines
-Dernières Larmes: Hier, après l'accident
-Dernier Baiser: Tout à l'heure, quand Hom est rentré du travail
-Derniers Jurons: Il y a une heure...
-Dernière Poursuite automobile: Euh... jamais!
HUIT "AS-TU DÉJÀ":
-As-tu déjà donné un rendez-vous [galant] à un de tes meilleurs amis?: Non
-As-tu déjà été arrêté?: Oui, ticket de vitesse!
-As-tu déjà passé à la télé?: Oui, petite, aux 100 watts!
-As-tu déjà embrassé quelqu'un et regretté ensuite?: Oui
-As-tu déjà fait un rêve érotique à propos de quelqu'un que tu connais?: Sûrement!
-As-tu déjà "loafé/foxé" l'école et été pris? Jamais faite prendre hihihi!
-As-tu déjà été dans une bagarre?: Oui, avec mes frères
-As-tu déjà nagé avec les dauphins?: Non
SEPT CHOSES QUE TU PORTES:
1. Mes lunettes
2. Jeans
3. Camisole
4. Kangourou
5. Brassière
6. Bas
7. Culotte
SIX CHOSES QUE TU AS FAITES AUJOURD'HUI:
1. Parler à des clients et un fournisseur
2. Travailler un peu
3. Magasiner avec ma mère
4. Aller chercher une voiture de courtoisie
5. Faire une petite épicerie
6. Emballer des cadeaux
CINQ DERNIERS ACHATS:
1. Bouffe à l'épicerie
2. Cadeaux pour Hom
3. Cadeau pour mon frère
4. Cadeau pour le chum de ma mère
5. Mousseux pour le punch de Noël
QUATRE PERSONNES À QUI TU PEUX DIRE [PRESQUE] TOUT:
1. Mon chum
2. Lo
3. M
4. K
TROIS CHOIX:
1. Manger ou boire?: Manger
2. Petit ou gros?: Petit
3. Rose ou noir?: Rose
DEUX CHOSES À FAIRE AVANT DE MOURIR:
1. Voir mes enfants grandir et devenir de gens bien
2. Voyager avec Hom
UN REGRET:
1. Ne pas avoir appris à économiser plus tôt...
20 décembre 2005
Tôle froissée
Je suis partie ce matin pour aller chez mon doc, pour mon suivi de grossesse. Je n'ai jamais la voiture (Hom la prend tout le temps maintenant) alors je voulais en profiter pour faire plusieurs commissions, acheter mes derniers cadeaux de Noël et faire une petite livraison pour le travail. Je n'ai pu me rendre à aucune de mes destinations. En embarquant sur l'autoroute, je me suis faite frapper par un camion. Sous le choc, je suis éclatée en sanglots et je tremblais. Je n'avais qu'une pensée: mon bébé. Je n'étais pas blessée, je sentais Pépin bouger, mais le choc et la panique me faisaient un peu perdre mon calme. La police est arrivée, l'ambulance aussi. Ils ont rempli un rapport, se sont occupés de la voiture (qui est en mauvais état, mais pas perte totale) et m'ont amenée à l'hôpital, par mesure de précautions.
Je n'avais jamais pris l'ambulance de ma vie. Ils ont pris ma pression, qui était alors très haute. L'ambulancier a mis une sonde sur mon doigt et plusieurs sur ma poitrine et mon dos. Couchée, je me suis un peu calmée. Il m'a mis un masque d'oxygène pour faire descendre ma pression. Arrivée à l'hôpital, je ne sentais plus Pépin bouger. J'avais beau le brasser, il ne répondait pas... J'avais très peur. Alors que j'entrais au triage, Hom est arrivé. Ma pression était redevenue normale, mais je faisais un peu de fièvre. Mon cou me semblait raide. Ils ont décidé de m'envoyer à la maternité pour commencer, pour vérifier bébé. À la maternité, l'infirmière a placé le monitoring et nous avons tout de suite entendu le coeur de Pépin, bien fort. Il s'est remis à gigotter, comme s'il venait de se réveiller. Nous sommes restés là un bon moment, seuls, à écouter le coeur du bébé. Comme je n'avais pas de contraction ni de douleur, on m'a renvoyée aux urgences pour me faire examiner.
Je ne sais plus l'heure qu'il était, mais je sais que nous avons attendu un bon 5 heures à l'urgence. J'avais faim, j'avais mal au cou, je voulais aller chez moi et dormir. Hom a été très patient. Il m'a acheté un sandwich, s'est occupé des assurances et a même demandé à l'infirmière si je pouvais être ré-examinée vu que mon cou me faisait mal. On m'a couchée sur un lit et immobilisé le cou. Quand on m'a finalement appelée, on m'a demandé de mettre une chemise d'hôpital puisqu'on allait me faire passer une radio. Après un bon bout de temps, un médecin est venu me voir. Il a examiné mon cou, ma gorge (vu que mon rhume n'est pas encore tout à fait fini) et tout était beau. Mon cou n'est pas blessé, seulement un peu meurtri. Et le plus important: bébé est correct et bien au chaud dans mon bedon.
Bien plus de peur que de mal, comme on dit... Je dirais plutôt bien plus de trouble que de mal. Les assurances, la journée de travail perdue, la voiture au garage pour au moins 2 semaines, l'argent qu'on aurait préféré mettre ailleurs... C'est toujours dans des moments comme ça, alors qu'on a des heures à tuer dans une salle d'attente, qu'on se rejoue les événements comme un film, en continu. Tout me semble encore flou, je ne suis pas certaine de ce qui s'est passé exactement. Je sais que je ne suis pas responsable, mais je me suis quand même dit "si je n'avais pas fait ci ou ça..." Embarquent les remords et les regrets, les j'aurais donc dû... Si j'étais partie une minute plus tôt ou plus tard, si j'avais pogné une lumière rouge de plus... Même si ça ne donne absolument rien, je ne pouvais empêcher ma tête de penser. L'important, c'est que bébé et moi sommes saufs. Le reste, même si bien achalant, surtout si près des fêtes, ne compte pas tant que ça...
Je n'avais jamais pris l'ambulance de ma vie. Ils ont pris ma pression, qui était alors très haute. L'ambulancier a mis une sonde sur mon doigt et plusieurs sur ma poitrine et mon dos. Couchée, je me suis un peu calmée. Il m'a mis un masque d'oxygène pour faire descendre ma pression. Arrivée à l'hôpital, je ne sentais plus Pépin bouger. J'avais beau le brasser, il ne répondait pas... J'avais très peur. Alors que j'entrais au triage, Hom est arrivé. Ma pression était redevenue normale, mais je faisais un peu de fièvre. Mon cou me semblait raide. Ils ont décidé de m'envoyer à la maternité pour commencer, pour vérifier bébé. À la maternité, l'infirmière a placé le monitoring et nous avons tout de suite entendu le coeur de Pépin, bien fort. Il s'est remis à gigotter, comme s'il venait de se réveiller. Nous sommes restés là un bon moment, seuls, à écouter le coeur du bébé. Comme je n'avais pas de contraction ni de douleur, on m'a renvoyée aux urgences pour me faire examiner.
Je ne sais plus l'heure qu'il était, mais je sais que nous avons attendu un bon 5 heures à l'urgence. J'avais faim, j'avais mal au cou, je voulais aller chez moi et dormir. Hom a été très patient. Il m'a acheté un sandwich, s'est occupé des assurances et a même demandé à l'infirmière si je pouvais être ré-examinée vu que mon cou me faisait mal. On m'a couchée sur un lit et immobilisé le cou. Quand on m'a finalement appelée, on m'a demandé de mettre une chemise d'hôpital puisqu'on allait me faire passer une radio. Après un bon bout de temps, un médecin est venu me voir. Il a examiné mon cou, ma gorge (vu que mon rhume n'est pas encore tout à fait fini) et tout était beau. Mon cou n'est pas blessé, seulement un peu meurtri. Et le plus important: bébé est correct et bien au chaud dans mon bedon.
Bien plus de peur que de mal, comme on dit... Je dirais plutôt bien plus de trouble que de mal. Les assurances, la journée de travail perdue, la voiture au garage pour au moins 2 semaines, l'argent qu'on aurait préféré mettre ailleurs... C'est toujours dans des moments comme ça, alors qu'on a des heures à tuer dans une salle d'attente, qu'on se rejoue les événements comme un film, en continu. Tout me semble encore flou, je ne suis pas certaine de ce qui s'est passé exactement. Je sais que je ne suis pas responsable, mais je me suis quand même dit "si je n'avais pas fait ci ou ça..." Embarquent les remords et les regrets, les j'aurais donc dû... Si j'étais partie une minute plus tôt ou plus tard, si j'avais pogné une lumière rouge de plus... Même si ça ne donne absolument rien, je ne pouvais empêcher ma tête de penser. L'important, c'est que bébé et moi sommes saufs. Le reste, même si bien achalant, surtout si près des fêtes, ne compte pas tant que ça...
19 décembre 2005
Lampe d'Aladin
Alors que devenir maman était encore un rêve, du temps où je n'osais même pas imaginer ce que c'était qu'avoir un ventre rond, bien des choses me semblaient étranges, même ridicules. La chose la plus agaçante pour la femme infertile et déserte que j'étais: les femmes enceintes qui se promenaient avec la main constamment sur le ventre. Je détestais voir une femme frotter son ventre rond comme Aladin frottait sa lampe. Attendaient-elles un génie? Voulaient-elles la rendre plus lustrée? Était-ce vraiment nécessaire de la flatter ainsi en public, alors qu'on avait très bien compris qu'elle portait la vie? Pas besoin d'un dessin! Lâche ta bédaine et pense aux infertiles qui t'entourent... Bon ok, j'exagère un peu (mais tellement peu!)...
Tout ça pour dire que le phénomène de "flattage de bédaine" me paraissait bien futile. Jusqu'à ce que moi aussi, j'aie une bédaine. Je me suis aperçue depuis peut-être 2 mois que je portais souvent ma main à mon ventre sans vraiment y penser. À vrai dire, à chaque fois que je sens bébé bouger ou me donner un coup, je pose ma main là où ça bouge pour le sentir sous mes doigts. C'est plus fort que moi, j'adore ce contact avec mon bébé. J'essaie autant que je peux de me retenir en public car je suis consciente que ce n'est pas agréable aux yeux de tous et je comprends. Mais parfois, c'est inconscient. Il bouge, il pousse sous mon nombril et mes doigts le cherchent, sans que je ne leur demande, comme s'ils étaient attirés malgré eux par cette vie qui bouge en moi.
Je ne tiens pas à "montrer" que je suis enceinte en posant ma main sur mon ventre. Je crois que mes rondeurs le montrent d'elles-mêmes. Ça me fait drôle de maintenant comprendre ce petit détail de la grossesse. Je m'étais presque promis de ne jamais faire ça si je tombais enceinte. Un geste que je détestais alors que j'attendais la cigogne est devenu spontané et inconscient. Je ne pouvais pas m'en sortir, finalement...
Tout ça pour dire que le phénomène de "flattage de bédaine" me paraissait bien futile. Jusqu'à ce que moi aussi, j'aie une bédaine. Je me suis aperçue depuis peut-être 2 mois que je portais souvent ma main à mon ventre sans vraiment y penser. À vrai dire, à chaque fois que je sens bébé bouger ou me donner un coup, je pose ma main là où ça bouge pour le sentir sous mes doigts. C'est plus fort que moi, j'adore ce contact avec mon bébé. J'essaie autant que je peux de me retenir en public car je suis consciente que ce n'est pas agréable aux yeux de tous et je comprends. Mais parfois, c'est inconscient. Il bouge, il pousse sous mon nombril et mes doigts le cherchent, sans que je ne leur demande, comme s'ils étaient attirés malgré eux par cette vie qui bouge en moi.
Je ne tiens pas à "montrer" que je suis enceinte en posant ma main sur mon ventre. Je crois que mes rondeurs le montrent d'elles-mêmes. Ça me fait drôle de maintenant comprendre ce petit détail de la grossesse. Je m'étais presque promis de ne jamais faire ça si je tombais enceinte. Un geste que je détestais alors que j'attendais la cigogne est devenu spontané et inconscient. Je ne pouvais pas m'en sortir, finalement...
18 décembre 2005
Surprise (finalement!)
Dimanche le 4, comme prévu, Hom m'amène au restaurant pour mon shower la fête de sa tante. En arrivant là-bas, nous voyons ses parents et sa tante, seuls à une table, essayant de faire durer la surprise. Ils sont assis à une table juste à côté d'une grande porte... la porte de la salle de réception, bien sûr... Le beau-père nous dit qu'il a quelque chose à nous montrer et ouvre la porte. Je mets mon masque de surprise et j'entre...
Je n'ai pas eu à faire semblant, j'ai vraiment été surprise. Oui, je savais que ce serait mon shower, mais je ne m'attendais pas du tout à ce que j'ai vu quand il a ouvert la porte. Une grande salle, toute décorée, remplie de gens (plus qu'une cinquantaine!) qui souriaient et qui semblaient heureux de nous voir arriver. Tant de gens, tant d'amour dans une même salle, je n'en reviens pas encore...
Il y avait là mes ami(e)s, ma famille, celle de Hom, des ami(e)s de la famille... Tous venus pour célébrer l'heureux événement qu'est l'arrivée prochaine de notre garçon. Nous avons fait le tour, embrassé tout le monde. Puis ma mère m'a prise par la main et ma amenée vers le mur où était posée une banderole. Sous la banderole, une courtepointe accrochée sur une corde à linge. Le souffle m'a presque manqué! La chambre de bébé a pour thême le Petit Prince. Sur cette courtepointe, 15 carreaux sont brodés à la main. Ces carreaux, tous représentant un dessin différent du Petit Prince, ont été brodés par 15 personnes différentes, à leur façon. Des amies d'enfance, ma tante, ma grand-mère, ma mère, des amies de ma mère, ma cousine, mes belles-soeurs... 15 femmes ont brodé pour mon petit garçon à naître. Quel cadeau unique et extraordinaire! Quelle bonne idée!
La soirée a été très amusante, remplie de surprises. Plusieurs jeux avaient été organisés, dont un où les gens devaient estimer la grosseur de ma bédaine à l'aide d'une corde. J'ai alors vu que les gens me croyaient bien plus grosse que je ne le suis en réalité! Hom et moi avons eu droit à une dégustation de purées de bébé (vraiment mauvais!) et Hom a dû compétitionner avec d'autres gars en mitaines pour changer une couche.
Nous avons été ensevellis de cadeaux, allant du matelas au pyjama, en passant par les piqués, débarbouilettes et couvertures. Une amie avait fait les emballages, dont un en forme de gâteau de noces. Des étages de couches roulées, entourées de couvertures et parsemées de jouets, produits pour le bébé, pantoufles...
La soirée a été super agréable et a passé très vite. Je n'ai pas eu le temps de parler à tout le monde tellement il y avait de gens et tellement je me faisais demander d'un bord et de l'autre. Mais de voir tous ces gens autour de nous, souriants, heureux de célébrer avec nous cet événement, a gonflé mon coeur. J'ai passé la soirée à sourire, à parler, à rire et rien n'était forcé. Les mains se sont succédées sur mon ventre et ça ne me dérangeait pas le moins du monde!
Je n'ai pas pleuré de la soirée tellement j'étais à la fois dépassée par les événements et heureuse d'être autant couverte d'amour. Une fois le party terminé, les cadeaux embarqués dans la voiture et la portière fermée, je n'ai pas pu retenir les larmes. J'ai pleuré et pleuré, de bonheur, d'incrédulité, d'un mélange d'émotions... Je me demandais bien ce que j'avais fait, moi, pour mériter autant d'attention et d'amour. Je ne suis pas toujours une bonne amie, ni une bonne fille. Malgré tout, tant de gens se sont déplacés pour nous, pour nous montrer qu'ils partagent notre bonheur. J'ai pleuré aussi de remords. Je n'avais pas laissé le bénifice du doute à ma mère. Je ne croyais pas qu'elle ferait quelque chose comme ça. Je n'y avais pas cru, je partais avec l'idée que ce serait ordinaire. Je m'en voulais d'avoir pensé ça alors qu'elle et mes amies se sont donné beaucoup de mal pour faire de cette soirée notre soirée. J'ai pleuré en déballant les cadeaux chez moi, en imaginant la venue de notre garçon. J'ai pleuré en regardant la courtepointe, en voyant la broderie de ma mère et celle de ma grand-mère... Pépin aura toujours un petit morceau de sa grand-mère et de son arrière-grand-mère dans ses souvenirs. Et j'ai pleuré parce qu'enfin, sa venue éminente se concrétisait dans la maison sous forme d'objets. J'ai pleuré en pensant qu'après tout ce temps, c'était vrai, on allait devenir parents dans très peu de temps.
Je suis énormément reconnaissante pour cette belle soirée. Je m'en souviendrai toute ma vie.
Je n'ai pas eu à faire semblant, j'ai vraiment été surprise. Oui, je savais que ce serait mon shower, mais je ne m'attendais pas du tout à ce que j'ai vu quand il a ouvert la porte. Une grande salle, toute décorée, remplie de gens (plus qu'une cinquantaine!) qui souriaient et qui semblaient heureux de nous voir arriver. Tant de gens, tant d'amour dans une même salle, je n'en reviens pas encore...
Il y avait là mes ami(e)s, ma famille, celle de Hom, des ami(e)s de la famille... Tous venus pour célébrer l'heureux événement qu'est l'arrivée prochaine de notre garçon. Nous avons fait le tour, embrassé tout le monde. Puis ma mère m'a prise par la main et ma amenée vers le mur où était posée une banderole. Sous la banderole, une courtepointe accrochée sur une corde à linge. Le souffle m'a presque manqué! La chambre de bébé a pour thême le Petit Prince. Sur cette courtepointe, 15 carreaux sont brodés à la main. Ces carreaux, tous représentant un dessin différent du Petit Prince, ont été brodés par 15 personnes différentes, à leur façon. Des amies d'enfance, ma tante, ma grand-mère, ma mère, des amies de ma mère, ma cousine, mes belles-soeurs... 15 femmes ont brodé pour mon petit garçon à naître. Quel cadeau unique et extraordinaire! Quelle bonne idée!
La soirée a été très amusante, remplie de surprises. Plusieurs jeux avaient été organisés, dont un où les gens devaient estimer la grosseur de ma bédaine à l'aide d'une corde. J'ai alors vu que les gens me croyaient bien plus grosse que je ne le suis en réalité! Hom et moi avons eu droit à une dégustation de purées de bébé (vraiment mauvais!) et Hom a dû compétitionner avec d'autres gars en mitaines pour changer une couche.
Nous avons été ensevellis de cadeaux, allant du matelas au pyjama, en passant par les piqués, débarbouilettes et couvertures. Une amie avait fait les emballages, dont un en forme de gâteau de noces. Des étages de couches roulées, entourées de couvertures et parsemées de jouets, produits pour le bébé, pantoufles... La soirée a été super agréable et a passé très vite. Je n'ai pas eu le temps de parler à tout le monde tellement il y avait de gens et tellement je me faisais demander d'un bord et de l'autre. Mais de voir tous ces gens autour de nous, souriants, heureux de célébrer avec nous cet événement, a gonflé mon coeur. J'ai passé la soirée à sourire, à parler, à rire et rien n'était forcé. Les mains se sont succédées sur mon ventre et ça ne me dérangeait pas le moins du monde!
Je n'ai pas pleuré de la soirée tellement j'étais à la fois dépassée par les événements et heureuse d'être autant couverte d'amour. Une fois le party terminé, les cadeaux embarqués dans la voiture et la portière fermée, je n'ai pas pu retenir les larmes. J'ai pleuré et pleuré, de bonheur, d'incrédulité, d'un mélange d'émotions... Je me demandais bien ce que j'avais fait, moi, pour mériter autant d'attention et d'amour. Je ne suis pas toujours une bonne amie, ni une bonne fille. Malgré tout, tant de gens se sont déplacés pour nous, pour nous montrer qu'ils partagent notre bonheur. J'ai pleuré aussi de remords. Je n'avais pas laissé le bénifice du doute à ma mère. Je ne croyais pas qu'elle ferait quelque chose comme ça. Je n'y avais pas cru, je partais avec l'idée que ce serait ordinaire. Je m'en voulais d'avoir pensé ça alors qu'elle et mes amies se sont donné beaucoup de mal pour faire de cette soirée notre soirée. J'ai pleuré en déballant les cadeaux chez moi, en imaginant la venue de notre garçon. J'ai pleuré en regardant la courtepointe, en voyant la broderie de ma mère et celle de ma grand-mère... Pépin aura toujours un petit morceau de sa grand-mère et de son arrière-grand-mère dans ses souvenirs. Et j'ai pleuré parce qu'enfin, sa venue éminente se concrétisait dans la maison sous forme d'objets. J'ai pleuré en pensant qu'après tout ce temps, c'était vrai, on allait devenir parents dans très peu de temps.
Je suis énormément reconnaissante pour cette belle soirée. Je m'en souviendrai toute ma vie.
14 décembre 2005
Visite de la maternité
Nous avions une visite de la maternité à l'hôpital où j'accoucherai ce soir. Un simple petit tour, question de savoir où aller et ce qui nous attend. J'ai bien apprécié visiter les chambres d'accouchements, le centre des naissances et tout ça... Ça me rassure, ça fait un inconnu de moins (et dieu sait qu'il y en a de l'inconnu qui nous attend!). Ça m'a asussi rassurée de savoir que la plupart des choses que je veux écrire dans mon plan de naissance sont des choses qu'elles font déjà d'emblée à cet hôpital. Les chambres sont grandes, bien pensées, dotées de bain tourbillon, ballon, radio, etc. Ça rend l'accouchement un peu moins "médical".
Ouf, je n'en reviens pas comme le temps passe vite! Je suis déjà en train de planifier ma valise pour l'accouchement, pratiquer mes respirations... Dans un mois, nous tiendrons notre bébé dans nos bras. Ça me semblait si impossible si longtemps et maintenant, je peux y toucher du bout des doigts!
Ouf, je n'en reviens pas comme le temps passe vite! Je suis déjà en train de planifier ma valise pour l'accouchement, pratiquer mes respirations... Dans un mois, nous tiendrons notre bébé dans nos bras. Ça me semblait si impossible si longtemps et maintenant, je peux y toucher du bout des doigts!
12 décembre 2005
Petite complainte
J'ai encore le rhume... Je l'ai eu au début de novembre et là, encore une fois... Je suis vraiment tannée d'être malade, moi qui ne le suis jamais habituellement. Les rares trucs qu'on peut prendre pour nous soulager ne m'aident pas vraiment. Je n'ai pas le goût de rien faire, je rôde dans la maison, boîte de mouchoirs dans une main et bouteille d'eau dans l'autre, me demandant combien de temps va durer ce satané rhume. En novembre, il avait duré près de 2 semaines, s'était étiré, transformé en sinusite... J'étais en plein rush de travail, je n'avais pas pu me reposer comme il faut. J'espérais pouvoir récupérer plus vite cette fois-ci, mais j'ai beaucoup de difficulté à dormir... Les choses à faire dans la maison et côté travail commencent à s'accumuler, je commence des tas de posts ici, mais je n'ai jamais le temps ou l'énergie de les finir (oui oui, je vais vous raconter mon shower!), il me reste très peu de temps avant les vacances de Noël pour tout terminer... bref, le rhume est vraiment de trop! C'est loin d'être grave ou dramatique... je ne suis pas du genre à me plaindre habituellement, mais aujourd'hui, je suis tannée, fatiguée et congestionnée... ma gorge me fait mal, mon nez est irrité, je ne goûte rien... je me sens moche et misérable et crevée... et tout ce dont j'ai envie, c'est chialer et boire du bouillon...
8 décembre 2005
6 décembre 2005
Dernier anniversaire
Aujourd'hui, c'est le dernier anniversaire de mon premier pépin. Aujourd'hui, ça fait un an que j'ai perdu mon premier mini bébé. Tout est passé maintenant: un mois, 6 mois, la date prévue d'accouchement, l'anniversaire de la grossesse et aujourd'hui, l'anniversaire de la fausse-couche. Je ferme le livre et je continue ma route. Je n'oublierai jamais ce premier petit bébé, ce premier avant-goût du bonheur. Je n'oublierai jamais non-plus l'énorme vide que j'avais ressenti par la suite, la douleur si déchirante et vive en moi, la rage qui me montait dans la gorge. Je n'ai jamais vraiment parlé de ma fausse-couche, de ce que j'ai ressenti dans les semaines qui ont suivi. C'est tellement difficile à expliquer... Les femmes qui ont vécu ce genre de perte savent de quoi je parle, même si chacune le vit à sa façon. C'est une douleur si crue, si intime qui nous isole et nous écrase. Pour moi, la fausse-couche a tout changé. J'y ai perdu ma naïveté, mon innocence et ma liberté d'être heureuse. J'y ai gagné plus de peur et d'inquiétude. J'ai appris que rien n'est jamais gagné. J'ai appris que ça pouvait m'arriver, à moi aussi...
Au revoir, mon petit morceau d'étoile. Merci, malgré tout, d'être passé si rapidement dans nos vies. Merci de m'avoir fait goûter au bonheur pur, ne fut-ce qu'un court instant. Merci d'avoir veillé à ce que Pépin reste bien au chaud dans mon ventre.
Au revoir, mon petit morceau d'étoile. Merci, malgré tout, d'être passé si rapidement dans nos vies. Merci de m'avoir fait goûter au bonheur pur, ne fut-ce qu'un court instant. Merci d'avoir veillé à ce que Pépin reste bien au chaud dans mon ventre.
2 décembre 2005
Shower et liste
Au début de ma grossesse, alors que je venais de lui annoncer, ma mère m'a demandé si elle devait me faire un shower. Je lui avait répondu que c'est elle qui décidait, mais que oui, habituellement, c'est la mère qui organise.
Après mon écho de 18 semaines, elle m'a demandé de lui donner ma liste de choses à acheter et m'a interdit d'acheter quoi que ce soit sur cette liste tant qu'elle ne m'en aurait pas donné la permission. J'ai quand même pu acheter certaines choses que je n'avais pas mises sur la liste: la bassinette, la poussette, quelques vêtements... Mais depuis un mois, l'envie de magasiner pour bébé me démange. Les fêtes arrivent et les magasins seront bondés de gens frustrés d'avoir attendu à la dernière minute pour les cadeaux. Ça ne me tentait pas de devoir magasiner en décembre, mais ça semble parti pour ça. Bien sûr, je vais attendre après Noël et espérer qu'il reste de quoi dans les magasins. Après tout, je ne suis pas encore pressée. Je ne veux juste pas devoir attendre à la dernière minute avant de faire un blitz de magasinage pour bébé. J'aimerais avoir l'esprit tranquille quelques semaines avant ma date. Magasiner n'est déjà plus une partie de plaisir pour moi, avec mon dos qui finit par faire mal et l'envie d'uriner qui me prend aux 15 minutes, j'aurais aimé le faire alors que ce n'est pas encore trop pénible.
Bref, depuis un mois, je me pose bien des questions. Je me demande quand j'aurai à nouveau le contrôle sur ma liste. Je me demande si ma mère va m'organiser un shower ou pas. Et je me demande comment ils feront pour réussir à me surprendre.
Pendant des mois, je me suis dit que j'en aurais peut-être pas. Et ça ne me dérangeait pas. Bon ok, c'est certain que ça dérange un peu... Je rêve depuis si longtemps de ce bébé, le shower faisait aussi parti du rêve. Pas un gros party, pas des tonnes de cadeaux. Seulement les gens que j'aime qui m'entourent et partagent notre joie d'attendre cet enfant. Mais si j'étais pour ne pas avoir de shower, je n'en voudrais pas à ma mère. Je ne m'attends pas à ça, je n'exige pas ça de personne. Sauf que, si je n'étais pas pour avoir de shower, je me demandais bien quand aurais-je droit de magasiner et de préparer le nid de notre bébé! Il me reste 2 mois, peut-être, mais on doit considérer qu'il y a le temps des fêtes là-dedans, que je ne tombe pas en congé avant d'accoucher et que je préfèrerais ne pas attendre une semaine avant d'accoucher avant d'acheter ce qu'il nous manque. Ce n'est pas tant de la panique qu'un grand sens de l'organisation et de la prévoyance. J'aime planifier et avoir le tmeps de tout organiser à ma façon.
Lundi, Hom s'en va chez une de ses tantes pour réparer son ordi. Après avoir terminé, il m'appelle pour me dire qu'il s'en vient. Il hésite un peu et me dit "oh et euh... on fête ma tante dimanche" et change rapidement de sujet. Sachant à quel point j'adore les réunions de famille, surtout pour la fête d'une tante de qui nous ne sommes pas du tout proches, il ne veut pas insister. Lorsqu'il est de retour à la maison, il me dit qu'il n'a pas les détails, qu'il doit parler à sa mère. Mardi, je lui demande les détails. Il me dit que ce sera un gros souper de famille, avec entre autres sa cousine qui vient de se faire opérer pour un cancer du sein. Il me dit qu'étant donné qu'il n'y aura pas de gros party le 24 comme par les années passées, ils ont décidé de faire un souper à la place et de fêter sa tante en même temps. Tout ça semble plausible, venant de sa famille. Mais ça reste vague.
Ce n'est que mercredi matin que la lumière s'est allumée dans ma tête. Je me demandais bien aussi comment Hom réussirait à me faire sortir de chez nous sans éveiller de soupçons. Je lui ai donc dit, mercredi soir: "alors, dis-moi donc, c'est quoi encore cette histoire de souper?" Je l'ai pris par surprise et il a dû voir que je n'étais plus dupe car il n'a même pas essayé d'inventer une histoire ou d'en rajouter sur celle-là. Il est parti à rire, moi aussi et le chat était sorti du sac.
Pauvre Hom! Il a dû inventer quelque chose de plausible à la dernière minute, avec des éléments qui sortent de l'ordinaire pour nous et qui à la base, étaient déjà suspects. Un souper dans un resto où nous n'allons jamais, un dimanche soir? Près de chez nous, alors que nous sommes les seuls qui habitons dans ce coin? Aucun anniversaire à l'horizon... Ses parents ne nous invitent jamais au resto, ils nous invitent plutôt chez eux... Bref, il devait inventer quelque chose et je lui donne tout le mérite qui lui revient car après tout, j'y ai cru un instant!
Alors bon, je connais l'endroit et le moment. Je ne sais pas qui y sera ni ce qu'il se passera. Je suis déjà très reconnaissante pour cette soirée et elle n'est pas encore passée. Je ne sais pas encore si je vais faire semblant d'être surprise... Je suis très mauvaise actrice! Mais je sais que, surprise, pas surprise, je verserai quelques larmes et je serai heureuse de voir des gens que j'aime, nous entourant et partageant notre bonheur. Enfin!
Après mon écho de 18 semaines, elle m'a demandé de lui donner ma liste de choses à acheter et m'a interdit d'acheter quoi que ce soit sur cette liste tant qu'elle ne m'en aurait pas donné la permission. J'ai quand même pu acheter certaines choses que je n'avais pas mises sur la liste: la bassinette, la poussette, quelques vêtements... Mais depuis un mois, l'envie de magasiner pour bébé me démange. Les fêtes arrivent et les magasins seront bondés de gens frustrés d'avoir attendu à la dernière minute pour les cadeaux. Ça ne me tentait pas de devoir magasiner en décembre, mais ça semble parti pour ça. Bien sûr, je vais attendre après Noël et espérer qu'il reste de quoi dans les magasins. Après tout, je ne suis pas encore pressée. Je ne veux juste pas devoir attendre à la dernière minute avant de faire un blitz de magasinage pour bébé. J'aimerais avoir l'esprit tranquille quelques semaines avant ma date. Magasiner n'est déjà plus une partie de plaisir pour moi, avec mon dos qui finit par faire mal et l'envie d'uriner qui me prend aux 15 minutes, j'aurais aimé le faire alors que ce n'est pas encore trop pénible.
Bref, depuis un mois, je me pose bien des questions. Je me demande quand j'aurai à nouveau le contrôle sur ma liste. Je me demande si ma mère va m'organiser un shower ou pas. Et je me demande comment ils feront pour réussir à me surprendre.
Pendant des mois, je me suis dit que j'en aurais peut-être pas. Et ça ne me dérangeait pas. Bon ok, c'est certain que ça dérange un peu... Je rêve depuis si longtemps de ce bébé, le shower faisait aussi parti du rêve. Pas un gros party, pas des tonnes de cadeaux. Seulement les gens que j'aime qui m'entourent et partagent notre joie d'attendre cet enfant. Mais si j'étais pour ne pas avoir de shower, je n'en voudrais pas à ma mère. Je ne m'attends pas à ça, je n'exige pas ça de personne. Sauf que, si je n'étais pas pour avoir de shower, je me demandais bien quand aurais-je droit de magasiner et de préparer le nid de notre bébé! Il me reste 2 mois, peut-être, mais on doit considérer qu'il y a le temps des fêtes là-dedans, que je ne tombe pas en congé avant d'accoucher et que je préfèrerais ne pas attendre une semaine avant d'accoucher avant d'acheter ce qu'il nous manque. Ce n'est pas tant de la panique qu'un grand sens de l'organisation et de la prévoyance. J'aime planifier et avoir le tmeps de tout organiser à ma façon.
Lundi, Hom s'en va chez une de ses tantes pour réparer son ordi. Après avoir terminé, il m'appelle pour me dire qu'il s'en vient. Il hésite un peu et me dit "oh et euh... on fête ma tante dimanche" et change rapidement de sujet. Sachant à quel point j'adore les réunions de famille, surtout pour la fête d'une tante de qui nous ne sommes pas du tout proches, il ne veut pas insister. Lorsqu'il est de retour à la maison, il me dit qu'il n'a pas les détails, qu'il doit parler à sa mère. Mardi, je lui demande les détails. Il me dit que ce sera un gros souper de famille, avec entre autres sa cousine qui vient de se faire opérer pour un cancer du sein. Il me dit qu'étant donné qu'il n'y aura pas de gros party le 24 comme par les années passées, ils ont décidé de faire un souper à la place et de fêter sa tante en même temps. Tout ça semble plausible, venant de sa famille. Mais ça reste vague.
Ce n'est que mercredi matin que la lumière s'est allumée dans ma tête. Je me demandais bien aussi comment Hom réussirait à me faire sortir de chez nous sans éveiller de soupçons. Je lui ai donc dit, mercredi soir: "alors, dis-moi donc, c'est quoi encore cette histoire de souper?" Je l'ai pris par surprise et il a dû voir que je n'étais plus dupe car il n'a même pas essayé d'inventer une histoire ou d'en rajouter sur celle-là. Il est parti à rire, moi aussi et le chat était sorti du sac.
Pauvre Hom! Il a dû inventer quelque chose de plausible à la dernière minute, avec des éléments qui sortent de l'ordinaire pour nous et qui à la base, étaient déjà suspects. Un souper dans un resto où nous n'allons jamais, un dimanche soir? Près de chez nous, alors que nous sommes les seuls qui habitons dans ce coin? Aucun anniversaire à l'horizon... Ses parents ne nous invitent jamais au resto, ils nous invitent plutôt chez eux... Bref, il devait inventer quelque chose et je lui donne tout le mérite qui lui revient car après tout, j'y ai cru un instant!
Alors bon, je connais l'endroit et le moment. Je ne sais pas qui y sera ni ce qu'il se passera. Je suis déjà très reconnaissante pour cette soirée et elle n'est pas encore passée. Je ne sais pas encore si je vais faire semblant d'être surprise... Je suis très mauvaise actrice! Mais je sais que, surprise, pas surprise, je verserai quelques larmes et je serai heureuse de voir des gens que j'aime, nous entourant et partageant notre bonheur. Enfin!
1 décembre 2005
Première neige
Il y a un an jour pour jour tombait la première neige de l'hiver. De gros flocons tombaient silencieusement et couvraient tout de blanc. Un superbe matin pour accueillir une merveilleuse nouvelle. Deux petites lignes roses confirmaient ce matin-là ce que mon coeur savait depuis déjà quelques jours: j'étais enceinte. J'étais divisée entre une grande incrédulité (ça m'arrive bien à moi? Moi?!) et une bonheur immense qui, je le croyais, ferait exploser mon coeur. Je connaissais ce matin-là ce que je ne connaîtrais plus jamais: un bonheur pur, sans tache, non teinté d'inquiétude et de peur. Je vivais dans la plus grande naïveté le plus beau jour de ma vie. Un petit bébé s'était niché dans mon ventre. Notre but était atteint.
Je me souviens parfaitement de l'état d'esprit dans lequel je me trouvais. Je me souviens à quel point la vie semblait belle, à quel point je me sentais invincible et comblée. J'ai partagé la nouvelle avec des amies, j'ai ri, pleuré de joie et caressé mon ventre toute la journée. J'y croyais déjà, je l'aimais déjà, cet enfant à naître.
Et j'étais accro. Accro à ce sentiment, à cette émotion si pure et forte qu'on ressent quand la deuxième ligne apparaît, quand on apprend qu'on porte la vie. J'étais accrochée et je rechercherais ce même sentiment mois après mois, comme une dépendance.
Ce matin-là, je n'aurais jamais cru possible qu'on puisse m'enlever si rapidement mon rêve enfin realisé.
Je me souviens parfaitement de l'état d'esprit dans lequel je me trouvais. Je me souviens à quel point la vie semblait belle, à quel point je me sentais invincible et comblée. J'ai partagé la nouvelle avec des amies, j'ai ri, pleuré de joie et caressé mon ventre toute la journée. J'y croyais déjà, je l'aimais déjà, cet enfant à naître.
Et j'étais accro. Accro à ce sentiment, à cette émotion si pure et forte qu'on ressent quand la deuxième ligne apparaît, quand on apprend qu'on porte la vie. J'étais accrochée et je rechercherais ce même sentiment mois après mois, comme une dépendance.
Ce matin-là, je n'aurais jamais cru possible qu'on puisse m'enlever si rapidement mon rêve enfin realisé.
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