30 juillet 2005

Une petite surprise

En fin de semaine dernière, nous sommes allés au chalet des parents de Hom pour fêter son 30e anniversaire. Pour faire un bref résumé, les beaux-parents avaient invité plusieurs oncles et tantes et cousins, toutes des personnes de qui Hom n'est pas du tout, mais pas du tout proche. Toutes des personnes qui, selon moi, n'avaient pas vraiment d'affaire à la fête de Hom. Mais ils n'y étaient pas pour ça, à vrai dire! Ils étaient là pour célébrer en même temps l'anniversaire d'une des tantes, d'un des oncles et pourquoi pas, tant qu'à y être, d'une cousine qui a eu 30 ans en mai! J'ai trouvé ça très déplacé et surtout, très cheap de la part des beaux-parents de ne pas avoir pris la peine de garder une soirée pour fêter leur fils, seul. Une soirée, juste pour lui, pas la mer à boire!

Ça m'a rendue très triste et frustrée de voir qu'ils ne s'étaient même pas donné la peine de souligner son anniversaire comme il le méritait. Ce qui me faisait encore plus de peine, c'était de voir la déception dans les yeux de mon chum. Il ne disait rien, a remercié ses parents, a souri, mais je le savais bien qu'il était déçu. J'ai pleuré toute la journée de lundi en pensant à comment nous avions tous échoué à souligner son anniversaire et à lui montrer quel homme extraordinaire il est. J'ai donc décidé, à la dernière minute pas mal, de lui préparer une petite surprise. Plusieurs personnes ont dû refuser l'invitation, mais plusieurs ont accepté avec plaisir. Je n'ai jamais réussi à faire de surprise à Hom. Je ne suis jamais arrivée à lui jouer un tour ou lui faire croire quelque chose. Il me connait trop et sait trop bien lire dans mes yeux. En plus, je ne suis pas bonne menteuse!

Cette fois-ci, j'ai fait très attention. J'ai failli laisser échapper un indice plusieurs fois, mais rien n'a paru. Hier, j'étais très excitée. La journée me semblait longue, j'étais nerveuse, j'avais peur que Hom découvre le pot aux roses. Des amis allaient arriver après le souper, par hasard. Tous avaient une excuse. J'avais acheté un cadeau à Hom et une amie s'occupait du gâteau. Il fallait que ça marche!

Quand on a sonné à la porte vers 8h30, Hom est allé ouvrir. Des amis qui, à ce qu'ils disaient, passaient dans le coin venaient nous dire un petit bonjour. Hom leur dit d'entrer, de s'asseoir. Hom savait que son frère passerait ce soir-là, mais ne savait pas que c'était à cause de moi. Quand son frère et sa copine sont arrivés quelques minutes plus tôt, Hom les a invités à entrer, sans voir quoi que ce soit de louche. Tout le monde jouait le jeu.

Le 3e invité est arrivé et Hom s'est écrié "oh c'est le fun! Plein de monde arrive en même temps chez nous, par hasard! C,est donc ben drôle!" Mais le beau de tout ça, c'est qu'il le croyait! Il était encore persuadé que ce n'était qu'une coïncidence! Quand je lui ai fait comprendre que j'avais organisé la surprise, il a éclaté de rire. Le plus beau rire! J'avais réussi à surprendre mon amour et à lui faire plaisir!

D'autres amis sont arrivés plus tard. Nous avons passé une belle soirée, à jouer au baby-foot, parler entre amis, manger du gâteau et chanter "Bonne fête à Hom!". Il avait l'air heureux et n'en revenait pas que des gens se soient déplacés pour lui. Pour lui seulement!

Ce n'était peut-être pas un immense party, mais les gens qui étaient là, étaient là pour lui, avec plaisir et sincérité. Je suis très fière d'avoir réussi à le surprendre! Ça m'a fait un bien énorme de voir les yeux de Hom briller et je suis certaine que ma petite surprise lui a fait du bien aussi.

28 juillet 2005

Nos rêves

On a tous des rêves. Ils changent et évoluent tout au long de notre vie. Il y a certains rêves qu'on laisse tomber en cours de route, d'autres qui prennent de l'importance. Certains rêves nous suivent depuis notre enfance, d'autres s'accrochent à nous à l'âge adulte.

J'ai eu beaucoup de rêves dans ma vie. Je suis une grande rêveuse, je pouvais passer des heures à fixer le vide, bien perdue dans mes pensées, à imaginer toutes sortes de choses. J'ai laissé tomber beaucoup de rêves dans ma vie. J'en ai aussi modifié plusieurs, pour ne pas avoir à les abandonner. Peu importe mon âge, peu importe le rêve qui a priorité à ce moment-là, ce sont toujours mes rêves qui m'ont motivée.

Quand j'étais petite, j'avais, comme tout le monde, des rêves un peu farfelus. Je voulais être une princesse, avec les grandes robes à crinoline comme Sissi. Les revues National Geographic de mon père me passionnaient, alors je rêvais de devenir archéologue, comme Indiana Jones. J'aimais dessiner, je voulais donc devenir caricaturiste. Je rêvais d'être enfant unique, je rêvais de ne pas avoir de parents, je rêvais d'être riche, je rêvais à tout ce qui était impossible.

Mais un des plus grands rêves que j'ai eu, pendant mon enfance et une partie de mon adolesence, c'était de devenir danseuse professionnelle. Je suivais des cours de danse depuis mes 5 ans. J'adorais danser, me laisser aller au son de la musique, suivre les pas, le rhytme. J'oubliais tout quand je dansais. J'ai fait de la danse folklorique, du ballet jazz, de la danse moderne et du Flashdance. Le seul obstacle à mon beau rêve, je n'avais aucun talent. Je n'ai pas le sens du rhytme, je ne suis pas souple, je ne bouge pas bien. J'ai dû me rendre à l'évidence et j'ai tout abandonné.

J'ai rêvé de plusieurs métiers. Certains de façon plus légère, comme archéologue ou caricaturiste, mais d'autres de façon plus sérieuse. Pendant des années, je considérais sérieusement devenir journaliste. J'ai toujours aimé écrire et je me disais que c'était la bonne façon de gagner sa vie avec sa plume. J'ai basé toutes mes recherches en Choix de carrière à l'école vers le journalisme. Les études me disaient que c'était un bon métier pour moi, mais au fond de moi, quelque chose me disait que je n'avais pas ce qu'il fallait. Je ne suis pas curieuse au point de faire des recherches, poser des tas de questions, achaler les gens. J'aime apprendre, j'aime lire sur des sujets qui m'intéressent, mais sans entrer dans la vie des gens. J'ai donc abandonné ce rêve aussi.

Un rêve, le seul qui me suit vraiment depuis toujours, est celui d'écrire. J'ai des tas de cahiers remplis de poèmes et de nouvelles. J'ai plusieurs synopsis de romans et de scénarios, j'ai une boîte pleine de journaux, gribouillages sur ma vie depuis que j'ai 10 ans. Je n'ai jamais arrêté d'écrire. Je tiens un journal depuis près de 20 ans. Je n'ai jamais trouvé meilleure façon de m'exprimer, de vider mon coeur, d'alimenter mes rêves. Je poursuis ce rêve à tous les jours, je le garde au creux de mon coeur, comme un secret honteux. Je ne tiens pas à être lue, je ne tiens pas du tout à être publiée. Tout ce que je veux, c'est écrire. Que mes mots tombent dans le vide, ça m'importe peu, je veux seulement les sortir de ma tête. Écrire est pour moi un rêve permanent, que je concrétise à tous les jours.

Depuis ce temps, plusieurs rêves sont venus faire leur tour dans ma vie. Je rêvais d'avoir ma compagnie, je travaille à mon compte. Je rêvais d'avoir une maison avec un jardin, je les ai. Je rêvais d'être grande et mince... bon, on ne peut pas tout avoir! Quand j'ai rencontré Hom, plusieurs nouveaux rêves sont apparus. Je voulais vivre avec lui, faire ma vie avec lui, avoir des enfants. Nous avons réalisé plusieurs de ces rêves assez rapidement, mais les enfants ont pris plus de temps. Quand j'avais 17 ans, je disais que si je n'avais pas de chum à 20 ans, je me ferais inséminer parce que je voulais avoir mes enfants jeune. J'étais donc naïve! Heureusement, Hom a changé ma vision. Je voulais encore mes enfants jeune, mais je me suis rendue compte que j'avais bien d'autres choses à vivre avant d'être rendue là. J'avais donc retardé mon rêve, disant que je voulais 3 enfants avant 25 ans, comme ma mère. Quand j'ai eu 24 ans, je savais bien que mon rêve ne se réaliserait pas. J'ai modifié le rêve, on aura nos 3 enfants avant 30 ans. Mon infertilité a tout changé, bien malgré nous. J'ai eu beaucoup de difficulté à modifier ce rêve. Je n'ai jamais pensé l'abandonner, il était bien trop important pour moi. Chaque changement que j'y apportais me faisait un pincement au coeur. Je modifiais une partie de moi.

Aujourd'hui, je rêve d'avoir l'enfant que je porte. Je rêve de le voir naître, de le voir grandir, de le voir rêver. Si nous en avons d'autres, tant mieux! Mais si nous devons nous arrêter à un, je ne regretterai pas. Oui, du rêve original d'avoir 3 enfants avant 25 ans, je suis rendue à avoir au moins un enfant avant 30 ans... Ça été dur à encaisser, mais je sais que de garder ce rêve en vie, même si boitteux, m'a permis de continuer. On me dit que je suis forte, que j'ai du courage. Non, je suis entêtée et je crois en mes rêves. Ce sont mes rêves qui sont forts.

27 juillet 2005

Nouveau contrat, peut-être

Je suis allée voir un client aujourd'hui. C'est un client pour qui j'avais fait plusieurs contrats, mais qui ne m'avait rien donné depuis plusieurs mois. Je le rencontrais pour un tout nouveau projet, très intéressant et surtout, très demandant. Ça représente beaucoup de travail et de temps. Je sais que je suis capable d'en prendre, mais je me demande si je vais y arriver. J'ai encore mes autres contrats réguliers qui entrent à toutes les semaines. Je vais devoir bien gérer mon temps et bien planifier mes journées pour respecter toutes mes dates de tombée. Un bon défi, un bon travail à mettre éventuellement dans mon portfolio, j'espère bien avoir le contrat. La partie n'est pas gagnée, ils doivent d'abord approuver ma soumission. Je verrai en temps et lieux si je dois me trouver de l'aide ou si je dois m'attendre à travailler plusieurs soirs et fins de semaine pour arriver. Bien sûr, qui dit gros contrat, dit chèque de paye! Alors du nerf Kiwi! On retrousse nos manches et on fonce!

26 juillet 2005

25 juillet 2005

Premier trimestre

J'ai encore peine à y croire, le cap du premier trimestre est passé. Le tiers de la grossesse est fait, déjà, et je n'ai absolument rien à redire. Pépin semble encore bien s'accrocher. Même si je sais qu'il reste des risques après les 3 premiers mois, j'y pense beaucoup moins maintenant. Où en suis-je, après 13 semaines?

Mon corps
J'ai maintenant une petite bédaine, qui peut encore très bien passer inapperçue aux yeux non informés. J'ai hâte qu'elle paraisse plus, mais en même temps, je l'aime comme elle est, ça me permet de m'habituer tranquillement à voir mon corps changer. Je vais bientôt devoir magasiner des soutien-gorge car les miens sont tous à veille d'éclater. Mes seins sont par contre moins douloureux, même si encore sensibles. Je n'ai pas pris de poids, en fait j'en ai même un peu perdu, même si je mange plus qu'avant et que je n'ai pas été malade du tout. Tous mes tests sanguins sont revenus normaux. J'ai arrêté de prendre le Metformin et ça semble bien se passer. Je n'ai eu aucune nausée depuis le tout début. J'ai parfois des brûlements d'estomac, mais rien d'insupportable. Je suis encore parfois constipée, peut-être le seul véritable désagrément que j'ai depuis le début. Je suis fatiguée, par vagues. Je peux avoir des journées où je suis pétante d'énergie et d'autres où je pourrais dormir sans arrêt. Je suis par contre épuisée plus rapidement lors d'efforts physiques (modérés, tout de même) comme une randonnée à vélo ou dans la forêt. Ma faim semble revenue à la normale, ou presque. Mon ventre tiraille par secousses, depuis 2 semaines. Mon nombril s'ouvre. Des petits boutons sur mon visage me montrent que mes hormones travaillent fort. Absolument rien de tout cela me dérange.

Mon coeur
Il a enfin pris le dessus de ma raison. Je me laisse le droit d'être heureuse et de profiter de cette grossesse. Je suis heureuse, je ne m'en cache plus. J'ai encore souvent des petites pointes de jalousie ou de frustration qui refont surface, mais rien d'assez gros pour gâcher mon bonheur.

Ma tête
Je commence à penser à bien des choses auxquelles je ne m'étais jamais permise de penser. Je ne suis plus qu'une femme enceinte, je me vois maintenant comme une future maman, ce qui est en soi un pas énorme. Au-delà des choses superficielles auxquelles je pense (la chambre du bébé, les objets à acheter, etc.), je pense beaucoup à ce que nos vies seront le jour venu. Je sais que je ne peux même pas imaginer ce que ce sera en réalité, je ne peux savoir à quoi m'attendre. Il me reste 6 mois pour me préparer à son arrivée, je ne panique pas encore, mais je sens qu'on va devoir bientôt se décider à commencer à acheter quelques petites choses tranquillement. Je pense aussi sérieusement à ce que je ferai côté travail. Le nouveau congé parental étant encore au niveau brouillon, c'est difficile pour moi de pouvoir compter entièrement là-dessus. S'il ne passe pas, s'il est retardé ou si on y apporte de gros changements, je risque de me retrouver sans ressource autre que mes propres économies. Étant travailleur autonome, je n'ai rien pour l'instant. Sans ce congé, je serai au même point. Nous avons donc décidé de mettre autant d'argent de côté que possible, afin de prévoir le coup si les choses ne tournent pas en notre faveur. Pour les mois à suivre, on coupe où on peut, on paye nos dettes autant que possible et on remplit le petit cochon. Je sais qu'on se débrouillera, quoi qu'il arrive, mais je préfère ne pas avoir ce stress en janvier. Côté travail, je ne dois pas seulement penser à l'argent, mais à mes clients aussi. Je n'arrive pas encore à trouver une solution satisfaisante, qui me donnera quelques mois de congé sans me faire perdre toute ma clientèle. Je sens que je n'aurai pas le choix de travailler quand même pendant les premiers mois, même si ce n'est que de temps en temps. Enfin, il me reste un peu de temps pour y penser, mais je vais devoir prendre une décision avant la fin de la grossesse. Si je dois me trouver un remplaçant, je vais devoir passer des entrevues et faire faire des essais. C'est ma compagnie, mon nom qui est en jeu. Je ne veux pas laisser ça entre les mains de n'importe qui et risquer qu'il détruise ce que j'ai pris des années à bâtir.

Mon pépin
Je ne le sens pas encore. Je mentirais si je disais que je n'avais pas hâte, mais je ne suis pas pressée non-plus. J'aime vivre les choses au jour le jour, une à la fois. Je ne suis pas du genre à vouloir tout, tout de suite, alors je prends les choses comme elles viennent. Pépin a tous ses membres, ses orteils, ses mains et doigts, ses organes, ses yeux, nez, bouche, oreilles... Il mesure près de 7 cm de la tête au coccyx et près de 10 cm de la tête aux talons. Les cartilages commencent à se développer, pour plus tard devenir les os. Il bouge, mais seulement par réflexes, car son cerveau, même si en développement, n'est pas encore fonctionnel. Nous lui parlons souvent. Nous l'aimons déjà si fort, c'est incroyable. J'ai placé ses photos d'échographies dans des petits cadres, dans notre chambre. Il est là, on le sait maintenant, et on l'attend bien patiemment.

Mon chum
Mon amour pour Hom a encore grandi depuis le début de cette nouvelle aventure. Nous sommes maintenant liés par plus que notre amour. Pépin semble est plus concret pour lui, depuis la première échographie. Il semble lui aussi se laisser être heureux et ne plus laisser la peur l'emporter sur le reste. Il est gentil et patient avec moi, même si ce n'est pas toujours facile. Il me crème le ventre le soir, petit geste que j'adore.

Notre monde
Nous l'avons annoncé à mon père et sa copine, mes frères et leurs copines, mes beaux-parents, mon beau-frère et sa copine, ma mère, mes grands-parents, quelques amis, une partie de la famille de Hom, mais il reste encore bien des gens qui ne savent pas. Je n'ai pas envie de l'annoncer par email à certaines de mes amies, mais comme on ne se voit pas souvent, ça rend les choses difficiles. Je vais peut-être devoir leur dire par téléphone, avant qu'elles l'apprennent rendues à l'accouchement. Deux grosses réunions de famille s'en viennent: de mon côté, le mariage de mon frère et du côté de Hom, le pic-nic annuel de sa famille. Ces deux réunions ne me tentent pas plus qu'il faut, pour la simple raison que je vais devoir répéter la même chose 60 fois et me faire dire des commentaires épais du genre "ah! vous avez enfin trouvé comment faire!". Je suis contente de vivre ce bonheur avec ma famille proche, mais la famille éloignée, c'est une autre histoire. C'est comme s'ils entraient malgé moi dans mon intimité et comme je suis quelqu'un de privé (oui oui, même si j'écris sur le net), ça me met mal à l'aise. Je sais que je vais devoir m'habituer, mais laissez-moi le temps.

24 juillet 2005

Première cueillette



La semaine dernière, j'ai cueilli mes premiers légumes de mon jardin. Depuis, j'ai déjà recueilli le double. Et ça ne fait que commencer!

22 juillet 2005

La dernière



Hier soir, j'ai pris ma dernière pilule de Metformin. Je délaisse ma petite béquille d'infertile. Pépin et moi sommes seuls devant l'avenir. Je suis très soulagée de ne plus avoir à prendre de médicament. Mais d'un autre côté, ça me fait drôle, même un peu peur, de me retrouver comme ça, sans aucune aide. Je ne suis plus habituée, après tout, je prenais le Metformin depuis plus d'un an et demi, 3 fois par jour, à tous les jours. J'avais arrêté une seule fois: quand je suis tombée enceinte la première fois. L'infirmière m'avait dit d'arrêter. J'ai fait une fausse-couche. Le doc m'a par la suite dit que je devrais continuer jusqu'à la 10e semaine minimum. J'ai toujours, au fond de moi, blâmé l'arrêt du Met pour la fausse-couche, même si ça n'a probablement même pas de rapport. Enfin bref, cette fois-ci, je tenais à continuer les pilules, au moins le temps de me rassurer. J'atteins aujourd'hui la marque du 13 semaines, 3 mois... Le premier trimestre se termine, j'ai déjà le tiers de fait! J'ai vu Pépin deux fois, je n'ai plus de raison de m'inquiéter et de tenir mordicus à prendre des pilules rendues inutiles. Moi qui n'ose même pas prendre un Tums ou une Tylenol, je suis heureuse, au fond, de me retrouver "au naturel".

Ce n'est qu'un au revoir Metformin! Je sais qu'on se reverra un jour...

21 juillet 2005

Bonne fête mon amour!

Hom, tu as 30 ans aujourd'hui. Trente ans, l'âge que tu redoutais, qui te faisait peur. Un âge malgré tout encore jeune, encore bien vivant et plein d'avenir. Tes 30 ans te rappeleront toujours l'année où ta vie aura changée, l'année où tu auras reçu le plus beau des cadeaux.

Je t'aime, tu le sais, mais je ne me lasse de le répéter. Plus les jours avancent, plus je vis ce bonheur avec toi, plus je t'aime. Ça fait 11 ans qu'on se connaît et j'en apprends encore sur toi, tu arrives encore à me surprendre. Quand nous nous sommes embrassés pour la première fois, tu avais 20 ans, j'en avais 18. Je me voyais déjà aller très loin avec toi, mais jamais je n'aurais imaginé le chemin que nous avons parcouru, comme je ne peux imaginer celui qu'il nous reste à parcourir, ensemble.

J'aurais voulu te faire le plus gros des partys. J'aurais voulu que la terre entière célèbre ton anniversaire avec moi, pour souligner à quel point tu es important pour moi. Au lieu de tout ça, je suis là, seule, à t'écrire un mot qui ne reflète qu'une infime partie de ce que je ressens pour toi.

Bonne fête mon amour! Je t'aime si fort, je t'aime à la folie. J'espère que cette journée, voire cette année sera la première d'une longue série d'années merveilleuses remplies de surprises et de bonheur. Petit Pépin, du creux de mon ventre, te dit bonne fête papa! Dans 6 mois, tu pourras déballer ton cadeau. D'ici-là, tu as seulement le droit de toucher à l'emballage!

20 juillet 2005

Nos vacances

Elles sont déjà terminées, trop courtes, comme toujours. Des vacances très tranquilles, mais surtout, très reposantes. Petit récapitulatif...

Jeudi le 30 juin, nous avons reçu à souper la belle-famille pour leur annoncer la nouvelle. Le beau-père a lancé un tabarnak bien sonnant, le beau-frère avant la bouche grande ouverte et les yeux ronds comme des 2$ et la belle-soeur sautait de joie. La belle-mère, elle, souriait calmement, disant qu'elle l'avait deviné.

Vendredi le 1er juillet, nous sommes partis au matin pour le chalet de ma mère. Une belle journée ensoleillée et chaude ouvrait nos vacances.

Samedi le 2, nous sommes allés faire une randonnée à la piste de la Matawinie. Cinq kilomètres en montagne, entourés d'arbres, d'oiseaux et de feuilles qui craquent, pour arriver au sommet et voir le lac Ouareau dans toute sa splendeur.

Dimanche le 3, ma mère et moi sommes retournées à Montréal pour le shower de mariage de me belle-soeur. Le soir, lorsque nous étions revenues au chalet, Hom et moi avons annoncé la nouvelle à ma mère. J'avais décidé d'attendre après le shower pour être certaine qu'elle ne s'échappe pas là-bas. Elle était bien contente et m'a dit qu'elle trouvait aussi que j'avais des gros seins. J'ai essayé de lui faire comprendre qu'elle devait garder le secret, que c'était très important pour nous.

Lundi le 4, des amis sont venus passer la journée au chalet. Une belle journée chaude et agréable, si ce n'avait été des satanées mouches noires! Ça m'a fait drôle de voir ma mère et mon amie parler bébé et surtout, de voir ma mère déjà si intéressée et investie dans ma grossesse.

Mardi le 5, première journée de pluie. Nous sommes allés magasiner aux Factory outlets de St-Sauveur. J'ai trouvé ma robe pour le mariage de mon frère, enfin! Le soir, mon petit frère est arrivé avec sa copine.

Mercredi le 6, ma mère et son conjoint sont partis pour la journée. Une journée tranquille en compagnie de mon frère et sa copine, au soleil et dans le lac.

Jeudi et vendredi, deux journées relax à dormir, lire, se baigner et marcher. J'ai appris que ma mère n'avait pas pu se retenir et avait déjà parlé de ma grossesse à son cours de peinture (ok, honnêtement, ça ne me dérange pas, je ne les connais pas) et à deux de ses collègues qui étaient venus visiter. J'étais vraiment fâchée qu'elle agisse ainsi. Quand je lui ai dit que j'étais sérieuse quand je lui avais demandé de ne pas le dire, elle m'a répondu "oui, mais je ne comprends pas pourquoi!" Je ne te demande pas de comprendre, mais de me respecter et de garder le secret! Ce n'est pas sorcier il me semble! Je lui ai expliqué à nouveau que si quelque chose tournait mal, ça ne me tenterait vraiment pas de devoir répéter à tous ceux que je rencontre et qui me demandent comment va la grossesse "ah, je l'ai perdu." Je n'ai pas envie de faire face aux regards remplis de pitié et aux "comment ça va?" trop curieux de gens à qui je ne me confierais jamais. Elle m'a dit qu'il n'arriverait rien. Et son amie, encore présente, me dit "de toute façon, ça voudrait dire que c'était mieux comme ça. Il serait né avec des défauts." Je n'en revenais juste pas. Tu es qui toi pour me dire une niaiserie pareille? De quoi tu te mêles? Je ne vous demande pas de comprendre, encore une fois, mais de RESPECTER ce que je demande. Enfin bref, Hom et moi sommes sortis prendre l'air parce que nous allions exploser.

Samedi le 9, nous sommes partis de bonne heure du chalet. Arrivés chez nous, après avoir cajolé la chatte et pris une bonne douche, nous sommes allés magasiner. Devant une boutique de décoration, Hom apperçoit un toutou en forme de mouton qui fait Bêêêh! quand on appuie dessus. Il me dit "on l'achète! Pour Pépin!" Comment résister? Ça me faisait tout drôle d'acheter quelque chose pour le bébé, même si c'est seulement un toutou.

Dimanche, journée tranquille à la maison. Lundi, nous sommes allés voir le film War of the Worlds. Même si c'est avec Tom Cruise, j'ai vraiment adoré le film. Très très bien fait.

Mardi le 12, nous sommes allés nous promener en vélo aux Îles de Boucherville. C'est magnifique, même s'il manque un peu d'ombrage sur les pistes. Nous avions apporté notre lunch et avons fait un petit pic-nic.

Mercredi le 13, j'avais mon échographie. Nous sommes ensuite allés souper au resto pour fêter la belle rencontre. Soirée DVD, collés sous la doudou (on gèle dans le sous-sol!).

Jeudi matin, j'ai eu mes prises de sang à l'hôpital, puis nous avons passé la journée et la soirée chez des amis. Encore une fois, une journée très agréable en bonne compagnie.

Vendredi, nous sommes allés faire du vélo sur la Piste des Soulanges, dans le coin de Des Cèdres. Très beau coin, très belle randonnée couronnée par un pic-nic sur le bord de l'eau.

Samedi, tranquille. Dimanche, nous devions aller faire du kayak, mais la température a décidé de nous condamner à rester chez nous. Les vacances sont terminées, malheureusement! Nous en avons bien profité, nous nous sommes reposés, c'est ce qui compte. Beaucoup de lecture, de sommeil, de soleil, de films, de vélo et de marche nous ont fait un très grand bien. Je n'étais pas prête à retourner travailler, mais puisqu'il le faut...

19 juillet 2005

Mon grand frère

Je n'ai pas une relation fantastique avec mon grand frère, mais on s'entend bien, correctement, je dirais. Ça n'a pas toujours été le cas, mais bon, c'est normal quand un frère et une soeur font leur crise d'adolescence en même temps.

Quand on lui a annoncé la grossesse, il était très heureux pour nous. Il m'avait demandé si j'allais avoir une bédaine à son mariage, en août. Je lui avais dit "je ne sais pas, peut-être".

Puis, je suis partie en vacances. Quand je suis revenue et que j'ai finalement eu un peu de temps pour me brancher sur MSN, mon frère m'écrit. Il me dit "je n'ai rien à dire en fait... je voulais des nouvelles de mon neveu/ma nièce." J'étais tellement touchée! C'était la première fois qu'il m'écrivait sans avoir quelque chose à me demander ou une niaserie à m'envoyer. Je lui ai envoyé les photos de l'écho et il était tout énervé. Il m'a demandé quand je saurais le sexe, puis quand je lui ai dit la date de mon écho, il m'a demandé si j'allais avoir une bédaine rendue là. Je lui ai dit "probablement, un petite en tout cas." Il a dit "Et au mariage? Tu vas avoir une bédaine?" Quand je lui ai répondu que j'en aurais une petite, il m'a écrit "yey! tu vas avoir une bédaine sur les photos!"

J'avoue que je suis surprise de son intérêt, mais en même temps je suis vraiment émue. Il a l'air sincèrement content pour nous et ça me touche. Je ne me rendais pas encore compte que notre bonheur était aussi partagé par nos familles. Tout d'un coup je m'apperçois que notre bulle de joie est bien plus grande que je l'aurais cru. Je suis à la fois émue et surprise, car pendant si longtemps tout ça a tourné autour de Hom et moi seulement. Pendant tous nos essais, nous étions les deux seuls combattants. Et maintenant que notre bataille est gagnée, la victoire est partagée par tous ceux qui nous entourent. Je ne suis pas habituée de partager avec ma famille, que ce soit les bonnes ou les mauvaises nouvelles. C'est tout nouveau pour moi. Je suis encore un peu mal à l'aise dans tout ça, mais je commence à m'y plaire!

J'espère vraiment avoir une bédaine au mois d'août maintenant, je ne voudrais pas les décevoir! ;)

18 juillet 2005

Vous l'avez demandée

alors la voicie!

Vous vouliez voir ma petite bédaine qui commence à pousser, alors voici une photo prise il y a plus d'une semaine. Même si c'est encore petit, il commence à y avoir un petit bedon qui pousse, lentement, mais sûrement!

17 juillet 2005

Pépin est têtu, mais fort

Mercredi le 13, nous sommes allés à mon rendez-vous pour la clarté nucale. Un prétexte en fait pour avoir une autre écho, pour revoir pépin une autre fois. Sur mon papier, il était écrit de ne pas boire d'eau. Comme c'était le cas aussi pour toutes les autres échos que j'ai eues auparavant, c'est à dire par voie vaginale, je me suis préparée mentalement à cette éventualité. Même si j'en ai eu une douzaine, on ne s'habitue jamais vraiment à ça.

Dans la salle d'écho, le médecin me demande de m'étendre sur la table. Surprise, je demande "hein? C'est sur le ventre?!" Il me répond "oui, à moins que tu insistes!" Je lui dis que non, merci, je passerai mon tour cette fois-ci. Je suis si heureuse d'avoir passé cette étape, de pouvoir voir pépin à travers mon bedon. Il pose la sonde, pèse assez fort, taponne, ne dit rien. Hom et moi sommes inquiets tout d'un coup. Il cherche, se déplace sur mon ventre. On voit une tache qui bouge à l'écran, on distingue bien que c'est un bébé, mais ce n'est pas aussi précis que j'aurais cru. Le dr me dit "il est placé très profond. On aura pas le choix d'y aller par voie vaginale." Ahahah! Je ne m'en serai pas sauvée finalement!

Pépin est très clair à l'écran. Il bouge, je vois son coeur battre et le mien se calme. Mais pépin est placé un peu de dos, on ne voit donc pas assez bien sa nuque pour la mesurer. Le dr donne quelques petits coups sur mon ventres, vis-à-vis pépin, pour le faire bouger. Il gigotte, mais ne se retourne pas. Encore quelques coups, rien. Il pèse à un endroit, puis à un autre. Pépin se tourne de face, puis de dos, mais pas de profil. Le dr me demande de tousser, ça ne donne rien. La sonde vaginale donne beaucoup moins de marge de manoeuvre, car sur le ventre, on peut pratiquement regarder le bébé sous tous ses angles. Après une vingtaine de minutes à me peser sur le ventre, pépin se retourne finalement. Le temps d'apercevoir son beau profil, de mesurer sa nuque et de prendre une photo et le voilà déjà retourné de l'autre côté. Peu importe, ça nous aura permis de regarder notre bébé gigotter pendant un bon 20 minutes. Même si j'avais mal à force de me faire peser sur le ventre, je ne m'en occupais pas, je ne voyais que mon bébé sur l'écran. Une petite pinotte de 52 mm, plus petit que la paume de ma main! Avec des pieds, des orteils, des doigts, un nez, il/elle a tellement changé depuis 3 semaines!

Tout est beau, la mesure est bonne et son coeur bat fort (179!). Je trouvais ça rapide, mais selon le doc, c'est encore dans les limites du normal. Ouf! J'ai ensuite fait mes premières prises de sang pour le prénatest. Puis nous sommes partis, le coeur gonflé d'amour pour ce petit bonhomme qui grandit, bien au creux de mon ventre. Mes peurs se sont un peu calmées, mes doutes ont un peu diminué. Je commence à vraiment laisser libre cours à mon bonheur et à bien profiter de chaque minute passée avec bébé.

Jeudi matin, j'ai eu mes prises de sang de suivi à l'hôpital. J'ai aussi pris tous mes rendez-vous avec l'hôpital: la vraie grosse écho, le 26 août et les prises de sang en octobre pour la glycémie, ainsi que la visite de la maternité en décembre.

Plus les jours avancent, plus je m'attache à ce petit être en devenir. J'ai encore l'impression qu'hier seulement, ma vie tournait autour du seul désir de devenir maman. Hier encore, je prenais ma température, calculais les jours, espérais, rêvais. Toute ma vie a changé depuis 2 mois, plus que je ne l'aurais imaginé et je sais que ce n'est que le début d'une grande chaîne de changements!

12 juillet 2005

Tant de choses à dire

et si peu de temps pour les dire...

Je suis revenue du chalet samedi dans l'avant-midi. Les vacances ne sont pas terminées et nous avons décidé d'en profiter au maximum, même si nous les prenons à la maison. Nous sommes donc très occupés et ça me laisse très peu de temps pour écrire sur mon blog. Je vais essayer de remédier à la situation dans les prochains jours, sinon la semaine prochaine (je recommence à travailler, mais ce sera tranquille).

Pour le moment, je voulais surtout dire que tout va bien. Je me sens encore en pleine forme, sans nausée (je crois bien m'en être sauvée!) et sans malaise. Depuis deux jours, je sens des petits tiraillements de temps en temps, j'imagine que Pépin grandit! Mon bedon commence un peu à s'arrondir, mais pour l'oeil averti seulement. Quelqu'un qui ne sait pas que je suis enceinte pourrait très bien croire que j'ai engraissé. J'ai encore quelques inquiétudes, sans doute normales. Je crois qu'une fois l'écho de la clarté nucale faite, je pourrai un peu plus profiter de ma grossesse. Je la passe demain, en fin d'après-midi. Je suis nerveuse, bien entendu. J'ai peur qu'on trouve quelque chose d'anormal ou pire, que Pépin ne grandisse plus. Mais j'ai aussi très hâte de revoir ce petit être miniature. J'ai hâte de voir son évolution depuis 3 semaines. J'ai hâte de pouvoir distinguer ses bras, ses jambes, son visage. J'ai hâte de revoir ce petit coeur battre si fort.

J'aurai un autre rendez-vous la semaine suivante, pour le suivi de grossesse cette fois. J'imagine qu'il me donnera les résultats à ce moment. Si tout est beau, si Pépin grandit bien et fort, nous serons prêts à le dire à la terre entière, nous serons prêts à le crier haut et fort et à nous laisser emporter par le bonheur que nous retenons depuis si longtemps.