Après une fin de semaine de sujet:bébé à concentration élevée, je suis de retour au travail, à la routine. La pluie rend les journées encore plus grises et déprimantes. Une semaine ordinaire, sans anecdote ni aventure.
En fait, une petite chose à rapporter. Ça peut sembler gros pour d'autres, mais pour moi ce n'est rien. J'ai eu quelques douleurs à mon ovaire gauche dimanche et lundi. En soi, rien d'inquiétant, ça m'arrive souvent d'avoir des douleurs en dehors de ma période d'ovulation. Dimanche et lundi, j'ai aussi eu quelques pertes rosées, ce qui ne m'arrive jamais. Je crois avoir eu un kyste qui a éclaté. Les pertes sont parties, la douleur y est encore, mais bien moins aigüe. Quand j'avais eu un kyste l'an dernier, mon doc m'avait dit que c'était normal, que ça arrivait souvent et de ne pas m'en faire avec ça. À ce moment-là, je n'avais pas été convaincue. Maintenant, après avoir rencontré plusieurs femmes à qui c'est arrivé et surtout après avoir vu de mes propres yeux la quantité impressionnante de kystes sur mes ovaires, je ne m'en fais plus. Qu'un de mes kystes éclate, ben coudonc, ça en fera un de moins!
Mes oreilles sont encore bouchées, ça m'exaspère. J'en ai assez de ne pas entendre comme il faut! J'ai l'impression d'être constamment la tête plongée dans l'eau, à entendre en sourdine et à dire "quoi?? pardon? j'ai pas compris!" Je ne veux pas retourner voir le médecin de peur qu'elle m'oblige à prendre un break encore. Je sais, c'est niaiseux, mais je n'ai vraiment pas envie de perdre un mois.
Encore une semaine à attendre mon ovulation. Lundi je devrais commencer les tests d'ovulation, pour vrai cette fois-ci. On verra bien ce que ça va donner...
28 avril 2005
23 avril 2005
Sortie de filles
Hier soir, je suis sortie au resto avec de vieilles amies que je vois rarement. Il n'y en a qu'une à qui j'écris plusieurs fois par semaine et que je vois plus régulièrement. Elle est la seule à qui je parle ouvertement de mes problèmes de fertilité, même si elle n'a jamais connu ça (elle a 2 enfants, conçus le premier mois d'essai). Elle est une des très rares personnes à être très sensible à ce que nous vivons, même si elle ne peut le comprendre concrètement. Avant le souper, elle m'a demandé si je voulais en parler ou non, de tout ça, avec les autres. Je lui ai dit que je préfèrais pas. Les deux autres filles savent que nous essayons, mais sans plus. Je leur en ai parlé probablement au début, alors que nous étions encore excités, croyant bientôt réaliser un rêve. Mais elles ne sont pas au courant de ce qu'il s'est passé dans la dernière année et demie. Elles ignorent tous les traitements que j'ai subis, la fausse-couche, les moments durs et les décisions déchirantes.
Bien sûr, comme nous sommes toutes allées au secondaire ensemble, on ne peut s'empêcher de parler des gens qu'on a connus pendant notre adolescence et ce qu'ils sont devenus aujourd'hui. Je n'avais aucun potin à rapporter, mais j'ai eu droit à une bonne poignée de nouvelles de grossesses, accouchements et bébés. J'ai même eu droit à l'histoire de cette femme que je ne connais pas, qui a rencontré un homme et est tombée en amour. Ils ont décidé d'avoir des enfants. Après 4 ans d'essais et un suivi en fertilité, ça a finalement fonctionné. L'homme a eu peur et a laissé la femme. Comme elle ne se voyait pas élever un enfant seule, elle s'est faite avorter et a appris qu'elle portait des jumeaux. En quoi cette histoire peut m'être utile? Qu'est-ce que c'est supposé m'apporter? J'en ai encore mal au coeur juste d'y penser.
Quand le sujet s'est tourné vers moi et qu'on m'a demandé où nous en étions, j'ai seulement répondu "nous en sommes au même point. Je n'aime pas en parler, alors svp changeons de sujet." Je n'ai pas été bête, j'ai simplement été claire. Elles ont semblé comprendre et me respecter. Ce que je ne comprends pas, c'est que la conversation a tourné autour de la grossesse et des enfants toute la soirée. Mon malaise était pourtant très clair et mon manque de participation à ces conversations assez évident. Je suis vraiment déçue que mes amies n'aient pas fait preuve d'autant de sensibilité que les connais capables. Je suis déçue de ne pas avoir pu, le temps d'une soirée, échapper à ce monde d'infertilité et d'injustice.
Sincèrement, je m'en fous des nausées d'une telle et du prénom du futur bébé de telle autre. Je m'en fous que celle-là soit sur le point d'accoucher et que telle autre a réussi à tomber enceinte le mois où elle a décidé de laisser tomber (seigneur, je suis pus capable d'entendre cette phrase-là!!!). Je me fous de ces gens qui ne font plus partie de ma vie depuis plus de 10 ans. Je ne leur souhaite pas de malheur, je souhaite simplement ignorer leur bonheur pour ne pas me sentir encore plus mal que je ne me sentais déjà. Ce que tu ne sais pas ne te blesse pas, non?
Je n'ai pas besoin de me faire dire de ne pas lâcher, je n'ai pas besoin de me faire dire que ça a fonctionné pour la belle-soeur de ton facteur. Je n'ai pas besoin de me faire prendre en pitié. J'ai seulement besoin de me faire respecter. Je ne m'attends pas à ce que les gens qui ignorent tout de notre histoire soient sensibles à ce qu'ils ignorent. Mais je m'attends quand même à un minimum de sensibilité venant des gens qui savent que nous vivons des moments difficiles et que je ne veux pas en parler.
Quand je suis revenue, en compagnie de mon amie qui sait tout et qui m'apporte beaucoup de soutien, elle m'a demandé "étais-tu aussi tannée que moi des conversations de bébé?!" Merci mon amie.
Bien sûr, comme nous sommes toutes allées au secondaire ensemble, on ne peut s'empêcher de parler des gens qu'on a connus pendant notre adolescence et ce qu'ils sont devenus aujourd'hui. Je n'avais aucun potin à rapporter, mais j'ai eu droit à une bonne poignée de nouvelles de grossesses, accouchements et bébés. J'ai même eu droit à l'histoire de cette femme que je ne connais pas, qui a rencontré un homme et est tombée en amour. Ils ont décidé d'avoir des enfants. Après 4 ans d'essais et un suivi en fertilité, ça a finalement fonctionné. L'homme a eu peur et a laissé la femme. Comme elle ne se voyait pas élever un enfant seule, elle s'est faite avorter et a appris qu'elle portait des jumeaux. En quoi cette histoire peut m'être utile? Qu'est-ce que c'est supposé m'apporter? J'en ai encore mal au coeur juste d'y penser.
Quand le sujet s'est tourné vers moi et qu'on m'a demandé où nous en étions, j'ai seulement répondu "nous en sommes au même point. Je n'aime pas en parler, alors svp changeons de sujet." Je n'ai pas été bête, j'ai simplement été claire. Elles ont semblé comprendre et me respecter. Ce que je ne comprends pas, c'est que la conversation a tourné autour de la grossesse et des enfants toute la soirée. Mon malaise était pourtant très clair et mon manque de participation à ces conversations assez évident. Je suis vraiment déçue que mes amies n'aient pas fait preuve d'autant de sensibilité que les connais capables. Je suis déçue de ne pas avoir pu, le temps d'une soirée, échapper à ce monde d'infertilité et d'injustice.
Sincèrement, je m'en fous des nausées d'une telle et du prénom du futur bébé de telle autre. Je m'en fous que celle-là soit sur le point d'accoucher et que telle autre a réussi à tomber enceinte le mois où elle a décidé de laisser tomber (seigneur, je suis pus capable d'entendre cette phrase-là!!!). Je me fous de ces gens qui ne font plus partie de ma vie depuis plus de 10 ans. Je ne leur souhaite pas de malheur, je souhaite simplement ignorer leur bonheur pour ne pas me sentir encore plus mal que je ne me sentais déjà. Ce que tu ne sais pas ne te blesse pas, non?
Je n'ai pas besoin de me faire dire de ne pas lâcher, je n'ai pas besoin de me faire dire que ça a fonctionné pour la belle-soeur de ton facteur. Je n'ai pas besoin de me faire prendre en pitié. J'ai seulement besoin de me faire respecter. Je ne m'attends pas à ce que les gens qui ignorent tout de notre histoire soient sensibles à ce qu'ils ignorent. Mais je m'attends quand même à un minimum de sensibilité venant des gens qui savent que nous vivons des moments difficiles et que je ne veux pas en parler.
Quand je suis revenue, en compagnie de mon amie qui sait tout et qui m'apporte beaucoup de soutien, elle m'a demandé "étais-tu aussi tannée que moi des conversations de bébé?!" Merci mon amie.
20 avril 2005
La sourde oreille
Je suis allée voir un médecin généraliste hier. Oui oui, un vrai médecin, pas un spécialiste en fertilité. Mon oreille droite est bouchée depuis jeudi dernier. Ça m'arrive à l'occasion et habituellement je la débouche avec de l'huile pour bébé. Mais cette fois-ci, rien n'a fonctionné. J'étais vraiment dépaysée quand la doc m'a regardé dans les oreilles puis m'a demandé de faire aaaaaah! Quand elle m'a demandé de m'étendre, j'ai dû retenir le réflexe d'enlever mes pantalons. Finalement, mon oreille est infectée et je dois prendre des antibiotiques pour 5 jours. Comme je l'ai mise brièvement au courant que nous étions en essais, elle m'a dit que le seul antibiotique compatible avec une grossesse est la péniciline. Chanceuse comme je suis, je suis allergique à la péniciline. Elle m'a donc prescrit autre chose en me demandant de ne pas tomber enceinte ce cycle-ci. Comme j'étais déçue, elle m'a dit "vous allez être capable de le faire?" J'ai répondu, stupidement "Quand ça fait 3 ans, un mois de plus ou de moins ça ne fait pas une grosse différence." Voyons, ça fait toute une différence! Je le sais à quel point je déteste prendre un break! J'étais vraiment déçue, mais bon, quel choix est-ce que j'avais?
À la pharmacie, on m'a dit que le médicament allait prendre quelques jours avant de faire effet. J'ai donc réalisé que la doc ne voulait peut-être pas qu'on essaie parce qu'elle croyait que j'ovulerais alors que le médicament était encore dans mon système, ce qui aurait été le cas si j'avais été normale et avais ovulé au J14. J'ai donc appelé ma copine qui travaille en pharmacie et elle m'a assurée que le médicament ne reste que 10 jours dans le sang et que de toute façon, il n'est pas dangereux pour une grossesse. Il n'est pas habituellement prescrit pendant une grossesse, mais ça peut arriver, sans danger. Bref, comme je vais ovuler une bonne semaine après les 10 jours, je n'ai pas à prendre de break. Ouf, quel soulagement!
Je ne crierai pas victoire là-dessus avant d'avoir fini les antibiotiques et d'avoir recouvré l'ouie dans mon oreille droite. Mais pour l'instant, je continue mon cycle normalement, sans penser plus loin que dans 10 jours.
À la pharmacie, on m'a dit que le médicament allait prendre quelques jours avant de faire effet. J'ai donc réalisé que la doc ne voulait peut-être pas qu'on essaie parce qu'elle croyait que j'ovulerais alors que le médicament était encore dans mon système, ce qui aurait été le cas si j'avais été normale et avais ovulé au J14. J'ai donc appelé ma copine qui travaille en pharmacie et elle m'a assurée que le médicament ne reste que 10 jours dans le sang et que de toute façon, il n'est pas dangereux pour une grossesse. Il n'est pas habituellement prescrit pendant une grossesse, mais ça peut arriver, sans danger. Bref, comme je vais ovuler une bonne semaine après les 10 jours, je n'ai pas à prendre de break. Ouf, quel soulagement!
Je ne crierai pas victoire là-dessus avant d'avoir fini les antibiotiques et d'avoir recouvré l'ouie dans mon oreille droite. Mais pour l'instant, je continue mon cycle normalement, sans penser plus loin que dans 10 jours.
18 avril 2005
Frustration de fin de cycle (ou de début?)
Vendredi après-midi, j'ai eu un peu de spotting. Juste assez pour me dire que mon cycle était fini et que je n'étais évidement pas encore enceinte. Puis ça a arrêté. Samedi, rien. Juste assez pour me faire dire "oh... peut-être que c'était juste l'implantation ou mon utérus qui travaillait?" même si une autre voix me disait "tu n'as plus de symptômes et ta température descend. Réveille, tu n'es pas enceinte." Il a quand même fallu que j'attende à dimanche matin pour en avoir la confirmation. Rosie s'est pointée, accompagnée de ses amies Crampes et Ballonnement. Voilà, aujourd'hui J2 du 2e cycle de break d'injections.
Je trouve ça ridicule comment tout est à recommencer à chaque fois. Je passe la première semaine après l'ovulation de chaque cycle à me dire que ça n'a pas marché, que je dois juste attendre mes règles. Puis je passe la dernière semaine de chaque cycle à essayer de me convaincre que ce n'est pas grave si ça n'a pas fonctionné, on va se reprendre, on va recommencer. J'essaie de combattre de mon mieux le foutu espoir qui se faufile dans ma tête dans un moment d'inattention. Je n'y arrive pas, j'ai beau me répéter que c'est certain que je ne suis pas enceinte, il reste toujours une petite lueur d'espoir qui me fait croire que peut-être, peut-être je suis enceinte et je ne le sais juste pas. Je finis donc, imanquablement, par être déçue et frustrée quand mes règles arrivent. Même si je commençais à ne plus y croire, même si je finissais par me convaincre moi-même que tout ça était en vain, je tombe quand même de haut à chaque fois. Le fait de m'être faite avoir par mon imagination, le fait de ne pas être restée pessimiste et les deux pieds sur terre me frustre bien plus que le fait de ne pas être enceinte. Je m'en veux, je me trouve nouille d'avoir cru que j'allais être choyée par le miracle de la vie. Je suis frustrée contre mon corps de m'avoir menée en bateau. Je suis fâchée de ne pas avoir réussi à me convaincre qu'aucun embryon ne veut de mon ventre.
Puis viennent les jours d'appitoiement où je me répète que ça ne m'arrivera jamais, que je suis peut-être simplement pas faite pour être maman. Je me dis que ce n'est peut-être pas ça, ma destinée. Peut-être que je suis seulement trop entêtée et que je prends trop de temps à admettre que je devrais laisser tomber ce rêve-là. Peut-être que je ne comprends pas les signes clairs. Les vagues de rage, de frustration et de déception durent environ 2 semaines... Causées au départ par l'arrivée des règles, elles sont ensuite gardées en vie par le démon du Femara.
En plus de tout ça, viennent les questionnements "combien de temps est-ce qu'on va continuer encore? Est-ce que ça va vraiment nous arriver un jour? Pourquoi est-ce si difficile pour nous? Pourquoi les autres réussissent sans même essayer? Pourquoi?? Pourquoi c'est si injuste tout le temps??"
Ce cycle-ci ne fait pas exception. J'avais beau dire que je ne tomberais pas de haut vu que nous n'étions même pas supposés essayer, je me retrouve au même point qu'à chaque J1. Ce perpétuel recommencement m'épuise, me draine mon énergie et mon positivisme. Je me dis aujourd'hui que je dois continuer, au moins jusqu'à mon opération. L'idée de me faire opérer ne me plaît pas, mais le drilling lui-même me donne quelques petits morceaux d'espoir de plus. Au moment où je croyais ne plus rien avoir à essayer, je me retrouve avec une solution possible. Au pire des scénarios, l'opération ne donnera rien et je vais me retrouver comme avant. On va alors pouvoir quand même continuer les injections et inséminations. Au meilleur des scénarios, je vais me mettre à ovuler seule, ce qui serait en soi un véritable miracle. Je m'accroche à cette petite possibilité, sans oublier l'autre quand même. Bref, ça ne peut pas être pire que ce l'est en ce moment. On va donc continuer à essayer pour 2 cycles, puis on passera à la prochaine étape. Je ne regarde pas plus loin que ça, je ne veux pas me faire d'idée ni me décourager pour rien. Mais les possibilités sont quand même encourageantes. Je suis vraiment tannée de me jouer le même disque depuis presque 3 ans. Garde espoir, ne perds pas courage, ça va arriver, crois en toi et en vous. Je finis par ne plus l'entendre, encore moins le croire. Heureusement, je suis entêtée et j'ai trouvé une petite étincelle à laquelle m'accrocher. Si ça ne me tient que 2 mois, ce sera quand même ça de pris. On fait avec ce qu'on a.
Je trouve ça ridicule comment tout est à recommencer à chaque fois. Je passe la première semaine après l'ovulation de chaque cycle à me dire que ça n'a pas marché, que je dois juste attendre mes règles. Puis je passe la dernière semaine de chaque cycle à essayer de me convaincre que ce n'est pas grave si ça n'a pas fonctionné, on va se reprendre, on va recommencer. J'essaie de combattre de mon mieux le foutu espoir qui se faufile dans ma tête dans un moment d'inattention. Je n'y arrive pas, j'ai beau me répéter que c'est certain que je ne suis pas enceinte, il reste toujours une petite lueur d'espoir qui me fait croire que peut-être, peut-être je suis enceinte et je ne le sais juste pas. Je finis donc, imanquablement, par être déçue et frustrée quand mes règles arrivent. Même si je commençais à ne plus y croire, même si je finissais par me convaincre moi-même que tout ça était en vain, je tombe quand même de haut à chaque fois. Le fait de m'être faite avoir par mon imagination, le fait de ne pas être restée pessimiste et les deux pieds sur terre me frustre bien plus que le fait de ne pas être enceinte. Je m'en veux, je me trouve nouille d'avoir cru que j'allais être choyée par le miracle de la vie. Je suis frustrée contre mon corps de m'avoir menée en bateau. Je suis fâchée de ne pas avoir réussi à me convaincre qu'aucun embryon ne veut de mon ventre.
Puis viennent les jours d'appitoiement où je me répète que ça ne m'arrivera jamais, que je suis peut-être simplement pas faite pour être maman. Je me dis que ce n'est peut-être pas ça, ma destinée. Peut-être que je suis seulement trop entêtée et que je prends trop de temps à admettre que je devrais laisser tomber ce rêve-là. Peut-être que je ne comprends pas les signes clairs. Les vagues de rage, de frustration et de déception durent environ 2 semaines... Causées au départ par l'arrivée des règles, elles sont ensuite gardées en vie par le démon du Femara.
En plus de tout ça, viennent les questionnements "combien de temps est-ce qu'on va continuer encore? Est-ce que ça va vraiment nous arriver un jour? Pourquoi est-ce si difficile pour nous? Pourquoi les autres réussissent sans même essayer? Pourquoi?? Pourquoi c'est si injuste tout le temps??"
Ce cycle-ci ne fait pas exception. J'avais beau dire que je ne tomberais pas de haut vu que nous n'étions même pas supposés essayer, je me retrouve au même point qu'à chaque J1. Ce perpétuel recommencement m'épuise, me draine mon énergie et mon positivisme. Je me dis aujourd'hui que je dois continuer, au moins jusqu'à mon opération. L'idée de me faire opérer ne me plaît pas, mais le drilling lui-même me donne quelques petits morceaux d'espoir de plus. Au moment où je croyais ne plus rien avoir à essayer, je me retrouve avec une solution possible. Au pire des scénarios, l'opération ne donnera rien et je vais me retrouver comme avant. On va alors pouvoir quand même continuer les injections et inséminations. Au meilleur des scénarios, je vais me mettre à ovuler seule, ce qui serait en soi un véritable miracle. Je m'accroche à cette petite possibilité, sans oublier l'autre quand même. Bref, ça ne peut pas être pire que ce l'est en ce moment. On va donc continuer à essayer pour 2 cycles, puis on passera à la prochaine étape. Je ne regarde pas plus loin que ça, je ne veux pas me faire d'idée ni me décourager pour rien. Mais les possibilités sont quand même encourageantes. Je suis vraiment tannée de me jouer le même disque depuis presque 3 ans. Garde espoir, ne perds pas courage, ça va arriver, crois en toi et en vous. Je finis par ne plus l'entendre, encore moins le croire. Heureusement, je suis entêtée et j'ai trouvé une petite étincelle à laquelle m'accrocher. Si ça ne me tient que 2 mois, ce sera quand même ça de pris. On fait avec ce qu'on a.
15 avril 2005
Tendance à la baisse
Si la tendance dans ma courbe se maintient, rosie devrait faire son apparition d'ici lundi ou mardi. Je pensais tester ce matin, mais après avoir vu ma température, j'ai laissé tomber. Le mois passé, j'ai eu mes règles après 16 jours post-ovulatoires, donc je vais encore attendre. On verra ce que l'avenir nous réserve. Aujourd'hui, je peux affirmer que je n'ai plus vraiment d'espoir pour ce cycle-ci. J'ai juste hâte de passer à la prochaine étape.
14 avril 2005
Mise à jour
Les deux semaines d'attente sont longues et pénibles. J'ai beau me répéter des centaines de fois que ça n'a pas marché, que ce n'est pas grave, qu'on va se reprendre le cycle prochain et que cette fois-là, on va avoir droit au congé payé, rien ne fait. Je ne suis pas capable de me résigner à laisser tomber le peu d'espoir qu'il me reste tant que je n'ai pas un signe clair que rosie s'en vient. J'ai eu quelques crampes, qui sont parties. De tout ce que je ressens, physiquement et mentalement, je ne peux me fier à rien, car ça peut vouloir dire que rosie s'en vient et que je suis enceinte. Hom m'a demandé hier "si tu ne peux pas te fier à rien, pourquoi vérifies-tu tout ça?" Bon point... Je lui ai répondu que j'espérais encore voir un signe qui m'indiquerait de quel côté pencher. Étudions ensemble mes symptômes...
Ma courbe est encore haute Bon ok, c'est bon signe, jusqu'à preuve du contraire. Elle a commencé à descendre hier, je me dis que si elle descend encore demain, ce sera mauvais signe. Habituellement, elle descend à ma moyenne seulement après l'arrivée de mes règles. Donc, pas fiable.
J'ai les seins sensibles Ils le sont toujours de l'ovulation aux règles, donc encore là, pas fiable.
J'ai des crampes qui viennent et partent et quelques tiraillements Ça peut vouloir dire n'importe quoi! Ça peut même vouloir dire que je dois manger plus de fibres!
Je suis émotive Trois lettres pour vous: SPM.
Bref, je n'ai aucune idée de ce qu'il se passe. Ma tête me dit que je ne suis pas enceinte, encore une fois. Mon coeur me dit la même chose, mais il ajoute "MAIS ce n'est pas fini tant que rosie n'est pas là!" J'essaie d'écouter les deux... Je sais qu'en écoutant ma tête, je risque moins de me faire mal en tombant de haut. Mais je ne peux ignorer mon coeur, car, je l'ai souvent dit, si je n'avais vraiment plus d'espoir, pourquoi est-ce que je continuerais tout ça?
Ma courbe est encore haute Bon ok, c'est bon signe, jusqu'à preuve du contraire. Elle a commencé à descendre hier, je me dis que si elle descend encore demain, ce sera mauvais signe. Habituellement, elle descend à ma moyenne seulement après l'arrivée de mes règles. Donc, pas fiable.
J'ai les seins sensibles Ils le sont toujours de l'ovulation aux règles, donc encore là, pas fiable.
J'ai des crampes qui viennent et partent et quelques tiraillements Ça peut vouloir dire n'importe quoi! Ça peut même vouloir dire que je dois manger plus de fibres!
Je suis émotive Trois lettres pour vous: SPM.
Bref, je n'ai aucune idée de ce qu'il se passe. Ma tête me dit que je ne suis pas enceinte, encore une fois. Mon coeur me dit la même chose, mais il ajoute "MAIS ce n'est pas fini tant que rosie n'est pas là!" J'essaie d'écouter les deux... Je sais qu'en écoutant ma tête, je risque moins de me faire mal en tombant de haut. Mais je ne peux ignorer mon coeur, car, je l'ai souvent dit, si je n'avais vraiment plus d'espoir, pourquoi est-ce que je continuerais tout ça?
10 avril 2005
Le printemps
En fin de semaine, nous pouvions finalement dire que le printemps était arrivé. Combien de temps va-t-il rester avant de nous envoyer une belle tempête de neige, juste pour nous écoeurer? Je l'ignore, mais je voulais en profiter tant qu'il était là. Nous avons donc passé la fin de semaine à l'extérieur, à râcler la pelouse, arracher les plantes mortes et nettoyer le terrain. Nous devions faire couper deux gros érables aussi. Je déteste devoir couper des arbres si gros, mais ils cachent complètement le soleil. Je veux un potager, des herbes, des fleurs, c'est donc un sacrifice à faire. Et puis, il nous reste 4 autres arbres matures sur notre terrain. L'émondeur a été débordé aujourd'hui, c'est donc remis à demain. J'en ai profité aujourd'hui pour faire le ménage complet de la maison. Ça sent frais, c'est propre, ça fait du bien! J'adore le printemps, j'ai l'impression de dépoussiérer ma vie et de me réveiller au soleil. C'est un nouveau départ à chaque année.
Côté saga pépin, rien de neuf. Ma courbe est assez plate, mais je ne m'en plaindrai pas car elle reste haute. Je ne ressens rien, ni d'un sens ni de l'autre. Je ne m'attends à rien. J'attends, simplement.
Côté saga pépin, rien de neuf. Ma courbe est assez plate, mais je ne m'en plaindrai pas car elle reste haute. Je ne ressens rien, ni d'un sens ni de l'autre. Je ne m'attends à rien. J'attends, simplement.
5 avril 2005
Renouveau
Il y a 6 ans aujourd'hui, Hom me disait qu'il ne m'aimait plus comme avant. Il y a 6 ans, Hom me laissait et ma vie s'écroulait. Mes rêves de maison, de bébé et de couple s'effondraient. J'allais devoir quitter mon appartement et recommencer ma vie. Alors que je croyais être si près de mes buts, de mes rêves, j'ai croisé un serpent et je suis retombée à la case départ. Hom et moi sommes restés amis. Nous étions amis avant d'être amoureux, c'était important pour moi de rester amie avec lui après. Bien sûr, je l'aimais encore, alors mon amitié était aussi teintée d'amour et d'espoir. Je ne le lâcherais pas, je ne le laisserais pas s'en tirer comme ça! J'ai énormément appris sur moi-même pendant ces quelques mois. J'ai grandi, j'ai changé, j'ai vieilli. Puis Hom est sorti de sa turpeur et m'a dit qu'il s'était trompé et qu'il m'aimait encore. Notre deuxième départ a été prudent et lent. Notre confiance était complètement à rebâtir. Nous ne voulions plus faire les mêmes erreurs, nous voulions travailler sur notre couple. Dans mon coeur, j'ai donc reporté à plus tard mes beaux projets de maison et de bébé. Je tenais bien plus a solidifier notre couple pour le moment. Deux ans plus tard, je commençais à l'achaler pour un bébé. Ça a pris un an avant qu'il me dise "ok, après cette boîte de pilule-là, on essaie." Notre amour est fort aujourd'hui. Je l'aime plus que tout et je sais que c'est réciproque. Bien entendu, nous avons nos accrochages, mais rien comme avant la rupture. Ça n'a jamais plus été pareil. Ça a toujours été mieux. Ce que je croyais à l'époque être le pire jour de ma vie s'est avéré être une naissance pour moi et pour nous deux. Nous sommes extrêmement complices et amis. Je crois sincèrement que la solidité de notre amitié, qui a été mise à rude épreuve, peut-être même plus que notre amour, est ce qui fait la base de notre couple et ce qui le tient ensemble. Hom, je ne te dirai pas merci de m'avoir brisé le coeur il y a 6 ans. Mais je dis merci à la vie de t'avoir mis sur mon chemin et de nous avoir brassés comme ça. Ça a fait de nous ce que nous sommes aujourd'hui.
4 avril 2005
Ménage du printemps
Quand arrive le printemps, l'envie de déplacer tous les meubles de la maison me prend soudainement. Je veux faire l'équivalent ici, c'est pourquoi je me prépare à changer de titre. Le blog restera le même, seul le titre changera. Je tenais à vous avertir, pour ne pas que vous croyiez vous être trompés d'adresse. Nouveau titre, même bon goût!
3 avril 2005
Changement au programme
Je me trouvais bien comique avec mon poisson d'avril. Mais comme on dit... est bien pris qui croyait prendre! Nous avons eu la belle surprise de voir ma température faire un saut vers le ciel hier matin. Eh oui, j'ai bel et bien ovulé il y a deux jours! Je commençais à m'y attendre un peu, avec tous les symptômes que j'avais. Habituellement, je ne peux pas vraiment m'y fier... mais ça l'air que cette fois-ci, mon corps a décidé de suivre les règles de l'art. Comme nous n'avons pas fait attention, je me retrouve donc maintenant dans mon 2 semaines d'attente. J'en suis bien heureuse je dois avouer! Prendre un break était une décision qu'on avait pris après mûre réflexion, mais un peu à contre coeur... Mes attentes ne sont pas grandes, je ne me ferai pas de faux espoirs. Et si ça ne fonctionne pas, on pourra bien se consoler en se disant que là, c'est certain qu'on pourra profiter du nouveau congé parental. Un mal pour un bien...
1 avril 2005
Poisson d'avril!

J'ai résussi à faire une blague à Hom! C'est très rare que ça fonctionne! Je dois vous mettre en contexte un peu... Nous sommes en break d'essais bébé ce cycle-ci pour pouvoir bénéficier du nouveau programme de congé parental provincial. Nous devons donc faire attention. Comme je suis supposée ovuler dans 5 jours, ça commence à être sur la limite du sécuritaire. Ça a l'air de stresser pas mal Hom. Hier, je lui ai dit que j'avais de la glaire "eggwhite", ce qui était vrai. Il a un peu paniqué. Alors ce matin, je l'appelle au bureau et je lui dis que ma température a monté, j'ai bel et bien ovulé et on a joué avec le feu. Et bien il a mordu! J'étais très fière! Il a paniqué et grogné, jusqu'à ce que je crie : POISSON D'AVRIL!
Je sens que je vais la payer cher, cette blague... Hom est bien meilleur que moi pour me monter un bateau. Bah, pour les quelques minutes de rigolade que j'ai eu, ça aura vallu la peine.
La pesée officielle
Depuis quelques temps, Hom et moi avons recommencé à nous entraîner. Nous avons donc procédé à la pesée officielle, question de pouvoir bien suivre nos progrès.
*voix de commentateur dans un micro qui griche*
Dans le coin rouge, mesurant 5 pieds et pesant 15 livres de trop, Kiiiiiiwi! *applaudissements*
Dans le coin bleu, mesurant 6 pieds et voulant perdre 2 pouces de tour de taille, Hhhhhom! *applaudissements, foule en délire, femme pitchant ses petites culottes sur le ring*
Bref, j'aurais voulu perdre 15 livres d'ici mon opération. Je ne crois pas que ce soit possible, alors je me suis fixée un objectif plus réaliste. Si je me fie à mon indice de masse corporelle, je suis considérée comme faisant de l'embonpoint (la catégorie avant l'obésité). Si je perds 7 livres, je retombe dans la catégorie "poids normal". Sept livres en 2 mois et demi, c'est très faisable! Un peu plus de boxe à chaque soir, un peu plus de jogging, un peu plus de salade et je devrais atteindre mon objectif. Le printemps est là, l'été arrive, c'est le temps de nous remettre en forme.
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Dans un tout autre ordre d'idées, je voulais vous parler de deux autres films qu'on a vus dernièrement. Deux films qui m'ont fait me sentir bien, deux films qui m'ont fait croire qu'il restait de la chaleur dans mon petit coeur.

J'ai toujours été fascinée par les fées et leur monde imaginaire. Peter Pan est une de mes histoires d'enfance préférées. Ce film, bien plus que des fées et des pirates, m'a fait le même effet qu'une brise froide un soir d'été. On perd un peu l'équilibre, puis on ferme les yeux et on savoure le vent froid sur notre visage. À voir, pour tous les adultes ayant encore un petit enfant enfoui à quelque part dans leur coeur.

Beaucoup plus terre à terre, mais pas moins rafraîchissant que l'autre, ce film m'a beaucoup surprise. Je ne pourrais pourtant pas dire ce que j'ai aimé du film... L'histoire, simple en surface, mais compliquée si on creuse un peu, l'amour, l'espoir et l'envie de renaître et la trame sonore sont tous des points que je soulignerais. Assez dit, louez-le.
*voix de commentateur dans un micro qui griche*
Dans le coin rouge, mesurant 5 pieds et pesant 15 livres de trop, Kiiiiiiwi! *applaudissements*
Dans le coin bleu, mesurant 6 pieds et voulant perdre 2 pouces de tour de taille, Hhhhhom! *applaudissements, foule en délire, femme pitchant ses petites culottes sur le ring*
Bref, j'aurais voulu perdre 15 livres d'ici mon opération. Je ne crois pas que ce soit possible, alors je me suis fixée un objectif plus réaliste. Si je me fie à mon indice de masse corporelle, je suis considérée comme faisant de l'embonpoint (la catégorie avant l'obésité). Si je perds 7 livres, je retombe dans la catégorie "poids normal". Sept livres en 2 mois et demi, c'est très faisable! Un peu plus de boxe à chaque soir, un peu plus de jogging, un peu plus de salade et je devrais atteindre mon objectif. Le printemps est là, l'été arrive, c'est le temps de nous remettre en forme.
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Dans un tout autre ordre d'idées, je voulais vous parler de deux autres films qu'on a vus dernièrement. Deux films qui m'ont fait me sentir bien, deux films qui m'ont fait croire qu'il restait de la chaleur dans mon petit coeur.

J'ai toujours été fascinée par les fées et leur monde imaginaire. Peter Pan est une de mes histoires d'enfance préférées. Ce film, bien plus que des fées et des pirates, m'a fait le même effet qu'une brise froide un soir d'été. On perd un peu l'équilibre, puis on ferme les yeux et on savoure le vent froid sur notre visage. À voir, pour tous les adultes ayant encore un petit enfant enfoui à quelque part dans leur coeur.

Beaucoup plus terre à terre, mais pas moins rafraîchissant que l'autre, ce film m'a beaucoup surprise. Je ne pourrais pourtant pas dire ce que j'ai aimé du film... L'histoire, simple en surface, mais compliquée si on creuse un peu, l'amour, l'espoir et l'envie de renaître et la trame sonore sont tous des points que je soulignerais. Assez dit, louez-le.
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