Il y a quelque temps, j'avais dû m'obstiner avec les assurances pour un remboursement de médicament refusé. Je l'ai finalement reçu ce matin! Ça fait vraiment du bien! Ça veut non seulement dire que nous avons tous ces sous de plus en banque, mais qu'on va pouvoir refaire le même traitement sans se demander si on va devoir le payer de notre poche. Ouf! Quel soulagement!
Par contre, les assureurs étant ce qu'ils sont (un peu innocents), ils ne me remboursent pas le même médicament en format une dose. Ils me le remboursaient avant et c'est ce que je leur avais dit pour qu'ils me remboursent le multi-doses. Et maintenant, ils refusent de me rembourser le une dose alors qu'ils me remboursent le gros format... C'est à n'y rien comprendre... Je vais les rappeler... Au moins le montant est moins élevé sur le petit format, donc ça fera moins mal au porte-feuille si jamais ils s'obstinent encore à ne pas le rembourser.
28 février 2005
27 février 2005
Question piège
Très peu de gens autour de moi savent ce que nous traversons pour avoir un enfant. Nous en avions parlé un peu au début, mais quand nous avons fait face au manque de sensibilité des gens, on a vite compris qu'on ne pouvait pas en parler ouvertement.
Ça arrive souvent, étant donné notre âge, la durabilité de notre couple, le fait qu'on ait acheté une maison, qu'on nous demande LA question piège, la question qui nous met mal à l'aise et qui nous frustre, la question qui nous fait mal et qui nous isole : et vous, à quand les enfants???
Et à chaque fois qu'on me la pose, même si j'ai eu en masse de temps pour y penser, je ne trouve pas de réponse intelligente. Je rougis, je regarde le sol, je marmonne, je bégaie, je balbutie "oh quand la nature le voudra!" ou "dans le temps comme dans le temps!" et je change de sujet. Je déteste me faire poser cette question, mais je déteste encore plus ne pas avoir de réponse qui peut conclure la discussion assez vite sans créer de malaise.
Quelqu'un a une suggestion? Toutes les idées sont les bienvenues, car je suis sans mot devant cette question et je veux que ça change!
Ça arrive souvent, étant donné notre âge, la durabilité de notre couple, le fait qu'on ait acheté une maison, qu'on nous demande LA question piège, la question qui nous met mal à l'aise et qui nous frustre, la question qui nous fait mal et qui nous isole : et vous, à quand les enfants???
Et à chaque fois qu'on me la pose, même si j'ai eu en masse de temps pour y penser, je ne trouve pas de réponse intelligente. Je rougis, je regarde le sol, je marmonne, je bégaie, je balbutie "oh quand la nature le voudra!" ou "dans le temps comme dans le temps!" et je change de sujet. Je déteste me faire poser cette question, mais je déteste encore plus ne pas avoir de réponse qui peut conclure la discussion assez vite sans créer de malaise.
Quelqu'un a une suggestion? Toutes les idées sont les bienvenues, car je suis sans mot devant cette question et je veux que ça change!
Ça lève pas
Ma courbe est entêtée. Elle ne veut pas rester haute. Je me doutais bien hier, en me réveillant avec une bouffée de chaleur, que la hausse de température n'était pas vraiment dûe à l'ovulation. Et ça été confirmé ce matin avec la descente. Je suis vraiment découragée. Même si mon médecin m'a affirmé plus d'une fois que j'avais bel et bien ovulé les cycles où ma courbe n'a pas monté, je n'arrive pas vraiment à le croire. Je n'ai aucun symptôme d'ovulation, alors que j'en ai plusieurs habituellement (seins sensibles et point à gauche de l'ovulation aux règles) et ma température ne monte pas. Alors j'ai bien de la misère à croire que j'ai vraiment ovulé. Ou en tout cas que mon ovulation était de qualité. Alors quoi? On a encore tout fait ça pour rien? On a dépensé tout cet argent pour un cycle gaspillé? On a perdu tout ce temps sur une recette qu'on croyait efficace et on est partis pour la refaire le mois prochain. Non, je ne recommencerai pas ça. J'ai passé tous mes tests hormonaux au milieu d'un cycle interminable et anovulatoire il y a 2 ans. Je n'ai jamais refait ces tests, ni passé de tests après avoir ovulé, pour vérifier la qualité de l'ovulation et ma progestérone. Je vais donc appeler la clinique demain parce que j'en ai assez et je veux que ça bouge et que je sois prise en main. Je suis tannée qu'on essaie des choses sur moi. Je veux qu'on réussisse des choses sur moi, bon.
Sur une autre note... Nous sommes revenus hier soir assez tard d'une soirée anniversaire. Il y avait un message sur le répondeur d'une cliente. Une cliente, un samedi soir, qui paniquait pour un travail déjà terminé! Comment gâcher ma fin de semaine! Je dois la rappeler cet après-midi et essayer de contrôler la crise. Et je sais d'avance que ça va faire des vagues et que je vais être le bouc émissaire pour tout ce gâchis. Tout ça parce que madame est partie en vacances alors que le projet tirait à sa fin! Et JE vais payer pour son mauvais timing. Grrr...
Sur une autre note... Nous sommes revenus hier soir assez tard d'une soirée anniversaire. Il y avait un message sur le répondeur d'une cliente. Une cliente, un samedi soir, qui paniquait pour un travail déjà terminé! Comment gâcher ma fin de semaine! Je dois la rappeler cet après-midi et essayer de contrôler la crise. Et je sais d'avance que ça va faire des vagues et que je vais être le bouc émissaire pour tout ce gâchis. Tout ça parce que madame est partie en vacances alors que le projet tirait à sa fin! Et JE vais payer pour son mauvais timing. Grrr...
25 février 2005
Encore un autre 2 semaines
Hier matin, deuxième insémination. Tout s'est bien déroulé. Le doc a encore félicité Hom pour son bon échantillon. J'ai eu moins de crampes que la dernière fois. Et je suis restée couchée moins longtemps à la maison.
Depuis le début du cycle, j'ai comme une impression de déjà vu. Dans les 3 premiers cycles que j'ai fait avec injections, l'an passé, mes courbes ne sont pas montées après l'ovulation. Mon médecin m'assurait que j'avais ovulé, il ne peut y avoir de doute, puisqu'on avait bien vu le folicule à l'écho et que j'avais pris la dose de hCG. Mais mes courbes ont changé par la suite, quand on a modifié mes traitements. Et là c'était beau! Ça montait et c'était clair que j'avais ovulé! Et quand on a décidé de revenir aux traitements de départ (en remplaçant le Femara par du Clomid) ce mois-ci, j'ai tout de suite pensé "oh non, ma courbe ne montera pas!". Cette nuit, j'ai très mal dormi. Je rêvais sans cesse que ma courbe ne montait pas, que nous avions dépensé pour rien pour l'insémination... Et quand je me suis réveillée, j'ai vu que j'avais raison : ma température n'a pas fait de saut. J'étais persuadée avoir ovulé hier. Mais maintenant je n'en suis plus trop certaine. J'essaie de ne pas m'en faire et d'attendre à demain pour voir ce que ma température me dira. Mais j'ai peur que ce soit comme au début... Mes espoirs pour ce cycle-ci sont déjà en train de s'évanouir, et mon 2 semaines d'attente ne fait que commencer... Le temps va être long...
Depuis le début du cycle, j'ai comme une impression de déjà vu. Dans les 3 premiers cycles que j'ai fait avec injections, l'an passé, mes courbes ne sont pas montées après l'ovulation. Mon médecin m'assurait que j'avais ovulé, il ne peut y avoir de doute, puisqu'on avait bien vu le folicule à l'écho et que j'avais pris la dose de hCG. Mais mes courbes ont changé par la suite, quand on a modifié mes traitements. Et là c'était beau! Ça montait et c'était clair que j'avais ovulé! Et quand on a décidé de revenir aux traitements de départ (en remplaçant le Femara par du Clomid) ce mois-ci, j'ai tout de suite pensé "oh non, ma courbe ne montera pas!". Cette nuit, j'ai très mal dormi. Je rêvais sans cesse que ma courbe ne montait pas, que nous avions dépensé pour rien pour l'insémination... Et quand je me suis réveillée, j'ai vu que j'avais raison : ma température n'a pas fait de saut. J'étais persuadée avoir ovulé hier. Mais maintenant je n'en suis plus trop certaine. J'essaie de ne pas m'en faire et d'attendre à demain pour voir ce que ma température me dira. Mais j'ai peur que ce soit comme au début... Mes espoirs pour ce cycle-ci sont déjà en train de s'évanouir, et mon 2 semaines d'attente ne fait que commencer... Le temps va être long...
22 février 2005
Un titeuf
J'ai eu mon écho d'ovulation ce matin. Et j'ai un gros folicule mature sur l'ovaire gauche. Il est à 22, ce qui est un record pour moi! Il n'y en a qu'un seul, mais c'est ce à quoi on devait s'attendre, vu qu'on a fait seulement 3 jours d'injections (comparativement à 8 le mois passé). Il n'en faut qu'un après tout! Je fais donc mon injection de hCG ce soir, ce qui provoquera mon ovulation 36 heures plus tard, jeudi matin. Nous ferons à ce moment-là une autre insémination. En espérant que ce sera le dernier cycle!
Je suis un peu plus encouragée, mais pas vraiment encore très optimiste. Je me dis que si le mois dernier, ça n'a pas fonctionné avec 3, je ne verrais pas pourquoi ça fonctionnerait maintenant avec un seul... C'est niaiseux de penser comme ça, mais c'est mon moyen de défense contre les chutes de trop haut...
Je suis un peu plus encouragée, mais pas vraiment encore très optimiste. Je me dis que si le mois dernier, ça n'a pas fonctionné avec 3, je ne verrais pas pourquoi ça fonctionnerait maintenant avec un seul... C'est niaiseux de penser comme ça, mais c'est mon moyen de défense contre les chutes de trop haut...
21 février 2005
Reste plus qu'à attendre, encore
Le Clomid est pris, les injections sont faites. Il ne me reste plus qu'à attendre mon écho demain matin. Je voudrais bien attendre dans l'espoir et l'excitation, mais ce n'est pas le cas. Je suis stressée de ce qu'on va voir demain. J'ai peur qu'il n'y ait aucun folicule mature comme la dernière fois. Je crains que mes ovaires ne soient complètement endormis encore. Je sais je sais, faut penser positif! Mais c'est vraiment difficile de me convaincre moi-même, après tant d'échecs. Je ne me crois plus quand je me dis que ça va bien aller. Oui, il y a une petite parcelle d'espoir que ça marche un jour, sinon je ne continuerais pas. Mais disons que plus ça va, plus elle est petite...
Je n'ai pas particulièrement hâte à la scéance de baguette magique et gant de caoutchouc. Mais j'ai hâte de savoir si nous allons avoir une petite chance ce mois-ci. Juste une toute petite, ça me suffirait aujourd'hui.
Je n'ai pas particulièrement hâte à la scéance de baguette magique et gant de caoutchouc. Mais j'ai hâte de savoir si nous allons avoir une petite chance ce mois-ci. Juste une toute petite, ça me suffirait aujourd'hui.
19 février 2005
À propos de l'auteur...
Je viens de me rendre compte que je ne me suis pas vraiment présentée... Alors en voici un petit peu sur moi et Hom.
J'ai 27 ans, il en a 29. Nous avons d'abord été amis pendant un an, puis il a été mon meilleur ami pendant une autre année, pour finalement devenir mon copain depuis presque 9 ans déjà. Nous avons acheté notre première maison l'an dernier et nous y sommes très heureux avec notre chatte et notre poisson rouge.
Voilà, c'est pas grand chose, mais ça donne une idée. ;)
J'ai 27 ans, il en a 29. Nous avons d'abord été amis pendant un an, puis il a été mon meilleur ami pendant une autre année, pour finalement devenir mon copain depuis presque 9 ans déjà. Nous avons acheté notre première maison l'an dernier et nous y sommes très heureux avec notre chatte et notre poisson rouge.
Voilà, c'est pas grand chose, mais ça donne une idée. ;)
Un de fini!
Bon, le Clomid est terminé! J'ai pris mes 4 dernières pilules ce midi. Et je passe à l'étape des injections, mais une est déjà faite depuis ce matin alors ça va vite! Mardi matin, je vais voir si tout ça a porté fruit. Le Clomid me donne des étourdissements (toujours 1h30 après l'avoir avalé), ma tête est lourde et je suis terriblement fatiguée. Et en plus de tout ça, les fameuses bouffées de chaleur. Bien sûr, elles ne viennent me visiter que la nuit. Elles me réveillent et m'empêchent de dormir. Je préfère, et de loin! le Femara au Clomid. Mais si c'est pour me faire ovuler plus facilement, je suis prête à prendre tous les effets indésirables qui viennent avec. D'ailleurs, ce matin en prenant ma température, j'ai eu une bouffée de chaleur et je crois que c'est ce qui a fait monter ma température en flêche. J'imagine que je vais voir dans quelques jours...
Hier, j'ai pris une journée de congé pour aller faire du snowblade. Ça m'a fait énormément de bien! Il faisait froid, mais beau. Glisser sur la neige, le vent faisant rougir mes joues, en toute liberté, sans penser à mes préoccupations pour un instant, ça m'a fait me sentir légère. Je suis aujourd'hui moins découragée, moins pessimiste. Je ne dis pas que je suis redevenue la fille super positive d'avant, mais pas trop loin. Je crois que cette fille hyper optimiste et pleine d'espoirs d'autrefois n'existe plus aujourd'hui. Les échecs répétés et la fausse-couche lui ont fait perdre de l'assurance, de l'équilibre et beaucoup, beaucoup de naïveté.
Hier, j'ai pris une journée de congé pour aller faire du snowblade. Ça m'a fait énormément de bien! Il faisait froid, mais beau. Glisser sur la neige, le vent faisant rougir mes joues, en toute liberté, sans penser à mes préoccupations pour un instant, ça m'a fait me sentir légère. Je suis aujourd'hui moins découragée, moins pessimiste. Je ne dis pas que je suis redevenue la fille super positive d'avant, mais pas trop loin. Je crois que cette fille hyper optimiste et pleine d'espoirs d'autrefois n'existe plus aujourd'hui. Les échecs répétés et la fausse-couche lui ont fait perdre de l'assurance, de l'équilibre et beaucoup, beaucoup de naïveté.
16 février 2005
Les assurances
J'ai reçu ce matin une lettre de notre compagnie d'assurances, comme quoi un des traitements du mois passé (évidement, le plus cher!) n'est pas couvert. Je trouve ça complètement ridicule, le même médicament m'a déjà été remboursé plusieurs fois. Mais cette fois-ci, il m'a été vendu en format multi-doses au lieu du format une-seule-dose. Bref... 30 minutes d'argumentation avec la dame des assurances... pour me faire dire que j'ai raison, mais que ce n'est pas à elle de décider et qu'elle va référer mon dossier. Une chance pour elle que le Clomid n'a pas encore commencé à jouer sur mon humeur, parce qu'elle en aurait mangé toute une! Pffff! Ça a servi à grand chose de m'obstiner avec elle! Comme si j'avais besoin de ça en plus de tout le reste! Comme si le fardeau physique et psychologique était pas assez lourd de même!
15 février 2005
Plan B
J'ai réussi à obtenir un rendez-vous rapide avec mon doc aujourd'hui, question de discuter des prochaines étapes. Je croyais simplement qu'on augmenterait la dose de départ des injections, pour ne pas avoir à en prendre pendant 8 jours. Mais non, il a décidé autre chose. Encore une nouvelle recette! Je me sens comme un rat de laboratoire sur lequel on essaie plein de trucs. Enfin... Ce cycle-ci, au lieu du Femara, je prends 200mg de Clomid du J3 au J7. Je prends ensuite mes injections de 140 iu de FSH, du J7 au J9 et j'ai mon écho dans une semaine, au J10. Clomid et FSH... Je peux juste dire une chose : Bonjour les bouffées de chaleur!!! Le Clomid n'a pas fonctionné sur moi quand je l'ai essayé tout seul au début de mes traitements. Je ne suis jamais allée à 200 mg, mais j'ose espérer que mes ovaires sont réveillés et qu'il réagiront au Clomid.
Je ne suis pas moins découragée... Je suis épuisée par tous les essais et erreurs. Je voudrais tellement avoir un traitement qui fonctionne, qui me fait ovuler mois après mois, où tout ce que nous aurions à faire c'est d'attraper le petit oeuf. Mais non! Au lieu de ça, à chaque fois que j'essaie un traitement, je ne suis même pas certaine d'ovuler! Alors on doit se forcer, se convaincre qu'on a des chances, même si elles sont minces. On va chercher au plus profond de nous-mêmes les dernières petites particules d'espoir et d'optimisme qu'il nous reste et on s'y accroche. Parce que si nous n'avions plus d'espoir, pourquoi est-ce qu'on ferait tout ça? C'est le principe même de l'infertilité, le paradoxe sur lequel on vit, la contradiction qui fait de nous des gens fragiles et forts à la fois : L'infertilité, c'est s'attendre au pire tout en espérant le meilleur.
Je ne suis pas moins découragée... Je suis épuisée par tous les essais et erreurs. Je voudrais tellement avoir un traitement qui fonctionne, qui me fait ovuler mois après mois, où tout ce que nous aurions à faire c'est d'attraper le petit oeuf. Mais non! Au lieu de ça, à chaque fois que j'essaie un traitement, je ne suis même pas certaine d'ovuler! Alors on doit se forcer, se convaincre qu'on a des chances, même si elles sont minces. On va chercher au plus profond de nous-mêmes les dernières petites particules d'espoir et d'optimisme qu'il nous reste et on s'y accroche. Parce que si nous n'avions plus d'espoir, pourquoi est-ce qu'on ferait tout ça? C'est le principe même de l'infertilité, le paradoxe sur lequel on vit, la contradiction qui fait de nous des gens fragiles et forts à la fois : L'infertilité, c'est s'attendre au pire tout en espérant le meilleur.
14 février 2005
Si...
Si je n'avais pas perdu mon bébé, je serais aujourd'hui enceinte de 15 semaines. Je serais officiellement hors danger pour une fausse-couche (même s'il y a encore des risques rendu là, ils sont bien moins grands). Nous voulions l'annoncer à nos familles et amis à la St-Valentin. J'aurais peut-être une bédaine. J'aurais peut-être des nausées. Je serais dans mon deuxième trimestre. Il y aurait sûrement des tas de choses que j'aurais et que je ferais et que je serais. Mais bien d'autres qui ne feraient plus partie de ma réalité : je n'aurais plus à prendre ma température tous les matins. Je n'aurais plus à me demander si nous allions encore tenir le coup longtemps comme ça, à subir échec par-dessus échec. Je n'aurais plus à me piquer dans le ventre pour essayer de développer un folicule. Je n'aurais plus des tas de pilules à prendre et des tonnes d'effets secondaires indésirables. Je n'aurais plus à me réveiller au beau milieu de la nuit, complètement trempée à cause d'une bouffée de chaleur. Je n'aurais plus à m'excuser sans arrêt à Hom parce que mes humeurs sautent du coq à l'âne. Je n'aurais plus à aller passer des échographies d'ovulation. Je ne serais plus frustrée à chaque fois que quelqu'un annonce une grossesse. Je serais enceinte.
Oui, avec des SI, on peut faire bien des choses...
Oui, avec des SI, on peut faire bien des choses...
13 février 2005
La maudite
Hier, Hom a décidé qu'on irait se promener toute la journée à Québec pour la St-Valentin (je précise que nous sommes de Montréal). Nous avons donc passé une superbe journée dans le Vieux Québec et au Musée. La ville est si belle en hiver! Après un bon souper en amoureux au resto, nous avons repris la route pour notre chez nous. J'étais crevée. Et j'avais encore mal au ventre. Ça avait duré toute la journée, un gros tiraillement dans le bas du ventre. Je ne voulais pas me l'admettre, mais mon coeur savait bien que Rosie s'en venait.
Ce matin au réveil, mes crampes étaient très claires, elles annonçaient la venue imminente de la sorcière rouge. J'étais tellement triste! Je ne voulais pas me lever, comme si tant que je restais couchée et que les règles ne décollaient pas, il y avait encore des chances pour nous! Quand je me suis finalement levée et que je suis allée à la toilette, il n'y avait rien sur la papier. Je ne voulais pas me faire d'idées, je me connais trop bien. Je suis allée dans la douche et paf! J'ai senti Rosie arriver en force. Alors voilà, avec 2 jours d'avance, mes règles ont décollé et brisé tous mes espoirs pour ce cycle-ci. Je suis frustrée, découragée et triste. Je savais que ma courbe était laide. Mais je ne voulais pas croire que mes trois petits oeufs étaient déjà partis. Je suis tellement tannée... qu'est-ce que ça prend de plus? Qu'est-ce qu'on doit faire de plus?
Je ne sais pas vraiment encore ce que je vais faire pour le nouveau cycle. Je vais appeler mon doc demain, car je n'ai plus aucune prescription. J'imagine qu'on va faire la même recette, peut-être en augmentant les doses de FSH tout de suite en partant. On veut encore essayer l'insémination, même si ce n'est pas couvert et qu'on ne court pas sur l'or. Je m'obstine à croire aux belles statistiques qui disent qu'après 3 cycles sous injections et insémination, 40% des femmes sont enceintes. Nous avons toujours été sur le côté bas des statistiques. J'aimerais au moins, pour une fois, faire partie d'une (presque) majorité.
Le cycle est fini, un nouveau commence. Aujourd'hui, J1. Tant pis pour le bébé de St-Valentin. Un bébé de St-Patrick alors?
Ce matin au réveil, mes crampes étaient très claires, elles annonçaient la venue imminente de la sorcière rouge. J'étais tellement triste! Je ne voulais pas me lever, comme si tant que je restais couchée et que les règles ne décollaient pas, il y avait encore des chances pour nous! Quand je me suis finalement levée et que je suis allée à la toilette, il n'y avait rien sur la papier. Je ne voulais pas me faire d'idées, je me connais trop bien. Je suis allée dans la douche et paf! J'ai senti Rosie arriver en force. Alors voilà, avec 2 jours d'avance, mes règles ont décollé et brisé tous mes espoirs pour ce cycle-ci. Je suis frustrée, découragée et triste. Je savais que ma courbe était laide. Mais je ne voulais pas croire que mes trois petits oeufs étaient déjà partis. Je suis tellement tannée... qu'est-ce que ça prend de plus? Qu'est-ce qu'on doit faire de plus?
Je ne sais pas vraiment encore ce que je vais faire pour le nouveau cycle. Je vais appeler mon doc demain, car je n'ai plus aucune prescription. J'imagine qu'on va faire la même recette, peut-être en augmentant les doses de FSH tout de suite en partant. On veut encore essayer l'insémination, même si ce n'est pas couvert et qu'on ne court pas sur l'or. Je m'obstine à croire aux belles statistiques qui disent qu'après 3 cycles sous injections et insémination, 40% des femmes sont enceintes. Nous avons toujours été sur le côté bas des statistiques. J'aimerais au moins, pour une fois, faire partie d'une (presque) majorité.
Le cycle est fini, un nouveau commence. Aujourd'hui, J1. Tant pis pour le bébé de St-Valentin. Un bébé de St-Patrick alors?
11 février 2005
Chialer pour chialer
Ma courbe est vraiment minable. Voulez-vous bien me dire c'est quoi ce zig-zag là??! Je ne le sens pas du tout ce mois-ci. Je suis persuadée que mon cycle est à l'eau et que je ne suis pas enceinte. Je sais que je dis ça souvent, à tous les cycles finalement, mais je le crois vraiment. Je suis vraiment écoeurée. Mais... je sais aussi que mes impressions vont changer au moins 200 fois dans les prochains jours. Après tout, il me reste encore 4 jours à patienter. C'est dans ces 4 jours que mes crampes vont arriver (ou pas), que je vais savoir si Rosie s'en vient (ou pas)... Bref, je sais qu'il est encore trop tôt pour me décourager, mais ce matin, c'est comme ça que je me sens.
10 février 2005
Version Light
Une chose en particulier m'a frappée depuis que nous nous battons pour avoir un enfant. Je savais d'avance que nous aurions des difficultés. Je pensais savoir à quel point ça allait être difficile et savoir comment j'allais gérer la crise. Mais une fois les deux pieds dans les traitements de fertilité, notre perception change du tout au tout. Et c'est ça qui m'a frappée : l'infertilité est prise à la légère, même de nos jours.
Partout autour de nous, on retrouve des images de maternité. Combien de fois dans notre jeunesse nous a-t-on répété de bien nous protéger, car ça ne prend qu'un spermatozoïde pour faire un bébé? Oui, c'est vrai, mais ça nous fait grandir avec l'illusion que c'est très facile, tomber enceinte. Même si ce l'est pour la majorité des couples, on dit qu'environ un couple sur 6 rencontrera des problèmes de fertilité dans leur vie. Mais on en entend jamais parler de ceux-là! On entend parler des femmes de 60 ans qui donnent naissance, des vedettes qui ont recours au In Vitro avec succès. On nous bombarde d'images de gros ventres ronds dans les films, les télé-romans, les magasines. On utilise bien trop souvent la grossesse comme un élément dramatique dans les soaps, les télé-romans et séries. Les revues sur la grossesse et la maternité pululent. On nous donne une image de facilité et d'accessibilité à la maternité qui est loin de la réalité. Mais on n'entend jamais parler des millions de couples qui doivent patienter un an, deux ans, 10 ans avant d'avoir leur premier enfant. On n'entend jamais parler qu'avant d'avoir réussi, ça a pris plusieurs In Vitro et des milliers de dollars dépensés sans résultat. On n'entend jamais parler des ovaires polykystiques, qui touchent pourtant près de 10% des femmes. On n'entend que les belles histoires, les réussites. On ignore les tonnes d'essais et erreurs que ça a pris avant de réaliser le rêve de devenir parents. Mais pourtant, l'infertilité a été classée comme étant une maladie par l'Ordre des gynécologues obtétriciens. Une maladie, pas un caprice.
On parle énormément de l'adoption depuis quelques années. Et bien souvent, quand un couple adopte, il se limite à donner comme explication "nous ne pouvions avoir d'enfant." Et les gens ne posent pas de question. C'est normal, ils ne peuvent pas, donc ils adoptent. Pourtant, l'adoption est la plupart du temps la dernière solution en liste quand un couple fait face à l'infertilité. Ils font bien souvent des tas de tests, des traitements variés et vivent échec par-dessus échec. Jusqu'à ce qu'ils se rendent à l'évidence que s'ils veulent être parents, ce sera par l'adoption. Je ne dis pas que c'est le cas de tous ceux qui adoptent. Mais c'est bien souvent un côté de l'histoire qu'on ne connaît pas. Je n'ai rien contre l'adoption. C'est quand même encore une possibilité pour nous, même si le fait de sentir l'enfant grandir en moi est très important. Je préfère encore vivre les espoirs et déceptions des traitements.
Quand on parle de notre infertilité, quand on s'ouvre sur la souffrance que ça nous procure, sur les difficultés physiques, psychologiques et financières que ça amène, nous sommes confrontés à beaucoup d'ignorance et beaucoup d'incompréhension. Bien trop souvent, on nous donne l'impression qu'on exagère, que ce n'est pas SI pire. Parce que ça a été si facile pour tant de gens, on ne comprend pas pourquoi pour nous ça devrait être autrement. Ça doit être juste parce qu'on est impatients ou parce qu'on y pense trop. Combien de fois avons-nous eu droit à l'histoire de la cousine de l'amie qui elle, se faisait dire par les médecins qu'elle était stérile et puis finalement après 5 ans elle est tombée enceinte. Combien de fois nous faisons-nous dire d'arrêter d'être frustrés et égoïstes, que le monde est une place horrible pour un enfant de toute façon. Non, ça ne m'encourage pas de savoir que ta cousine est enceinte après avoir pris du Clomid. Pourquoi? Parce que tout ce que ça me dit, c'est qu'ELLE est enceinte, et pas moi. Ça ne me dit pas que moi je vais le devenir (après tout, le Clomid n'a pas fonctionné sur moi), chaque femme est différente et chaque cas est différent. Non, ça ne m'encourage pas de me faire dire que je suis déjà tombée enceinte, donc que ça veut dire que je le peux. Tout ce que ça me dit, c'est que je suis capable de produire de l'hormone de grossesse. Tant que je n'aurai pas mon bébé dans mes bras, je n'aurai pas de preuve que ça peut fonctionner pour NOUS.
Je sais, je donne souvent l'impression d'être frustrée et enragée contre la terre entière. Je donne l'impression d'être jalouse de toutes les bédaines et les bébés. D'un sens, oui, je suis frustrée et enragée et je suis jalouse. Mes sentiments ne se rapportent par contre jamais vers des personnes. Je n'en veux à personne de tomber enceinte au premier mois. Je n'en veux à personne de montrer fièrement son nouveau-né. Je souhaite ce bonheur à toutes les femmes. Ce qui me frustre, m'enrage et me rend jalouse dans tout ça, c'est que d'être confrontée sans cesse à tous ces rappels de maternité, ça ne fait que me remettre ma propre infertilité en pleine face. Oui, je suis contente pour eux, vraiment, sincèrement. Mais ça me rappelle aussi, encore une fois, que MOI je ne suis pas enceinte et je ne suis pas maman et mon chum n'est pas papa.
Je ne demande pas aux gens de comprendre ce que nous vivons. Je demande seulement un peu plus de sensibilité, d'indulgence. On ne parle pas de gâteau au chocolat pendant une heure à quelqu'un qui est au régime. On ne mange pas une tarte au sucre dans le visage d'un diabétique. On fait attention. On est sensible à leur situation. Je demande donc aux gens de me croire, quand je dis que c'est terriblement souffrant de devoir attendre si longtemps pour réaliser un rêve si cher. Je demande aux gens de me croire quand je dis que je ferais n'importe quoi pour avoir un enfant. Et je leur demande de nous croire quand on dit qu'on vit quelque chose de très difficile et émotionnellement épuisant.
Je ne suis pas seule comme ça. Les gens qui en parlent au "monde extérieur" sont rares, mais il y en a. Quand j'ai commencé à en parler, je ne croyais pas qu'il y avait autant de gens autour de moi avec des problèmes de fertilité, peu importe à quel niveau. Et quand je me suis mise à leur partager mes sentiments de rage et de jalousie, j'ai été très surprise d'entendre à chaque fois "moi aussi!!!" Vous seriez surpris de savoir combien de femmes autour de vous ont fait une fausse-couche dans leur vie ou ont dû être suivies en fertilité avant de tomber enceinte. Ce n'est pas quelque chose dont on parle autour d'une bière. Ça reste très personnel et très enfoui. Mais c'est là, suffit d'ouvrir les yeux.
Je ne veux pas être prise en pitié. Jamais. Je sais qu'il y a des tonnes de femmes avec des situations bien pires que la mienne. Et je sais qu'il y a des misères bien plus grandioses et tragiques dans le monde que le fait de ne pas pouvoir enfanter. Mais c'est notre drame à nous, c'est notre réalité. C'est ce que je connais et c'est pourquoi je tiens à le partager.
Partout autour de nous, on retrouve des images de maternité. Combien de fois dans notre jeunesse nous a-t-on répété de bien nous protéger, car ça ne prend qu'un spermatozoïde pour faire un bébé? Oui, c'est vrai, mais ça nous fait grandir avec l'illusion que c'est très facile, tomber enceinte. Même si ce l'est pour la majorité des couples, on dit qu'environ un couple sur 6 rencontrera des problèmes de fertilité dans leur vie. Mais on en entend jamais parler de ceux-là! On entend parler des femmes de 60 ans qui donnent naissance, des vedettes qui ont recours au In Vitro avec succès. On nous bombarde d'images de gros ventres ronds dans les films, les télé-romans, les magasines. On utilise bien trop souvent la grossesse comme un élément dramatique dans les soaps, les télé-romans et séries. Les revues sur la grossesse et la maternité pululent. On nous donne une image de facilité et d'accessibilité à la maternité qui est loin de la réalité. Mais on n'entend jamais parler des millions de couples qui doivent patienter un an, deux ans, 10 ans avant d'avoir leur premier enfant. On n'entend jamais parler qu'avant d'avoir réussi, ça a pris plusieurs In Vitro et des milliers de dollars dépensés sans résultat. On n'entend jamais parler des ovaires polykystiques, qui touchent pourtant près de 10% des femmes. On n'entend que les belles histoires, les réussites. On ignore les tonnes d'essais et erreurs que ça a pris avant de réaliser le rêve de devenir parents. Mais pourtant, l'infertilité a été classée comme étant une maladie par l'Ordre des gynécologues obtétriciens. Une maladie, pas un caprice.
On parle énormément de l'adoption depuis quelques années. Et bien souvent, quand un couple adopte, il se limite à donner comme explication "nous ne pouvions avoir d'enfant." Et les gens ne posent pas de question. C'est normal, ils ne peuvent pas, donc ils adoptent. Pourtant, l'adoption est la plupart du temps la dernière solution en liste quand un couple fait face à l'infertilité. Ils font bien souvent des tas de tests, des traitements variés et vivent échec par-dessus échec. Jusqu'à ce qu'ils se rendent à l'évidence que s'ils veulent être parents, ce sera par l'adoption. Je ne dis pas que c'est le cas de tous ceux qui adoptent. Mais c'est bien souvent un côté de l'histoire qu'on ne connaît pas. Je n'ai rien contre l'adoption. C'est quand même encore une possibilité pour nous, même si le fait de sentir l'enfant grandir en moi est très important. Je préfère encore vivre les espoirs et déceptions des traitements.
Quand on parle de notre infertilité, quand on s'ouvre sur la souffrance que ça nous procure, sur les difficultés physiques, psychologiques et financières que ça amène, nous sommes confrontés à beaucoup d'ignorance et beaucoup d'incompréhension. Bien trop souvent, on nous donne l'impression qu'on exagère, que ce n'est pas SI pire. Parce que ça a été si facile pour tant de gens, on ne comprend pas pourquoi pour nous ça devrait être autrement. Ça doit être juste parce qu'on est impatients ou parce qu'on y pense trop. Combien de fois avons-nous eu droit à l'histoire de la cousine de l'amie qui elle, se faisait dire par les médecins qu'elle était stérile et puis finalement après 5 ans elle est tombée enceinte. Combien de fois nous faisons-nous dire d'arrêter d'être frustrés et égoïstes, que le monde est une place horrible pour un enfant de toute façon. Non, ça ne m'encourage pas de savoir que ta cousine est enceinte après avoir pris du Clomid. Pourquoi? Parce que tout ce que ça me dit, c'est qu'ELLE est enceinte, et pas moi. Ça ne me dit pas que moi je vais le devenir (après tout, le Clomid n'a pas fonctionné sur moi), chaque femme est différente et chaque cas est différent. Non, ça ne m'encourage pas de me faire dire que je suis déjà tombée enceinte, donc que ça veut dire que je le peux. Tout ce que ça me dit, c'est que je suis capable de produire de l'hormone de grossesse. Tant que je n'aurai pas mon bébé dans mes bras, je n'aurai pas de preuve que ça peut fonctionner pour NOUS.
Je sais, je donne souvent l'impression d'être frustrée et enragée contre la terre entière. Je donne l'impression d'être jalouse de toutes les bédaines et les bébés. D'un sens, oui, je suis frustrée et enragée et je suis jalouse. Mes sentiments ne se rapportent par contre jamais vers des personnes. Je n'en veux à personne de tomber enceinte au premier mois. Je n'en veux à personne de montrer fièrement son nouveau-né. Je souhaite ce bonheur à toutes les femmes. Ce qui me frustre, m'enrage et me rend jalouse dans tout ça, c'est que d'être confrontée sans cesse à tous ces rappels de maternité, ça ne fait que me remettre ma propre infertilité en pleine face. Oui, je suis contente pour eux, vraiment, sincèrement. Mais ça me rappelle aussi, encore une fois, que MOI je ne suis pas enceinte et je ne suis pas maman et mon chum n'est pas papa.
Je ne demande pas aux gens de comprendre ce que nous vivons. Je demande seulement un peu plus de sensibilité, d'indulgence. On ne parle pas de gâteau au chocolat pendant une heure à quelqu'un qui est au régime. On ne mange pas une tarte au sucre dans le visage d'un diabétique. On fait attention. On est sensible à leur situation. Je demande donc aux gens de me croire, quand je dis que c'est terriblement souffrant de devoir attendre si longtemps pour réaliser un rêve si cher. Je demande aux gens de me croire quand je dis que je ferais n'importe quoi pour avoir un enfant. Et je leur demande de nous croire quand on dit qu'on vit quelque chose de très difficile et émotionnellement épuisant.
Je ne suis pas seule comme ça. Les gens qui en parlent au "monde extérieur" sont rares, mais il y en a. Quand j'ai commencé à en parler, je ne croyais pas qu'il y avait autant de gens autour de moi avec des problèmes de fertilité, peu importe à quel niveau. Et quand je me suis mise à leur partager mes sentiments de rage et de jalousie, j'ai été très surprise d'entendre à chaque fois "moi aussi!!!" Vous seriez surpris de savoir combien de femmes autour de vous ont fait une fausse-couche dans leur vie ou ont dû être suivies en fertilité avant de tomber enceinte. Ce n'est pas quelque chose dont on parle autour d'une bière. Ça reste très personnel et très enfoui. Mais c'est là, suffit d'ouvrir les yeux.
Je ne veux pas être prise en pitié. Jamais. Je sais qu'il y a des tonnes de femmes avec des situations bien pires que la mienne. Et je sais qu'il y a des misères bien plus grandioses et tragiques dans le monde que le fait de ne pas pouvoir enfanter. Mais c'est notre drame à nous, c'est notre réalité. C'est ce que je connais et c'est pourquoi je tiens à le partager.
9 février 2005
Bleu
J'ai les bleus ce matin. Ma courbe a l'air du diable et je n'ai aucun bon feeling. Ma courbe ne ressemble en rien à ma courbe de grossesse. Elle ressemble par contre aux autres courbes avant ça... Pfff je déteste commencer la journée en regardant ma température, on dirait que ça donne le ton au reste de ma journée.
8 février 2005
Top 10
des choses les plus frustrantes à se faire dire quand on se bat contre l'infertilité
(même si les intentions sont les meilleures)
10- Je dois être chanceuse, moi ça a fonctionné du premier coup.
9- Un enfant, ça se fait dans l'amour, pas avec des médicaments.
8- Ça va arriver quand ce sera le bon moment!
7- Vous êtes encore jeunes!
6- Je connais une fille, elle a attendu X temps et....
5- Est-ce qu'il va falloir qu'on vous montre comment faire?
4- C'est parce que vous n'êtes pas dûs!
3- C'est quand tu vas laisser tomber que ça va arriver.
2- C'est tellement agréable la pratique!
1- Arrêtez d'y penser et ça va arriver!
(même si les intentions sont les meilleures)
10- Je dois être chanceuse, moi ça a fonctionné du premier coup.
9- Un enfant, ça se fait dans l'amour, pas avec des médicaments.
8- Ça va arriver quand ce sera le bon moment!
7- Vous êtes encore jeunes!
6- Je connais une fille, elle a attendu X temps et....
5- Est-ce qu'il va falloir qu'on vous montre comment faire?
4- C'est parce que vous n'êtes pas dûs!
3- C'est quand tu vas laisser tomber que ça va arriver.
2- C'est tellement agréable la pratique!
1- Arrêtez d'y penser et ça va arriver!
La moitié est faite
Une semaine depuis l'insémination. Une semaine avant la date prévue des règles. Encore une semaine à me poser des questions, à espérer, mais pas trop, à me convaincre que si ce n'est pas cette fois-ci, ce sera le prochaine cycle. Je trouve le temps très long... Je voudrais tester tout de suite! Mais je sais que c'est bien trop tôt, que ça ne donnerait rien. Je dois au moins attendre à vendredi, ce qui serait 10 jours après l'insémination... Mais je préfère essayer d'attendre le plus possible... Je me dis que d'ici là, je serai capable de voir si mon corps m'envoie des signaux ou pas. Disons que je fixerais ma date de test au 15 février... Mais le minimum serait le 11 février, si je ne me peux plus. ;)
Mes seins sont revenus à la normale. Ils sont sensibles comme ils le sont habituellement entre l'ovulation et les règles, mais ils ne sont plus gonflés ni douloureux. J'en déduis donc que c'était causé par la piqûre de hCG et non par un petit pépin en moi. C'était bien trop tôt pour ça de toute façon. J'aimais bien l'illusion quand même. Mon ventre par contre est gonflé depuis 4-5 jours. Aujourd'hui c'était assez fort, j'avais presque l'air enceinte de 6 mois tellement c'était gonflé. Et j'ai eu d'affreux brûlements d'estomac en plus, ça me faisait mal jusque dans le dos.
En espérant que les prochains 7 jours passent très vite... et m'apportent le résultat espéré!
Mes seins sont revenus à la normale. Ils sont sensibles comme ils le sont habituellement entre l'ovulation et les règles, mais ils ne sont plus gonflés ni douloureux. J'en déduis donc que c'était causé par la piqûre de hCG et non par un petit pépin en moi. C'était bien trop tôt pour ça de toute façon. J'aimais bien l'illusion quand même. Mon ventre par contre est gonflé depuis 4-5 jours. Aujourd'hui c'était assez fort, j'avais presque l'air enceinte de 6 mois tellement c'était gonflé. Et j'ai eu d'affreux brûlements d'estomac en plus, ça me faisait mal jusque dans le dos.
En espérant que les prochains 7 jours passent très vite... et m'apportent le résultat espéré!
3 février 2005
On fait quoi maintenant?
Deux journées du 2 semaines d'attente passées. Plus que 12 à patienter. Alors... on fait quoi pour passer le temps sans trop y penser? Bien facile de dire qu'on ne doit pas focusser là-dessus et se distraire... Mais comme j'ai l'impression des fois que nos vies tournent autour de mon utérus, j'ai de la difficulté à détacher mes idées de mes trois petits oeufs. Alors la prochaine personne qui me dit Arrête d'y penser et ça va arriver je lui arrache la tête.
Mes seins sont sensibles comme jamais. En fait, la seule fois où ils ont été aussi sensibles, c'est quand j'étais enceinte. Alors je crois que c'est vraiment la shot de hCG qui me fait ça, en plus de la méga ponte. Cette nuit en dormant, je me suis tournée sur le ventre et la douleur m'a réveillée. J'ai encore des petits points vis-à-vis les ovaires, mais j'ai souvent ça, depuis que j'ai eu mon kyste.
Je ne voudrais pas trop m'analyser, trop scruter chaque petit signe, chaque petit bruit, chaque petit tiraillement que mon corps fait. Faut pas exagérer, j'ai ovulé il n'y a pas 60 heures. Laissons à la nature le temps de faire son travail...
J'ai souvent essayé d'expliquer ma frustration à des gens qui ne comprennent pas l'infertilité. La seule comparaison que j'ai trouvé est la suivante. Disons que tu as du poids à perdre et que depuis que tu es petite, tu rêves d'être mince et ça te complexe beaucoup. Tu fais attention à ce que tu manges depuis des années, tu te prives de tout ce que tu aimes, tu passes des tests, fais de l'exercice à tous les jours, prends des pilules, bref, tu fais TOUT ce que tu peux pour maigrir. Et rien, niet, tu ne maigris pas d'une once. Pendant ce temps, une amie à toi mange comme une cochonne, ne fait aucun exercice, boit, fume, se bourre la face de crème glacée et de chocolat, et maigrit à vue d'oeil dès le moment où elle t'annonce qu'elle aussi, elle est au régime! Bon voilà... c'est un peu comme ça que je me sens... mais en pire...
Mes seins sont sensibles comme jamais. En fait, la seule fois où ils ont été aussi sensibles, c'est quand j'étais enceinte. Alors je crois que c'est vraiment la shot de hCG qui me fait ça, en plus de la méga ponte. Cette nuit en dormant, je me suis tournée sur le ventre et la douleur m'a réveillée. J'ai encore des petits points vis-à-vis les ovaires, mais j'ai souvent ça, depuis que j'ai eu mon kyste.
Je ne voudrais pas trop m'analyser, trop scruter chaque petit signe, chaque petit bruit, chaque petit tiraillement que mon corps fait. Faut pas exagérer, j'ai ovulé il n'y a pas 60 heures. Laissons à la nature le temps de faire son travail...
J'ai souvent essayé d'expliquer ma frustration à des gens qui ne comprennent pas l'infertilité. La seule comparaison que j'ai trouvé est la suivante. Disons que tu as du poids à perdre et que depuis que tu es petite, tu rêves d'être mince et ça te complexe beaucoup. Tu fais attention à ce que tu manges depuis des années, tu te prives de tout ce que tu aimes, tu passes des tests, fais de l'exercice à tous les jours, prends des pilules, bref, tu fais TOUT ce que tu peux pour maigrir. Et rien, niet, tu ne maigris pas d'une once. Pendant ce temps, une amie à toi mange comme une cochonne, ne fait aucun exercice, boit, fume, se bourre la face de crème glacée et de chocolat, et maigrit à vue d'oeil dès le moment où elle t'annonce qu'elle aussi, elle est au régime! Bon voilà... c'est un peu comme ça que je me sens... mais en pire...
1 février 2005
Moi, lui et un petit pot
Voilà, c'est fait! L'insémination s'est bien déroulée. Le médecin a dit que l'échantillon était excellent. J'ai eu des crampes, comme des crampes menstruelles, tout le reste de la journée. Je ne sais pas si c'était à cause de l'insémin, la triple ovulation ou le mix des deux. Mais je suis restée couchée toute la journée, les pattes en l'air, pour aider la gravité et être le moins inconfortable possible. Et mes seins sont hyper sensibles, mais je crois que c'est surtout causé par l'injection de hCG.
Pas super romantique comme procédure. Pas très spontanné ni naturel, mais nous nous entendons sur le fait que du côté romantique, spontanné et naturel, on a amplement donné depuis 2 ans. Ça va compenser pour cette seule fois où la médecine aura pris la place de notre chambre à coucher.
Je suis maintenant dans le 2 semaines d'attente, la partie plate! Mes règles seraient dûes le 15 février. J'espère vraiment avoir un beau cadeau de St-Valentin. Sinon, on est mieux de prévoir une belle fin de semaine en amoureux, parce qu'on va avoir grandement besoin de se réconforter.
Pas super romantique comme procédure. Pas très spontanné ni naturel, mais nous nous entendons sur le fait que du côté romantique, spontanné et naturel, on a amplement donné depuis 2 ans. Ça va compenser pour cette seule fois où la médecine aura pris la place de notre chambre à coucher.
Je suis maintenant dans le 2 semaines d'attente, la partie plate! Mes règles seraient dûes le 15 février. J'espère vraiment avoir un beau cadeau de St-Valentin. Sinon, on est mieux de prévoir une belle fin de semaine en amoureux, parce qu'on va avoir grandement besoin de se réconforter.
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